Guillaume Gontard. « Vous n’avez pas d’autre choix que de trouver des compromis avec la gauche »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci monsieur monsieur le président, monsieur le premier ministre. Hier, vous avez débuté vos propos par ces mots : "Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent au vieux réflexes, aux postures, disparaîtront. Cette lucidité contraste avec votre fidélité sans faille, de dernier samouraï du macronisme en décomposition.
Mais que de temps perdu ! de temps perdu pour faire comprendre au président de la République que depuis 2022, il n'avait plus de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Que de temps perdu a tenté de vous marier avec les Républicains, partenaire on peut moins fiable qui vous jur fidélité tout en faisant les yeux de Chimen à l'extrême droite. que de temps perdu pour faire adopter en brutalisant tous les principes démocratiques une réforme des retraites injustes dont vous avez reconnu qu'elle avait heurté le pays et à demiot qu'elle avait été adoptée après un débat démocratique indigne de ce nom.
Vous annoncez sa suspension totale, une nouvelle conférence sociale et une nouvelle loi. Nous saluons cette première amende honorable. Après 8 années de bildoer macronien, nous saluons cette victoire incontestable du mouvement social de la gauche et des écologistes.
Nous nous félicitons pour les quelques 3 millions et demi de nos concitoyens qui viennent de gagner plusieurs mois d'une retraite bien méritée. Néanmoins, monsieur le Premier ministre, 15 mois 15 mois pour faire partiellement accepter au président de la République le résultat des élections législatives qu'il a lui-même provoqué. 15 mois de perdu pour la transition écologique et l'urgence climatique victime de l'absence de vision, de l'absence de pilotage gouvernemental et du rabot budgétaire. 43 reculs écologiques en 1 an.
Voilà le prix de feu le socle commun avec un point d'org la célérate loi du plomb dont nous exigeons l'abrogation. 15 mois de perdu 15 mois de perdu dans un monde instable menacé à court terme par la sécession des riches et la nouvelle internationale fasciste qui de plus en plus vont de paire et à moyen terme par la catastrophe climatique et écologique. 15 mois d'une crise politique largement évitable pour accepter que le seul résultat tangible des législatives était la prééminence du Front républicain contre l'extrême droite et sans les sans les LR dont l'ambiguité était condamnable ambiguïé dont ils vont bientôt sortir au détriment de la République.
Mais le compte n'y est pas encore. Le soc étant dessoué. La force majoritaire de l'Assemblée nationale c'est le nouveau Front populaire.
Vous êtes donc le 3è premier ministre illégitime de suite et il est logique que nos collègues députés vous censurent au motif fondamental du respect de la démocratie. Vous semblez cependant avoir compris avoir compris l'importance de redonner au Parlement sa place centrale. Le gouvernement propose nous débattrons, vous voterez.
À travers vos mots, ce que vous appelez une rupture est en réalité le fonctionnement normal de tout régime parlementaire. On l'a oublié sous la 5e République monarchique. Tout dur tout duré.
Vous n'avez pas d'autres tout particulièrement après ces huit dernières années de brutalité jupitérienne, vous renoncez enfin comme les écologistes vous y invités à travers une proposition de loi de notre collègue Jordanov à utiliser le 49 Alina 3. En effet, il n'y a aucune raison d'avoir peur d'une assemblée nationale qui ressemble au français comme vous l'avez souligné justement. Néanmoins, votre engagement n'aurait pas de sens si vous ne renonciez pas également à la possibilité de passer le budget par ordonnance si les débats parlementaires devaient durer au-delà du 31 décembre.
Demain, vous échapperez vraisemblablement à la censure de quelques voix, mais c'est un surcis et vous le savez parfaitement. Si vous souhaitez vous inscrire dans la durée, vous n'avez pas d'autre choix que de trouver des compromis avec la gauche et les écologistes et ce dès l'examen du budget. La copie du gouvernement à peu près identique à celle de vos prédécesseurs est inacceptable.
Un nouvel exercice de Robin des Bois inversé qui prend aux pauvres pour donner aux riches. La justice fiscale y est absente. Votre projet de taxation des holdings est une paille.
Vous ne touchez presque pas aux niches fiscales les plus des plus aisés. inutilement listé par notre collègue Charles de Coursant. Vous le savez, aucun budget ne sera adopté sans la taxe Zuxman que les écologistes ont pourtant fait adopter à l'Assemblée nationale en février ou un dispositif de même ambition.
Nous n'avons rien non plus de concret sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens les plus fragiles alors que 650000 personnes ont basculé dans la pauvreté qui attend un maximum historique et je pense aussi aux outres mères. Rien pour notre jeunesse. Oublier des politiques publiques alors que sa situation ne cesse de se précariser, en particulier depuis la pandémie.
Le budget de la sécurité sociale est également honteux avec entre autres le doublement des franchises médicales et une augmentation ridiculement insuffisante de Londâme. Pire encore, en refusant d'augmenter les recettes pour suspendre la réforme des retraites, vous allez encore affaiblir le soutien au plus précaire, notamment les familles et ronger notre hôpital public. déjà à l'os rien non plus pour la transition écologique alors que la France n'était déjà plus dans les clous de ses engagements climatiques 10 ans après les accords de Paris.
Ma prime Renove va éviter la mort mais à quel prix ? Comment ne pas faire une priorité absolue de cette politique consensuelle qui allie justice sociale, transition et adaptation écologique, création d'activités économiques pour n TPE et PME et souveraineté permettant de réduire nos dépendances aux hydrocarbures de de Poutine et de réduire notre dette climatique. Il est impératif de maintenir son montant à un minima d'euros.
Le fond vert pour le climat est divisé par 2, soit une division par 4 depuis 2 ans. Avec la réduction de la la CVAE qui ne profite pas aux petites entreprises. Ce sont 2 milliards d'euros en moins pour les collectivités locales, en moins pour la transition.
Dans le même temps, vous annoncez vouloir décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux, ce qui achève de nous plonger dans la perplexité. Vous souhaitez responsabiliser les collectivités locales, alors donnez-leur la main avec le fond clim climatique territorial que nous soutenons. Mais elles n'ont pas à payer l'endoctrinement macroniste qui a laissé filer la dette plutôt plutôt de faire contribuer les plus les plus aisés à l'effort considérable auquel la nation a consenti face à la pandémie puis face au retour de la guerre en Europe.
Une dernière inquiétude. Doit-on comprendre de vos propos d'hier et d'aujourd'hui que vous souhaitez supprimer la clause de compétences générales pour les communes ? Vous l'aurez compris, monsieur le Premier ministre, nous serons exigeants lors de l'examen du budget qui est en l'état un motif légitime de censure.
Si votre gouvernement veut passer l'automne, il vous faudra entendre la forte aspiration du pays à davantage de justice fiscale et écologique. Je formule le vœu que nous trouvions des compromis en ce sens, y compris ici au Sénat avec nos collègues centrices par exemple qui ne souhaiterait pas être aspiré dans la fuite en avant des LR vers l'extrême droite. Un mot enfin pour dire que la survie du gouvernement ne règle en rien ne règle en rien la crise profonde dans laquelle estoncée la 5e République et la crise démocratique plus prignante que jamais.
Il nous faudra rapidement tout remettre à plat en commençant par scrutin majoritaire qui qui ne dégage plus de majorité et brutalise inutilement le débat public pour assurer une juste répartition des forces politiques, trouver les chemins du compromis et redonner sa place au Parlement, la proportionnelle est un impératif. La proposition de loi transpartisane déposer lundi est une base de travail pertinente. Il faut également en définir en finir avec le cœur de la crise de régime actuel l'irresponsabilité du président de la République qui est incompatible avec la séparation des pouvoirs.
Il faut enfin associer beaucoup plus directement nos concitoyennes et nos concitoyens aux décisions publiques. Si le président de la République veut finir son mandat sur une note moins dramatique, il doit lancer le chantier de la refondation démocratique et constitutionnel de notre pays. C'est un impératif pour éviter que cette crise ne débouche sur l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
Merci. Merci. Yeah.
Guillaume Gontard