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interviewSud Radio (sur YouTube)· 14 juillet 2026 22 min

Armée française : Macron a-t-il tenu toutes ses promesses ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dernière partie des débats de l'été sur Sud Radio. Une partie grand entretien et une partie débat avec vous auditeur, ça s'appelle La France au bout du fil 0826 300 300 13h après une petite bataille juridique qui a duré qui a duré quand même toute la nuit, il faut le dire, un QR code est obligatoire pour assister était obligatoire pour assister, on va dire aux festivités du 14 juillet, le symbole du QR code obligatoire pour pour assister à ce qui représente quand même la la fête nationale. Est-ce que ce n'est pas une erreur ?

Est-ce que ce n'est pas le symbole d'une d'une fin de règne ? On vous posera la question, on l'a déjà abordé dans les débats mais moi j'aimerais vous entendre plus longuement sur le sujet amis auditeur au 0826 300. Sachant que c'est pas compliqué, il y a deux parties.

Ceux qui disent "Bah écoutez, QR code égale Covid égal restriction de liberté égale bah signe même si le mot peut-être est un peu fort de de fin de reine d'autoritarisme quand même. Ce ne c'est ce ne sont pas des choses qu'on aime. Et puis il y a ceux qui ont bien conscience que quand on a autant de chefs d'État sur 48 he à Paris et bien oui, il faut plutôt un QR code.

C'est ce qu'on appelle la sécurité que un événement comme ça. Surtout dans le contexte que nous connaissons avec une reprise de la guerre en Iran avec ce qu'on peut voir en Ukraine qui plus est quand un président ukrainien avec un pays en guerre. Ben oui, ça demande forcément ben une un palier de sécurité supplémentaire.

On en débattra avec [musique] vous amis auditeurs, mais peut-être même avec un mot avec nos invités alors qu'il est 12h6. Les [musique] débats de l'été Sud Radio et notre invité est avec nous ce midi pour parler d'un sujet plus qu'important puisque c'est le sujet du 14 juillet, le sujet du réarmement mais aussi derrière toute la question ben peut-être de tout un comment on pourrait dire ça tiens de de toute une partie du monde qui est en train de se redessiner et face à laquelle nous devons faire face. Bonjour Jean-Louis Tiot.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes député de Sénard Saart dans la commission de défense bien sûr, mais vous êtes aussi l'ancien ministre délégué au prix de ministre des armées et des anciens combattants.

On va revenir sur ce 14 juillet absolument exceptionnel. Près de 6700 trous papier, 98 avions, 31 hélicoptères, 315 véhicules. Jamais autant de militaires n'auront défilé sur les Champs-Élysées dans un contexte de réarmement bien sûr avec, on le dira, une forte une forte actualité internationale, des présences importantes mais aussi des absents qui sont tout aussi importants.

Premier mot peut-être d'abord Jean-Louiot, vous revenez du défilé. Quel est votre regard sur ce 14 juillet sur cette démonstration de force tout d'abord ? C'est un magnifique défilé, c'est un hommage à nos forces et c'est évidemment un grand moment d'émotion et et d'unité nationale. [grognement] Une fois qu'on a dit ça, il faut bien voir que un défilé n'a jamais fait gagner une guerre.

Le plus important défilé de l'histoire qu'on ait connu, c'était le 14 juillet 39. On sait que ça s'est fini à ce dent. Donc ce qui est important, c'est pas cette manifestation de force.

Ce qui est important, c'est la décision qui a été prise de faire défiler la coalition des volontaires qui a été monté à l'initiative de la France et du Royaume-Uni pour réunir les puissances européennes pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine dans l'hypothèse où un cesser le feu serait signé. Je dis bien seulement dans l'hypothèse où un cesser le feu serait signé. Personne n'a envisagé d'aller faire le coup de feu en Ukraine.

Il y a deux choses qui sont frappantes. C'est un, ces 32 pays euh présents sous l'autorité euh de la France qui a été à l'origine avec euh les Britanniques. Et la deuxième chose, c'est que les Américains, alors que pourtant c'est le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance qui avait été acquis grâce à la France où on aurait pu en faire une grande fête franco-américaine n'était pas invité.

Le symbole, c'est que les nations européennes commencent à prendre en main leur sécurité et leur destin. Et là, on assiste, je crois, à une véritable bascule historique. Le temps est de moins en moins américain.

On ne sait pas si les Américains respecteront ou non leurs engagements sécuritaires. Et il faut le reconnaître, dans cette nouvelle configuration européenne, c'est la France qui prend le lead et c'est très bien la France qui prend le lead notamment avec cette volonté de donner les moyens à ses forces militaires. On va parler bien sûr dans un instant de la loi de programmation militaire en rappelant les montants, en rappelant si bien sûr on est dans la bonne voie et s'il faut faire plus.

J'imagine que vous allez nous dire qu'il faut faire plus Jean-Liot parce qu'il y a encore des manques à combler. Est-ce qu'on va réussir à faire plus et dans quel domaine exactement ? simplement sur ces démonstrations de force militaire, appelons-les comme vous voulez.

J'aimerais simplement vous faire réagir à quelqu'un qui était l'invité de Benjamin Glaise au micro de l'interview politique. C'était hier, c'était un député mais également porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli. Et voici ce qu'il disait avec certes un peu d'ironie mais j'aimerais vous entendre sur ce sujet.

Surtout moi ce qui me surprend c'est que l'entrée des télé des spectateurs qui voudraient venir voir ce défilé est très protégé. Ça va être très compliqué d'aller voir ça. Donc ces grandes démonstrations de force euh interdites au public, ça rappelle quand même des souvenirs hein qui ne sont pas des souvenirs dans une démocratie mais qui sont ailleurs très loin à l'ouest et à l'est pardon il y a quelques années.

On a l'impression que c'est la la place rouge ou euh la Corée du Nord. Non mais je dis ça pour rire mais on a un président complètement isolé qui veut flatter son ego et qui ne veut plus partager la joie de soutenir nos armées qui en ont bien besoin. Est-ce que parfois vous Jean-Louis Cariot, fin connaisseur de l'histoire et de ces questions-là n'avez été gêné parfois par le rapport entre Emmanuel Macron, les forces militaires ?

Comment vous réagissez à ce que vient dire Laurent Jacobelli ? même si c'est sur le ton de la boute, je pense que comparer l'armée française et euh l'armée rouge, c'est très moyen euh vis-à-vis de de nos militaires. Euh cela euh est mis à part si on parle des défilés militaires, des défilés militaires sur la place rouge 2025, grande manifestation de force exclusivement russes. aucun défilé d'autres nations avec les pays, on va dire quelques pays de l'axe moscovite. 2026, je le rappelle, pas de défilé militaire sur la place rouge parce que menace de drone ukrainienne.

Autre grande manifestation de force, un pays conquérant, la Chine. Grande manifestation cette année avec les ambitions sur Taïwan, c'est totalement différent. Là, vous avez une coalition des peuples libres que personne n'a à qui personne n'a imposer d'être là, qui se mobilise contre la violation du droit international par la Russie en Ukraine.

Donc je trouve cette comparaison moyenne quant au QR code, on va évacuer tout de suite la question. Évidemment, j'aurais préféré qu'on nit pas de QR cord. La réalité de la situation sécuritaire, c'est que vous avez 32 chefs de l'État qu'on a déjà eu, je le rappelle, un attentat le 14 juillet où un militant d'extrême droite, Maxime Bruner avait tiré sur le président de la République Chirak en 2002.

Aujourd'hui, c'est une technique qui a fait ses preuves. On l'a vu au moment des Jo, il y a eu une un recours devant le tribunal administratif. Le Conseil d'État a validé la mesure.

Passons à autre chose. Et je rappelle quand même parce qu'il y a beaucoup de désinformations autour de ça, le QRcord ne délivre pas une autorisation d'accès, il constate simplement une inscription. Le but c'est quoi ?

C'est qu'on nit pas de trouble à l'ordre public euh ou d'attentat devant un parter de chef d'état. Ça c'est toujours mieux. En effet, Jean-Louiot suite de la conversation une fois qu'on qu'on a réagi parce que c'est aussi ce que pensent certains politiques, aussi ce que pensent certains français, cette démonstration de force, continuons à l'appeler comme ça, elle est nécessaire parce que Emmanuel Macron veut vanter ce qu'il a fait depuis 10 ans à à la tête de l'État avec une loi de programmation militaire dont l'actualisation a été approuvée le 1er juillet par le Parlement et qui prévoit donc 436 milliards d'euros sur la période 2024 et 2030 et il faut le recontextualiser, c'est 36 milliards de plus que dans sa que dans sa version qui avait été adopté en 2023.

Est-ce que cette loi de programmation militaire est suffisante ? Jean-Lucot, il faut savoir d'où on part. En 2015, on était à 1,5 % de la richesse nationale du PIB dépensé à la défense.

À la fin de cette actualisation de la loi de programmation militaire dont j'étais d'ailleurs le rapporteur, on sera à 2,5 % durant toute la guerre froide. Et sans que ça n'empêche la croissance des trendes glorieuses, on était à plus de 3,5 %. du temps du général de Gaulle, du temps du président Pompidou, du temps de Valérie Giscardestin et du temps de François Mitteran.

Tout a commencé à partir à Volo à partir des années 94 95 quand Laurent Fabius à la tribune de l'Assemblée nationale a parlé des dividendes de la paix. Alors, c'est vrai que l'Europe était en paix mais on a cru aux illusions de la mondialisation heureuse. Personnellement, je n'y ai jamais cru.

Aujourd'hui, on revient dans la tragédie de l'histoire. Et donc oui, il faudra faire davantage d'efforts et arriver à ce qu'on appelle le poids de forme, c'est-à-dire 100 milliards euh d'euros par an. que vient d'ailleurs de proposer Bruno Retaillot dans une tribune du Figaro aujourd'hui.

C'est le premier des candidats euh à poser cela sur la table en rappelant aussi d'ailleurs la menace russe sur l'Ukraine et la solidarité de tous ceux qui sont attachés à la nation avec la défense de la nation ukrainienne pour son indépendance. Je suis heureux que ce soit l'un des candidats à la présidentielle qui l'évoque aussi clairement. Jean-Louis Tiotou, vous venez de de parler de cette expression qui a marqué et les générations et l'histoire quand même, les fameuses dividendes de la paix.

Vous ébquerz aussi la tribune de Bruno Bruno Rotaillot qui fait euh référence notamment à Mark Block les tranches défites. Mark Block qui a été panthéonisé il y a quelques semaines. On est dans une dans une période en ce moment en France où on a l'impression de redécouvrir des grandes figures, des grands livres, des grands destins.

Il y a ce fameux film sur Charles de Gaulle qui cartonne au cinéma. Il y a eu en effet la pantthéonisation de Marblock. On retrouve aussi l'ysée grâce à un film et les ventes bondissent.

Est-ce que en France encore les politiques, c'est pour ça que je m'adresse à vous Jean-Lariot ont suffisamment conscience des lotions du poids de l'histoire ? Quand aujourd'hui on entend notamment le chef de l'État parler de la guerre, quand on voit aujourd'h ces grands noms qui reviennent, est-ce que les leçons ont été suffisamment apprises ? Je crois que hélas notre génération a oublié et l'histoire et le réel.

Aujourd'hui, c'est le retour brutal de l'histoire et du réel. L'histoire c'est que si tu veux la paix prépare la guerre et que quand Liot disait montrer sa force pour ne pas avoir à s'en servir, c'est évidemment une réalité. Le réel, c'est que on a beau être pacifique et régler et espérer que le doux commerce réglera les choses, ça n'empêche pas les appétits de puissance.

Ce n'est pas nous qui désignons l'ennemi, c'est l'ennemi qui nous désigne. Et ça veut donc dire être fort militairement. Ça veut dire être fort économiquement parce que le monde économique est bien une compétition extrêmement sévère. [grognement] Et ça veut dire aussi être fort moralement, ça veut dire être fort spirituellement et savoir que ce dont a besoin une nation avant toute chose, c'est de force d'âme et d'unité nationale.

On va poursuivre cette conversation avec vous Jean-Louiot en ce 14 juillet, fête donc nationale, député de cinéma. Vous êtes aussi dans la commission de la défense, vous le disiez, rapporteur aussi de cette fameuse loi dont on n'arrête pas de parler de programmation militaire qui euh atteint quand même le montant stratosphérique de 436 milliards d'euros 2024-2030 et vous êtes aussi l'ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants. 14 juillet, fête nationale, en jeu pour nos hommes, menace bien sûr sur la France et sur le monde.

On va continuer à tirer toutes ces fites de pensée avec vous jusqu'à 1230. à tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai.

Suite de la conversation et alors pour ne rien vous cacher, on était en train de discuter cinéma avec notre invité puisque c'est lié à cette journée le film de Gaulle qui cartonne au cinéma en deux parties avec Jean-Louis Tariot, député de Saint-Emarne qui appartient à la commission défense, ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants. Très important parce que Jean-Louis Tariot, vous vous rentrez du défilé. On était en train de de parler de la force d'âme he qui passe par la littérature, la puissance, l'importance des leçons de l'histoire qu'on espère tirer.

Bon, vous vous nous dites que depuis des années, on l'avait un peu oublié, c'est le retour du réel. Ben le retour du réel, c'est aussi sur la scène internationale. Vous on évoque ce 14 juillet qui est toujours en fait une démonstration de force notamment au monde plus que une volonté de de de se rassurer.

Les menaces justement, on a la Russie en ligne de mire, on a l'Iran en ligne de mire. C'est vraiment ces deux puissances qui aujourd'hui représentent une menace considérable sur le pays. Et là, c'est même plus large que ça.

La menace russe, elle est évidente. Alors, je ne suis pas en train d'essayer d'affoler les gens. On ne verra pas les chars russes sur le rein comme on a pu le craindre euh pendant la guerre froide.

La réalité c'est qu'aujourd'hui on a une une puissance la Russie qui a violé tous ses engagements internationaux mémorandum de Budapest en particulier qui a agresser un pays en l'occurrence l'Ukraine après avoir conquis la Crimée. Et aujourd'hui tous les services de renseignement européens et ça n'est pas que la France qui le dit considère qu'on a un risque d'être testé surtout dans le cas d'un d'un cesser le feu sur le flanc est de l'OTAN dans les pays Baltes par exemple. Alors, ça sera pas la grande guerre, mais ça veut dire que ce test là destiné à faire exploser la sécurité du continent nous impose de réagir et de réagir vite.

Et comme chacun ici souhaite l'appel, l'idée c'est d'être le plus fort possible pour que la Russie ne soit pas tentée par l'aventure. Vous savez, la guerre en Ukraine en 2022, elle n'a commencé que parce que Vladimir Poutine croyait qu'en 5 semaines, il mettrait à bas l'Ukraine. On voit que 4 ans après, on [grognement] y est toujours.

Mais la menace, il y a ça, il y a l'Iran. Alors, il y a la menace balistique iranienne. J'y crois pas trop, mais il y a surtout cette menace que les événements dans le golf prouvent.

C'est la menace sur la liberté de circulation maritime alors que 80 % de nos approvisionnements passent par la mer. Le monde est tenu par quelques détroits. On parle beaucoup d'hormous, mais vous avez Hormous, vous avez Babel Manded, vous avez le D3 de la sonde, vous avez le D3 de Malaka.

Si vous bloquez ces D3 et des pays peuvent le faire, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui est bloquée. Donc on a à protéger notre liberté maritime et puis on a nos outreemères qui peuvent être victimes de déstabilisation qui peuvent, on l'a déjà vu d'ailleurs à plusieurs reprises absolument l'Azerbaïdjan en Nouvelle-Calédonie, la Chine dans une partie de l'Indo pacifique. Donc on doit être capable de les protéger éventuellement de les défendre.

Je pense par exemple aux îles Pars au large de Madagascar. N'oublions pas les Manoin et Marght Satcher, on peut être amené à les reconquérir de vie de force. Et puis c'est un point qu'on oublie trop concernant l'Afrique.

Alors, il y a toute la déstabilisation de l'Afrique. On s'est fait euh mettre dehors, très bien. Mais demain, on peut avoir ou des flux migratoires totalement incontrôlables qui nous amènent à y aller.

Surtout, et ce qui est la menace la plus prignante, avoir des attaques contre nos ressortissants dans ces pays-là. Et si demain on doit faire une opération d'évacuation de ressortissant dans une situation de guerre, et bien on doit garder aussi des capacités de projection. Donc on n' pas une nouvelle menace qui c'est mais on a des menaces qui se surrajoutent les unes aux autres.

Ce qui est très frappant quand on on essaie de s'intéresser euh nous modestes citoyens à tous ces conflits Jean-Louis Siriot, c'est que à chaque fois on a l'impression d'entendre un peu comme vous venez de le le faire par exemple avec le déclenchement de euh la Russie et son agression avec l'Ukraine. À chaque fois des spécialistes euh viennent nous dire que on le savait mais on a été naïf. On n pas voulu entendre, on n pas voulu écouter, on n pas voulu lire, on n pas voulu comprendre.

Vladimir Poutine, vous venez d'évoquer la Chine. Beaucoup de spécialistes de ce pays-là ou de ces questions-là vous expliquent que déjà la Chine pour des scénaris qui touche 2028, 2029, 2030 se prépare à envers Taiïwan. Est-ce que la France est comment je pourrais dire ça suffisamment à l'écoute de cette possibilitél ?

Est-ce qu'elle trouve cette menace crédible ? Et si oui, est-ce qu'on sait quelle sera la position de la France en cas à part des communiqués diplomatiques en cas d'attaque de la Chine sur Taiïwan ? Si je le savais, j'aurais une longueur d'avance sur l'ensemble des analyses du monde entier.

La menace, elle doit être prise très au sérieux. Après, la France est une puissance clairement de l'océan Indien et la France a des intérêts dans le Pacifique. Militairement, seule la France ne peut pas faire grand-chose face à la Chine.

Donc, je crois que si on devait avoir une guerre qui se déclenche à Taïwan, ça serait évidemment les Américains qui seraient en première ligne. Nous, ce que nous aurions à faire, c'est à protéger nos intérêts, nos bases et la liberté du commerce maritime. Personne n'imagine l'armée française allait se battre à à Taïwan.

H mais il y a aussi puisqu'on parle souvent aussi de la force vive, c'est-à-dire les Français, j'aimerais vous vous entendre, on se souvient d'il y a quelques mois de la de la fameuse phrase de Fabien Mondon qui est le qui est le chef d'étatmajor des armées sur la nécessité de s'apprêter à voir mourir ses enfants au combat. Hier, il y a la petite phrase, c'était dans nos discussions également euh du débat du d'Emmanuel Macron, président de la République, qui parle du prix du sang euh pour défendre nos libertés, nos valeurs. Est-ce que un vous, en tant que spécialiste de ces questions-là, vous qui avez les mains dans le cambouille en en tant que député, en tant qu'ancien ministre délégué auprès des armées et des anciens combattants, est-ce que c'est la bonne méthode d'en parler de cette manière Jean-Luc Tiot ?

Et aussi, est-ce que vous pensez sincèrement que les Français encore aujourd'hui pour ce pays sont capables de se battre ? La peur n'évite pas le danger et je crois que c'est ce que disait mon père ça. Bah [rires] écoutez, avec la confiance n'exlut pas le contrôle.

B super. Qu'est-ce qu'on fait avec ça maintenant ? Monsieur Monsieur votre père vous a bien éduqué.

Euh non, je crois qu'il faut regarder euh la réalité en face. Euh alors que l'hypothèse de la mort au combat était complètement écartée de nos horizons il y a encore une vingtaine d'années, encore que les militaires de carrière tombaient au combat. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de la résilience de la nation qui est en cause.

Moi, je veux quand même dire que on s'est offusqué de la phrase du général Mandon. Certains veulent faire une polémique sur les propos du président de la République hier. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on en a perdu trois récemment.

Un au Liban, deux au Liban, pardon, et un à cause du conflit en Iran. régulièrement, on perd du monde et vous savez ce qui est c'était mon inquiétude, on va dire comme ministre, quand vous voyez des veuves, des orphelins, vous mesurez la densité de humaine que représentent les armées, l'acceptation de la mission jusqu'à l'hypothèse du sacrifice. Je pense que le dire, rendre cette hommage, ça a du sens.

Vous savez, les armées, c'est un trésor d'humanité. C'est une réserve d'humanité comme comme disait Pegy. Mesurons-les.

Alors, évidemment, demain, ça ne sera pas une levée en masse. 1914 1918, c'est fini. Tout simplement parce que toute façon, personne n'aurait de quoi armer 800000 français.

Mais savoir qu'on doit contribuer à la défense de notre pays, qu'on est davantage de réservistes pour protéger le territoire national parce que dans une guerre de main, ce serait une guerre hybride. Le territoire national, ça sera pas les chars, ça sera des sabotages, ça sera des drones. on aura besoin de gens pour le terrain pour surveiller.

Et bien oui, on peut tous s'y préparer. Mais vous voyez, on parlait que vous vous pensez même ma question c'était celle-ci, Jean-Victario, est-ce que vous pensez que dans ce contexte qui est difficile pour énormément de Français d'un point de vue politique, d'un point de vue économique, est-ce que vous pensez que les Français à cette hyposette, ils y sont prêts mais au plus profond de leur arme vraiment à prendre les armes pour défendre leur pays ? Parce que on a tous, on s'est tous réjoui de l'exemple ukrainien d'une certaine manière, mais est-ce que nous en France on agirait de la même manière ?

J'ai tendance à le croire et j'ai tendance à le croire pour deux raisons. Quand je vais dans les armées, je vois des jeunes qui viennent de partout, toutes les origines, toutes les religions qui sont pas du tout de famille de militaire qui font le choix de s'engager. Donc il y en a et vraiment c'est une un magnifique exemple.

La deuxième chose, c'est que vous m'uriez demandé en 2014, il se trouve que je suis allé en Ukraine dans les années qui précédaient. Si je croyais à une forte identité ukrainienne et à une forte capacité de mobilisation, je vous aurais dit non. Hm.

Donc je me serais trompé. Et je crois que quand votre pays est attaqué euh euh je mets à part certains ferments de dissolution, mais quand votre pays est attaqué, je suis convaincu que 80 % des Français seraient prêts à y aller. Je n'ai aucun doute là-dessus.

D'ailleurs, voyez la popularité de nos armées quand vous posez les questions, des rares c'est une des rares institutions, c'est une des rares institutions qui tiennent et qui réussissent. Merci beaucoup Jean-Loui d'avoir été avec moi ce matin, député de ce midi même député de Sénémar, commission de défense bien sûr auquel vous apportez votre connaissance et et votre vision. accessoirement, on en a besoin en ce moment, ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants pour essayer d'avoir dressé, je sais pas si on l'a fait, mais un tableau assez précis en ce 14 juillet de ce qui attend le [musique] pays sur différents plans.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous et bonne fête nationale à vous. Dans un instant, on évoquait le 14 juillet. Petite polémique au cours de autour de de ceux qui voudraient y assister de ce 14 juillet.

Notre invité y a réagi avec la la nécessité d'un QR code. Est-ce qu'on était obligé d'en arriver là ? Est-ce qu'on privilégie la sécurité ou est-ce une attaque comme beaucoup le disent oui à nos libertés publiques ?

On en parle dans un instant avec vous au 0826 300 sur Sud Radio. À tout de suite.