CNEWS, CONSIGNY, CYBERHARCÈLEMENT : SANDRINE ROUSSEAU À L'OFFENSIVE MALGRÉ LES ATTAQUES
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 64 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:57OuverteRéponse directe
Pourquoi les médias consacrent-ils autant de temps aux discours du RN sans coupures ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Les médias anticipent-ils l'arrivée du RN au pouvoir ?
- 4:46OuverteRéponse directe
La commission d'enquête contre le service public a-t-elle influencé les médias ?
- 6:12OuverteRéponse directe
Les médias relaient-ils des fake news de manière anxiogène ?
- 7:42OuverteRéponse directe
Les médias sont-ils alimentés en continu par les forces de police ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Avez-vous eu le sentiment d'être invitée comme un 'Viller dans le dîner de con' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:19Fait
« Il y avait une poubelle qui brûlait qui était une image en continu qui passait. »
- 10:28Fait
« Ils sont alimentés en continu par la préfecture ou par le ministère de l'intérieur. »
- 22:23Fait
« Les pilleurs sont des enfants de l'immigration. »
- 23:35Fait
« Il y a une responsabilité politique quand vous avez des responsables politiques qui peuvent tenir des propos. »
- 24:16Promesse
« Je vais faire un article 40 auprès du procureur. »
- 27:06Fait
« C'est le résultat de l'immigration de masse, c'est le résultat de l'impunité. »
- 29:59Fait
« Il y avait eu un peuple qui s'était soulevé qui avait eu des manifestations extrêmement nombreuses fournies. »
- 55:57non_speechFait
« C'est les trois I insécurité, identité, islamophobie enfin islam et puis ou alors immigration aussi, et islam. »
- 56:36non_speechFait
« Attention, méfiez-vous des images bidonnées qu'on vous montre des manifes et tout ça. »
- 58:33non_speechFait
« C'est la faute des arabos musulmans si les commerces étaient saccagés partout en France. »
- 59:54non_speechFait
« C'est soit le camp de la République, soit le camp des racistes qui veulent organiser la guerre civile. »
- 1:00:34non_speechFait
« J'ai raison quand même à la fin du de la démonstration qui qui sont soi-disant des excuses. »
- 1:01:18non_speechFait
« C'est le futur de toute la France et nous ne reprenons pas la main. »
- 1:03:26non_speechFait
« Il y a toujours pas de d'organe régulateur de la presse. »
- 1:04:50non_speechFait
« Si on ne critique pas euh le journalisme alors on retombe sur finalement une espèce de pensée qui nous est imposée. »
- 1:07:31non_speechFait
« L'ultra gauche déteste la France insoumise. Ce sont deux traditions qui sont littéralement opposées. »
- 1:10:22non_speechFait
« Le programme de LFI [...] c'est le programme qu'on avait dans la gauche des années 80. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Moi, j'ai eu le sentiment d'avoir été invité sur les plateaux de BFM un peu comme Viller dans le dîner de con, quoi. C'estàd qu'il fallait qu'il y ait cette espèce de parole de gauche pour que pour que on puisse mieux s'en moquer sur le plateau. Et là, on est sur un traitement de l'information qui est un traitement par la poubelle en feu. Si les à gauche décident de ne pas y aller, alors ces news, c'est plus rien du tout que une petite crotte. sécher sur le trottoir. Qui es-tu toi Franz Olivier Gisbert pour penser que tu vas m'inviter sur un plateau et que tu vas me claquer comme on claquerait une mouche sur un sur une table ? Mais calme-toi en fait.
Pourquoi j'ai à subir de lire que des mecs ont envie de à sec parce que c'est quand même ça qui m'est envoyé sur les réseaux de manière régulière à peu près tous les jours. En fait le [musique] fascisme n'arrive pas à une élection comme ça en tombant du ciel. Hm. Il arrive parce que toute une société a été préparée à l'arrivée du fascisme, a été conditionnée à l'arrivée du fascisme et et là, je pense qu'on est vraiment vraiment là-dedans. Bonjour à toutes et à tous. Merci de suivre ce nouvel opus de mon œil parmiou et vous êtes déjà 20000 ah non pardon 21000 nonce que je dis 22000 abonnés sur la chaîne YouTube.
Je tiens à vous remercier et présenter mes salutations les plus distinguées aux nouvelles arrivantes et aux nouveaux arrivants. Merci infiniment. On se retrouve évidemment sur mon œil par mou.fr FR pour continuer l'aventure ensemble et notamment nous rejoindre par le biais des abonnements. On en reparlera dans quelques instants. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Sandrine Rousseau. Bonjour Sandrine Rousseau. Alors vous êtes femme politique, vous êtes économiste, vous êtes député NUPES sous l'étiquette Europe écologie les verts. NPES devenu évidemment Nouveau Front populaire. Vous nous raconterez la suite des événements dans la deuxième partie.
On va commencer tout de suite par le préambule. Juste avant qu'on aborde mes regards, dans le préambule de cette semaine, je voulais euh d'abord alors j'ai regardé hier euh puisqueen plus ça se pass ça se passait juste en en face de chez moi le congrès du du Rassemblement [rires] national mais juste en face. J'avais quasiment vu sur le truc et on a vu sur toutes les chaînes d'information au même moment Le Pen et Bardella. Alors quand je parle de toutes les chaînes, c'est y compris le service public et dans les les grandes largeurs. Alors on m'a rétorqué que oui, mais pour Mélenchon, c'est pareil. Ce qui est absolument faux.
D'abord, ce ne sont que des extraits en général et quand c'est l'intégralité notamment c'est news, ça se passe vers 3 4h du matin. Est-ce que il est normal que sur toutes les chaînes d'info en continu on est consacré autant de temps ? Donc je rappelle le très long discours de de Bardella ainsi que le long discours de Le Pen sans aucune coupe, sans rien. On a déversé ça sur les sur les antennes. Est-ce que ça vous paraît normal ça ? J'étais aussi surprise que vous. J'ai allumé la télé probablement au même moment et j'ai vu en effet cette espèce de discours fleuve sans aucune interruption.
Et euh pour moi, ce sont ces signaux-là qui installent le l'idée que le Rassemblement national et le sont les prochains à avoir le pouvoir et à détenir le pouvoir. Et ça c'est non seulement c'est anormal, mais ça dit quelque chose d'une forme de fascination, je trouve qu'ont certains médias et qu'on en particulier les chaînes d'info avec la avec la le Rassemblement national, ses discours, sa bataille culturelle, ses leaders et voilà. Et en fait le fascisme n'arrive pas à une élection comme ça en tombant du ciel.
Hm, il arrive parce que toute une société a été préparée à l'arrivée du fascisme, a été conditionnée à l'arrivée du fascisme et et là, je pense qu'on est vraiment vraiment là-dedans et enfin, on reviendra, j'imagine, sur le 17 octobre, sur ce qui se passe après et cetera, mais euh tout ça pour moi fait partie de cette bataille culturelle. Alors, je justement c'est c'est un certain nombre d'internautes avisés euh ils sont assez divisés. Il y en a [raclement de gorge] une grande partie qui dit en gros qui tiennent votre discours, c'est-à-dire que il préparent le terrain. Et une autre une autre partie importante aussi qui qui dit qu'ils anticipent l'arrivée du du RN.
Est-ce que vous iriez jusque là ? Jusqu'à dire qu'ils anticipent, c'està-dire que en gros ils se blindent pour au cas où ne pas ne pas déplaire. Est-ce que vous irez jusqu'à ce cette Je sais pas si on peut dire qu'ils anticipent. En tous les cas, moi j'ai été très très impressionné et vraiment fâché de ce qui s'est passé après la commission d'enquête menée par à l'Oncle qui était un donc contre le service public d'information et qui était vraiment pour moi une fenêtre d'overton pour attaquer le service public sur ses fondamentaux, c'est-à-dire sa partialité, enfin sa supposée partialité, sa la manière dont ils rendent compte d'événement.
Et ce qui est passé un peu inaperçu, c'est que tout le monde s'est moqué des prises de paroles d'oncle durant cette commission d'enquête, du moins tout le monde dans la gauche. Et finalement si vous regardez et bien que ça soit France Télé, que ça soit Radio France ont pris des mesures suite à cette commission d'enquête qui me semble être des conséquences assez directes de la commission d'enquête, c'est-à-dire le ben par exemple le rédacteur en chef de valeur actuelle sur Radio France qui a été mis de côté finalement mais qui a quand même été recruté dans un premier temps et puis tout un tas de enfin on a vu l'arrivée de Chroniqueur de C News sur France info et cetera.
Et pour moi euh c'est en fait c'est le moment où il faut montrer, c'est c'est pas des moments où il faut fléchir, c'est des moments où on voit euh la vérité des gens et la vérité des dirigeants, la vérité des institutions et forcé de constater que dans le service public d'information, heureusement qu'il y a des il y a des syndicats qui se battent pour que l'information reste un objet un bien public, un bien avec une déontologie et cetera, mais forcé de constater que du côté des directions, c'est plus compliqué quoi. plus compliqué de résister à ça. Et donc à la question que vous que vous posiez à savoir est-ce que ça est-ce que les médias se préparent à l'arrivée d'eux ?
En tous les cas, ils préparent le terrain, ça ça me semble évident de manière consciente ou inconsciente d'ailleurs. J'aimerais beaucoup en discuter un jour au fond avec des personnes concernées, mais peut-être aussi euh peut-être aussi de manière inconsciente. Se prépare-t-il à l'arrivée ? H le mot inconscient a tout à tout son sens. Euh, on va parler de Dominique Riset, monsieur police de des médias de droite euh notamment de BFM TV euh qui ne vérifie pas du tout ses informations. Et alors ce qui est très troublant chez lui, c'est que quand il vérifie pas son info, il va quand même parler de sources fiables. Alors, ils le font de plus en plus, Alix Buyaya et autres. Oui, absolument.
et il va nous sortir une fake news. Donc cette fameuse, je pense que vous l'avez vu, la photo des des du papier de la mamie en en slip et et voilà qui aura été dépouillé par des hors de barbare. Et il rajoute en plus une précision complètement folle. Je vous laisse écouter cet extrait. Les gens nous appellent en pleurant. Euh je viens de lire que ce sont des des des informations de police, hein. Euh qu'un couple de 80 ans a été agressé à République. Ils se sont fait dépouiller et ils se sont retrouvés quasiment nus, place de la République, un couple de personnes de 80 ans et on va apprendre dans les jours qui viennent encore tout un tas de choses comme ça.
Donc non seulement il sort une fou à la con, il source la police. Moi, je serai à la place de la place Bovau, je [rires] commencerai à gueuler, à lui dire de de corriger de corriger le tir et d'arrêter de sortir ce genre de connerie puisque là on a l'impression si on ne sait pas, on a l'impression que c'est la police qui effectivement a gobé cette fake news. Quoi que ce serait pas impossible mais il va ajouter et on va apprendre dans les jours qui viennent encore tout un tas de choses comme ça. C'estàd que non seulement il sort une connerie mais en plus il anticipe le truc.
Est-ce qu'il y a pas un côté anxiogène volontaire euh du type euh s'il y a si c'est pas pire encore derrière ben on sera moins regarder ? Euh et est-ce qu'il y a une culture de de l'anxiété chez ces médias-là ? Je parle il se trouve que le le 17 octobre, moi j'ai été invité de BFM avant la manifestation, je suis allée à la manifestation et j'ai été sur le plateau après la manifestation pour justement témoigner de ce qui s'était passé dans la dans la manifestation.
Et euh après, je me suis retrouvée avec ce monsieur sur le plateau qui euh qui comme j'avais un discours qui était assez inattaquable sur le ce qui s'était passé à Paris sur la place de la République puisque j'y étais, donc c'est assez inattaquable par des gens qui n'y étaient pas, euh il a tout de suite bifurqué sur Marseille, sur Lyon et en fait il ne supportait pas qu'on puisse avoir un autre discours que celui qu'il avait décidé d'imposer qui était que les casseurs et cetera. Mais ce que je veux dire, c'est que ça avait commencé dès le matin. Le matin, moi j'étais sur BFM vers je crois c'était 11h entre 11h et euh il montrait à Marseille une poubelle qui brûlait.
Donc en fait il y avait une poubelle qui brûlait qui était une image en continu qui passait. Et donc il y avait d'autres chroniqueurs sur le plateau qui disaient voilà les heures commencent et cetera alors qu'il y avait une poubelle. Et quand on leur faisait remarquer, euh ils devenaient tout de suite agressifs pour en disant "Mais euh ça y est euh ça commence bien, vous niez les faits alors que en fait il y avait qu'une poubelle." Et ça pour moi c'est [raclement de gorge] moi j'ai eu le sentiment toute cette journée que un discours était préécrit. Ouais. Et que il fallait absolument le l'illustrer, non pas le documenter mais l'illustrer.
Et que donc toute image était bonne à prendre dans ce sens-là. Et et moi, j'ai eu le sentiment d'avoir été invité sur les plateaux de BFM un peu comme ce que je vais dire est un peu dur mais comme Viller dans le dîner de con quoi. C'estàd qu'il fallait qu'il y ait cette espèce de parole de gauche pour que pour que on puisse mieux s'en moquer sur le plateau. Et ça c'est un sujet en soi.
dire que où est l'information si c'est comme ça qu'on traite une journée de manifestation qui par ailleurs a été extrêmement nombreuse et et voilà et ça enfin je sais pas si c'est il cherche l'anxiété, je pense qu'il cherche en tous les cas le sensationnalisme, ça ça me semble assez évident et il cherche aussi à parce que ce que j'ai remarqué c'est que ils sont alimentés en continu par la préfecture ou par le ministère de l'intérieur. Je sais pas quelles sont leurs sources, mais en tous les cas, ils sont en continu sur leur téléphone et tous les journalistes des plateaux ont en continu des informations qui sont comme ça euh diffusé par les forces de police ou leurs supérieurs.
Et donc évidemment cette parole se disyle toute la journée. C'estàd qu'en fait il y a une vision, il y a un angle qui est pris qui est que les informations de la préfecture sont relayées de manière immédiate et sans filtre sur le plateau. Et ça c'est un sujet enfin pourquoi on fait ça dans quel monde on fait ça.
Donc euh enfin vraiment moi j'ai été extrêmement marquée par ce moment du 17 octobre où j'ai trouvé qu'on était dans un moment médiatique un peu ce que je vais dire et j'espère que ça va pas être mal interprété mais un peu à la de rank c'estàd que c'était un moment médiatique où on voulait que le fascisme ou du moins on on n pas eu le recul sur le fait que le fascisme était en train de prendre la main sur le récit. Oui, bien sûr. Voilà.
Et ça euh c'est quand même jusqu'à l'Assemblée nationale jusqu'à l'Assembl Alors sur de rank là on n' pas eu euh on n pas eu la bon voilà mais alors que il y a peut-être un mo en plus hein mais bon enfin voilà euh mais en tous les cas il y a ce moment que maintenant j'appelle le moment de rank où c'est un moment où toute parole qui qui défait ce discours, qui essaie d'analyser ce qui est en train de se passer qui amène un contrepoint est absolument Impossible, quasi impossible quoi, quasimentos à poser en desmes correctes.
Après ce que j'ai aussi remarqué, c'est que puisque j'y suis allée deux fois dans cette journée, ce qui est très rare, après j'ai aussi beaucoup de gens, y compris dans le métro, y compris enfin voilà, dans la vie courante qui me disait "Merci d'avoir tenu bon face à face à eux." Et donc euh c'est aussi peut-être important d'y aller dans ces moments-là pour que il y ait au moins une espèce de bulle quelque part, une étincelle quelque part, même si c'est 1 cm carr d'un autre discours qui puisse être posé. Mais c'est des moments qui sont très difficiles à tenir sur les plateaux, quoi.
Donc c'est alors c'est la question que j'allais vous poser pour rebondir sur vos propos, c'était de savoir euh puisque ça induit du coup la question de savoir même si ça ferait l'objet d'une émission complète, mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Est-ce que ça vaut parce que vous parlez de dîner de con, c'est quand même assez fort. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle infin à postériori ou est-ce qu'il y a des moments par exemple où en en quittant le plateau, vous vous dites "Merde, je si j'avais su, j'aurais pas venu ou pas ?" Bah finalement, le plateau qui m'a le plus euh scotché, c'est celui de France TV le soir. Ah ouais.
Euh alors c'était le lendemain soir je crois où là il y avait un RN, un LR enfin un qui soutient Édouard Philippe et moi et où là c'était enfin j'ai par exemple il y avait des paroles qui étaient posées comme il faut se débarrasser des casseurs, on va s'en débarrasser et en fait enfin moi je je dis mais ça veut dire quoi s'en débarrasser concrè concrètement ça veut dire quoi ? Et c'est hyper lourd comme terme bien sûr. Et ouais, on veut des peines planchées, on veut des trucs.
Mais en fait, il y avait une espèce d'inflation de proposition ultra sécuritaire sans avoir aucun recul sur euh ben ce qu'impose notre constitution, notre droit, euh que ces gens ont des droits, euh que nous sommes dans un état de droit et que c'est dans ces moments-là qu'il faut le défendre, que c'est pas c'est pas simple mais que les républicains normalement le font dans ces moments-là, y compris quand ils sont de droite. Et donc voilà, c'est et donc est-ce qu'il faut y aller ? Bah, j'ai envie de vous dire, j'ai pas la réponse à ça.
C'estd que moi j'ai l'impression qu'il faut y aller parce que parce que moi par exemple, je vais déjà plus sur ces news pour ne pas alimenter cette espèce de machine à désinformation parce que ça c'est devenu ça quand même fake euh ces news, c'est fake news en fait hein. C'est ils ont eu ils ont été capables de faire trois fake news dans la même journée. Voilà. Donc euh je vais plus sur ces médias-là mais du coup si j'abandonne BFM enfin je veux dire qui est encore un peu généraliste parce que c'est aussi du terrain qui gagne quoi.
que donc c'est une question compliquée mais en tous les cas moi je j'ai décidé de continuer à aller sur BFM mais je dois dire que à chaque fois que je vais sur BFM je crois que j'ai eu une exception avec un journaliste qui était vraiment beaucoup enfin qui sincèrement voulait entendre ce que j'avais à dire mais sinon globalement ce sont quand même que des plateaux hostiles des éditorialistes hostiles des enfin à un point qui qui pose question c'estd Comment se fait-il qu'il n'y ait pas un jeune éditorialiste même un peu jeune qui rel les revendications des lycéens ? Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de questionnement sur l'état de droit, sur la politique de maintien de l'ordre ?
Comment enfin c'est aussi le boulot des éditorialistes de faire ça ? aussi le boulot des gens sur les plateaux et euh alors ils en ont eu parce qu' je me souviens qu'il y avait Rokaya Dialo, il y avait comment il s'appelle Pablo Vivien mais il y a eu aussi d'autres et puis tous ces gens ont disparu et là on est sur un traitement de l'information qui est un traitement euh j'allais dire par la poubelle en feu. Oui oui oui. la poubelle en feu [rires] ou même dimanche pour corroborer vos propos avant de reprendre mon préambule.
Il y a il y a aussi moi j'étais frappé dimanche de la l'histoire de la bijouterie euh samedi soir de la bijouterie marseillaise, ils avaient qu'une bijouterie euh fracassé évidemment pé alors le dimanche le dimanche il y avait aussi un magasin de vêtements, je crois que c'était dans le 11e. Ça fait de voilà et ce magasin de vêtements qui avait une vitrine bleue qui a en effet été dont la vitrine a été cassée et le et le contenu a été volé. Donc il y a pas de doute sur ce qui s'est passé, ça s'est passé en direct mais en fait cette vitrine est restée toute l'après-midi. C'est impressionnant.
Donc ça donnait quand même une sensation que c'était partout que c'était x 10 x 5 alors que c'est Ouais. Euh c'est c'est un peu comme cette gamine qui qui pensait en septembre 2001 cette jeune gamine américaine qui pensait que le le il y avait 27 ou je sais plus combien une trentaine d'avions qui s'étaient crachés sur les tours jumelles à force de voir les en boucle. Ça donne forcément un effet particulier. On va rester sur BFM TV euh et puis on parlera après évidemment des euh de l'attentat terroriste et raciste de Trap. Euh mais pour rendre hommage à ces victimes euh et faire leur M à Coolpa euh BFM, ils ont décidé d'inviter qui ? Je vous laisse regarder. Euh Éric Zemour.
Alors il ils ont décidé ça le vendredi soir je crois. Et la société des journalistes heureusement et on va voir leur communiqué. La société des journalistes de BFM nous a prévenu, alors c'était samedi dans l'après-midi que finalement c'était annulé. Mais l'idée simple de penser à inviter Eric Zemour qui largement fait partie du problème, euh qu'est-ce que est-ce que vous arrivez à vous imaginer que quelqu'un dans un bureau se soit dit tiens la bonne la bonne personne à invité c'est Éc Zemour pour parler de ce qui s'est passé à Trapp ? Alors déjà euh je dois quand même euh rendre hommage au aux techniciens et techniciennes de BFM qui sont pas sur la ligne forcément. Ah non non, bien sûr.
Ah non, je parlais de des décideurs. Quand on va sur le quand on va sur les plateaux, on a souvent des échanges en off avec les techniciens techniciennes qui sont assez différents. Éc Zemour, ben c'est en fait il ne voulait en fait je pense que ils ont décidé d'inviter Éric Zemour non pas pour penser à ce que ça donnerait en terme de de traitement médiatique d'un événement gravissime et cetera. Ils ont pensé inviter Éric Zemour pour avoir une phrase qu'ils allaient faire tourner toute la journée et qui allaient euh faire ce qu'on appelle le puzz. C'estàd que ce qui il et c'est ça c'est ce en quoi je pense qu'il y a vraiment une responsabilité mais y compris de l'arcom en fait.
C'estd que comment on sort de ce truc où on essaie d'inviter la personne qui va faire le buzz ? Et quand je dis ça, on me reproche moi beaucoup de le faire alors que j'estime ne pas beaucoup le faire en fait sur les sur les antennes. Euh mais bon voilà, mais à un moment en fait, il faut quand même penser au traitement de l'information. Mais moi, je trouve que il y a en ce moment et ça m'inquiète, je vais vous dire énormément, c'est que il y a une défiance énorme sur les journalistes.
Dès que je fais un poste par exemple, c'est très souvent on attaque les journalistes qui me posent des questions et cetera, mais aussi parce que on n' pas l'impression de voir de manière transparente au travers du travail journalistique la déontologie de la des journalistes, ni le travail de de d'impartialité auxquelles ils sont normalement tenus.
Et ça euh et je moi j'alerte les journalistes en faites attention parce que s'il y a plus cette espèce de contrepouvoir qui est la presse, s'il y a plus cette espèce de une forme de vérité en tous les cas de réalité qui est transcrite au travers de des médias par un travail de journaliste, c'est-à-dire avec vraiment les codes, les les façons, les la méthodologie, la déontologie. Alors euh je veux dire on rentre dans un moment extrêmement compliqué parce que la justice déjà est attaqué. En fait des contrepouvoirs en démocratie, on en a pas énorme. Je veux dire, on a la presse, on a la justice.
Moi, je pense que la recherche aussi par exemple en en sciences humaines fait partie des contrepouvoirs, mais tout cela est très fortement attaqué. C'est le wisme dans les universités, c'est les médias euh voilà, on vient d'en parler, c'est la justice avec les condamnations sur Sarosi, sur Le Pen où il y a eu aussi un déversement de critique sur la manière dont la justice a été rendue. Voilà, je je ça aussi ça affaiblit l'état de droit. C'est pas que le maintien de l'ordre. Ce qui affaiblit l'état de droit, c'est aussi de s'attaquer de manière comme ça au au contrepouvoir et ça les journalistes ont une responsabilité là-dedans.
H et tout à l'heure vous parlez de certains journalistes qui faisaient leur boulot. citer notamment Pablo Vivien ils ont cité d'autres personnes Oui, mais ils sont enfin ils sont aussi journalistes à la base, je veux dire euh Galager Fenwick par exemple ou d'autres ou Catherine alors notamment alors Catherine Trico par exemple et et Pablo de sont blacklistés complètement des plateaux maintenant.
Mais euh mais ce qui est très troublant, c'est ce qu'on se dit souvent euh avec des des confrères ou des consœurs, c'est que en fait euh ceux qui font leur boulot passent pour des super-héros parce que ils sont il y a un tel marasme, il y a un tel niveau euh euh vers le bas que dès qu'on commence à dire des choses un peu pertinentes, un peu sérieuses, on passe pour un super journaliste al qu'en fait on fait que son travail.
Enfin, je voudrais quand même dire que les journalistes ont aussi le droit d'avoir des [raclement de gorge] opinions que de toute façon de toute l'histoire de toute l'histoire de la presse les journalistes et voilà en fait le truc c'est qu'il faut que ça ne soit pas au nom de la neutralité c'estd qu'en fait ils peuvent avoir une opinion et une opinion sur le fait que il faut enfermer les casseurs ou j'en sais rien. Enfin c'est une opinion mais dans ces cas-là il faut qu'il l'annonce. C'estàd que ça ne peut pas être dit au nom d'une neutralité journalistique. Ça exactement on est d'accord làdessus. Ouais, c'est c'est la différence avec les journalistes de gauche.
Mais c'est un peu comme les mers sans étiquettes. Les mers sans étiquettes sont 90 % des cas des mers de droite. Alors que quand on est à de gauche, a priori on cache pas son étiquette. Alors ce qui est terrible avec notamment et puis ne pas ne pas donner cours au fake news he quand même. C'est oui c'est ça que les personnes en slip là c'était quand même chaque chose en son temps le leur en demandez pas trop madame Rousseau. Alors le problème c'est que quand on leur met ça sous le pif quand on leur met leur contradiction sous le pif ces fameuses chaînes et ben ils s'en foutent et ils réfutent la preuve par le député Louis Boyard.
Politique derrière ce passage à l'acte alors même que l'enquête ne fait que commencer. Je tiens à le préciser. Euh, il faut nommer les choses. C'est un attentat. Moi, je pense aux proches, je pense à la famille, je pense à Trap qui est dans le deuil, je pense aux millions de gens dans ce pays qui sont dit "Mais ça aurait pu être moi." Et oui, il y a une responsabilité politique quand vous avez des responsables politiques qui peuvent tenir des propos. Notamment monsieur Zémour qui disait "Il y a moins d'une semaine, "Pour eux, la nationalité n'est qu'une nationalité pour avoir des papiers. des millions de gens qui ne veulent pas s'assimiler. Il y a les ennemis de la France et les Français.
Ce sont les barbares qui nous colonisent. Le pillage, c'est un mode opératoire des armées musulmanes. Elle est autorisée et bénie par le Coran. Ça, c'est des propos racistes qui ont été tenus par le multicondamour et ils ont été tenus sur BFM TV la semaine dernière. Donc, il y a une responsabilité politique et il y a aussi une responsabilité médiatique de gens qui laissent ces propos être tenus. J'imagine que vous partagez les propos de Louis Boyard. Ça rejoint ce que vous disiez tout. Je partage absolument les propos de Louis Boyard.
Moi, j'ai été témoin d'une scène euh donc c'était dans les grandes gueules, donc toujours alors là, cette fois c'était RC, c'était pas BFM euh où Charles de Consignie a eu toute une diatribe en disant que j'aurais jamais dû être sur ce plateau, que c'est là où on va on va le voir tout à l'heure. Ah bon ? Ben peut-être vous voulez que je Non, non, non, c'est bon, c'est bon, c'est bon. D'accord. Donc il a toute cette diatrie pour dire que j'aurais pas dû être là, c'est une honte et cetera. et il dit euh les pilleurs sont des enfants de l'immigration. Voilà ce que fait l'immigration de masse.
Et je lui dis "Mais vous ne pouvez pas dire ça." Il dit "Si voit." Et en fait ça, moi j'ai décidé et je c'est une annonce que je vous fais que je vais faire un article 40 auprès du procureur parce que euh en fait je me je me suis posé la question en sortant du plateau dans la mesure où c'est quand même un propos décomplexé. Je veux dire, qu'est-ce qui lui permet de dire que ce sont des enfants de l'immigration ? Qu'est-ce qui lui permet de dire que et donc je vais faire un article 40, on verra ce que donne la suite de cet article 40.
Peut-être le procureur ou la procureur décidera de ne pas poursuivre mais je pense que et compte tenu de ce qui s'est passé à Trapp, nous avons aussi une responsabilité de ne pas laisser puisque l'ARCOM manifestement ne fait pas son travail. Euh en tous les cas, on le fait de manière euh euh à la manière d'une passoire qui retiendrait l'eau, quoi. Donc autant euh voilà et ça pour moi, ce sont des propos qui tombent sous le coup de la loi, en tous les cas qui pourraient tomber sous le coup de la loi. Donc euh on va on va aller tester auprès de la justice ce qu'il est possible de dire sur un plateau et ce qu'il n'est pas possible de dire sur un plateau.
Et ça va être un moment, je pense, assez intéressant. Regardez pas est-ce que est-ce que la justice estime que ça fait partie du débat politique que d'avoir des opinions racistes ou du moins d'avoir des des position qui renvoie à un racisme à une idéologie raciste et dans ces cas-là le racisme n'est plus un délit mais ça devient une opinion politique. Et je pense qu' c'est vraiment un moment où il va falloir mener cette bataille-elà pour réaffirmer que l'état de droit dit que aujourd'hui le racisme n'est pas une opinion politique ne peut pas être une opinion politique. donc qui tombe sous le cou de la loi et je trouve que la frontière est enfoncée de ce côté-là de manière régulière.
Donc voilà, on va voir avec Charles Deconsin ce que ça donne. Absolument. Alors puisque vous nous faites la primeure de cette saisine, au titre de l'article 40, je vous propose parce qu'ils sont suffisamment violents et importants de voir, on va bousculer un peu la grille, de voir tout de suite ce passage face à Charles de Bonsign. C'est extrêmement c'est rarement aussi violent y compris de sa part. Je vous laisse regarder. Moi, je trouve insensé qu'on mette en cause le ministre de l'intérieur et que des gens de gauche comme vous, madame Rosseau, osent aujourd'hui même venir dans un média.
Euh moi si j'ai fait vous Non mais je j'entendais hier Marine Tondelier par exemple qui continuait à pérorer comme si de rien n'était euh alors que vous devriez avoir honte vous cacher, présenter des excuses aux Français parce que ce qu'on a eu là c'est hier et avant-hier, c'est le résultat des idées de la gauche et de la politique de la gauche depuis des années. C'est le résultat de l'immigration de masse, c'est le résultat de l'impunité. C'est le résultat d'un système pénal qui ne fonctionne pas. C'est de votre faute qui se passe.
Vous qui êtes allié à la France insoumise, j'entendais aussi et et je trouve ça honteux, Benoît Paillan, le maire de Marseille et Emmanuel Grégoire, le maire de Paris qui d'un air pincé demandait des comptes à au ministre de l'intérieur alors que ce sont des des des maires qui sont comptables de ce qui se passe aujourd'hui. que franchement je je je trouve ça dingue et moi je me dis mais qu'est-ce que ça nous coûte cher la gauche quand même qu'est-ce que ça coûte cher aux gens, aux français, aux contribuables entre les impôts, les dégradations, les racailles, le bordel tous les weekends, les casseurs, les réformes, les seules réformes courageuses abandonné en race campagne.
Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher vos conneries. Mais moi, je n'en peux plus de vos conneries. Je n'en peux plus. Je trouve que vous devriez mais vraiment vous écraser aujourd'hui et vous êtes là et vous venez tout h de but faire votre numéro pathétique. Pardon mais moi ça ça me désespère. Il faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents parce qu'ils en ont ras le cul de vos conneries. Alors moi je vous dire on à vous d'associer immigration de masse et ce qui s'est passé. Il suffit de voir les images madame. Non non en fait. Ah bah si. Bah moi je les ai eu en bas de chez moi vous savez. Non non mais en fait moi j' ferez pas votre petit numéro. Non non non non.
Donc je le rappelle saisine par Sandrine Rousseau euh de la procureur de Paris au titre de l'article 40. D'où il vous vient ? C'est pas de la flagornerie mais d'où il vous vient ce flegme là. Comment vous arrivez à à rester comme ça impassible face à de telles horreurs ? Mais le truc c'est que moi je suis une femme et c'est pas un scoop ça. [rires] Deuxè si je me mets à m'énerver euh hystérie, on me renvoie à l'hystérie à la colère, euh à la bêtise aussi beaucoup. Ça on me renvoie énormément au fait que je suis idiote, cinglée et cetera. euh ce qui est par ailleurs très validiste aussi hein. Voilà, c'est sexistes validistes.
Et donc il y a aussi une obligation de tenir parce que euh nous nous voulons euh gouverner enfin voilà, nous voulons gouverner, je le pose de manière très forte. C'est donc il faut aussi savoir faire face à cela en gardant en gardant le calme et en étant capable de poser un propos au fond et d'après aller saisir la justice si besoin d'aller saisir la justice. Là, je vous avoue que en plus c'était tout au début de l'émission. Oui. Qui m'a saisi comme ça et que je me disais mais jusqu'où il va aller ? J'étais en fait presque dans une forme de sidération parce que aller accuser l'immigration de masse en plus enfin de masse déjà rien que ce terme, on en parle de ce terme de masse.
Bon aller chercher ça alors qu'en fait il y avait eu un peuple qui s'était soulevé qui avait eu des manifestations extrêmement nombreuses fournies et que oui, il y avait eu des images de vitrines cassées et de vêtements volés et de téléphone volés. Bon d'accord, mais enfin il y avait quelque chose qui dissonnait qui était en dissonnance complète quoi. Et donc j'ai eu du mal à comprendre où est-ce qu'il allait en venir et jusqu'où il allait aller. Et donc c'est c'est pour ça que je l'ai laissé terminer pour voir jusqu'où il menait son raisonnement.
Après est-ce que j'ai bien fait pas bien fait, ça je vais vous dire quand on est en direct en fait on réagit aussi comme on peut dans le moment et cetera. Mais là, en tous les cas, moi je je voulais qu'il finisse sa diat pour pouvoir et derrière là, c'est pas dans l'extrait, mais je lui dis que les propos qu'il vient de tenir sont des propos racistes. Et donc ça me permet aussi de poser ce terme sur un plateau, c'estàdire de dire là en fait vous ne pouvez pas le juste parler de l'immigration si vous n'avez pas un arrière-plan qui est un racisme et un et et par ailleurs aussi un classisme.
C'est-à-dire que parce qu'il dit "Je les ai vu en bas de chez moi, on sent bien qu'il habite le 7e arrondissement et qu'il était ou le 10e ou le 11e et qu'il a vu en bas de chez lui quatre personnes probablement cagoulé et qui et qu'il a eu peur." Et en fait, c'est aussi un truc de classe en réalité qu'il y a derrière. Donc bon, voilà, je je on va voir ce que donne la suite de ce débat. Mais en tous les cas, moi je ne veux pas laisser passer ça parce que je trouve que c'est enfin c'est pas possible. Et d'ailleurs, comme l'a dit Louis Boyard sur Sonia Mabrou et Er Zemour, derrière l'animateur de des grande gueule ne le reprend pas là-dessus. Il le reprend sur le fait que j'ai été invité.
Donc il dit elle a été invitée mais il ne le reprend. Il ne le reprend pas sur le caractère d'immigration de masse et cetera. Oui, surcune espèce de modération de ce propos sur les propos délicueux euh et sur en en en un mot sur le le l'aspect politique de l'attaque. La gauche nous coûte cher, c'est c'est à cause de la gauche qu'on qu'on met dans la panade, c'est à cause de la gauche qu'il y a des violences. Ça ça vous semble quelque chose de ém B. Moi, j'ai eu le sentiment d'une droite qui paniquait, d'une bourgeoisie qui était en panique, d'une bourgeoisie qui sait plus comment faire.
D'ailleurs, c'est vraiment un sentiment que j'ai de manière générale, c'est que là, on est face à une forme de panique bourgeoise au sens premier du terme qui euh et quand je dis panique bourgeoise, je je je parle d'en fait une une classe possédante, une classe qui a le pouvoir, une classe qui a le qui qui maîtrise le récit, qui est en train de se faire déborder par une base qui est de plus en plus politisée. Parce que ce qui m'a vraiment fasciné dans le mouvement des lycéens, c'est à quel point ces gens étaient ces jeunes étaient politisés mais politisés vraiment dans le bon sens du terme. C'estàd qu'ils avaient une une pensée politique de ce qu'ils vivaient, de leur avenir et cetera.
Et donc comment ce cette base est en train de déborder complètement leur récit ? Et moi, j'ai utilisé ce livre, cette image dans le livre que j'ai écrit qui s'appelle T nu à la cause dans les éditions Laame Me, c'est que moi j'ai le sentiment que on est comme dans une famille précisément bourgeoise conservatrice dans lequelle il y a un adolescent ou une adolescente cuir qui se cherche et qui veut trouver la sortie et que les parents privent de téléphone, privir, disent "Tu vas rester dans ta chambre" et puis le gosse bah il finit par sortir par la fenêtre, aller faire aller vivre sa vie. et et en fait à la fin bah il devient cuir parce que c'est ça sa vie.
Et moi j'ai vraiment ce sentiment qu'on est dans ce moment-là politique, c'est-à-dire que on a un conservatisme qui essaie de fermer la porte à clé, de nous priver de portable et d'ailleurs presque au sens premier puisque le 24 octobre, ils ont failli nous couper les portables. Mais voilà, alors que de toute façon, bah le gosse, il deviendra adulte et que la société, elle est en train de déborder ce truc de ce conservatisme là.
La société, elle est en train de enfin je sais pas si on peut dire le peuple mais en tout cas une grande partie de de cette population est en train de de déborder complètement ce discours conservatisme, de casser les codes dans lequels on veut nous enfermer, y compris le les codes du débat politique. Parce que sur le sur le conflit des lycéens, enfin sur les blocages lycéens, pendant toute une partie, il y avait aucun lycéen sur les plateaux. C'estàd pendant les premières les premières semaines, il y a eu aucun lycéen invité sur les plateaux. comme si on savait à leur place ce qu'il voulaient, la manière dont il fallait traiter cette révolte et cetera. Et donc ça dit quelque chose.
Il a c'est on est dans le repas de famille où il y a le tonton conservateur qui dit "Non mais arrête avec tes théories féministes, cuir et antiraciste, tu nous saoules et et tiens, j'ai envie de j'ai envie de vin. Maman, est-ce que tu peux pas aller chercher le vin ? Quoi en fait ? Ou est-ce que tu peux pas aller chercher la salade ? C'est ça en fait ce qui est en train de se passer. Mais là, on est en train de prendre le pouvoir dans le repas de famille. C'est ça qui est en train de se passer. Et donc c'est ça qui est hyper intéressant aussi dans la période. Et c'est pour ça que moi je ne suis pas pessimiste euh sur la manière dont ça va finir.
En tous les cas, j'ai peur évidemment comme tout le monde, mais je n'ai pas je ne suis pas dans cette idée que quoi qu'on fasse, on perd. Ça n'est pas vrai. Je pense qu'au contraire et d'ailleurs on le voit dans tous les pays du monde où il y a cette espèce de bascule entre un conservatisme capitaliste sauvage et une nouvelle société, ben on est dans des moments de bascule. Donc on l'a vu avec Loula Bolsonaro cette cette nuit mais on le je pense que les mythes terme aux États-Unis vont être une sacrée claque pour Trump et je l'espère en tous les cas.
Et on voit aussi que aux États-Unis, c'est la branche Bernie Senders qui est en train de faire monter des candidats, c'est-à-dire des candidats qui n'étaient pas dans le système, qui étaient hors système, qui euh qui perturbent ce système démocrate. Mais euh on peut le voir aussi en en Europe de l'Est où il y a des moments de bascul. Voilà, on peut le voir en Albanie, on peut le voir euh enfin partout en fait. Et et même, je vais vous dire même je pense en Israël, il y a quelque chose qui est en train de se passer. C'est que là, il va y avoir des élections où Benjamin Netania se représente et moi, j'attends de voir ce qui va se passer.
Et pour la première fois, il est en très grande difficulté lié à une à un mouvement qui contestait sa réforme de justice et qui euh possiblement peut gagner les urnes dans 15 jours. Donc voilà, on est dans cette tension partout dans le monde, mais en France, cette tension prend un tour particulier puisque elle prend elle mobilise des images de cortège qui n'en finissent pas.
Elle crée une espèce de lutte dans la joie, la solidarité, l'enthousiasme et malgré et et j'en termine là, mais malgré tout ce qui se passe à la télévision de de ce discours qui nous est imposé euh des poubelles qui brûlent, des pilleurs et cetera, finalement les gens n'ont pas eu peur de revenir à la manifestation samedi dernier. Et donc, ça veut dire que ce mouvement de vie est bien plus important que la le l'autoritarisme qu'on veut nous imposer en face. Donc moi je reste enfin moi je suis je suis optimiste et je pense que la population française ne va pas laisser le fascisme s'installé. Voilà, c'était ma déclaration et je tape sur la table. Merci [rires] de nous avoir suivi.
Alors je présente euh non mais je vous êtes là pour pour [grognement] expliquer de manière précise les choses et c'est très bien comme ça. Euh je déteste les émissions où ça coupe toutes les 20 secondes et on narrive pas à développer une idée tout simplement puisque vous adorez euh Sandrine Rousseau et parce que je vous ai entendu à plusieurs reprises parler du tonton bourré là du tonton arac dans les repas de famille. Euh je vous invite à aller voir ce que vous avez que ça à faire, aller voir les de très nombreux reportages.
Alors je crois que c'est dans le Figaro et dans le point B surtout aller voir les critiques de ces articles euh où euh ils invent par euh ont des enfants qui votent Mélenchon euh qui annoncent qu' voter. Voilà, c'est c'est le drama. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour en arriver là et ainsi de suite. Évidemment, il y a pas de il y a pas de source, il y a pas enfin il y a aucune preuve, il y a rien du tout mais ça leur fait plaisir et peut-être que ça vient euh euh imager cette histoire de de panique du camp du camp bourgeois. Hep hep hep, c'est moi Valentin, le producteur de mon œil. Si vous êtes là, c'est que vous aimez notre travail.
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Allez, on peut arrêter de nouveau. Non, bismillah, c'est les ténèbres. Bismillah, c'est réellement les ténèbres puisque la place Beauau qui est censée quand même à la fois protéger le territoire et nous protéger, je vous laisse regarder cette image. Il y a un sujet de France Télévision qui a été faite sur eux et notamment sur le le fait de surveiller les réseaux sociaux.
Sauf que ces imbéciles heureux n'ont pas capté qu'on voyait alors c'est juste en bas à gauche, on voyait le nom du faux compte à la con qui est censé suivre les Junes et si possible de banlieu et que du coup ça tombe complètement à l'eau en fait que ça marche pas puisque'à partir du moment où le compte a été dévoilé bah évidemment tout le monde est allé voir et certains certains confrères notamment et consœurs certaines consœurs se sont rendu compte que le compte de la place bovoau les suivait sans sans être déwell voilà alors maintenant c'est mort les gars Ah oui c'est vrai Ouais, il me suit. Ouais et ils ont changé de nom depuis mais il me su que sur Twitter et j'ai quitté Twitter.
Donc mettez-vous à J. Ah oui, ils auront pas beaucoup d'infos [rires] de votre part. Euh donc voilà, je trouvais ça un peu un peu un peu rigolo de la part de ces pandores. Euh on va revenir à David Lisnard. Tiens, on en avait parlé la semaine dernière avec Jean-Baptiste Rivoir et en fait Lissar est un menteur. Donc il il avait dit qu'il s'en foutait et perdument de des événements du 17 octobre 61. On va y revenir. Euh et en fait la jeune femme n'expliquait pas du tout le fait qu'il est casseur par le 17 octobre 61 qui sera complètement délirant. Euh, elle va dire tout à fait autre chose mais lui ne va retenir que ça. Je vous laisse écouter.
Ce qui est un dérapage insupportable, c'est cette rhthorique d'extrême gauche connait parfaitement qui consiste à utiliser des drames du passé et ce drame de cette manifestante centre pour justifier des exactions actuelles. On parlait de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoge, on parlait de commerçants massacrés, de violence extrêmement grave et cette technique les connait par cœur. On peut plus accepter cela. Ben elle avait l'air de dire juste aussi que il y avait des drapeaux parce que ben en 1961, il y avait eu aussi une autre manifestation. Ne tombez pas là-dedans parce que ces gens-là mettent du poison dans la tête de nos jeunes. Ils mettent du poison dans la tête des médias.
C'est un bon Lisnard, hein. Alors je précise que donc le le 17 moi non plus le 17 octobre 61 figurent sur un certain nombre de panneaux. vous l'avez vu puisque vous étiez dans la même manifestation que moi et que évidemment c'est une date une date charnière et que elle justifiait cette jeune militante, elle justifiait uniquement la présence des drapeaux algériens, de certains drapeaux algériens dans la manif pour commémorer cette date tragique de l'histoire de la 5e République. Le donc je je rappelle que que vous y étiez.
Il taxe tout de suite Lisnard, mais comme le font beaucoup d'autres, mais y compris des chroniqueurs, il parle immédiatement de de d'ultra gauche qui euh euh mettrait dans la tête des gens des fausses idées, des fausses que c'est quoi l'ultra gauche ? En fait, ça ça fait partie de de du vocable qu'ils utilisent. Donc il y a eu les islamo gauchistes, il y a eu les walkistes, il y a les l'extrême gauche, il y a les ultra gauches, il y a Et en fait c'est tout un vocable qui vise pour le coup à faire peur parce que l'ultra on a peur quoi tout de suite. Oui. Et et ça c'est vraiment utiliser, surutiliser mais adnoséam sur les plateaux.
C'estàd que là vraiment euh il y a plus aucun euh aucun filtre là-dessus. C'est pour ça que moi par exemple à l'assemblée, j'ai j'ai pris la parole en début de l'étude du budget de la sécurité sociale. J'ai rappelé que cette sécurité sociale était liée à ce qu'on appellerait sans doute aujourd'hui l'ultra gauche. C'est-à-dire que c'est lié en tous les cas à la lutte antifascisme. C'estàd qu'elle est directement cette sécurité sociale issue des luttes antifas et donc je voyais d'ailleurs que ça énervait énormément l'écran de la droite et l'extrême droite mais il faut aussi se remémorer l'histoire.
C'està dire qu'en fait voilà et donc tous ces mots sont balancés en général d'ailleurs ils sont mélangés on fait plus du tout la différence et évidemment les filles et comme broyé comme une noix au milieu de de tous ces mots-là. Bon, tout ça n'a qu'un seul sens parce que d'ailleurs cet extrait, il le dit, c'est que moi je je m'en fiche de 1961 et de du 17 octobre 61. [raclement de gorge] Et c'est ça le seul propos fort en fait de son de sa prise de parole, c'est de dire euh je me fiche qu'il y ait eu des morts, je ne veux pas regarder ça. Et même quelque part je ne je n'entends pas parler du racisme qu'il y avait derrière ses morts. Je n'entends pas parler du maintien de l'ordre.
Je n'entends pas non plus parler de la manière dont les policiers eux-mêmes interprètent les consignes du maintien de l'ordre. Hm. Bien sûr. Et donc je ne veux pas parler de l'histoire et derrière je ne veux pas parler de la colonisation et je pense d'ailleurs que c'est bon là je je digresse mais je pense que là ce qui s'est passé à Gaza, la négation de la colonisation de la dimension coloniale de l'histoire de Gaza euh fait que il y a toute une population qui aujourd'hui n'est pas prêt à lâcher la question légitime de l'histoire et de l'héritage colonial. Hm hm. Et en fait ça pour moi ça fait partie de ce des tensions de ce dîner de famille entre le conservatisme et et le camp progressiste.
C'est que on ne le conservatisme ne veut pas interroger ça. C'est dire qu' pour lui c'est du passé. Ça n'existe plus. Ça n'a jamais d'ailleurs vraiment existé. C'estàd que ils ont une autre histoire de de ce de ce colonialisme et euh et passons à autre chose. Et et moi j'ai l'impression de retrouver vraiment un parallélisme des formes avec ce qu'on a connu sur le féminisme quand on quand on entendait des phrases comme "Ben vous avez pas d'humour, ah bah c'est bon." Voilà, en fait c'est une manière de nous imposer leur vision et de ne pas de délégitimer la parole de celles et ceux qui ont besoin absolument de décrypter politiquement ça.
Hm et il est pas allé jusqu'au euh négationnisme le plus virulent puisqueil y a d'autres intervenants de droite extrême euh ou d'extrême droite qui sont allés euh carrément sur les sur enfin fast cam pour expliquer qu'il y avait eu un seul mort le 17 octobre 61 et que encore c'était quelqu'un qui était tombé dans dans la scène parce qu'il était bourré. Enfin bref, des horreurs absolues et on est en train de de rentrer dans une phase qui me semble un petit peu compliquée par rapport à ça. Et d'ailleurs, on va écouter Seir Babas de l'association Accès 94 qui va nous expliquer et nous recontextualiser tout ça.
Bonjour Soir Bellabas de l'association Accès qu'on retrouve notamment sur les réseaux sociaux. Je pense évidemment à Instagram avec accès à saut. Euh on vient de voir avec notre invité euh Sandrine Rousseau les déclarations que je qualifierait aimablement de complètement lunaire de David Lisnard, donc qui est candidat à la présidentielle qui est maire de Cann concernant les événements du 17 octobre 1961 pour lesquels vous militez notamment pour la reconnaissance des victimes. Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire de cette période de ce jour particulier qui est le 17 octobre 61 et qu'est-ce que vous pouvez répondre à David Lisna ?
Alors d'abord bonsoir bonsoir Mourad, merci pour cette invitation. Alors nous euh en tant que enfin en tant que membre associatif qui militant depuis des années sur cette questionlà, on trouve que ces propos sont complètement indigne parce qu'il n'en a rien insiré monsieur David Lissard de de ce que de la répression d'État la plus violente que jamais provoquait une manifestation de rue dans le monde moderne en Europe occidentale selon les historiens Jim House et Nel Matmaster. Alors pour rappel euh le 17 octobre, c'est le massacre que les historiens établissent aujourd'hui euh dans le bilan que les historiens établissent aujourd'hui à peu près à plus de 150 morts minimum.
Jean-Luc Enodi parle de 389 morts euh lors de la répression de l'automne 61. Hm hm. Donc c'est cette réalité euh qui a été étayée donc depuis par les historiens, qui a été dissimulé, il faut le rappeler, pendant plus de 30 ans et euh ça a été le combat la lutte acharnée de d'abord de militants de l'immigration post-coloniale qui qui ont rappelé sans cesse par leurs actions ce 17 octobre étouffé. Je pense notamment à Convergence 84 pour donner que cet exemple-là qui s'était recueilli un an après la grande marche pour l'égalité en 83 devant le mur des fédérés au Père Lachise pour rappeler que c'était le plus grand massacre parisien commis depuis depuis la commune commune de Paris.
Voilà donc euh voilà un peu le le le contexte et ce qu'ignore ce que veut ignorer David Lisnard. Et puis il ajoute aussi qu'il était pas né. Alors bon, il était pas né euh pendant la choa, il était pas né mars 62. Euh j'ai regardé un petit peu puisqu'il est maire de Cann ce qu'il commémore dans sa ville, il a il commémore quand même la fusillade de la rue d'Isli. Alors la fusiade de la rue d'Isli, elle a été c'est une manifestation qui a été réprimée à l'époque par l'État français au lendemain des accords de des accords déviant. H donc en mars 62, il y a des ultras de l'Algérie française notamment de l'AS qui manifeste et cette manifestation se termine dans le sang.
Donc cette manifestation voilà c'est un c'est c'est c'est cette histoire là c'est un choix, il la connaît et il il choisit de la commémorer quand même dans sa ville. Je précise que l'intégralité de cet entretien qui a eu lieu la semaine dernière est à retrouver sur mon œil par Mouou et sur la chaîne évidemment YouTube. Je voudrais apporter une toute petite correction. Euh Sandrine Rousseau, est-ce que vous avez dit tout à l'heure, à savoir que vous faisiez une digression en parlant de ce qui se passe au Moyen-Orient ?
Et ben non, en fait puisque il y a il y a plusieurs conférence où j'étais acteur, intervenant ou animateur euh où justement il y avait ce parallèle qui était fait sur la question du de la colonisation, de la décolonisation et et donc c'était je trouve que c'est plutôt pertinent de d'avoir ce genre de parallèle. On va tout de suite passer à mes regards. Alors, puisqu'on parlait des manifestations et des manifestants, et bien sur le profil de manifestant, on va écouter Ellisabeth Lévie parce que Elisabeth, elle sache. Je vous laisse écouter. Demandz tout simplement qu'arrive-t-il à la France ? Alors, quelques jours avant mai 68, Jacques le monde titré, vous le savez, la France s'ennuie.
Et bien quelques mois d'une élection cruciale, la France a peur et elle a quelques raisons d'avoir peur hein. Au moment où Emmanuel Macron déclarait pour la 1e fois d'ailleurs que le pouvoir serait intraitable avec les fauteurs de violence et bien il y avait déjà des groupes de pillards cagoués égantés qui narguaient les policiers Rudrivoli. Bon mais après l'émotion, la sidération, l'indignation et bien il faut essayer de comprendre la nouveauté de ce qui nous arrive. tient, me semble-t-il, à la conjonction de trois phénomènes.
Alors, d'abord, il y a une les manifestations étudiantes ou lycéennes qui sont instrumentalisé par les insoumis avec les violences de fin de parcours, c'est la classique dirais-je, de la contestation. Et puis il y a les Black Block et d'autres groupes d'entraînés coordonnés qui cassent du flic et des bâtiments publics. C'est aussi la classique depuis une vingtaine d'années dirais-je. Et enfin, il y a les racailles de banlieu venus piller et jouer à la guéger avec la police. Alors, la nouveauté, c'est d'abord le nombre, on a quand même des milliers de de pillards, l'arrogance, la présence des filles et le tout filmé, hein. Les vidéos se sont multipliées sur les réseaux sociaux. On a tout vu.
Ce sont alors d'abord bien sûr ce sont des jeunes de leur époque hein. Avant tout ils veulent tout de suite et ils ne pensent qu'à leurs innombrables droits. Mais bien sûr Jacqu, il y a un éléphant dans la pièce et cet éléphant sait que ces pillards sont à une écrasante majorité des enfants de l'immigration qui sans doute inconsciemment reproduisent tout simplement les radias de leurs ancêtres. Mesdames, messieurs, nous avons failli perdre notre invité Sandrine Rousseau qui a marqué un temps d'arrêt à la limite du malaise et j'en suis absolument désolé. La prochaine fois, on vous prévient quand il y a quand il y a Babette qui passe à la télé.
On va même pas commenter he si vous le voulez bien parce que c'est tout à fait tr si alors vous vous aviez réagi au mot racaille. Oui, parce que Consignie dit Rakaille, elle dit racaille et Rakaille c'est un terme qui est utilisé comme ça comme comme si de rien n'était alors que c'est un terme qui est quand même extrêmement stigmatisant, raciste. Enfin, c'est mais sans le dire vraiment parce que Rakaille pour eux c'est un paravant. Ouais. Enfin, c'est comme islamophobe quoi.
Moi, je trouve que enfin c'est ça aussi les petits gravillons qui sont mis sur la route du RN, c'est de poser des mots comme ça qui ne posent de problèmes à personne maintenant comme si il était c'était une évidence jeune de quartier égal racaille. Maintenant en fait Ellisabeth. Ouais, c'est va falloir sortir du repas de famille là. Et ouais, si si tentait qu'un [rires] jour l'équité ne serait-ce qu'un instant. Euh sur la pertinence des médias et les et les sources d'information, on va on va en prendre deux. On va prendre C News et France Info qui vont commenter des images d'une manifestation parisienne qui raconte beaucoup de choses de notre société. Je vous laisse regarder.
Ce sont les images qui se trouvent juste à droite. C'est c'est ces images et je vois ces ces manifestants euh qui sont en train de de transformer leur tenue. Et on passe. C'est c'est c'est parce que c'est c'est significatif. Vous étiez dans un cortège de manifestants et vous avez désormais des gens qui se comportent comme de futurs casseurs hein, de futurs émetiers. Ils viennent de s'équiper, vous l'avez vu en en direct, les casques, les cagoules, les masques, on s'échauffe, ils sont en train de de sauter et là vous avez une transformation petit à petit de de la population de ce de ce de ce défiler.
Hubert, mais c'est c'est soudain en fait, c'est c'est ce ce genre de de d'attitude et cette cette faculté à à se transformer, on va dire, et à modifier son ça s'est fait sous les yeux de nos caméra. Pourquoi je vous ai demandé de regarder spécialement la partie de droite ? parce que évidemment, il suffisait de de se pencher un tout petit peu et de comprendre que ça ne se passait pas du tout en France mais en Albanie. Alors, ils vont faire pour une fois, ils vont présenter des excuses mais alors chacun à leur façon. Ces news va le faire.
Vous savez, ces news c'est toujours on a commis une erreur mais alors non seulement c'est pas des erreurs, c'est des fautes professionnelles très graves mais en plus ils arrivent à temporiser le truc voire même à se donner raison. Je dis bravo Olivier Ben Kemoun pour ce grand numéro, ce grand salto arrière. Je vous laisse écouter. On en parlera pas. À ne pas reproduire chez soi. Tout à l'heure, vous avez vu les les types qui se masqu masquaient. Bon, c'était pas c'était pas à Paris. Ah d'accord. On a fait une erreur en régie. C'était vous savez qu'il y a des des des manifestations également en Albanie. Voilà. Donc on a des flux en direct qui nous arrivent.
Ça c'est notre petite cuisine interne en régie. Il y a des fus qui arrivent. Parfois on nous donne des images de Paris, parfois on nous donne des images de Lyon de Nantes. Nous avons nos propres caméras. Parfois il y en a qui viennent d'Albanie et aujourd'hui on manifeste également en Albanie. Donc vraiment, je tiens à m'excuser au nom de la rédaction également parce que les images de type qui se marquaient c'était l'Albanie. Ça ne change rien néanmoins à la réalité des C'est exactement la même technique de toute façon c'est la même technique. On aurait pu on aurait pu les avoir ici. Oui, exactement.
On on on aurait pu les tourner mais voilà je tiens à préciser et et euh et donner euh et dire mes excuses encore une fois aux spectateurs. Rappelle-nous du con Olivier. Euh la phrase, elle est quand même extraordinaire la phrase de dire "On aurait pu avoir la même chose chez nous euh que ça change rien au fond du truc alors qu'il nous fit il nous file une merguise une information complètement bidonnée. Euh ça ça c'est c'est quand même gonflé d'en arriver là, d'en arriver à dire "J'ai raison quand même" à la fin du de la démonstration qui qui sont soi-disant des excuses. Non mais ça ça rien que ça là ça mériterait que l'Arcom se saisisse et menace de fermer immédiatement ces news en fait.
Enfin c'est c'est tout. Alors [raclement de gorge] parce qu'en plus il s alors il s'excuse mais il dit non mais ça aurait pu arriver chez nous c'est ça change rien ça change rien. Bah si ça change tout en Allemagnie, c'est et puis pareil en plus donc il y a d'abord les deux jeunes hommes masqués là dont on ne voit aucune violence. C'est qu'en fait je embrasse même la caméra. Voilà ils font des bon voilà mais peut-être ils sont violents après j'en sais rien mais peut-être pas aussi. Et donc voilà et puis derrière il y a quand même le musulman qui était là avec et tout. Ouais ouais c'est c'est comment elle s'appelle ? Euh Julia Cager qui dit ça, c'est euh euh comment elle dit ça ?
C'est les trois I insécurité, identité, islamophobie enfin islam et puis ou alors immigration aussi, et islam. Oui, il ressort toujours ces trois trucs. Ouais. Ouais. C'est toujours les mêmes. On en on en parlait d'ailleurs avec Lailia justement ce weekend, la professeure de linguistique d'Orlé Laelia Verron pardon. au cours d'un débat le 24 au moment du village antifasciste d'Orléan. Alors, ils ont du bol dans leur malheur parce que France info a fait exactement la même connerie et donc ils ont aussi présenté leurs excuses que je vous laisse écouter et je vous préciserai pourquoi je parle de ça après.
Je voudrais revenir à l'instant sur les images que nous nous avons montré il y a quelques minutes notamment avec ces canons à eau. Euh c'était une c'est suite à une erreur effectivement de de notre part. Ce n'était pas des images en direct de Lyon mais des images en direct de Tirana. Euh voilà, c'est donc une erreur de notre part et je vous présente nos nos excuses euh à ce à ce sujet. Alors pourquoi je vous parle de ça ? Parce que là d'abord ça ils vont pouvoir dire comme ça Ben Kemuyenko, il y a pas que nous.
Mais euh parce que ce matin par hasard, j'ai j'écoutais euh le vrai du faux parce que j'aime pas cette émission, c'est complètement bidon, mais le vrai du faux où il disait "Attention, méfiez-vous des images bidonnées qu'on vous montre des manifes et tout ça." Sauf qu' ils ne caient pas leur propre cas, ils sont pas cons. [rires] Donc ils vont voir chez les autres ce qui se passe, mais pas chez eux. Je trouve ça un petit peu gonflable. Au moins, ils ont fait ils ont présenté des excuses carrées là-dessus. Il y a pas de souci. On va revenir un instant Sandrine Rousseau. Euh on va revenir aux événements de trap.
Euh alors je dis événement évidemment c'est je parle de la l'attaque terroriste et et raciste de Trap, la réaction d'Ali Rabé. Alors Ali Rabet qui est pas souvent sur les plateaux, qui est plus trop souvent sur les plateaux et qui l'assume totalement a fait la tournée des plateaux en expliquant euh que il ne venait sur les plateaux que quand il avait quelque chose, un message à délivrer, un message un peu sérieux. Je vous demande de d'écouter ses propos, sa réaction et surtout les réactions à son propos. C'est totalement lunaire. On en parle juste après.
C'est pour ça qu'on y arrivera pas nous petit maire élu de terrain, on aura besoin de vous les journalistes pour cesser de laisser la parole libre, les antennes libres à des gens qui expliquent que les arabos musulmans sont responsables des casses du weekend dernier. Ça s'appelle le pluralisme. On donne la parole à tout le monde. Et bien continuez de la donner avec cette capacité à contredire maximum des propos. Je je vous dis ça en faisant un collectif parce que je suis pas sûr que ce soit sur les antennes du service public qu'on entend les pires horreurs et qu'on tolère les pires horreurs.
J'en entends parfois et je suis très attentif à ce qui se dit sur vos plateaux que je fréquente le moins assidument possible pour ce qui me concerne mais quand j'y suis invité que j'estime que j'ai une parole à à porter au nom des miens, au nom des habitants de ma ville, au nom de tous les Français d'ailleurs je crois parce que c'est bien l'enjeu là de ma parole ce soir, ben je viens mais aussi pour vous dire vos vérités et en fait on a tous une responsabilité, les médias, la classe politique éminemment au premier rang les militants et militantes y compris antiracistes et cetera, les experts, les sociologues, les éditorialistes, vous avez tous une responsabilité ainsi stigmatisé dans le débat politique médiatique les éditorialistes qui tranquillement débattent des bl par monsieur le maire à tous les élus et à tous les avis monsieur et bien vous devriez parfois comme c'est le cas dans notre pays d'ailleurs laisser moins livre cours aux paroles décomplexés racistes juste avant on commentait les manifestations de demain j'ai entendu sur cette même antenne d'ailleurs Marion Maréchal Le Pen chez votre conseur Sonia Mabrou de mémoire expliqué que c'était évident.
C'est la faute des arabos musulmans si les commerces étaient saccagés partout en France. Les arabos musulmans, on se croirait autant de descroisades. Encore une fois, comment peut-on laisser prospérer cette parole matin, midi et soir sur tous les plateaux télés et croire qu'un jour elle n'aura pas d'effet dans la vie réelle ? Et bien on y est, il y a un effet dans la vie réelle. Et je veux juste vous dire que on parle de cinq blessés et un mor avec nous avec une force et une acité parfois qui laisse à désirer pour le maire de trappe aujourd'hui il vient vous le dire aussi.
vous devez l'accepter parce que il est temps que notre société madame dans son et je le dis aussi au aux politiques, aux éditorialistes qui sont ici acceptent de se mobiliser tout entière tout entière et chacun doit prendre partie. D'accord ? C'est soit le camp de la République, soit le camp des racistes qui veulent organiser la guerre civile. Et moi, je pense que la masse des Français ne la souhaite pas à cette guerre civile et personne ne souhaite la guerre civile. Chacun veut permettre à ses enfants de grandir en toute sécurité et de faire nation collectivement, paisiblement. Et c'est à ça que j'aspire, à la Concorde républicaine.
Mais elle ne dépend pas que du président de la République qui dans 6 mois ne sera plus là. Elle dépend même pas que de nous les politiques person. Elle dépend aussi de vous les médias qui offraient des espaces d'expression qui méritent parfois de moins laisser la place à la haine qui s'exprime très librement et de façon décle. Pensez ce que vous pensez et je suis contradiction. J'espère il y a contradiction. Il y a contradiction. Ah bah oui, je payé pour nous dire quelles étaient ses intentions et son parcours individuel. Mais en attendant et alors justement en pleine campagne présidentielle où on voit souvent [raclement de gorge] les esprits s'échauffer sur les plateau, ça n'a rien à voir.
Moi écoutez, je vais vous citer, je vais vous citer est une République islamique en miniature, la capitale européenne du djihad. C'est le futur de toute la France et nous ne reprenons pas la main. Qui a dit ça ? Monsieur Bardella en février 2022. A-t-il été poursuivi pour ça ? il a été mis en examen, on attend toujours le jugement. Trap, pas une autre région.
Non, c'était intéressant de de le souligner, mais je peux vous assurer que sur les sur les plateaux d'CI, nous faisons tout pour pacifier euh le débat parce qu'on n'est pas là pour pas une question de euh vous comprenez bien que ce n'est pas une question de pacifier le débat, c'est d'empêcher des mots qui peuvent amener des passages à l'AC violents. On n'est pas sur un échange d'idée de même qu'à un moment donné, on a arrêté de faire bénéficier les prédicateurs djihadistes de la liberté d'expression. Et bien là nous avons ça on les a jamais eu sur nos sur nos plateaux ceuxl et on les souhaite pas. Restez avec nous aussi.
Mais de l'autre côté malheureusement je suis regret de vous le dire on a un certain nombre de propos et je le répète encore aujourd'hui, je suis certain que certains trop nombreux considèrent que la théorie du grand remplacement qui est une théorie d'une idéologie qui qui arme le bras d'un certain nombre de meurtriers dans le monde en Nouvelle-Zélande et peut-être en France. J'espère que c'est pas le cas ici. Et bien c'est une théorie qui est encore qui relève encore même selon un membre du gouvernement du débat de la liberté d'expression. Non, ce n'est pas la liberté d'expression. Il y a une limite, c'est l'incitation à la haine, c'est la promotion euh d'agissement terroriste.
Et bien là, on la J'aimerais merci qu'on revienne sur le l'état de l'enquête. Ceci étant dit, comment le le maire de Trap Alibet malheureusement dans des circonstances particulières, je trouve qu' il prend une il prend une posture assez intéressante de venir sur les médias pour critiquer les médias et parler de responsabilité collective. Et on lui répond et c'est pour ça que c un petit peu long, j'en suis désolé mais tous les journalistes qui est en face de lui sont quelle que soit la chaîne y compris le service public vont lui dire non on n'accepte pas et on a l'impression qu'ils sont dans le déni. Ah, il ne refuse absolument toute critique. Il refuse.
Mais après, moi je pense qu'il faut aussi interroger le modèle économique des médias. Alors, évidemment, la concentration des médias chez les milliardaires, mais pas que ça. C'est que euh des médias en continu comme ça fonctionnent sur une, deux ou trois euh journalistes vedettes, enfin des leaders en matière de de tranches horaire et souvent ce sont des très longues tranches euh où ils abordent des sujets euh assez différents et je ne pense pas qu'ils aient tout le temps non plus pour travailler les sujets qu'ils vont aborder. Alors, je dis pas ça en terme d'excuse parce que vraiment quand il y a un propos raciste, ça se reconnaît tout de suite et ça s'arrête.
Mais il y a quand même aussi une forme de de ouais de de surexploitation de des journalistes sans le temps de la réflexion, sans le temps de la documentation. Par exemple, moi je suis toujours assez surprise de du nombre de journalistes qui qui lisent pas ou peu qui juste écoutent l'interview de leurs collègues sur la chaîne d'à côté et qui rebondissent dessus et ça c'est aussi un appauvrissement de la matière journalistique. C'estàd que et je pense qu'il faut le poser. Voilà.
Et par ailleurs, il y a quand même énormément de précarité dans ce métier et que cette précarité, elle invite aussi à ne pas être un rebelle sur les sur les antennes ou sur les pages parce que sinon on craint pour son prochain contrat. Donc en fait, il y a il y a quand même aussi un modèle économique de la profession de journaliste qui a interrogé. Mais là, bon, je je on a on a l'impression en m'écoutant que j'excuse ce qui s'est passé pas du tout. qu'en fait il refuse d'avoir la moindre contradiction et à chaque fois qu'on les met face à leur propre contradiction, il se braque comme s'ils avaient comme si le journalisme n'était pas un sujet de critique possible.
H et en fait euh bah si les amis et heureusement encore, je vais vous dire parce que si on ne critique pas euh le journalisme alors on retombe sur finalement une espèce de pensée qui nous est imposée et qui n'est pas un travail encore une fois de critique sociale, de critique politique et de critique économique. Et donc Ali Rebe fait fait vraiment un travail absolument incroyable et merci à lui de faire ces ces plateaux là. Mais on voit bien que dès que vous sortez du cadre, et bien vous êtes rappelé à l'ordre. Rappelé à l'ordre dans votre parole euh parce que elle est trop euh à côté, elle fait un pas de côté, elle est donc on vous euh intime l'ordre de vous taire.
En fait, c'est ça que moi j'entends là. C'est-à-dire que Alioui bien sûr, on on lui intime l'ordre d'arrêter cette critique médiatique comme euh à Cédric Mass, on lui un on lui intime l'ordre de d'arrêter de dire ça et heureusement, ils arrivent à à trouver les félures et les failles qui font qu'ils maintiennent leurs propos et qui tiennent la ligne. Mais à la fin, ce qui reste de la séquence, c'est encore cette idée de la marge. C'est-à-dire c'est on s'invite mais on n'est jamais accepté sur un plateau pour ces propos là. C'estd qu'on n pas de légitimité de la parole sur les plateaux, sur ces sur ces propos là.
Et donc en fait, il faut qu'on on hacke, qu'on braque, qu'on fasse presque un holdup pour essayer d'imposer cette parole. Hm. Et ça c'est on on en parlait euh récemment avec notamment Daniel Schneederman de la difficulté des critiques médias que nous sommes de de d'être accepté par la profession enfin que nos que nos propos et même nos questions simplement euh soient accepté par la profession tellement bah d'abord ils ont un melon extraordinaire et que ils se remettent jamais en question. Je rappelle, je l'ai déjà dit mais je rappelle qu'il y a toujours enfin il y a toujours pas mais moi j'y suis favorable je il y a toujours pas de d'organe régulateur de la presse.
C'est qu'on peut sortir les pires conneries. Je prends l'exemple d'Alex Bouag qui a encore sorti une fake news concernant Mélenchon qui n'aurait pas réagi suffisamment sur ce qui s'est passé à Limoge si mes souvenirs sont bons. la mairie l'incendie de la mairie de Limoche Paul Amar qui a expliqué que euh le qui vieillit vraiment très mal qui a expliqué que seuls les magasins juifs de la canne bière avaient été attaqué mais les magasins musulmans, alors il faudra me donner la définition des magasins musulmans avaient été protégés sous-entendu clair, net et précis que tous euh les casseurs sont à la fois musulmans et antisémites par nature. Et ça ça n'est pas sanctionné.
C'estàdire qu'il est revenu pour la mar tranquillou bilou dire qu'il avait raison mais qui donnera pas ses sources. Le dernier point avant de passer à mon invité euh et euh euh c'est un rappel historique intéressant puisque ça vient euh corroborer vos propos concernant enfin du moins les compléter concernant l'ultra gauche euh ou l'extrême gauche. Il va remettre les points sur les et ça vient aussi euh imager votre propos sur le fait que les journalistes ne lisent pas suffisamment. Je vous laisse écouter Dominique de Ville. J'ai envie je regrette de ne pas avoir Emmanuel Macron en face de moi. Sébastien le cornu mais enfin de quelle culture politique sont-ils nourris ?
Est-ce qu'ils savent ce que c'est que l'ultra gauche en France ? L'ultra gauche déteste la France insoumise. Ce sont deux traditions qui sont littéralement opposées. De votre point de vue, à votre av nous avons nous avons en France un certain nombre d'experts, d'intellectuels, d'universitaires qui suivent ces mouvements. Et nous savons bien que pour l'ultra gauche, mais la France insoumise, c'est c'est des molaçons. C'est des molaçons. Ça n'a rien à voir avec la culture qui est la leur mais rien.
Et donc cette ultra gauche dont nous savons et d'ailleurs je dirais les ultras gauche comme droite c'est 5000 personnes en France on a la capacité de surveiller d'évaluer de vraisemblablement pas au vu de ce qui s'est déroulé ces derniers jours. Mais mais c'est bien ce que je vous dis il y a eu des manquements, il y a des fautes qui ont été commises. Il y a des responsabilités qui doivent être fixées mais c'est tellement facile pour le pouvoir politique. et Emmanuel Macron tombe dans le piège comme Sébastien Lecnu parce qu'il joue la partition de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen en pointant du doigt vers Jean-Luc Mélenchon. Il nourrissent le parti de l'ordre de Marine Le Pen.
On voudrait que Marine Le Pen arrive au 2è tour avec 60 % des voix et même 70 et pourquoi pas 80 comme Jacques Chirac. On ne ferait pas mieux. Mais je vous le dis, du haut de mon expérience et même du bas de mon expérience, là où je suis aujourd'hui, ce n'est pas vrai. Ah, on pense ce qu'on veut de Dominique de Vulpin, mais il est bon. Il est bon. Alors, sur les démonstrations et sur la culture, je le trouve excellent et je trouve cette cette démo parfaite et ce qui m'amuse une fois de plus, c'est de voir ma conœur en plateau tenter de le contrarier. Je pense que pour contrarier Villepin sur une question comme celle-ci, il faut quand même être un tout petit peu équipé.
Et c'est ce qu'elle semble pas être. Oui, pardon. Non, allez-y. Non, mais il y a un truc qui est qui est qui est vraiment flagrant sur LFI, c'est que LFI, c'était la gauche, puis c'est devenu la gauche radicale, puis l'extrême gauche, la qualification d'extrême gauche a été posée uniquement par le ministère de l'intérieur. C'estd que le Conseil d'État avait dit que c'était pas l'extrême gauche, mais le ministre de l'intérieur a décidé qu'il serait qualifié comme ça. Et finalement, le Conseil d'État a validé ce truc et maintenant c'est l'ultra gauche.
Et après qu'est-ce qui reste en je sais pas c'est l'ultra ultra ultra gauche c'est ult gauche radical et c'est aussi une manière de les de les satelliser dans le monde politique et de encore une fois de délégitimer leur place mais là où il a complètement raison c'est que si on regarde le programme de LFI euh il n'y a rien de même d'extrême gauche absolument rien c'est que il est le programme de LFI c'est le programme qu'on avait dans la gauche des années 80 euh enfin en fait c'est c'est pour ça que je pense qu'il y a qu'on peut vraiment qualifier le moment de panique bourgeoise que il y a en fait on a l'impression que il va y avoir une une sorte de spoliation des biens qu'on va supprimer la propriété privée que on va tellement taxer les riches que ce sera même plus possible d'être riche al vous inquiétez pas hein lisez le programme de LFI vous continuerez à être riche tranquillement un peu moins peut-être mais enfin c'est quand même pas non plus une révolution bolchevique pour le coup.
Mais euh ça c'est vraiment quelque chose qui est issu pour moi de la stratégie des extrêmes. Et ça euh moi j'en veux beaucoup à Ellisabeth Borne et au camp euh macroniste, le cornu et cetera d'avoir installé ça à tal aussi, d'avoir installé cette idée des extrêmes en mettant un équivalent entre l'extrême droite et et les FI et du coup ça a été ils sont rentrés dans ce récit là comme dans du beurre. C'estàd que et personne n'a interrogé cette question là. Ça vraiment les barricades n'ont pas tenu bien longtemps et même la gauche dite de gouvernement, la gauche dite responsable, il va de son discours des extrêmes.
Mais là pour moi, on atteint vraiment la limite de ce qu'est euh le le républicanisme, enfin qu'est-ce que c'est que d'être républicain ? Qu'est-ce que c'est que d'être démocrate ? Et c'est pour ça que je vraiment moi je je j'interroge énormément cette gauche qui se dit de gouvernement de ne pas être capable de se de comprendre le sous-jacent de ce qui est en train de se passer et que on puisse être opposé à Lfi politiquement. J'ai aucun souci avec ça. C'est la démocratie et c'est normal. On peut aussi trouver qu'il même qu'il brutalise le débat politique. Allons jusque là.
Imag voilà, posons ça et on peut penser ça mais pour autant pour autant ce qui est en train de se passer de déqualification de disqualification de la parole de cette gauche là en la renvoyant à bah au terrorisme aussi parce que derrière l'ultra gauche, il y a aussi tout l'imaginaire des brigades rouges et cetera en en renvoyant à à quelque chose qui est en dehors des lignes républicaines. Moi, je vous dis, vous êtes de ce côté-là de la frontière pour l'instant, vous n'y resterez déjà pas longtemps, mais surtout ce que vous faites là est extrêmement dangereux pour notre avenir, extrêmement dangereux pour notre démocratie.
Donc votre votre opposition à Lfi ne doit pas vous aveugler sur les mouvements qui sont à l'œuvre, sur les tactiques qui sont à l'œuvre. Et vous devez si vous si vous vous revendiquez un temps soit peu de la gauche, vous vous devez d'interroger cela et de remettre NFI dans le camp républicain parce qu'il fait partie du camp républicain. Il y a aucun doute là-dessus. Il y a même pas l'ombre d'un doute là-dessus. Et donc vraiment si vous participez de cette exclusion du champ de la République, alors vous contribuez aussi à ce que l'extrême droite en fasse partie puisque ça ça n'est pas un rétrécissement, c'est un décalage vers l'extrême droite.
Et donc vraiment réveillez-vous, enfin je l'ai déjà dit mais réveillez-vous. Et je je enfin moi ça me je sais pas comment expliquer ça, mais là il faut quand même être lucide dans la dans la période et c'est dans ces moments-là de bascule, dans ces moments compliqués où on reconnaît ceux qui ont une espèce de colonne vertébrale de structure politique, d'assise même de de de culture historique, politique et cetera. Et c'est pour ça que Villepin de Villepin ne se trompe pas sur la manière de qualifier les choses.
Mais moi, j'en appelle vraiment à tous les gens de gauche, enfin vraiment arrêtez arrêtez d'être faible avec ça et au contraire poser les choses de manière extrêmement forte parce que sinon alors vous serez du côté du problème. Je le pose aussi. H alors c'est d'où l'invention du fameux arc républicain qui du coup donne une impression de positivité et qui n'est pas excluant alors que de facto elle l'est. On merci beaucoup Sandrine Rousseau. On va passer à notre invité. Et bien c'est de nouveau Sandrine Rousseau. Rebonjour. Donc je le rappelle, vous êtes député Europécologie les verts. Euh vous avez fait partie du nouveau front enfin vous faites toujours partie du nouveau Front populaire.
Où ça en est d'ailleurs le nouveau front populaire ? Est-ce qu'il y a une chance de durer dans le temps ou je pense que c'est un peu dépassé maintenant cette affaire. C'est vrai, vous avez pas d'espoir parce que pendant toute la première partie vous avez si il y a des rumeurs qui disent que si Le Pen gagne alors ça se reconstituera. Moi je pense que on s'est fait trop de mal là. Il y a quand même quelque chose à réparer à gauche. D'accord. Et que pour ça, il faudrait qu'on arrive à parler de fond en fait et que c'est impossible. C'estàd que voilà toute l'ostracisation de de LFI euh moi me pose une question fondamentale. C'est vraiment fondamental.
C'est c'est [grognement] pour toi si vous n'êtes pas capable de de distinguer vos véritables adversaires politique, c'est il y a un sujet quoi. Mais c'est pourant l'occasion du c'est l'occasion d'une campagne électorale de pouvoir se parler. Enfin oui oui. Bon, enfin, je vais pas je vais pas rentrer là-dedans parce que j'ai pas non plus envie de des de d'appuyer sur la tête mais de de d'une autre partie de la gauche.
Mais je moi j'ai quand même ce sentiment qu'il y a eu une espèce d'injonction à la respectabilité politique, si est-ce que vous êtes dans le camp de la respectabilité politique ou pas et que ça c'est vraiment une manière pour le coup c'est le guide de des bonnes manières à notre pas de famille. C'est c'est le guide de de Nadine de Rothchild à notre repas de famille. comment se tenir même pas mettre les coudes sur la table et cetera et qu'en fait ça c'est quelque ce sont des codes qui sont imposés par la bourgeoisie pour maintenir son pouvoir et pour pouvoir s'arroger les codes euh au nom desquels on exclut. C'estd qu'en fait c'est eux seuls qui décident des codes au nom desquels on exclut.
et que la gauche euh se soit prêtée à ce jeu-là en disant "Mais non, mais regardez, nous on est respectable et tout." C'est une erreur politique majeure majeure parce que en fait il suffira que vous ayez un atome, une molécule de gauche en vous et de toute façon vous serez jugé toujours trop de gauche par la droite. Donc en fait vous vous avez brisé un élan populaire, vous avez brisé un espoir populaire pour essayer de de garder la respectabilité euh voilà de de du reste de la politique et la respectabilité bourgeoise d'une certaine manière. Mais ça vous enfin vous ne l'aurez jamais. C'est une quête perdue. Jamais jamais jamais on ne vous reconnaîtra cette respectabilité. Ça n'est pas vrai.
On le fait temporairement pour que vous lâchiez la gauche radicale mais vous ne l'obtiendrez jamais pour vous. Vous n'obtiendrez jamais la médaille. Donc arrêtez. En fait ils font jamais partie de la famille quoi. Arrêtez. Et moi ça me saoule que vous [grognement] ne pensiez pas ça de Dieu de nom de Dieu de nom de Dieu. Nous avions [rires] bien mis dans la charte de bonne conduite de ne pas taper sur la table mais Sandrine Rousseau s'en est affranchi avec Briot. C'est à ça qu'on la reconnaît son indépendance totale et absolue.
On va revenir un petit peu en arrière Sandrine Rousseau puisque vous êtes comme d'autres femmes élu de gauche, vous êtes vous jouez le rôle de paratonaire de toutes les saloperies qui peuvent qui peuvent exister dans la dans le champ politique et médiatique. Et puis il y avait eu cette affaire de barbecue. On va se balader. On va se balader en Suisse parce que je trouve que c'est très parlant. On va aller voir l'excellent Thomas Visel qui vous avait consacré une partie de sa revue de presse. Je vous laisse écouter. Il revient de vacances. Il est il est bien reposé. Ça se voit à son teint. Bonsoir Thomas Visel. Bonsoir. [acclamation] Bonsoir à tous.
[applaudissements] Ouais Vincent cet été làctus suiss c'était plutôt calme. Donc moi ce que j'ai fait c'est que j'ai regardé du côté de nos voisins français et j'aimerais leur rendre hommage parce qu'il y a un truc qui font quand même mieux que nous. Ah bon ? Ça existe. Oui, comme vous êtes de mauvaise foi Vincent. Non, il y a plein de trucs qui font mieux que nous. Alors d'accord, c'est pas forcément des trucs utiles, c'est genre le biathlon ou bloquer des ronds-points. Mais ce que je veux mettre à l'honneur ce soir, c'est l'art de la polémique. Là, ils sont excellents. Par exemple, est-ce que vous avez suivi la polémique du barbecue ? Non, il y a eu une polémique du barbecue. Et comment ?
Accrochez vos ceintures, ça part d'une politicienne écolo Sandrine Rousseau qui a dit cette phrase : "Il faut changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité." D'accord ? Et ça, ça a fait polémique. Une phrase, 50 articles, 14 émissions spéciales, le syndrome barbecue par-ci, le Griad Gate par là, grand débat le biftech ou la planète. Des politiciens qui viennent dire "Me parlez pas du sexe de mon escalope". Ils ont même invité une bouchère en plateau. Ils ont tout fait. C'est des génies et le but c'est de parler le moins possible du sujet. Si tu dis un truc trop pertinent, tu as perdu. C'est leur version du nioui ni non.
Si tu questionnes pourquoi les mecs on mange deux fois plus de bidoches que les femmes alors qu'on fait que 25 % de poids en plus, tu as perdu. Mais si tu te fâches tout rouge et que tu Et mon entrecôte, elle a des couilles peut-être tu as gagné. C'est super. Et heureusement que Zemour et Le Pen était en vacances sinon ça basculait direct en un truc genre les Arabes avec leur méchoui là, ce serait pas un peu de leur faute quand même ? que oui quand le débat sess souffle en France, tu rajoutes une pincée de harissa et c'est parti pour de semaines de plus. Il est bon he Thomas Visel. Alors vous découvrez ce [rires] vous découvrez ce ce sketch là ? Oui, je l'avais pas vu.
Faut dire que ça a été tellement une tempête, il y avait tellement de trucs partout que j'ai pas tout vu et ça je l'avais pas vu. Alors les les Merci Thomas. [rires] Oui, il a été sympa hein. Euh mais je trouve qu'il a Alors, pourquoi je voulais vous montrer cet extrait ? Parce que je trouve qu'il a très bien résumé la situation. À partir du moment où on commence à développer une idée, pouf, on vous tombe dessus. Euh est-ce que ça aurait pu aller jusqu'aux Arabes et les Méchouis ou pas d'après vous ? Ah oui, j'ai eu moi en tous les cas en privé ou sur les réseaux sociaux, il y a eu beaucoup beaucoup de posts sur Ah mais elle dit rien sur la viande à l'al, c'est bizarre.
Ah ouais, c'est bizarre. Ou alors elle dit rien sur la battage des moutons pendant la hide, c'est bizarre. Voilà. Donc non, je pense que on était on était pas loin. C'est [rires] il y a des gens qui ont compris votre propos ? Ah mais je pense qu'il y a plein de gens qui ont compris mon propos. Je veux [rires] dire explicitement qui vous l'ont dit, qui vous ont qui vous ont soutenu à ce moment-là parce il y a il y a eu un sondage ifop qui est sorti juste après cette phrase qui montrait que je crois que c'est 65 % faudrait vérifier le chiffre parce que j'ai pas j'ai pas révisé avant de venir mais je crois que c'était 65 %.
des personnes qui disaient que j'avais raison h et que oui, les femmes font la salade pendant que les mecs font le barbecue et que en plus enfin c'est c'est fascinant qu'on les enfin c'est fascinant qu'ils se battent comme ça pour ce privilège de faire le barbecue. Enfin c'est quand même bizarre quoi. Et surtout ça faisait référence à au trumpisme où au départ les partisans de Trump se reconnaissaient sur les réseaux sociaux parce qu'il faisait griller une entrecôte sur un barbecue. se prenait en photo devant et c'est comme ça que les premiers euh les premiers réseaux se sont constitués pour Trump. Donc en fait, ça faisait aussi référence à quelque chose.
Outre la dimension genrée de la nourriture. Je veux dire que les femmes mangent des salades pour être mince, que les hommes mange des bistèques pour être fort. Enfin, c'est quand même pas, faut pas être sorti de la cuisse de Jupiter pour se rendre compte de ça, quoi. [rires] Outre le fait aussi que il y a une dimension écologique extrêmement forte, que il y a une évolution aussi de de ce qu'on sait des animaux et de leur capacité à ressentir et cetera. Il y a aussi une dimension politique puisque que ça soit Bolsonaro, Bolsonaro euh il c'est les 3B de Bolsonaro.
Alors je sais plus mais dedans il y a biftech quoi ou il y a donc en fait cette consommation de la viande, cette consommation du sang, [grognement] cette est renvoyée à une forme de virilité politique et de de d'imaginaire. Et d'ailleurs, on le voit enfin je dire moi toutes les photos de mecs que j'ai reçu à côté de leur barbecue, [raclement de gorge] ça c'est fascinant aussi. com'ent sur barbe en train de grill. Non mais franchement c'est nulf non mais c'est ça ça a été ça [rires] a été phénoménal pour qui ne l'a pas suivi ou ne s'en souvient pas. On va on va prendre on va voir un exemple.
C'est maître je l'appelle maître saucisse mais c'est Spinner donc le l'avocat qui vous avait envoyé cette superbe photo qu'on va voir à l'écran. Euh voilà, on on en était là à ce moment-là et puis est arrivé alors ça vous a donné raison pour le coup, je rebondis sur ce que vous dites, ça vous a donné raison l'arrivée du canon français euh où la religion est de bouff alors l'équivalent de ce que vous disiez tout à l'heure par rapport à à comment à Trump, c'est chez nous évidemment les cochons.
il se reconnaissent grâce au cochon sous toutes ses formes et et donc le canon français est un le sommum du coup où on vient se on vient picoler chanter des chansons dites populaires et surtout consommer du porc et rien que du porc pour être sûr d'être entre soi.
Euh rappelle quand même que cette dimension de parce que je l'ai dit et ça avait beaucoup choqué et j'ai reçu de nouveau des insultes à partir de ça, mais quand on dit qu'on mange du porc, du porc, du porc, c'est pour évidemment sortir les musulmans de ces fêtes joyeuses [rires] et traditionnell, mais c'est aussi ça évacue aussi les juifs et que [rires] ça personne ne le commente comme l'antisémitisme de Bardella qui n'est pas commenté au 10e d'un feu de poubelle et que c'est quand même un sujet que c'est quand même un sujet. Voil ou Ouais, tout à fait. C'est sur l'info qui chasse l'autre. On va on va revenir à la à la au au joyeux monde médiatique.
Vous avez fait un choix, on en parlait un petit peu tout à l'heure, vous avez fait un choix Sandrine Rousseau, c'est de ne pas répondre à certains médias. On va vous voir ici en terrasse. Ah oui [rires] alors je ne réponds pas parce que le collectif des météis ne peut pas venir pour l'intégrité physique. Oui, ça doit être ça. Merci bonne journée. Vous voulez pas répondre. Je réponds pas à ces news parce que vous êtes extrême droite. Voilà donc si vos si vos auditeurs peuvent m'entendre je ne réponds pas à fê Donc vous faites un tri différentes féministes pour vous non pour différents médias. Bonne journée. Bonne journée. Excellent bien fait. Merci.
Donc c'est un débat au sein de la classe politique notamment progressiste de savoir s'il faut s'exprimer auprès de tout le monde. Alors par exemple, on va prendre un exemple, c'est euh Yann Brosa qui m'avait dit en plateau très clairement que lui quand il allait voir enfin quand il c'était sur Europe 1, je crois ou ou chez ces news, c'est clairement en face de lui, il estime avoir des adversaires politiques et qu'il y va clairement pour faire des découpes, faire passer son message, faire des découpes et ensuite s'en servir sur les sur les réseaux sociaux.
Vous vous avez fait vous avez fait le choix visiblement assumé, totalement assumé de ne pas répondre alors en l'occurrence ni à Frontière ni à ces news. Est-ce que ça c'est venu naturellement cette volonté de de plus y aller ou ça ça était quoi le déclic ? Je l'ai je crois que je suis jamais passé chez ces news. J'ai toujours refusé. Je crois que j'ai fait une émission politique sur Europain avant qu'ils aient euh avant qu'il soient racheté par Boloré ou qui était en partenariat avec CS. Mais bon, c'était moi j'avais j'avais répondu à l'invitation de repin. Je crois que c'est la seule fois où je où où j'ai eu euh ma tête sur ces news. Mais moi, je fais le choix de ne pas aller à ces news.
Je fais le choix de quitter Twitter. Je après c'est des choix qui euh je veux dire coûtent hein euh parce que évidemment c'est des choix qui sont pas facile parce que ça ça empêche aussi d'avoir des espaces pour parler d'expression. Euh et sur Twitter actuellement, il y a quand même une bataille qui se qui s'opère sur Twitter et donc moi j'y suis pas. Donc voilà, c'est quand même c'est quand même un sujet. Après la question c'est que si vous y allez euh ben vous vous légitimez ce média.
C'estàd qu'en fait il peut se faire il peut se prévaloir auprès de l'arrcomalité sur ces antennes et donc il peut passer toutes les fake news dans les reportages parler montrer des images de l'Albanie et cetera et finalement ça passe parce qu'il y a eu quelqu'un de gauche qui était qui est allé sur un plateau avant et pareil sur Twitter. C'estàd que pour un tweet de vous qui va faire plusieurs milliers de likes, à la fin, les gens qui regarderont votre tweet euh auront aussi regarder 5 10 tweets d'extrême droite qui seront mis en avant par le l'algorithme. Donc en fait, c'est un vrai sujet. C'està-dire que et pour le coup, c'est un sujet que j'adresse à la classe politique.
On a beaucoup parlé des médias tout à l'heure et des journalistes et de leur difficultés à avoir le cadre de réflexion nécessaire. Euh moi je j'invite aussi les politiques à poser ce cadre parce que pour moi euh c'est un sujet que la gauche aille sur ses news aujourd'hui compte tenu euh de la ligne éditoriale compte tenu de ce qui est dit et quelque part tant que vous irez et bien euh ça la maintiendra en vie aussi parce que si les gauche décident de ne pas y aller alors ces news c'est plus rien du tout que une petite crotte séchée sur le trottoir. Voilà. Hm, c'est belle image pour finir sa démonstration. Madame la députée le On va passer maintenant à la partie réservé aux abonnés.
Vous pouvez vous abonner évidemment, c'est sur monœil parmou.fr à partir de 5 € et vous rentrerez comme ça dans la grande communauté des mouounotes. Je vous dis à tout de suite. De quoi que c'est que tu vas nous parler aujourd'hui Valentin ? Je vais en profiter pour euh déjà remercier toutes celles et ceux qui nous ont rejoint depuis euh la semaine dernière puisqu'on a plus de 1500 abonnés en plus sur la chaîne YouTube. Euh quelques abonnés supplémentaires également de plus en plus nombreux sur le site monœil parmomou.fr. fr.
Donc voilà, je vous rappelle que nous sommes un média indépendant, qu'on compte essentiellement sur vous et j'ai même envie de dire qu'on ne peut compter que sur vous poursuivre notre travail, améliorer la qualité de nos émissions, continuer à avoir des invités de de grande valeur comme Sandrine Rousseau aujourd'hui. Et puis je voulais également en profiter pour faire un peu le point sur tout ce qu'on peut trouver sur mon œil parmomou.fr.
Donc sur mon œil parmomou.fr, FR euh on a accès bien sûr à toutes les informations, des biographies de nos invités, euh toutes les ressources qu'on a créé, tous les contenus qu'on a créé, toutes les émissions qu'on a créé disponibles sans pub et sans la sans la censure de YouTube avec la capsule réservée aux abonnés pour nos abonnés de soutien. Donc pour en profiter, vous allez sur monœõilparmomumou.fr, fr, vous cliquez sur Je soutiens et euh vous pouvez nous aider à partir de 5 € par mois. Euh on peut également aller dans l'onglet boutique et là dans l'onglet boutique, vous retrouvez tous les livres de nos invités et où les livres qui ont été cités euh par nos invités.
Euh en cliquant sur euh la boutique, vous les achetez avec une librairie indépendante. C'est un partenariat qu'on a loué avec la plateforme leslibraires.fr qui euh fait appel à 400 libraires indépendants pour commander les livres. Et pour chaque livre commandé à partir de l'onglet boutique, euh toute l'équipe de Monœil perçoit une petite commission. Voilà. Ben très bien. C'est c'est tout à fait complet. Évidemment, vous retrouvez tout ça en cliquant, je le redis, sur mon œil par moumou.fr. FR. Merci infiniment à tous les deux. Merci de votre participation. On va maintenant passer au remerciement. Je laisse malheureusement de côté les clins d'œil. Ce sera pour la semaine prochaine.
J'ai un peu de retard sur la lecture. Donc si vous m'avez envoyé votre ouvrage, votre bande dessinée, ne désespérez pas. Ça arrive très bientôt.
[musique]
Les remerciements, ils sont peu nombreux cette fois-ci, mais d'une qualité particulière. Je vais vous expliquer pourquoi. Il y a Khidja et Salahdin d'Orléan que j'ai rencontré au village antifasciste le 24 qui s'est tenu le 24 octobre au moment du Congrès de du Front National, enfin du Rassemblemental. J'aime pas le changement de nom. Moi, j'aime bien dire le RPR, FN, tout ça, ça me fait chier. Il y a également Cyril de Paris qui est également militant à la Ligue des droits de l'homme et et pourquoi c'est des remerciements particuliers ?
parce que nous accueillons deux nouvelles mouounotes, enfin au moins leurs parents du moins et qui sont insoumises par ailleurs qui s'appelle Charlotte et Jeanne et elles sont toutes deux Girondines. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, mardi 18h et tu nous rappelles Valentin qui nous recevons. Je crois que c'est Tatiana URSS. Oui, c'est Tatiana URSS de la grande et belle équipe de Radio Nova. Merci infiniment. On se dit à très bientôt. Rendez-vous à 19h30 mercredi prochain. Euh je j'espère alors parce que maintenant j'enregistre à l'endroit où on peut capter le live du mercredi soir et donc j'ai enregistré pas loin de mon grenier ce qui m'a valu une marque fort sympathique.
Donc j'embrasse également le mur en crépit de Montgrenier [ __ ] On règlera ça à la maison. Je vous embrasse très fort et je vous dis à très bientôt.
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