« L'Europe des régions » - Philippe Séguin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Philippe SéguinFait
« l'État fédéral européen manquerait de fondement réel et de justification profonde ce serait un état arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaîtrait »
- 6:01Philippe SéguinFait
« ce sera le grand retour des féodalités lequel je vous le concède a déjà largement commencé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
que veut-on mettre à la place de ce qu'il est question d'effacer à quoi veut-on nous faire adhérer quand on aa obtenu de nous un roniment national sur quoi va-t-on fonder ce gouvernement de l'Europe auquel on veut nous soumettre sur la conscience européenne c'est vrai que cette conscience existe il y a même quelque chose comme une civilisation européenne au confluent de la volonté prométhéenne de la chrétienté et de la liberté de l'esprit bien sûr nous autres Européens avons un patrimoine et toutes sortes de similitudes mais cela ne suffit pas pour forger un état s'il y a une conscience européenne c'est un peu comme il y a une conscience universelle elle est de l'ordre du concept et n'a à voir ni avec l'âme du peuple ni avec la solidarité charnelle de la nation la nation française est une expérience multiséculaire la conscience européenne est une idée et qui ne s'arrête pas d'ailleurs aux frontières de la communauté et l'on ne bâtit pas un état légitime sur une idée abstraite encore moins sur une volonté technocratique ainsi l'État fédéral européen manquerait de fondement réel et de justification profonde ce serait un état arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaîtrait les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ils ont une réponse toute prête il s'agit de l'Europe des Régions laquelle présente le double avantage de rapprocher disentil le pouvoir du citoyen et de mettre en jeu ça c'est sûr les États nationaux seulement voilà ce fédéralisme régionaliste signifierait à coup sû la fin de notre République ce serait anéantir 10 siècles de volonté d'unification du pays 10 siècles de rassemblement des provinces 10 siècles de lutte contre les féodalités locales 10 siècles d'effort pour renforcer la solidarité entre les régions 10 siècles d'obstination féconde pour forger de génération en génération une authentique communauté nationale quandadiendra-t-il à terme et bien on remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réell on formera de petites provinces là où il y avait de grands États avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux on laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres devenir toujours plus pauvres on confiera les affaires des notable que le gouvernement fédéral du fait de son éloignement et de son manque de légitimité ne pourra contrôler pas plus que nous pourrons le faire les gouvernements nationaux politiquement affaiblis et limité dans leurs compétences ce sera le grand retour des féodalités lequel je vous le concède a déjà largement commencé ce sera pour le coup cette Europe des tribus que nous dit en redouter monsieur le Président de la République il n'y aura plus en France de redistribution de péréquation d'aménagement du territoire viendra la règle du chacun pour soi et de Dieu pour personne ce nouront des relations de région à région par-dessus la tête des états c'est déjà entamé ce sera le contraire de la République et ce sera le contraire de la démocratie cela même qui ont multiplié les échelons d'administration nous disent maintenant qu'il y en a trop qu'il faut en supprimer pour rationaliser pour simplifier il y a trop d'échelons comme il y a trop de communes et même s'il n'y a pas de calcul s'il n'a pas de préméditation même si Monsieur deor est probablement sincère quand il déclare qu'il ne veut pas faire disparaître les nations l'engrenage qui se met en place est elle qu'au bout du compte ce n'est pas le choix entre le département et la région qui s'imposera dans la multiplicité des échelons du pouvoir mais c'est l'escamotage de l'État nation qui se décidera ID fait subreptissement son chemin déjà les régions traitent directement avec Bruxelles pour qu'ander des subsides déjà elle s'all entre elles pour organiser des groupes de pression à l'échelon communautaire déjà voit le jour des politiques régionales qui ne tiennent plus aucun compte des impératifs nationaux et voilà que secret à Bruxelles un Comité des régions qui n'a pas encore beaucoup de pouvoir mais quiésente reés c'est la manifestation ouverte d'un dessin régionaliste qui ne prend même plus la peine de se déguiser mais dont comme toujours on dissimulle les véritables ambitions
François Asselineau