Le RN tergiverse sur la question du soutien à apporter à l'Ukraine - reportage #cdanslair 07.03.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00FerméeRéponse partielle
Donc soutien total à V.Zelensky?
- 3:30OuverteÉludée
Mais à quel prix pour l'Ukraine?
- 5:00RelanceRéponse directe
Prenons l'extrême droite... A chaque fois qu'ils se sont intéressés à l'international, ils se sont pris les pieds dans le tapis.
- 7:00ComplaisanteRéponse directe
Revenons à vos questions. Question.
- 9:00OuverteRéponse directe
Pour ma part, je suis sidérée par l'indigence intellectuelle de nos députés...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30M.Le PenFait
« La dissuasion permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d'un demi-siècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d'armée. »
- 3:10J.BardellaFait
« Soutien total au principe de paix. »
- 4:30T.MarianiFait
« Après nous avoir expliqué que la Russie était à terre à cause de nos sanctions, on nous dit maintenant que c'est une menace existentielle. »
- 5:30F.FillonFait
« La Russie est une menace infiniment moindre que celle de l'islam radical. »
- 7:30M.JégoFait
« F.Fillon, qui a été grassement payé par les Russes, et Mariani, c'est probablement la même chose... Ils servent la soupe à Poutine. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
du soutien à apporter à l'Ukraine. Au RN, on dit soutenir l'Ukraine tout en minimisant la menace que fait peser la Russie sur l'Europe. Au coeur des débats notamment: la proposition du président sur l'élargissement de la dissuasion nucléaire aux alliés. - L'Europe pense à son propre parapluie nucléaire.
Le président français E.Macron a proposé de discuter d'une dissuasion nucléaire européenne. - A la télévision russe, les divisions de la classe politique française ne sont pas passées inaperçues. - Les dirigeants des partis d'extrême droite français y sont opposés car cela menace la souveraineté nationale selon J.Bardella.
M.Le Pen estime que le bouton rouge français devrait rester réservé aux Français. - Lundi, lors du débat sur l'Ukraine à l'Assemblée nationale, M.Le Pen porte en effet une voix minoritaire. - M.Le Pen: La dissuasion permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d'un demi-siècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d'armée.
C'est précisément parce que la dissuasion est au centre de notre modèle d'armée que nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne. - Quelle ligne adopter face à la guerre en Ukraine? Le RN est sur un chemin de crête.
Pareil pour D.Trump. Si, devant les députés, M.Le Pen ose critiquer le chef d'Etat américain, quelques jours plus tôt, elle avait minimisé la violence de l'altercation dans le bureau Ovale. - M.Le Pen: Que 2 dirigeants défendent leurs intérêts nationaux, défendent aussi la vision qu'ils considèrent la plus juste pour le monde ne m'apparait pas quelque chose d'extraordinaire. - Le parti semble également frileux à l'idée d'affirmer son soutien plein et entier à V.Zelensky. - J.Bardella: Il ne faut pas oublier que dans ce dossier, il y a un agresseur et un agressé. - Donc soutien total à V.Zelensky? - J.Bardella: Soutien total au principe de paix. - Ce n'est pas la même chose. - J.Bardella: Il faut qu'on mette tous les acteurs autour de la table. - Une obsession pour la paix, façon de masquer l'embarras.
Mais à quel prix pour l'Ukraine? La presse d'extrême droite voudrait bien voir D.Trump réussir son pari, quand certains au RN n'hésitent pas à relayer la rhétorique du Kremlin et à moquer le discours d'E.Macron, jugé trop va-t-en-guerre. *-T.Mariani: Après nous avoir expliqué que la Russie était à terre à cause de nos sanctions, on nous dit maintenant que c'est une menace existentielle.
Qui peut croire sérieusement que les chars vont arrivés demain à Berlin ou à Paris alors qu'ils ne sont même pas capables de prendre à l'heure actuelle Kramatorsk ou Sloviansk? - C'est dans la presse d'extrême droite que l'ex-Premier ministre F.Fillon fait son grand retour, lui qui avait rejoint le conseil d'administration de plusieurs sociétés russes en 2021. ... - E.Ciotti: Aujourd'hui, V.Zelensky voulait poursuivre ce conflit.
Ce que dit F.Fillon, personnellement, j'y adhère. La Russie est l'agresseur, mais il y a eu le non-respect des accords de Minsk, des fautes aussi du côté ukrainien, même si je le redis: l'agresseur, c'est la Russie. - Trouver des excuses à V.Poutine tout en défendant l'Ukraine...
Aujourd'hui, 65 % des Français ont une image positive du président ukrainien. - A.de Tarlé: Dans la même interview à "Valeurs actuelles", F.Fillon déclare: "La Russie est une menace infiniment moindre que celle de l'islam radical." - I.Lasserre: Tous ces gens qui relèvent un peu la tête pour critiquer V.Zelensky aujourd'hui et trouver des excuses à V.Poutine avaient mis un peu leur position entre parenthèses.
Il y a eu les massacres à Boutcha...
Il n'était plus possible d'affirmer haut et fort cette position. Mais ils disent exactement la même chose qu'en 2022. C'est très simple...
La France peut se permettre de confronter plusieurs menaces à la fois. Elle peut juger que la Russie est une menace et que le fondamentalisme islamique est une menace aussi. Je ne vois pas en raison de quoi on devrait choisir entre ces 2 menaces.
Ils nous imposent une espèce de choix qui, à mon avis, n'a pas lieu d'être. - A.Bellanger: C'est le choix de toute l'extrême droite. - I.Lasserre: Mais l'extrême gauche aussi. - A.Bellanger: Ce que dit monsieur Fillon, c'est exactement les éléments de langage de l'extrême droite depuis 2 ou 3 jours. - A.de Tarlé: Mais l'opinion ne les suit pas forcément.
Les sympathisants au RN disent que les Etats-Unis ne sont plus un allié, contrairement à ce que dit M.Le Pen. - A.Bellanger: Prenons l'extrême droite...
A chaque fois qu'ils se sont intéressés à l'international, ils se sont pris les pieds dans le tapis. Avant 2022, la moitié des partis d'extrême droite étaient en rang d'oignon pour serrer la main de V.Poutine. - M.Jégo: Dont monsieur T.Mariani, qui est allé en Crimée, en Syrie... - A.Bellanger: Boum, ils se prennent les pieds dans le tapis.
Là, il y a quelques jours, D.Trump devient président des Etats-Unis d'Amérique...
L'extrême droite se précipite chez Trump. Dans la foulée, quelqu'un fait un salut nazi. Tout le monde est obligé de rentrer à la maison. - I.Lasserre: Alors qu'elle était plutôt antiaméricaine. - A.Bellanger: Il ne faut pas qu'ils s'intéressent à l'international.
En disant "plutôt l'islamisme que V.Poutine ou que le danger Poutine", ils disent en fait: "Revenons au sujet qu'on connaît: les Arabes, les Arabes, les Arabes!" - A.de Tarlé: Revenons à vos questions.
Question. - M.Jégo: C'est très judicieux.
En effet, il n'y a pas que le RN et l'extrême droite qui minimise. L'extrême gauche est sur la même ligne. La gauche aussi.
Il n'y en a plus beaucoup, mais on voit que le PC, par exemple...
Pour ma part, je suis sidérée par l'indigence intellectuelle de nos députés et de gens qu'on voit apparaître sur des plateaux et qui nous expliquent que tout ça est notre faute parce qu'on n'a pas assez parlé à V.Poutine. - A.de Tarlé: Qu'on l'a humilié... - M.Jégo: Alors qu'on a fait que ça.
On n'a pas arrêté de lui parler. On voit que c'est impossible...
F.Fillon, qui a été grassement payé par les Russes, et Mariani, c'est probablement la même chose...
Ils servent la soupe à Poutine. Qu'ils aient l'outrecuidance de revenir aujourd'hui en disant que la menace, c'est Zelensky, et que la faute de la guerre revient à Zelensky...
Les Ukrainiens n'ont jamais rien fait contre les Russes. Il n'y a pas eu d'attaque ukrainienne contre le territoire russe. Ca a commencé en 2014 de façon pas ambiguë du tout.
C'est vraiment les Russes qui ont attaqué. Ce mythe des russophones ukrainiens qui étaient empêchés