Conseil national de la refondation, affaire des fausses accusations… Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière
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Le 14 juillet 2016, à Nice, juste après le feu d'artifice, un poids lourd fonce sur la promenade des Anglais et tue 86 personnes, dont 15 mineurs. La particularité de cette attaque terroriste, c'est d'avoir visé les familles et notamment les enfants présents ce soir-là. Alors que s'ouvre le procès, France Info est allée à la rencontre de ceux dont la vie a été bouleversée par cette soirée. Attentat de Nice, les enfants du 14 juillet, un podcast original France Info, à retrouver sur l'application Radio France.
Bonjour Alexis Corbière. Le parti de Vladimir Poutine propose d'organiser un référendum au mois de novembre dans les territoires ukrainiens occupés par l'armée russe pour les rattacher à la Russie. Est-ce que pour vous c'est une porte de sortie ou est-ce que c'est une provocation ? Ce n'est évidemment pas la solution. Ça fait partie du discours politique de M. Poutine et ce n'est certainement pas dans les conditions telles que ça se passe sur le terrain, ce qui permettrait que le peuple sur place puisse s'exprimer. Mais revenons. Moi je suis favorable aujourd'hui à ce qu'il y ait évidemment des initiatives de paix diplomatiques.
Dire ça, ça n'est certainement pas une capitulation face à la brutalité que manifeste M. Poutine. Ça veut dire continuer à parler aux deux camps comme le fait Emmanuel Macron ? Là-dessus il n'y a pas de... Il a eu fait, j'ai parfois l'impression qu'il a perdu un peu la main, mais il faut infatigablement continuer sur cette voie. Je vois bien, il y a une spirale, on l'a dit plusieurs fois, vous m'avez invité à le dire et d'autres de mes amis. C'est-à-dire que se met en place en raison, d'abord la responsabilité c'est l'invasion de M.
Poutine de l'Ukraine, mais moi je ne veux pas d'une spirale où progressivement on est en train nous-mêmes de se considérer comme étant un belligérant et avec des dynamiques qui peuvent nous amener très loin dans une région, là encore, où non seulement j'ai une pensée pour le peuple ukrainien, mais il y a 17 réacteurs nucléaires. On en a beaucoup parlé notamment sur un à l'heure actuelle, ou même d'ailleurs l'initiative qu'avait proposée Jean-Luc Mélenchon avant, c'est peut-être d'envoyer des casques bleus sur le terrain pour éviter que l'irréparable soit commis. Donc je suis d'avis, même s'il s'agit d'être ferme, il y a eu de M. Poutine...
Une initiative qui n'avait aucune chance de passer puisque la Russie aurait mis son veto au Conseil de sécurité. Oui, on peut quand même continuer à avancer. Il est arrivé parfois d'ailleurs qu'il y ait des casques bleus qui sont envoyés sans qu'il y ait... Son feu vert du Conseil de sécurité ? Oui, non, ça n'est jamais arrivé dans l'histoire. Non, mais du moins, on peut continuer à avancer sur cette voie, sur cette proposition, quoi qu'il arrive. Vous dites que c'est perdu d'avance, peut-être même que la Russie pourrait peut-être considérer aussi qu'elle y aurait intérêt.
Ce que je veux dire, c'est que ça n'est pas naïf aujourd'hui, c'est même au contraire prendre la totalité de la gravité de la situation, qu'il faudra nécessairement une solution diplomatique pour sortir de ça. Moi, je ne crois pas à une solution de guerre, je tiens à le dire. Et on aura compris que ce que Chantin écrit, c'est une dynamique, y compris des choses qui pèsent plus sur le peuple européen aujourd'hui que vraiment pour l'instant sur l'économie.
Votre position, Alexis Corbière, face au référendum qui se prépare, Vladimir Poutine, il avait déjà fait usage du référendum après l'annexion de la Crimée en 2014. Et à l'époque, Jean-Luc Mélenchon, il n'y avait pas vu de mal, il avait dit que le référendum était peut-être illégal, mais pas totalement illégitime. C'est la même chose ici ou pas ?
Les conditions sur le terrain ne me semblent pas comparables. Je ne crois pas qu'on puisse réunir les conditions, de faire une consultation qui exprime quelque chose qui soit véritablement à l'image... Il n'y en avait pas non plus en Crimée en 2014. Vous me renvoyez là, il faudra vérifier ce qui avait été dit. Moi, je pense, je vous l'ai dit, qu'il s'agit plutôt d'avoir des initiatives sur le plan international qui permettent de pouvoir continuer à discuter. Voilà. Et de ne pas se mettre, de toute manière, c'est aussi le sujet qui nous intéresse toujours, dans la main de qui que ce soit, à commencer par M. Poutine.
Donc, on paye aussi le prix dans cette histoire de peut-être une dépendance que nous avions, quant à mon à l'idée reçue, vis-à-vis de la Russie en matière énergétique. Je pense notamment que nous aurions pu, si on avait pu s'écouter Jean-Luc Mélenchon, vous le citez, mais qu'aussi en matière de gaz, on aurait pu avoir d'autres types de relations avec d'autres pays. Je pense à l'Algérie, par exemple, pour avoir une diversification aussi au niveau européen et en particulier en France. Jean-Luc Mélenchon avait demandé qu'on réduise les livraisons de gaz de Russie ? Non.
Il avait demandé, par exemple, que nous ayons des relations avec l'Algérie, où nous leur vendions du blé à prix non spéculatif, et que nous puissions avoir du gaz. Ce qui nous amènerait à avoir une diversification, et moins dans la main, aujourd'hui, de cet outil de pression qu'utilise M. Poutine. Vous vous souvenez qu'il l'avait dit ? Oui, oui, je me souviens très bien. Avant M. Macron. Et c'était plutôt une bonne idée. Est-ce que vous faites partie, Alexis Corbière, de ceux qui disent, aujourd'hui, que les sanctions pénalisent davantage les Européens que les Russes ? J'en ai peur, pour l'instant.
J'ai peur que les sanctions, en plus, qui n'ont pas vraiment frappé les oligarques russes, à ma connaissance, les éléments que nous avons, quand même, il y a beaucoup de gens qui sont des proches de M. Poutine, qui participent à son entourage, qui est souvent marqué par la corruption, aussi, des gens qui sont fortement enrichis. Je ne crois pas qu'ils aient perdu leurs biens qu'ils ont en Europe, et en particulier en France.
Vous savez que le PIB de la Russie va diminuer fortement.
Oui, mais pour l'instant, à l'heure où nous parlons, j'observe que c'est plus nous, dans l'hiver qui arrivent, qui sommes sous pression. Donc, raison de plus pour prendre des initiatives diplomatiques. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire. Non, ça veut dire, la suite de votre raisonnement, c'est qu'il faut les alléger, les sanctions, aujourd'hui, pour que Vladimir Poutine fasse un geste en retour ? Vous m'avez entendu, je suis pour prendre des initiatives diplomatiques et chercher... Je conçois que ce ne soit pas simple, et voir comment nous... Vous dites qu'on souffre plus des sanctions que les... J'observe que... Vous trouvez, vous, qu'elles sont efficaces ?
Non, mais je vous pose la question. Je lis et je regarde... Est-ce que ça veut dire qu'il faut les alléger, les sanctions ? Je ne sais pas, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas dit ça. C'est une question. Non, mais moi, je n'ai pas dit ça. Je dis seulement qu'observons que, pour l'instant, ça ne produit pas ce que nous voulons que ça produise. Voire même, dans l'hiver qui arrive, ça met toute une série de pays en difficulté. Et ce que vous et moi, nous ne voulons pas non plus, parce que de cette situation... Ce que je suis en train de décrire, c'est la situation dynamique qui peut se créer. Attention à ce que, progressivement, nous n'entrions pas non plus dans un conflit ouvert.
Parce qu'après, l'irréparable pourrait être commis. Alors, je sais bien qu'à l'heure actuelle, il est parfois plus facile de dire « Ne cédons rien face à Poutine. » Et aussitôt, on se fait ripolliner, un poutinien de service, qui est faible, etc. Je crois que c'est plus compliqué que ça. Voilà ce que je dis sur un dossier sur lequel c'est aussi, comment dirais-je, la caisse de résonance de beaucoup de choses, de choix énergétiques qui ont été faits et qui ne sont pas nécessairement les bons.
Par exemple, sur le prix du gaz qui nous pose tant de problèmes, je ne sais pas si on a l'occasion d'en parler, du fait qu'il est aujourd'hui fixé aussi, le prix d'électricité est fixé sur le prix du gaz. Il faut arrêter ça. Il faut arrêter ça. Il faut nous arrêter ça. Il faut nous arrêter ça.
Il faut nous arrêter ça.
D'accord, mais Jean-Luc Mélenchon, ça fait deux campagnes qu'il le dit, et on balaye cet argument. Et aujourd'hui, quand on en voit les conséquences, qu'on paye le prix d'électricité beaucoup plus cher que ce qu'il est produit en France, M. Le Maire dit qu'il faudrait peut-être le faire. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est aussi toute une série de conséquences. Idem en matière énergétique. Nous sommes face à des difficultés aussi. Nous avions tenu les engagements, notamment d'énergie renouvelable, qui nous avaient réussi à être à 24% d'autres énergies renouvelables, plutôt que seulement à 13 ou 14% aujourd'hui, on aurait d'autres sources d'énergie.
Bref, au bout d'un moment, c'est facile de dire, M. Corbière a réglé le problème immédiatement. La difficulté auxquelles nous sommes confrontés est l'addition de beaucoup de mauvais choix.
Alexis Corbière, pour l'instant, les prix d'électricité et du gaz sont gelés jusqu'à la fin de l'année. Que faut-il faire après ? Continuer à les bloquer pour tout le monde ?
Je viens de donner une piste. C'est-à-dire que si on entendait le fait qu'il fallait arrêter de payer le prix d'électricité, non pas ce qu'elle coûte en France...
C'est déjà prévu au niveau européen, découpler les deux. Le gaz et l'électricité.
Ce n'est pas encore fait, parce que ça éviterait...
Je parle du bouclier tarifaire en France.
Mais ça éviterait qu'on ait besoin de faire des boucliers tarifaires, parce que souvent, c'est pour accompagner une hausse des prix qui n'est pas totalement justifiée. Quand est-ce qu'on le fait ? Ça pourrait être un outil. Certains de mes amis, notamment, ont fait une tribune dernièrement pour le réclamer. Je pense à Oveli Trouvé, Mathias Tavelle, ou d'autres qui sont des députés. Vous dites que M. le maire, et même la discussion avance, faisons-le, parce qu'on va courir comme un temps comme ça...
On fait quoi avec le bouclier tarifaire ? Pardon ? On fait quoi avec le bouclier tarifaire ?
C'est une solution temporaire. Je ne vais pas m'y opposer, mais c'est une solution qui ne tiendra pas la mer longtemps. Donc on le maintient pour tout le monde, comme c'est le cas aujourd'hui, gel total pour le gaz et l'électricité, pour les plus pauvres ? Nous, nous étions favorables à ce qui blocage des prix avant qu'il y ait l'inflation, déjà. Donc il faut continuer à mettre en place des outils qui évitent cette explosion des prix, mais il faut aussi comprendre les mécanismes qui amènent cette augmentation des prix. Je repose ma question. On a entendu votre argument sur l'Europe, et c'est un débat qui a lieu en ce moment.
Le bouclier tarifaire, on continue à faire des mesures pour tous les Français, sachant que ça coûte cher, et que ça va coûter encore plus cher, vu l'explosion des prix de l'électricité ou des gaz, ou seulement pour une catégorie de Français ? Moi, je vous ai répondu déjà sur une première solution. Est-ce qu'on peut payer l'électricité ? Oui, mais c'est pas mal qu'il vous avait... Ah ben oui, d'accord, mais est-ce que c'est pas...
Parce que si c'est pour dépenser de l'argent public en raison d'un mécanisme mis en place au niveau européen qui fait qu'on ne paye pas le prix de l'électricité selon ce qu'il coûte vraiment, mais selon des règles qui ont voulu en fait faire du profit, on va continuer à marcher sur la tête, d'accord ? Donc pour l'instant, évidemment, tant que tout ça n'est pas fait, je suis pour des choses qui évitent à ce que les Français prennent une facture qui explose et qui les mette à genoux. Mais enfin, on est quand même face à quelque chose qui me semble assez incohérent.
On gaspille de l'argent public pour que des groupes continuent à faire des profits qui souvent finissent dans les poches de privés. Ça ne me convient pas complètement. Alexis Corbière, député insoubite de Sainte-Saint-Denis et l'invité de France Info, le fil infos 8h41 avec Maureen Suignard.
Emmanuel Macron donne le coup d'envoi du CNR ce matin le Conseil national de la refondation. Ça se passe à Marcoussi, dans l'Essonne et à Huiclos. Le chef de l'État veut en faire un lieu d'échange sur les réformes à venir. Mais il est largement boycotté. Ce matin, le secrétaire général de la CFDT dit y aller pour savoir si la méthode d'Emmanuel Macron sera loyale ou non. Le policier, auteur d'un tir mortel à Nice, est en garde à vue, entendu par l'IGPN. Une nouvelle affaire de refus d'obtempérer, selon la police. Une vidéo montre ce policier faisant usage de son arme alors que le véhicule était à l'arrêt après avoir brusquement reculé.
Il y a des accusations crédibles d'enfants ukrainiens transférés de force en Russie, selon l'ONU. Accusation infondée répond Moscou après plus de six mois de guerre. On apprend ce matin que la Biélorussie, alliée de la Russie, lance des mal-oeuvres militaires près de la frontière polonaise. Des entraînements, dit le pays, pour libérer des territoires capturés par l'ennemi. Une défaite pour les Marseillais, l'OM s'incline 2-0 à Tottenham pour ce match de Ligue des champions de football. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel Alexis Corbière et Emmanuel Macron
souhaitent la mise en place d'un mécanisme de contribution européenne sur les bénéfices exceptionnels des entreprises de l'énergie. Est-ce que vous vous en félicitez ? Reprenez votre souffle. Rien que le dire, déjà, je vous ai senti épuisé. Pourquoi ? Alors que le débat monte dans le pays sur le fait qu'il faut taxer les super profits, que c'est simple, que nous avons fait des propositions qui sont compréhensibles par tous, sur ceux qui ont fait des profits. Après, on peut discuter à partir de quelle date, mais qui sont exceptionnels, qui sont dus souvent à des phénomènes de spéculation et qui pourraient avoir une efficacité immédiatement sur le terrain national.
Emmanuel Macron s'entend monter ça dans le pays parce qu'il y a même eu des études d'opinion qui donnent que deux tiers des Français y sont favorables. Et c'est d'esquiver et de trouver un mécanisme où quand même Marc Fauvel, qui est un sportif émérite est quasiment essoufflé pour le dire tellement c'est compliqué, je vous taquine, mais donc pour quelle raison ? Ceci dit, Emmanuel Macron nous donne un point. Bravo M. Macron, vous n'êtes pas d'accord avec M. Le Maire et je m'en félicite qui disait il y a quelque temps les super profits, je ne sais pas ce que c'est.
Manifestement, quand même, Emmanuel Macron, après avoir critiqué, donne le point sur le fait qu'en cette période exceptionnelle, il serait temps de mettre en place des mécanismes exceptionnels pour pouvoir agir. Alors, européen, je ne veux pas reprendre ce que disait mon ami François Ruffin, mais quand il s'est agi, par exemple, de supprimer la taxe, l'ISF par exemple, M. Macron à l'époque n'avait pas demandé l'autorisation au niveau européen. Il y a souvent des cadeaux qui ont été faits. Là, ce n'est pas l'autorisation qu'il demande, c'est le cadre. Mais pour quelle raison ? Alors qu'on pourrait agir rapidement, on voit bien que, qu'est-ce que c'est que cette contribution ?
Déjà, c'est fou, j'ai entendu, c'est obligatoire, c'est incitatif, ça reste à préciser. Deuxièmement, l'exemple qu'a pris M. Macron, il dit, faire comme ce qu'on a fait à Total, Total qui réalisait 15 milliards en 6 mois, premier semestre de bénéfices exceptionnels et qui a, à travers sa réduction, cédé 0,3, 0,7. L'exemple que vous prenez est le bon parce qu'effectivement, Total ne réalise pas ses bénéfices en France. Donc, si on taxe en France, la taxe, elle rapportera pas. Mais c'est un groupe français, d'accord ? Oui, mais les bénéfices sont faits à l'étranger, ils sont donc taxés à l'étranger aussi. Et alors ? Non, ils sont taxés à l'étranger très faiblement.
Sauf si vous voulez, je ne peux pas récupérer de l'argent sur des... Ceci dit, écoutez ce que j'ai dit, est-ce que l'exemple que veut nous mettre en application Emmanuel Macron, c'est quelque chose qui à l'arrivée revient à 500 millions sur un exercice avec 15 milliards de profits ? Est-ce que c'est ça ? C'est très faible. Oui, mais c'est des bénéfices
au niveau mondial, on le répète. Vous voulez taxer les super profits en France, si on prend l'exemple de Total, les profits ne se font pas en France, si on prend l'exemple d'EDF, il n'y a pas eu de profits parce que l'État l'en a empêché, si on prend l'exemple d'ENGIE, il ne produit pas de gaz et donc lui aussi doit payer le gaz de prix fort. Et si on prenait l'exemple de CMA,
le groupe de transporteurs aujourd'hui de fret à travers le monde qui a fait des bénéfices là aussi exceptionnels et records en raison de la multiplication de près de 10, qu'est-ce qu'on fait là-dessus ? Celui-là, il existe bien, c'est à Marseille d'ailleurs qu'il est. Quand vous allez à Marseille, vous l'avez, qu'est-ce qu'on fait ? On ne fait rien ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Mais comment vous faites le tri entre toutes ces entreprises ?
Mais pour quelles raisons au niveau européen ? Par ailleurs, ça serait plus simple. L'argument que vous m'avancez à gagner des super profits ? Parce que les bénéfices, ils ne sont pas forcément chez nous, ils peuvent être en Allemagne. Ils ne sont pas forcément au niveau européen, vous voyez ce que je veux dire, ça ne règle pas le problème. Le plus loin qu'on puisse voir, en tout cas c'est aux frontières de l'Europe, si on veut que le plus de bénéfices soit taxés. Vous n'en savez rien. Moi ce que je sais, c'est qu'on peut quand même fixer sur des groupes français qui existent un exercice peut discuter.
On avait présenté des avions qui disaient à 25%, on avait présenté d'autres qui étaient à 15%. Tout ça est faisable. Les autres pays qui l'ont bien fait, au Portugal cela a été fait, d'autres pays également au niveau européen, pour quelles raisons tout ça semble exceptionnel, enfin du moins inatteignable en France ? Ce dont je me félicite et je termine, c'est que le débat avance. J'étais venu avec ce petit flyer, nous menons campagne. Alors ça pour la télé, c'est bien pour la radio, c'est un peu moins.
Alors je ne sais pas, c'est superprofit.fr, c'est une pétition que nous lançons, je vous la donne ou pas, vous verrez, il y aura des affiches sur les murs de France, c'est une pétition que nous lançons, déjà plusieurs centaines de milliers de signatures pour taxer les superprofits et notre ami Olivier Faure de la NUPES avait lancé également l'idée d'un référendum d'initiative partagée qui est actuellement discuté au niveau du Conseil constitutionnel pour que nous puissions éventuellement imposer ça dans l'agenda de l'Assemblée nationale. Vous voyez, on y travaille. Le Conseil national de la refondation, Salia.
Emmanuel Macron le lance ce matin à Marcoussi. Pourquoi la France insoumise a décidé de le boycotter alors que le but, dit le gouvernement, c'est de se parler, de discuter sur des sujets importants qui concernent les Français ?
Déjà, ce n'est pas la France insoumise qui décide de le boycotter. Je crois que c'est tout le monde hormis les partis qui soutiennent Emmanuel Macron, même Gérard Larcher qui n'a rien d'un insoumis à considérer au bout du bout que les conditions n'étaient pas réunies pour cela, à moins que cela m'ait échappé. D'abord, je voudrais avec gravité dire qu'il y a une crise démocratique dans ce pays, le fait d'avoir une réflexion sur des nouvelles méthodes de gouvernement qui répondent à l'aspiration de la souveraineté populaire. C'est une question centrale. Mais quand il y en a une, vous n'y allez pas. D'accord, mais pas six ans parce que ça n'en est pas une.
Parce que là, on voit bien que qu'est-ce que c'est ? Vous lisez la presse comme moi, personne ne sait trop quel est l'ordre du jour, qu'est-ce qui va se passer. Il y a cinq thèmes. D'accord, cinq thèmes, dont notamment celui de la démocratie que je viens d'évoquer n'est même pas abordé. Ça pourrait être intéressant. D'accord ? Il monte dans ce pays des revendications extrêmement importantes, notamment des questions démocratiques. Vous savez, le mouvement des Gilets jaunes, il faut l'écouter, le mouvement des Gilets jaunes. Justement, Alexis Corbière. Il a demandé notamment qu'il y ait des outils nouveaux qui soient mis en place, des référendums d'initiatives citoyennes.
Notamment aujourd'hui, nous allons le porter à l'occasion de notre prochaine niche parlementaire. Il faut 4 millions de signatures, un peu plus de 4 millions de signatures pour pouvoir actionner un référendum d'initiatives. Eh bien, ça pourrait être rebaissé. Il y a toute une série d'outils démocratiques
qui pourraient être à l'événement de la table. Non, ça n'est pas un outil. Elisabeth Borne, elle dit, pour moi, les insoumis ne font pas partie des forces politiques avec lesquelles on peut travailler à l'Assemblée nationale, par exemple. Je pense qu'ils ne le veulent pas. Ils veulent le désordre.
D'accord. Mais le désordre... Vous ne lui donnez pas du crédit en allant de ce... Premièrement, Madame la Première Ministre, quand le désordre, il est peut-être actuellement en France. 12 millions de gens ont eu froid l'hiver dernier. 8 à 10 millions sont aujourd'hui qui ont besoin d'avoir des associations humanitaires pour pouvoir se nourrir normalement. On a une rentrée scolaire qui est très marquée dans le désordre. Dans mon département, on n'a peut-être pas le temps d'en parler, puisque je vais vous en parler. L'hôpital public ne va pas bien. On est face à des difficultés énergétiques. Et vous avez une Première Ministre qui dit que les insoumis veulent le désordre.
Le désordre, c'est l'ordre économique que défend Madame Borne. Recherche du profit permanent, refuse la prise en cause de la crise écologique qui le produit. On a passé un été où tout ce que nous avions annoncé pendant la campagne présidentielle, le problème de l'eau, la sécheresse, le problème énergétique qui était posé, les difficultés face au nucléaire ont été confirmées. Et Madame Borne revient en quelque sorte nous considérer comme étant les responsables du problème. Mais pour terminer ma charge, si je puis dire, contre Madame Borne, là où elle m'a inquiété dans une émission que vous avez bien connue, sur... Quotidien. Voilà, Quotidien, l'autre jour. Elle a dit...
Elle a dénoncé l'ambiguïté des insoumis sur la question de la laïcité et de l'antisémitisme. Oui. Ce qui est assez scandaleux, mais j'ai fait un débat avec Madame Schiappa cet été à l'occasion des amphis de notre France insoumise où elle n'a pas abordé... Elle faisait référence à deux faits précis. On a rentré dans l'ambiguïté, si vous permettez. Je voulais terminer. Vous allez venir sur cette vilainie. Je vais vous laisser le dire. Non, non, mais c'est moi qui vais le dire. Les auditeurs, les téléspectateurs doivent comprendre un peu pourquoi elle a dit ça. Elle s'est référée à deux choses. Le soutien de certains insoumis à l'imam Mikusen, expulsé suite à une décision du Conseil d'État.
Je veux régler ce problème d'ores et déjà ? Je fais les deux et après vous réglez tout. Et là, si vous voulez bien. Et ensuite, l'avenue en France de Jérémy Corbyn, ancien leader des travaillistes, condamné par son propre parti pour antisémitisme. Non. Si. Alors, on peut dire là-dessus, vous qui êtes... Bon, premièrement, en France avec des insoumis. Premier sujet, son ministre de l'Intérieur, M. Darmanin, a mangé en 2014 avec M. Iqusen pour faire du clientélisme électoral. D'accord ? Donc c'est une farce ce qui a lieu. M. Iqusen, qui a tenu des propos en France. D'accord ? Je n'ai aucune ambiguïté là-dessus. Je combats les propos de M. Iqusen.
Mais je ne participe pas à cette farce qui consiste après comme ministre de l'Intérieur et voulu draguer les voix de cet homme. Vous étiquiez la décision du Conseil d'État ? Donc pour moi, c'est la justice en France parce que je crois en la justice en France qui doit condamner des propos et on n'expulse pas quelqu'un pour régler une affaire. D'abord une condamnation et ensuite une expulsion. Oui, parce que je ne suis pas favorable à ce que quelqu'un qui n'a jamais été condamné par la justice, je ne règle pas les choses comme ça. Sur Jérémy Corbyn ? Attendez, je termine. Ça n'a rien à voir avec la laïcité. Mme Borne n'a aucune leçon de laïcité et je vais moi lui en faire une.
Cet été, j'étais chez mes parents à Béziers dans l'Hérault, il y a eu une messe organisée par Robert Ménard en présence du préfet. Je dis à Mme Borne, dites à votre préfet qu'un préfet ne participe pas à une cérémonie religieuse en présence d'élus. Là, il y parlait, il y participait en fonction. Donc les leçons de laïcité de la part de gens sont souvent sur fonds publics. Je n'ai aucune concession. Deuxièmement, M. Corbyn n'est pas à la France Insoumise et il n'a jamais été exclu ni même condamné. Dernièrement, il y a même... Condamné par une commission mise en place par son propre parti. Il a été réintégré. Moi, je m'en fous, je ne suis pas travailliste. Demandez aux socialistes. D'accord ?
M. Corbyn n'est pas notre ami en particulier. Arrêtons avec ça. Mais j'en viens maintenant, comme vous, à regarder ce qui s'est passé. Il a été suspendu puis réintégré. Il n'a jamais tenu un propos antisémite et une commission qui s'appelle... La dernière commission, elle s'appelle Ford, d'un des responsables du parti travailliste, a même considéré qu'il ne pouvait pas être tenu responsable de certaines choses. Point final, il n'y a que ça à nous reprocher. Je vais vous dire, c'est infamant l'antisémitisme. On ne joue pas avec ce mot. A force de l'utiliser à tort et à travers, on banalise ce que ça veut dire. Il y a des vrais antisémites dans ce pays, Mme Borde. Vous le savez.
Vous n'avez pas le droit pour des raisons politiciennes pour diviser la NUPES d'utiliser ce mot à tort et à travers. Regardez par exemple... Pardon, d'être long. Bon, mais... Là, c'est moi qui répond. Oui, mais vous voyez, c'est tellement infamant. Je n'ai même pas le temps de répondre. Je vous ai laissé développer. Vous ne pouvez pas dire ça. Non, mais parce que... Beaucoup de choses, mais vous avez le temps de développer. Oui, mais c'est pareil. Une minute, Alexis Corbière. On poursuivra juste après avec nos questions et vos réponses. Si elles pouvaient coïncider, ce serait bien aussi. Le fil à info, tout d'abord, pardon, je vous cherche un peu. 8h50 de Maureen Sunniar.
Le policier auteur Selon les autorités, 9 morts depuis le début de l'année dans ce type d'affaires. Ce n'est jamais la police qui est à l'origine de ce qu'il se passe, assure Frédéric Vaud, le directeur général de la police nationale sur France Info ce matin. À mi-chemin entre le grand débat et la convention citoyenne, le CNR s'ouvre ce matin à Marcoussi dans l'Essonne, le conseil national de la refondation prévu par Emmanuel Macron pour discuter des réformes à venir, mais la plupart des oppositions refusent d'y participer.
Un rythme cardiaque plus lent, des étourdissements, des vertiges ou bien des pertes de connaissances, des symptômes qui peuvent survenir si vous portez un pacemaker de la marque Abbott. Certains appareils sont défectueux, alerte l'agence de sécurité du médicament. Plus de 16 000 patients sont concernés en France. Pas de titre de champion du monde de volet pour la France. Les Bleus s'inclinent en quart de finale, match face à l'Italie. Les Bleus qui ne complèteront donc pas leur palmarès après avoir été champion olympique. France Info.
Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel.
Bonjour avec... Pardon, excusez-moi. Alexis Corbière, je remets de l'ordre dans mes fiches. Salia, vous, voilà,
je remets de l'ordre dans ses feuilles.
Puisqu'il y a beaucoup de thèmes à aborder avec vous. On a appris ce matin la levée de la garde à vue de Jean-Christophe Lagarde, le patron de l'UDI. Il avait été placé hier dans le cadre de l'enquête sur les fausses accusations concernant les enquêteurs veulent savoir si M. Lagarde a alimenté un article du point vous accusant à tort d'employer depuis un an une femme de ménage sans titre de séjour et soumise à des cadences infernales. Comment réagissez-vous à la levée de cette garde ?
On va voir ce qui est retenu contre lui. Merci aux enquêteurs qui ont travaillé quand même dans des délais qui sont satisfaits. Il faut que toute la lumière soit faite.
Aucune charge incontrôlée pour le moment.
On verra. Moi, j'ai mon opinion là-dessus. Ce qui m'intéresse c'est de savoir quel est le circuit qui amène à ce qu'un article totalement faux paraît dans un hebdomadaire qui se veut un grand hebdomadaire. Je ne me réduis pas seulement à la petite manipulation d'un journaliste abusé. Comment on peut être à ce point-là abusé ? Quels sont les mécanismes aussi internes à ce journal ? Je parle du point qui fait qu'un article qui est facilement démontable puisse être publié.
Là-dessus, cette affaire n'est pas terminée mais elle démontre la violence qui peut exister dans le débat politique et parfois la légèreté de certains journaux qui se spécialisent tellement dans l'attaque anti-France Insoumise qu'ils en viennent à publier sans vérifier un article qui est grossièrement mensonger sans doute pour aider un opposant politique. Est-ce que vous avez été contacté par le journaliste avant la sortie de l'article ? Par un SMS quasi insultant la veille de la publication de l'article disant avez-vous prévu de régulariser la femme que vous employez ? Voilà, auquel on a répondu. Texto du journaliste en question ? Oui, oui, oui.
Alors là, le journaliste a été mis...
Je peux même vous le montrer et quand il a été répondu notamment par mon épouse Raquel Garrido nous n'embauchons personne il a dit vous osez dire ça point final. Moi je n'appelle pas ça comment on ira ? Je sais m'est arrivé de répondre à des journalistes où il y a une enquête qui est menée on a quand même parlé moi il y a un truc qui me met hors de moi dans cette histoire parce que moi j'ai le cuir épais j'en ai pris des coups même si ça fait mal. Cet homme s'est permis de parler de mes enfants et de mes filles. Cet homme s'est permis de sous-entendre toute une série de choses sur mes filles.
Alors je vais lui dire on ne touche pas à ça et je le souhaite à personne ni à vous ni à qui que ce soit. Donc c'est des méthodes qui sont inacceptables dans cette histoire. J'arrête là parce que je veux qu'on parle d'autres sujets. La justice avance et je suis persuadé qu'on va encore cette affaire n'a pas donné tout son jus mais tant mieux que ses auditions ne puissent avoir mieux. Jean-Christophe Lagarde est un opposant politique et vous êtes aussi un de ses opposants politiques. Est-ce que vous avez-vous des éléments concrets que vous êtes prêt à mettre à disposition de la justice montrant qu'il est derrière cette affaire ?
J'ai un faisceau de présomption mais comme la justice est en cours je ne vais pas faire le malin pour quelle raison un article qui devait sortir avant le second tour d'une élection législative qui mettait en cible celle qui était l'opposante et que celui qui a été le moteur de tout ça était un homme qui était salarié de la mairie de Drancy au bout d'un moment s'est signé Furax. D'accord ? Bon, je peux me tromper mais alors ça ferait beaucoup de coïncidences. D'accord ?
Vous n'avez pas porté plainte contre Jean-Christophe Lagarde.
Ah non, on a porté plainte
contre Jean-Christophe Lagarde.
Attendez, à ce stade nous c'est l'article j'ai porté plainte contre X et j'ai porté plainte contre le journaliste. Moi à ce stade après c'est l'enquête et les journalistes et la police qui m'amènent à voir que derrière ça il y a toute une série de gens je lis la presse qui sont des salariés de la mairie de Drancy c'est eux qui ont enfumé le journaliste en question après bon, il ne faut pas être très malin quand on est journaliste que quelqu'un qui est salarié quasiment de l'opposant vous donne un dossier sur quelqu'un et vous le publiez. Bon enfin, on verra la suite évidemment de cette affaire.
Il nous reste une minute Alexis Corbière je souhaite être remplacé c'est ce qu'a expliqué Jean-Luc Mélenchon cette semaine dans une interview au site Reporters remplacé en vue des prochaines échéances électorales comment vous avez compris ces propos ? Il passe clairement la main ?
Pour moi qui fais la politique depuis plus de 25 ans avec Jean-Luc Mélenchon c'est une étape nouvelle de notre vie collective c'est un homme qui a beaucoup apporté qui nous dit comme il l'a dit au soir de l'élection présidentielle faites mieux c'est la tâche que nous avons collectivement aujourd'hui il va nous aider d'ailleurs à avancer sur cette piste intellectuellement en s'exprimant il ne va pas prendre le silence Il va choisir son successeur Non justement c'est ça que ça dit et c'est ça que chacun doit comprendre On ne peut pas à la fois dire Mélenchon décide de tout et attendre de lui qu'il décide du successeur Moi je suis candidat à ce qu'un débat s'engage aujourd'hui entre nous sur politiquement comment nous gardons ce que nous avons accumulé c'est aussi une discussion avec certains de mes amis c'est une force et comment nous nous développons nous allons plus loin en voyant les aspects positifs de ce que nous avons fait nous avons fait des scores importants dans des milieux populaires dans des départements les plus pauvres de France dans des milieux ruraux et en même temps comment nous nous développons François Ruffin
il dit que vous avez abandonné les classes populaires
ça n'est pas exactement parce que François Monami en vérité je pense qu'il a eu des propos qui étaient un peu maladroits mais on n'a pas abandonné les milieux populaires il les a répétés non non mais en particulier vous avez abandonné la France des Gilets jaunes si pour ça je n'ai pas abandonné la France des Gilets jaunes on fait des scores non mais de qui il parle Jean-Luc Mélenchon est celui qui a permis historiquement que nous redevenions une force majeure je suis élu d'un département populaire on fait 12 sur 12 en Seine-Saint-Denis dans les villes mais pas dans les campagnes mais ça n'est pas vrai le seul député de l'Aveyron il est France Insoumise il est NUPES je connais les rôles non mais cette vision singulière qui vise à alimenter le discours aujourd'hui je ne veux pas être pédant mais de Christophe Gulli de Michel Onfray en gros que je suis élu d'un faux peuple et que le vrai peuple on ne lui parle pas ça c'est l'extrême droite non non c'est pas ça que je dis c'est pas ça que je dis je dis attention à ce que parce qu'en plus je vous ai dit que ce que vous avez simplifié n'est pas exactement le propos de François Ruffin qui est plus subtil mais j'invite à ce qu'on ne reprenne pas on ne reprenne pas un discours qui consiste à dire que nous ne parlons pas des milieux populaires parce que la Seine-Saint-Denis le Val-de-Marne ce sont les milieux populaires c'est la classe ouvrière qui y travaille mais aussi évidemment il faut aller plus loin dans des milieux ruraux ou des milieux auxquels le Front National progresse mais le Front National je termine il progresse aussi idéologiquement il faut aussi combattre le racisme et combattre le racisme on ne peut pas l'esquiver vous voyez c'est beaucoup de travail moi j'ai envie qu'on participe à ça et une fois qu'on aura réglé la question de celui qui porte nos idées sera aussi réglée il n'y aura pas un débat sur la personne découplé de la question stratégique merci Alexis Corbière bonne journée à vous merci
Alexis Corbière