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Débatyoutube.com· 28 avril 2026 69 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

2027 : que peut la gauche ? - Rousseau (Écolo), Trouvé (LFI), Deffontaines (PCF) et Cardon (PS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la gauche ne dépasse-t-elle pas les 32 % depuis 2014 ?

  • 1:59RelanceRéponse directe

    Comment expliquer que la gauche ne transforme pas ses blocages à l'Assemblée en union ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Pourquoi la gauche n'incarne-t-elle pas l'alternance en 2027 ?

  • 5:32OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la gauche reste-t-elle bloquée à 32 % des voix ?

  • 6:38OuverteRéponse directe

    La gauche de rupture progresse-t-elle vraiment ?

  • 8:42OuverteRéponse directe

    Que faire face à la crise énergétique et sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:43Fait
    « À chaque fois qu'on a essayé l'Union, ça a marché et quand on l'essaye pas, ça perd. »
  • 13:10Promesse
    « On a besoin de construire massivement des réacteurs nucléaires dans le pays. »
  • 18:58Fait
    « Dès le premier jour, la France insoumise a martelé le blocage des prix. »
  • 47:49Fait
    « le racisme n'est pas quelque chose qui enfin et le racisme nourrit structurellement les inégalités économiques. »
  • 47:52Fait
    « on ne peut pas se dire que il on va gommer les inégalités économiques si on ne regarde pas les discriminations que subissent certaines personnes en raison de leur couleur de peau, de leur religion et cetera. »
  • 48:31Fait
    « la France est profondément métissée depuis toujours. C'est depuis toujours. »
  • 1:00:46Fait
    « il faut partir du programme. Et je le redis, bah oui, il faut partir du programme. »
  • 1:07:14Fait
    « si demain Jean-Luc Mélenchon gagne cette primaire, je suis désolé mais je ne suis pas en accord avec le fait de faire campagne Jean-Luc Mélenchon. »
  • 1:07:46Fait
    « la question énergétique, elle est pas anecdotique parce que les centrales nucléaires permettent de produire plus d'énergie sur notre territoire, décarboné, bas carbone. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

1000 numéros, ça se fait pour la 1000e édition de l'humanité magazine et à un an de l'élection présidentielle qui pourrait précipiter l'arrivée de l'extrême droite à l'Élysée, nous avons réuni quatre des principales sensibilités de la gauche pour un débat exigeant tant sur le fond des projets que sur la stratégie présidentielle. Dans 1 an, Emmanuel Macron rendra les clés du pouvoir sans avoir réussi à endiguer la montée du Rassemblement national à qui il a au contraire pavé la voie. Dans 1 an, la gauche partira sauf surprise en ordre dispersé, là où face au risque de voir Bardella arriver à Mat en juillet 2024, elle avait su s'unir en formant le nouveau Front populaire.

Le NFP était alors arrivé en tête des élections législatives en nombre d'élus. Assiste-t-on à un retour des gauches irréconciliables ? La gauche est-elle à la hauteur du moment historique ? Pourra-t-elle dépasser le seuil de 32 % des suffrages auquels elle est bloqué depuis 2014 ? A-t-elle déjà perdu ou peut-elle gagner ? et sur quelle ligne politique pour changer la vie des gens. Donc pour ce débat que je coanime avec Aurélien Soucher, chef du service politique de l'humanité, nous accuillons sur notre plateau quatre responsable politique. Aurélie Trouvé, député de SN et responsable des relations unitaires de la France insoumiste. Bonjour. Bonjour.

Réy Cardon, sénateur de la Somme et secrétaire national du PS à la communication et la Rost. Bonjour. Sandrine Rousseau, député écologiste de Paris. Bonjour. Et Léon des Fontaines, 2e vice-président Damien Métropole et porte-parole du Parti communiste français. Bonjour à tous les quatre et merci d'avoir répondu à notre invitation. Bonour. Alors, il faut toujours prendre les sondages avec des pincettes, mais la gauche est donnée battue dans quasiment tous les cas de figure en 2027. Sandrine Rousseau, comment vous expliquez qu'elles ne parviennent pas à incarner la possibilité d'une alternance après 10 années de macronisme alors que le NFP est arrivé en tête aux législatives ?

Déjà, je voudrais dire que à chaque fois qu'on a essayé l'Union, ça a marché et quand on l'essaye pas, ça perd. Et là, j'ai l'impression qu'on s'est enfermé dans des espèces de batailles qui ne parlent pas du tout. Et on parle d'alliance nonstop, on ne parle plus de projet. On sait pas pourquoi on veut le pouvoir.

Et quand je vois tout ce qui se passe à l'Assemblée nationale, quand je vois la succession de texte qui nous est présentée, que ça soit les derniers en date sur la loi Yadan, sur la loi de sur contre le 1er mai, sur la loi de programmation agricole, la loi spéciale sur l'agriculture, enfin toutes les lois là qui qui nous sont présentées, mais Redwell après enfin vraiment on enquille les lois les plus horribles qui soient et en fait à chaque fois on fait bloc, la gauche fait bloc. pour contrer ça.

Et donc le sujet c'est comment se fait-il que on perçoive le danger, qu'on ait finalement la même analyse dans un hémicycle comme celui de l'Assemblée nationale et qu'on n'arrive pas derrière à transformer ça dans des unions ? Et moi, j'entends que évidemment il y a des responsabilités, il y a des inimitiés, mais je le redis, à chaque fois qu'on a essayé ça a fonctionné.

Et moi l'idée qu'on pourrait passer euh cette présidentielle qu'on se concentrerait sur le premier tour, que le premier tour serait autour de 15 16 %, que c'est atteignable et cetera, moi je enfin oui, on peut faire 17 % et il y a un des candidats de gauche qui pourrait passer la barre mais à 17 % de on passe pas de 17 % à 51 %. Et moi, c'est vraiment mon angoisse parce que derrière bah il y a des gens qui souffrent très concrètement et très immédiatement de nos divisions. Léon défontait une même question. On a l'impression que 2027 pour l'instant se joue entre le RN et la droite, c'est qu'il y a pas d'ébullition à gauche alors qu'on parle de de la vie des gens.

Pourquoi est-ce que la gauche pour l'instant est pas vue comme l'alternance ? Bah moi, je vais repartir du nouveau Front populaire, vous l'avez cité en introduction, le nouveau Front populaire c'est pour le coup une alliance inédite des forces de gauche et madame Rousseau vous disait tout à l'heure à chaque fois que la gauche se rassemble, elle a gagné. J'ai pas exactement la même appréciation sur le nouveau Front populaire. Si le nouveau fraud populaire nous a permis d'arriver en tête, c'est certain, notamment au nombre de députés, il ne nous a pas permis de gagner parce que la preuve en est.

Aujourd'hui à l'Assemblée nationale, il y a des majorités qui se font contre toute progression sociale, tout progrès social. On l'a vu avec le dernier débat notamment sur le 1er mai où finalement la droite est majoritaire à l'Assemblée nationale. La droite est majoritaire parce que si on fait la somme des macronistes et du rassemblement national, ils ont une majorité absolue pour faire passer l'ensemble des textes de régression sociale et les scores que nous avons obtenu au nouveau front lors du nouveau Front populaire.

Euh et je le dis souvent et je l'ai dit notamment en 2024 lorsque je faisais le tour des universités été de nos quatre forces politiques où je disais qu'on est arrivé en tête qu'on a gagné mais qu'on a perdu. On a perdu parce qu'on a perdu de nombreuses circonscriptions et notamment les circonscriptions les plus ouvrières. J'étais candidat moi-même pour le nouveau Front populaire dans la 3e circonscription de la Somme. Euh d'une circonscription très ouvrière sociologiquement dans le ce qu'on appelle le vimeux, ce qu'on appelait le vimeux rouge, 50 % d'ouvriers, euh le rassemblement national fait 49,71 %.

Comment se fait-il que la gauche dans sa globalité rassemblée, elle pèse 15 % alors qu'il y a encore 30 ans euh elle était majoritaire dans ce territoire là et la circonscription était de gauche euh et donc non la réponse c'est pas les divisions parce que pour le coup on était rassemblé et donc la réponse qu'on doit apporter c'est surtout quel discours ? Moi j'ai aucune religion sur le rassemblement. La question c'est le fond et le projet qui permet d'aller chercher celles et ceux qui ne croient plus en la gauche.

Moi, ma priorité pour 2027, mais pas que pour 2027, pour l'ensemble des années qui vont arriver, c'est de permettre à la gauche de reconstruire le bloc social qui a fait sa force, d'aller rechercher celles et ceux qui notamment sont les ouvrières, les ouvriers, les employés. C'est celles et ceux à ceux-là qu'on doit s'adresser en premier lieu. Et la question qu'on doit toutes et tous se poser, c'est comment se fait-il que des gens qui votaient à gauche il y a encore 20 ans, qui aujourd'hui soit s'abstiennent, soit votent Assemblement national ne vote plus à gauche ? Et donc c'est à cette question-là qu'on doit répondre et je ne crois pas que c'est le rassemblement qui permettra d'y répondre.

La preuve en est avec le NFP. Par contre, je pense que c'est avec un projet politique renouvelé. Et je partage en tout point ce que vous disiez madame Rousseau, sur le fait queon a besoin en revanche d'avoir des débats de fond à gauche. On débat uniquement de la candidature ou du casting. Moi, j'aimerais qu'on ait un débat de fond sur la manière dont on pourrait réindustrialiser le pays, dont on pourrait développer une agriculture durable pour pour le territoire. comment on peut retrouver notre souveraineté, comment on est capable d'améliorer le quotidien de l'ensemble des travailleurs de ce pays.

En tout cas, je pense que c'est qui nous permettra d'aller rechercher cet électorat que nous avons perdu. On parlera justement du fond des projets ensuite mais Aurélie trouvé, je voulais vous poser la question depuis 2014, je le disais, quelle que soit l'élection, le total des voies de gauche n'a jamais dépassé les 32 % alors que l'extrême droite progresse d'élection en élection. Pourquoi la gauche en tant que bloc est-elle si faible selon vous ? D'abord, c'est qu'est-ce qu'on entend par gauche ? que les dynamiques sont pas les mêmes.

Moi, je considère qu'il y a certes un affaiblissement de la gauche traditionnelle, mais il y a aujourd'hui un renforcement de la gauche de rupture et on le voit d'ailleurs dans les élections municipales avec des grandes villes qui sont passées à qui étaient à droite, qui sont passées à gauche ou qui étaient centre et qui sont passés vraiment dans la gauche de rupture. Euh, je peux parler de Saint-Dim, je peux parler aussi de Nî par exemple. Donc ce qu'on ce qu'on observe c'est pour moi une un renforcement de de la gauche de rupture. Et en ce qui concerne la France insoumise, nous n'avons fait que progresser d'élection en élection.

Donc ce constat euh d'abord un peu déprimant, je ne le partage pas vraiment. Euh maintenant c'est clair que le RN aujourd'hui est est de est plus que jamais est aux portes du pouvoir et que évidemment ça doit interroger. Moi, je suis d'accord aussi sur le fait que il faut d'abord un aller rechercher le vote des quartiers populaires, des classes populaires et deuxièmement l'abstention. Et alors moi par contre j'en j'en retiens des des disons des enseignements différents.

D'abord je pense un qu'il faut faire bloc populaire, ne surtout jamais opposer par exemple le rural et l'urbain parce que en réalité nous avons et moi qui vient pourtant d'un milie d'un milieu plutôt euh rural en tout cas pas du tout urbain mais aujourd'hui en scène Saint-Nis, je considère qu'en fait il y a les mêmes problèmes. Il y a des problèmes identiques quand on est dans un quartier populaire de Saint-Sani ou dans certaines sous-préfectures par exemple le manque criant de de service public. Et donc je ne suis pas enfin voilà, je suis pour faire bloc populaire et pas et pas opposer ni rural ni urbain ou par exemple ni pas opposer le social et le sociétal.

Ce qui est ce qui est une grave erreur. Voilà, ça c'est la première chose. Ensuite, je dis je pense que c'est la gauche de rupture qui qui est aujourd'hui en progression. Pourquoi ? parce que je pense d'abord que les que les les les classes les rapports sociaux se tendent, qu'il y a un capitalisme qui se radicalise et qui demande une rupture. Et quand on dit rien que le programme, tout le programme, c'est pas juste par dogmatisme. Parce qu'en réalité pour je peux pas faire la démonstration, j'ai pas le temps ici.

Mais si vous répondez rien qu'à un besoin humain fondamental qui est se nourrir de façon suffisante et saine, rien que ça, ça vous demande de changer tout le mode de production, tout le mode de consommation et de changer toutes les politiques qui les encadrent, y compris de désobéir à l'Union européenne et et et de mettre à bas les accords de libre échange. J'arrive jusque là. D'accord.

Donc donc c'est pour vous dire que c'est pas euh voilà, c'est juste de aujourd'hui répondre aux besoins y compris primaires et essentiels demande de changer l'ensemble et pas des mesurettes ou juste 10 petites mesures et surtout pas revenir comme ça a été fait par certains sur le programme qu'on avait élaboré du Nouveau Front Populaire qui pour le coup était un programme de rupture. Rémy Cardon, est-ce que vous vous le partagez ce constat d'une gauche trop faible qui ne dépasse pas les 32 % depuis 2014 ? Oui, il y a un plateon de verre mais il y a quand même une dynamique d'union tout de même.

On le voit bien dans nos départements et même dans la somme en particulier, même si on est euh unique, on fait euh 16 % sur des circonscriptions très compliquées, ça n'empêche que sans ça, on finit euh en dessous de 10 et toutes et tous. Et je j'ai bien peur que les présidentiels ça peut ressembler aussi à ça si jamais on crée pas une dynamique d'union. En tout cas, je vois surtout que c'est une question de temps et de volonté. le temps, il nous reste peu de temps pour trouver en tout cas une voie de rassemblement et et en tout cas un mode de désignation. Euh et ça devient urgent. Et puis la deuxième, c'est la question de volonté.

Est-ce que chacun veut euh venir dans ce dans cette dans ce rassemblement pour faire face à je enfin si on regarde les sondages en fait une à l'extrême droite qui est qui va être malheureusement très forte et donc [grognement] c'est la raison pour laquelle on doit même pas s'interroger si on doit y aller ou pas. c'est on doit y aller euh et on doit se retrouver toutes et tous pour effectivement une une primaire euh un mode de désignation où en fait on aura un candidat, un projet et et aussi utiliser cette primaire pour euh confronter nos idées euh que la gauche aussi anime la vie politique, que les thèmes de l'extrême droite monopolisent pas justement les plateaux télé.

C'est à nous aussi de le faire. C'est et c'est une question de volonté. Donc j'espère que on est on a tous la même volonté là-dessus. On a évoqué le fait qu'il faut changer de de paradigme ce que disait Aurélie Trouvé là. Vous dites que le Remy Cardon que c'est le RN qui impose ce thème. Léon des Fontaines, on est au milieu d'une crise énergétique qui va sans doute déboucher sur une sur une crise sociale. Les prix du pétrole explosent. La gauche a plein de propositions nationalisé total bloquer les prix.

Mais et pourtant l'impression là que sur les plots télés en ce moment, c'est plus le RN qui euh qui en tire les marrons du feu entre guillemets en proposant de baisser la TVA sur les carburants. Que feriez-vous si vous étiez au pouvoir ? Et quand on parle de la de la vie des gens, comment est-ce que la gauche peut être audible alors que par exemple, on sait que les services publics sont plébiscités dans le pays et c'est pas la gauche qui en qui en tire les les richesses électorales. Enfin, c'est pas c'est pas le bon terme mais qui qui qui transforme ça en vote.

Bon, je pense qu'il faudrait bon alors sur la question du vote, je pense que c'est quelque chose de beaucoup plus profond et ancré dans la population. euh le rejet de la gauche, enfin il y a il y a un véritable aujourd'hui rejet de la gauche euh parce que la gauche est vu comme un tout homogène d'ailleurs et que lorsque euh Jean-Luc Mélenchon parle ou lorsque Raphaël Gluxman parle euh pour les gens c'est la gauche quand bien même nous on est capable d'analyser que ce sont deux discours, je pense que c'est pas madame Trouvé qui me dira le contraire, deux discours qui sont quand même complètement et radicalement différents. Pour autant c'est vu comme un tout homogène. Pourquoi ?

Parce que systématiquement, on dit que il y a des différences mais qu'on est capable de se mettre d'accord et cetera. Moi, je pense qu'on a besoin d'être clair sur notre ligne, sur nos orientations et en l'occurrence, c'est ce quoi on va demander aux Françaises et aux Français de voter en 2027 leur projet. Mais pour revenir sur la question énergétique et sur la question de fond, parce que je pense que c'est ça qui doit nous animer en tout cas qui doit animer une bonne partie euh de nos débats, face à la hausse de de de du prix du du pétrole et du litre d'essence et de gazoile particulièrement, euh il y a des mesures d'urgence qui doivent être prises.

Je pense qu'on sera à peu près tous d'accord là-dessus, j'espère sur le blocage des prix notamment comme mesure d'urgence évidemment, mais on a des mesures à moyen et long terme à prendre et c'est sur potentiellement les avis d'hiver encore que il faudrait en débattre. Mais en effet, la nationalisation total me paraît indispensable. On a un gros groupe pétrolier qui fait des bénéfices record année après année qui déverse une bonne partie des bénéfices à ses actionnaires. Or, si on avait une entreprise publique, ça permettrait justement de maîtriser davantage les prix et surtout d'éviter que des gros groupes pétroliers puissent s'enrichir sur le dos des Françaises et des Français.

Ça c'est la première mesure. La deuxième et pour le coup, moi je partage l'ambition, les moyens pour y parvenir, j'ai plus de mal à les voir, mais l'ambition qui a été portée par le corps nu d'électrifier la France. On le sait, si on veut répondre à l'impératif environnemental, garder notre souveraineté énergétique, il va falloir passer à l'électrification du pays. Va falloir permettre que notre parc automobile à terme avec des voitures si possible produites en France, ça implique quand même de repenser notre mode de production, mais que les voitures soient davantage électriques, développer massivement les lignes de chemin de fer, le ferroviaire euh et autres.

Euh et pour se faire, si on veut électrifier les besoins aussi bien dans le parc automobile mais que dans l'industrie, et bien on n'aura pas d'autre le choix que d'investir massivement dans des unités de production énergétique. Et pour se faire, on a besoin des énergies renouvelables évidemment parce que c'est de l'énergie qui peut être produite assez rapidement et on aura besoin d'un mix énergétique renouvelable et nucléaire.

Et on le dit d'ici 2050, si on veut répondre à l'aptifatif environnemental permet de réindustrialiser le pays, permettre euh d'améliorer les conditions matérielles d'existence euh des travailleurs de ce pays, et bien on a besoin de construire massivement des réacteurs nucléaires dans le pays pour permettre de répondre à l'ensemble de ces besoins. Et c'est comme cela qu'on arrivera à maîtriser les prix et qu'on arrivera demain à répondre à l'impératif environnemental. Rimi, sur Cardon sur cette question de l'énergie et du pouvoir d'achat, que peut faire la gauche ?

Je rejoins beaucoup de choses qui ont été dites déjà, mais moi il y a un point parce que j'étais justement rapporteur sur un rapport sur la la filière automobile et ce que j'ai repéré dans les 6 mois d'audition, c'est c'est qu'effectivement j'étais très déçu de voir la position le bouger en tout cas de la Commission européenne sur le fait de d'ouvrir à 10 % pour des véhicules thermiques notamment en 2035.

Euh j'étais très très déçu parce que on voit bien aujourd'hui, on revient en fait avec l'actualité où effectivement le le prix du carburant explose alors que la France a une chance justement [raclement de gorge] d'avoir une capacité à produire de l'électricité et donc à servir les Françaises et les Français qui peuvent se déplacer avec des véhicules électriques. C'est la raison pour laquelle là-dessus encore une fois je suis désolé mais on fait on on donne une règle de 2035 sur la fin des ventes des véhicules thermiques. On bouge un tout petit peu parce que la Commission européenne oriente le Parlement pour bouger là-dessus pour au final la reculade sans arrêt.

Et à court terme, qu'est-ce que vous feriez là maintenant ? Parce que la les Ça c'est à court terme, c'est à court terme parce que c'est à à moyen long ça fait pas ça fait pas baisser le prix des carburants instantanément. Alors ben il faut accélérer sur le leasing social. Le leasing social il existe pour 50000 voitures mais il faut un leasing social aussi sur les voitures d'occasion. Il existe des voitures électriques d'occasion. Et donc là aussi, j'ai déjà rencontré des acteurs, on peut monter à 15000 à 15000 véhicules supplémentaires. Donc là aussi, c'est une question de volonté du gouvernement.

Alors et forcé de constater que le gouvernement a fait un choix sur le le budget précédent de euh euh de d'orienter budgétairement parlant ce toutes ces politiques à la fois sur la rénovation thermique et sur l'électrification du parc automobile de d'utiliser les C2E, les certificats d'économie d'énergie. Donc en fait même les parlementaires n'ont même plus la main en terme euh d'amendement ou autres pour euh mettre plus de moyens, ce qui paraît euh totalement scandaleux.

Et donc là-dessus, moi je je crains le pire puisqu'on voit bien que on vient euh avec les systèmes de C2, on vient mettre en concurrence des politiques qui vont dans le même sens, c'est-à-dire euh voilà une planification écologique pour embarquer les gens vers voilà mieux mieux se déplacer et mieux consommer. Sandrine Rousseau, est-ce que la gauche arrive à être audible sur le sur ce sujet ? quand même pas tellement et parce qu'on a pas complètement les mêmes propositions, je pense que là on va l'entendre, c'est que moi je pense qu'il faut un blocage des prix immédiats et tout de suite en fait dans les 24 heur quoi.

C'estàd qu'il y a pas à attendre et surtout je regrette amèrement qu'il y ait pas d'autres propositions comme la démobilité, un plan de télétravail très important, des chèqus d'urgence pour les personnes qui nécessitent don dont le travail nécessite de multiples déplacements. Je pense par exemple aux aides à domicile qui aujourd'hui souffrent terriblement, les infirmiers, infirmières et cetera. Enfin vraiment toutes les personnes qui ont absolument besoin de ça.

Et comment ça se fait qu'il y a pas aussi un plan d'urgence d'équipement des livreurs de courte distance en matériel électrique et et mécanique pour je pense à des vélos par exemple en ville pour pouvoir livrer très facilement et et entamer une démobilité. En fait, on a déjà eu la crise de l'inflation euh de du pétrole au moment et du gaz au moment de l'invasion de l'Ukraine et euh il n'y a eu aucune espèce d'annonce structurelle ou de politique publique permettant d'accompagner euh la sortie de la dépendance aux énergies fossiles. Mais euh cet été, il a fait extrêmement chaud. On a aucun plan d'aménagement des logements pour que ça soit vivable sans climatisation.

Donc en fait, on est dans un déni climatique et quand j'entends que la solution c'est des réacteurs nucléaires, je rappelle quand même que le temps de construction d'un réacteur nucléaire est de 20 à 30 ans et que là on a quand même des besoins tout à fait immédiats. Et surtout je je trouve que il y a une politique de l'autruche assez incroyable. C'estàd que le blocage des prix, je rappelle quand même que c'est le blocage des marges pour les grandes entreprises. C'est pas un blocage des prix qui coûte à l'État. Alors après, on pourrait aussi imaginer qu'il y ait euh une taxation très forte des surprofits parce que là, il y en a qui s'en mettent plein les poches.

Enfin, je dire c'est évident qu'il y a il y a un enrichissement hallucinant de certaines de certaines multinationales et de l'autre côté des chèqus qui permettraient aux personnes qui en ont absolument besoin d'avoir une forme de gratuité au moins sur les litres des centes indispensables. Mais encore une fois, on peut prendre des mesures à court terme. Là maintenant, ce dont on a besoin, c'est de mesures à moyen et long terme. C'est on a besoin de changer en profondeur notre système de consommation, en profondeur notre système de production et notre société. On ne peut pas continuer et là-dessus, enfin je le dis mais des crises sur le pétrole, on est qu'au début. On est qu'au début.

Donc en fait, soit à chaque fois on découvre et on fait "Ah mon dieu, quel scandale" et cetera. Soit on pense vraiment le moyen et long terme. Et ce qui caractérise la macronie, c'est son incapacité à penser ça. Mais du coup, ça met des fers au pied des personnes ou des ou des menottes aux mains des personnes qui euh ont des budgets serrés qui n'arrivent plus à vivre. Aujourd'hui, vous faites un un arbitrage entre le plein d'essence et manger toute la semaine trois fois par jour. C'est pas possible. On peut pas vivre dans cette société là. Aurel trouvé, vous portez aussi à la France insommise le blocage des prix. Bah oui, d'ailleurs vous dites qu'on n'est pas audible.

Enfin, il me semble que dès le premier jour, la France insoumise a martelé le blocage des prix et qu'on a été audible, fort heureusement face au Rassemblement national qui a proposé des baisse de taxe, c'est-à-dire en fait un chèque en blanc et je regrette d'ailleurs que le Parti socialiste a suivi ça, un chèque en blanc à total et au multinational du pétrole. Enfin, je veux dire, c'est quand même pas compliqué à comprendre que d'abord c'était ce qu'avait fait la Macronie en en 2022 après la guerre en Ukraine. La la baisse de taxe ou des chèqus énergie, ça revient à la même chose, c'est que ça laisse Total et les multinationales du pétrole se faire euh se faire des méga méga profits.

Ça les laisse faire flamber les prix sur le dos des gens. Et en plus, on demande au contribuables de venir payer les chèqus énergie aux pauvres gens qui sont à avoir par les mult par la multinationale totale. Enfin, vraiment, ça ne va pas du tout. Et je rappelle quand même d'abord que un France insoumise, parti communiste, une partie, une grande partie des vers maintiennent cette position de blocage des prix. J'en suis très heureuse.

Je regrette que le Parti socialiste, alors que c'est la première une des premières mesures du nouveau Front populaire ne l'est pas aussi porté parce que c'est vrai, on est plus audible quand on est quand on est ensemble et surtout quand on respecte le programme sur lequel on a on a été élu. Euh et ensuite, comme le dit Sonrine Rousseau, euh le plan d'urgence, c'est aussi l'urgence de la sortie progressive des hydrocarbur parce que c'est c'est une dépendance absolument mortifère. Donc ça et et je rejoins ce que dit Léon Desfonden, ça évidemment il y a la question notamment d'aller massivement vers les transports en commun. C'est pour ça que moi le leasing social très bien.

Enfin, ça reste le tout voiture. La vraie question aujourd'hui, elle est de donner l'alternative en matière de transport en commun, même s'il y a une électrification absolument nécessaire. Et sur la voiture euh leasing social certes, mais il faut déjà penser à transformer l'industrie automobile qui aujourd'hui fait des voiture électrique euh absolument pas abordable, des grands formats euh et donc ça laisse libre cours aux chinois nous envoyer des des petites voitures électriques abordables. Donc il faut un grand plan d'investissement aussi pour transformer l'industrie euh et faire en sorte queon ait ces petites voitures électriques abordables.

Et par ailleurs le leasing social, je suis désolé, je suis un peu technique, faut en faire par ailleurs sur l'occasion. Donc voilà, tout ça pour vous dire que tout ça tout ça et enfin mais je dis à court terme, il y a une seule mesure, il faut être je suis désolé mais là c'est la mesure la première mesure du NFP à court terme la seule chose entendable pour les gens Sandrine l'a dit c'est l'essence à 1,70 € et le gazol à 1,80 € comme avant la guerre ça coûte zéro contribuable et il y a que les grands actionnaires de total qui payent. Vous savez qui c'est les grands actionnaires de total ? Essentiellement à 60 %. C'est les grands fonds d'investissement américains.

Donc je pense qu'on peut le faire quand même. Euh Léon des Fontaines euh on a vu l'écologie que l'écologie ces dernières années a subi un rouleau compresseur qui vise à la délégitimer. Elle est aujourd'hui quasiment absente des débats de la présidentielle. Comment la remettre au cœur ? Voilà, c'est leant le prolongement de ce qu'on disait sur les carburants. Comment est-ce qu'on remet l'écologie au centre ? Je pense que il faut à tout prix réfléchir l'écologie dans l'ensemble de nos territoires et contre aucune population ciblée, notamment contre les travailleurs de ce pays. Moi, j'entends ce que me dit Mame Trouvé.

Je partage évidemment la nécessité de développer massivement les transports en commun dans nos villes, les transports en commun urbain et même périurbain. Investir dans le ferroviaire plutôt d'ailleurs que dans l'aéronautique comme on peut le faire et cetera. Je partage bien évidemment en tout point. Euh en revanche, aujourd'hui, il y a des modes de vie de nombreuses de nos concitoyens qui euh euh rendent impossible l'utilisation euh des transports en commun. Et donc évidemment, sur celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture, il faut regarder ce qu'on met en place. Euh et notamment le leasing social.

Moi, je partage euh ce qui a été dit, leasing social avec une conditionnalité quand même, je crois, à ce que les voitures soient produites en France, ce serait quand même pas du luxe parce que aujourd'hui, malheureusement, de plus en plus de voitures électriques sont produites en dehors du territoire national. La Twingo électrique en Europe, elle est produite en en Slovénie, c'est quand même dramatique. Alors qu'on avait les capacités de production aujourd'hui en France. Donc il y a quand même une concurrence des loyelles qui s'est installé sur les production de voiture électrique.

La seule voiture électrique accessible qu'on produit en France et qui pourrait être accessible sur le leasing social, c'est le la R5 produite à doué qui a 150 € par mois. Et donc le leasing à 100 € par mois reste à peu près quelque chose d'abord. Mais en réalité aujourd'hui, on est en train de subventionner avec le leasing social des entreprises y compris avant tout extraeuropéennes et donc en fait avec l'argent du cont qui va aller directement dans les poches d'entreprises euh et euh qui ne sont pas qui ne sont pas françaises et donc d'entreprises et donc dont on reverra peu l'argent. Mais sur la question euh de de l'écologie, euh j'y reviens.

Euh la question de l'électrification des besoins, et moi je pense qu'il faut qu'on parle concrètement euh comment fait-on pour l'électrification de notre industrie, l'électrification de nos transports en commun, l'électrification de notre parc automobile sans euh énergie nucléa ? Et à un moment, c'est la question qui doit se se poser. On a une un avantage comparatif énorme en France, c'est que notre parc nucléaire nous permet d'avoir une énergie bas carbone et une énergie peu chère. Comment se fait ? Comment fait-on pour électrifier nos besoins sans énergie nucléaire ? Bien sûr, il faut du renouvelable et il s'agit pas de le nier, mais il faut les deux.

Il faut un mix nucléaire et renouvelable. Et encore une fois, moi je je je lis, j'ai lu le projet Négawat sur lequel repose une bonne partie de celles et ceux à gauche qui propose la sortie du nucléaire. Mais le projet meggawatt dit que concrètement il faut arrêter la production d'acier en France. Ça veut dire qu'arcel orbital on ferme. Si on veut électrifier harcelor, les usages utilisés notamment l'hydrogène faut des réactus productifs pour dépenser 50 % de moins d'énergie dans les processus de production dans les usines.

Donc en fait, il dit pas qu'il faut délocaliser, il dit que juste il y a pas de il y a pas de politique publique d'accompagnement, d'investissement dans les usines et particulièrement les plus énergivor pour faire en sorte qu'il y ait une modernisation de l'outil de production et et du coup une diminution des des consommations énergétiques. Mais en fait c'est tout ce que dit NegW et il y a une source d'économie d'énergie absolument considérable dans le dans le l'industrie française simplement. Et pour ça, les industriels ne peuvent pas le faire parce que pour eux euh le plus simple est de est la délocalisation.

Donc, il faudrait qu'on ait véritablement encore une fois une prévision des choses. Mais ce que je voudrais dire juste sur la mobilité, mais je sais pas si c'est qu'en fait on faut pas laisser à penser qu'on remplacera une voiture thermique par une voiture électrique déjà parce que c'est un coût écologique [toux][rires] énorme et qu'en fait il y a aussi à penser la mobilité, c'estàdire à savoir quels sont les besoins et comment on répond à ces besoins. Et quand on parle de transport en commun, on imagine en effet le train, on imagine le tramoué, on imagine le bus, mais voilà, c'est qu'il y a aussi des transport en commun qui sont à plus petite échelle.

C'estd qu'on n'est pas obligé d'avoir 60 personnes dans un bus ou un train complet. On peut très bien imaginer des petites sol enfin des solutions de proximité de transport en commun. Et tout cela encore une fois nécessite d'aller vers une forme de d'évolution culturelle et de rapport à à sa voiture parce qu'aujourd'hui les Français et françaises considèrent que leur voiture c'est un peu comme leur domicile, c'est leur propriété privée et on comprend pourquoi. Mais il y a tout un tas de de politiques publiques qui manquent pour accompagner les gens. Mais les les que la gauche ne prenne pas ce virage et et laisse l'illusion que tout va continuer comme si de rien.

Enfin, je le dis, c'est pas très agréable d'avoir ce rôle là aujourd'hui, mais ça va pas pouvoir se faire parce que il y a pas de solution facile à court terme. Donc, il va falloir changer nos comportements. Mais là, on pourrait déjà tester des choses. J'ai parlé tout à l'heure du télétravail. On pourrait imaginer euh aller fournir aussi des courses en proximité avec des véhicules qui n'émettent pas qui ne qui ne dépendent pas du prix de l'essence. On pourrait imaginer développer aussi un accès aux soins différents. En fait, tout ça devrait être pensé et devrait être la priorité sur la table des ministres aujourd'hui. Mais moi, je n'entends rien de cela. Rien de cela.

Et c'est comme si on laissait les gens et c'est en ça que la la transformation écologique est aujourd'hui absolument insupportable, c'est qu'on laisse les gens au pied du mur être acculé par soit l'augmentation du prix, soit par l'augmentation des normes et on ne leur donne aucun outil, aucun moyen de prendre ce virage et et d'être proactif là-dedans et d'avoir une vie meilleure. C'est qu'en fait ça n'est que de la contrainte, ça n'est que du moins et ça c'est le libéralisme. Enfin, c'est vraiment laisser l'écologie au marché. C'est laisser la moitié de la population de côté. Voilà.

Euh on va pas pouvoir faire réagir tout le monde sur tous les sujets, mais le prochain est extrêmement euh préoccupant. C'est un sondage du CVPOV paru il y a quelques jours euh qui euh expliquait les priorités des Français pour cette élection euh présidentielle. Je vous cite les cinq premières. C'est préserver le système de santé, améliorer le pouvoir d'achat, faire que le travail paye mieux, améliorer le système éducatif et la sécurité. Réy Cardon, quand vous avez c cette liste là, est-ce que vous vous dites que la gauche a une opportunité justement sur ces thèmes de pouvoir percer ?

Une opportunité rêvée puisqueon si on en croit les thèmes qui ressortent entre guillemets en tendance, ils sont c'est des thèmes qu'on qu'on porte déjà toutes et tous depuis bien longtemps à plusieurs échelons que ça soit à l'échelon local ou à l'échelon national. Et donc on a on aurait en tout cas tout intérêt à se mobiliser collectivement là-dessus pour porter une voix alors sur la question. Pourquoi ça marche pas pour le moment ? Et je il faut laisser le temps. On sort des élections municipales. Les élections municipales n'ont pas été une catastrophe pour le coup pour la gauche. On s'en sort [raclement de gorge] plutôt bien. On n'est pas non plus on recule pas forcément.

Bah en tout cas moi si j'en crois mon département on s'en sort plutôt bien. Amien ville on va pas faire le bilan des municipal. Voilà. Donc du euh mais même nationalement, on s'en sort plutôt bien quand même. Malgré tout, je tiens à rappeler aussi que euh pour le pour le coup sur les thèmes qui en ressort, c'est aussi des thèmes qu'on a eu on a eu ces échos là dans les portes à porte au quotidien, dans les campagnes dans chaque élection municipale. Donc maintenant, c'est comment on se met au travail collectivement et je le redis, désolé de refaire là-dessus, il faut qu'on puisse trouver un espace pour qu'on puisse se mettre d'accord sur le fond et sur la forme.

Sur la forme, c'est l'incarnation. Ça ça on y reviendra de toute façon. Et ça, je suis désolé de vous le dire. Euh ça veut dire quoi un espace pour une fois ? Bah, on peut il y a des espaces pour pouvoir discuter des des différentes idées. Il y a des on voit bien qu'il y a il y a des convergences sur certains sujets. Il y a un peu plus de divergence si on en croit monsieur Desfontain et vous sur sur le nucléaire. Mais il y a moyen. En tout cas, on l'a fait avant, on l'a fait avant sur le le nouveau frond populaire. Oui. Non, on on y reviendra sur les questions stratégiques, les discussions à avoir ou pas, le périmètre d'accord, le périmètre de l'union potentielle. Mais aurez-y trouvé quand ?

Vous entendez cette liste des des priorités des des des personnes sondées par le CVP sur un échantillon, je le précise, de plus de 10000 personnes. Euh est-ce que vous aussi vous y voyez une opportunité pour pour la gauche ? Ah, évidemment, mais de toute façon, je veux dire euh sans arrêt, on explique qu'en fait euh euh il y a il y a un récit, il y a il y a une bataille de récit et euh le Rassemblement national, je le rappelle, profite quand même euh de tous ces médias bolorés, ce terrain et cetera, qui ont euh par ailleurs euh une force de frappe hallucinante. D'ailleurs, je salue l'humanité et un certain nombre de médias qui font ce contre récit, mais déjà on est confronté à ça.

Ensuite, du coup, ça me permet aussi de répondre sur la question du RN parce que je veux dire, les sociologues le monde, le premier ferment du vote RN, il faut le rappeler, c'est le racisme. Donc ça veut dire une bataille contre le racisme pied à pied. Voilà. Quand bien même c'est pas dans votre liste de départ. L'immigration vient par vient bien plus tard dans les dans les préoccupations par ailleurs. Je pense qu'il y a une forte préoccupation des gens et particulièrement des gens racisés contre le racisme, vous voyez ? et que le combat antiracisme doit être au centre de nos batailles.

Et pour moi, c'est une bataille sociale parce que je vais vous prendre enfin ce que je veux dire aussi et je vais répondre sur la question quand vous disiez il faut qu'on retrouve le vote des ouvriers mais pas seulement, il faut qu'on retrouve le vote des quartiers populaires des femmes, des auto-entrepreneurs, de tous ceux qui sont dominés par le capitalisme déracisé. Par exemple, euh celui qui est exploité euh au travail, c'est souvent et et c'est souvent un travailleur racisé, une femme racisé. La première victime des pesticides, c'est le travailleur saisonnier agricole euh euh racisé, sans papier et cetera. Tous ces tous ces combats, enfin tous ces combats anticapitalistes convergent.

Et ce que je veux dire, c'est que nous faire bloc populaire, c'est pas retrouver seulement le vote des ouvriers. Je je vais être un peu voilà, je c'est pas seulement il y a pas seulement la question du conflit capital travail dans au cœur de nos de nos combats. Il y a le conflit capital nature et aujourd'hui je regarde Sandrinossau mais aujourd'hui on a une conjonction complète à faire une articulation entre les luttes écologistes et les luttes sociales. Les luttes antiracistes, les luttes féministes. C'està dire, on doit être ceux qui qui qui tiennent le front, si vous voulez et qui tiennent tous les fronts face aux domination du capitalisme.

Et et pour moi, c'est ça le c'est ça un programme de rupture, mais c'est ça aussi une lutte qui fera que la gauche finit demain au pouvoir et puisse changer réellement la vie des gens. Et je finis là-dessus, je le dis, je crois qu'aujourd'hui nous gagnerons avec un programme de rupture, avec un programme qui change vraiment la vie des gens. Je pense que les 5 ans de Hollande ont fait énormément de mal à la gauche et que nous remontons la pente parce que on offre justement un programme de rupture, un programme anticapitaliste aux gens.

Voilà, Léon des Fontaines, on a interviewé Kofiamnian à l'humanité qui était qui a été le premier maire noir élu en Bretagne en 1989 et il nous a dit plusieurs choses parce qu'il y a eu un déflement déformement de de messages racistes contre des des mers noires notamment élus à à Saint-Di. On est à Saint-Denni aujourd'hui il la studio de l'humanité et il nous a dit deux choses enfin il nous a dit plein de choses mais il nous a dit deux choses.

Il nous a dit notamment que la gauche n'était pas à la hauteur n'avait [raclement de gorge] pas été assez à la hauteur sur le combat antiraciste et il nous a dit aussi quand il y a une conscience de classe il y a plus de motifs pour le vote teren qu'est-ce que vous en pensez ? Euh oui, moi je pense que on n'est probablement pas à la hauteur sur la lutte contre le racisme et la preuve en est d'ailleurs le racisme et la montée de l'antisémitisme notamment progresse aujourd'hui dans une société. Donc évidemment que toute la classe politique n'est pas la hauteur et la gauche particulièrement parce que je pense qu'on devrait être avant-gardiste.

En tout cas, nous sommes les avant-gardistes sur ces sur ces combats-là évidemment. Mais je pense en effet que le sujet central c'est la question encore une fois de la lutte des classes. Parce que lorsqu'on permet de susciter de la conscience de classe chez l'ensemble des travailleurs de ce pays, et bien l'ensemble des travailleurs se rendent compte que c'est pas de la faute de l'immigré, que c'est pas de la faute de je ne sais pas qui euh si aujourd'hui il voit son salaire baisser ou son pouvoir d'achat reculé.

Mais c'est bien de la faute du patronat, du capital qui aujourd'hui tire une plusvalue de ce sur son salaire, sur son travail, sur le fruit de son labeur et que si les salaires n'augmente pas, c'est notamment parce qu'aujourd'hui le capital s'accapare une bonne partie des richesses qu'il a produites. Et ça c'est l'enjeu principal de des futures élections, mais l'enjeu principal de la gauche tout court. Et c'est comme ça qu'on arrivera à faire reculer l'extrême droite. Moi, je suis désolé mais encore une fois, j'entends pas des discours racistes quand j'entends des électrices et des électeurs du Rassemblement national. Il y a des débats chez les sociologues et chez les politistes là-dessus.

Mais encore une fois, je ne crois pas aujourd'hui qu'il y ait autant de raciste dans notre pays et je crois surtout pas que c'est par une approche moralisante qu'on arrivera à faire reculer l'extrême droite. Moi, je le dis très clairement, il faut qu'on aille à la rencontre des électeurs du Rassemblement national. Il faut qu'on discute avec eux, qu'on comprenne les déterminants de leur vote. Et la plupart du temps, moi ce qu'ils me disent, c'est on vivait mieux avant. Il y a un sentiment et qui n'est pas qu'un sentiment, il y a un grand déclassement dans notre pays.

Et le déclassement aujourd'hui nourrit en bonne partie l'extrême droite et forcé de constater qu'en parallèle, la gauche n'est pas susceptible avec son discours de montrer qu'elle va améliorer les conditions matérielles d'existence. Ils ont l'impression, moi je vous dis les paroles rapportées que j'ai entendu dans le viim chez moi, ils ont l'impression que voter pour la gauche et bien ils vont avoir moins accès à la mobilité, qu' vont avoir moins c, moins ça, moins ça. Il faut leur démontrer que la gauche se permettre d'améliorer leur quotidien.

Et lorsqu'on leur dit "Vous allez devoir utiliser moins la voiture", ben je suis désolé pour elle et eux, la voiture c'est ce qui leur permet d'accéder au loisirs, ce qui leur permet de voir leur famille, ce qui permet d'aller au travail et il y a aucun autre moyen possible de mobilité. quand bien même on repense tout et cetera. lorsqu'ils vont à l'usine qui se situe à 10 km de chez eux, ils n'ont pas d'autres moyens dans un dans un village de 200 habitants, ils n'ont pas d'autres moyens que de prendre leur voiture pour y aller.

Et donc la la question qui se pose, qui est fondamentale pour nous, c'est comment on est capable à gauche de porter un projet qui leur parle à eux, qui parle de leur quotidien et surtout des manières de le changer et en parallèle de démontrer que l'extrême droite est un faux de la question sociale. Moi, c'est la bataille que je j'ai voulu mener, j'ai mené pendant la campagne européenne, celle que j'ai mené dans la campagne législative et c'est celle que je crois doit être menée à gauche et ça doit être le combat principal si on veut faire reculer extrême droite. Sandrine Rousseau, faut aller s'adresser au fâchés pas fachau s'ils existent et lutter pied à pied contre le racisme.

Al déjà j'ai enfin vraiment là c'est une caricature. C'estd que ce qu'on a dit c'est qu' on avait il fallait développer des politiques publiques pour avoir moins besoin de la voiture. En fait, [raclement de gorge] c'est pas une contrainte, c'est au contraire ne pas dépendre dans son budget du prix de l'essence. C'est quand même une émancipation. Moi ce que je enfin ce qui me semble très flagrant dans l'enquête du CVPOF là, c'est la part importante donnée au service public.

Et ça, en fait, il y avait une promesse républicaine et la France a fait un choix très radical en sortie de la guerre, un choix très important même et unique au monde qui était de mettre une partie importante de la richesse française en commun. pour faire euh pour mettre en place des services publics et que vous soyez pauvre ou que vous soyez riche, vous auriez la même qualité de service public. C'estàd vous auriez le même euh la même qualité de soin, la le même chirurgien, vous auriez le même accès à l'école et à aux chances que donne cette école de pouvoir trouver son chemin, être émancipé et cetera. Et en fait cette cette promesse des services publics pour moi c'est l'identité française.

C'estd qu'on parle d'identité française du matin au soir, on en parle de manière complètement détournée. Il y a eu un braquage de de l'identité française par le Rassemblement national qui nous a dit et qui serine sur tous les plateaux que l'identité française c'était juste bleu blanc rouge. Alors qu'en fait profondément profondément l'identité française c'est d'avoir dit et bien on met une grosse part de notre PIB en commun en sorte que quel que soit le niveau d'étude des parents, quel que soit le niveau de richesse des parents, et bien chacun est accès à une école de la République qui soit une école de qualité et qui lui permette d'avoir un avenir.

On on s'est dit ça sur à peu près tous les services publics et en fait ce qui est en train de se passer aujourd'hui, c'est que en roiant petit à petit, budget après budget les ressources de ces services publics, et bien on a rendu les services publics non désirables et pour les usagers de ces services et aussi pour les travailleurs de ces services qui ont des conditions de travail qui se dégradent à une vitesse incroyable. Je pense à l'hôpital, mais aussi aux enseignants, mais aussi à la SNCF, mais aussi à l'ensemble des services publics. Et en fait, ça se dégrade tellement que les gens fuient.

C'estàd qu'en fait il ils n'ont plus envie de travailler et et vraiment cette cette ambition qui était de se dire qu'on offre le meilleur à chacun et que c'est ça notre société, c'est ça qui fera le ciment de notre société, qu'on ait relégué ça au second plan qu'on que les services publics se délit dans la majorité des territoires français en dehors des centres urbains et encore même dans les centres urbains, ça se délite. Mais en fait les gens sont perdus face à cela. C'estd qu'en fait ils se sentent au bord de la route de la société. Et moi, je voudrais vraiment que la gauche reprenne ça en main.

C'est dire de dire "Mais les amis, là c'est une c'est une question de vie en fait, c'est une question d'espoir, c'est une question de fierté et on a lâché la fierté à gauche. Et je voudrais juste avoir quelques phrases là-dessus parce que on a laissé la question de la fierté au Rassemblement national en disant "Vous serez fier d'être français." Mais ça c'est une fierté au rabé. C'est une fierté qui consiste juste à être née quelque part. Alors que la fierté qu'on doit offrir nous la gauche au peuple qui vit en France, c'est de se dire que bah son enfant pourra réussir à l'école. C'est une fierté qui pourra se dire que on a de quoi aller en vacances.

C'est une fierté qui permet de dire "On va prendre le train et on va aller voir nos proches et les gens qu'on aime." C'est une fierté qui consiste à se dire que si euh euh mamie est malade, et bien elle aura des soins à domicile où elle pourra aller à l'hôpital. Et en fait cette fierté-là, c'est pas une petite fierté mais ça c'est en train de complètement se déliter et on oublie complètement ça et derrière on oublie les gens qui travaillent là-dedans et on oublie une partie des territoires.

Et donc voilà, la gauche devrait porter ces aspects-slà et dans la fierté, je mets aussi celle de faire cette transformation écologique absolument indispensable parce que sinon on va se prendre le mur et que c'est aussi une fierté de réussir ça parce que aucun pays aujourd'hui ne prend ça suffisamment à bras le corps. Donc oui, vive la fierté et vive les libertés, égalité, fraternité et non pas juste trois couleurs. Oui, le drapeau bleu blanc rouge d'ailleurs à l'origine, c'est surtout le drapeau de de la révolution.

Pour pour préparer cette émission, on a relu le programme du NFP et on l'a comparé à celui de 1981 qui comptait qui contenait une 5e semaine de congé payé, la retraite à 60 ans, la semaine de 39h euh qui avait dans son [raclement de gorge] espace politique de l'époque, on a l'impression plus d'ambition que celui du NFP, même s'il a été négocié sur un temps court. Où sont passées les grandes conquêtes sociales dans les dans les programmes de gauche ? Rimy Cardon ?

et ben vont venir les chaque parti politique est en train de concevoir son projet et je pense que tu tu disais très bien euh Sandrin il y a un travail sur la question des fiertés et pour retrouver la fierté, il y a la question des libertés, la liberté de choisir euh sa vie. Euh c'est ça la le sujet, la bataille culturelle qui doit se faire face au Rassemblement national et face au aux libéraux, elle est essentiellement là-dessus. C'est pour que on retrouve de la confiance et de la fierté, il faut qu'on on travaille là-dessus. Et donc sur la question des libertés, j'y viens.

Nous, on a essayé de penser notre projet aussi autour de ça et c'est la raison pour laquelle et vous le pof le le dessine aussi. La liberté de se soigner, la liberté de se déplacer, la liberté de de de sentir aussi protégé par les questions de sécurité et autres. Et tout ça, ce sont des sujets sur que la gauche doit se se réancrer là-dessus et même de donner une dimension doctrinale forte avec à mis à jour à 2026 et même à 2030 et 2050. Et donc c'est là où je pense le l'enjeu et les grandes conquêtes, il faut il faut effectivement les les concevoir à partir d'un fil conducteur. Il faut qu'on ait du sens dans ce projet en tout cas projet du parti socialiste.

J'espère que ce sera le projet commun des uns et des autres. J'ai pas répondu sur le racisme mais Auréli trouver ces conquêtes sociales et c'est celles qui permettent l'émancipation justement de refaire classe, de ne pas séparer la ruralité des des quartiers populaires comme comme vous le disiez. C'est ça qui doit guider la gauche aujourd'hui, proposer des nouvelles conquêtes sociales et lesquelles ? Oui, enfin nouvelle conquête sociale, écologique, féministe, antiraciste, enfin comme je le dis, c'est-à-dire que toutes ces luttes là, tous ces conquis là euh et je je parle pas d'acquis mais de conquis euh voilà doivent enfin doivent faire partie d'un programme de rupture.

Ce que je veux dire, c'est que enfin moi je crois à la à la à la conjonction ou à la convergence de de ces de ces luttes, de ces combats de ces combats anticapitalistes comme je l'ai expliqué. Euh mais moi je vais reprendre la notion de fierté parce que c'est vrai que moi je je me dis en tout cas finalement quand je t'écoute Sandrine, je me dis ce qu'on le concept qu'on a avancé de Nouvelle-France quelque part c'est ça la fierté.

C'est c'est une façon, tu vois, la Nouvelle-France de dire "Nous sommes fiers d'être dans cette France qui offre la une telle protection sociale de tel service public, mais aussi une Nouvelle France qui permet à voilà une Nouvelle France féminisée, créolisée, métissée, qui est fière aussi de de des migration parce que je moi je le dis, il faut passer à l'offensive là-dessus hein. Enfin, du coup, je réponds sur la question du racisme. Pour moi, les les migrants, la migration est une chance, une chance sociale, une chance culturelle et même une chance économique.

Parce que pour de multiples raisons aujourd'hui, vous avez des migrants qui par ailleurs sont la force vive et active de la nation dans une population vieillissante et je le dis, enfin ça doit être vécu à la fois comme cette chance culturelle, économique et sociale. Donc, on doit passer à l'offensive sur cette question-là, pas seulement en défensif. Pourquoi je le mets au centre ? Je je rappelle quand même ce qui s'est passé à Saint-Denis le 4 avril, c'est pas rien avec Bali, Bagayogo autour et cetera, mais il y a aussi de longues luttes antiracisme.

Ça montre aussi que cette questionlà, elle va être enfin pour moi, elle va être assez centrale hein dans le dans la campagne présidentielle et tant mieux mais parce que je le rappelle enfin je suis désolé mais je je suis d'accord, il y a plein de ferments du vote RN mais un des ferments centraux c'est malheureusement les idées racistes qui se propagent à une vitesse grand V dans ce pays. Deuxième ferment, on l'oublie souvent, c'est aussi parce que c'est aussi moi je le vois en commission d'affaires économiques à l'Assemblée nationale, le deuxième bouquet émissaire du RN, c'est la nature et le vivant.

C'est le trumpisme aujourd'hui, le RN, l'extrême droite, c'est une lutte sans merci contre le vivant, climaticide et cetera. Donc ça aussi, ça doit être au cœur de notre bataille contre le Rassemblement national qui sera notre adversaire. Et bien entendu aussi, c'est ne pas laisser le RN représenter l'antystème et la rupture. Voilà. Et donc pour ça, il faut opposer un programme de rupture. Rappelezer que le RN eth ben Marine Le Pen, elle vient de dîner avec Pouyané. Bon et que donc quel PDG total, je le précise. Oui, pardon, c'est vrai. Oui.

Euh euh Léon des Fontaines, je vous je vous voyais hocher de la de de la tête, mais pas pour acquisser sur le sur Nouvelle-France au Parti communiste, vous utilisez le terme de Nouvelle République. Euh en quoi c'est différent de la Nouvelle-France de la France insoumise ? En fait, ayons un débat du coup sur ce qui est la France peut-être, mais moi je rejoins ce que disait madame Rousseau sur le fait que la France c'est pas un repli identitaire tel que veut l'imposer le Rassemblement national.

D'ailleurs, quand on voit les débats des philosophes à l'époque de la Révolution française, il il y a deux courants philosophiques qui s'opposent he et notamment les philosophes de la Lumière des Lumières qui je crois ont imposé ce que c'était que les bases mêmes de notre système républicain, mais qui disent que la France c'est un destin commun, [grognement] c'est que la France c'est peu importe son origine sociale, peu importe où on où on est né, peu importe la couleur de peau, peu importe la religion et cetera, on va faire ensemble pour permettre de faire avancer l'intérêt général. Voilà, c'est ça la République, la révolution universaliste, la République universaliste.

Donc pour moi, défendre la France est une nouvelle République, c'estàdire une République qui revienne à ces fondamentaux là. C'est ça nous notre ambition. Et et je nous mets juste en garde sur le fait que dans la [grognement] Nouvelle-France, moi telle que je l'ai entendu, je nous mets en garde une chose, c'est sur le l'essentialisation. Moi, je je ne souhaite pas que des Françaises et des Français se définissent comme métises, noir ou blanc. Je souhaite qu'il se définissent comme français et faisant partie de la même communauté. celle d'avoir un destin commun. Voilà.

Mais c'est peut-être j'espère qu'on est d'accord et je pense que quand on disait AI Trouvé disait que pour elle c'est l'enjeu fondamental c'était d'avoir des services publics sur lequels on fait destin commun. Je pense que sur ça, on arrive on arrive à à se retrouver euh et enfin voilà et après bon sur la nécessité de de faire conscience de classe, je pense que voilà encore une fois il faut allier le drapeau bleu blanc rouge. Pour moi le drapeau bleu blanc rouge, c'est l'idée des lumières, la révolution française et le drapeau rouge. Et c'est pour ça que c'est important de mettre les luttes sociales aussi au cœur de notre projet.

Et encore une fois, je pense qu'on fera reculer l'extrême droite à condition qu'on soit capable de refaire conscience de classe et de permettre de montrer aux ouvrières et aux ouvriers, mais pas que aux employés et plus généralement aux travailleurs de ce pays qu'ils ont des intérêts communs à dépasser le système capitaliste. Sandrine Rousseau, vous vouliez réagir. Oui, juste pour dire bleu blanc rouge, ça ne se suffit pas à soi-même en fait. C'estd que derrière il y a un modèle social et que dire juste bleu blanc rouge, en fait ça ne suffit pas. et et le RN, ne l'oublions pas, un projet d'hypercapitalisme, d'hyperlibéralisme, de libertarien même, c'est-à-dire chacun pour soi.

Et en fait, c'est c'est en c'est pour ça qu'ils font illusion en ne s'attachant que au drapeau et en ne regardant pas le modèle social qui est profondément aussi au fondement de la société française. Et et moi je voudrais juste dire que le racisme n'est pas quelque chose qui enfin et le racisme nourrit structurellement les inégalités économiques. C'est qu'en fait, on ne peut pas se dire que il on va gommer les inégalités économiques si on ne regarde pas les discriminations que subissent certaines personnes en raison de leur couleur de peau, de leur religion et cetera.

parce que en fait vous pouvez exploiter une personne parce que vous la déconsidérez ou parce qu'elle est déconsidérée dans les hiérarchies sociales. Donc si vous avez une peau noire par exemple et bien vous êtes déconsidéré et donc vous êtes évidemment bien plus facilement exploitable que une personne qui symboliquement a une position dans la hiérarchie sociale qui est plus importante. Là où juste je pense que Nouvelle-France est est un sujet que qu'on peut débattre, c'est qu'en fait la France est profondément métissée depuis toujours. C'est depuis toujours. Il y a pas de il y a pas de nouveauté dans le métissage de la société française.

Nous ne sommes pas une île au milieu du Pacifique qui serait comme ça assaillie de personnes dans des bateaux. Mais nous sommes une société qui a été traversée de 1 et un flux. Et c'est très bien ainsi parce que c'est ça qui fait notre richesse. Rémy Cardon, juste avant de passer aux questions stratégiques qu'on veut aborder, il nous reste pas énormément de temps. Vous vouliez réagir aussi sur cette question de c'est quoi la France ? Bah alors oui bah effectivement c'est quelles promesses on va dessiner en terme d'offre politique mais aussi euh derrière il faut je pense qu'il faut pas oublier euh les démocraties sont minoritaires dans le monde.

Il y a quand même des je vais pas faire peur aussi euh en tout cas la gauche doit faire un travail de de prise de conscience et de travailler auprès des Français pour qu'il prennent conscience que ce qui est en train de se jouer peut être très grave sur cette élection présidentielle avec l'arrivée de l'extrême droite. On l'a vu d'ailleurs sur des mesures il y a pas plus tard que il y a quelques semaines où des maires des nouveaux maires aé prennent des mesures complètement délirantes sur les question des libertés et donc là-dessus on va il va falloir être hyper hyper proactif pour combattre ça avec force.

Et c'est pour ça que je remets la question des libertés au cœur du débat de la gauche parce que je pense que c'est ça va jouer essentiellement là-dessus sur cette élection présidentielle. Après tout ce qu'on s'est dit là, on s'est dit pas mal de choses. Est-ce que vous estimez qu'il y a des gauches irréconciliables ou est-ce que vous dites que tous les cas déjà après ce que vous êtes dit, vous pourriez faire campagne commune et gouverner ensemble ou c'est beaucoup plus compliqué que ça ? Léon des fontaines, moi je pense qu'il y a du débat. La preuve en est. Je pense qu'il faut pousser les débats. Moi j'ai honnêtement aucune religion sur la question du rassemblement ou pas du rassemblement.

Encore une fois, moi la question fondamentale qu'on doit se poser, c'est comment on est susceptible d'aller chercher ces électrices et ces électeurs que la gauche a perdu. Alors, pas forcément humainement, mais statistiquement et cetera. Enfin, encore une fois, comment on est capable de reconstruire le bl bloc social historique euh de la gauche et notamment d'aller chercher ces travailleurs, travailleuses qui soit tombent dans l'abstention parce que il pensent que la gauche a déçu, que la gauche a trahi, ce qui est vrai, ou alors qui rejette la gauche parce que par la brutalisation sans cesse de la vie politique, il ne se retrouve pas dans la gauche.

Et la réalité c'est que je crois que la faiblesse de la gauche, c'est qu'on est enfermé, vous m'excuserez monsieur le sénateur, mais dans un congrès du Parti socialiste depuis 2005 entre plusieurs sensibilités, plusieurs tendances et que aujourd'hui il faut dépasser les clivages politiques, on a trop tendance à se regarder le nombril à gauche et d'essayer d'aller chercher convaincre les électeurs de gauche de voter pour un tel ou pour un tel. L'enjeu c'est de dépasser ça et de s'adresser très largement au peuple de France pour permettre d'aller chercher celles et ceux qui ne croient plus en la gauche et leur démontrer deux choses.

La première, c'est que le Rassemblement national, ça a été dit à de multiples reprises, est un faux sur toutes les questions et particulièrement sur la question sociale et sur la défense de notre modèle social. Et la deuxième chose, c'est que les seuls qui proposent d'améliorer leur quotidien, c'est la gauche. Mais alors sur quel projet ? Et moi je le dis, si on veut répartir les richesses, si on veut permettre à celles et ceux qui aujourd'hui comptent les fins de mois, qui ont des fins de mois difficiles de vivre mieux, on a besoin de produire plus de richesse sur le territoire national. On a besoin d'attirer de nouvelles entreprises, produire plus de richesse pour mieux les répartir.

Et ça va être ça, je crois, la question [grognement] fondamentale de 2027. Si on veut permettre d'attirer celles et ceux qui ne croient plus en la gauche, et bien il faut leur montrer que la gauche a un destin pour le pays, propose un destin pour le pays. Celui-ci est simple, c'est produire plus de richesse en respectant euh l'environnement, prenant en compte la question climatique évidemment pour ensuite mieux les répartir, enfin pas ensuite d'ailleurs en parallèle pour mieux les répartir pour mettre d'augmenter les salaires, développer des services publics, financer un système de sécurité sociale digne de ce nom tel que nous l'avons l'avions toutes et tous défendu lors du NFP notamment.

Aurélie Trouvé, je prolonge la question euh d'Aurélien. Pourquoi ce qui avait été possible en juin-juillet 2024 euh ne le serait pas pour 2027 ? Est-ce que c'est possible d'une nouvelle union euh comme le demande d'ailleurs majoritairement euh le peuple de gauche ? Je je réponds à ça juste à la fin. Juste un point pour répondre à la Nouvelle France. Je suis d'accord avec ce que tu dis. C'estàdire que la n par ailleurs la France a toujours été féminisée évidemment créolisée métissée.

La différence pour la Nouvelle-France c'est d'être fier justement de cela puisque je reprends justement ton idée de la fierté euh et puis voilà qu'il puisse y avoir l'égalité des droits en gros qu'on abatte les rapports de domination des hommes sur les femmes ou bien des blancs sur les autres quoi. Voilà et mais ça va plus loin que ça la Nouvelle-Fance c'est pas c'est pas seulement ça. C'est être fier d'une France qui répond aux besoins de chacun d'où les services publics, la protection sociale et cetera. Bref, c'est juste pour faire un point sur la Nouvelle France. Oui, mais c'est un peu stratégique aussi parce que c'est notre vision globale aussi qui qui est en effectivement.

Donc, j'y arrive. Deuxièmement et justement je réponds à la question de l'Union. Moi la question elle est de ne pas faire de fusion pour la confusion. C'est-à-dire que je veux dire si l'unité c'est enfin je veux dire la question elle est de faire union autour de quoi ? Ce qui a marché pour la NUPE, ce qui a marché pour le nouveau Front Populaire, c'est que nous sommes partis d'un programme, d'accord, et que ce programme était un programme de rupture.

Malheureusement, depuis par ailleurs, j'observe qu'il a été piétiné par une partie et c'est bien le problème de et particulièrement du Parti socialiste qui qui a voté, qui n'a pas voté la censure et qui en plus par exemple sur le blocage des prix s'assoit sur une des premières mesures. Et ça c'est un problème parce que les gens se disent "Mais attendez, on a gagné en 2024 avec un programme de rupture, pourquoi tout le monde n'est pas à nouveau autour de ça ?" Donc évidemment que ça nous handicape pour la suite.

Donc je pense que la première des choses et c'est en tout cas nous la proposition qu'on a faite et je la refais de la France insoumise euh c'est c'est c'est ce qu'on appelait une offre fédérative. C'est se tourner vers ceux et en premier lieu, ceux qui en tout cas ont respecté jusqu'à voilà le le programme du Nouveau Front Populaire et ont voté la censure déjà dans une première étape mais aussi au monde syndical, associatif et cetera. commençons par voilà nous fédérer autour de ce programme de ce programme de rupture en partant de celui du Nouveau Front populaire. Effectivement, il faut pouvoir Il a été gagnant. Je rappelle qu'on a on a gagné les élections législatives.

On a été la première force. On a déjoué on a déjoué les pronostics. Enfin, moi j'étais en larme le soir, le premier je sais je sais pas vous, moi j'étais en larme. J'y croyais pas qu'on puisse être devant le Rassemblement national aux législatives vraiment. Enfin, je veux dire, j'avais la peur au ventre qu'on finisse devant, qu'on donne autant d'espoir aux français. Je veux dire, il faut tenir ça maintenant. Et on le doit on le doit au français, à tous ceux qui et par ailleurs les premiers à aller chercher, pour moi, c'est pas les électeurs du RN, c'est ceux qui ne votent pas ou ne votent plus et ont besoin de retrouver de l'espoir dans la gauche et dans une gauche de rupture.

Rémy Cardon, vous donc l'offre fédérative de la France visiblement ne s'adresse pas prioritairement en tout cas au socialistes. De l' de l'autre côté, le parti socialiste appelle à une union de la gauche non mélanchonnie. C'est l'expression qui est utilisé. Euh ça veut dire que vous ne pouvez plus travailler ensemble. Bah le problème c'est que vous voyez déjà il y a il y a pas forcément d'envie euh de travailler ensemble visiblement si je si je vous écoute. Et puis deuxièmement euh vous parlez du du programme du du NFP mais en réalité aujourd'hui je suis désolé on on doit le faire aussi évoluer.

C'est dire un programme ça ça évolue et vous-même vous le faites à chaque à chaque élection présidentielle il me semble sauf de ma part. Et en l'occurrence aujourd'hui ce que je comprends pas c'est votre raisonnement. C'estàd ça a marché. On a gagné avec le NFP mais du coup on fait pas d'union pour les présidentielles parce que on a on a notre programme et on a notre candidat. Vi de le proposer. Bah si euh c'est vous votre raisonnement c'est on a on a Mélenchon et on a d'autres programmes et au départ. Bah non c'est c'est quand même c'est quand même c'est comme c'est ce que vous proposez aux électeurs de gauche quand même. C'est faisons la gauche non mélang c'est pas nous c'est le PS.

Sauf que en l'occurrence on voit bien qu'on est en incapacité de travailler avec Mélenchon. J'ai pas dit avec les insoumis. J'ai pas dit avec les insoumis, j'ai dit avec Mélenchon. Et donc c'est là où on a pourquoi mais parce que je pas revenir sur les débats qu'il y a eu. C'est c'est c'est la la posture à la fois les propos parfois qui sont nausés à bon et voilà. Donc si la France insoumise veut travailler sur l'Union, elles sont vous voulez je vais pas utiliser mon temps de parole pour ça puisque je pense que mais il faut qu'on accélère de toute façon. Oui en plus il faut qu'on accélère.

Mais moi je pense qu'on a on a on a une chance inouie de créer les conditions d'union pour éviter le pire. Voilà. Et en l'occurrence ce que je vois c'est que la France insoumise ne souhaite pas travailler avec la gauche. Sandrine Rousseau, quand vous voyez les discussions entre Remy Cardon et Ry Trouvé, ça vous inspire quoi ? [rires] Je vais vous dire beaucoup de tristesse en vrai parce que là je suis un peu désespérée de ce qui va se passer parce que là on est dans un truc où on construit de gauche irréconciliable mais c'est nous-même qui construisons cette irréconciliabilité. Et derrière vous l'avez dit à chaque élection on dépasse pas 32 %. 32 % c'est déjà pas mal.

C'est déjà pas mal en vrai. Mais 32 % si on se divise en de ça fait 15. Et moi, je ne sais pas comment on passe de 15 à 50,01 lors de lors de 2027 et j'étais au moment de la dissolution, moi j'étais invitée sur les plateaux le soir de des résultats et vous savez, on a des sondages comme ça sortis des urnes quand on est sur les plateaux. À 18h, le RN était en majorité absolue. À 19h, il était en majorité relative dans les sondages. Et à 20h, c'est nous qui étions en tête. Et en fait, nous étions en tête parce que nous avons dépassé les partis.

Il y a pas que une une société civile s'est mobilisée parce que les syndicats ont renoncé à la charte d'Amien et ont pris position au détriment euh en prenant des risques considérables parce que les associations en prenant aussi des risques sur leur capacité à à aller chercher des subventions ont pris position parce que des citoyens et citoyennes ont fait la queue devant les commissariats pour qu'il y ait des procurations. Et en fait là, j'ai j'ai l'impression qu'on oublie tous ces gens. J'ai l'impression qu'on oublie cette mobilisation, cette ferveur populaire.

Et autant euh je partage avec Aurélie euh l'idée qu'il faille aller sur beaucoup euh plus de rupture euh de de d'ambition de de courage aussi d'aller affirmer des choses et cetera. Autant je partage avec le Parti socialiste l'idée que quand même on ne peut pas continuer dans un récit d'irréconciliabilité mais que vous alimentez aussi. Donc en fait, moi je je veux juste que on se pose et qu'on se dise attention là c'est quand même des personnes qui demain peuvent subir le RN si nous ne sommes pas à la hauteur. C'est des des gens qui demain pourront être expulsés de leur logement.

C'est des gens qui demain pourront voir ce enfin ne plus avoir aucune espèce de confiance et déjà certains en non plus du tout mais je veux dire ne plus du tout avoir de confiance dans la police et dans la capacité de la police à nous protéger parce que ce sera une police qui sera euh bah aux ordres d'un gouvernement d'extrême droite. Enfin c'est le c'est le droit c'est les droits des personnes LGBT. C'est derrière c'est quand même tout notre et puis évidemment c'est un capitalisme exacerbé, un capitalisme sauvage doublé d'un déni climatique.

Donc je veux dire l'enjeu est tel l'enjeu est tel que je vous enfin vraiment je le demande arrêtons de de d'alimenter ce débat des gauches irréconoscliable. Et par ailleurs, moi je me dis dans la primaire qui est actuellement en cours, dans laquelle je crois pas tellement en l'état parce que je pense qu'elle est complètement refermé sur des chefs de parti et qu'en fait les chefs de parti aujourd'hui ne racontent pas une histoire d'émancipation et et de et de courage, mais je voudrais vraiment qu'on on se dise que les citoyens devraient avoir la main sur le processus et j'en termine là. demandons aux citoyens de choisir en fait avant euh au sein de la gauche.

Permettons aux citoyens de de dire ben voilà, moi je vote pour tel ou tel dans la primaire et qu'on fasse une primaire sans candidat. C'est-à-dire que s'il y a 1000 ou 10000 citoyens qui votent pour une personne, et bien que cette personne puisse être candidate et qu'en fait ce soit le peuple de gauche qui reprenne la main sur le récit de la gauche parce que si on laisse les parties faire, alors les partis vont avoir des replis identitaires et on est mort. Et on est mort. Et derrière nous, on laisse sur le bas côté toute une partie de la population qui a vitalement besoin de la gauche. Il nous reste quelques minutes seulement. Donc une une dernière un dernier ta de table, s'il vous plaît.

Là, on voit que l'Union des droites et l'extrême droite, si elle ne se fait pas complètement électoralement, elle se fait de plus en plus dans les esprits et que la gauche met en avant des des différents, il y a des différents réels. Est-ce qu'ils sont fondamentaux ? Est-ce que faut continuer en 2027 comme ça s'est passé en 2022 ? Auréli trouvé. Euh d'abord, je veux quand même, excusez-moi, mais comme on est dans le débat, je vais réagir sur les gauches irréconciliables. Pour moi, il y a pas de gauche irréconciliable. Tout dépend de ce qu'on se considère comme la gauche. Et d'abord, je pense qu'il faut partir du programme. Et je le redis, bah oui, il faut partir du programme.

Bah oui, c'est ça qui nous a réuni, la NUPES qui nous a réuni, le NFP. Et moi, je pense que nous ne pouvons gagner que sur un programme de rupture et sur une cohérence. Et moi, je veux dire, le programme du nouveaux Fronts populaire pour moi, il est pas assez ambitieux. Donc, je vais pas te dédire là-dessus. Sandrine Sandrine, je continue. Donc euh je pense que c'est de ça dont il faut qu'on parle, voilà, et qu'on parte un programme de rupture et par ailleurs, rester fidèle à ce programme de rupture une fois dans le mandat au à minima dans le mandat. Enfin, je suis désolé, on parle de la présidentielle, mais déjà dans le mandat, il a pas été respecté et c'est un problème.

Alors que, comme tu le dis, sur certains points, euh bah oui, c'est vrai que nous aussi on serait on aurait voulu aller plus loin, mais on a su se mettre d'accord et assez rapidement sur un programme qui reste quand même un programme pour moi de rupture et qui et c'est ça qui est important. par exemple sur l'énergie, je reviens là-dessus, sur l'énergie, on on avait on avait un point de désaccord et on a dit ben on va continuer à y travailler dans le programme du NFP.

Parce que je le rappelle par exemple la question du nucléaire tous les débats c'est pas Négaw hein, c'est RTE qui a un scénario donc les réseaux électriques de France qui a un scénario par ailleurs sans nucléaire d'ici un certain nombre d'années. Bon on a un désaccord là-dessus mais on a su le surmonter parce queon avait toute une série de de mesures de progr de mesures cohérentes qui permet un programme de rupture avec le macronisme. Bon et c'est de ça dont il faut qu'on parle. Donc c'est pour ça que je qu'on parle. C'est pour ça que je vous dis que pour moi, si une fusion amène à la confusion, ça ne règle rien au problème. Ça ne ça ne nous permettra pas de gagner.

La question elle qu'est-ce qui nous permet de gagner ? Si on est d'accord que c'est un programme de rupture comme on l'a été pour la NUPES, comme on l'a été pour le NFP, alors on est capable d'avancer. Voilà. Réi Cardon d'abord. Du coup, moi j'ai une interrogation sur les propos. Et donc attends, pardon. Et donc pour nous aucun cas nous dans notre texte qui est sorti là ce dimanche de notre assemblée représentative nous nous adressons très clairement à tous ceux qui veulent rester fidèles à un programme de rupture. Merci Auré trouvé Remy Cardon rapidement. Donc imaginons, on a un programme commun. Ça veut dire que demain on peut trouver un accord sur le mode de désignation pour le candidat.

Je vous pose la question parce que du coup je m'interroge aujourd'hui. Je veux dire si on a un on a un programme commun, on part du programme et ensuite on faut bien avoir une tête pour l'incarner. Donc comment on fait ? Non, je vous pose la question. Non mais je vous pose la question. Comment on fait alors du coup ? Non mais moi c'est c'est intéressant d'avoir votre avis parce que pour le coup le parti socialiste je sais pas, j'ai pas compris si vous étiez contre la primaire pour la primaire pour François Hollande pour Luxman pour je vous [rires] ai pas manqué de respect. Non mais nous on a on a on a on a une ligne assez claire au moins. Non mais répondez à ma question.

Non mais on a un programme commun. Imaginons voà on est quatre, on a mis un Peut-être que vous pourriez commencer d'abord par répondre avant de au nom du Parti socialiste avant de me poser la question à moi parce que moi j'étais assez clair. Bah du coup [rires] vous voulez vous êtes pour ou contre la primaire dans ce cas ? Non ben nous on est on n'est pas on n'est pas pour la primaire, on l'a dit, on l'a expliqué en long travers. Par contre je vous pose la question à vous. Non, je vous pose la question. Est-ce que le Parti socialiste est pour ou contre la primaire ? Vous allez voir dans plusieurs dans quelques semaines. Mais moi, je suis pour à 100 %.

Ah oui, parce que il y a quand même des avis différents. Mais OK. le le le la direction du Parti socialiste a pris position pour la primaire. Ce qui pas le cas d'une bonne moitié du Parti socialiste. Vous allez voir dans quelques semaines, on précise les militants socialistes, on est quatre autour de la table, on a un programme commun. Comment on fait pour désigner une candidature commun ? Une candidature commune Sandrine Rousseau euh une réaction là une conclusion surtout.

J'ai j'ai enfin vraiment moi je pense que la gauche est forte encore une fois quand elle est euh quand elle est quand elle représente toutes les tendances et oui je enfin là si on regarde ce qui se passe aux États-Unis la et et je vous le dis à vous une gauche modérée n'a pas réussi à contrer Trump aujourd'hui. Ce qui réussit à contrer Trump c'est des mamaniis c'est ce qui se passe à Minnéapolis. C'est-à-dire quelque chose qui vraiment ouvre un autre espace, un espace qui crée de l'espoir. Mais je dis la fille tout seul, je ne vois pas comment vous y arrivez plus. C'estàd que au mieux vous faites allez 18 % 20 % même 22 %. Les 22 % pour aller jusqu'à 50 comment vous faites quoi ?

Et donc on est dans l'illusion de la puissance alors qu'en fait nous ne sommes puissants que quand nous sommes rassemblés. Et donc la question c'est comment on désigne la personne ? puisque'en effet nous sommes prisonniers de cette 5e République. Raison pour laquelle Oui mais la primaire telle qu'elle est actuellement en fait elle est complètement refermée et verrouillé. Enfin c'est vraiment c'est ultra verrouillé. Il faut 500 signatures et c'est les chefs de parti qui décident de tout dans un é d'avoir 50 candidats. Enfin je dire déjà on a pas mal à gauche. Et alors il y aurait 50 candidats et alors ? Et alors on laisse le peuple de gauche choisir c'est quoi le sujet en fait.

Mais non mais c'est quoi le sujet ? et au moins ça ouvrirait les débats et au moins on créerait quelque chose. Moi en fait à force de tout contrôler, on va se vautterer littéralement. Voilà et c'est ça qui me qui me fait très peur et je le dis je je enfin voilà je je j'ai quand même ce sentiment que on ne créera l'espoir à gauche que si nous sortons des logiques identitaires de parti et si nous sortons d'un de débat d'alliance pour aller vers des débats bah de révolution d'une certaine manière. Allez, Léon des Fontaines, le le parti communiste, en tout cas la direction du parti communiste dans une phase de congrès va proposer à ses militants une candidature du parti communiste.

Vous en êtes d'ailleurs l'un des rédacteurs du texte. Euh quand vous entendez ce ce débat, qu'est-ce que ça vous inspire vous ? Voilà, la première chose, pour revenir très brièvement quand même sur le processus de primaire, prenons l'exemple de nos voisins. Enfin, je veux dire, l'Italie fait des primaires depuis 2005. L'Italie n'a pas été capable parce qu'elle s'est rassemblée de faire d'être un frein à la montée de l'extrême droite et la preuve en est et la gauche est en déliqua aujourd'hui en Italie et ils sont bien sûr en débat chez eux pour voir comment ils peuvent refonder.

De l'autre côté, moi ce que je dis c'est que si on a une primaire demain en France, admettons, tous les candidats s'y mettent. On va essayer de convaincre avant tout d'ailleurs les électeurs de gauche de voter pour un tel un tel parce que c'est celles et ceux qui vont se mobiliser lors de cette primaire. Si demain Raphael Gluxman gagne cette primaire, ben je suis désolé, moi je ne suis pas prêt à faire campagne pour Raphaël Gluxman avec son modèle de quasi fédéralisme européen que je ne partage en rien.

Si demain Jean-Luc Mélenchon gagne cette primaire, je suis désolé mais je ne suis pas en accord avec le fait de faire campagne Jean-Luc Mélenchon qui a une figure repoussoire parce que il a abandonné peu à peu la question sociale mais surtout d'une brutalisation sans cesse de la vie politique. Et donc aujourd'hui la question fondamentale et moi c'est pour ça que je veux le traiter, c'est la question du projet et du programme. C'est quel contenu nous permettra d'aller rechercher celles et ceux qui ne croient plus en la gauche ?

Et bien c'est un projet qui je crois remet en cause le modèle européen tel que nous l'avons construit, tel qu'il a été construit et tel qui s'est imposé aux Français et aux Français notamment après le référendum de 2005. Et c'est un projet qui soit capable de refaire de la question sociale, la question de la lutte des classes, sa priorité. Et donc pour se faire notamment la question de la réindustrialisation de notre pays. La question énergétique, elle est pas anecdotique parce que les centrales nucléaires permettent de produire plus d'énergie sur notre territoire, décarboné, bas carbone. C'est ce qui permettra de réindustrialiser notre pays.

C'est ce qui permettra de produire demain de l'acier qui sera utile pour le ligne de chemin de fer, pour construire du des bâtiments et notamment des logements sociaux, pour construire des voitures électriques, bas carbone et cetera. On a besoin d'une industrie et donc pour ça, on a besoin d'avoir une énergie qui est produite massivement et qui soit bas carbone et il y a que l'énergie le mix énergétique nucléaire et renouvelable qui peut le permettre. Donc c'est pas une question anecdotique et c'est comme c'est avec je crois ce projet-là que nous serons en capacité d'aller chercher celles et ceux qui ne croient plus en la gauche.

Et moi aujourd'hui je ne vois personne d'autre que Fabien Rousell pour incarner cela. Mais ayons le débat mais encore une fois j'ai pas de j'ai pas de religion sur le rassemblement mais je pense que notre priorité c'est pas savoir si on a un programme commun. On l'a pas. La question fondamentale, c'est quel programme pour faire reculer l'extrême droite ? Voilà, on va être obligé de de conclure. Peut-être peut-on imaginer un nouveau débat dans les dans les semaines à venir. En tout cas, merci Auréli Trouvé. Merci Sandrine Rousseau, Rimy Cardon et Léon des Fontaines d'avoir accepté de débattre pour l'humanité magazine de notre chaîne YouTube. Merci Aurélien euh pour la coanimation de ce débat.

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