Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewAurore Bergé· 2 mai 2023 10 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Invitée de la matinale de RTL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes député des Yvelines, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. Pensez-vous que le Président de la République a compris le message de la mobilisation du 1er mai ?

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Au-delà des mobilisations, comment faire aujourd'hui ? La réforme des retraites va entrer en vigueur au 1er septembre.

  • 1:31RelanceRéponse partielle

    Avez-vous compris qu'aucun de vos arguments ne font accepter cette réforme des retraites ?

  • 2:31OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce quinquennat n'est pas mort un an après avoir commencé ?

  • 3:31OuverteRéponse partielle

    Les perspectives sont-elles catastrophiques pour le président réformateur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Aurore BergéFait
    « la réforme des retraites va entrer en vigueur au premier septembre prochain »
  • 1:00Aurore BergéChiffre
    « 800 000 manifestants selon la police 2 millions 300 000 selon la CGT »
  • 3:31Aurore BergéChiffre
    « on est plus que 7,2% de chômage dans notre pays »
  • 4:00Aurore BergéFait
    « notre note est dégradée par l'agence Fitch du fait des violences et des troubles sociaux »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vous êtes député des Yvelines présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale autrement dit le groupe macroniste je le rappelle la mobilisation est restée très puissante en ce premier mai pensez-vous que le Président de la République a compris le message oui évidemment je crois qu'on s'attendait à ce que soit une mobilisation qui soit forte à la fois parce que le 1er mai on a traditionnellement des mobilisations qu'ils sont et puis parce qu'on sait qu'on avait un mot d'ordre qui est puissant évidemment sur la question particulier ça ça vous échappe pas non ça absolument pas ça échappe ni aux présidents de la République ni à la première ministre la question au-delà des mobilisations c'est comment on fait aujourd'hui parce que la réforme des retraites va entrer en vigueur au premier septembre prochain or on a beaucoup d'autres sujets qui méritent qu'on puisse avoir un dialogue et un vrai dialogue avec les partenaires sociaux le partage des profits en entreprise il y a un accord des partenaires sociaux on doit pouvoir le retranscrire l'emploi des seniors la pénibilité l'égalité salariale enfin c'est son ces sujets là sur lesquels on doit se mettre autour de la tête tout de suite car on comprend très bien que vous souhaitiez passer à autre chose choses et j'ai même envie de vous dire que politiquement pour le président Macron et ce qu'il soutiennent il y a une logique mais je rappelle quand même les chiffres hier 800 000 manifestants selon la police 2 millions 300 000 selon la CGT en pleine période de vacances et pour une 13e journée de mobilisation est-ce que vous avez compris qu'aucun de vos arguments ne font accepter cette réforme des retraites mais j'entends encore une fois que c'est une réforme qui est une réforme d'effort on demande à des millions de Français un effort qui est justifié par une nécessité budgétaire pour pouvoir financer nos retraites c'est ça le point de départ ce qui est étonnant c'est qu'on n'est pas réussi à se mettre d'accord sur ce point de départ sur ce constat qui fait que dès cette année notre système de retard si on n'a pas réussi c'est une un échec collectif de ne pas avoir réussi ce sujet là mais le point de départ c'est quand même un constat qui est assez implacable qui fait qu'encore une fois dès cette année notre régime est déficitaire donc la question c'est comment on finance le défi est-ce qu'on veut que l'État renflou systématiquement au détriment d'autres politiques public sur lesquels on est attendu l'éducation la santé le handicap où est-ce qu'on accepte c'est ce qu'on a fait de travailler un peu plus je loue vos efforts de pédagogie mais je pense que vous avez parfaitement compris vous aussi que les Français avaient parfaitement compris mais qu'ils continuent de rejeter cette réforme elle reste quelque part inacceptable et on se demande si ça n'est pas le quinquennat qui est lui-même menacé je pense que si on avait pas fait la réforme le canal aurait été si on avait renoncé à cette réforme je pense que vous auriez été les premiers à dire le quinquennat est fini il n'a pas réussi à réformer il n'a pas réussi à faire adopter cette réforme sur laquelle il s'était pourtant engagé nous nous sommes engagés sur cette réforme et c'était pas l'argument le plus facile pendant la campagne présidentielle ni pendant nos campagnes législatives mais on s'est engagé très clairement en disant la vérité aux Français sur ce sujet maintenant encore une fois cette réforme elle a suivi un parcours car un parcours démocratique un parcours légitime ça veut pas dire qu'elle souhaite accepter pour autant mais ça veut dire qu'elle va rentrer en vigueur et donc il va falloir qu'on trouve des leviers pour travailler sur d'autres sujets comment c'est la question parce que dois-je vous rappeler qu'en plus de la crise sociale vous n'avez pas de majorité à l'Assemblée nationale et non et que vos forces bah oui et que vos forces d'appoint notamment à droite n'attendent qu'une chose vous piéger mais je sais que la situation est compliquée je le nie pas je le vis tous les jours à l'Assemblée nationale ensemble vous voyez hier ce qui s'est aussi passé c'est qu'on a un ancien candidat à l'élection présidentielle qui dit qu'il y aurait donc maintenant une mauvaise République dans notre pays ça veut dire quoi c'est une mauvaise République c'est quand elle lui donne pas raison par les urnes alors j'entends totalement qu'évidemment on n'a pas de majorité absolue on est en majorité relative mais ça veut aussi dire deux choses que les Français n'ont pas souhaité qu'on soit en cohabitation ils ne donnait aucune autre majorité à aucun autre partie et qu'en face il faut qu'il se mette tous d'accord entre eux c'est à dire de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par le Parti socialiste ou les LR pour essayer de faire une contre majorité vous voyez bien que ça marche pas la seule majorité cohérente qui peut exister c'est malgré tout la nôtre ça nous impose de faire en permanence tu compromis et c'est ce qu'on pas réussi à faire en vérité sur tous les textes or les textes budgétaires ils ont tous été adoptés et avec des majorités qui étaient très larges parfois inattendues parfois avec les communistes et les lers sur le nucléaire parfois avec les socialistes sur les énergies renouvelables donc c'est possible vous ne vous demandez jamais si ce quinquinat n'est pas mort un an après avoir commencé les Français qui ont voté Emmanuel Macron se pose forcément cette question celle d'un quinquennat pour rien et c'est pas un quinquennat pour rien à partir du moment où justement on a accepté de dire que la réforme des retraites était pas la grande réforme mais quelle était la condition pour que les autres puissent exister pardonnez-moi la loi immigration dans le président expliqué que c'était un texte important les ministres ne peuvent pas se déplacer en ce moment il y a des casseroles partout vous avouerez que le président réformateur pour un président réformateur les perspectives sont catastrophiques au moment nous parlons j'ai bien fait de venir se mettre mais les perspectives elles sont pas catastrophiques encore une fois on a réussi sur tous nos projets de loi or les projets de loi budgétaires à réussir à avoir des majoritaires alors je veux bien qu'on 10 15 ou 20 casseroles qui en effet font beaucoup de bruit vous savez cette même journée moi je suis allé visiter une entreprise qui les fabrique et je préfère parler mais je suis désolé mais je préfère parler de ces employés de ses industries qui elles vont bien du fait qu'on va réussir à atteindre je pense le plein emploi dans notre pays le fait qu'on a réussi à recréer en virgule 7 millions d'emploie industriels donc on peut imaginer que la France serait un enfer en vérité on est aussi un pays qui va bien on est aussi un pays où on arrive à avoir des services publics qui sont solides et qu'on continue à renforcer on continue à renforcer la sécurité publique et je pense qu'on peut rendre hommage d'ailleurs à nos policiers gendarmes qui ont été malheureusement pris à partie pour certains d'entre eux une centaine blessés hier donc on est un pays qui a des bases extrêmement solides et c'est pas parce que vous avez du bruit et du vacarme que ça doit empêcher encore une fois la capacité qu'on a à réformée Emmanuel Macron a-t-il encore la capacité de nous étonner de réformer le pays en faisant bouger en le faisant bouger dans un univers qui est dangereux et concurrentiel sur toute la planète je crois que oui oui mais parce qu'il la démontré on a eu l'épisode des gilets jaunes on a dit que le Président de la République son mandat était sans doute fini parce que on avait peur de vivre un moment de bascule démocratique où la violence finalement devenait la règle apparaître des traces en ce moment oui mais heureusement la violence elle s'est éteinte et on a réussi à poursuivre ce mandat ensuite on a eu une crise covid qui s'est emparée non seulement de notre pays mais du monde et là pareil on a dit qu'on n'arriverait pas à se réinventer qu'on n'arriverait pas à s'en remettre et on a réussi le présent de la République a été réélu je le redis parce que parfois on a l'impression que cette élection présidentielle n'aurait pas eu lieu que les élections législatives n'auraient pas eu elles ont mais qui en fait le constater des oppositions qui matin midi et soir essaye de faire un procès en illégitimité au président de la République et à la majorité que nous sommes je dis pas que c'est facile je sais que les Français nous ont placé dans une situation complexe qu'ils ont en effet choisi malgré tout encore une fois on arrive je crois à tenir et à faire qu'on est plus que 7,2% de chômage dans notre pays c'est à dire que la principale la majeure préoccupation des Français pendant toute ma génération pendant les 10 15 dernières années qui étaient le chômage de masse le chômage de masse n'est plus une préoccupation c'est quand même quelque chose qui devrait être quelque chose une peut nous réjouir heureusement dans notre vie peut-être parfaitement injuste mais pour l'instant c'est pas la préoccupation des Français en ce moment comment vous dire justement parce que le plein emploi on peut y arriver alors les Français sont un gras mais ça ne change rien la situation que je sache chinois indien et même nos partenaires allemands par exemple n'ont pas été bloqués pendant quatre mois d'ailleurs notre note est dégradée par l'agence Fitch du fait des violences et des troubles sociaux comment se remettre tout ça ça fait beaucoup oui ça fait beaucoup parce que on a aussi des traditions presque culturelles dans notre pays sur les enjeux de contestation qui ne sont pas les mêmes sur la manière avec laquelle on sait qu'on peut négocier réaliser du compromis c'est une culture politique et nouvelle et qu'on doit inventer mais quand on est en majorité relative sa place en responsabilité la majorité parce que c'est elle qui doit faire tous nouveaux efforts pour démontrer que le compromis est possible mais sa place aussi en responsabilité les oppositions on peut pas être systématiquement dans une opposition qui serait une opposition brutale au risque encore une fois sinon du blocage du pays qui à mon avis parce que les Français souhaitent peut rester dans ses circonstances à la tête du gouvernement c'est le choix qui sera le choix du président de la République moi ce que je sais c'est qu'elle est très soutenue par sa majorité parce qu'elle l'achève de la majorité et je crois qu'elle le fait très bien comment ça se passe au Parlement tout le monde s'accorde à dire que le texte porté par le groupe indépendant est présenté le 8 juin prochain je le rappelle peut abroger la réforme on verra on a une proposition de loi qui nous est soumise ce qui veut dire qu'on aura à nouveau un débat et peut-être que c'est salutaire qu'on est enfin la capacité à avoir un vrai débat à l'Assemblée nationale ce dont on a quand même été précisé par des faits d'obstruction majeures absolument vous avez raison mais est-ce que c'est un sujet d'inquiétude pour vous leur motion de censure elle avait été acheté par 9 voiles la dernière fois c'est la force d'une démocratie ça veut dire que vous ne pouvez pas en permanence considérer que tout est fait à l'avance ça veut dire qu'on est une vraie démocratie vivante avec aussi parfois des choses qui sont difficiles justement pour la majorité moi je crois à la nécessité de cette réforme sinon encore une fois on l'aurait pas mené pourquoi on aurait mené et tenu sur cette réforme si elle n'était pas nécessaire au regard de ce qu'elle provoque dans le pays où regarde l'impopularité que nous devons affronter je pense qu'on n'est pas non plus kamikaze si on le fait c'est encore une fois parce qu'il y avait la nécessité budgétaire de pouvoir tenir maintenant qu'elle est réalisée même si je sais bien que les partenaires ont pas envie de mettre immédiatement derrière eux et derrière nous cette réforme je crois qu'on a des sujets qui sont en vérité plus important sur la hausse des salaires sur la rémunération sur le partage des profits dans l'entreprise sur la pénibilité sur l'emploi des seniors et je crois que c'est vraiment là-dessus qu'on nous attend Emmanuel Macron peut trouver d'énergie de diriger le pays encore quatre ans mais je crois qu'il a cette énergie est encore une fois je crois qu'il a juste réinventer à des moments qui ont été des moments de crise majeure pour le pays on ne vit pas une crise institutionnelle nous institutions tiennent il y a ceux qui essayent de les délégitimer il a fallu qu'on protège le Conseil constitutionnel parce que il allait rendre une décision non pas politique mais une décision juridique et certains élus certains parlementaires eux-mêmes sont venus contester la décision du Conseil consuel mais on a des institutions et on a un système politique qui tient merci Robert macroniste Renaissance à l'Assemblée nationale nous attendons maintenant la prise de parole de l'intersyndicale qui se réunit à partir de 8h30 ce matin en visio-conférence