Présidentielle 2027 : «On ne veut pas se rallier à LFI, on veut réfléchir à une union plus large», exprime Anne Souyris, sénatrice les écologistes de Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Anne Suéry, bonjour.
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Les écologistes se sont retrouvés ces derniers jours pour leurs universités d'été, mais derrière les discours sur l'unité, les divisions sont nombreuses. Une question poisonne notamment les débats : Faut-il s'allier avec la France insoumise pour 2027 ?
- 1:33FerméeÉludée
Est-ce que vous êtes capable de nous dire clairement ce matin sur Europe 1 si les écologistes feront oui ou non alliance avec Jean-Luc Mélenchon et LFI ?
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Mais du coup, est-ce que Marine Tondelier doit être candidate à la présidentielle ? Êtes-vous prêts à aller jusqu'au bout avec une candidature écologiste alors qu'on le voit, elle peine à décoller dans les sondages, Marine Tondelier ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Mais est-ce que justement, avec le réchauffement climatique... Les incendies qui ont eu lieu cet été, l'écologie, pour vous, doit être un des sujets principaux de l'élection de 2027 ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Est-ce que, pour vous, ils ont apporté assez de moyens pour résoudre ce problème du réchauffement climatique et des incendies, justement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« On se dit qu'on a un certain nombre d'objectifs, de priorités, qui sont des priorités notamment écologistes mais aussi sociales. »
- 1:46Invité politiqueFait
« On ne veut pas se rallier à LFI. On veut réfléchir avec eux comment on fait une union plus large. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Pour l'instant, notre candidature n'a pas émergé. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Je crois au fait que l'écologie doit prendre la première place dans cette campagne. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Ça doit être le sujet principal. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Quand vous faites, par exemple, des ZFE, des zones à faible émission, et que vous ne réfléchissez pas à comment on fait quand même en sorte que les gens les plus précaires puissent quand même rentrer dans les villes avec leurs véhicules, eh bien, évidemment, vous échouez. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« Le nombre d'agents à l'Office national des forêts a diminué par deux ces dernières années et que, du coup, il n'y a aucune surveillance du fait que les lois soient respectées pour le débroussaillage, par exemple. »
- 6:15Invité politiqueFait
« Les pompiers n'ont pas du tout assez de moyens. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Grégoire, il a raison. Et d'ailleurs, la ville de Paris, c'est déjà beaucoup. On héberge actuellement 2000 personnes dans des lieux un peu de fortune qui ne sont pas faits forcément pour ça. »
- 7:26Invité politiqueFait
« Strasbourg avait intenté un procès contre l'État parce qu'effectivement, là encore, l'État ne logeait pas et n'était pas à la hauteur de l'hébergement qu'il fallait avoir. Eh bien, le Strasbourg a gagné contre l'État et l'État est obligé de rembourser les nuits d'hôtel. »
Temps de parole
- Anne Souyris74 %
- Présentateur26 %
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Anne Suéry, bonjour.
Bonjour.
Les écologistes se sont retrouvés ces derniers jours pour leurs universités d'été, mais derrière les discours sur l'unité, les divisions sont nombreuses. Une question poisonne notamment les débats. Faut-il s'allier avec la France insoumise pour 2027 ? Certains écologistes, comme Sandrine Rousseau, plaident ouvertement pour une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. D'autres, comme Yannick Jadot, s'y opposent fermement, alors que Marine Tondelier hésite mais plaide pour l'union. Ces universités d'été devaient être un moment de rassemblement, mais elles mettent surtout, Anne Suéry, un peu la lumière sur vos divisions, non ?
Oui, elles mettent la lumière sur nos débats. Évidemment qu'on a des débats. Je pense que toute la gauche a des débats et je pense même que toute la droite a des débats en ce moment. Donc je pense même que c'est sain pour une démocratie. Maintenant, la réalité, c'est que oui, nous sommes pour une union de la gauche, mais pas pour des ralliements. L'objectif n'est pas de se dire on va se rallier à tel ou tel. On se dit qu'on a un certain nombre d'objectifs, de priorités, qui sont des priorités notamment écologistes mais aussi sociales. Si elles ne sont pas là, alors ça ne nous intéresse pas de continuer de travailler. Donc on essaie de regarder.
Pour nous, la question, vous savez, de la gauche irréconciliable, ça ne nous intéresse pas beaucoup. On est un pôle à part entière. Donc c'est ça l'intérêt de notre démarche en ce moment, c'est-à-dire d'aller voir tous les partis de gauche pour essayer de voir avec eux ce qui est possible de faire ensemble. C'est à la fois de faire gagner la démocratie et de faire gagner l'écologie.
Oui, Mainsouri, je pense que ça va intéresser vos électeurs. Est-ce que vous êtes capable de nous dire clairement ce matin sur Europe 1 si les écologistes feront oui ou non alliance avec Jean-Luc Mélenchon et LFI ?
Non, parce que je ne vais pas vous répondre à cette question-là. Vous le savez bien, comme moi. La question, c'est qu'on ne veut pas se rallier à LFI. On veut réfléchir avec eux comment on fait une union plus large. Ce n'est pas la même chose. Vous vous en rendez bien compte. Donc c'est de ça dont on parle, nous. C'est le sujet qui a été celui de notre université d'été. C'est une réflexion qu'on mène aussi avec les socialistes, avec les communistes, avec d'autres.
Mais du coup, est-ce que Marine Tondelier doit être candidate à la présidentielle ? Êtes-vous prêts à aller jusqu'au bout avec une candidature écologiste alors qu'on le voit, elle peine à décoller dans les sondages, Marine Tondelier ?
Vous avez raison. Pour l'instant, notre candidature n'a pas émergé. Vous savez comme moi aussi que... Vous y croyez encore ? Écoutez, moi, en tout cas, je crois au fait que l'écologie doit prendre la première place dans cette campagne. On l'a vu avec tout ce qui s'est passé sur le climat et la gravité de l'été qu'on vient de traverser. Donc oui, l'écologie doit être en un. Si ce n'est pas notre candidate, alors ça doit être en un dans les candidats qui nous représenteront. C'est tout. Je veux dire, c'est ça le sujet. Bon, nous, on n'est pas religieux, vous savez, chez les écologistes, même si on a eu quasiment en 30 ans toujours un représentant écologiste. Pourquoi ?
Mais parce que l'écologie n'était jamais au centre des autres débatteurs. Donc on verra. Voilà ce que je peux vous dire. On va voir, mais on va voir évidemment assez rapidement, bien entendu, dans les semaines, dans les mois à venir, pour qu'on puisse avoir une position la plus juste possible.
Mais est-ce que justement, avec le réchauffement climatique...
Et la plus raisonnable ?
Les incendies qui ont eu lieu cet été, l'écologie, pour vous, doit être un des sujets principaux de l'élection de 2027 ?
Ça doit être le sujet principal. Vous savez, quand on dit le sujet principal, ça veut dire...
Avant la sécurité et le pouvoir d'achat, par exemple. Pour vous, c'est le sujet numéro un.
Mais vous savez, toutes ces questions-là sont liées. C'est ça la question de l'écologie. C'est que ce n'est pas simplement un petit décorum qu'on met en plus du reste. C'est que ça doit aller avec le reste. Pourquoi il y a eu des gros sujets et des grosses problématiques sur les sujets en général écologistes ? Parce qu'on les décorrélés du reste des problématiques sociales. Quand vous faites, par exemple, des ZFE, des zones à faible émission, et que vous ne réfléchissez pas à comment on fait quand même en sorte que les gens les plus précaires puissent quand même rentrer dans les villes avec leurs véhicules, eh bien, évidemment, vous échouez. On a l'impression que c'est une écologie punitive.
Il faut réfléchir à la fois de manière intégrée. C'est ça. La sécurité nous intéresse, vous savez. Elle nous intéresse complètement. Elle est dans les priorités. Si, mais ça va avec. L'écologie n'est pas contradictoire avec la sécurité. Vous comprenez ? Et comment on fait une sécurité écologiste ? Comment on fait une écologie de sécurité ?
Ça veut dire, par exemple, faire en sorte que, dans les villes, eh bien, il n'y ait pas des gens, si on fait, par exemple, un uniquement comme plan sur le climat, un plan de climatisation, rien d'autre, et qu'on n'a pas du tout une action sur les isolations, sur le fait qu'on fait en sorte que les gens aient accès au fait de ne pas mourir complètement, complètement réchauffés, eh bien, qu'est-ce qu'on fait ? On réchauffe les rues et on fait qu'il y a une partie de la population qui souffre encore plus du climat et donc qui va aussi avoir des caractéristiques violentes. Vous savez, je veux dire, il faut...
Et quand aussi, on a un réchauffement climatique qui fait qu'on a des réfugiés climatiques, si on ne réfléchit pas à cette migration climatique et qu'on ne la traite pas, on a des migrants dans la rue. Et c'est un problème de sécurité. Vous voyez, si vous voulez, ça, ça se réfléchit ensemble. Si on fait les choses de manière en silo, comme on a souvent l'habitude de faire en France, eh bien, évidemment, c'est un échec, et en matière climatique, en matière écologique, et en matière de sécurité.
Emmanuel Macron, justement, en parlant des incendies et du réchauffement climatique, est allé dans le Var. Sébastien Lecornu, en Gironde. Est-ce que, pour vous, ils ont apporté assez de moyens pour résoudre ce problème du réchauffement climatique et des incendies, justement ?
Vous savez, quand tout le monde est furieux aux sortières de leur présence, d'abord tardives, on peut dire que non, ils ne sont pas à la hauteur. Quand on sait que le nombre d'agents à l'Office national des forêts a diminué par deux ces dernières années et que, du coup, il n'y a aucune surveillance du fait que les lois soient respectées pour le débroussaillage, par exemple, eh bien, oui, c'est absolument scandaleux de ne pas mettre les moyens en face. Quand on sait que les pompiers n'ont pas du tout assez de moyens, c'est la même chose. Vous savez, et qu'on ne prend même pas le temps de les écouter correctement pour essayer de faire un budget à la hauteur. Moi, j'attends de voir le budget.
Pour l'instant, les éléments de budget qu'on a, c'est uniquement de dire on va diminuer les APL, on va diminuer l'argent de l'État, on va diminuer le nombre de fonctionnaires. On voit le résultat.
Voilà. Terminons, si vous voulez bien, Anne-Souéry, avec votre ville, Paris. Hier matin, 253 personnes qui étaient installées sur le parvis de la mairie de Paris-Centre ont été mises à l'abri par la ville. Emmanuel Grégoire explique que Paris ne peut pas tout faire et accuse l'État de ne pas assumer ses responsabilités, notamment après la suppression récente de 300 places d'hébergement. Anne-Souéry, est-ce que la ville de Paris est aujourd'hui obligée de compenser les défaillances de l'État et comment faire ?
Emmanuel Grégoire, il a raison. Et d'ailleurs, la ville de Paris, c'est déjà beaucoup. On héberge actuellement 2000 personnes dans des lieux un peu de fortune qui ne sont pas faits forcément pour ça. Et il va falloir trouver des solutions avec l'État. Vous savez que Strasbourg avait intenté un procès contre l'État parce qu'effectivement, là encore, l'État ne logeait pas et n'était pas à la hauteur de l'hébergement qu'il fallait avoir. Eh bien, le Strasbourg a gagné contre l'État et l'État est obligé de rembourser les nuits d'hôtel. On va être obligé de faire la même chose à Paris. Ça n'est pas possible de continuer comme ça.
Il faut des planifications, il faut des réflexions, il faut des budgets sincères. Ça n'est pas ce qu'on a en ce moment en France.
Eh bien, c'est très clair. Merci à vous, Anne Souhéry, d'avoir été en direct sur Europe 1 ce matin, sénatrice des écologistes de Paris et porte-parole du groupe Égolo écologiste du Sénat.
Anne Souyris