Mobilisation du 24 octobre : le maire de Bayonne prévoit des "précautions supplémentaires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:23OuverteRéponse directe
Vous avez répondu hier à l'appel de l'AMF pour dénoncer les attaques contre les institutions. Où étiez-vous samedi ?
- 1:03RelanceRéponse partielle
Et est-ce que vous avez compris...
- 2:05OuverteRéponse directe
Samedi, une nouvelle mobilisation est annoncée. Comment vous l'envisagez ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Vous dites vouloir mettre en place des précautions supplémentaires. Quelles précautions et quels bâtiments ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Il a été demandé au préfet de voir des mesures pour interdire des manifestations ou des couvre-feux. Est-ce votre souhait ?
- 4:39RelanceRéponse directe
Donc ce n'est pas votre souhait d'interdire des manifestations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Invité politiqueFait
« Il y a au départ une manifestation qui est celle des lycéens, qui est fondée sur des faits réels, un malaise du monde lycéen, qu'on ne peut pas nier. »
- 1:36Invité politiqueFait
« ce sont des groupes organisés, certes, des groupuscules, mais qui constituent un danger considérable. »
- 1:56Invité politiqueFait
« puisque nous avons eu une porte vitrée qui a été cassée cette soirée-là. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé à Limoges, et ça, bien évidemment, ça nous a beaucoup interrogés. »
- 3:33Invité politiqueFait
« des pénétrations à l'intérieur de l'immeuble, et ensuite, l'incendie qui a été, bien sûr, provoqué par certains de ces manifestants, en réalité, des black blocs »
- 4:03Invité politiqueFait
« le droit de manifester, puisqu'on parle de république, c'est aussi un principe républicain. »
- 4:32Invité politiqueChiffre
« Vous le savez, on a eu peu de glissements à Bayonne, trop quand même, mais enfin, peu, au regard de ce qui s'est passé ailleurs. »
Temps de parole
- Jean-René Etchegaray80 %
- Présentateur19 %
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Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin. 8h moins le quart, voici la place à l'invité d'ici Pays Basque, on reçoit ce matin le maire de Bayonne. Jean-René Tchégaraï, bonjour. Bonjour. Vous avez répondu hier à l'appel de l'Association des maires de France, un rassemblement organisé pour dénoncer, je cite, les attaques graves portées contre les institutions démocratiques pendant le mouvement de samedi. Avant d'évoquer ce rassemblement, où est-ce que vous étiez justement samedi au moment des manifestations ?
Au moment des manifestations, je me suis approché moi-même de la sous-préfecture pour me rendre compte, à distance évidemment, mais enfin j'ai apporté aussi des bombes lacryogènes qui ont été lancées, effectivement, à l'encontre, à faire l'endroit des manifestants. J'étais là parce que je voulais me rendre compte de ce qui se passait, parce que vous savez, après tout nous sommes sur le terrain, sans prendre de risques, sans prendre trop le risque aussi d'être identifié, éventuellement attaqué, je souhaitais malgré tout comprendre ce qui se passait.
Et est-ce que vous avez compris
?
Pas nécessairement, parce qu'un des gros problèmes que nous avons, et vous le savez, la presse le sait, c'est qu'on a du mal à décoder tous les comportements. Il y a au départ une manifestation qui est celle des lycéens, qui est fondée sur des faits réels, un malaise du monde lycéen, qu'on ne peut pas nier. Maintenant, se sont agrégés autour de ce mouvement lycéen un certain nombre de comportements qui ne sont pas des comportements normaux. Par contre, ce sont des groupes organisés, certes, des groupuscules, mais qui constituent un danger considérable.
C'est un mal, y compris pour les manifestants, parce qu'ils sont quelquefois associés à tort, comme étant ceux qui ont souhaité prendre à partie la sous-préfecture, voire même la mairie de Bayonne, puisque nous avons eu une porte vitrée qui a été cassée cette soirée-là.
Samedi, une nouvelle mobilisation est annoncée. Comment vous l'envisagez
?
Écoutez, avec des précautions supplémentaires et en considérant, à l'effet, que même si l'importance de protéger la sous-préfecture, parce que c'est évidemment le lieu de représentation de l'État et la symbolique forte de l'État républicain, mais enfin, il y a d'autres lieux, et les mairies en particulier. Il
n'y a
qu'à voir ce qui s'est passé à Limoges, et ça, bien évidemment, ça nous a beaucoup interrogés. Raison pour laquelle, d'ailleurs, nous sommes beaucoup de maires, à l'initiative et à l'appel de l'AMF, l'Association des maires de France, à avoir, comme nous l'avons fait à Bayonne hier, vous venez de le dire, organisé un rassemblement pour dire notre réprobation. Réprobation. On ne peut pas accepter la violence, nous sommes dans un État de droit, et nous sommes, nous, porteurs de l'écharpe républicaine aussi, pour rappeler la nécessité de l'ordre.
Vous dites vouloir mettre en place des précautions supplémentaires. Quelles précautions et quels bâtiments
?
Alors, sans doute que la mairie sera un peu plus protégée, même si elle l
'est
déjà.
Mais ça veut dire
quoi, être plus protégée ?
Eh bien, écoutez, à terme, semble-t-il, il nous faudra peut-être imaginer des systèmes de protection supplémentaires, tout comme cela a été réalisé dans d'autres lieux, peut-être des grilles, devant certaines entrées, pour éviter, effectivement, les pénétrations. Parce que ce qui s'est passé à Limoges,
ce
sont, malgré tout, des pénétrations à l'intérieur de l'immeuble, et ensuite, l'incendie qui a été, bien sûr, provoqué par certains de ces manifestants, en réalité, des black blocs, c'est qu'encore une fois, rien à voir avec les revendications du monde lycéen.
Il a été demandé au préfet, en lien avec les maires, de voir d'éventuelles mesures pour interdire des manifestations, pour mettre en place des couvre-feux. Est-ce que c'est votre souhait
?
Alors, moi, je pense qu'il faut faire très attention, parce que le droit de manifester, puisqu'on parle de république, c'est aussi un principe républicain. Et on est ici dans un exercice assez complexe, qui consiste à la fois à respecter les droits de chacun, et considérer que l'espace public, que les parvis de sous-préfectures, de préfectures, de mairies, sont des lieux où chacun doit pouvoir se manifester, et manifester librement. Maintenant, la question, c'est, bien sûr, ces débordements qui existent, qui ont beaucoup existé, notamment dans les grandes métropoles.
Vous le savez, on a eu peu de glissements à Bayonne, trop quand même, mais enfin, peu, au regard de ce qui s'est passé ailleurs.
Donc,
ce n
'est
pas votre souhait d'interdire des manifestations
?
Non,
mon souhait, ce n'est certainement pas d'interdire les manifestations, parce que ces manifestations doivent pouvoir se dérouler. Mais, encore une fois, ce qui est important, c'est qu'y compris les organisateurs de ces manifestations, alors, pour le coup, du monde lycéen, doivent savoir aussi qu'ils peuvent être parfois débordés. Et, maintenant, eux-mêmes, encore une fois, n'avaient pas ce souhait, et j'en suis persuadé.
Merci à vous, Jean-René Tchégaraï, maire de Bayonne, donc, à propos de ces manifestations de samedi 17 octobre, et celles à venir de samedi 24 octobre.
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Jean-René Etchegaray