Marion Maréchal, candidate Reconquête aux élections européennes - 11/02
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BFM Politique Benjamin Duhamel Marion Maréchal, invité de BFM Politique. Marion Maréchal, avant de commencer cet entretien, je signale à ceux qui nous regardent et qui veulent vous interpeller directement qu'il suffit de flasher ce QR code qui apparaît à ma droite et nous relérons vos questions tout au long de cette émission. Marion Maréchal, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, on l'a entendu il y a un instant dans le journal de Philippe Godin, a donc annoncé ce matin la fin à venir du droit du sol à Mayotte via une révision constitutionnelle. Je cite, il ne sera plus possible de devenir français si on n'est pas soi-même enfant de parents français, a-t-il dit.
Vous dites bravo au gouvernement ?
Je dis bravo en fin de s'encontre d'une évidence qui devrait être mise sur la table depuis maintenant près de 10 ans parce que le sujet de Mayotte, il n'est pas nouveau. Ça fait des années et des années que ce département d'Outre-mer s'enfonce dans le chaos.
Le droit du sol avait déjà été très largement réformé.
Il y avait eu une loi en 2018. Six ans après, on se rend compte qu'en réalité, elle n'a pas du tout eu les résultats escomptés mais il fallait peut-être en faire le bilan plus en amont parce que la population est dans une situation de détresse absolue. Moi, la question que je pose, c'est puisque aujourd'hui, les ministres de l'Intérieur enfin se rendent compte de la nécessité de supprimer le droit du sol à Mayotte, pourquoi il n'étend pas cette suppression à l'ensemble du territoire français ? Parce que la réalité, c'est que ce que vit au Mayotte aujourd'hui, c'est ce que vivra la métropole dans 30, 40, 50 ans.
C'est-à-dire, évidemment, là, dans des proportions plus importantes et plus spectaculaires et dans un temps plus réduit.
Ça n'a rien à voir. Mais c'est le même phénomène.
C'est-à-dire, concrètement, c'est quoi ? C'est la perte totale de contrôle de l'immigration clandestine et la perte totale de contrôle de l'immigration légale.
Mayotte, tous ceux qui viennent des Comores et qui fait qu'il y a presque la moitié des habitants de Mayotte. Vous avez évidemment totalement raison,
puisque du fait, pour des raisons géographiques, bien évidemment, et de proximité, notamment avec les Comores, bien qu'aujourd'hui, on découvre, on en reparlera, que c'est aussi une voie d'immigration illégale, non pas seulement pour les Comores, mais y compris pour des pays venus du continent africain. Donc, pour des raisons géographiques et pour des raisons de proportion, l'effet est plus rapide et plus spectaculaire. Mais ce que je veux vous dire, c'est que le phénomène est similaire en métropole parce que c'est la question de la perte de contrôle. Et sur l'immigration clandestine, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Je ne les invente pas. On n'a jamais eu autant de demandeurs d'asile.
On n'a jamais eu autant de mineurs isolés. On n'a jamais eu autant de clandestins sur le territoire français. On n'a jamais eu autant d'entrées illégales sur l'ensemble du continent européen. C'est les chiffres de Frontex qu'en 2023. Donc, il y a une perte de contrôle.
Et Marion Rachel, vous qui ne cessez de considérer que le gouvernement a les yeux fermés sur la question migratoire, sinon une prise de conscience, du moins une mesure efficace qui est mise en œuvre avec la fin du droit du sol.
J'attends donc qu'elle soit prise. Mais je relève quand même derrière cette annonce, évidemment que je soutiens si tant est qu'elle soit mise en œuvre et dont je souhaite même l'extension. Je relève quand même une petite arnaque dans les annonces. Parce qu'il y a une chose qui n'a pas du tout été relevée. C'est Gérald Darmanin qui annonce potentiellement en 2024 une réforme constitutionnelle pour supprimer le droit du sol. En parallèle, qui dit qu'ils vont réduire le nombre de visas. Très bien. Une fois de plus, venant du ministre record de l'octroi de visas, j'attends de voir, mais formidable. Sauf qu'il glisse au même moment.
Et d'ailleurs, puisque nous allons faire tout ça, nous allons supprimer le visa territorialisé. C'est-à-dire que vous savez qu'il existe aujourd'hui un visa à Mayotte qui vous autorise à venir sur le territoire maorais, mais qui pour autant ne vous autorise pas à venir dans l'Hexagone. Et donc, qu'est-ce qui est en train de nous préparer, Gérald Darmanin ? C'est-à-dire qu'en fait, il est en train d'organiser le transfert de l'immigration de Mayotte vers la métropole. C'est ça qui va se passer. Alors là-dessus, pour soulager les populations locales, pour dire les choses,
la place Beauvau explique que la fin du visa territorialisé, ça a pour objectif de désengorger l'île de Mayotte. Quant aux transferts qui peuvent avoir lieu en Hexagone, ils disent que c'est la cible des publics, des familles ou des personnes fragiles. Donc l'idée qu'il y aurait une sorte de grand transfert prévu de Mayotte vers la métropole, ce n'est pas ce qui est dit.
Alors, désengorger vers où, du coup ? Vers la métropole. Donc c'est exactement ce que ça veut dire. Et par ailleurs, tous les chiffres à test, une fois de plus, ce n'est pas les miens, il suffit de regarder même les chiffres de Frontex, l'immense majorité de l'immigration clandestine qui arrive sont des hommes, et pas non plus seulement des familles et des enfants. Donc, je le dis et je le répète, le ministre de l'Intérieur est en train, pour pouvoir soulager rapidement les populations locales, de vouloir renvoyer cette immigration vers la métropole et la répartir dans nos campagnes. Justement, Marion Maréchal,
vous vous félicitez de la fin annoncée du droit du sol à Mayotte, mais est-ce que cette mesure, cette annonce choc, est suffisante pour régler les difficultés structurelles à Mayotte, les difficultés sécuritaires, migratoires, mais aussi d'équipement ?
Alors non, elle n'est pas suffisante, parce que, pour une raison simple, il faudrait aussi, selon moi, pour avoir une réponse structurelle et durable à la question de l'immigration, qui est le premier problème, parce que tous les problèmes dont vous parlez à l'instant, c'est-à-dire sécurité... Il y a des difficultés structurelles d'équipement également,
sur la pénurie d'eau, par exemple.
Problème de sécurité, problème de trafic de drogue, problème de violence entre les gangs, problème de saturation des services publics, problème de manque crucial de place dans les écoles, tout ça est lié à l'immigration. Donc, une grande partie des problèmes des Mahorais, pas seulement, évidemment, mais une immense partie est liée à l'immigration, et donc se pose. Mais la même question, d'ailleurs, qu'en métropole, le sujet central des raisons pour lesquelles ces personnes viennent, c'est-à-dire l'attractivité, à la fois sociale, administrative et médicale de l'île, du fait, évidemment, qu'ils répondent aux mêmes règles et avantages. Et donc, tout ça, le gouvernement y répond en disant,
fin du droit du sol, en disant même rideau de fer, pour éviter qu'il y ait des passages entre les Comores et Mayottes.
Ce n'est pas la même chose que de s'attaquer aujourd'hui à toutes les raisons pour lesquelles des migrants légaux ou illégaux viennent sur le territoire, parce qu'ils ont accès à un certain nombre de prises en charge, qu'il s'agisse du logement ou des aides sociales. Pardon, Mme Raphaël,
mais quand on voit les différences de niveau de vie entre les Comores et Mayottes, vous n'empêcherez jamais les Comoriens et Comoriennes de vouloir aller à Mayottes ?
Sauf si vous mettez en place la priorité nationale, et donc vous réservez un certain nombre d'accès, qu'il s'agisse de l'école publique, qu'il s'agisse des aides sociales non contributives, par exemple aux personnes de nationalité française, et donc au moins vrai. Simplement pour vous répondre sur le mur de... Si c'est une situation illégale, mais de fait, quand vous êtes dans une situation illégale, vous avez aussi des aides. Je suis désolée de vous dire que vous êtes pris en charge et vous avez évidemment des aides sociales qui vous ont données pour pouvoir subvenir à vos besoins. Vous êtes pris en charge sur le plan médical pour toutes formes de pathologies.
Vos enfants et les enfants sont pris en charge sur le plan scolaire et vous êtes logés. Donc je dis que si vous avez évidemment une prise en charge et vous avez même la perspective d'être régularisé puisque le gouvernement n'a envoyé comme signal que le fait demain d'augmenter les régularisations. Donc bon, tout ça pour dire que...
Personne ne parle de régularisation quand on parle de ceux qui arrivent à...
Excusez-moi, mais si en l'occurrence ils arrivent... Regardez la trajectoire. On nous dit qu'on va désengorger. Donc ces personnes vont arriver en métropole. Il est évident qu'ils ont une perspective de pouvoir être régularisés puisque c'est de toute façon la volonté du gouvernement pour ceux qui, soit disant, travaillent dans les métiers en tension. Alors je reviens juste sur ce mur de fer. C'est ça l'expression ? Rideau de fer. Parce que j'ai essayé du coup de comprendre de quoi il s'agissait.
Donc quand on rentre un peu dans le détail, le ministre nous annonce qu'il y aura donc des moyens de détection supplémentaires pour permettre donc d'identifier des bateaux qui tenteraient les traverser. Alors, ok, mais que les gens ne se trompent pas. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'un blocus pour empêcher les bateaux de passer. Parce que qu'est-ce qui se passe dans le droit actuel ? Quand notre police, notre douane, notre armée détecte des bateaux qui arrivent illégalement dans la zone exclusive française, donc dans notre zone maritime pour faire simple, eh bien, ils vont les chercher et ils les accompagnent jusqu'aux côtes françaises.
Donc il n'y a pas de retour vers les ports d'origine puisque pour différentes raisons, à la fois au relevement du droit européen et du droit de la mer, eh bien, nous avons cette façon de faire. Donc en fait, ça n'est que finalement l'accélération de l'accompagnement de l'immigration au colère d'estile vers les côtes françaises. Donc tout ça pour dire que regardons avec attention ceux-là parce que je crains que derrière les grandes annonces de com', une fois de plus, la réponse au port rendez-vous.
Marie-Maréchal, vendredi s'est éteint Robert Badinter. Je cite une conscience républicaine, une figure du siècle. Voilà les mots du président de la République. Robert Badinter, ancien avocat, ministre de la Justice, père de l'abolition de la peine de mort. J'ai regardé attentivement vos réseaux sociaux et je n'ai vu aucune réaction à la mort de Robert Badinter. Vous n'avez rien à dire sur lui ?
Oui, je vous confirme parce que c'est une figure de la gauche, on ne peut pas dire le contraire. C'est un homme qui, évidemment, s'est révélé par un certain talent oratoire. Il a eu des grands combats. Il a évidemment aboli la peine de mort. Je ne vais pas vous en dire du mal, je n'ai jamais défendu la peine de mort.
Mais je ne me suis pas sentie, alors que les choses soient claires, on est tous des humains, on livre évidemment nos condoléances à sa famille, mais néanmoins, je ne me sens pas sentie obligée de rendre un hommage politique à un homme qui, indépendamment de ce grand combat humaniste qui a été l'abolition de la peine de mort, a été, là aussi, dans l'ensemble de ses positions et de son bilan en tant que ministre de la Justice, l'incarnation quand même de cette gauche de la culture de l'excuse, de la fin de la politique répressive, des peines alternatives dans les prisons, qui, lorsqu'il a d'ailleurs contribué à abolir la peine de mort, ne met pas en place de véritables, de peines alternatives, dissuasives...
Il y a un débat, vous soulignez les mesures qu'il a pu prendre quand il était gardé saut, mais quand même le Rassemblement National, Marine Le Pen, Jordan Loretta, rende hommage à Robert Bader, quand on sait son parcours, comment dire, de père déporté, raflé, combattant de l'abolition, grand avocat, vous dites, au fond, comme son bilan ne nous convenait pas, on ne rend pas hommage à qui l'était ?
Est-ce que j'ai le droit de ne pas me retrouver dans son bilan ? Est-ce que j'ai le droit de ne pas rendre hommage à la politique qu'il a mis en place ? Je suis désolée, moi je considère que c'est un homme également qui a mis fin à un certain nombre de juridictions d'exception, notamment celles qui permettaient à l'époque de juger les terroristes, qui était le tribunal, je n'ai plus le nom en tête, mais je vais vous l'avoir ici, bref, je n'ai plus le nom en tête, à me revenir, dont on aurait bien eu besoin, et une fois de plus, il a aboli la peine de mort, mais en face de cela, il n'y a pas eu de... Donc ça ne mérite pas
un hommage ?
En tout cas, moi je n'ai pas envie de rendre un hommage politique, après en plus, on peut respecter l'homme, on peut donner toutes les condoléances à la famille, chacun est libre, bien sûr, de rendre hommage aux qualités humaines de la personne, à son talent oratoire, à sa pugnacité dans ses combats, mais je ne me reconnais pas du tout dans le bilan qui est le sien, ça a été quand même y compris un adversaire politique résolu des idées que nous avons défendues.
mémoire de la déportation d'une partie de sa famille contre Robert Faurisson, négationniste, tout ça, vous le mettez de côté en ne retenant que les mesures qu'il a pu prendre quand il était gardé. Je veux voir que son bilan politique
ça n'empêche pas du tout sur ce combat-là, évidemment, il était légitime, nécessaire et admirable, mais une fois de plus, si la situation pénale et de la politique pénale dans notre pays est là où elle est aujourd'hui, c'est aussi parce que, non, pas que de sa faute, mais aussi parce que déjà à cette époque, en effet, on avait mis en place cette culture de l'excuse, on a pris des décisions très concrètes qui ont abouti au désarmement de l'État et je suis désolé, je n'ai pas envie de rendre un hommage politique à cela.
Sur la peine de mort, vous disiez à l'instant que vous étiez d'accord avec le combat qu'il a mené pour l'abolition de la peine de mort. Moi, je n'ai jamais défendu
la peine de mort, y compris quand j'étais au Rassemblement national et que c'était d'ailleurs la ligne du parti. C'est vrai, en 2013.
Divergence en tout cas avec Éric Zemmour qui en 2021 avait pu dire qu'il était philosophiquement favorable à la peine de mort. Peut-être,
peut-être, je ne sais pas, en tout cas en l'occurrence ça n'était pas dans son programme présidentiel la restauration de la peine de mort. Moi, je l'ai rejoint sur ce programme. Il avait dit qu'il était philosophique sur ce programme. En revanche, ce qui est certain, c'est pour ça que je vous en parle, c'est qu'au-delà de cette abolition qui m'apparaissait légitime, il y a la nécessité, et ça, elle n'a pas existé, de mettre en place des peines alternatives répressives qui compensent finalement la disparition de cette peine ultime.
Or, il a fallu attendre 94 de mémoire pour avoir les peines incompressibles de 30 ans et donc, il n'y a toujours pas aujourd'hui dans notre pays de perpétuité réelle. Et donc, il y a des gens aujourd'hui qui sont des dangers pour la société qui sortent au bout d'un certain nombre d'années de prison alors qu'ils devraient mourir derrière les barreaux. Et ça, je pense que ça a été une grande erreur que nous payons encore aujourd'hui, y compris vis-à-vis notamment des terroristes dont on se pose régulièrement la question de savoir qu'est-ce qu'on va en faire à leur sortie.
Juste avant une question de Pauline Téveniot, est-ce qu'il n'y a pas une forme de sectarisme quand une telle personnalité disparaît avec l'émotion des Français à juste retenir ce qui ne vous convient pas ?
Et pourquoi, Benjamin Duhamel, vous voulez obliger tout le monde à avoir le même discours ? Je veux dire, est-ce qu'on a le droit aujourd'hui de dire les différences qu'on a pu avoir et une fois de plus avec respect ? Je veux dire, je n'ai pas pris la parole contre Robert Badinter à sa mort pour dire que si vous voulez que je vous trouve d'ailleurs un certain nombre de qualités, je considère qu'en l'occurrence ces dernières années, il a été plutôt corrigé, lui et sa femme d'ailleurs, sur les questions de laïcité.
Rappelons-le, il a fait partie de cette gauche qui a continué de défendre les valeurs laïques à l'école et le refus du port du voile et le refus d'ailleurs du port du voile dans les sorties scolaires. Il a d'ailleurs pris position il y a quelques années, ça devrait interroger certains de ceux qui leur rendent hommage aujourd'hui, il s'est positionné contre la légalisation de l'euthanasie humaine, il défendait ce droit à la vie. Donc moi, je suis prête à reconnaître, je peux reconnaître, bien sûr, des qualités, il n'y a pas de problème, mais une fois de plus, sur le bilan général, je ne me sens pas obligée de rendre un hommage politique et je n'ai pas cette injonction à devoir.
Marion Maréchal à la panthéonisation de Robert Badinter que beaucoup souhaitent aujourd'hui ?
À partir du moment où en effet, je suis en désaccord avec son bilan politique et les choix politiques qui ont été les siens, mécaniquement, je ne vais pas vous dire que je suis pour sa mise au panthéon, c'est évident. Mais une fois de plus, ce n'est pas un règlement de compte personnel, ce n'est pas un manque de respect. Et qu'on lui rende un hommage national,
vous trouvez ça justifié ?
Je trouve ça logique. Je trouve ça logique au regard du parcours qu'il a eu. Il a été une grande figure politique, il a été ministre, il a marqué son époque. Pour le coup, ça ne me choque pas du tout. Et vous le regarderez, vous le suivrez, c'est dommage ?
Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ? Pauline Théveniot sur le nouveau gouvernement. Le nouveau gouvernement avec le seul changement un peu notable, il est au ministère de l'Éducation nationale où Nicole Belloubet a remplacé, ça vous fait sourire, Amélie Oudéa Castera. Eh bien, à propos de cette nomination, le patron de votre parti, Rix Zemmour, il disait hier sur X, je le cite, avec une socialiste comme Nicole Belloubet à l'Éducation nationale, l'endoctrinement de nos enfants va reprendre de plus belle. Sa feuille de route à Nicole Belloubet, elle est celle qui avait été annoncée, c'est les groupes de niveau, le choc des savoirs, la généralisation de l'uniforme.
Franchement, ce n'est pas un programme socialiste, est-ce que vous ne lui faites pas un procès d'intention ? Alors,
on s'en tient simplement aux prises de position passées de Nicole Belloubet sur le sujet. Sauf que, lors de la passation de pouvoir,
quand elle a pris cette fonction, elle a dit qu'elle adhérait à la feuille de route qui avait été dictée
qu'elle a été la prise de position sur ce sujet précisément et même le bilan de Nicole Belloubet en tant que ministre. Donc, il y a deux sujets. Le premier sujet, c'est qu'en effet, elle avait pris position publiquement en 2016 de mémoire en disant les bêtises, les fariboles de l'autorité du cours magistral, du retour de la blouse et puis le fait qu'il fallait augmenter ou en tout cas assouplir le droit à l'erreur des écoliers. Bref, tout ce discours de déconstruction de l'autorité, de la hiérarchie, du pédagogisme, de l'apprentissage par la base et non plus par le professeur. Parce qu'il n'y a pas dans la machine des qui comptent sa cohérence personnelle.
Mais là, elle s'est engagée à appliquer le programme qui est celui d'Emmanuel Macron en 2014. Donc, comprenez qu'à un moment donné, ça devient compliqué, si vous voulez, de suivre le cap d'un gouvernement dont je rappelle, d'ailleurs, j'ai repris les chiffres, là, ça m'a fait rire, Emmanuel Macron qui a nommé, depuis qu'il est arrivé, 113 ministres. 113 ministres, voilà. Et qui a réussi sur l'éducation qui est soi-disant la grande priorité, le grand cap, l'obsession du gouvernement. Gabriel Attal qui nous avait dit qu'il partait à Matignon avec cette cause de l'école.
Et on a eu Jean-Michel Blanquer avec ensuite Papendiaï qui a déconstruit ce qu'a fait Jean-Michel Blanquer avec ensuite Gabriel Attal qui est revenu pour aller à l'encontre de ce qui avait été dit par Papendiaï et puis ensuite on a eu que vous remettiez
en cause les prises de position passées de Nicole Belloubet. C'est une chose et par ailleurs on peut souligner une sorte de zigzag.
Mais sur
la feuille de route du gouvernement, les classes du niveau, le fait de donner le dernier mot sur le redoublément au professeur, l'interdiction de la baillard, l'expérimentation sur l'uniforme qui peut amener à une généralisation. Pardon, là-dessus, on a du mal à voir en quoi c'est une sorte de grand agenda de déconstruction, de pédagogisme. Est-ce que j'ai le droit
d'être sceptique ? Vous avez tous les droits mais on a le droit aussi de souligner
qu'il y a une forme de contradiction entre le fait de critiquer cet agenda quand on regarde dans le détail.
Je vous garantis que quand depuis 6 ans on a eu des ministres de l'éducation nationale qui ont eu des capes, des réformes radicalement différentes, des convictions intimes qui n'avaient aucune espèce de continuité les unes avec les autres avec pour conséquence quand même rien de significatif et de notable jusqu'ici au sein de l'éducation nationale. Vous ne lui laissez même pas le bénéfice du doute ? Quand je vois le bilan qu'elle a eu comme ministre de la Justice, oui j'ai un peu de mal parce que quand je vois que son grand bilan ça a été de libérer 12 000 prisonniers au moment du Covid pour libérer les prisons et libérer de l'espace dans les prisons.
C'est quand même cette femme également qui a eu des propos extrêmement graves lorsque la jeune Mila s'était faite menacer à la suite de ses propos sur l'islam en expliquant que critiquer une religion était une atteinte
à la liberté de conscience et elle s'en était excusée dans la coulée.
Très bien. Donc elle réhabilite quasiment le délit de blasphème. Elle avait justifié d'ailleurs et moi ce que je trouve extraordinairement grave à la suite de la condamnation donc de l'affaire Sarah Halimi elle avait expliqué que donc oui il y avait une irresponsibilité pénale elle ne trouvait rien à redire à cette décision qui exemptait de responsabilité donc ce meurtrier au prétexte qu'il avait consommé de la drogue. Ça s'appelle
la séparation des pouvoirs c'est pas le rôle d'une mise de la justice de commenter une décision de justice on va pas refaire l'affaire Sarah Halimi.
Ça a été tellement scandaleux qu'il y a eu une évolution législative au lendemain de cette décision de justice justement pour ne plus permettre que des profils comme ce type de meurtriers échappent à une condamnation. Donc oui je vais vous dire je n'ai pas confiance et je suis pas très sereine au regard de ce que je connais de madame Nicole Belloubet.
On l'a à peu près compris on continue cette discussion Mario Maréchal dans un tout petit instant restez avec nous on se retrouve dans un... Mario Maréchal tête de liste reconquête aux européennes invité de BFM politique Mario Maréchal avant de continuer notre entretien une question des téléspectateurs plus exactement de Jules qui vous pose la question suivante souhaitez-vous que Sarah Knafo conseillère et compagne d'Éric Zemmour figure en troisième position sur la liste reconquête pour les élections européennes ?
Oui oui alors Sarah juste pour rappel qui est membre du bureau exécutif de reconquête et qui a été un acteur incontournable si ce n'est décisif de l'élection présidentielle en accompagnant Éric Zemmour dans l'organisation de cette campagne qui est une... qui vient de... qui est diplômée de l'ENA qui est une jeune femme brillante qui travaille avec nous au quotidien et donc moi j'ai souhaité qu'elle fasse partie de cette liste parce qu'elle est liée à toute sa place et puis qu'elle serait je crois très bonne responsable politique très bonne élue
Vous dites vous le souhaitez visiblement Sarah Knafo hésite est-ce que vous savez si elle va accepter cette proposition que vous lui faites de figurer sur votre liste ?
Pour l'instant décision n'a pas été prise les deux seules décisions qui ont été prises c'est l'annonce donc en numéro 2 de Guillaume Pelletier je le rappelle ancien numéro 2 d'LR et de Nicolas Bay ancien numéro 2 du RN en quatrième place notre meeting de lancement sera le 10 mars donc on aura à ce moment-là un grand lancement officiel et dans on va dire les semaines qui suivront nous annoncerons le reste de notre liste Vous avez bon espoir
qu'elle accepte de figurer sur cette liste ? Je ne sais pas Je ne suis pas... Pour ceux qui nous regardent jusque-là elle fait de la politique mais dans l'ombre Je ne sonne pas
les cœurs et les reins je crois que l'hésitation première vient de tout ce qui implique un engagement de vie publique on en connaît aussi les sacrifices et le fardeau parfois donc c'est son choix en tout cas ce qui est sûr c'est que vous en saurez plus sur la liste au lendemain ou en tout cas dans les semaines qui suivent le grand lancement officiel du meeting à Paris le 10 mars
Mais vous souhaitez qu'elle figure
sur cette liste ? Tout à fait et je lui ai fait savoir donc nous attendons
Je rappelle à tous ceux qui nous regardent qu'ils peuvent continuer à flasher ce QR code à droite de l'écran pour vous interroger directement Maman Maréchal vous le citiez il y a un instant votre colistier Guillaume Pelletier a tenu cette semaine des propos qui ont beaucoup fait réagir en mettant en avant parmi vos qualités le fait que vous étiez une mère de famille rajoutant ouvrez les guillemets je suis assez gêné de voir tous nos politiciens ne pas avoir d'enfants Guillaume Pelletier qui a cité Emmanuel Macron Gabriel Attal Jordan Bardella François-Xavier Bellamy est-ce que c'est vraiment digne de faire des choix privés des dirigeants un argument de campagne ?
Moi je ne vous cache pas que je n'ai pas du tout compris l'hystérie d'ailleurs pour le coup lancée par Pascal Praud sur ce sujet j'ai regardé son passage intégral donc qu'est-ce qu'il dit ? Il dit non pas que c'est un moins de ne pas avoir d'enfants il ne dit pas du tout d'ailleurs que ceux qui n'ont pas d'enfants seraient illégitimes à faire de la politique ou forcément moins compétents
il dit que c'est un plus
je vais vous dire moi quand j'ai eu 22 ans j'ai été élue députée je n'avais pas d'enfants aujourd'hui j'en ai deux entre temps j'ai d'ailleurs c'est un peu comme l'expérience dans le privé si vous voulez entre temps j'ai eu une expérience dans le privé pendant 5 ans je me considère je vous le dis franchement aujourd'hui plus armée et plus enracinée que si je n'avais pas d'enfants vous faites la comparaison
avec le fait d'avoir un parcours dans le privé
vous n'énervez pas je ne m'énerve pas
je suis très calme je suis vraiment d'un calme olympien c'est pas la même chose que de dire on a un parcours dans le privé en entreprise que d'aller évoquer la vie privée des uns et des autres et le choix d'avoir des enfants
c'est moi à finir c'est tout ce qu'il a voulu dire et ce que j'ai compris et ce que je partage c'est qu'évidemment au même titre que quand on a une expérience dans le privé quand on a des enfants me semble-t-il et c'est ce qu'il dit on est mieux armé sur un certain nombre de sujets plus au fait d'un certain nombre de sujets plus enracinés et c'est vrai que quand même pardon mais tous les parents le savent et le comprennent on n'aborde pas la vie la transmission et l'avenir de la même manière quand on a des enfants ça m'apparaît absolument évident et maintenant il dit une autre évidence excusez-moi alors je ne sais pas maintenant c'est devenu politiquement incorrect de le dire je ne comprends pas que oui pardon le sujet de la démographie de la natalité c'est pas un jugement personnel si vous voulez d'un tel ou un tel et on connaît très bien
en quoi expliquez-nous en quoi très concrètement Jordan Bardella ou Gabriel Attal mais parce qu'ils n'ont pas d'enfants comprendrait moins bien la société il n'a pas émis de jugement
sur la compétence de ces personnes il dit qu'avoir des enfants est un plus il dit que c'est pas un mot en revanche il dit une chose il dit une chose il n'y a pas de jugement personnel chacun fait ce qu'il veut de sa vie c'est absolument évident et on sait tous par ailleurs que parfois il y a des drames personnels et intimes sur des gens qui voudraient avoir des enfants et qu'ils n'arrivent pas en avoir raison de plus pour ne pas utiliser cet argument en quoi
Jordan Bardella et Gabriel Attal serait-il de moins bons responsables politiques parce qu'ils n'ont pas d'enfants
il dit qu'avoir des enfants pour lui et comme pour moi et comme pour d'autres est un atout supplémentaire parce qu'on évidemment il est plus en fait des problématiques de famille sur le pouvoir d'achat sur la difficulté de concilier vie professionnelle avec personnelle l'accès aux crèches la question de la sécurité qui est plus prégnante je suis assez gêné
de voir tous nos politiciens ne pas avoir d'enfants excusez-moi je suis gêné
et là où il pose une question de fond alors je suis désolée une fois de plus c'est devenu politiquement incorrect mais voilà au-delà des cas des personnes citées et là c'est pas le sujet c'est plus la question du phénomène qu'il y ait des cas individuels qu'il n'y ait pas d'enfants on ne sait pas les raisons chacun a ses raisons évidemment mais par contre le fait qu'aujourd'hui au niveau même d'ailleurs européen ce n'est pas un sujet français il y ait de plus en plus de responsables politiques qui n'aient pas d'enfants envoie quand même un signal pour une raison simple c'est que je vous le disais à l'instant on peut faire comme si ce n'était pas le cas et que ça ne relevait que de choix individuels mais la question de la démographie de la politique familiale de la politique nataliste est un sujet de société
donc il ne donne pas l'exemple
c'est ça ?
Centrale mais non c'est un sujet c'est un sujet central et c'est un sujet essentiel et je suis désolée si aujourd'hui on parle du fait il y a eu beaucoup vous-même vous en avez parlé énormément le fait qu'aujourd'hui il n'y a jamais eu aussi peu d'enfants qui naissent dans notre pays depuis la seconde guerre mondiale et qu'on dit que c'est un drame pour le financement des retraites que du coup c'est un drame également pour le développement économique bien sûr qu'on ne peut pas dire que ce n'est pas un sujet politique maintenant il ne s'agit pas d'attaquer les uns et les autres il y a un sujet sur la démographie mais pardon c'est un raisonnement général c'est un raisonnement général il ne s'agit pas d'attaquer un tel ou un tel ou de juger un tel ou un tel on ne connaît pas l'ordre du personnel c'est pas le problème
si dans cette campagne le seul argument que vous avez pour discréditer vos adversaires c'est de dire qu'ils n'ont pas d'enfants franchement c'est que vous êtes assez mal parti je vous arrête tout de suite
déjà c'est extrêmement malhonnête d'expliquer quand même que c'est notre argument de campagne et que lui qui n'a voulu j'ai écouté Guillaume Pelletier on lui demande quelle sont vos qualités et quelle est votre valeur ajoutée il dit c'est une femme courageuse il y a Éric Zemmour et elle a des enfants alors déjà vous caricaturez excusez-moi parce que je doute quand même pour travailler avec Guillaume Pelletier au quotidien qu'il arrête en tout cas je l'espère mes qualités au fait d'être maman pas du tout il a fait un raisonnement en expliquant que c'était évidemment un atout mais il le précise il dit mais évidemment quand on n'a pas d'enfants c'est pas un moyen des très bons gouvernants qui peuvent ne pas avoir d'enfants et c'est pas ça le critère mais je suis désolée de vous le dire moi mon regard a changé ma façon de faire la politique et même à certains égards ma légitimité vis-à-vis des problématiques des parents n'est pas la même à partir du moment où j'ai eu des enfants alors que je n'en avais pas quand j'étais élue à 22 ans
je vois pas en quoi c'est un délire et un scandale de dire ça mais si on va un peu plus loin quand on relit encore une fois ses propos quand il dit je suis assez gênée de voir tous nos politiciens ne pas avoir d'enfants est-ce que le sous-entendu ça n'est pas un éloge de la famille traditionnelle et donc du couple hétérosexuel
excusez-moi pourquoi c'est pas bien de dire qu'on veut des enfants dans une société que des hommes et des femmes et des enfants on peut aussi dire que c'est un modèle positif pour la société les familles homosexuelles peuvent aujourd'hui avoir des enfants mais là vous partez dans tous les sens il n'a jamais parlé d'homosexualité ou pas homosexualité ou pas hétérosexuelité
il n'y a aucun sous-entendu dans le propos de Guillaume Pétier
sur une sorte de famille
traditionnelle érigée en modèle c'est de la même façon
quand vous parlez de tendance qui ont voulu sous-entendre qui avaient des critiques homophobes dans ses propos sont d'une malhonnêteté intellectuelle hallucinante à aucun moment il n'est fait allusion de près ou de loin à ce sujet c'est une question générale de dire aujourd'hui il y a besoin d'enfants dans la société c'est un sujet éminemment politique toute la journée on parle de savoir comment on va mettre en place des politiques natalistes des politiques familiales pour que les français fassent des enfants et aient envie de faire des enfants donc vous remettez en avant cet argument
si je suis une bonne candidate c'est aussi parce que je suis une mère de famille
je ne dis pas ça écoutez moi franchement vous me connaissez pour le coup je pense un tout petit peu moi la raison pour laquelle aujourd'hui je suis revenue en politique c'est que j'ai des enfants mais pour moi ce n'est pas un argument électoral c'est mon moteur je vais vous le dire franchement je ne serai pas devant vous aujourd'hui si je n'en avais pas et je dis juste qu'entre la jeune femme que j'étais à 22 ans sans enfant et la jeune femme que je suis aujourd'hui à 34 ans avec des enfants je ne fais pas de la politique de la même manière je suis désolée c'est parce qu'on a regardé
un peu les archives sur LCI en 2019 vous disiez je cite vos mots
je m'en suis expliqué 850 fois
dans l'élection présidentielle vous n'avez vraiment rien à dire sauf que là c'est justement ce qui a été reproché à Guillaume Pelletier de n'avoir rien à dire et même par des gens qui pourraient vous être pas si éloignés politiquement de dire que cet argument c'était justement le néant de la pensée politique donc vous ressortiez ça pour finir ma question pour finir ma question je réponds oui mais justement cet argument le néant de la pensée politique c'est justement ce qui a été reproché à Guillaume Pelletier y compris par des gens idéologiquement proches avec cet argument sur les enfants vous aviez raison avant tout le monde vous avez changé la vie
déjà première chose en ce qui concerne mes propos sur Guillaume Pelletier il est évident qu'à l'époque où j'étais en concurrence politique avec lui j'ai eu des mots qui n'étaient pas tendres pour lui il a eu des mots qui n'étaient pas tendres pour moi ça c'est l'exercice politique on n'en est pas toujours d'ailleurs extrêmement malin extrêmement fin extrêmement fier bon ben moi je trouve que la beauté justement de ce qui nous arrive aujourd'hui c'est qu'Éric Zemmour a réussi à nous réunir dans le même parti et à faire en sorte de révéler ce que nous avions en commun qui pour l'essentiel est important et qui fait que nous menons ce combat aujourd'hui à côté si demain moi j'appelle à la coalition des droites il est évident croyez moi que je vais travailler avec des gens je l'espère demain venus du RN venus des NR je ne suis pas d'accord que vous ne le décrivez pas pour autant comme brillant je pense excusez-moi laissez-moi finir parce que ne mettez pas dans ma bouche des sous-entendus alors qu'il n'y en a absolument pas et je veux dire on va travailler demain avec des gens avec qui on n'est pas d'accord ou on n'a pas toujours été d'accord surtout avec qui on n'aura pas toujours eu des propos tendres mais justement l'intelligence politique et créer une majorité c'est être capable de mettre de côté ça pour les concurrences politiques pour travailler au service des Français maintenant moi je travaille avec Guillaume Pelletier au quotidien je vous le dis c'est un acteur essentiel de la campagne il a ce parcours d'ancien LR avec cette sensibilité qui lui est propre donc je pense qu'il est absolument incontournable et je suis désolée de vous le dire on ne se mettra pas d'accord autour de cette table on ne voit pas ce qu'il y a de scandaleux à dire qu'aujourd'hui la question de la natalité donc cet argument ne vous a pas choqué et je vais vous dire je conclue juste là-dessus parce que j'ai l'impression qu'il y a une petite différence parfois de perception entre les indignations de plateau et la réalité puisque pour le coup CNews qui a lancé cette polémique parce que c'est Pascal Praud qui l'a lancé
disons que Guillaume Pelletier fait une interview sur CNews Europe 1 et dans la foulée le présentateur Pascal Praud
en parle et puis de manière extrêmement violente et CNews a eu pour le coup l'honnêteté on va dire dans la foulée de ce débat de faire un sondage il y a eu un sondage en disant est-ce que pour vous le fait que les politiques et des enfants est un plus et ben oups Caramba encore raté la majorité disent que ben oui évidemment donc ça paraît une évidence je suis désolé moi je ne comprends pas cette histoire
donc pas choquée par cet argument Amandine Attalaya
à propos d'un autre sondage la semaine a été marquée par un sondage IFOP et Valeurs Actuelles qui donne pour la première fois Marine Le Pen gagnante dans un éventuel second tour de la présidentielle avec 51% des voix vous qui avez toujours expliqué qu'il fallait faire l'union des droites et qu'elle ne pouvait pas gagner seule est-ce que vous vous dites je me suis trompée non
je n'ai pas changé d'avis il y avait eu aussi un sondage d'ailleurs où elle était donnée gagnante face à François Hollande la fois dernière donc moi je crois que c'est beaucoup trop tôt pour faire des pronostics ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une dynamique du Rassemblement National ce serait malhonnête intellectuellement de ne pas le dire mais je continue de penser pour plein de raisons qu'on est trop loin de l'élection providentielle encore présidentielle pour pouvoir faire des pronostics je continue de penser qu'aux portes du pouvoir on ne peut pas gagner seule et que ça ne s'est jamais vu et surtout moi j'essaye de ne pas enjamber l'élection qui arrive dans quatre mois qui est celle des élections européennes dont tout le monde on a l'impression que tout le monde a envie de passer outre non mais pas du tout on va être dans un instant
non mais parce qu'elle fait quand même sauter un plafond de veille et qu'il y a une dynamique aujourd'hui pour le Rassemblement National pourquoi je vous dis ça
parce qu'avant de penser à battre l'héritier d'Emmanuel Macron en 2027 le premier enjeu qui est le nôtre c'est déjà de battre Emmanuel Macron non pas tellement en France au moment des élections européennes mais au Parlement européen et c'est pourquoi je vous dis ça parce qu'aujourd'hui le seul groupe qui a la capacité de pouvoir devenir la troisième force du Parlement avec une centaine de députés et donc de passer très largement devant le groupe Renew d'Emmanuel Macron au Parlement et donc de réduire l'influence de Macron au profit de la droite c'est le groupe des conservateurs et réformistes européens que nous avons besoin cette semaine et donc pourquoi je vous dis ça ça veut donc dire qu'aujourd'hui Reconquête avec les députés qu'il pourra obtenir en siégeant dans ce groupe pourra avoir un rôle majeur dans la réduction de l'influence d'Emmanuel Macron
et dans le changement de politique on aimerait savoir comment vous expliquez cette dynamique du Rassemblement National vous venez vous-même de reconnaître qu'il serait malhonnête intellectuellement de dire qu'elle n'existe pas comment vous expliquez cette dynamique qu'est-ce qu'ils ont de plus que vous au Rassemblement National ah bah déjà
ils ont 40 ans d'existence non mais ça compte je veux dire c'est vrai ils ont installé une force politique depuis longtemps on progresse nous sommes une capitaliste mais moi je conteste aucunement qu'il y ait une dynamique du Rassemblement National mais c'est pas ce qui m'intéresse dans cette élection vous comprenez bien parce que j'essaie de remettre les choses en perspective le Rassemblement National est arrivé premier en 2014 aux élections européennes il est arrivé premier en 2019 également aux élections européennes et chaque fois ça n'a pas empêché la première fois Emmanuel Macron d'être élu la deuxième fois Emmanuel Macron d'être réélu donc ce que j'essaye d'expliquer c'est que si
vous ne croyez pas à la possibilité d'une victoire de Marine Le Pen
en 2027 je pense qu'ils feront un très bon score aux élections européennes c'est indéniable maintenant ce que j'ai envie de dire c'est que ça ne préjuge pas de ce qu'il adviendra aux élections présidentielles et surtout ça n'est pas tellement l'enjeu je veux dire que demain on renvoie encore 25, 26 ou 27 ou 28 députés du Rassemblement National au Parlement européen très bien mais l'enjeu c'est de savoir est-ce qu'on peut influer la ligne du Parlement européen et là je le dis reconquête à une opportunité tout à fait différente en siégeant dans un groupe qui demain serait beaucoup plus puissant que le groupe du Rassemblement National et qui aurait donc d'autant plus de capacité de pouvoir changer les choses et donc j'aimerais qu'on n'enjambe pas cette élection européenne du 9 juin et qu'on ne passe pas à côté de cet enjeu là
Question d'Amandine Nathalia précisément sur le groupe que vous souhaitez former à l'échelle européenne et les autres alliances au Parlement européen
Oui puisque vous venez d'en parler vous disiez que votre parti reconquête a adhéré au groupe de la chef du gouvernement italienne Giorgia Meloni au Parlement européen Giorgia Meloni qui a décidé de faire entrer 425 000 travailleurs étrangers en Italie d'ici 2025 pour pallier le manque de main-d'oeuvre est-ce que ça veut dire si on suit votre logique que vous soutenez sa proposition ?
Alors déjà première chose quand même importante à avoir en tête c'est que quand on fait des alliances européennes il y a toujours des singularités nationales qui fait que si on est d'accord sur l'essentiel et en l'occurrence la vision de l'Union européenne c'est-à-dire la défense d'une Europe des nations le respect de la souveraineté des états le refus du pacte vert et des politiques des écologies punitives Non mais je vais vous répondre si j'ai besoin de recontextualiser la lutte contre l'immigration clandestine la défense de l'identité européenne la lutte contre la propagande LGBT et compagnie tout ça est un accord indéniable entre nous les Italiens et l'ensemble des autres élus de CR Maintenant merci me permet de parler de l'Italie parce que j'entends beaucoup de caricatures sur le bilan aujourd'hui de cette politique j'aimerais qu'on revienne à l'essentiel Georgia Meloni elle est élue sur la promesse de la réduction de l'immigration clandestine
Juste pour qu'on est temps parce qu'Amandine vous dit 425 000 travailleurs étrangers sur le sali italien pour pallier
les deux sont liés moi c'est évidemment pas une politique que je défends pour la France parce qu'on est dépassés et je pense que les Italiens je vous le dis très franchement j'ai un mari italien donc j'en parle souvent avec lui ne prennent pas la mesure aujourd'hui des conséquences de l'immigration parce qu'ils sont un pays de transit les migrants viennent et repartent et d'ailleurs dans la politique qu'elle veut mettre en place pour l'immigration de travail dans un pays qui je le rappelle est effondré sur le plan démographique et qui est très vieillissant elle a évidemment des accords de retour assuré de ces personnes qui viennent de manière temporaire mais indépendamment de ça parce que ça c'est très intéressant Georgia Meloni elle volait le blocus naval elle a défendu l'idée d'un blocus naval européen face à l'immigration clandestine le gouvernement allemand et le gouvernement français ont bloqué ce blocus naval et donc à partir de là qu'est-ce qu'elle a fait ?
et bien elle a dû changer de stratégie et donc elle a défendu d'autres politiques au niveau européen de compensation c'est elle qui a obtenu l'accord avec la Tunisie financé en partie par l'Union Européenne 70% des départs de la Tunisie et plus de 750 passeurs qui ont été arrêtés des mots même du commissaire de la politique intérieure donc on a obtenu les résultats c'est elle qui met en place un hotspot et un centre de rétention en Albanie pour pouvoir justement éviter que l'Europe devienne et l'Italie en particulier un hotspot à ciel ouvert elle est en train de négocier un accord avec l'Egypte elle est en train de mettre en place des mesures qui empêchent les ONG complices de passeurs de pouvoir avoir les mains libres
donc vous dites pas de divergence et de rédhibitoire avec Georgia Meloni je vous dis juste pour qu'on ait le temps
d'accord sur cette volonté de lutter contre l'immigration maintenant évidemment il y a des singularités italiennes et je partage pas tout c'est évident
Pour qu'on ait le temps de parler des élections européennes continuons sur ces alliances si vous le voulez bien et notamment ce que vous avez dit sur l'AFD le parti d'extrême droite allemand un collectif de médias partant d'Allemagne ensuite dans d'autres pays européens ont révélé que des membres de ce parti s'étaient réunis pour discuter d'un projet de remigration Marine Le Pen a pris ses distances avec le parti d'extrême droite avec lequel elle est alliée à l'échelle européenne vous avez soutenu ce projet d'expulsion à grande échelle visant des étrangers mais aussi je cite des citoyens non-assimilés c'est-à-dire des Allemands ça fait partie de votre vision de la remigration
Moi vous savez j'aime bien revenir aux sources non pas que je ne fasse pas confiance aux journaux français
Je sais ce que vous allez me dire que le patron de l'AFD n'a pas mis les citoyens non-assimilés sauf que le fait est que dans cette révélation
Donc on a entendu parler de cette réunion dont on n'a pas eu tous les tenants les aboutissants et le contenu moi je suis allée à la source et donc j'ai écouté ce qu'avait dit la tête de liste de l'AFD sur ce qu'il entendait par remigration et il dit quoi ? Il dit trois choses il dit remigration des islamistes donc étrangers donc retour des étrangers dans leur pays d'origine islamiste remigration des étrangers criminels ou condamnés pour des faits graves et remigration des étrangers en situation de chômage longue durée donc qui ne subviennent pas sur leurs besoins manifestement qui ne subviennent pas à leurs besoins A l'occasion de cette réunion à Potsdam
le sort des citoyens allemands non assimilés a été évoqué par des cadres de l'AFD
Je vous parle de cela et je vous parle des propos tenus par la tête de liste de l'AFD Donc à partir de là Je ne vais pas vous dire que je suis
Et donc vous ne serez expulsé Et on ne parle pas
de ça La ligne officielle en l'occurrence de cette tête de liste une fois de plus c'était ces trois cas et sur ces trois cas je ne peux pas vous dire que je suis en désaccord puisqu'en l'occurrence c'était le projet de politique de remigration d'Éric Zemmour pendant l'élection présidentielle Donc en l'occurrence c'est manifestement plutôt eux qui reprennent les idées d'Éric Zemmour sur ce point Il ne s'est agi que de cela une fois de plus Je ne sais pas ce qu'il s'est dit dans cette réunion mais en l'occurrence si c'est ça moi je n'ai pas de difficulté
Question de Pauline Thénault sur les européennes Les européennes toujours et les intentions de vote Il y a un sondage et là pour BFM TV et la tribune du dimanche qui ne vous donne pas une très bonne posture Je donne les résultats de ce sondage Le RN est à 27,5% en tête très loin devant la majorité Renaissance Les républicains sont à 8% et vous vous êtes à 5% c'est-à-dire que vous flirtez avec la limite pour n'avoir aucun élu Est-ce que vous sentez une catastrophe venir ? Tournez comme ça je vais ressortir complètement déprimé Franchement c'est pas Vous savez il y a eu 22 sondages Aucun élu Ça ne va rien négocier
l'appartenance Non non non Écoutez il y a eu 22 sondages depuis mai Sur ces 22 sondages on oscille entre 5 et 8 parce que vous savez il y a 3 jours il y a aussi eu un sondage YouGov pour un autre média dans lequel on est à 8 et les LR sont à 6 Donc en tout cas tout ce que je peux vous dire c'est que l'intégralité des sondages jusqu'ici nous donne des élus Il faut faire 5% pour avoir 5 élus Ensuite un point égal à un député européen Moi c'est d'ailleurs mon objectif prioritaire Alors évidemment il faut que ces élus soient le plus nombreux possible mais je veux envoyer une délégation reconquête
Pourquoi il n'y a pas de dynamique ? Vous faites des interviews vous faites campagne ?
Quand on regarde les sondages alors il y a le vôtre qui est le plus pessimiste mais il y en a d'autres qui ne sont pas moins sérieux faits par d'autres médias dans lesquels indéniablement depuis septembre on a progressé Donc il n'y a rien à changer d'un point à un point et demi Non mais il y a toujours à changer il y a toujours à s'améliorer mais il reste 4 mois de campagne laissez-moi le temps En tout cas ce qui est sûr c'est que ces dynamiques contrairement à ce que vous dites elles existent maintenant à nous en effet de faire davantage connaître notre singularité auprès des Français
Il n'est pas temps de rallier Jordan Bardella pour accélérer leur dynamique
Pourquoi voulez-vous aujourd'hui ?
C'est marrant vous savez le Front National aussi a commencé à 3 ou 4 ou 5% et à l'époque ils ne se sont pas posés la question de leur existence parce qu'ils avaient une ligne qui leur était propre ils l'ont défendue ils ont progressé et aujourd'hui ils sont là où ils sont c'est vrai pour Georgia Meloni aussi à l'époque je veux dire laisser le temps à une offre politique de pouvoir s'installer je n'ai pas envie de rejoindre pour l'instant Jordan Bardella pour une raison simple Pour l'instant Non mais pour l'instant parce que je défends l'idée de la coalition ce n'est pas une surprise que je veux travailler avec eux mais je ne veux pas que Reconquête disparaisse parce que l'offre politique de Reconquête n'est défendue parce que si vous arrivez derrière les Républicains Reconquête disparaît mais on n'a pas le même programme économique que le Rassemblement National on n'a pas le même programme notamment sur les sujets de société on n'a pas tout à fait la même vision de l'identité Marine Le Pen elle a dit que le choc des civilisations avec l'islam n'existe pas en France nous on pense l'inverse donc on ne va pas il y a beaucoup de Français qui se reconnaissent là-dedans qui ont envie d'être défendus représentés
Marie-Maréchal pour terminer une question d'une téléspectatrice voilà ce que Flora vous demande Judith Godrèche a porté plainte pour viol contre les réalisateurs Benoît Jaco et Jacques Doyon est-ce que vous applaudissez cette libération de la parole ?
Ah bah évidemment que c'est une bonne chose quand les femmes osent aller porter plainte lorsqu'elles ont été victimes d'agressions ou de harcèlement maintenant moi c'est la seule chose que je demande en parallèle de cela et c'est une bonne chose évidemment qu'aujourd'hui ces sujets de société soient pris en compte y compris par la politique de la police et qu'elle soit formée à dessein pour cela la seule chose que je demande c'est le respect de la présomption de légitime défense ce qu'on a pu voir par le passé la présomption d'innocence il reste 4 mois de campagne ça va être très long la présomption d'innocence pourquoi je vous dis ça ?
parce que dans le phénomène MeToo on a pu voir parfois des hommes cloués au pilori tout perdre vous avez l'impression que c'est le cas ? non non je ne sais pas je ne connais pas bien cette affaire d'ailleurs je ne l'ai pas regardé ce qui est décrit notamment par Judith Godrèche
c'est une relation sous emprise avec Benoît Jaco qui avait plus de 40 ans elle avait 14 ans donc là à la rigueur il y a la question du droit et des plaintes
je n'ai aucun jugement de fond je ne connais pas l'affaire et je ne vous cache pas que je ne m'y suis pas intéressée de près donc je ne sais pas je n'ai pas d'avis je ne suis pas juge de toute façon tout ce que je dis ça vaut pour cette affaire mais comme pour toutes les autres attention à simplement pas clouer au pilori des hommes qui, et c'est déjà arrivé par le passé peuvent tout perdre y compris sur le plan social professionnel, familial et là vous avez le sentiment que c'est le cas de Benoît Jaco je ne sais pas je n'en sais rien je n'ai pas regardé je ne sais pas mais tout ce que je peux vous dire en tout cas c'est que le pendant de la libération de la parole et du fait que les femmes aujourd'hui osent en effet aller dénoncer des actes qui sont inacceptables parce que si je dois le préciser pas de doute harcèlement, viol, agression sexuelle relation entre une jeune fille de 14 ans
et quelqu'un qui a plus de 40 ans et comme en plus
il y a évidemment ce qui relève de la pédophilie ou en tout cas si apparentant c'est d'autant plus inexcusable il n'y a pas de sujet mais voilà attention il y a le respect de la présomption d'innocence et non pas de légitime défense
Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été l'invité de BFM Politique Merci Amandine Atalaya Merci Pauline Stéveniaud Vous retrouvez tout de suite Affaire suivante Philippe Godin Dominique Rizet Quant à moi je vous retrouve ce soir 18h c'est pas tous les jours dimanche mon invité le garde des Sceaux ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti L'info continue belle journée et vive la politique
Marion Maréchal