La grande interview : Sylvain Maillard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
8h13, c'est la grande interview c'est news européen avec aujourd'hui Sylvain Mayard. Bonjour Sylvain Mayard. Bonjour Romain des Arbres. Merci beaucoup d'être avec nous, député ensemble pour la République de Paris et membre de la commission défense de l'Assemblée nationale. On va balayer toute l'actualité évidemment. On va parler du budget. Avant d'évoquer le budget à proprement parler, je voulais vous entendre sur l'état de la France. L'économie est à bout de souffle. On frôle la récession. On est à plus de 3500 milliards d'euros de dette. Le chômage remonte. Emmanuel Macron va laisser le pays dans un état catastrophique. Des ruines fumantes dans certains secteurs. C'est lui qui a flingué l'économie comme le dit Gabriel Atal. Non, ce que ce que ce disait Gabriel
Atta c'est qu'évidemment après la dissolution, on est dans une période d'instabilité qui est évidemment pas propice pour le développement de notre économie et pour des changements. Ça la distribution c'est Emmanuel Macron. Le message politique de Gabri. C'était une mauvaise décision et et depuis 2024 évidemment on est dans une situation compliquée, on n pas de majorité à l'Assemblée nationale. On ne peut pas porter de grands projet dans un monde qui change à une vitesse extrêmement forte et qui s'accélère. C'est le cas pour tous les pays bien sûr, mais c'est plus difficile quand vous êtes dans un pays où vous n'avez pas de majorité et donc vous naviguez à vue. C'est extrêmement difficile. Il y a pas un budget qui est passé euh sans un réformes depuis 2007
depuis 2017. Bah, les réformes que nous avons porté par exemple sur les retraites, nous avons dû revenir l'année dernière pour pouvoir avoir un budget du fait des socialistes et donc on voit bien qu'on arrive pas à porter de réforme. Après, plus plus plus fondamentalement, on traverse un nombre de crises extrêmement fortes. On a l'Ukraine, on a l'Iran à l'heure actuelle qui font que bah l'ensemble des pays occidentaux traverse des une période difficile. Nous nous avons une spécificité plus importante, c'est que nous avons une dette plus importante et donc quand les taux d'intérêt augmentent et ben ça nous coûte beaucoup plus cher et ça nous met dans la difficulté dans laquelle on est. Mais sous Emmanuel Macron, elle a augmenté de plus de 1000 milliards cette
dette. Donc il y a une responsabilité de l'équipe actuelle. Alors c'est pas tombé du ciel. Oui. Alors on peut refaire bien sûr. Vous avez vous avez raison. On a une partie on a le quoi qu'il en coûte nous ne l'avons pas arrêté suffisamment. Enfin moi je suis député depuis 2017. tous les corps constitués, les entreprises euh euh et les autres nous demandaient toujours plus d'argent, ne voulaient pas qu'on arrête les dispositifs. Donc, j'entends le fait que euh euh le gouvernement aurait dû arrêter plus vite. Enfin, la société ne voulait pas qu'on arrête plus vite. Quand on a accompagné sur la crise énergétique, rappelez-vous 2023 explosion du prix de l'électricité, l'explosion du prix du gaz, qu'est-ce qu'on a dit ? B, on a dit tout simplement d'accompagner 50 milliards et
puis les retraites. Le un nos gros problèmes ce sont les retraites qui coûtent extrêmement cher. Il faut que nous puissions euh continuer la réforme et surtout pas la la suspension que nous avons dû faire l'année dernière, bah elle commence à coûter de l'argent et il faut que nous travaillons plus en France. Je le dis souvent à ce micro, nous ne travaillons pas suffisamment c'est 7 milliards d'heures travailler en moins par rapport à l'Allemagne en population comparable. 7 milliards par an, nous ne travaillons pas suffisamment. Et j'entends tous les gens qui travaillent comme des fous qui disent "Mais moi, je fais ma part." Oui, mais nous commençons plus tard que les autres et nous finissons plus tôt. À un moment, vous savez, le pouvoir politique euh euh il peut pas tout faire. C'est
qu'à un moment, il faut que euh nous puissions donner les capacités aux entreprises d'investir, mais il faut que nous travaillons collectivement peu plus. Et il va falloir remettre au travail des gens qui devraient travailler et qui ne travaillent pas, qui et qui vivent d'aide sociales. Nous portons une réforme de l'assurance chômage. Nous l'avons déjà réformé à deux reprises. Nous pensons qu'il faut raccourcir les délais de l'assurance chômage. Il faut énormément aider celui qui perd son emploi au début. C'est très important l'accompagner encore plus fortement que ce que nous faisons. Mais par contre, il faut que ce soit moins long parce que on le voit bien dans les courbes, la reprise du travail, elle se fait major à la fin. quand elle se fait pas au début majoritairement et très
très fortement au moment de l'arrêt des des aides. Donc ça veut dire quoi ? Qu'il faut 6 mois d'indemnité pas plus ? Bah écoutez dans l'ensemble des pays européens entre 8 et 12 mois. Euh nous nous sommes au au-delà entre 15 et ça dépend aussi des la génération dans laquelle vous êtes. Ça aller jusqu'à 36 mois si on a plus de si on approche la 6. On accompagne évidemment les seniors, il faut qu'il y ait une une démarche spécifique mais enfin quand vous avez vous avez 30 ans, quand vous avez 30 ans, il faut qu'on puisse reprendre le travail plus rapidement. C'est ainsi mais il faut qu'on travaille sur les mobilisés. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles il faut qu'on on s'améliore mais en tout cas ce qui est certain qu'on ne peut pas continuer avec ce avec
une partie de la population qui ne travaille pas parce qu'elle peut aussi vivre du fait de ne pas travailler. Ça c'est le débat de la de la présidentielle qu'on vient d'avoir. Pour l'instant on nen est pas on en est pas là. Il y a le budget d'abord et Sébastien Lecnu présente les grandes lignes de son budget. 54 milliards d'euros d'efforts. C'est suffisant. En tout cas c'est la maille de ce qu'il faut faire. Nous devons absolument réduire notre train de vie. euh nous dépensons plus que ce que nous gagnons et euh il faut qu'on puisse garder des marges de manœuvre parce que les taux d'intérêt ont énormément augmentés. On emprunte à 4 et5i maintenant. Je vous rappelle que il y a 2 ans 2 ans et demi, on était en moyenne sur la dette française à à 18, hein. Donc euh donc on
voit bien à quel point la pression devient de plus forte, le remboursement de la dette et où sera dans les mois qui viennent le premier poste de de dépense de l'État, nous devons réduire notre notre train de vie. il a fait quelques propositions. Euh le groupe Renaissance en a fait d'autres et puis on va travailler pendant les les semaines qui viennent pour pour avoir la meilleure copie. Alors vous vous défendez l'idée d'une année blanche. Ça veut dire pas d'augmentation des retraites, pas d'augmentation des des pour les fonctionnaires, pas d'augmentation des des minimats sociaux. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? C'est très simple. En réalité, c'est de dire ce que les prestations que vous receviez l'année dernière, vous recevez exactement la même chose à l'euro près.
Vous ressrignetez par l'inflation. S'il y a 3 % d'inflation, vous perdez 3 %. Oui, mais enfin quand on travaille, moi je veux que le travail pour bien comprendre c'est ça bien sûr mais enfin qu'on soit qu'on soit clair, quand vous travaillez, tout le monde n'a pas d'augmentation d'une année sur l'autre. Ça fonctionne pas comme ça. Donc automatique, c'est loin d'être automatique surtout dans les années plus difficiles et et probablement l'année prochaine va être plus compliqué pour les augmentations de salaires. Et donc à un moment dire bah c'est très simple comme dans n'importe quel ménage, vous ne dépensez pas plus quand vous devez faire des économies que ce que vous avez dépensé l'année d'avant. Et donc l'année blanche, le gros avantage euh c'est que ça permet
tout simplement de ne pas dire euh je donne pour telle catégorie, pas pour telle autre et donc de faire en sorte que les Français soient les uns contre les autres en disant pourquoi ce serait plus moral entre guillemets de donner à telle catégorie et pas une autre. Moi, je pense qu'on reste ce que nous avons dépensé l'année dernière, nous redépensons exactement la même chose et on repart sur une année, ce qu'on appelle une année blanche. Sylvain Bayard, vous l'appliquez aux dépenses de l'État ? Ben l'idéal évidemment après il y a quelques postes sur lesquels nous avons besoin et nous avons acté par exemple moi je suis commissaire à la défense nous devons nous réarmer et donc ça je pense que c'est un dossier que nous devons sanctuer l'augmentation du budget de la
de la défense vous le réduisez vous l'enlevez ailleurs pour que ce soit à dépenses euh dans alors alors dans le le budget de l'État c'est quasiment impossible en fait ça n'a jamais été fait d'ailleurs. ce que propose le premier ministre, c'est-à-dire de faire de de faire en sorte le budget a toujours augmenté en dépenses courantes du fait de l'inflation, du fait des des différents coûts. Ce qu'on veut, c'est déjà faire en sorte de de tout bloquer. Vous pouvez appeler ça année blanche. C'est vrai qu'on a le temps à dire qu'une année blanche est plutôt dans ce qu'on donne comme prestation. Mais oui, l'idée c'est tout simplement c'est de rester à à budget constant. Donc ce que nous l'enveloppe que nous devons mettre de supplémentaire sur le la défense, elle doit être prise ailleurs.
Le premier ministre ne veut pas toucher aux aides sociales, sauf aux APL. On peut remettre le pays sur les rails sans sans toucher aux aides sociales, sans toucher au budget social. C'est c'est le choix du premier ministre. On va en discuter à l'Assemblée nationale. Vous connaissez le mien. Moi, c'est de dire tout simplement je veux une année blanche. Ce que ce que il y avait comme le montant que qui était perçu par un tel ou tel français, bah doit être exactement le même l'année prochaine. Sylvain Mayard. Quand on parle d'aide sociale, on parle d'assistana. Est-ce qu'il faut mettre fin à l'assistana en France ? Est-ce est-ce qu'il faut réduire cette cette culture de l'aide sociale ? Oui, je crois que les les Français au travail nous nous n'en avons plus les
moyens. Quand nous sommes arrivés nous en en 2017, ce que nous avons porté auprès d'Emmanuel Macron, c'est de dire nous allons faire grossir le gâteau pour faire en sorte que il y ait plus de travail, qu'il y ait plus de richesse, qu'on puisse répartir. La réalité c'est qu'évidemment on avant créé largement dès l'emploi des emplois où agrandit le le le gâteau. Mais on voit bien qu'on arrive aux limites. Pas d'abord parce que c'est la situation économique est bien plus difficile parce qu'ussi on a des transformations à financer transformation qui n'existait pas l'intelligence artificielle l'accélération écologique que nous devons financer. Et donc il va falloir faire des choix budgétaires très importants. Il faut que nous mettions l'argent public dans l'investissement
pour l'avenir pour nos enfants. Nous, je crois qu'à l'heure actuelle, en tout cas c'est ce que on peut dire très largement, nous mettons trop d'argent sur les retraités, sur ce qui est improductif, les personnes d'accompagnement qui est tout à fait justifiable, on l'entend. Sauf que nous n'avons plus les moyens. Donc nos budgets, il faut les mettre sur la jeunesse et sur l'avenir. Quand vous dites on mettre d'argent sur les retraités, j'entends les les retraités euh s'étouffer. Qu'est-ce que vous entendez par là ? À un moment trop d'argent sur les retraités. Nous avons extraordinairement réussi en dans les 30 dernières années à faire en sorte que les retraités entre guillemets sortent des difficultés queon peut avoir dans d'autres pays ont plutôt un train de vie qui est
équivalent à ceux qui travaillent. ce qui est ce qui n'a jamais existé dans l'histoire même de notre pays. Et donc tant mieux, c'est une réussite politique incroyable sur les 30 dernières années d'avoir euh augmenté autant le niveau euh des des retraités. Maintenant, il faut qu'on trouve un équilibre parce que il faut que ceux qui travaillent qui qui financent les retraites puissent euh euh gagner leur vie, puissent construire leur vie et et il gagnent plus. Et donc, il faut qu'on trouve un équilibre. Donc nous ce qu'on propose ce que je propose c'est évidemment une année blanche, il y a un effort évidemment des retraités et cet argent nous permet de nous désendetter et surtout d'investir dans l'avenir. Sylvain Mayard avec nous ce matin. Emmanuel Macron reçoit ce vendredi ce
matin les chefs de parti à l'Élysée et certains candidats à la présidentielle. Euh réunion sur fond de dégradation de la situation internationale. C'est ce que dit Emmanuel Macron. Il va être question des des des carburants. Déjà sur la la thématique de cette réunion. Euh est-ce que le président de la République n'est pas en train de de dramatiser la situation pour en tirer un bénéfice politique ? C'est très important que les chefs de parti et les candidats h sachent exactement ce qui pour certains d'entre eux ne savent pas. C'est la situation exacte sur différents fronts. L'Ukraine où il y aura évidemment sur l'Iran aussi. Donc au-delà des conséquences politiques qu'on en tire, qu'il sache exactement quelle est la situation et les anticipations. Les
anticipations sont compliquées. Vous savez euh moi je ressors jamais d'une audition souvent à H clos avec nos généraux euh en commission de la défense tout à fait le même homme que avant d'y être rentré. vous vous avez une certaine gravité qui vient en vous de la situation sur le terrain avec des informations parfois confidentielles nous devons garder mais évidemment qui vont changer votre regard et qui vont changer ce que vous allez dire. Je crois que les les présidents de de parti et les candidats doivent être au courant exactement de la situation sur le terrain pour pouvoir aussi adapter un parfois des des bah des propositions qui sont quand même hors sol. Hm. Euh, il va être question également du du prix des carburants parce que ce qui se passe au Moyen-Orient a des conséquences à la
pompe bien sûr. Euh l'essence avec 1 L à 3 € c'est possible ? Je n'en sais rien. Moi, je fais pas de je fais pas de prospective, vous savez. C'est ça monte, ça descend. Le prix du depuis 3 jours, euh on est on a un prix du pétrole qui a tendance à à descendre. C'est en fonction des décisions des prises de position de Donald Trump. très souvent, c'est très compliqué à anticiper. En tout cas, dans le budget euh la la France, il y a une des anticipations quand même de pétrole assez haut dans le budget que nous sommes en train de construire. Nous verrons bien ce qui se passe. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il faut absolument tout faire sur le terrain. C'est ce que fait le président de la République, ce que fait la diplomatie française à son niveau.
Faire en sorte de libérer le passage d'Oman. Sylvain Mayard, député ensemble pour la République de Paris et membre de la commission défense de l'Assemblée nationale avec nous ce matin sur C News et europé. Je voulais vous entendre également sur ce rapport de l'observatoire de l'immigration et de la démographie qui nous apprend dans le Figaro Magazine que si on maintient un niveau d'immigration élevé comme aujourd'hui, ils sont partis sur le la base de 350000 entrées par an, et bien en 2040 les personnes d'origine extraeuropéenne deviendront majoritaires dans les naissances. En revanche, si l'immigration extraeuropéenne est fortement restreinte maintenant, la part des personnes extraeuréennes augmentera un peu avant de se stabiliser et rester minoritaire. Deux scénarios très
différents. Quel est celui que vous préférez ? Nous ce que nous portons à Renaissance, c'est une immigration de travail. Nous voulons mettre le paquet sur l'immigration de travail. Ce basculement démographique, vous avez compris la vous avez parfaitement compris les enjeux. Donc donc quel est le le scénario que vous préférez ? Mais c'est une question de nombre, c'est-à-dire tout simplement qu'est-ce que la société française a besoin ? Elle a besoin de gens extérieurs qui viennent travailler parce que notre société a besoin de travail de de main d'œuvre qualifié ou parfois peu qualifié mais nous avons besoin de de travail donc nous nous allons privilégier le travail. Par contre toutes tous ceux qui viennent on a beaucoup par exemple d'étudiants, on a beaucoup énormément de visa étudiants
sans objectif avec des étudiants qui restent 5 ans, 10 ans et qui ne repartent pas. Euh nous voulons faire en sorte que parce que nous pensons que l'immigration est une chance quand elle est dans une migration de travail et donc nous allons mettre d'identité également. Là vous me parlez d'économie, il y a une question également d'identité peut apparaître. Crois je Comment devient-on français ? Comment devient-on français ? À l'école. Hm hm. à l'école par le travailance en Oui. Non, mais je vous parle de d'être de se sentir français à l'école, partager les valeurs républicaine, au travail, en en étant en permanence au dialogue, en participant à la création euh de richesse de votre du pays. Et donc, c'est ça qu'il faut privilégier. Il faut privilégier ceux qui viennent
évidemment des enfants qui nés en France, il faut absolument qu'ils puissent être à l'école et qui se construisent une entité française. C'est le casourd' aujourd'hui dans tout quartiers en France. Pas suffisamment. Vous avez vous savez bien queon a des grandes difficultés à à l'école sur les résultats scolaires. On n arrive pas, est-ce qu'il faut pas un moratoire alors le temps de reprendre notre le temps de notre respiration ? Si je vous en fait le moratoire ça n'existe pas. Il faut une stratégie. Moi ce que nous portons à Renaissance c'est dire nous voulons une stratégie avec en privilégiant les entrées pour le travail c'est que 30 c'était défendu par Gérald Armanin dernier qui sont pas des dangereux directeurs. bien sûr et c'est que 30000 entrées par an les les autorisations de
de travail les venues pour le travail, il nous faut pour nous maintenir voir parfois augmenter dans certains secteurs dans lequel nous avons par contre les étudiants plus de 130000 par an où on a beaucoup d'entre eux qui viennent en fait sans projet autre que de venir étudier mais mais qui n'ont pas d'objectif ni pour leur pays d'origine ni pour nous. Je crois que là-dessus, il faut être plus plus réceptif et enfin il faut évidemment et ça j'ai il y a le mon collègue Charles Rodel qui vient de de de faire un un rapport au-dessus peut-être que nous allons y revenir mais enfin qui qui me semble très important c'estd qu'il faut être très pragmatique il faut que nous soyons beaucoup plus efficaces sur les OQTF les retours dans dans le pays de ceux qui n'ont pas de
papier qui n'ont pas vocation à rester en France il il fait des propositions et travaillons-y. Je suis confus hein euh Charles Redwell mais euh Emmanuel Macron avait proposé et avait dit qu'avec lui 100 % des OQTF seraient impliqués. C'est 10 % aujourd'hui. 10 % des Oqutf et 5 % pour les personnes extraeuropéennes. 5 % seulement, c'est 95 % ne sont pas appliqués. C'estàd que ça ne sert strictement à rien. Quoi qu'il arrive nous aurons jamais 100 % d'Qutf. Alors pourquoi il avait dit ça déjà petit 1 et petit 2 ? À quoi ça sert de obligation de quitter le territoire français ? Très concrètement, c'est impossible d'avoir 100 % puisqu'il faut l'autorisation du pays qui de la nationalité d'origine et et qui peut décider de ne pas reprendre ses ressortissants. Donc nous ce qu'il faut
c'est qu'on soit beaucoup plus efficace quand on émet une Qutf dans nos procédures à nous. Dans nos procédures combien combien sont mis en centre de rétention administrative et sont relâchés parce qu'on a fait la procédure trop tard. On s'est pas bien organisé. Organisons-nous. On a voté euh euh on a voté euh récemment une modification de la loi pour que les plus dangereux restent plus longtemps dans les centres de rétention administrative. Ça nous donne plus de chance pour préparer les dossiers pour pouvoir les renvoyer. Il faut augmenter le nombre de places. Euh Charles Redoel a raison là-dessus. Il faut augmenter le nombre de places dans les centres de rétention administrative. Il faut faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à être en France en
fait ne soient pas tout simplement et qui sont dangereux hein n'ont pas vocation à se promener dans la société française. Uniquement les OQTF dangereux, pas les OQTF tout courts. Bah il faut être pragmatique. Occupons-nous déjà de ceux qui sont extrêmement dangereux ou dangereux qui n'ont ils n'ont pas circulé et nous devons maintenir l'ensemble de la pression pour que les États les reprennent. Je crois qu'il faut être très pragmatique dans cette il y a il y a il y a pas de mesure miracle ou magique. Il faut être très pragmatique, s'occuper principalement déjà de ceux qui de doit qui sont dangereux dont nous ne voulons pas sur notre territoire pour qu'ils puissent repartir le plus rapidement possible dans leur pays. Sylvain Mayard. Euh la grève à France
interre menée pour réclamer le départ du journaliste Charles Sapin et le fait que des personnalités aient signé une tribune pour réclamer l'éviction, l'expulsion d'un journaliste de de France interre. Parmi les ses personnalités, il y a une actrice, Julie Gaillet, la compagne de de France Hollande qui demande l'expulsion d'un d'un journaliste de de France interre. Ça vous choque ? Bien sûr que ça me choque. Ça me choque parce que France Interre, c'est particulier. euh ce journaliste Charles Sapin qui est le numéro 2 actuellement France inter Radio France de façon générale évidemment le service public c'est nos impôts qui le payent et évidemment il doit y avoir une pluralité de de de représentations qui fasse en sorte que non pas que les invités politiques hein
mais aussi les éditorialistes qui font aussi beaucoup l'opinion puissent être de de diverses opinions, y compris celles que je combat mais c'est très important puisque nous finançons, nous devons financer cette pluralité réalité et donc se dire que ça peut-être un bastion et un bastion de gauche disons disons les choses et et le service public et que finalement des opinions différentes ou très différentes de ça n'ont pas vocation et dessus c'est quelque part une part réservée. Bah oui, ça me choque. Dans dans le privé au fond, vous avez l'ARCOM vous oblige à avoir certaines restrictions absolu notamment sur ces news européens de de l'égalité de temps de par bien sûr sur sur les personnalités politiques. Ça je suis tout à fait
évidemment il faut que ça soit maintenu. Vous avez c'est une société privée, on ne paye pas, c'est la publicité qui vous finance. C'est pas pareil pour le service public. Donc dans le service public, dans le cahier des charges qui est encore plus important, il est essentiel qu'il y ait la pluralité. C'est ce qui c'est c'est un bien précieux. Sinon, ça en fait quoi ? Ça en fait une une radio, une radio comme comme une autre comme une autre et donc et donc il y a pas vocation à à être payé par le serv par l'impôt des Français. Et donc c'est très important. Moi je je moi je veux le dire c'est c'est pas forcément très populaire mais en ce moment je dis moi je trouve que la Sibil Veille à la la patronne de de Radio France elle a fait déjà beaucoup de choses par rapport à ce que nous
avons connu. Euh moi-même je connais quand j'arrivais en 2017-28 on n'était pas forcément toujours les bienvenus et et nous-même hein les Renaissance et donc je trouve que ça s'est beaucoup plus ouvert. Il faut que ça continue. Il faut qu'il y ait l'ensemble des interventions politiques possibles sur Radio France. ça me semble essentiel et je comprends pas bien cette fronte syndicale. Elle a l'air plutôt corporatise et plutôt politique.
Sylvain Maillard