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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTravail & emploi

Alain Cadec : « Les Chinois ont entre 10 à 15 ans d’avance sur nous »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Alain Kadec, vous êtes sénateur LR des Côtes d'Armor et vous avez publié un rapport sur l'avenir de la filière automobile. Comment faire face à la concurrence chinoise ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Le carburant est devenu hors de prix, notamment en zone rurale. Comment analysez-vous cette fracture ?

  • 1:26RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron évoque la géopolitique pour expliquer la hausse des carburants. Partagez-vous cette analyse ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Vous critiquez les taxes sur le carburant. Pourquoi l'État ne peut-il pas baisser ces taxes ?

  • 2:51RelanceRéponse partielle

    La libération de barils de pétrole a baissé les prix de 12 à 18 centimes. Est-ce suffisant ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Les tensions géopolitiques menacent l'approvisionnement. Comment sécuriser l'avenir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:53Chiffre
    « Les ventes de véhicules particuliers en France ont chuté de 20 % entre 2020 et 2025. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:05

Alain Kadek, vous Vous êtes sénateur LR des Côtes d'Armor et vous avez donc publié il y a un an un rapport sur l'avenir de cette filière automobile, le 91e Salon de l'Automobile qui ouvre donc ses portes au public aujourd'hui. La voiture qui se réinvente est la question cruciale pour les français et les européens comment faire face à la concurrence chinoise un chiffre entre le début du siècle et aujourd'hui la chine est passée de 1 à 40 % de la production mondiale elle exporte 7 millions de véhicules à l année, on va évidemment y revenir mais un mot puisque ce salon de l'auto et on l'a vu se tient dans un contexte compliqué pour beaucoup de français qui renoncent à prendre leur voiture car le carburant est devenu hors de prix, on imagine que vous le constatez chez

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vous dans votre région en Bretagne et une fracture accentuée entre le rural et l'urbain sur cette question de la voiture ? Oui, le problème de l'augmentation exponentielle du coût du carburant, on le ressent évidemment. On le ressent à la fois dans les villes, mais surtout dans les zones rurales comme la Bretagne notamment, mais pas que. Évidemment, les citoyens hésitent à prendre leur voiture désormais ou essayent de faire du covoiturage ou du transport en commun, mais ce n'est pas toujours facile. Emmanuel Macron a parlé de cette question des prix du carburant hier en allant inaugurer le salon de l'automobile, on va l'écouter le chef de l'Etat. Les carburants montent à cause de la géopolitique et donc Le cœur du travail qui est le nôtre,

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c'est de tout faire pour faciliter à la fois le transit à travers Hormuz et Yambou. Nous avons des moyens et des capacités pour aider à sécuriser d'ailleurs certains de ces sites qui sont sur place. C'est ensuite réduire le coût de transport et donc c'est tout le travail qu'on est en train de faire avec les transporteurs pour améliorer les mécanismes d'assurance et baisser ce coût qui a été multiplié par 10. Et enfin, c'est avec la libération des stocks stratégiques et les discussions, en particulier avec nos grandes entreprises, permettent de faire qu'à la pompe ce prix soit le plus bas possible. Il apporte les bonnes réponses. Donc c'est pas de ma faute, c'est de la faute des autres, c'est de la faute de la géopolitique, ce qui n'est pas totalement faux d'ailleurs.

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Mais... Parce que vous considérez que c'est en partie sa faute ? Non, non, non, c'est parce que je veux dire, non, non, non, le problème de... Il y a beaucoup de choses de sa faute mais pas ça. Mais je veux dire qu'aujourd'hui, il y a des mesures à prendre. Il y a des mesures sur les taxes qui seraient, à mon avis, intéressantes à prendre. Les taxes sur le carburant, sauf que ça rapporte beaucoup d'argent à l'État, bien C'est les raisons pour lesquelles, quand on sait la situation financière du pays aujourd'hui par rapport à la dette, à notre endettement, au taux d'intérêt, évidemment l'État ne peut pas se priver d'un certain nombre de ressources. Mais je ne vois pas comment on pourra arriver à baisser le prix du carburant.

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Ils réussissent avec la libération de barils de pétrole, 12 à 18 centimes au 1er novembre ? Oui, mais c'est déjà quelque chose, incontestablement. Mais je veux dire, ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas suffisant pour le citoyen lambda. Il faut aller beaucoup plus loin. Je ne sais pas comment on peut faire, parce que le détroit d'Ormouz est bloqué. Mais vous, vous dites en plus qu'il faut une baisse des taxes ? Je pense que oui. On a financièrement les moyens ? Non, c'est ça le problème. Pour l'AMI, il est là, c'est-à-dire qu'on se mord la queue. Aujourd'hui, on n'a pas les moyens financiers de le faire, mais ce sera peut-être une nécessité à un moment ou un autre. Alors on peut espérer que c'est une situation essentiellement conjoncturelle qui va durer un certain temps

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et qui peut-être va s'arrêter. Maintenant quand on voit les outils qui commencent à bloquer l'autre détroit, on peut s'inquiéter quand même sur l'avenir. Et on est tellement dépendants de cet approvisionnement que ça pose évidemment un problème. Le salon de l'auto qui s'est donc ouvert, qui a été inaugurée hier par Emmanuel Macron qui ouvre aujourd'hui ses portes au public, avait cette question sur l'avenir de la filière automobile. On va écouter ce que disait Emmanuel Macron, c'était un autre salon de l'automobile, c'était en 2023 et je vous ferai réagir juste après. C'est simple, vous avez plus de 400 000 personnes qui travaillent dans ce secteur et en plus je pense que ça fait partie de notre identité, la bagnole fait partie de l'identité française,

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la question c'est comment nos mythologies, comment ce qui est clé pour notre industrie et pour notre réindustrialisation est compatible aussi avec nos objectifs en termes climatiques. On est en train de montrer que par l'innovation, l'investissement et l'ambition collective et le respect de chacune et de chacun, on y arrive. Voilà la bagnole qui fait partie de l'identité française. C'était en 2023. Je le disais. Est-ce que trois ans après, on y est arrivé ? Non. Alors quand le président de la République parle du nombre d'emplois, si on parle On parle des emplois essentiellement industriels, de fabrication. En 2010, on était à 425 000 emplois directs. En 2025, on était à 250 000 l'emploi.

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Déjà, notre industrie automobile était déjà en difficulté. Mais depuis l'arrivée des voitures chinoises, ça augmente encore la difficulté des constructeurs. On va en parler, puisqu'il y a un an, vous publiez au Sénat un rapport sur la crise de la filière automobile française. Une crise qui se poursuit, Alex. Oui, rappelons les chiffres de ce secteur de l'industrie automobile française qui était évoquée dans ce rapport avec un secteur qui représente environ 350 000 salariés, même si ça... Ça c'est tout compris, c'est-à-dire que c'est toute la filière. Voilà, filière globale et puis 4 000 sites industriels pour cette filière automobile française et les chiffres ne sont pas bons pour la filière depuis des années.

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Les ventes de véhicules particuliers en France ont chuté de 20 % entre 2020 et 2025 et c'est une tendance longue pour l'industrie française, la part de la France dans la La production automobile européenne a reculé de 12 points entre 2000 et 2020. Un secteur automobile qui a été notamment fragilisé par des délocalisations vers des pays à bas coût. Et notre industrie automobile est aussi largement concurrencée par les véhicules chinois. Bien sûr, il y a maintenant la concurrence chinoise notamment sur le véhicule électrique, la Chine qui est le premier producteur mondial de voitures électriques. En 2023, elle assurait près des deux tiers de cette production automobile électrique sur la planète. Alors, comment expliquer cette ultra-domination chinoise ?

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Elle est permise par d'abord une industrie subventionnée par l'État chinois, des coûts de production compétitifs et puis des prix de vente inférieurs de 30 % par rapport aux voitures occidentales pour une qualité peut-être égale voire supérieure. L'industrie chinoise, et c'est là où c'est intéressant, qui accentue son avance en 2026. Elle a gagné 10 % de part de marché sur les 9 premiers mois de cette année ? Alain Quindec, quand on voit que la Chine continue de gagner des parts de marché cette année, est-ce qu'il y a une très vive inquiétude et est-ce qu'on va rattraper ce retard ? – C'est exactement ce qu'on disait dans notre rapport, c'est-à-dire qu'aujourd Aujourd'hui, on voit bien que les Chinois s'installent en France.

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C'est-à-dire qu'ils créent des concessions, ils s'associent avec des constructeurs existants, avec Stellantis par exemple, avec d'autres. Et donc Stellantis par exemple qui a 23 3 % de la marque Clipmoteur, par exemple, qui a accepté. Et donc ils ont désormais un réseau de vente. Donc le développement de l'automobile chinoise est exponentiel parce que justement le client potentiel maintenant il est rassuré, il a des concessionnaires, il a des choses comme ça qu'il ne savait pas avant. Donc ils sont en train de prendre le marché. Mais on a abandonné notre industrie automobile depuis déjà pas mal d'années, on n'a pas fait les bons choix. Quand je dis on, c'est à la fois les pouvoirs publics qui n'ont pas été réactifs et puis les industriels aussi ont leurs responsabilités en la matière.

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Alors quelles erreurs stratégiques ont été faites ? On fait de électrique, oui.

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Tavares par exemple, Carlos Tavares, à un moment on fait de l'électrique, ok on fait de l'électrique. Deux ans après, ah ben non on va plus faire d'électrique, on va refaire du thermique. Bon ben on va faire de l l'hybride. Et pendant ce temps-là, les Chinois, ils avancent. Ils avancent, ce qui fait qu'ils ont entre 10 et 15 ans d'avance sur nous. Vous êtes allé en Chine ? Oui, absolument. Je suis allé visiter les constructeurs. Qu'est-ce que vous avez constaté sur place un écart imbissal, un écart irratrapable ? – Irrattrapable, je ne le souhaite pas en tous les cas. Mais je sais que par exemple, aujourd'hui dans le cadre de l'électrification, ils ont je vous dis, 10 à 15 ans d'avance et par ailleurs nous quand on essaye de faire des voitures

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électriques en Europe, c'est vrai pour la France mais c'est vrai pour l'Allemagne aussi on s'appuie sur des composants chinois donc on est coincé, on a quelques fabricants de batterie en France, ACC, Vercors, qui sont des gens qui font du bon travail, mais qui travaillent avec des composants chinois. Par ailleurs, quand on fait 10 batteries en En France, dans ce qu'on appelle pompeusement les gigafactories, ils s'en font 10 000 en Chine. Et tout ça avec des composants chinois. Donc on est dépendant de la Chine. Mais c'est un petit peu la la représentation de ce qui s'est passé pour notre industrie depuis 20 ans. Notre industrie, elle disparaît petit à petit. La France est un pays qui ne produit plus.

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Et ça c'est un drame absolu. C'est un pays qui consomment il consomme mais qui ne produit plus et c'est vrai pour l'automobile comme c'est vrai dans d'autres domaines et par ailleurs il paraît quand on écoute madame brousseau c'est un pays où on a le droit à la paresse la paresse a un coût il faut produire de la richesse ça veut que nos constructeurs automail français ont trop délocalisé par le passé ils ont peut-être trop délocalisé ils ne se sont pas adaptés au marché me semble-t-il on en a discuté longuement avec Luc Châtel d'ailleurs le président de PFA on va le voir demain avec la commission et avec Dominique Estrosi on va le voir demain mais je pense qu'ils n'ont pas réagi au bon moment par ailleurs l'Union Européenne j'en parle librement j'ai été 10 ans député européen

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je sais comment ça se marche l'Union Européenne a pris cette aberrante décision d'interdire la vente de véhicules thermiques en 2035 savez-vous que l'espace économique européen est le seul espace économique au monde avec la Californie à prendre cette décision dans tous les autres pays du monde c'est pas vrai donc je pense qu'il aurait fallu être plus souple dans cette décision. On va revenir après sur cette interdiction des véhicules thermiques et sur ce passage à l'électrique mais Alex vous aviez une question sur

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la concurrence chinoise oui voilà est ce que il y à cette concurrence chinoise mais derrière ça est ce qu'il ya un manque de cap industriel contrairement aux chinois vous parliez de d'ailleurs sans cesse ce que tu disais tout à l'heure Il y a eu des changements de cap pendant plusieurs années Pendant les 10-15 ans qui viennent de se passer Et ça a évidemment généré un retard pour l'industrie automobile européenne C'est plus large que l'industrie automobile française, c'est C'est vrai pour les marques premium allemandes par exemple, c'est pareil. Et nos constructeurs tendent -ils eux-mêmes la main aux Chinois en Valais, en Seine-Maritime ? Bonjour Mélanie Delacour, merci d'être avec nous. Vous êtes maire d'Hivergauche de Cléon, se trouvent dans votre ville un site de Renault.

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En début d'année, la direction a annoncé qu'au printemps 2027, un moteur venant de Chine sera assemblé dans l'usine. Comment cela a été perçu ? Pour la plupart des gens, comme une bonne nouvelle puisque ça pérennise de l'emploi. Après, on sait que les syndicats étaient un petit peu plus frileux d'imaginer recevoir des pièces chinoises pour assembler en France. Maintenant, Maintenant, je pense que c'est important de pouvoir montrer aussi le savoir-faire de la France, puisque l'usine de Renault Cléon produit des moteurs haut de gamme. Là, on parle de moteur électrique un peu plus d'entrée de gamme, mais ça va permettre aussi de pouvoir développer de l'électrique un peu plus abordable pour tout le monde, puisqu'on sait qu'en effet les coûts de main d'œuvre et tout un tas de choses sont

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plus chères en France. Donc si on peut avoir la chance sur l'usine de Renault Cléon de pouvoir produire les deux, où les assembler et de faire en sorte que sur le marché français on ait du haut de gamme et de l'entrée de gamme, je pense que c'est une bonne chose. Et pour le site, c'est aussi un moyen de pérenniser l'avenir du site, sachant qu'ils ont créé une université qui permet de former tous les personnels qui étaient sur le moteur thermique par le passé vers le moteur électrique et ça c'est quand même quelque chose de très fort parce que même si certains salariés sont là depuis très longtemps dans l'entreprise ils vont pouvoir migrer vers ces nouvelles technologies et de pouvoir leur permettre de se renouveler

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c'est quelque chose d'essentiel pour la main -d'oeuvre française aussi Alain Kadek c'est une bonne nouvelle madame le maire dit c'est une bonne nouvelle parce que ça c'est pour la pérennité du site ça crée de l'emploi ou au contraire on fait entrer le loup dans la bergerie bonjour madame de la cour d'abord aussi le montant en tous les cas ça fait rentrer le loup dans la bergerie cela étant ça madame de la cour vienne de le dire elle a raison ça permet déjà le maintien de l'emploi parce que imaginons que ce soit pas le cas c'est vrai aussi à rennes à la genet à la genet à la genet à rennes l'usine citroën s'installe et va produire des voitures chinoises totalement les totalement des xpeng

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mais alors d'abord ça prend sur le marché évidemment sur la fabrication typiquement française mais ça maintient l'emploi en l'occurrence mais c'est le loup qui rentre dans la bergerie c'est évident et certains constructeurs français font le choix de s'associer avec des chinois mais ils peuvent pas faire autrement non plus et par ailleurs excusez moi par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure faut quand même se rappeler que l'industrie chinoise elle est dans une économie administrée donc c'est complètement différent c'est-à-dire qu'ils donnent des subventions l'Etat, ils choisissent tout ça Juste Madame de la Cour pour qu'on comprenne bien que représente l'usine Renault que représente la voiture pour une commune comme Cléon ? Énormément d'emplois, de l'activité économique en périphérie

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puisque les gens qui y travaillent sont amenés à faire leurs courses à proximité, utiliser des infrastructures sportives. Donc c'est une économie et pour la ville et pour le bassin qui est tout autour, mais c'est quelque chose d'essentiel en dehors du fait que, bien évidemment, oui, il y a de l'impôt loco et ce genre de choses, mais c'est une vraie dynamique par rapport à ce qui se construit. Vu qu'on est sur une commune en plein renouvellement urbain, c'est aussi s'offrir la possibilité, avec tout ce qu'on va avoir sur le plan national de renouvellement urbain, de permettre aux salariés de pouvoir venir s'installer directement à clients, ce qui, au moment où le gasoil coûte énormément cher et l'essence aussi, de pouvoir venir travailler à l'usine Renault soit en voiture électrique, soit

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à pied, soit par des mobilités toutes. Donc c'est extrêmement important pour nous que l'usine Renault de Cléonce se porte bien et qu'elle se développe pour qu'il y ait énormément de salariés parce que ça fait vivre tout le tissu économique local. Merci Mélanie Delacour, merci d'avoir été avec avec nous, maire de Cléo. Et on voit l'importance pour nos territoires de l'industrie automobile. Alex, dans le rapport du Sénat d'Alain Kadek, quelles étaient les préconisations pour relancer ce secteur automobile ? Et est-ce qu'elles ont été entendues ? L'une des préconisations de ce rapport, c c'était de sortir, je cite, « du tout électrique » et de ralentir l'application du Pacte vert européen. Pour les industriels, vous en parliez à l'Incadec,

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un pacte vert qui prévoyait d'interdire la vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035 et cette préconisation elle a plutôt été mise en oeuvre en tout cas entendue par l'Union Européenne puisque la Commission Européenne est en train d'abandonner cet objectif et de faire une autre proposition. Cette proposition, eh bien c'est c'est que d'ici 2035, les constructeurs automobiles devront réduire de 90 % les émissions de CO2 de leurs échappements. Et pour les 10 % restants, ils pourront être compensés par l'utilisation d d'acier bas carbone notamment. Et puis, dans ce rapport, les sénateurs préconisaient également des droits de douane sur les véhicules chinois équivalents à ceux qui sont appliqués par la Chine. Et puis, sur le marché européen, il faut, selon ce rapport,

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favoriser des véhicules fabriqués en majorité en Europe. Une préférence européenne vers laquelle la France et l'Allemagne sont en train d'avancer. Et puis, il faut également, selon ce rapport, inciter à l'achat de petites voitures électriques abordable, car le prix très élevé de ces voitures électriques peut être prohibitif. Alain Cadec sur les émissions de CO2 de nos constructeurs automobiles. L'Union européenne est en train d'abandonner cet objectif d'interdiction des véhicules neufs thermiques en 2035. Vous êtes satisfait de cet assouplissement ? Oui, ça va dans le sens de ce qu'on préconisait dans notre rapport. Et je pense que c'était nécessaire. C'était déjà dans les tuyaux depuis un moment. Je pense que notre rapport a permis d'accélérer cette évolution.

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Mais je pense ça va dans le bon sens par rapport à nos constructeurs et par rapport à notre industrie. Mais quand on voit qu'il y a un boom du marché de l'électrique, notamment avec le choc pétrolier, que vous le disiez la Chine a un cap tracé, est-ce qu'on n'est pas en train de se tirer une balle dans le pied, en ralentissant nos objectifs ? – Non, je pense qu'on a été trop vite en interdisant, je vous disais tout à l'heure, il n'y a que l'Union européenne et la Californie qui interdisent les moteurs thermiques. Aujourd'hui, il faut passer par l étape, à mon avis, indispensable de l'hybride pour arriver à l'électrique. On arrivera à l'électrique, de toute façon, inéluctablement, et tant mieux. Mais il va falloir qu'on mette en œuvre les moyens nécessaires à y arrêter.

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Mais on mise assez sur l'hybride aujourd'hui ? Comment ? On mise assez sur l'hybride ? Oui, oui, tout à fait. Oui, ça évolue très vite, mais ça change complètement l'écosystème de l'automobile, notamment là La maintenance, notamment l'entretien. On a beaucoup de garages, de concessions en France. Aujourd'hui, l'entretien d'un véhicule électrique, ce n'est pas du tout le même entretien qu'un véhicule thermique. C'est beaucoup moins souvent, c'est beaucoup moins important. Il n'y a pas de vidange, il n'y a pas de choses comme ça, vous voyez ? Donc tout l'écosystème évolue. Donc je pense qu'il faut qu'on évolue avec. Cela étant, les décisions de l'Union européenne n'ont pas d'abandonner le Green Deal et tout mais d'être un peu plus soft est une bonne tendance.

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Ça va permettre sans doute de redonner un peu de souffle à notre industrie, mais je pense que c'est surtout sur l'influence de nos amis allemands, qui évidemment sont très forts à Bruxelles et qui par ailleurs craignent pour leur industrie. Hier Emmanuel Macron a annoncé un accord imminent avec l'Allemagne pour assouplir encore plus les objectifs européens en matière de CO2 sur les voitures neuves à partir de 2035, ce qui ouvrirait la porte à plus d'hybrides et plus de thermique. C'est une bonne nouvelle ? – Oui, c'est une bonne nouvelle. Maintenant, je suis toujours circonspect devant un accord franco-allemand depuis quelque temps. Quand on voit tous les accords qui devaient se

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– Là, les Allemands ont l'air d'avoir fait un compromis. – Oui, oui, oui, je pense qu'ils ont fait un accord. – Vous n'y croyez pas ? – Si, si, j'y crois. Je veux y croire en tous les cas.

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– Les Français font la transition, ils passent à l'électrique. – Alors vous l'avez évoqué tout à l'heure, sur le plan conjoncturel actuellement, évidemment, compte tenu du coût du carburant, le citoyen qui va acheter une automobile, jusqu'à aujourd'hui il était un peu perdu. Il se disait qu'est-ce que je fais ? J'achète une électrique, j'achète une thermique ou j'achète une hybride ? Ce n'est pas trop. Maintenant, c'est vrai qu'avec l'augmentation du prix du carburant, il va plutôt vers le véhicule électrique. Sauf que le véhicule électrique, notamment fabriqué en France et en Europe, il est trop cher aujourd'hui. Alors qu'ici il est fabriqué en Chine, il est beaucoup moins cher. 30%, vous l'avez souligné tout de suite, à peu près 30 % moins cher.

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C'est grosso modo, c'est ça. Une R5 aujourd'hui fabriquée à Cléon par exemple, puisqu'il fabrique la R5, ça vaut 30 000 euros au départ. Alors il y a des primes, on essaie de diminuer un peu. Il y a le leasing social, le gouvernement a mis en place des mesures pour faciliter la transition des Français vers l'électrique. Ça ne concerne qu qu'une petite partie de la population. Et ce n'est pas suffisant pour relancer la consommation. Et je vous dis aujourd'hui, quand un automobiliste va pour changer le véhicule, qu'il décide d'aller vers l'hybride ou l électrique, malheureusement, il va se tourner vers la voiture chinoise parce qu'elle est beaucoup moins chère. Donc on a un problème là-dessus.

20:30

Et par ailleurs, les Chinois sont malins, on le disait tout à l'heure. Xpeng s'installe à à Rennes, ils vont monter les voitures à Rennes, ils vont les assembler. Moralité, les voitures deviennent des voitures made in Europe. Donc elles échappent aux taxes. Vous avez quoi, vous, comme véhicule ? Ça ne va pas s'arranger. j'ai une veille à volvo une volvo mais thermique c'est une voiture chinoise non je plaisante c'est à dire que ça appartient au groupe gélie qui est un groupe chinois mais comme beaucoup d'autres choses et c'est une c'est un véhicule hybride équilibré des gens et j'en suis très content voilà on terminera là dessus on va terminer pas tout à fait là dessus parce qu'on va regarder les unes de

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la presse régionale comme tous les jours trois titres qu'on a sélectionné la une du dauphiné la colère lycéenne ne faiblit pas les lycées font entendre leur colère entre blocage et manifestations ils veulent faire plier le gouvernement la deuxième une celle de west france les rayons frais deux centaines de supermarchés piraté une cyberattaque qui a visé les réfrigérateurs deux centaines de supermarchés en france conséquence des rayons inaccessibles et des tonnes d'aliments à détruire et puis la une de la provence le choc un jeune de 14 ans qui a ouvert le feu au fusil de chasse hier dans son établissement blessant le principal et une enseignante de quelle une avez-vous envie de nous parler de ouest ce france au hasard en doutent un petit peu au hasard comment non mais est-ce

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que c'est on a vu cette cyberattaque qui est quand même sur l'élite c'est assez lunaire c'est à dire des rayons de supermarchés qui ont vu leur réfrigérateur monter jusqu'à 50 degrés. Ça veut dire que tout peut arriver. Tout peut arriver dans le cadre des cyberattaques, et c'est extrêmement dangereux. Alors je sais qu'en France, on y travaille beaucoup pour essayer de se prémunir de ce genre d'attaque. Mais quand on voit ça, y compris les rayons frais, vous vous rendez compte ? Ça veut dire que tous les produits vont être bons à jeter. Enfin, je veux dire, c'est dramatique. Mais ça veut dire que malgré le fait qu'on y travaille, on est loin d'être paré face à ces cyberattaques ? Tout à fait. Qui sont inédites en plus.

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Et pourtant, la France, notamment, a mis en place un certain nombre de structures qui permettent de travailler là-dessus. Mais on a encore du travail, oui, je pense. La preuve, c'est que ça, c'est impressionnant. Et puis, il y a aussi ce qui s'est passé C'est hier également le jeune qui a, c'est dans la presse, dans toute la PQR, c'est le jeune qui a tiré au fusil sur le principal et sur un premier. C'est la ligne de la Provence notamment ? La province, oui, mais c'est dramatique, je Je veux dire, ça démontre un peu la déliquescence de notre société aujourd'hui. Merci Alain Kadek. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Alex, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale. Et la presse quotidienne régionale qui commence à dévoiler des premières

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infos sur le tracé du Tour de France 2027. Ah, c'est assis. Il repasse en Bretagne ou pas ? Il revient en Bretagne. Parce que là, j'ai deux vretons sur le plateau. Mais malheureusement, il ne va pas à Mur de Bretagne. Et ça, c'est dommage. Mais bon, il vient en – C'est un appel à Christian Prudhomme pour la saison d'après. – Oui, Christian, si vous le l'avez, je dirai Christian. – Merci monsieur Kadek, on va tout de suite accueillir