"Mélenchon sait que la machine est lancée" : Comment LFI a récupéré la jeunesse dans les lycées
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
On a senti un changement de ton de Mélenchon sur la violence dans les manifestations. Pourquoi ?
- 0:42RelanceÉludée
Le gouvernement accuse LFI de cultiver les débordements. Qu'en pensez-vous ?
- 1:26RelanceÉludée
Le gouvernement parle de 'proxy d'ultragauche' pour LFI. Comment réagissez-vous ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Les élus LFI disent vouloir apaiser les manifestations. Est-ce leur rôle ?
- 4:12FerméeRéponse partielle
Quelles annonces concrètes pour les lycées ?
- 5:41OuverteRéponse directe
La mobilisation peut-elle durer jusqu'aux vacances ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Cyril (France Télévision)Fait
« On a senti quand même hier un changement de ton de Jean-Luc Mélenchon et au début très allant sur le mouvement et hier voulant quand même se différencier de la violence »
- 1:26Cyril (France Télévision)Fait
« Le gouvernement dans cette volonté d'avoir un message plus ferme et de politiser ce débat en montrant du doigt très explicitement la France insoumise »
- 3:27Cyril (France Télévision)Fait
« Le fait qu'effectivement la France insoumise mêlée de ces proxy d'ultragauche »
- 4:12Adrien Valet (Franceinfo)Fait
« Il n'y a vraiment pas eu d'annonces concrète. C'est ce qu'ils nous disent ni sur les moyens humains, ni sur les moyens financiers par rapport au bâtiment »
- 5:41Paolo StoupiaFait
« On a déjà assisté à des mouvements euh qui passent le cap des vacances et même qui le passe euh au niveau euh lycéen »
- 7:10Paolo StoupiaFait
« On est sur des formes de participation politique qui sont peut-être moins conventionnelles que par le passé »
- 9:20Henry VernetFait
« Il y a tellement de colères en germe ou certaines déjà exprimées »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Cyril, membre service politique de France Télévision. On a senti quand même hier un changement de ton de Jean-Luc Mélenchon et au début très allant sur le mouvement et hier voulant quand même se différencier de la violence, prendre ses distances avec la violence. Oui, il a compris nécessairement qu'il fallait comment dire prendre un peu de distance effectivement avec les éléments les plus perturbateurs, les plus violents de la manifestation. Euh aussi parce qu'il sait que la machine est lancée, que les lycéens qui veulent aller manifester manifestent, que ceux qui déborderaient et bien de toute façon sont lancés. Donc il aurait plus à perdre, à essayer d'encourager
cette cette espèce de de d'effet de vouloir être dans la violence que de de la rassurer. Il a déjà ses soutiens qui viennent dans dans les manifestations. On a de nombreux députés de la France insoumise qui viennent, y compris devant nos caméras pour voir, pour écouter, pour poser des questions et selon certains pour venir un petit peu temporiser. On sait et pour en avoir parlé avec un membre du gouvernement hier effectivement ils sont très très très véhéments contre la France insoumise et on a jusqu'à Matignon qui nous dit ces manifestations, ces débordements sont aussi cultivés par ce mouvement la France insoumise et ses proxy d'ultra gauche. Là c'est là où nous on attend en fait en tant que
journaliste la documentation de cela. Et ce membre du gouvernement avec qui je parlais hier me disait "Oui. Oui. Ils appellent à manifester. Mais est-ce qu' est-ce qu'ils appellent à manifester et à être violent Ah mais c'est là où c'est là où c'est pas pareil. Appelé à manifester pour un parti politique, il y a pas de quoi il y a pas de quoi protester. C'est normal. Absolument. Mais le gouvernement dans cette volonté d'avoir un message plus ferme et de politiser ce débat en montrant du doigt très explicitement la France insoumise laisse une partie de flou dans l'interprétation qu'on pourrait avoir de ses propres propos. Alors, vous aviez parlé des propos des insoumis qui disent qu'ils vont dans les manifes pour essayer d'apaiser les choses. C'est ce que nous a dit ce matin Éric Coquel.
Tous les élus Françains insoumises qui vont dans ces mobilisations, ils vont les soutenir mais ils vont ils vont essayer de faire en sorte que justement les choses se passent de la manière la plus calme possible. Il s'interpose entre la police et et les lycéens et il invitent les lycéens à revenir dans leur réunion qu'ils font devant les lycées. Donc on narrête pas de le faire parce qu'on sait bien que la violence le mouvement sera toujours perdant par rapport à ça. Donc c'est ça le rôle. mauvais procès qui bien sûr mais c'est un mauvais procès fait par des gens qui ne comprennent pas et qui n'ont depuis maintenant plusieurs années, on l'a connu avec les gilets jaunes, ils n'ont qu'un mot à la bouche, c'est-à-dire la répression et puis je vous le dis, une vision complotiste de l'histoire.
Cyril, effectivement, c'est tout ça le vocabulaire est très important. Quand le gouvernement parle des proxy de la France insoumise, il dit que la France insoumise est présente mais le gouvernement laisse entendre que la France insoumise instrumentalisera elle-même des des mouvements plus à gauche, plus violents pour venir les rejoindre. Et c'est ça qu'il faut quand même démontrer. C'est ce qu'il laisse s'entendre lorsqu'ils écrivent noir sur blanc aux journalistes à l'issue de cette cellule interministérielle de crise hier qui s'est réunie à Bovo à 13h. Le fait qu'effectivement la France insoumise mêlée de ces proxy d'ultragauche. Proxy c'est alors proxy on va rappeler ce que c'est. proxy, c'est le mot qui est utilisé pour qualifier les mouvements proches de souvent de l'Iran qui sont des
mouvements terroristes. Donc c'est une image pour montrer la proximité des uns avec les autres, mais c'est une image qui renvoie à une réalité très violente et c'est donc un mot peu prudent si je puis dire. C'est là où la politique intervient dans ce qui est effectivement un mouvement lycéen, des débordements, des violences urbaines dit également Matignon, qui vise quoi ? bien à criminaliser d'une certaine façon le mouvement dans sa partie la plus extrême pour au mieux si l'on imaginait dans la tête du gouvernement et bien dire à l'opinion publique là on n'est plus dans la manife et là il faut condamner et là il faut être très ferme pénalement d'où toute la série de mesures qui a été prise hier. Vous restez avec nous Cyril mais on va aller au ministère de l'éducation euh
nationale où nous attend Adrien Valet. Bonsoir Alexis Valet. Qu'est-ce que je raconte ? lui Adrien Alexis Valet. Donc les lycéens sont sortis, on a eu l'impression d'un climat comment dirais-je où ils se sont écoutés mais enfin où rien avance vraiment. Oui, c'est ce qu'on nous dit. C'est l'issue de cette réunion qui s'est apparemment déroulée dans le calme où il y a une véritable discussion. Il n'y a vraiment pas eu d'annonces concrète. C'est ce qu'ils nous disent ni sur les moyens humains, ni sur les moyens financiers par rapport au bâtiment. La seule annonce qui aurait été faite, c'est la création d'une plateforme de revendication pour faire remonter tous les problèmes venus du terrain. Et c'est ce qu'ils nous ont dit. Cela n'apa rien. Cela ne nous suffit pas. La mobilisation
elle va continuer. Tous le disent. Mais alors c'est sur la manière de faire cette mobilisation que là il y a des désaccords. Les représentants des lycéens eux appellent au calme, au pacifisme à se faire entendre sur le fond tandis que les syndicats eux de lycéen et bien estiment euh que la colère est légitime et que la violence parfois c'est la dernière solution pour se faire entendre. les représentants de lycéen qui ont dit de leur côté soyez intelligents, ne donnez pas raison à ceux qui veulent nous décrédibiliser. Sachez en tout cas qu'il y aura une nouvelle réunion qui est prévue la semaine prochaine et les syndicats des lycéens eux de leur côté appellent déjà une nouvelle mobilisation mardi prochain. Merci beaucoup Alexis Valet dans la cour du ministère de l'énugation nationale à
Paris. Paolo Stoupia, vous connaissez les mouvements lycéens, vous avez le sentiment. Alexis nous disait à l'instant même que tous sont d'accord pour que ça dure. On sait généralement que quand il y a un mouvement comme ça et bien ça va jusqu'aux vacances qui suivent. Seul les vacances arrivent à arrêter ce genre de mouvement. Est-ce que vous là je crois que c'est dans à peu près c'est dans 2 semaines les vacances de la Toussin. Oui. Est-ce que vous pensez que ça peut durer encore 15 jours ? Euh bah après, je suis pas prévisionniste, hein. Je peux pas vous faire une météo de ce qui va arriver ou pas. Ce que je peux vous dire, c'est que historiquement, on a déjà assisté à des mouvements euh qui passent le cap des vacances et même qui le passe euh au niveau euh lycéen, euh par exemple dans
euh euh le mouvement euh de 1990 qui est un mouvement assez euh comparable à celui-ci puisque euh ça part là encore des lycées du 93. C'est là encore quelque chose qui est porté beaucoup sur des revendications euh matérielles, sur les postes, sur les conditions de l'assignement, sur aussi les conditions de sécurité ou d'insécurité dénoncé par l'élicien. Bah, ça a passé euh quand même le cap des vacances scolaires. Euh le contrat première embauche en 2006, euh ça a bien passé euh le cap des vacances de de février et à l'issue euh de des vacances de février, au contraire, la mobilisation s'est renforcée. Donc on ne peut pas savoir à priori si les vacances
scolaires vont empêcher un mouvement de se poursuivre à moins que il y ait des annonces gouvernementales qui qui vont satisfaire une grande partie des contestataires. Vous voyez Paolo Stoupia, on décrit souvent une jeunesse qui vote de moins en moins, qui s'intéresse de moins en moins à la politique, une jeunesse dépolitisée. Vous nous avez dit à l'instant bah il y a des gens, il y a des lycéens très politisés. Vous avez le sentiment à rebour de ce qu'on dit généralement qu'on a des lycéens politisés aujourd'hui ? Si vous voulez, on est sur des formes de participation politique qui sont peut-être moins conventionnelles que par le passé. Ce qui ce qu'on peut dire, c'est que euh on
a quand même une génération qui a déjà montré une partie de la génération, en tout cas la génération Z qui a déjà montré ailleurs de le monde que elle a la volonté de se faire entendre puisque bah là on est quand même sur des modes d'organisation qui peuvent paraître plus spontané que par le passé, un petit peu moins encadrés, porté par les réseaux sociaux, mais c'est quand même la même chose qui s'était passée il y a un an dans plusieurs pays du sud de la planète, que ça soit au Maroc, que ça soit au Népal, que ça soit à Madagascar, vous voyez. Et ces jeunes quand même, ils ont envie de faire entendre leur propre voix et leur revendication. On est euh aussi sur une jeunesse qui a un
sentiment d'horizon bouché euh qui vit une superposition euh de crise et qui euh aujourd'hui ne se retrouve peut-être euh plus dans les formes plus conventionnelles de participation du passé, mais qui va peut-être préférer d'autres formes d'organisation alors que ça soit dans des structures un petit peu plus poreuses comme la France insoumise qui euh euh vont privilégier des approches à la fois sur le terrain et mais aussi sur les réseaux sociaux euh ou que ça soit tout simplement d'un des collectifs plus informels. Henry Vernet nous a rejoint. Bonsoir Henri, vous êtes éditorialiste politique. On a en ce moment de mouvements assez
différents, un mouvement de contestation sur le prix des carburants et ce mouvement lycéen. On narrête pas nous de se demander s'il va y avoir euh s'il va y avoir cette contagion, cette connexion des luttes. Pour l'instant, ce sont de mouvements qui vraiment ne se touchent pas. Il y a aucun aucune aucun rapport. Est-ce que tout cela peut aboutir ? Est-ce que tout cela peut aboutir à un mouvement de contestation généralisée ? Vous l'avez dit pour l'instant c'est vrai qu'il y a tellement de colères en germe ou certaines déjà exprimées. Alors c'est le catégoriel hein la semaine dernière les euh les fonctionnaires de manière assez générale sur un motif précis qui était le point d'indice. Mais on sait il y a également des cou des colères qui sourdes qui peuvent s'exprimer par le biais de de
non pas une renaissance mais enfin un mouvement qui ressemblerait un peu au gilets jaunes. Donc avec cette appel à manifester qui est très getté, très surveillé par le gouvernement et les services de de renseignement clair du 17 octobre. Absolument. Donc les prémisses en sont donc il y a beaucoup de choses différentes. 17 octobre, le mouvement des lycées, les fonctionnaires, le prix du carburant. Pour autant, on ne voit pas mettre de contagion pour l'instant de convergence des des luttes ou des causes, disons-le. Non, vous avez raison. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, mais il y a des choses qui apparaissent. par exemple, regardez cette colère lycéenne, cette véritable explosion quand même hein depuis depuis un moins de 15 jours. Bah personne ne l'avait vu venir. En tout cas, elle
n'avait pas du tout été anticipée par le gouvernement. Ça se voit d'ailleurs dans toute la la manière dont cette crise est gérée. On a davantage l'impression d'un exécutif qui court après ce qui se passe sur le terrain plutôt qu'une véritable anticipation et des comment dire et des réponses assez étudiées. Pour moi, la meilleure preuve de cela bah c'est par exemple les deux mesures qui ont été présentées hier au moment du budget, c'est-à-dire l'idée de donc d'un d'un accès payant pour les BTS et pour les classes préparatoires. Voilà, ce sont mais ce sont des mesures qui pourraient être légitimes he notamment sur les ces préparatoires, ça peut vraiment se discuter, mais les sortir, les présenter dans un contexte pareil, on se dit que vraiment là le gouvernement ne enfin ils ont pas
exactement vu ce qui se passé dans la rue quoi. Et vous lui avez en effet, ça a été ils ont vu le montant de la dette. Bien sûr, bien sûr. Mais il y a un moment, il y a à la fois la convergence des luttes mais aussi la priorité des urgences quand même hein. Il faut savoir prioriser les dossiers aussi. Donc donc voilà. Donc qu'est-ce qui se passera pour revenir à ce côté initial ? Est-ce que tout ça peut vraiment s'agréger, converger au point de faire un jour ou l'autre une espèce de mon comme ça des Français ? Pour l'instant, je ne crois pas. Mais vraiment soyons prudents.
Jean-Luc Mélenchon