Déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu - 14/10/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 44 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:44Invité politiqueChiffre
« On a appris ce matin à travers le PLF 2026 qu'il y aurait 19 milliards d'euros d'impôts et taxes supplémentaires, 10 milliards d'euros d'impôts sur le revenu supplémentaire, également 3,6 milliards d'euros prix sur le dos des retraités »
- 7:53Invité politiqueChiffre
« Les Français sont d'ailleurs 70 % à réclamer de leur vœux une dissolution pour pouvoir se réexprimer et pour pouvoir destiner de l'avenir du pays »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« Il y a seulement 2 milliards d'euros qui sont pris aux familles les plus les plus riches du pays. Donc c'est sur les classes moyennes en réalité »
- 22:22Invité politiqueChiffre
« On est à 28 milliards d'euros de dépenses supplémentaires par rapport à l'année dernière »
- 28:26Invité politiqueChiffre
« C'est 3 milliards d'euros qui sont prévenus qui sont prévus pardon pour les grandes fortunes. Donc c'est plus de 7 milliards d'euros qui sont pour les Français moyens qui travaillent tous les jours »
- 29:09Invité politiqueFait
« S'il y a un gel des pensions de retraite et qu'il n'y a pas d'indexation sur l'inflation, alors il y a une baisse du pouvoir d'achat des retraités »
- 44:13Invité politiqueFait
« Est-ce que derrière il y aura pas une censure du Conseil constitutionnel ? Est-ce qu'après il y aura pas un passage par ordonnance et qui fera que de toute façon on pourra pas le rajouter ? »
- 1:23:12Invité politiqueFait
« Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. »
- 1:47:37Invité politiqueChiffre
« Quand un employeur veut augmenter de 100 € un salarié au SMIC, il doit mettre 500 € sur la table. »
- 1:47:50Invité politiqueChiffre
« Un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 € d'aide sociale nette, d'impôts et de charge. »
- 1:48:21Invité politiquePromesse
« La défiscalisation des heures supplémentaires, zéro impôts et zéro charges pour que l'on sorte de ce qui est si décourageant pour ceux qui se donnent du mal. »
- 1:56:50Invité politiqueChiffre
« Sanofi, 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche. »
- 1:57:40Invité politiqueFait
« L'augmentation des franchises médicales. »
- 2:45:36Invité politiqueChiffre
« 3400 milliards d'euros de dettes, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver. »
- 2:46:19Invité politiqueChiffre
« 3400 milliards d'euros de dettes, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver, le record du monde des prélèvements obligatoires, une immigration de masse qui ne cesse de croître, une insécurité record, le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire, l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques. »
- 2:47:02Invité politiqueFait
« Votre nomination constitue une ultime tentative d'un président délégitimé, effrayé par le jugement des Français pour contourner les urnes. »
- 2:48:56Invité politiqueFait
« Vous êtes désormais, monsieur le Premier ministre, l'otage consentant du Parti socialiste. »
- 2:49:40Invité politiqueFait
« Jamais la France n'aura été aussi peu à gauche et vous cédez tout au socialistes. »
- 2:53:47Invité politiqueFait
« Vous acceptez qu'on désindexe les retraites. L'inverse de ce que nous avons toujours défendu ensemble, l'inverse de votre programme, de notre programme ailleurs. »
- 3:01:04Invité politiqueChiffre
« La productivité française était une fierté. Elle a baissé de 3,5 %. Notre tissu de PME qui irriguait notre économie fait leurs faillites n'ont jamais été si nombreuses aujourd'hui, augmentant encore de 3 % de 24 à 25. »
- 3:01:49Invité politiqueFait
« Les gilets jaunes, les anglais, le Rassemblement national, Trump, Israël, le Covid, les ouragans en réalité, votre responsabilité, elle est immense. »
- 3:04:01Invité politiqueFait
« Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des Français qui vivent en dehors des métropoles, qui verront les collectivités, leur communes davantage impacté encore. »
- 3:04:44Invité politiqueChiffre
« Le cri du peuple que nous portons, c'est celui d'un pays qui ne veut pas mourir, qui ne se résout pas à accueillir 500000 étrangers par an. »
- 3:06:12Invité politiqueFait
« Pauvre madame Touren qui doit se retourner dans sa tombe. Pardon, elle est encore vivante. »
- 3:47:11Invité politiqueFait
« Je vois déjà une certaine presse de droite tenter de dire au fond que ça serait un chèque en blanc. Au contraire c'est une opportunité »
- 3:47:53Invité politiqueFait
« Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique. Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. »
- 3:48:35Invité politiqueFait
« Je pense que on ne peut pas parler d'ailleurs des retraites sans parler du travail et de celles et ceux qui travaillent. »
- 3:49:19Invité politiquePromesse
« En tout cas, il est clair que dans la discussion budgétaire, et je prends cet engagement devant vous, monsieur le ministre-président, il doit y avoir des mesures pour le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent »
- 3:50:34Invité politiqueFait
« C'est un projet de loi que je crois juste équilibré. Il traite autant le social que le fiscal. Il traite autant les cotisations que les prestations »
- 3:53:16Invité politiquePromesse
« L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année, suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année, l'ensemble des engagements seront tenus »
- 3:53:59Invité politiqueFait
« Mais qui vous a parlé d'ordonnance ? Malé ? Mais et si et si et si moi je vais vous dire une chose, vous avez demandé l'abandon du 493, c'est fait. »
- 3:56:11Invité politiqueFait
« La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal. »
- 3:56:55Invité politiqueFait
« Jamais vous ne faites état de l'action des forces armées lorsqu'elles ont distribué des vivres, des denrées alimentaires, des médicaments aux populations à Gaza. »
- 3:58:13Invité politiqueFait
« Ce ne sont pas des marionnettes, monsieur le président Chenu. Ce ne sont pas des ventriloques. »
- 4:29:52Invité politiquePromesse
« Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. »
- 4:30:36Invité politiqueFait
« Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. Comme l'avait précisément demandé la CFDT. »
- 4:30:36Invité politiqueFait
« La durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. »
- 4:05:12non_speechChiffre
« On nous parle d'améliorer le pouvoir d'achat alors qu'il va y avoir 20 milliards d'impôts sur les classes moyennes. »
- 4:33:44Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un hasard si cette réforme des retraites a des millions de gens dans la rue. C'est bien la traduction de ce que veulent les gens. »
- 4:33:44Invité politiqueFait
« la suspension est pour nous une victoire. »
- 4:34:21Invité politiqueFait
« nous souhaitons avoir un système de retraite qui soit à l'équilibre, qui permette à ce que l'avenir des futures générations puisse être se perduré au travers de de cette réforme des retraites. »
- 4:35:01Invité politiqueFait
« la déclaration de politique générale du premier ministre, elle est cohérente. »
- 4:38:49Invité politiqueFait
« le gouvernement proposera nous débattrons, vous voterez façon de dire que la voix est au parlement »
- 4:49:26Invité politiqueChiffre
« en 2030 le déficit sera encore aggravé »
- 4:55:30Invité politiqueFait
« la dissolution amènerait un retard sur le budget qui serait inacceptable, intenable »
- 4:56:53Invité politiqueFait
« le Rassemblement national et LFI souhaite cette crise de régime »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu100 %
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[Musique]
Bonjour à tous et bienvenue sur LCP. C'est certainement la déclaration de politique générale la plus scrutée de la 5e République. Sébastien Lecorn face aux députés à 15h à suivre en direct et en intégralité un moment de vérité pour le Premier ministre qui joue ni plus ni moins que l'avenir de son gouvernement. Alors évidemment sur LCP Canal 8, on va vous faire vivre ensemble cette journée décisive. Toutes nos équipes sont mobilisées. Stéphanie Despierres, Marco Pomier et la caméra de Dorient Vidal sont dans la salle des quatre colonnes. C'est le point de passage clé pour les députés. Clément Perot et lui dans l'hémicycle de l'assemblée. Thboc devant Matignon.
Dernière consultation pour Sébastien Lecnu. Voilà donc vous saurez tout. On vous donnera toutes les informations, toutes les hypothèses de cette folle semaine à l'assemblée. Marco Pomier, on vous retrouve depuis la salle des quatre colonnes. C'est une journée importante, cruciale. On a du mal à trouver les mots pour cette assemblée. Oui, beaucoup de tension Elsa, vous l'avez dit, journée cruciale ici à l'Assemblée depuis ce matin dans cette salle des quatre colonnes. Les interrogations sont nombreuses. Que va dire Sébastien Lecnu dans moins d'une heure ? Il prendra la parole depuis la tribune de l'hémicycle pour sa déclaration de politique générale, la 41e de la 5e République.
Tous les regards seront tournés vers lui avec cette question clé. Va-t-il suspendre la réforme des retraites ? Une annonce qui pourrait changer beaucoup de choses, qui aura à des conséquences sur la survie de son gouvernement et sur la crise politique actuelle ? Merci Marco Pomier. On va se retrouver dans cette salle des pas perdus avec de nombreux invités tout au long de la journée. Jeun Viè d'arrièc. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député les démocrates des landes. Yaan Gilet. Bonjour. Vous vous êtes député Rassemblement national du gare. Le premier ministre, il a ni plus ni moins que l'avenir de son gouvernement entre les mains dans quelques minutes. Jeun Viè d'Ausec.
Je ne sais pas s'il a l'avenir du gouvernement entre ses mains, mais en tout cas les députés ensuite auront l'avenir du pays entre leurs mains. Vous vous dites, ce sera au députés de choisir dans quelle direction va le pays. Je crois, c'est la question qui est posée. Johan Gilet, pour vous, vous avez choisi au Rassemblement national, ce sera censure. Vous l'aviez décidé avant même que le Premier ministre ou la bouche. Bien sûr, il y aura les députés qui trahiront les Français en ne censurant pas le gouvernement.
Et puis il y aura ceux qui auront le courage d'aller jusqu'au bout et d'appuyer sur le bouton nécessaire de de la censure parce qu'aujourd'hui pour obtenir une stabilité de notre pays, on est obligé de passer par cette dissolution. Les Français sont d'ailleurs 70 % à réclamer de leur vœux une dissolution pour pouvoir se réexprimer et pour pouvoir destiner de l'avenir du pays. On va aller tout de suite à Matignon retrouver Thbo Enoc. Le Premier ministre fait d'ultime consultation avant d'arriver ici à l'Assemblée dans l'hémicycle pour sa DPG, sa déclaration de politique générale.
Oui, Elsa c'est un premier ministre conscient de la gravité du moment, humble et concentré selon les mots de son entourage qui est ici à Matignon pour préparer ce discours de politique générale tant attendu à 1 heure de prononcer les les mots qui vont décider de sa survie ou de sa chute. Sébastien Lecornu est en ce moment réuni avec son gouvernement et les membres du socle commun avec un objectif dramatiser l'enjeu et appeler si besoin était à la responsabilité. Le premier ministre a pris la parole devant les parlementaires pour dire brièvement je cite qu'il était prêt à débouger. Un discours très attendu. Un premier ministre qui a travaillé en très petit comité ce matin encore.
Peu d'éléments ont filtré. Il s'agira d'un discours de sortie de crise politique espèt-on à Matignon ? Un discours de droite sociale à l'image du premier ministre, nous dit encore son entourage. Il ne faut pas s'attendre à un déluge d'annonce, à un catalogue à l'aprèsvers, mais plutôt un discours resserré, plus court que ses prédécesseurs. Nous dit-on aussi un discours qui cherchera enfin à marquer une rupture dans la méthode en remettant le parlement au centre du jeu. Voilà, les parlementaires commencent à quitter l'hôtel de Matinon pour rejoindre l'Assemblée et le premier ministre devrait en faire de même d'ici 45 minutes à peu près.
Oui, on a vu passer derrière vu quelques parlementaires qui revenaient vers l'assemblée. On imagine que les dernières minutes Sébastien Lecornu a besoin d'une concentration Jeunevè d'Arie sec. Le RN dit en fait il faut arrêter maintenant la stabilité ça viendra avec de nouvelles élections. Ils veulent la dissolution. Écoutez, moi j'entendais monsieur Gilet parler des Français qui valent tous majoritairement des choses. Moi, je suis sur le terrain tous les jours. Les Français, je les vois comme eux et tout ce que je vois ne me parlent pas de dissolution. Il me parle au contraire de stabilité, trouver une solution.
On a besoin d'être stabilisé, on a besoin de voir un peu l'avenir et on n pas besoin d'insécurité. Et moi ce que je veux dire c'est que très simplement la position du Rassemblement national et tous les partis qui prennent cette instabilité en fait c'est une trappe à insécurité pour notre pays et pour les Français. Et une trappe à insécurité qui vient du Rassemblement national c'est incroyable. Johann Gilet. Alors les Français selon les députés apparemment vous croisez pas tous les mêmes. Qu'est-ce qu'ils vous disent vous puisqueil y en a beaucoup effectivement qui sont fatigués qui disent "Mais le pays a besoin d'un budget, il faut qu'on avance.
On peut pas se poser la question toutes les 5 minutes si on va avoir un gouvernement, un budget, il faut allez qu'on se calme un petit peu. Non mais les Français sont majoritairement favorable à une dissolution, ça personne ne peut le nier. C'est 70 % des Français d'après l'ensemble des études qui ont été réalisées ces derniers jours. Mais est-ce qu'il faut un budget ? J'ai envie de vous dire oui, mais quel budget ?
On a appris ce matin à travers le PLF 2026 qu'il y aurait 19 milliards d'euros d'impôts et taxes supplémentaires, 10 milliards d'euros d'impôts sur le revenu supplémentaire, également 3,6 milliards d'euros prix sur le dos des retraités, mais également et bien on fait les poches aux étudiants puisqu'on vient fiscaliser et c'est une nouveauté le travail étudiant par exemple. Alors ce qui sera pas forcément dans la copie finale puisque pourquoi on sait que c'est une copie de départ du gouvernement puisqueà l'Assemblée vous allez débattre.
On sait aussi qu'il y a un fort risque que nous passions le délai des 70 jours qui fera que le budget tel qu'il a été présenté ce matin sera adopté par voie d'ordonnance. Donc il y a un réel risque et ce que l'on constate en tout cas c'est que le budget présenté par monsieur le Cornu prévoit toujours plus de dépenses publiques supplémentaires. On est à 28 milliards d'euros de dépenses supplémentaires par rapport à l'année dernière. Preuve qu'il n'y a en fait aucune prise de conscience de la situation financière du pays. Vous dites il faut de la stabilité, il faut un budget mais les opposition vous disent "Vaut mieux pas de budget qu'un mauvais budget." Je pense que tout ça est fou.
Tout ça est fou. J'ai rencontré sur le terrain des artisans, j'ai rencontré des chefs d'entreprise et pas du CAC 40 hein, il y en a pas chez moi. Des chefs d'entreprise, des petites entreprises, des TPE, des PME. Mais ils nous disent tous, "Arrêtez, arrêtez ce cirque, faites quelque chose pour nous. On a besoin de visibilité et un budget tel qui est prévu. Moi, je je suis favorable à ce qu'il y ait un peu plus de ce qu'on appelle la justice fiscale. Je suis favorable à ce qu'on travaille sur les revenus et le pouvoir d'achat. Nous sommes tous favorables et dans mon groupe politique, nous le portons depuis toujours, depuis 2017.
Mais nous ne pouvons pas aller vers euh ce que j'entends là, c'est-à-dire euh parce que je voudrais quand même dire que le Rassemblement national en terme de dépenses proposées par des amendements lors des budgets précédents, c'était quand même au top, hein. C'est l'inverse justement. Non, écoutez, on va pas refaire un débat budgétaire, il aura lieu dans l'assemblée. Ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que donnons des perspective les gens qui travaillent, ceux qui sont sur le terrain, les que ce soit des salariés, que ce soi des petits patrons, que ce soi des commerçants, moi je les vois, ils sont inquiets, ils ont besoin de stabilité.
S'il n'y a pas de budget comme l'an dernier, nous allons vers le mur. Et justement Johan Gilet, le Premier ministre s'est engagé à pas utiliser le fameux article 493. Pourquoi vous vous dites pas au rassemblement national ? Ben on va débattre du budget, on va essayer d'obtenir des victoires dans l'Assemblée nationale en débattant dans l'hémicycle.
Mais parce que nous savons pertinemment que le gouvernement ne tiendra pas ses promesses et en l'occurrence la France du travail dont parlait madame Dario Sec, c'est euh cette France-là qui va souffrir davantage du budget présenté euh ce matin par le Premier ministre parce que euh sur les 10 milliards d'impôts sous le revenu qui sont euh présentés euh ce matin, et bien il y a seulement 2 milliards d'euros qui sont pris aux familles les plus les plus riches du pays. Donc c'est sur les classes moyennes en réalité. Mais ça vous pourriez le rétablir dans l'hémicycle Johan Gilet ?
Mais on pourrait avec des promesses, avec une vision différente de trois blocs, avec le groupe de gauche qui souhaite davantage d'impôts et notre bloc à nous qui souhaite moins d'impôts et moins de dépenses publiques. Donc nous avons une vision radicalement différente. On ne peut pas faire l'impasse sur le blocage actuel du pays dû à cette non majorité de qui que ce soit et sur la nécessité de retourner aux urnes et de redonner la parole au français. On l'a bien compris, c'est pas du côté du Rassemblement national donc qu'il peut y avoir les clés d'une non censure. C'est bien du côté des socialistes Stéphanie Despierres.
Les 69 députés du groupe vont écouter attentivement le discours du premier ministre. Très attentivement, chaque mot va compter. Stéphanie. Et oui, car il va falloir scruter, décortiquer, analyser chaque mot prononcé par le Premier ministre dans l'hémicycle autour de 15h. Car le Parti socialiste attend une chose, la suspension complète de la réforme des retraites, c'est-à-dire stopper le recul de l'âge légal. Il est aujourd'hui à 62 ans et 9 mois. stopper également l'augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir partir à la retraite. S'il annonce une suspension, ce serait un vrai une vraie concession pour Sébastien Lecornu. Concession qui risque euh de diviser ses troupes.
Ce gouvernement est capable de bouger, mais il ne fera pas n'importe quoi, a déclaré la porte-parole du gouvernement à la sortie du conseil de ministre. Le PS va donc écouter très attentivement, mais il vote aussi une augmentation du pouvoir d'achat euh pour les bassalaires et un geste sur la fiscalité des plus riches. Les socialistes décideront en fin de journée s'ils censurent. S'ils le font, pas question de voter la motion du RN, pas même celle de la France insoumise, ils en déposeront une troisième. Merci beaucoup. Et pendant que vous parliez, Stéphanie, on voit ces images devant Maton.
On essaie justement de vous montrer tout ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée mais aussi à Matignon. Allez, c'est à un peu moins d'un km. On verra si le premier ministre choisit de se déplacer en voiture ou à pied accompagné. C'est des images aussi qui comptent en terme de communication politique. Jeun viè d'arieuse sec. On va vous écouter mais justement Stéphanie le disait PS à la clé. On va retrouver un député PS. qu'on va lui demander justement et bien ce qu'il faut que le premier ministre dise. Laurentel est au micro de Marco Pomier, celle des quatre colonnes.
Oui, Laurent Baumel, vous assistiez au bureau national du PS, il n'est pas encore terminé mais je suppose que vous avez rappelé entre vous les conditions d'une non censure. Oui. Oui. On a réitéré la position qui a été énoncée depuis déjà plusieurs jours par les responsables du Parti socialiste, à savoir que nous conditionnons l'éventuelle non censure du gouvernement à plusieurs choses, mais notamment et principalement au fait qu'il annonce cet après-midi la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites. Est-ce qu'il y a d'autres conditions au-delà de la réforme des retraites ?
Bah, nous attendons évidemment de Sébastien Lecnu qu'il confirme le renoncement à utiliser l'article 493 de la Constitution, ce qui permettra d'avoir un débat parlementaire libre, qu'il confirme aussi que la trajectoire de réduction des déficites peut-être assouplie, voilà, et qu'il s'engage d'une certaine manière, pas aujourd'hui de manière hyper précise, sur des mesures, mais qu'il s'engage à ce que le débat sur la justice fiscale et sur le pouvoir d'achat soit réellement possible et qu'on puisse chercher là aussi des compromis sur ce sujet euh parce que ce sera la condition du vote du budget.
Si d'aventure nous ne censurions pas ce soir parce qu'il nous aurait accordé cette suspension de la réforme des retraites, ça ne nous engage pas automatiquement à voter un budget demain. Et quand vous entendez Marine Le Pen dire que le PS se fait méchamment balader, je cite, vous lui répondez quoi ? Marine Le Pen, il y a encore là depuis de semaines, ils ont une position très tranchée. Le RN, on fait tomber tous les gouvernements, on vote toutes les censures. Enfin, il y a encore quelques semaines, ils hésitaient, ils disaient que eux n'allaient pas censurer dès une déclaration de politique générale.
Je vous rappelle qu'ils ont passé aussi un accord il y a à peine 10 jours pour rentrer dans le bureau de l'Assemblée nationale. Donc, ils sont pas très bien placés pour donner aujourd'hui des leçons d'opposition radicale et intransigente. RN est un parti tacticien et assez largement cynique qui a des positions qui évoluent au gré de ses intérêts. Merci beaucoup Laurent Bomel. Et on a bien compris, le PS va donc écouter cette déclaration de politique générale dans moins d'une heure maintenant pour prendre une décision sur la suite. Oui, on est à 45 minutes de ce moment fatidique Marco Jeunevièv d'Aieux sec.
Est-ce que les mots suspension complètes et immédiate de la réforme des retraites doivent apparaître dans le discours du premier ministre ? Je ne sais pas s'il doivent apparaître. Ce que je sais c'est que si une suspension de cette loi amené à faire en sorte que nous puissions avoir un budget avant la fin de l'année, et ben écoutez pourquoi pas. Ça ne règlera pas le problème de notre démographie. Ça ne règlera pas le problème des Français et de l'âge de la retraite qu'il faudra reprendre en 2027. Mais suspendons jusqu'en 2027 et l'élection présidentielle sera elle là pour donner, je veux dire, faire un juge de paix un petit peu par rapport à cette loi. Donc c'est ça les compromis.
Les compromis c'est aussi avancer un peu pour pouvoir trouver une solution. Maintenant, il faut que les dans les compromis, il faut qu'il y ait aussi euh euh des choses des deux côtés euh et que bah le Parti socialiste qui veut coopérer visiblement et qui est dans l'arc républicain euh et bien euh voilà, il il faudra aussi peut-être qu'ils acceptent certaines certaines positions, il faut pas faire monter les enchères inutilement. Johann Gilet, votre groupe était opposé à cette réforme des retraites. Si tout à l'heure Sébastien Lecorn a suspend, vous allez censurer un premier ministre qui pourtant propose de revenir sur une mesure impopulaire et décriée par les oppositions.
Non, mais alors nous seulement nous sommes et nous étions opposés à la réforme des retraites mais en plus nous avions proposé son abrogation et d'ailleurs si le bloc de gauche avait voté notre mesure, la réforme des retraites aurait été abrogée, il faut le rappeler. Ensuite, comment faire confiance à un gouvernement macroniste ? Comment les socialistes peuvent-ils faire confiance sur la suspension éventuelle de la réforme des retraites sans aucune garantie ? Alors que nous savons pertinemment que par exemple monsieur Baou avait parlé également de la suspension de la réforme et elle n'est jamais venue.
Nous savons également que dans le budget qui a été présenté ce matin, rien n'est prévu pour cette suspension de la réforme des retraites. Il y a pas de garantie mais à tout moment on se rendra bien compte si c'est le cas ou pas. Et sinon les socialistes pourront censurer à ce momentlà. Alors sous quelle forme serait suspendue la réforme des retraites sous un amendement qui serait déclaré irrecevable ou cavalier ? C'est ça la réalité. Aujourd'hui, il n'y a aucune garantie et puis ensuite euh cette seule mesure ne suffit pas.
Euh ce dont le pays a besoin, c'est de se relever sur tout un tas de sujets, sur le pouvoir d'achat, sur l'immigration, sur la sécurité, sur l'état de nos finances publiques. Encore une fois où on est en passe avec le budget qui a été présenté par monsieur le Cornu ce matin d'avoir comme premier budget de l'État français et c'est une première, la charge de la dette. C'est une première avec 2 à 3 ans d'ailleurs d'avance par rapport aux prévisions qui avaient été faites. Voilà la situation aujourd'hui du pays.
Est-ce que vous jeun Viè d'arius sec ce chemin sur la réforme des retraites, on ne sait pas ce que va dire le premier ministre et si on entend les socialistes, chaque mot va compter, va être décortiqué. Il s'agit pas de renvoyer un éventuel débat et cetera. Mais est-ce que vous êtes suivi, vous c'est la position des démocrates et votre position ? Est-ce que dans le bloc central et même au sein de la droite, on se dit oui, c'est le prix à payer pour ensuite pouvoir entamer les questions budgétaires.
Écoutez, s'il faut faire des concessions, il faut les faire parce que notre vision quand même, c'est de s'occuper des Français et de leur donner un budget, de s'occuper de nos entreprises, de nos artisans afin qu'ils aient de la visibilité. Moi, je veux dire aussi que sur le terrain, personne ne me parle de la réforme des retraites. Plus personne ne vous en parle. Pourtant, elle a été euh j'ai le sentiment le sentiment que euh les euh les militants politiques dans les partis sont très remontés mais en fait les citoyens parce qu'il faut pas confondre les militants et les citoyens, c'est pas les mêmes hein. Et les citoyens ne me parlent plus de cette réforme.
Personne ne me parle de cette réforme. Mais ce que je veux dire au-delà de tout cela, il faut que nous fassions des bougies. Notre pays est en danger. Notre pays est en danger sur le plan international. Et là, nous allons le mettre en insécurité complète sur le plan international, sur le plan européen. Poutine nous regarde, il se frotte les mains. Regarde, il se frotte les regarde, il se frotte parce qu'on dit que c'est souvent le président de la République réticent. C'est le président de la République, il n'est réticent à rien. Le président de la République, il pense à son pays et à son peuple, je peux vous l'assurer.
Et je dis que nous mettons notre pays qui est un grand pays, qui est un beau pays, nous le mettons en insécurité totale et moi, j'en appelle vraiment alors la responsabilité, ce mot ne veut plus rien dire, mais j'en appelle au véritablement à au plus profond de même de tous ces députés afin que ils se rendent compte de l'insécurité dans lesquelles ils mettent le pays. Johann Gilet sur ce reproche que vous fait Darius sec de montrer un drôle de spectacle quand on voit l'état du monde. Mais moi je vais vous dire j'admire madame Dario sec par sa capacité comme l'ensemble des macronistes à nier la réalité et à nier la responsabilité des macronistes.
Et quand je parle des macronistes, je mets d'ailleurs dans le lot gauche qui a élu largement Emmanuel Macron et les LR également qui ont été la béquille d'Emmanuel Macron depuis 2017 à nier la réalité du pays. Si le pays est surendetté aujourd'hui s'il y a eu 1400 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis qu'Amel Macron est président de la République c'est la responsabilité des Macronistes. Si l'insécurité, la submersion migratoire, le pouvoir d'achat en berne et bien viennent miner pardon le quotidien des Français, c'est de la responsabilité des macronistes.
Mais aujourd'hui, les macronistes ont cette capacité à nier la réalité et sont encore dans leur même logiciel de se lier tous ensemble des socialistes jusqu'au L. socialist empêcher les Français d'aller voter. Vous dites les socialistes se font balader eux disent en tant que parti de gouvernement c'est notre rôle d'essayer de trouver une sortie de crise ce sont les mêmes que les macronistes d'ailleurs. Certains macronistes sont ancien socialistes, vice-versa et les socialistes aujourd'hui demandent même l'aborrogation de certaines lois qu'ils ont eux-mêmes porté à l'époque. C'est tout et n'importe quoi.
mode ce dont je me souviens c'est que la l'instabilité que nous vivons aujourd'hui, elle est du fait de cette alliance d'il y a 1 an qui a été faite des LFI jusqu'au LR en passant évidemment par les Mac. On va retrouver Marco Pomier, celle des quatre colonnes puisqu'on va suivre cette déclaration de politique générale. Un crayon à la main et une calculatrice aussi Marco puisque tout le monde fait ses comptes en ce moment à l'Assemblée. Oui hein, car on l'a bien compris, le gouvernement le Cornu 2 est déjà sous pression. Deux motions de censure déjà déposées par la France insoumise et par le Rassemblement national. À ce stade, elles seront examinées jeudi matin à 9h à l'Assemblée.
Pour rappel hein, pour faire tomber le gouvernement, il faut la majorité absolue soit 289 voix. Si on additionne les voies des insoumis, des écologistes, des communistes, du Rassemblement national et de son allié, le groupe d'Éric Siotti, ça fait 265 voix. Il manque donc 24 voix. 24 voies seulement. Tous les regards seront donc tournés vers le Parti socialiste. 69 députés et une dizaine d'entre eux comptent déjà voter la censure quoi qu'il arrive. On sera attentif aussi au groupe Lot he qui compte une vingtaine de députés. Là aussi certains veulent voter la censure quoi qu'il arrive.
Donc on comprend bien, on s'approche très fortement du seuil hein des voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement. On n' pas de boule de cristal mais ça va se jouer à très très peu de voix près. Merci beaucoup Marco Pomier. Jeun viève d'arri. Effectivement, on se dit jeudi, ça peut se jouer à une dizaine de voix près. Que se passe-t-il si Sébastien Lecnu est renversé avant la fin de la semaine ? Et bien, ce sont des motions de dissolution en fait. Pas des motions de censure. Donc on va partir quoi sur une élection législative, donc pas de budget en 2025, donc peut-être un budget en 2026, donc le pays en capilotade et je le dis de façon très grave. Moi, je suis une vraie patriote.
Moi, j'aime mon pays, j'aime mon drapeau, j'aime l'Europe et je pense qu'il faut véritablement qu'on soit conscient de la de la l'image que l'on donne, mais aussi surtout du retentissement que cela aura sur chacun des Français et sur les plus fragiles en particulier parce que c'est eux qui vont trinquer. Johann Gilet, quand le président de la République dit "Les motions de censure sont des motions de dissolution, pour vous c'est exactement le cas. C'est clair pour vous.
même pour départ précipité du président de la rép en tout cas au moins pour une dissolution mais moi ça me fait rire d'entendre le même charabia que l'année dernière de dire attention il y a danger on pourrait ne pas avoir de budget c'est le même discours que l'année dernière où l'on disait les cartes vitales vont arrêter de fonctionner au 1er janvier c'est soué n'importe quoi les français l'ont vu d'ailleurs l'année dernière on avait finalement eu un budget en février de l'année d'après. C'est pas sûr qu'il puisse en avoir unôt. S'il y a 10 solutions, nous aurons une majorité qui devrait se dégager relative ou absolue dans un mois, un mois et demi.
Et donc, il sera toujours temps de voter une loi spéciale pour la reconduction du budget et pour pouvoir faire un budget supplémentaire en début d'année. Donc, il n'y a pas d'urgence, il n'y a pas d'alerte absolue. L'alerte absolue aujourd'hui, c'est le budget qui a été présenté justement par monsieur le Cornu et qui est terriblement dangereux pour les Français. Je le rappelle avec 10 milliards d'euros de plus d'impôts sur le revenu qui toucheront principalement les classes moyennes et les retraités. On va voir ce qu'and la droite républicaine. Anne Lorblin est au micro de Stéphanie Despierres, celle des quatre colonnes. Quelle est votre position à vous sur la suspension des retraites ?
C'est non. Bah écoutez, ça c'est ce que la gauche demande mais nous d'abord ce qu'on demande au sein de la droite républicaine, c'est qu'il y ait des vraies réponses aux attentes des Français. Notre crédau, il est très clair. Nous voulons que les Français soient récompensés de leurs efforts et donc nous devons indéblement valoriser le travail, mettre fin à l'assistana, répondre aussi à leurs questions très légitimes sur le régalien, la sécurité du quotidien, la lutte contre l'immigration. Il demande des mesures très claires et puis pour le budget, il faut véritablement des économies et donc ça veut dire des réductions de dépenses et non des recettes supplémentairire.
Ce matin, leur voqu en réunion de groupe a dit personne ne peut censurer dans le groupe, ça veut dire qu'il y a des inquiétudes. Vous pensez que certains de vos députés pourraient censurer ? Non mais écoutez, comme tous les Français, nous sommes inquiets de savoir ce qui va se passer. Simplement, nous regarderons ce qu'il se passera. Euh nous ne sommes pas des commentateurs, nous sommes des acteurs. Ici, nous sommes à l'Assemblée nationale. Les électeurs nous ont fait confiance en juillet 2024 pour travailler pour eux et pour la France.
Et donc, notre rôle de député, c'est d'être au travail, de faire passer les mesures que les Français attendent de manière très concrète dans ce prochain budget. Là, on a le budget, vous allez le soutenir ou pas ? Parce qu'on a du mal à lire la ligne des républicains. Il y en a au gouvernement, Bronet avait dit qu'il fallait pas y aller. C'est quoi la ligne ? Non, mais le budget va se travailler au sein de notre parlement, au sein de l'Assemblée nationale et donc ça fera l'objet de discussion. Nous aurons des amendements. Nous avons préparé ce matin durant la réunion de groupe un certain nombre d'amendements pour répondre à cette question que nous posent les Français.
Sur quoi on revalorise le travail en France ? Comment on met en place une fin d'assistana qui est aujourd'hui trop lourdement payée dans le pays par les Français qui travaillent ? Comment on lutte contre l'immigration ? Comment on lutte pour garantir la sécurité du quotidien ? C'est ça aujourd'hui les préoccupations des Français. Vous avez une gauche qui veut et faire croire aux français que l'argent magique existe. Il faut véritablement que l'on s'attelle aux dépenses de l'État, au train de vie de l'État, qu'on fasse des économies.
Moi, je vais proposer notamment par voie d'amendement des propositions pour supprimer des agences, supprimer des commissions comme je l'ai déjà fait au printemps dernier. Ça c'est essentiel pour réduire la voilure du train de ville de l'État. Merci beaucoup. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On va retourner à Matignon, c'est à moins d'un km de l'Assemblée nationale. Le premier ministre va faire ce chemin qui va le mener dans l'hémicycle dans quelques instants. Thbo Énoc dernier préparatif avant un discours capital. Oui, Elsa la Réunion he qui se tient ici à Matinon depuis 13h30 environ en partie avec les membres du gouvernement et les membres du socle commun.
Cette réunion est en train de se terminer. De nombreux parlementaires ont déjà quitté Matignon. Certains ont laissé fuiter ce qu'a dit le premier ministre. Un discours très court pour les appeler à la responsabilité mais Sébastien Lecornu aurait évoquer la possibilité de bouger sur certains points nous attendons dit sans prononcer le mot de réforme des retraites sur ce point le suspense est donc total. Un discours du Premier ministre très attendu d'ici un peu plus d'une demi-heure à l'Assemblée nationale dont on sait peu de choses pour l'instant si ce n'est qu'il s'agira d'un discours de sortie de crise politique-ton à Matou.
Un discours de droite sociale aussi à l'image du premier ministre nous dit-on. Il ne faut pas s'attendre à à un déluge d'annonce un un inventaire à l'aprèsver mais à un discours plutôt resserré, plus court que ces prédécesseurs. Nous dit-on aussi un discours enfin qui cherchera à marquer une rupture sur la méthode avec un parlement au centre du jeu. Voilà pour ces premiers éléments. Un discours que Sébastien Lecornu a travaillé ce matin encore en très petit comité. Très peu de choses ont fuité. On va on va voir d'ici une demi-heure ce qu'il annonce devant l'Assemblée nationale.
En tout cas, c'est un premier ministre concentré mais rassuré et rassurant, nous a dit une une députée à la sortie de la de la Réunion. On verra si ce présage se vérifie à l'Assemblée d'ici 30 à 40 minutes. Merci beaucoup. Allez, on est un tout petit peu plus d'une demi-heure de cette déclaration de politique générale. On l'a dit, capital, parfois c'est galvodé, mais on a quand même le sentiment que là ça va vraiment compter pour les prochains jours. Jeunevie sec, on a écouté la droite, dire que elle aussi avait certaines conditions pour vraiment soutenir ce gouvernement. Vous êtes pas aidé dans tout ce sole commun. Non, mais bon, ils disent il faut faire des économies, ils ont raison.
Euh, ça doit faire partie aussi du contrat et du compromis. Il faut faire des économies et nous en avons tous besoin. Euh, il faut imposer au minimum et nous en avons bien sûr besoin imposer au minimum les Français, les classes moyennes. Et je pense d'ailleurs qu'il n'y a pas d'imposition supplémentaire pour les classes moyennes, contrairement à ce qui a été dit, qu'il y a des visées d'imposition pour les très hauts revenus, ce qui n'est pas tout à fait pareil. Euh mais je ne sais pas ce que va dire le Premier ministre et de toute façon le budget il va se faire au niveau de l'Assemblée nationale.
Donc que les députés prennent leur responsabilité et leur rôle enfin je vais dire enfin pour construire quelque chose de positif pour ce pays. Et bien je crois que ce serait une chose absolument extraordinaire ou puisque renoncer au 493 dire voilà le parlement pourra modifier la copie c'est assez inédit dans cette assemblée. Vous parliez des des impôts supplémentaires qui pourraient toucher les classes moyennes, mais finalement à part le barême de l'impôt sur le revenu, ça c'est 2 milliards qui peut toucher les classes moyennes. Il y a l'abattement pour les retraités mais le reste c'est sur les grandes fortunes, sur les entreprises. Pas du tout.
Et déjà quand vous parlez des entreprises, il y a des petites et moyennes entreprises qui n'ont pas besoin sur les grandes entre sur l'impôt sur le revenu. C'est 3 milliards d'euros qui sont prévenus qui sont prévus pardon pour les grandes fortunes. Donc c'est plus de 7 milliards d'euros qui sont pour les Français moyens qui travaillent tous les jours. C'est 2 milliards hein sur le la non indexation du barême de l'impôt sur le revenu. Non mais euh 10 milliards sont prévus dans le budget, c'est ça la réalité. Et il y a aussi une taxation euh de l'emploi des étudiants.
Il y a aussi le gel des pensions de retraite qui est prévu pour 2026 et une sous-indexation pour les années à venir jusque en 2030. C'est écrit écrit des retraites un gel de l'impôt sur les retraites les 10 % les 10 % l'abattement forfaitaire franchement sur des retraites de hautes retraites, je pense que ça peut se faire et que ça me paraît tout à fait normal. S'il y a un gel des pensions de retraite et qu'il n'y a pas d'indexation sur l'inflation, alors il y a une baisse du pouvoir d'achat des retraités et c'est bien ce qui est prévu dans ce budget présenté par monsieur le Cornu. Écoutez, nous le travaillerons à l'Assemblée nationale si vous le voulez bien.
Visiblement, vous ne le voulez pas. Vous y croyez Jeunev Dariusc ? Vous allez pouvoir travailler du budget ou d'ici la fin de la semaine ? Je sais pas si je le crois. Je ne veux pas. Je je le souhaite vraiment. Je le souhaite vraiment parce que j'ai vu des personnes en difficulté parce qu'il n'y avait pas de budget et qui seront encore plus en difficulté et ne mettons pas notre pays en difficulté supplémentaire aujourd'hui. Merci beaucoup Jeun Viè Dariusc représentante du groupe les démocrates. Merci beaucoup Johanne Gilet pour le rassemblement national. Euh on est à 1 demi-heure de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecoru.
On va retrouver Clément Perro dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Comment tout ça va se passer ? On appelle ça une DPG dans le jargon. Une DPG, une déclaration de politique générale. Et bien à 15h, Sébastien Lecornu va monter ici à la tribune de l'hémicycle pour s'adresser aux députés. Il fera face à un hémicycle probablement archi comble et aussi sans doute un hémicycle bouillant. Il y aura des députés de l'opposition qui vont tenter de le déstabiliser et puis des députés de son camp qui vont probablement l'applaudir, l'encourager.
Ce discours de politique générale, c'est un discours dans lequel Sébastien le Cornu devrait donner les grandes orientations politiques qu'il entend mener, notamment sur le budget. On nous annonce un discours qui devrait être assez court, peut-être moins d'une heure à titre de comparaison. François Baïou avait fait 1h30 après cette intervention de Sébastien Lecornu. Ce sont les différents groupes parlementaires qui avec chacun un orateur prendront la parole. À noter que l'intervention des socialistes particulièrement attendue aujourd'hui sera la dernière. Ensuite, Sébastien Lecornu reprendra la parole pour répondre à ces différentes interventions.
On peut s'attendre à une fin de séance Elsa autour de 18h30 19h et il est 14h30 passé de quelques minutes. Bienvenue si vous nous rejoignez sur LCP. 15h moment de vérité pour le premier ministre Sébastien Lecornu. Déclaration de politique générale à suivre en direct en intégralité sur LCP évidemment. Discours du Premier ministre, réponse des groupes parlementaires. Les socialistes parleront en dernier pour vous faire vivre cette journée cruciale. Évidemment, toutes nos équipes sont mobilisées. Stéphanie Despierres et la caméra de Dorient Vidal sont dans la salle des quatre colonnes. Marco Pomier est lui sorti dans les jardins tout près de cette salle.
C'est un passage obligé pour les députés. On vous fera suivre toutes les réactions. Clément Perot et lui encore dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, là où tout va se jouer dans quelques instants. Et Thbo Enoc à Matignon, il suit comme le lait sur le feu les dernières minutes du premier ministre à Matignon avant qu'il ne rejoigne l'assemblée. Journée semaine décisive à l'Assemblée nationale. C'est donc sur LCP que ça se passe à l'antenne sur le Canal 8 ainsi que sur tous nos réseaux sociaux.
Alors Marco Pomier, vous étiez salle des quatre colonnes, vous êtes à présent dans les jardins puisque vous surveillez tout ce qui peut se passer aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour offrir toutes les images à nos téléspectateurs. Marco, oui, Elsa et on surveille notamment l'arrivée potentiellement de Jean-Luc Mélenchon dans quelques minutes. il devrait en fait passer et bien regardez on va vous montrer par ce jardin des quatre colonnes pour rentrer dans cette salle des quatre colonnes et rejoindre l'hémicycle pour écouter et bien la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu.
Alors vous le voyez là, on attend avec tous ces journalistes une vingtaine l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon et et s'il passe bien par ce jardin des quatre colonnes, et bien on vous fera vivre cette arrivée en direct sur LCP. Merci beaucoup Marco Pomier. Nouveaux invités sur ce plateau dans la salle des pas perdus où il y a également beaucoup de journalistes. Aida bonjour. Député socialiste du Valdoise. Thomas Casnav député ensemble pour la République de Gironde. Aida a disaidé très concrètement comment ça va se passer dans les missiles ? Vous êtes 69es vous allez écouter si les mots suspension immédiate et complète sont prononcés. C'est bon vous ne censurez pas.
Ça sera un engagement très fort. C'est ce que nous attendons. En effet, nous avons une main tendue au gouvernement le corps nu. Nous disons qu'il faut de la stabilité à ce pays et de la justice. La suspension totale et complète de cette réforme est un engagement dans cette directionlà. Et donc oui, ça voudrait dire qu'il a saisi notre main et ça sera heureux pour les Français. Thomas Casnav, on vit une situation extrêmement compliquée mais là ça semble voilà assez limpide. Soit ces mots sont prononcés et il ne sera pas censuré, soit Sébastien Lecnu ne les censure pas, les prononce pas, pardon, et il sera censuré.
Je crois je crois qu'on veut on est très nombreux à vouloir sortir de cette crise politique à l'Assemblée, à l'extérieur de l'Assemblée, les Françaises et les Français. Et il faut maintenant que le Premier ministre trouve les mots et que ceux qui les entendent acceptent aussi cette nouvelle phase politique très parlementaire. D'ailleurs, je crois qu'il faut pouvoir débattre d'un certain nombre de sujets à l'Assemblée et l'empêcher de fonctionner censurer voir même retourner devant les urnes et et nos concitoyens ne résoudra aucun des problèmes qui sont les nôtres aujourd'hui, je crois.
Alors, on va retrouver justement à Matignon, c'est un tout petit peu moins d'un km de l'Assemblée nationale. Thboc, vous ne savez pas évidemment si le Premier ministre va prononcer exactement ces mots, mais on sait un petit peu comment Sébastien Lecornu a travaillé et ce qu'il entend dire dans ce discours. Oui, quelques éléments infiltrés mais le suspense est total sur le point principal peut-être cette fameuse suspension de la réforme des retraites. Le mot attendu par les socialistes devant les députés du socle Coma réunis à 13h30. Le premier ministre a simplement indiqué qu'il était prêt à débouger, je cite, sans prononcer le mot de réforme des retraites suspense complet.
penser en revanche que le discours de Sébastien Lecornu devait être plus resserré que celui de son prédécesseur notamment François Baou qui avait parlé 1h30 à la tribune de l'Assemblée un discours de droite sociale un discours de sortis crise politique et un discours de responsabilité voilà les maîtres mots à côté de l'humilité et de l'exemplarité qui devrait guider ce discours du premier ministre c'est ce que nous dit Matignon les parlementaires qui quittent en ce moment l'hôtel de Matignon pour rejoindre l'Assemblée. On a vu aussi la ministre de la transition écologique rejoindre l'Assemblée à pied d'ici depuis Matinon.
On verra si si le Premier ministre en fait de même ou si ou s'il rejoint le palais Bourbon en voiture. En tout cas, ça va jouer dans quelques minutes. Ellazar et on surveille tout ça pour vous. Merci beaucoup Thibo Enoc. On est à 25 minutes de cette déclaration de politique générale. Journée décisive. Thomas Caznav on sait que le premier ministre veut être pas de provocation pas non plus de long discours quand on sait si on ne va même pas survivre jusqu'à la semaine c'est bien pour vous il doit effectivement être court concis mais suffisamment clair pour convaincre les socialistes. Je crois que c'est un peu la méthode de Sébastien Lecornu depuis le départ.
Je crois qu'on a apprécié aussi la clarté de ces ses propos, son humilité, son pragmatisme. Et moi je ne doute pas, enfin je le souhaite que tout à l'heure à la tribune, il poursuiv dans cette méthode là et que par les engagements qu'il va prendre, par la méthode qu'il propose, par son style aussi, il arrive à convaincre et je le dis à ma collègue notamment une partie de l'hémicycle, le le Parti socialiste pour qu'on sorte de cette crise politique par le haut et que le encore une fois que le débat est lieu et je pense que les socialistes attendent qu'il y a un débat sur les retraites. Moi, je vais pas m'en cacher, j'ai défendu la réforme des retraites, je pense c'est nécessaire.
Mais si la sortie de crise, la stabilité, c'est un débat, une discussion sur la question des retraites, moi j'y suis prêt. Je défendrai mes convictions. Mais je pense que on peut tous se rejoindre sur la nécessité que le parlement fonctionne de nouveau. Tout parce que le diable se cache toujours dans les détails. Aida disad, vous savez très bien que le premier ministre ne peut pas promettre une suspension, il peut l'inclure dans le projet de loi de la sécurité sociale mais ensuite charge au parlement de l'adopter. Donc il y a forcément un flou là. Vous vous faites forcément confiance pour l'avenir mais vous ne l'aurez pas ce soir la suspension la réforme des retraites.
Nous savons qu'à l'Assemblée, il y a une majorité contre la réforme qui a été adoptée par 493, sinon elle n'aurait pas été adoptée par 493, vous le savez. On demande pas l'abrogation, on dit pause. Il faut que ce débat ait lu en 2027. C'est un débat qu'on a vu avec beaucoup d'enjeux. Je pense queon n'a pas assez laissé de temps au débat et que peut-être on l'a pas abordé de la bonne manière. On l'abordait juste avec cette mesure d'âge, on s'est focalisé sur la mesure d'âge. Il manque toute la dimension de justice, notamment dans les conditions de pénibilité. Et donc ce que nous disons nous, c'est pause, suspension. On renvoie le débat 2027.
Cette suspension d'ailleurs, elle a été saluée voire même encouragée par un prix Nobel de l'économie, un prix Nobel français, Philippe Agion, si je prononce bien son nom. Donc allons-y. Oui, qu'il l'a redit, qu'il le dit, il faut la stopper. Il dit il faut la stopper parce que non seulement ça sera ça il faut la stopper parce que il faut réparer cette blessure démocratique mais surtout ça sera moins coûteux pour les finances publiques. Je sais que mon collègue est soucieux des finances publiques tout comme moi et donc la suspendre c'est moins coûteux que ne pas le faire.
On va je vous donne la parole Thomas Casv, je vous répondrai je vous promets mais on va retrouver et bien apparemment ceux pour qui à gauche ça ne suffit pas de promettre de suspendre. Benjamin Lecaladi est député écologiste. On le retrouve au micro de Marco Pomier. Oui bien écoutez Ela, on va lui redemander Benjamin Lucas si jamais Sébastien Lecornu suspend totalement cette réforme des retraites, est-ce que ça suffira ? Est-ce que vous ne le censurerez pas ? Non, ça ne suffira pas. N pas que la réforme des retraites.
Il y a un budget qui est proposé qui a un mauvais budget qui a un budget même dangereux pour les Françaises et les Français, pour les solidarités, pour les services publics, pour l'hôpital, pour l'école qui est la continuation de la politique d'Emmanuel Macron. Et moi, j'ai été élu non pas pour aménager le macronisme, mais pour le combattre et rompre avec 10 ans de macronisme dans ce pays. Et si jamais vous ne voulez pas donc le censurer, vous voulez le censurer, pardonnez-moi, on a bien compris. Et qu'est-ce que vous dites aux socialistes ? Parce que s'il y a une suspension de la réforme des retraites, si il y a s'il n'y a pas de 493, eux ne vont pas forcément censurer.
Donc quel message vous voulez leur envoyer ? Écoutez, chacun est face à sa conscience, face à son sens des responsabilités, son souci de l'intérêt général. Moi, j'ai pas de leçons à donner à qui que ce soit. J'espère et j'aimerais que nous soyons unis dans la censure pour démontrer que nous sommes à la fois fermes face à Emmanuel Macron euh à son égard, lui qui abîme nos institutions, qui paralyse le pays depuis un an et demi en refusant d'entendre le résultat des élections législatives, lui qui maintient les siens et sa politique pouvoir. Donc uni dans la fermeté à l'égard d'Emmanuel Macron, uni dans la censure et j'espère uni demain pour préparer l'alternative.
Merci beaucoup Benjamin Lucas. Merci beaucoup Marco Pomier, Thomas Casnav, vous le disiez, vous aviez eu en charge les comptes publics. Alors pour vous c'est un peu le calcul du moins pire. Qu'est-ce qui est pire ? Une censure, une dissolution ou une absence de budget ou un compromis sur la réforme des retraites ? Je pense que l'absence de budget serait catastrophique pour le pays. On nous demande les Françaises et les Français, les chefs d'entreprise, les responsables associatifs qu'on ait un budget. Cela dit, si on suspend la réforme des retraites, ça va coûter.
Donc, il faudra que dans le débat on dise comment on va compenser où on va chercher cet argent qui d'une certaine manière va nous manquer si on suspend la réforme. Et j'entendait députés écologique qui nous dit "Oh ben ce budget il est pas bon, je vais censurer." Mais débattons du budget. Le Premier ministre a pris l'engagement qu'il n'y ait pas de 493. Donc nous allons le faire le budget en commission dans l'hémicycle. Et je regrette un peu la posture de principe députés écologistes qui disent de toute manière c'est pas bon. On va censurer la suspension de la réforme des retraites c'est pas suffisant et après il faudra quoi ?
Donc l'état d'esprit n'est pas le bon et je préfère qu'on trouve avec des députés y compris de l'opposition qui sont prêts à construire ce chemin de stabilité. Et on voit bien à quel point la question des retraites serait voilà le l'élément qui permettrait peut-être d'engager la discussion. Mais vous avez bien entendu euh le socle commun, si tentez qu'il reste un socle commun, la plateforme de stabilité pardon euh qui se réduit un petit peu comme pot de chagrin.
Euh Aida disad, les gens vous disent "OK, on peut suspendre la réforme des retraites maintenant il va falloir que les socialistes nous expliquent comment on compense." Vous aviez des idées dans votre budget notamment par la taxe du hors de question, c'est plutôt des taxes sur les holdings et cetera. Donc vous voyez bien qu'on va vous demander dans l'hémicycle de dire comment vous payez ce qui coûte. Alors, les socialistes, je crois, ont déjà gouverné ce pays par par plusieurs fois et on fait preuve de responsabilité budgétaire. Nous n'avons pas dégradé les finances publiques autant que la situation actuelle.
Donc, faites-nous confiance, nous les socialistes, nous sommes forces de proposition. Nous le sommes dans nos collectivités. Nous nous le sommes aussi quand nous sommes à la tête de l'État. Et nous avons proposé un contrebudget avec des recettes fiscales qu'on allait pouvoir aller chercher aussi bien dans le PLF que dans le PLFSS. Et donc on se montrera à la hauteur du débat quand il aura lieu. Mais on demande aussi à CBS le cornu qu'il montre une inflexion et je crois qu'il l'a déjà fait dans son interview sur France E mais aussi dans la PQR quand il dit qu'il faut plus de justice fiscale dans ce pays.
Est-ce que justement et vous prendrez votre décision les socialistes ce soir si vous déposez une motion ou non. Thomas Cazznav dans le budget est-ce qu'il y a des portes qui peuvent être ouvertes aussi aux socialistes sur la question de la taxation des plus hauts revenus ? On sait qu'on reconduit certaines contributions mais certaines sont reconduites avec moitié moins de rendement que l'année dernière. Le projet de budget, on vient de le recevoir. Ma collègue a dû le recevoir comme moi sur déjà un peu inédit de le recevoir le 14 octobre, il était moins une. Il y a la taxation des holdings euh la poursuite 1 milliard et demi si je crois bien. On est loin des 15 milliards que demander.
Considérons que ce budget c'est une base de discussion. Après, il y aura un travail parlementaire, l'attation des holdings il y a la contribution des plus hauts revenus qui avaient été insérés dans le projet de François Berou qui poursuivi la poursuite de la surtaxe des grandes entreprises. Et moi d'ailleurs, je suis un peu inquiet si le débat finit par se traduire par une multiplication de taxes d'augmentation d'impôts, on sera pas d'accord parce que on fait attention attention à ne pas trop charger la bar de côté. Et voilà, donc il va falloir trouver cet équilibre et ne pas renoncer, je le dis, on y sera très attendu, à la question des économies.
On doit aussi faire des économies pour tenir ce budget. Alors contreprojet proposer aussi des mesures d'économie. Je pense que monsieur Casnav l'a lu parce que c'est un fin connaisseur des rouages budgétaires. Une autre projet de budget en proposé aussi. Alors on va voir. Alors pour les socialistes, vous vous décidez ce soir, eux ont déjà décidé. Ce sera censure de Sébastien Lecornu et de tous ceux qui suivront. Hélène Laport, député rassemblement national du Lotgaron est au micro de Stéphanie Despierres. Bonjour. Donc vous avez dit que vous alliez censurer, mais est-ce que vous attendez quand même quelque chose de ce cette déclaration de politique générale du Premier ministre ?
Non, nous n'attendons rien. Puis justement ce matin, il y a eu des premiers éléments au niveau du budget 2026. Quand on voit qu'on nous annonce 19 milliards d'hausses d'impôts et qu'en parallèle, il y aura 28 milliards d'hausses d'impôts de dépenses de l'État, on ne peut que censurer en effet le projet qui s'annonce. Vous aviez bataillé contre la réforme des retraites, tenté de la faire abroger. Si là il annonce une ouverture d'un débat pour une suspension de la réforme, est-ce que ce ne sera pas un peu bizarre vis-à-vis de les électeurs de dire bah on le censure quand même alors qu'il propose de suspendre la réforme des retraites ? Oui, mais est-ce qu'ils le feront vraiment ?
Est-ce que le gouvernement s'engage à mettre un abendement qui dira que en effet on reviendra sur la réforme des retraites ? Est-ce que derrière il y aura pas une censure du Conseil constitutionnel ? Est-ce qu'après il y aura pas un passage par ordonnance et qui fera que de toute façon on pourra pas le rajouter ? Non, j'attend vraiment d'avoir des explications claires mais nous par rapport aux hauts impôts qui sont annoncés, il faut quand même voir que on parle maintenant de fiscaliser les revenus des étudiants, on parle des gels des pensions de retraite, on parle encore de cette France qui travaille ou qui essaie de travailler et qui va être encore imposée. Donc pour nous, c'est non.
Il y aura pas de hausse d'impôt supplémentaire. Nous ne sommes pas élus pour ça et nous ne cautionnerons pas ça. Pourquoi Marine Le Pen a dit que le PS était en train de se faire rouler dans la farine ? Parce que justement ce que je vous ai dit en amont par rapport à cette réforme des retraite, est-ce que vraiment ils vont appliquer ce qu'ils disent ? Et si tel est le cas, tant mieux, mais ça m'étonnerait. On verra plutôt que le gouvernement essayé de trouver un petit peu par des jeux dupes des alliés et puis c'est encore des alliance de toute nature. C'est-à-dire que là, il y a madame Borne qui avait défendu Corseam, c'est terminé. Merci. Merci. Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
De toute façon, on a bien compris que le rassemblement national c'était censure. Sur cette position Ton Casnav, la Marine Le Pen, c'est plus de négociation, elle vient plus au rendez-vous. Censure tous les gouvernements qui suivront. Mais parce que leur objectif au Rassemblement national, c'était très clair. Ils veulent pas négocier, ils veulent pas améliorer le quotidien des Français, ils se préoccupent pas de la compétitivité, la création d'emploi. Ils veulent faire tomber ce gouvernement parce qu'ils veulent une dissolution et éviter que Marine aille en prison. Exactement. Donc finalement leur objectif, ça n'a rien à voir avec les Français.
Ils sont dans des petits calculs politiques avec une obsession leur chef et au fond ils se contreficent de la discussion parlementaire. Je voudrais ajouter quelque chose à ce propos. La preuve de ce que vient de dire mon collègue sur la niche portée par le groupe d'Éri Siotti. Le premier texte de leur niche, c'est faire une loi pour éviter à madame Le Pen d'aller en prison. Donc on voit bien qu'il se contrefichent des Français. Leur seule obsession c'est sauver leur chef. Et alors justement on le voit en gros sur ce plateau. Est-ce que c'est ça votre plus petit démin d'être commun à tous les deux ?
Vous ne voulez pas de dissolution puisque il y a un risque aussi pour vous que le Rassemblement national revienne plus fort. Ça, j'imagine que ça joue aussi chez vous. Moi je suis élu pourquoi ? J'ai été élu d'une part pour faire barrage au Rassemblement national parce qu'au second tour j'ai eu des personnes qui n'avaient pas voté pour moi au premier tour et qui sont venu pour faire barrage. Mais j'étais élu aussi. Pourquoi je suis payé ? Pourquoi ? On en parle beaucoup en ce moment des indemnités des élus.
Je suis payé pour faire la loi, pour débattre, pas pour censurer censurer jusqu'à ce qu'un grand chef ou une grande chef vient nous expliquer qu'elle va nous sauver pendant 5 ans et on a qu'à lui confier les clés du camion. Je suis là pour faire la loi et je compte bien exercer mon droit d'amendement et améliorer le projet de loi euh de finance qu'on va nous proposer. Sauf que si vous censurez jeudi, le gouvernement tombe, vous ne discuterez pas du budget à l'Assemblée. Tout à fait. Mais si on censure, c'est que notre main tendue à monsieur le Cornu n'aura pas été saisie et la responsabilité reposera entièrement sur lui.
Emmanuel Macron, en conseil des ministres dit "Les motions de censure sont des motions de dissolution. On voit bien qu'on a pas trop le choix si Sébastien Lecnu tombe jeudi." Bah, il y a un risque évident. Il y a d'autres options, ça appartient au chef de l'État, il peut renommer un gouvernement. Mais au fond, on voit bien, moi j'ai pas peur de l'élection. C'est pas le fait qu'on aurait peur de retourner des élections, c'est que en quoi ça résoudrait les problèmes qui sont les notes. Je veux dire, les Français, moi que je rencontre sur le terrain à Bordeaux et en Gironde, ils me disent "Mais on a déjà voté, c'est votre problème, trouver des accords." Ils nous disent aussi à quoi vous servez.
En fait, vous êtes incapable de vous assir autour d'une table et de vous parler pour trouver une solution. Et ben on vous a voilà assis autour de ce plateau pour essayer d'en trouver une. Chaque voix va compter. Chaque groupe est scruté. Harold Dubart est député du groupe Liot. C'est un groupe qui peut être déterminant quand on sait que tout peut se jouer cinq voix d'un côté ou de l'autre. Marco, oui, vous avez entre les mains le sort du gouvernement de Sébastien lecornu avec les socialistes notamment. Comment ça se passe dans votre groupe ? Est-ce que vous voulez voter la censure ? Vous êtes un peu près une vingtaine de députés. Est-ce que vous allez tous voter la censure ou non ?
Non, nous aimerions éviter de voter la censure, mais on n'est pas prêt à soutenir n'importe quoi. Donc, on attend du premier ministre qui réaffirme l'autorité de l'État républicain, qu'il donne des signes de justice sur la fiscalité, sur les retraites, qui soient évidents. Une suspension en fait partie, ce serait un signe vis-à-vis de la gauche et puis qu'il se donne les moyens de restaurer la confiance dans le pays. Donc, il y a des demandes. Nous attendons le discours de politique générale. Un certain nombre de collègues sont tentés par la censure, quoi qu'il arrive. On espère pouvoir les convaincre d'attendre et d'écouter.
Et pour le reste, nous vraiment nous attendons un geste fort et nous saurons prendre nos responsabilités. Nous n'avons jamais voter la censure à Michel Barnier. Euh donc nous avons fait preuve de responsabilité mais nous ne sommes pas prêts à à soutenir n'importe quoi. Vous dites qu'un certain nombre de collègues sont prêts à voter la censure. Ça veut dire combien de collègues sur la vingtaine que vous êtes dans le groupe Lot ? Parce que chaque voix va compter en l'occurrence pour jeudi. Alors je suis pas là pour euh parler en leur nom.
Il me semble qu'il y a sans doute entre quelques-uns et et cinq députés qui sont vraiment très très hostiles, élus dans des territoires où il y a vraiment un vrai rejet aujourd'hui de ce qu'est le macronisme. Mais je pense que collectivement le dialogue doit pouvoir l'emporter. Alors mais il mais il faut pour ça que le Premier ministre s'engage sincèrement sur la voie d'une forme de dialogue qui reste cohérent dans l'intérêt du pays et de notre situation économique et financière. Et pour le reste du groupe, on verra après la déclaration de politique générale du Premier ministre. Merci beaucoup à Rôle du Bar. Merci Marco Pomier. On le disait tout peut se jouer jeudi à quelques voix près.
Esaida disad vous êtes certain certaine que dans votre groupe une consigne de vote sera suivie. On dit qu'une dizaine de députés socialistes pourraient quoi qu'il arrive voter la censure. Je ne crois pas que cela sera le cas. Peut-être qu'il y aura toujours quelques députés qui au dernier moment n'arriveront pas à ne pas voter la ceinture si on obtient ce que ce dont on a discuté. Mais il y a en ce moment un esprit très unitaire à la fois au sein du groupe des députés socialistes à parentés et aussi au sein du parti. Nous avons sorti un communiqué le Bureau national signé par toutes les toutes les sensibilités du parti qui affirment de manière claire précise demande.
Voilà l'unité c'est la gage c'est le gage de notre succès. Donc nous nous continuons comme ça. On parle de l'unité du Parti socialiste. On va pas parler de l'unité de la gauche pour l'instant et c'est vrai que la la sonnerie a retenti signe qu'on est à 10 minutes de la déclaration de politique générale.
Thomas Caznav, est-ce que chez vous euh au sein d'ensemble pour la République, du modème d'horizon et même de la droite, on est tous prêts à dire "Oui, il faut une concession pour le PS, allez sur cette réforme des retraites, tant pis, on y va puisqu'il faut des ouvertures pour continuer le budget ou est-ce que ça pourrait faire grincer des dents ?" Non, mais personne ne veut être dans le renimement. Moi-même, je suis pas dans le reniment. Je pense que c'est important cette réforme des retraites, qu'on a un problème de soutenabilité notre modèle social.
Donc nous on dit on va réexpliquer pourquoi on a défendu cette réforme mais que si pour donner la stabilité il faut réouvrir ce débat on est prêt à l'avir tout en maintenant nos positions. C'est-à-dire voilà pourquoi on a défendu cette réforme quelles améliorations on peut y apporter mais ne faisons pas comme si il n'y avait pas un problème de financement des retraites dans notre pays. Donc c'est ça notre ligne et c'est pas toujours très simple pour nous. Nous aussi, on est dans la volonté de trouver cet accord parce que on voit bien qu'il nous faut cette stabilité, mais on assumera aussi les positions qu'on a défendu.
On redira qu'il faut cette réforme des retraites, elle était importante parce que on croit au régime parition. Mais et peut-être qu'on peut le percevoir à l'antenne puisque si on doit un peu élever la voix normalement pour parler au-dessus, là l'ambiance s'est vraiment calmé dans la salle des pas perdus puisque la garde républicaine est installée juste derrière nous. Les troupes sont passées en revue et là il y a un grand moment de calme pour vous écouter. Aida disad certains préviennent attention les socialistes sont que 69. Il faut pas non plus qu'ils imposent leur budget. Marine Le Pen qui arrive à l'écran par la cour d'honneur.
Pas de surprise côté du censure acquise pour Sébastien Lecornu pour tous ceux qui viendront après. Oui, il faut pas qu'il y ait de surprise de de ce côté-là. De notre côté non plus. On vous voyez chers collègues vous disiez que vous ne vouliez pas vous renier. C'est pour ça que nous dans notre main tendue, je reprends cette image. Il y a la suspension. On demande pas l'abrogation, on dit on suspend. C'est un compromis, c'est un pas vers vous. On vous demande pas de vous renier, on vous demande de reconnaître le fait que ce débat a été mal engagé, qu'il y a une blessure démocratique et on considère nous, de notre côté qu'il y a une blessure de justice sociale. Renvoyons ce débat en 2027.
Il y aura ce grand temps d'explication. Les candidats qui se présenteront devront présenter leur projet à la fois de financement et d'équilibre et les électeurs jugeront là-dessus. Mais là, il est urgent de sortir ce pays de la confusion. Les dernières semaines qu'on vient de vivre sont éprouvantes pour tout le monde. Moi, je crains le dégoût de nos éle. On a même eu du mal à faire comprendre.
Effectivement, on a essayé au mieux sur LCP de faire comprendre mais entre les nominations, les démissions, les renominations, Thomas Caznav en fait la question qu'on se pose c'est est-ce que le président de la République est d'accord puisqu'on a quand même le sentiment que c'est lui qui dira à Sébastien Lecnu si oui ou non il peut engager cette promesse. Est-ce que Sébastien Lecnu il a vraiment les mains libres ou est-ce qu'Emmanuel Macron freine des cas de faire sur cette question de les retraite ? Moi, j'ai écouté le le Premier ministre et j'ai lu aussi euh le communiqué de de presse de Élysée dit que le premier ministre, il est libre libre dans la composition de son gouvernement.
Il a très largement ouvert la société civile. Un mot pour vous montrer ce qu'on voit du premier ministre qui décide donc de se rendre en voiture à l'Assemblée nationale. De toute façon, il valait mieux puisque on est à quelques minutes là à pied. Ça risquait d'être il craque voiture prier ministre.
J'étais avec le premier ministre, les autres les autres députés juste avant, il nous a dit voilà moi ma responsabilité c'est de sortir le pays de de cette crise politique et je pense qu'on est on est très nombreux à le partager de d'organiser ce rebond c'estàdire nous on doit se remettre au boulot ici au parlement on a d'autres lo sentiment au maasnaf de dire allez on sent bien que c'est sur cette question que ça ça bloque il faut la débloquer puisque après on avance on n pas je on entend on on lit et on sait bien que c'est le point sur lequel il est très attendu et d'un autre côté euh il a compris ce message-là.
On verra comment il le retranscrit dans son euh discours de politique générale, mais j'ai senti quand même une forme de détermination à nous sortir collectivement de la difficulté dans laquelle nous sommes. Pour bien comprendre avec nos téléspectateurs, je crois que le groupe se réunira en fait les socialistes, vous êtes les derniers à parler. Sébastien Lecorn parle et puis ensuite c'est tous les groupes parlementaires qui lui répondent par le tirage au sort. vous êtes en dernier, vous allez vous réunir pour vraiment dire qu'est-ce que vous avez compris, comment ça marche et cetera. C'est ça.
Je je tiens à rassurer les téléspectateurs, s'il voit un grand mouvement, enfin mouvement de de départ de 69 personnes, c'est pas qu'on vote avec les pieds, c'est qu'on va se réunir dans une salle pour déterminer notre position collective après le prononcer du discours de du Premier ministre. Voilà. Mais il y a une réponse. Donc vous pouvez aussi demander des explications par la voix de Boris Vallot, votre président de groupe. Il peut y avoir des avancées. Donc vous allez continuer à vous réunir toute la soirée pour déterminer une position.
Je pense que à l'issue du discours de monsieur le cornu, je c'est pas que je pense, c'est nous nous réunirons, nous déterminerons la tonalité du discours que prononcera notre président de groupe Boris Valot. Et évidemment dans ce discours, il pourrait y avoir des questions très précises qui pourront être posées au premier ministre si jamais on a le sentiment qu'il y a un flou qui persiste et on voit les ministres qui arrivent, on a vu Catherine Vautrin, on voit Gérald Darmanin confirmer à la justice Thomas Cazv sur le moment qu'on est en train de vivre quand même.
On dit depuis le début que c'est la déclaration de politique générale la plus scrutée, mais c'est vrai qu'on est dans un instant inédit, c'est-à-dire qu'on ne sait pas si le gouvernement tiendra dans 48 he aujourd'hui. Oui, bien sûr. et et et ça génère beaucoup d'inquiétude pour nos concitoyens qui se demandent ce qu'on est en train de de faire collectivement et je pense qu'il faut redonner un peu de de l'espoir aussi de l'espoir en la politique en disant mais au fond on a élu des femmes et des hommes qui ont des opinions politiques différentes mais qui à un moment arrivent à mettre l'intérêt supérieur du pays au-dessus de leur intérêt partisan.
Je dis c'est pour ça que moi je suis plutôt dans la je soutiens cette démarche de trouver les voies de passage avec le Parti socialiste et que quand je vois la France insoumise et le Rassemblement national balayer tout est fort. On voit bien que c'est pas c'est pas ce qu'ils mettent pas le pays au-dessus de de tout. Et donc il faut vraiment répondre à ce moment parce que la déchirure démocratique y compris avec les électeurs qui nous y met au fond ce que vous disiez un peu à quoi vous servez vous ne représentez pas. Il faut qu'on soit un peu à la hauteur de ce moment-là aussi pour les grand et de notre côté le maître mot c'est dépassement au service des Français.
Quand on est enfermé dans les intérêts de son parti dépasse pas. Regardez il arrive Sébastien le cornu le premier ministre dossier sous le bras. Évidemment il le sait Sébastien de Cornu dans quelques minutes. Il joue son avenir et l'avenir de son gouvernement à Matignon. Chaque mot va être scruté. C'est évidemment sur la question des retraites que tout le monde va prendre des notes bien écouté. Parfois, il faut bien redemander aussi des précisions. Ça se fait aussi dans les échanges un peu informels. Marco Pomier, on va vous retrouver tout de suite. Vous êtes dans la salle des quatre colonnes déjà une salle voilà qui a bien compris que l'enjeu était important aujourd'hui.
Oui, journée cruciale, on l'a dit Elsa depuis le début de cette émission et vous le voyez d'ailleurs dans cette salle des quatre colonnes, il y a des dizaines de journalistes qui attendent et bien les déclarations des éventuels députés hein qui arrivent ici à l'Assemblée nationale pour suivre cette déclaration de politique générale du premier ministre. beaucoup de députés du camp présidentiel hein car ils reviennent tout juste de Matignon.
Ils veulent écouter cette 41 déclaration de politique générale sous la 5e République d'un premier ministre et on va être très attentif dans l'hémicycle au mot au mots prononcés par Sébastien Lecnu va-t-il notamment prononcer suspension totale de la réforme des retraites ? On sait bien que les socialistes attendent ces mots pour ne pas censurer le gouvernement. Ça fait partie de leurs conditions. Réponse donc dans quelques minutes maintenant. Merci beaucoup Marco Pomier. Je remercie nos deux derniers invités Thomas Casnav, Aida Dizzadé. Merci beaucoup. On vous laisse rejoindre l'hémissique, vous le remarquez peut-être un peu moins de lumière ici.
C'est signe que la présidente de l'Assemblée va passer dans quelques instants. On va retrouver Stéphanie Despierres, toujours celle des quatre colonnes que doit-on écouter précisément dans le discours de Sébastien Lecnus qui va nous donner des indications pour la suite. Stéphanie, va-t-il prononcer les mots de suspension ? médiate et complète de la réforme des retraites. C'est en tout cas l'expression qu'attendent les socialistes pour ne pas censurer. Ils vont donc écouter très attentivement à Sébastien Lecnu. Ils viennent de redire bien leur bureau national qu'il voulaient cette suspension de la réforme des retraites.
On verra ensuite dans l'après-midi quelle décision y prendront parce que je vous le rappelle, le premier ministre va s'exprimer. Boris Valot, le patron des députés socialistes le dernier à s'exprimer dans l'hémicycle. Et entre-temps, il y aura une nouvelle réunion du PS pour décider de cette position. Et une fois que la position sera prise, toute la question sera de savoir si tout le groupe socialiste la respectera.
Ce qu'on ne maîtrise pas, c'est la division du Parti socialiste expliquait tout à l'heure plusieurs députés euh Renaissance qui craignent que même si le Parti socialiste renonce à censurer, et bien certains députés censurent quand même et que le gouvernement de Sébastien Lecornu tombe cette semaine. Merci Stéphanie. On se retrouve dans cette salle des pas perdus. On va entendre dans quelques instants les tambour de la garde républicaine et le passage de la présidente de l'Assemblée. Je vous rappelle le programme sur LCP dans quelques secondes. Déclaration du Premier ministre Sébastien Lecnu. Déclaration de politique générale suivie d'une crise de parole de chacun des groupes politiques.
On va évidemment écouter ce que dit le Premier ministre sur la question des retraites. On entendra les socialistes. Ce seront les derniers à s'exprimer mais c'est la présidente de l'assemblée qui traverse la salle des pas perdus.
[Musique]
Déclaration de politique générale aujourd'hui donc mardi. Ce soir, les socialistes vont décider s'ils déposent ou non une motion de censure. Cette motion sera certainement débattue jeudi. je dis en tout cas celle du Rassemblement national et de la France insoumise seront débatttu. On vivra ça évidemment en direct sur la chaîne parlementaire. Très difficile de faire des pronostics, mais on écoute le Premier ministre et sa déclaration de politique générale.
Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, en ouverture de cette séance, je tiens à saluer la conclusion d'un accord de cesser le feu à Gaza au terme d'importants efforts de médiation internationaux dont ceux de notre pays. Cet accord a d'ors et déjà permis la libération tant espérée de 20 otages détenus par le Hamas à Gaza. Il doit désormais permettre l'intensification massive des opérations humanitaires au profit de la population palestinienne cruellement éprouvée par 2 ans de guerre. Ces derniers développements positifs ravivent sans aucun doute une leur d'espoir dans la région.
L'espoir que cessent les souffrances qu'adienne enfin une paix juste et durable à travers une solution à deux états garantissant la sécurité et la dignité. de tous.
[Applaudissements]
Je vous remercie et en votre nom à tous, je tiens à adresser les félicitations de la représentation nationale à nos deux compatriotes. Monsieur Michel Devor, lauréat du prix Nobel de physique 2025 et à monsieur Philippe Agion, lauréat du prix Nobel d'économie 2025. Alors, je vous indique que j'ai reçu le 13 octobre 2025 une communication du ministre de l'intérieur m'informant que le 12 octobre ont été élus monsieur Pierre-Henri Carbonel, député de la première circonscription de Targaron. et madame et madame Nathalie Kogia, député de la 5e circonscription des Français établi hors de France. Et je suis heureuse en votre nom à tous de leur souhaiter la bienvenue à l'Assemblée nationale.
Alors, j'informe l'Assemblée que j'ai pris acte lundi 13 octobre 2025 du dépôt de deux motions de censure en application de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, l'une déposée à 8h13 par madame Mathilde Panot et 86 députés. L'autre déposé à 9h50 par Marine Le Pen et par Éric Siotier 56 députés. La conférence des présidents a décidé ce matin que la discussion des deux motions de censure aurait lieu ce jeudi à 9h. L'ordre du jour appelle la déclaration du gouvernement suivi d'un débat en application de l'article 50-1 de la Constitution. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les parlementaires, il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise. J'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République parce que la France doit avoir un budget, parce qu'il y a des mesures d'urgence à prendre. sans attendre, c'est un devoir. Je l'accomplirai sous certaines conditions qui découlent d'évidence de la composition de cette assemblée. Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n'aura pas lieu grâce aux institutions de la 5e République et à ses soutiens. Mais cette crise a des racines. D'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées.
Crise sociale, économique, financière, écologique, climatique, culturel, international. Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles comme celles du Covid ou de l'énergie sans oublier les guerres. En s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique, elles expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes. Là non plus, il ne faut rien oublier. En vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs. Une révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause.
Cette révolution digitale sociétale bouleverse notre façon de vivre. Elle choque, effrais. Il y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain. L'irruption de ce nouveau monde provoque 1000 conflits, 1000 raidissements. Nous vivons et nous vivrons dans une époque de crise. Soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on saura changer. Le dégagisme, c'est cela. Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent au vieux réflexes, aux postures disparaîtront. En politique comme en tout, en France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas. Au fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu.
Restera-t-elle parmi les pays dont la voie compte ? Restera-t-elle indépendante ? Le déclin n'est pas certain. Le progrès non plus. Tout dépend de notre capacité à innover en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique. Innover, c'est vrai pour le gouvernement. J'ai pris acte de cet impératif. Innover, c'est assumer des ruptures. Le monde n'attend pas. Dans la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions. J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif. Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.
À nous, au-delà des divergences, des écoles de pensée, des confrontation de valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble. La défiance de nos concitoyens n'épargne personne. Ou bien la politique certent des terrains d'entente ou bien ils ne les trouvent pas et la déception se répand autant que l'impuissance. Je vous propose d'avancer. L'assemblée dans sa diversité et ses divisions ressemble au français. Elle est le fruit du choix des Français. Elle traduit les doutes, peurs et espérances de millions de nos compatriotes. En un mot, cette assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français. Il faut en tirer toutes les conséquences.
Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives. On peut aussi en tirer des conséquences positives. Il serait temps pour avancer. La première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité. Je remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien. J'ai proposé au président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France, utile et bon pour les Français dans les 3 mois. Ce gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays. Chacun apporte une expérience incontestable. Je les en remercie.
Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours. Ils serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer. Toutes et tous ont une feuille de route. Tous ont conscience des difficultés pour réussir à faire avancer notre pays avec une assemblée nationale divisée. La seconde condition que j'avais sans doute insuffisamment mesuré, je le reconnais devant vous, et de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques. Il est logique que chacun affirme ses convictions.
Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent. C'est tout naturel. Le gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres, mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis. qui recherchent les points d'accord d'action plutôt que de cultiver les différences parce que dans la situation du monde marqué par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique, mieux vaut montrer une France unie qu'une France divisée.
C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tantit dans des querelles intérieures. Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Là encore, c'est une rupture. La troisième condition pour ession est de redonner du sens à la politique, pas par des mots, mais par des actes, par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyennes et nos concitoyens. Mesdames et messieurs les parlementaires, partagez le pouvoir avec le parlement. Voici incontestablement une rupture de dans une assemblée divisée.
Un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut dans la durée agir sans tenir compte des oppositions. Ce n'est pas possible. Ce n'est plus possible et surtout ce n'est pas souhaitable. J'ai renoncé à utiliser l'article 49 aligné 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire mais pas seulement dans tous les domaines vivra ira jusqu'au bout jusqu'au vote. Cette décision est forte de changements radicaux. La légitimité démocratique c'est une démocratie où le parlement a un rôle politique expliqué Michel Debré père de notre constitution.
Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont dans tout système démocratique, la rançon de la liberté. Et la ronçon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable. Le Parlement l'examine, le discute, le modifie. C'est sa liberté. et 1493 sans majorité absolue. Le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance. Nous ne devons pas en avoir peur. Cela paraît de bon sens. C'est pourtant presque une révolution.
À vous de saisir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui doutent que la démocratie représentative n'est pas morte et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation, n'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ? En renonçant au 493, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable. N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclama une grande partie de cette assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres.
Vous le demandiez, c'est fait. J'avais promis une rupture, cela en est une. Les débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera. Les débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics, chaque parlementaire s'en saisira. Cette fois, son vote dictera la copie finale. On verra la position de chacun sur la dette. les impôts, les dépenses, les économies. Chaque vote sera un acte. Le budget sera donc au cœur du débat. Alors, que contient ce budget initial ? Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit.
Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7 % du PIB contre 4,6 % suite au retrait de la suppression des 12 jours fériers. Comme je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure, à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5 % du PIB car cet impératif de souveraineté s'impose à nous tous. Nous ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers et je ne serai pas le premier ministre d'un dérapage des comptes publics. Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4 % de déficit prévus par mon prédécesseur. Le gouvernement proposera un projet qui par essence est perfectible. Il est urgent de continuer à dépenser moins.
L'État a engagé une revue de ses dépenses. Des économies seront faites et il faudra désormais qu'elles s'inscrivve dans un cadre pluréannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État. J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent. Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup à la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables. Tout le monde prône la simplification, nombre d'acteurs dans le pays la réclament. Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet.
D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soi sociale ou fiscale. Là encore, c'est une question de justice. Trop d'argent public est gaspillé parce qu'on contrôle pas assez à quoi il sert. Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. C'est la première fois vous pouvez vous en emparer. Il y a par ailleurs des baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises. Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnel pour certaines grandes entreprises.
Baisse d'impôts d'un côté, hausse de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes. La fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes a pu interpeller un certain nombre d'entre vous. Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies. Nous croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover. Nous voulons aussi être vigilants au consentement, à l'impôt.
Mesdames et messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse. Nous demanderons à créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur qui touchent à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense. Là encore, mesdames et messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu. Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice.
Le débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance. Raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché. Je ne détaillerai pas les mesures fiscales maintenant. J'ai ouvert le débat sans tabou. Je vous exposerai moi-même avec les ministres les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai. Le gouvernement proposera, "Nous débattrons, vous voterez." Sans utilisation du 493, le gouvernement devra changer de méthode. Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et la preté du débat. La loi se fera ici pas à Berc.
Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale ici même dans les tout prochains jours. Une fois de plus, le gouvernement proposera. Nous débattrons, vous voterez. Mesdames et messieurs les parlementaires, je veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays, qui l'a parfois fracturé. le mérite, la dignité et le courage des travailleurs, la légitimité d'une bonne retraite. La fierté d'être travailleur, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons, mais aussi de tous les salariés.
C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières électronique, automobile, nucléaire, chimique, métallurgique, aéronautique, militaire. Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout et pour tous. L'effort mérite reconnaissance et récompense. Le gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social. Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs. Les Français quand ils travaillent sont productifs. Par contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt. Le deuxième problème est qualitatif.
Nous avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés. C'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique. Nous croyons à la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai au ministre du travail et des solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant au salariés en bas de l'échelle de devenir agent de maîtrise et cadre. Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragé et récompensé.
Comme le disait Gabriel Atal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression. Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là. Le gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail pai. Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs. Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôt qui pèse sur la production de nos petites et moyennes entreprises. Des propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici même pour le pouvoir d'achat des travailleurs.
Là aussi, toutes seront examinées, toutes seront débattues et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge. Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite. Nous respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités.
Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples, celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système, qu'il faut le financer pour les générations futures, qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne. Il y a moins de cotisans qu'avant et plus de retraités. Cela s'impose à nous. Comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier. Mais je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué. des tensions, des inquiétudes, de la lassitude, parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique.
Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ? La réponse est oui. Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir. J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à l'élection présidentielle peut-être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.
J'ajoute que la plus grande richesse pour notre pays, c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs, notamment chez les partenaires sociaux. La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense, la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027 repose sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique. La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant. C'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.
Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions. La suspension pour faire mieux et la solution si chaque acteur sait en tirer quelque chose. Mesdames et messieurs les parlementaires, résumons. L'Assemblée voulait que je n'utilise plus le 493 ou pas le 493. Je m'y suis engagé.
L'Assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions. L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote. Je le fais. Ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle. Mais je veux être très clair, je n'endsai pas n'importe quoi. Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d' 1,8 milliards d'euros en 2027. Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de francis. Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie.
Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru. J'ai pris des engagements. Ceux que les oppositions demandaient, j'en prends un supplémentaire et il doit être entendu par chacun, y compris mesdames et messieurs les députés, par nos prêteurs sur les marchés financiers. Je n'endsai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier. Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire. Mesdames et messieurs, les parlementaires, je veux être encore plus précis. Suspendre doit être une opportunité.
Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière, elle est partie intégrante de notre contrat social et ce contrat a besoin lui aussi d'une refondation, d'innovation, de rupture. Ce gouvernement est prêt à renforcer le parit, à faire confiance à la démocratie sociale. Une fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin. Je propose dans les prochaines semaines d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux. Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle.
Elle se posera la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite. Certains veulent les systèmes par point, d'autres par capitalisation. D'autres veulent abandonner toute référence d'âge, mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime. Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite. C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens. Le gouvernement y est prêt. J'ai confiance dans la démocratie sociale, confiance dans la démocratie parlementaire.
Si la conférence conclut, le gouvernement transposera l'accord dans la loi et le parlement décidera. Sinon, il appartiendra au candidat à l'élection présidentielle de faire leur propositions et aux Français de les trancher. Elle pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain. Mais il y a aussi des urgences. J'ai inscrit comme si était engagé mon prédécesseur dans le budget de la sécurité sociale une amélioration concernant les retraites des femmes. Là aussi, je pense que c'est consensuel, inutile d'attendre.
La conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux comme l'attractivité de certains métiers indispensable, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues. Voilà une discussion qui était bloquée depuis 23 ans. Paradoxalement, la rupture c'est de conclure. Là encore, le gouvernement proposera "Nous débattrons, vous voterez." Je le dis 110 tours. Suspendre, ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculé. Si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer, la cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La division, elle a un coup, chacun doit l'assumer.
Mesdames et messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée. Partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux. partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales, pas pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un, mais pour être efficace au service des Français. On le dit souvent, on le fait rarement, déjà avec une urgence sensible la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie. La fin des accords de Numéa a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou. L'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation. Il doit être transcrit dans la Constitution.
Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année afin que les Calédoniens puisse être consultés au printemps 2026. C'est une urgence. Mais ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part. La question des outresemes se pose aussi avec la même urgence. Un projet de loi concernant la vie chère est prêt. Il ne faut pas attendre. Certains territoires comme aux Antilles et en Guyan réfléchissent à leur avenir institutionnel. Nous devons les accompagner. Un projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de 2 années de discussion, lui aussi est prêt. Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole.
Là aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront. Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain. Je proposerai donc en décembre un projet de loi pour renforcer le pouvoir local, un nouvel acte de décentralisation. Lui seul permettra de réformer l'État de manière globale et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics. Qu'est-ce que l'on attend de l'État ? C'est la question centrale. La police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales. Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter.
L'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer. Pour le reste, quel doit être le niveau de décision locale ? Qui est responsable de quoi ? Je proposerai un principe simple, celui de de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu. Il ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés y compris normative. C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises.
Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les 3 mois ? vous dites que cela prendra du temps, c'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus. Et jusqu'à quand ? Au plus tôt dans 2 ans après l'élection présidentielle, nous n'attendrons pas. Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres. Le gouvernement en proposera. Nous débattrons. Vous voterez. Mesdames et messieurs les députés, ne pas attendre. Il y a urgence. Urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget. Urgence pour renforcer le dialogue social.
Urgence avant les élection municipal de mieux répartir les compétences et réformer l'état. Si les débats de cette assemblée débutent cette semaine, cela permettra via les discussions budgétaires de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé pour défendre l'environnement, la sécurité pour la loi de programmation militaire. Il y a des urgences, il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien, pour le statut de l'élu. Des discussions sensibles doivent se poursuivre notamment sur la fin de vie.
Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme pour l'égalité entre les femmes et les hommes. La soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité, pour la justice et le respect de la loi doit être entendu sur chaque banc de cette assemblée. Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme, pose un défi imminent qui ne peut être nié. J'y reviendrai. Les ministres y reviendront à condition d'osé discuter, agir, avancer. Tout cela nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise.
Désormais, cela dépend de vous. Je sais, je n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale collectant chaque domaine d'intervention de l'État, citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail, leur famille, leur village ou leur ville. Que personne ne se sente oublié. Je pense sinon à tout. Je n'en ai pas la prétention, en tout cas à toutes et à tous. Cela est facile. Il me suffit de me sentir utile à mon pays et je vous le dis avec toute ma conviction. Avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les amis de la France.
qui parmi les Français se sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fond et les questions d'urgence à plus tard. Je ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu. Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entend mener sur les sujets fondamentaux. Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France. Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie, de transition écologique, d'éducation, du numérique. Sur tout cela, nous ferons des propositions, nous débattrons et à la fin vous voterez.
Je ne vous ai pas présenté un programme à long terme. C'est un gouvernement de mission. L'urgence est de redonner son sens à la politique, de redonner confiance en la politique, de respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord de travailler ensemble sans rien ren de leur conviction. C'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde et même dans tous les conseils municipaux de France. Osons, il suffit de faire un pas. C'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
Allez, un peu plus de 30 minutes pour la déclaration de politique générale du Premier ministre. Sébastien Lecornu applaudit. On a surveillé évidemment les mots du premier ministre sur la question de la réforme des retraites. Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 jusqu'en 2027. Il semble donc que la demande des socialistes soit bien acceptée par le Premier ministre. On le sait, les socialistes seront les derniers à s'exprimer, mais on a vu sur les bons socialistes des applaudissements quand le Premier ministre a prononcé cette phrase.
Il a aussi dit à plusieurs reprises, le gouvernement proposera "Nous débattrons, vous voterez façon pour lui dire que c'est le Parlement qui a le dernier mot maintenant. Les différents groupes vont succéder à la tribune pour donner l'opposition. Laurent Voquier droite républicaine. En tout dernier, ce sera les socialistes. Suivez ça sur LCP évidemment, mais on retient donc cette annonce sur la suspension de la réforme des retraites proposée au Parlement dès cet automne. C'est l'annonce qu'a fait le premier ministre Sébastien Lecornu à la tribune.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le Premier ministre, vous prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la 5e République. Au cours des 10 derniers jours, la politique française a donné le pire des spectacles. Une image terrible. Oui, mais ayez juste messieurs et mesdames l'élémentaire lucidité consistant à vous dire que vous y avez tous contribué, que chacun a contribué à cette situation lamentable dans laquelle la politique française s'est abîmée. Ceux qui ont joué avec la censure et qui visiblement ont plus de mal à faire leur autocritique.
qui ont la volonté de tout faire tomber parce qu'ils y voi leurs intérêts. Et ceux, oui, reconnaissons-le, qui veulent que rien ne change alors que les Français aspirent à plus de rupture. Et vos rires sarcastiques sont l'illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions. Les Français regardent cela. Ils regardent tout le monde. Il le regardent avec un mélange d'écœurement. Il le regarde aussi avec de la colère. et il le regarde plus que tout.
non et vous feriez bien de l'entendre, vous qui traitez cela avec tant de légèreté, avec une profonde inquiétude et ne vous y trompez pas, il juge avec sévérité ceux qui jouent avec cette inquiétude parce que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire parce que cela renvoie à la période que nous avons connu sous la 3e République où à la fin du 19e siècle, les gouvernements duraient à peine quelques semaines et certains ici semble s'en réjouir parce que cela renvoie à une période au moment de la guerre d'Algérie où les gouvernements n'étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos.
Mais au moins, vous qui semblez si imperméable à cette inquiétude des Français, à l'époque la France pouvait compter sur une économie solide. À l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère qui protégeait ses compatriotes. Aujourd'hui, notre nation fait face à une triple crise. Une crise politique, certains ici la nourrissent. Une crise économique, certains ici n'y semblent pas sensibles. Et une crise géopolitique au moment où notre nation danse au-dessus du volcan.
Aucun d'entre nous, je l'espère, aucun d'entre nous sincèrement ne peut s'en réjouir et chacun d'entre nous, j'en suis sûr, queles que soient les différences politiques qui sont les nôtres, aspirent à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général et il est urgent de tourner cette page catastrophique pour la politique française et cela suppose un certain effort, un certain effort de chacun. Est-ce qu'il y a de fortes différences politiques entre nous ? C'est une évidence. Est-ce que nous sommes tous convaincu que l'élection présidentielle dans nos institutions est la seule qui soit fondatrice ? Évidemment.
Est-ce que ce moment de confrontation entre les visions politiques des uns et des autres viendra ? Tout le monde le sait. Mais entre-temps, il y a une question qui nous est posée. Est-ce que nous voulons tout détruire ? Où est-ce que nous sommes capables de faire des efforts les uns vers les autres ? 1 an. 1 an. Juste 1 an. 1 an avant qu'il y ait la campagne présidentielle. 1 an avant ce débat décisif sur les causes de notre impuissance et les moyens d'en sortir. Et entre-temps juste faire cet effort minimal. qui consiste à trouver des compromis plutôt que de s'écharper, qui consiste juste tout simplement à discuter plutôt que de parier sur une éème élection par défaut.
Que chaque injuste soit capable de ce petit effort agir pour le moindre mal dans cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter. Et les Français, chers collègues, c'est cette lucidité que les Français attendent de nous. Ils nous disent "Entendez-vous." Ils nous disent discutez. Ils nous disent trouver des solutions et j'en suis convaincu. Il juge avec sévérité ceux qui nourrissent le chaos. Et je le regrette, ceux qui nous écoutent ne l'entendent pas.
Mais au moment où je parle, vous avez dans cet hémicycle sur les deux bouts ceux qui ne sont que capables de hurler, qui sont incapables d'écouter et qui sont incapables juste de se respecter et qui continuent à nourrir cette image lamentable de la politique française. Monsieur le Premier ministre, c'est la condition pour que votre gouvernement puisse agir. Oui, l'Assemblée nationale est divisée, mais cela n'empêche pas d'avancer. La France l'a réussi par le passé et bien des démocraties autour de nous y parviennent. Dans un climat de division politique, trouver des équilibres, ne pas prétendre tout faire pour se concentrer sur l'essentiel.
ce que vous avez rappelé, monsieur le premier ministre dans votre discours. Les gouvernements d'Antoine Pinet pour la restauration de l'équilibre budgétaire, cher Michel, y était parvenu. Celui de Pierre Mindz France avec la fin des guerres coloniales y était parvenu. Le pays à l'époque avait su avancer en dépit de son instabilité politique et nous sommes convaincus avec les députés de la droite républicaine que c'est aujourd'hui notre responsabilité. C'est la position de notre groupe, monsieur le premier ministre, qui n'a pas changé depuis la dissolution. Refuser d'abord, je l'assume et quand je les écoute dans cet hémicycle, ma détermination n'est que plus forte.
refuser d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre République. Et notre deuxième priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée et nous nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Cette position, nous l'avons défini collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministre. Cette position des députés de la droite républicaine n'a pas varié. La France a besoin d'un minimum de stabilité.
La France a besoin d'un gouvernement. La France a besoin d'un budget. Et pour ceux qui ici ne comprennent rien, notre priorité pour les semaines à venir sera simple. Il faut donner un budget à la France parce que si nous continuons comme cela, il n'y aura pas de budget pour protéger les Français. Et il faut dire les choses. Priver la France de budget, c'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget, c'est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget, c'est le poison de l'incertitude. Les Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets. Les entreprises n'investissent plus parce qu'elles sont inquiètes.
Et vous feriez bien d'écouter les commerçants et les artisans de ce pays qui nous disent tous : "La situation n'a jamais été aussi difficile à cause de l'instabilité politique que certains nourrissent ici. Priver la France de budget, c'est geler les moyens dédiés à l'hôpital. C'est geler les moyens dédiés à la santé et c'est même monsieur le premier ministre geler les moyens consacré à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide. Et monsieur le premier ministre, je me permets de rappeler ici une évidence parce que les débats de ces derniers jours ont tourné le dos au bon sens. Monsieur Tangi, s'il vous plaît.
Le sujet, il y a un peu de tension dans l'hémissi que ceux qui nous écoutent ne voient pas parce que certains se comportent n'importe comment. Voilà, c'est un peu regrettable mais ça me permet de l'expliquer à ceux qui nous écoutent. Monsieur le Premier ministre, je me permets donc de rappeler ici une évidence. Le sujet n'est pas d'augmenter les impôts dans un pays qui a le record de la fiscalité au monde. Le sujet, c'est de les baisser. Le sujet n'est pas d'augmenter la dépense dans un pays qui a le record de la dépense publique au monde. Le sujet, c'est de baisser la dépense. Et pour que les choses soient très claires, ce n'est pas au Français qui travaillent.
Ça n'est pas la France qui a travaillé toute sa vie de faire des efforts. C'est à l'État de faire des efforts en luttant contre la bureaucratie administrative et la dépense improductive. Et vous avez su envoyer des signaux, des premiers signaux symboliques et il faudra aller plus loin. Vous connaissez nos convictions. Il faut supprimer toutes ces agences qui coûtent temps et qui ne servent à rien. Vous connaissez nos convictions. Il faut arrêter la politique des chèqus gouvernementaux. Et vous connaissez nos convictions, il faut remettre de la bonne gestion dans nos services publics en faisant confiance aux acteurs de terrain au lieu de tout rendre si compliqué.
Et c'est possible dans un certain nombre de nos collectivités locales en Auverne Ronal, nous avons baissé de 15 % les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe. Baisser la dépense, ce sera le combat de la droite républicaine dans ce débat budgétaire. Nous ne laisserons pas la gauche et la France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays et nous investirons le but débat budgétaire pour faire valoir nos convictions et nos propositions. Les aspirations des Français, monsieur le Premier ministre, sont au fond beaucoup plus simples que ne le sont les fractures politiques dans cet hémicycle.
revaloriser le travail, rétablir l'ordre, arrêter l'immigration incontrôlée. Et je voudrais ici revenir sur ce débat fondamental pour les députés de la droite républicaine. Arrêter l'assistana et revaloriser le travail. La plus grande injustice en France, c'est que le travail ne paye pas. Quand un employeur veut augmenter de 100 € un salarié au SMIC, il doit mettre 500 € sur la table. Quand un salarié touche 4000 € de salaire 3000 € de salaire brut, son employeur doit payer 4000 € et à l'arrivée, il ne touche que 2200 € déduit des taxes et des charges.
Et dans le même temps, ce qu'on dit trop peu souvent, c'est qu'un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 € d'aide sociale nette, d'impôts et de charge. Et bien mes amis, il faut le dire, ça n'est pas juste. n'est pas juste parce qu'aucune société ne peut tenir sans ce ciment de justice élémentaire la récompense du travail, la récompense de l'effort et la récompense du mérite. Cela a toujours été notre combat avec les députés de la droite républicaine. Gardez le social, arrêtez l'assistana, revaloriser le travail.
Et notre engagement, monsieur le Premier ministre, et il sera fondamental que la droite républicaine soit écoutée, ce sera d'une part l'instauration d'une allocation sociale unique permettant de plafonner les aides sociales à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne pas plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler, c'est la justice. Et le deuxième combat de la droite républicaine sera pour qu'il y ait un signal pour cette France qui travaille avec la défiscalisation des heures supplémentaires, zéro impôts et zéro charges pour que l'on sorte de ce qui est si décourageant pour ceux qui se donnent du mal. Travailler pour payer plus et pour perdre des aides.
Enfin, monsieur le premier ministre, et vous l'avez dit, il faut évidemment s'attaquer à l'ultraviolence et à l'immigration hors de contrôle. Cela suppose de réarmer notre droit en face de chaque sanction. en face de chaque infraction une sanction. Rétablir l'autorité de la loi, rétablir l'autorité de la frontière, rétablir l'autorité de notre mode de vie. C'est cette politique qu' ont engagé aussi bien les socio-démocrates danois que la droite italienne 7 attendue par les Français. Sur ces sujets prioritaires, monsieur le Premier ministre, vous nous trouverez à vos côtés.
Et ensuite ensuite viendra le débat présidentiel, celui qui permettra d'enclencher enfin la profonde reconstruction de notre pays. Et notre conviction est que la France a besoin d'un redressement de droite, clairement de droite avec un objectif sortir du régime de l'impuissance de notre 5e République aujourd'hui dénaturée dont il faut retrouver l'esprit et l'efficacité des origines. Ce qui menace notre pays, c'est de glisser toujours plus vite sur la pente de la décadence. Pour surmonter une crise de régime dans notre histoire, notre pays n'a toujours suivi que deux chemins. Deux chemins et pas d'autres. Le premier, c'est la tentation de tout renverser.
Nous l'avons parfois suivi dans notre histoire et nous savons dans quel tourment la passion de la destruction a souvent condamner l'avenir de la France. L'autre chemin, c'est celui dessiné par le général de Gaulle en 1958. Lui qui avait compris que la volonté de tout détruire était avant tout un aveu de résignation. lui qui avait compris que le courage consiste à tout rebâtir et non pas à tout détruire, que le pire des dangers le désordre, ce qu'il appelait la Chianlie dans un pays où la guerre civile est toujours une menace. Comme le résumait George Pompidou, rebâtir en sachant ce qu'on veut rebâtir et ce qui en vaut la peine.
Changer ce qu'il faut pour préserver ce qui vaut, c'est ce changement qu'il faudra préparer avec tous ceux qui auront alors à cœur le sursaut français. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Vquier. Voilà donc pour le patron des députés de la droite républicaine qui était revenu en début de son discours sur voilà cette séquence politique assez troublée. Je vous rappelle qu'on suit ensemble sur LCP la déclaration de politique générale du premier ministre Sébastien Lecornu. Il a annoncé dans son discours une suspension de la réforme des retraites jusqu'à 2027. C'était la condition pour que les socialistes ne déposent pas de motion de censure.
On va écouter à présent les écologistes. Cyel Châtelin, leur patronne est à la tribun. Monsieur le Premier ministre, vous avez déjà réussi une chose, c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022 et vous avez dit avoir fait un discours inhabituel. Permettez-moi de faire une réponse qui le sera tout autant, c'est-à-dire de ne pas m'en tenir à ce que j'avais écrit mais de vous répondre directement.
Peut-être déjà pour commencer dire que la première réaction en vous entendant parler d'innovation démocratique lorsque le parlement vote et qu'il est respecté et bien je me dis combien nous étions nous habitués à avoir une démocratie malmenée quand le simple respect du vote est devenu une innovation démocratique. La seconde chose, nous avons toujours eu un échange que vous avez souhaité être sur le contenu des politiques publiques et donc c'est par cela que je commencerai. Vous avez fait le choix et je le comprends de ne pas embraser tous les sujets.
Mais l'écologiste que je suis ne peut être qu'inquiète de ne pas avoir vu la question environnementale, la question de la biodiversité au cœur des priorités. Si monsieur le premier ministre, vous savez combien cela impacte au quotidien les vagues de chaleur et les morts que cela entraîne, les inondations qu'on suit nombre de nos concitoyens. Aujourd'hui, ne pas agir de manière ferme contre le réchauffement climatique, c'est laissé aujourd'hui c'est pardon, c'est laisser prospérer ces calamités environnementales. Et donc oui, cela est un regret.
La deuxième chose, c'est je veux dire mon inquiétude car il y a aussi tout ce que vous n'avez pas dit pour ne pas froisser et notamment des partenairire qui sont peu fiables. Quand j'entends Laurent Voquy à cette tribune utiliser des mots extrêmement durs et inacceptables sur les questions d'immigration, je me dis à la fin où est-ce que où est-ce qu'ils vont vous mener, monsieur le Premier ministre, est-ce que comme vos prédécesseurs, vous céderez sur les questions d'immigration à vos partenaires des Républicains ?
Oui, il y a une inquiétude profonde quand on voit l'extrême droite monter dans notre pays que d'imaginer un gouvernement qui est en partenariat avec un parti dont le chef de ce parti dit "La différence entre la droite et l'extrême droite, c'est la même chose qu' pensée et l'arrière-pensée." Monsieur le Premier ministre, allez-vous laisser entraîner sur ces questions d'état de droit par vos partenaires ? Enfin, vous l'avez dit, l'Assemblée demandait plusieurs choses pour les écologistes. Il y avait le sujet environnemental. nous n'aurons pas une réponse. Puis il y avait les questions de justice sociale.
Tout d'abord et bien je vais commencer par la question des retraites, celle qui était tant attendu, monsieur le Premier ministre. Il faut quand même rappeler ce dont nous parlons. Nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 493 que Michel Barnier alors premier ministre a maintenu coûte que coûte. Que vos collègues aujourd'hui vos soutiens ont fait ont refusé d'abroger par leur obstruction parlementaire. Il s'est aussi servi d'Alibi à maintenir François Baou et son conclave et finalement c'est aujourd'hui un élément de marchandage pour maintenir votre gouvernement. La réforme des retraites est une faute originelle.
Elle devient aujourd'hui, j'avoue avec étonnement, l'assurance vie des macronistes. Alors, je vais être extrêmement clair. Si notre assemblée peut voter, nous voterons la suspension des retraites. Car oui, il vaut mieux l'empêcher de se dérouler pendant un an et demi que de ne pas l'empêcher du tout. Et ce vote peut être une première étape de l'abrogation puisque oui, il y aura quelque chose à dire pendant la présidentielle, c'est que si nous ne voulons pas qu'au 1er janvier 2028 cette réforme elle reprenne, si nous voulons un vote qui la broge, si nous voulons un vote qui la suspend réellement, ça sera un président de gauche et écologiste qui le fera.
Mais je ne peux que constater qu'une partie des méfets de la réforme a déjà été appliquée depuis 15 jours. L'âge de départ a été porté à 62 ans et 9 mois, la durée d'annuité, donc de cotisation à 170 trimestres et que à l'inverse le vote que nous aurons ne la suspendra que pour un an et demi et que s'il n'y a pas de nouveaux votes après les présidentiels, elle reprendra son cours extrêmement néfaste. Donc ça c'est une première chose pour nous. C'est une suspension mais une petite suspension. Voilà, sur une réforme qui n'avait pas de socle de socle politique, c'est insuffisant. La deuxième chose, c'est l'obstination que vous avez sur la question des ultra riches.
J'entendais là encore vos partenaires parler de justice. Mais où est la justice ? Aujourd'hui, nous avons des dynasties qui font des produits des profits outrageux et qui les soustrait à l'impôt. Je parle des familles Arnaud, des Hermes des vertes meilleurs, des bétancours et des Saadés dont le patrimoine boursier a progressé de 400 % en 6 ans. 400 % pendant que les gens n'arrivent pas à vivre de leur salaire. Les voilà qui s'engressent et voilà un projet de budget bien faible sur cette questionlà. Et oui, cela me tient au trip parce que monsieur le premier ministre, vous avez dit respecter cette assemblée.
Et bien dans cette assemblée, la taxe Okman, elle a été voté grâce à mes collègues Clémentinotin et Evassas. La taxe Zukman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros, remettre un peu de justice et d'équilibre, refaire contribuer au pot commun ultra riches, et bien celle-ci n'est pas dans le budget. À la place, nous avons une taxe sur les holdings financières pleines de trous qui ne permettra pas de taxer 95 % de ce patrimoine des ultra riches. Alors, vous allez continuer à sans aucun doute la politique de l'offre qui coûte bien cher, des milliards d'euros distribués aux entreprises sans aucune contrepartie qui cherchent qui vont dans les profits et non dans les emplois.
Moi, je veux prendre deux exemples pour vous expliquer que cette politique de l'offre qui aujourd'hui a dilapidé de l'argent, qui a été menée depuis notamment 2017, qui a été défendu coûte que coûte par le président de la République, n'a rien amené. Premier exemple Sanofi, 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche. Carrefour a bénéficié d'un allègement de cotisation d' 1 milliard et demi d'euros et dans le même temps, ces ces effectifs en France sont passés de 112000 à 75000 salariés. Voilà, beaucoup d'argent dépensé et bien peu d'emproit créé. Aujourd'hui, cette politique là, vous allez la continuer.
Elle a creusé des déficits et c'est les Français qui vont payer. Et ce que vous n'avez pas dit dans votre discours de politique générale, c'est ce que c'est ce qu'il y a aujourd'hui dans les projets de budget que vous avez présentés. C'est par exemple le gel des prestations sociales notamment des pensions de retraite. C'est la sous-indexation des retraites de 04 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030 2030 bien après la suspension de la réforme des retraites. La durée la limitée la durée des prescriptions initiales d'arrêt maladie, l'augmentation des franchises médicales.
Car ce que vous ne dites pas, monsieur le premier ministre et si vous êtes prêt à discuter de tout, vous avez quand même réaffirmé une trajectoire extrêmement claire, celle de l'austérité. que vous cachez derrière maîtrise des dépenses publiques, le refus d'augmenter les infos pour les plus riches et que vous parlez de la fameuse réforme de l'État, ça veut dire de nouveau enlever des professeurs et des médecins. Voilà la réalité derrière votre neuve langue macroniste. Enin, monsieur le premier ministre, il y a les questions de fond et il y a les questions démocratiques. Nous avons eu au sein du groupe écologiste et social des débats.
Il n'y avait pas de vote évident sur la question de la censure. Vous l'avez vu, nous sommes profondément opposés aux orientations de votre gouvernement. Mais comme vous l'avez dit, nous devons dans une assemblée savoir travailler ensemble tout en étant opposé. Et pourtant, le groupe écologiste et social ira à la censure. Oui, parce que nous sommes opposés à votre politique mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accarement du pouvoir par Emmanuel Macron. Monsieur le Premier ministre, vous devez reconnaître aujourd'hui, regardez autour de vous, il est bien loin le temps où il y avait 3 361 sièges occupés par des soutiens du président de la République.
Aujourd'hui, vous avez finalement deux groupes qui sont en soutien du président de la République et qui sont largement affaiblis en nombre de parlementaires. Vous avez le groupe Horizon qui est certes dans votre majorité mais demande une présidentielle anticipée et donc le départ d'un président détesté. Et vous avez enfin les Républicains qui vous ont forcé par un tweet de leur chef à démissionner, mais vraiment pouvez-vous compter dessus ? Vous avez un socle parlementaire fragile, en décomposition, affaiblie et minoritaire.
En d'autres termes, vous avez réussi une seule chose, c'est sans doute de nommer à votre gouvernement des visages jusqu'à inconnu, laissant l'espoir que, comme vous l'avez dit, il serait détaché des partis. Mais finalement, ce n'est pas un gouvernement détaché des partis que vous avez constitué, mais un gouvernement subordonné à une à Emmanuel Macron. Parce que voilà, derrière la façade, ce sont les exseillers présidentiels, des fidèles de Jean-Michel Blanqueur, un ancien secrétaire d'État auprès de Christophe Castanur et de nombreux fidèles du président de la République qui constitue votre gouvernement.
Alors voilà, nous nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer car cela a un prix et un prix qui est élevé. C'est celui de l'affaiblissement du fondement le plus précieux de notre République, la confiance des citoyens envers celles et ceux qu'ils les ont élus pour les représenter. Cette confiance, vous le sentez, elle s'affaiblit, elle est en train de presque de disparaître parce qu'à force, il y a les mots et il y a les actes. Et sur cette question de confiance, alors certes, vous n'étiez pas premier ministre, mais il y a des précédents avant vous, je n'ai plus le temps d'y revenir.
La dernière chose que je voudrais dire puisque quand on suis pas ses notes forcément le temps court c'est vous êtes gauliste. Et bien voilà, vous m'avez cité le discours de Bailleux, je suis donc allé le lire monsieur le premier ministre. Il y avait cette phrase du général de Gaulle : "Le trouble dans l'État pour conséquence inéluttable la désaffection des citoyens à l'égard des institutions. Il suffit alors d'une occasion pour faire apparaître la menace de la dictature. Nous n'en sommes pas là mais aujourd'hui le trouble de l'État c'est vous. C'est le refus d'Emmanuel Macron de lâcher les reines d'un pouvoir. C'est l'imposition de la volonté d'une minorité à la majorité du peuple français.
Et à un moment où nous faisons face à une l'international réactionnaire, nous ne pouvons pas accepter même sous des formes mondaine, même avec un discours bien posé, un incaporement du pouvoir. C'est la décision du peuple qui doit toujours primer. Merci beaucoup madame la présidente Châin. Voilà pour Cyriel Chaelin, présidente du groupe écologiste et social qui a réaffirmé ce que son groupe se dirigeait vers la censure. Je vous rappelle que nous suivons ensemble sur LCP la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu. Le premier ministre s'est exprimé 30 minutes environ. C'est à présent au groupe parlementaire de lui répondre.
On attend évidemment la réponse des socialistes, mais on écoute tout d'abord Marc Fen des démocrates. Nous sommes ici par la seule volonté des Français. Ils ont voté il y a un an seulement. Et cette assemblée nationale est issue de leur vote qui lui est souverain. Ils ne l'ont pas fait contre leur gré ou à la légère. Ils l'ont fait en pleine conscience comme en témoigne le taux de participation inégalé depuis des décennies lors de ces élections. Ils l'ont fait pour envoyer deux messages que cela plaise ou non à certains ici.
Ils ont d'abord dit "Nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir et ils ont dit aussi vous avez tous ces choix à nous convaincre ceux qui sont en place depuis 2017 comme ceux qui aspirent à gouverner. et ils nous ont donc dit entendez-vous pour faire mieux. Alors évidemment ça ne satisfait personne mais ça s'impose à nous tous et j'entends ceux qui réclament la longueur de tribune de faire revoter les Français espérant à chaque fois que ce vote leur soit favorable et s'il leur déplaît continueront de le remettre en cause. Et voici qu'à son tour le Rassemblement national joint ses voix à celle de la France insoumise dans une forme de réflexe pavlovien.
sautant sur leur fauteuil comme des cabris. Censure, censure, censure comme seule réponse au mots du pays. Abandonnant la stratégie abandonnant la stratégie de la cravate. Pour celle de la cravache. Ils dévoilent ainsi leur vrais visage et deviennent les mêmes agents d'instabilité que leurs collègues insoumis. les élections mais le vote n'est pas une loterie et on ne continue pas à jouer jusqu'à espérer gagner parce que ça n'est pas un jeu et respecter le vote cela porte un nom et je sais que nous sommes nombreux et majoritaires à chérir ce nom et ce mot c'est celui de démocratie.
Si l'on veut que notre assemblée soit respectée des Français, il faut les respecter dans leur vote car nous sommes condamnés à nous entendre plutôt qu'à nous opposer. Et je dois avouer qu'il y a pire cadation tout de même que savoir que celle d'avoir à chercher des compromis. N'en déplaise à ceux qui veulent le chaos et le conflit. C'est la manière dont fonctionne toutes les grandes démocraties. Et j'ai été heureux déjà d'entendre des voix à gauche et à droite, plaidant désormais pour le compromis et abandonnant leur ligne rouge. Comme nous le demandions depuis des années, on a donc jamais tort d'avoir raison trop tôt.
Et ce n'est pas parce que les Français ont constitué cette assemblée fragmentée qui nous invite par nos attitudes et nos décisions à nous fracturer plus encore. Je crois au contraire qu'il nous demande de trouver un point d'équilibre et une forme de stabilité. Une assemblée qui se respecte et qui est respectée, c'est aussi une assemblée qui respecte le pluralisme. Nous l'avons toujours défendu. Il n'y a pas de députés de seconde zone ou de seconde classe. C'est donc égalité des droits, mais c'est aussi égalité des devoirs. C'est-à-dire que quand on est dans l'opposition, on n'est pas condamné à l'irresponsabilité pathologique.
Dans la série des devoirs, il y a aussi quand on fait la loi celui de respecter la Constitution et singulièrement au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40, sauf à s'exposer à une censure quasi automatique puis à venir se répandre sur la prétendue République des juges. On ne teste pas la Constitution, on la respecte, on ne la choisit pas, la découpe, on l'accepte sur les lois qui traite de sécurité, de liberté publique comme sur les lois de finances. Et c'est dans ce cadre celui du budget que le premier ministre a indiqué faire le choix de ne pas recourir à l'article 493 de la Constitution. C'était une demande d'un certain nombre de groupes notamment à gauche.
Nous n'y étions pas pour notre part favorable sur la question du budget mais par esprit de compromis, monsieur le premier ministre, nous n'en avons pas fait une ligne rouge. Et donc 149 alinéa 3, la liberté des parlementaires, vous l'avez rappelé, est immense mais leur responsabilité doit l'être tout autant. Et je mets en garde sur l'exercice d'une liberté qui ne s'accompagnerait pas d'un esprit de responsabilité.
Jusqu'alors on s'accommodait, reconnaissons-le, assez facilement du 493 tant il permettait de dire n'importe quoi, de faire n'importe quoi, de ne rien assumer et de pouvoir se parer de la vertu de certaines victoires avec amendement des magogues en sachant que le gouvernement assumerait lui de ne pas les garder. 1493, personne ne pourra se défausser. Tout le monde devra assumer. Les démagogues et populistes de cette assemblée vont s'en donner à Corgeois, je vous le promets. Et nous, démocrates, vous nous trouverez et j'espère que nous serons nombreux sur ce chemin, sur le chemin de la responsabilité.
Et vous, monsieur le premier ministre, vous l'avez d'ailleurs rappelé, vous aurez ici une responsabilité particulière avec votre gouvernement car vous aurez pour mission avec le gouvernement de permettre l'émergence de compromis et de faire respecter ses compromis dans la navette parlementaire. Il faudra une majorité de députés de gauche, de droite et du centre dans cet hémicycle pour ne pas laisser libre cours à une folie budgétaire qui rendrait infiné le budget invotable et nous livrerait pieds et points liés au marché. Souvenez-vous de l'astrust en Grande-Bretagne, ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique et je ne souhaite pas cette humiliation pour mon pays.
Sans sursaut donc de notre part pour adopter un budget avant le 31 décembre, c'est l'impuissance généralisée qui nous guettet. Cette assemblée veut défendre les services publics, nous aussi. Alors, nous avons la responsabilité de nous entendre et de leur trouver un financement et un budget pour éviter de les paralyser comme l'an dernier. Cette assemblée considère que les entreprises sont vitales pour l'emploi et que les associations sont vitales pour la cohésion sociale. Alors, nous avons la responsabilité de leur donner de la visibilité sur le cadre dans lequel elles vont évoluer. Cette assemblée veut défendre les collectivités locales.
Alors, nous avons la responsabilité là aussi de nous entendre et de leur donner des assurances pour qu'elles puissent voter leur budget et investir dans les prochaines semaines. Cette assemblée veut améliorer le pouvoir d'achat des Français. Alors, nous avons la responsabilité de nous entendre pour réduire les incertitudes, faire baisser les taux d'intérêt et réduire le poids des contributions sociales sur le seul travail. Car depuis plus d'un an, l'instabilité a une conséquence directe sur les Français. D'abord, des familles ne peuvent pas concrétiser l'achat d'une maison, des entrepreneurs ne peuvent pas investir et donc créer des emplois.
Sans parler des doutes dans les esprits de nos partenaires européens et mondiaux et des appétits prédateurs de ceux qui pensent pouvoir en tirer profit et qui jouent la déstabilisation et l'ingérance. Vous l'avez rappelé, monsieur le premier ministre, cette instabilité sert les ennemis de la France et ils ont manifestement des complices jusque dans cet hémicycle. cette instabilité cette instabilité et incapacité à nous entendre à un coût. La seule hausse du taux d'intérêt depuis 1 d'un an, c'est une facture de 8 milliards d'euros au bout de 2 20 milliards la 5e année.
Rendez-vous compte les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis en aggravant à chaque fois la situation budgétaire. Chacun de ces épisodes nous contraint à devoir faire des choix encore plus difficiles à chaque fois, nourrissant à leur tour le populisme et l'instabilité politique. Des élections anticipées, qu'elles soient législatives ou présidentielles, loin de mettre un terme à ce cercle vicieux ne ferait que le rencer. Nous devons dès maintenant, pas dans 6 mois, pas dans 18, donner une perspective à la France et je crois, monsieur le Premier ministre, que nous en avons les moyens.
C'est pourquoi dans mon groupe, nous croyons que c'est le moment du ressaisissement parce que pendant ce temps-là, je t'intends il y avait une expression à l'ouest rien de nouveau. À l'est et à l'ouest tout est nouveau. Le monde avance, nos compétiteurs ne nous attendent pas. Eux ils se réforment, eux ils cherchent du consensus et eux ils se préparent y compris au pire. C'est donc le moment de démontrer les vertus d'un parement fort et libre. Oui, c'est le moment de dire aux français que le compromis c'est aussi et au vu du contexte, j'ai envie de dire surtout reconnaître ces désaccord et savoir les dépasser. Personne n'a à renier ses convictions, mais tout le monde doit faire un pas.
Notre enjeu est donc de trouver avec méthode les plus grands dénominateurs communs. Et puisque après la taxe Zuxman, la remise en cause de la réforme de retraite semblait être un élément central du devenir du pays et de votre gouvernement. Monsieur le premier ministre, j'en diraiis évidemment un mot ici. Au groupe les démocrates, nous ne refusons pas par principe de rouvrir ce débat. Il l'avait d'ailleurs été par François Baou printemps dernier et nous avions lors de la voloire proposée voté une clause de revoyure et nous avions demandé de mieux associer les partenaires sociaux. Un compromis est possible pour retrouver de la stabilité dans le pays mais sans travestir la réalité.
Suspendre cette réforme, c'est un paris ou un risque pour nos finances publiques. C'est un risque pour la pérennité de notre modèle social. Et nous devons aux jeunes, aux générations futures de ne pas fermer les CE sur ces risques et d'accompagner toute décision, comme vous l'avez dit, monsieur le Premier ministre, d'un esprit de responsabilité. Nous devons aux jeunes et aux Français dans leur ensemble des réponses et nous n'assumerons pas les mensonges et la facilité parce que ces mensonges-là, un jour ou l'autre, ils nous rattraperaient. Comptez sur nous pour continuer de dire la vérité et nous baser sur le réel notre seule véritable ligne rouge.
Nous voulons aussi que ce budget puisse être celui de la justice fiscale que notre groupe défend avec une forme de continuité depuis 2017. Peut-être, monsieur le premier ministre, l'année 2025 martera enfin le couronnement de nos efforts. En tout cas, je le souhaite parce qu'il n'est pas juste certes de considérer le capital utile à notre économie comme la rente qui bénéficie trop souvent des effets d'optimisation ou d'ob fiscale. On ne règle jamais, ceci étant un problème en désignant un bouquet émissaire, que ce soit les riches, les immigrés, les chômeurs, les fonctionnaires ou les retraités, même si c'est parfois attendu de ses propres électeurs.
Sachons distinguer les choses et trouvons les moyens de cibler la rente sans mérite et sans effort qui échappe encore trop souvent à l'impôt. Les plus fortunés doivent prendre leur part de l'effort. C'est une question de civisme. La justice est aussi défendre la France du travail et c'est pourquoi nous pensons effectivement qu'il est urgent de rapprocher la feuille de paye sur la feuille de pelle le salaire brut du salaire net. C'est nécessaire si nous voulons redonner du pouvoir d'achat au français. C'est essentiel si nous voulons effectivement relancer la production nationale.
Et sans évoquer tous les sujets, il en est un, vous l'avez évoqué, je m'en félicite, monsieur le premistre, qui est important et qui peut être mis en œuvre très rapidement, c'est celui de la simplification. Il faut absolument accélérer l'effort car l'empilement des normes coûte cher, très cher et tous les rapports en conviennent. C'est de la dépense publique supplémentaire sans effet sur la qualité de vie. C'est la dép c'est de la dépense privée aussi pour les ménages et les entreprises et à la fin des emplois qui disparaissent ou ne sont pas créés. Les démocrates seront forces de proposition pour le budget que vous annoncez et nous voulons et nous le ferons pour bien d'autres sujets.
Je pense à la santé dont le français eux parle tous les jours. Je pense à la réindustrialisation, à l'agriculture, à la transition énergétique, aux services publics, au logement et à l'éducation. Je crois qu'il existe dans cet hémicycle une majorité pour avancer pas à pas. Personne ne sort parfaitement satisfait ni victorieux d'un compromis. Mais si nous y mettons de la bonne volonté, si nous acceptons majoritairellement majoritairement le réel, je suis certain que la France et les Français en sortiront grandi et pour nous c'est bien cela l'essentiel. Je vous remercie. Merci beaucoup. Merci beaucoup monsieur le président Fenu.
Et vous avez entendu donc le président des députés, les démocrates. Tout le monde doit faire un pas a dit Marc Fen On va écouter maintenant Paul. Président du groupe Horizon, je vous rappelle qu'on suit ensemble la déclaration de politique générale du Premier ministre. Sébastien Lecornu s'est exprimé un peu plus de 30 minutes où il a annoncé que le gouvernement proposera au Parlement la suspension de la réforme des retraites. On écoute le président du groupe Horizon. Quelle image renvoyons-nous ! Quel triste spectacle offrons-nous du débat public ? Mes chers collègues, je vous le dis en toute franchise, nous ne sommes que de piètres comédiens qui n'amusent plus personne.
À force d'égarement puéril et de bataille stériles, notre pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la 5e République. Nous n'avons visiblement plus de boussole, plus de cap. Dans le vacarme assourdissant de notre hémicycle, plus personne ne trouve ni conviction, ni valeur, ni respect. Aucune ligne, aucun objectif commun ne semble pouvoir se dégager, pas même l'intérêt général du pays. Face à nous, les oppositions se rejoignent souvent dans la critique sans jamais proposer d'alternatives crédibles. Quand certaines promettent encore plus de dépenses, les autres voient toujours moins d'ouverture, mais toutes s'éloignent du sérieux budgétaire que réclament les Français.
Les extrêmes, malgré leur divergence, s'unissent dans leur rejet. L'alliance des contraires espère ainsi peser plus lourd dans la balance politique, accroître sa présence médiatique et amplifier son audience. Elle nous chante la douce mélodie de la vérité. Les unes exclusivement basées sur la fable, les riches sont nos ennemis. Les autres sur le compte les étrangers sont le problème. Quant aux anciens partis de gouvernement, il se vendent de négocier à partir d'un discours sans nuance. Ce sera ça ou rien. Comme si compromis rimait avec dictate. Chaque jour la liste de leurs exigences s'allonge un peu plus et bien entendu, il ne s'engage en rien, ne signent aucun accord.
Plus facile ainsi de se dérober. Par cette attitude, il nous mène collectivement droit dans le mur. La consommation des ménages est en baisse tout autant que l'investissement des entreprise. Les Français sont inquiets, en colère même et observent constiocrité. Ils s'éloignent de nous, ils ne nous comprennent plus, ils ne nous écoutent plus. Et lorsque la parole des représentants du peuple cesse de trouver écho, c'est le lien même entre la nation et ses institutions qui se fragilisent. Notre pays n'a pas besoin d'égoïsme mais de stabilité.
En responsabilité avec le groupe Horizon et indépendant, nous cherchons à bâtir depuis le début des compromis dans un hémicycle profondément divisé à l'image de notre France désormais fracturée. Le compromis politique, oui, le renoncement à nos valeurs, jamais. Je vous le dis, nous n'accepterons aucun accord où la France sortirait perdante, où l'intérêt général serait piétiné, où la stabilité économique et budgétaire serait sacrifiée. Il en va de notre crédibilité en tant que nation. L'année écoulée nous a grandement fragilisé au niveau national comme sur les scènes européennes face à des puissances étrangères qui profitent de notre faiblesse pour menacer nos intérêts et notre souveraineté.
Aussi, nous nous devons de tenir notre maison dans le respect de nos engagements internationaux alors que nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne et une dette colossale. Pour cela, il nous faut suivre notre plan de retour à l'équilibre qui passe nécessairement par une réduction importante de notre déficit dès le prochain budget. Non, la dette n'est pas un simple souci comptable comme certains voudraient nous le faire croire. Nos résultats économiques comme notre déficit public sont scrutés par nos partenaires, par nos créanciers, par nos concitoyens. Si nous ne respections pas nos engagements, les difficultés seraient très concrètes pour le quotidien des Français.
Non, le FMI n'est pas non plus à nos portes, c'est vrai. Mais qui pourrait pour autant se satisfaire d'une situation aussi catastrophique ? Qui pourrait croire qu'une telle dégradation budgétaire serait deore pour nos concitoyens ? Moi, je ne le crois pas. Chez Horizon, nous savons qu'il est possible et souhaitable de réduire les dépenses publiques et que c'est d'abord à l'État de montrer l'exemple. Dans cette perspective, la trajectoire budgétaire présentée par le gouvernement va dans le bon sens en proposant des économies conséquentes. Il poursuit l'ambition engagée l'année dernière et attendue par nos concitoyens, celle de la maîtrise de la dépense publique.
Nous sommes aujourd'hui le deuxè pays d'Europe le plus dépensier en proportion de notre PIB. Cette situation n'est plus tenable et le gouvernement semble avoir pris la mesure. Il faut, monsieur le premier ministre, continuer dans cette voie. Mobilisons notre énergie pour bâtir un budget crédible pour la France. Rien d'extraordinaire, un budget réaliste, sincère et équilibré. Et ce sera déjà beaucoup quand cet état d'esprit qui nous guide, le budget que présente aujourd'hui le gouvernement n'est pas pour nous un texte d'adhésion, mais déjà un compromis. Oui, il comporte des mesures que nous n'aurions pas proposé.
Ainsi, bien que nous restions fermement opposés à toute hausse généralisé des impôts, nous ne rejetterons pas par principe les ajustements nécessaires à la stabilité politique à partir du moment où ceci ne contrevienne pas à notre stabilité financière. Comme nous le répétons depuis des mois, aucune réforme structurelle ne pourra voir le jour dans pareil hémicycle. Faisons alors preuve d'humilité et de tempérance. Le temps n'est pas venu pour qu'un parti, quel qu'il soit puisse prétendre appliquer son programme rien que son programme. Chacun dans cet hémicycle doit faire un pas, mais entendons-nous bien, un pas en avant pour le pays et non pas en arrière.
Je sais qu'on va me dire qu'on devrait s'accorder sur la suspension de la réforme des retraites, que ce geste ouvrirait la voie à la stabilité politique tant recherché, que somme toutes, ce ne serait qu'un compromis technique comptablement supportable. Mais mes chers collègues, intérisement serait à mes yeux profondment dévastateur car la réalité est là, implacable. Nous devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps. Nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisant pour un retraité là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité.
Dans le même temps, si la durée en retraite était à l'origine de 5 ans en moyenne, elle est aujourd'hui de plus de 22 ans. Notre système de retraite par répartition ne peut pas continuer à fonctionner avec trois fois moins de cotisans pour une durée d'indemnisation quatre fois supérieure. C'est une folie. Le groupe Horizon et Indépendant est prêt à discuter d'un compromis sur les améliorations possibles d'une réforme de retraite, sur celle des femmes, sur les carrières hachées, les carrières longues ou encore la pénibilité. Mais suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique aussi symbolique qu'éphémère aux groupe socialistes est une dangereuse facilité.
Car le compromis politique ne saurait se bâtir au détriment de l'intérêt général. Une nation qui renoncerait à la rigueur de ses engagements, à la cohérence de ses choix, perdrait la confiance de ses partenaires comme celle de ses citoyens. Et puis, disons-le clairement, la gauche a choisi de faire de la suspension de la réforme des retraites son nouveau totem et j'en suis tristement persuadé, monsieur le premier ministre. D'autres lignes rouges apparaîtront demain. Nous connaissons la tendance à l'assurenchère de nos collègues. S'il s'y adonnait, il nous conduirait immanquablement à l'échec budgétaire de demain. Je l'annonce ici, nous ne voterons pas n'importe quoi.
Pour des objectifs de court terme. Nous ne rendons pas service à nos concitoyens en mettant la vérité sous le tapis. Le courage politique, c'est de dire la vérité, c'est de reconnaître que sans équilibre financier, il n'y a pas de justice sociale. Et c'est précisément cela que nous défendons, un modèle soutenable, fidèle à la promesse républicaine de solidarité entre les générations. Enfin, malgré l'urgence, la situation budgétaire ne doit pas être notre seule priorité. À des milliers de kilomètres, madame la ministre, à des milliers de kilomètres de ces demicycles, nos concitoyens nous regardent et attendent des réponses concrètes à leurs difficultés.
Je pense notamment à la Nouvelle-Calédonie. Nous devons adopter le plus rapidement possible la proposition de loi visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province pour la bonne mise en œuvre de l'accord de Bougival. Mes chers collègues, le général de Gaulle déclarait le 12 septembre 1944 les plus nobles principe du monde ne valent que par l'action. Par ces mots, il nous rappelait que les idéaux, aussi élevés soit-il, ne prennent sens que lorsqu'ils se traduisent dans des décisions et des actes. Sans action, les principes s'étiolent, les valeurs se figent.
Il est désormais temps de passer des mots aux actes, de faire ici dans cet hémicycle ce que notre devoir commande, prendre nos responsabilités car les Français n'entendront pas nos états-dâmes. La dernière chance n'est pas un hasard, c'est le moment où le courage rencontre la nécessité. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président Christophe. La parole est on a entendu Paul Christophe, président du groupe Horizon. Je vous rappelle que dans sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecnu a annoncé qu'il proposerait la suspension de la réforme des retraites. C'est une demande des socialistes, c'est une dangereuse facilité pour le président héron.
On va écouter à présent le président, c'est pas le président du groupe Lot puisque le président du groupe Lotte est à présent ministre des relations avec le Parlement. Désormais plus d'un mois que notre assemblée non plutôt que notre pays tourne au ralenti. Un mois que nous donnons aux français un spectacle pathétique qui lasse nos concitoyens avec un mix de comique de répétition et de tragédie. Le problème est que loin de nous applaudir, nos concitoyens non seulement ne rit pas, même jaune, mais pleur pleure de la déliquence de notre pays aux yeux du monde, de l'État, de nos finances publiques, de notre incapacité à trouver des compromis dans l'intérêt général.
Nous payons encore les conséquences de la désolution désastreuse de 2024. exemple s'il en est besoin, que les prises de décisions solitaires en déconnexion avec le terrain nous mènent à des situation inextricable. Monsieur le Premier ministre, votre première mission sera de vous libérer de cette tutelle présidentielle. En réalité, monsieur le Premier ministre, vous devez couper le cordon et trouver l'oxygène par vous-même en lien avec le Parlement. Notre constitution est bien faite. D'ailleurs, dans son article 20, il est clairement inscrit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. le gouvernement, votre gouvernement et non le président de la République.
Vous avez à raison parler de rupture. C'est la toute première à engager. Les autres ruptures concernent les politiques amenées. Elles ne peuvent et ne doivent pas se conduire dans le droit fil des 8 dernières années. Alors que l'urgence est à fournir un budget à notre pays, nous vous demandons la mise en œuvre rapide de mesures attendues et plébiscité par les Français. Vous le savez, notre groupe a été en pointe contre la réforme des retraites. Elle a été le premier à avoir demandé sa suspension et l'idée de réunir une conférence de financement.
Il s'agit là d'un discours impératif, démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution auraient un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension. La future élection présidentielle devra de toute manière trancher cette question. Nous saluons donc votre engagement sur le sujet. Les autres ruptures que nous attendons, monsieur le premier ministre, concerne la contribution des plus hauts patrimoines au redressement des comptes publics. Car il ne peut y avoir pour le groupe Liot de redressement sans justice fiscale et sociale. C'est la condition de l'acceptabilité des efforts financiers de la part de nos concitoyens.
De l'autre part, il n'est pas possible de présenter un budget qui ne soit que punitif. Nous défendons de longues dates au sein de notre groupe la nécessité de mettre en avant la valeur travail, de permettre aux Français de tous les Français de pouvoir travailler dans des conditions décentes. C'est à ce titre que nous proposons des allègements généraux sur les cotisations salariales pour redonner du pouvoir d'achat pour les plus bas salaires. Nous sommes convaincus que le travail doit payer plus. Il conviendra également de remettre à plat les aides publiques aux entreprises pour plus de transparence et d'efficacité et mettre bien entendu davantage à contribution les gars femmes.
Nous notons en parallèle votre ouverture sur les mesures qui sont nécessaires de lutte contre l'optimisation fiscale. Vous devrez aussi, monsieur le premier ministre, faire de nouveau confiance au corps intermédiaire qui depuis 8 ans ont été maltraités. Les syndicats, le tissu associatif et les élus locaux doivent redevenir des partenaires de confiance car qui mieux que eux saisissent les mots de notre pays. Vous avez d'ailleurs annoncé que l'un de vos premiers chantiers serait de mener une réforme au bénéfice de nos collectivités locales.
Nous vous appelons à aller vite fort sur ce sujet de la dédaincentralisation pour permettre aux élus locaux d'obtenir davantage de liberté, d'action au quotidien, l'adaptation normative, l'autonomie fiscale ainsi que la réduction des doublons facteur de meilleur usage des deniers publics. La véritable révolution pour notre pays est là : faire confiance au territoire pour se gérer eux-mêmes. Là où l'État, à force de vouloir tout gérer, finit par mal gérer. Je vous perlais d'entendre la voix des territoires, de l'hexagone bien sûr, mais aussi de la Corse et des outresem.
Pour les premiers, il s'agit bien évidemment d'aller au terme du processus de BOVA mené par les pressants gouvernements pour l'autonomie de la Corse. Nous avons entendu votre engagement clair sur le sujet. Nous attendons maintenant les actes pour les territoires ultramarins. Vous commencez clairement avec un mauvais signal. Passer d'un ministère d'État classe numéro 2 dans l'ordre protocolaire au numéro 13 est très mal perçu par les habitants et leurs représentants ici à l'assemblée. Il faudra donc mettre les bouchées doubles pour relever les immenses défis auxquels sont confrontés ces territoires.
Je pense particulièrement à Mayotte qui attend toujours la concrétisation dans le budget d'une ligne spécifique. Je répète, une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus dans une future loi de programmation et pour lequel, monsieur le Premier ministre, vous n'avez eu aucun mot. Aujourd'hui, les 25 millions qui seraient prévus sont largement insuffisant et au regard des 4 milliards qui avaient été promis, ne pas avoir abordé le sujet de ce territoire de la République meurtri et ravagé est une faute politique.
Je pense aussi à l'impérieuse nécessité d'adopter des mesures de lutte contre la vis chère de la Polynésie à la Guadeloupe et bien entendu de continuer le dialogue en Nouvelle-Calédonie. Monsieur le Premier ministre, les défis sont immenses. Notre groupe est un groupe d'indépendants à la recherche de stabilité pour notre pays, d'une politique sociale juste, d'une maîtrise de notre budget et d'un réel amour des territoires. Notre indépendante et notre ADN. le renfort des uns ou des autres au gouvernement. Non obstant leur qualité intrinsèque, voire l'amitié que nous leur portons, ne saurait engager notre groupe.
Nous demeurons pleinement un groupe situé dans l'opposition mais force de proposition. Notre démarche constructive hors du socle commun est avant tout guidée par l'intérêt général et la nécessité de trouver des compromis pour notre pays. Il est parfois compliqué de comprendre le chaos organisé au plus haut sommet de l'État, d'entendre des prises de position qui exaspèrent les Français se dédouinant de toute responsabilité dans la situation politique actuelle et pointant du doigt toutes les personnes possibles inimaginables, excepté lui-même.
Monsieur le Premier ministre, vous l'aurez compris, les mots asserbes et accusatoires depuis Charmcher ne vous facilitent pas le travail pour essayer de renouer la confiance dans cet hémicycle. C'est à l'ône de vos paroles et surtout de vos actes que notre groupe se positionnera comme nous en avons toujours eu l'habitude. Mais néanmoins, la nécessité de compromis ne doit pas enlever la nécessité d'action. Car nous cessons de le répéter, la situation est grave mais pas encore totalement désespérée. Vous avez entre vos mains l'ultime opportunité de montrer aux françaises et aux Français qu'ils ont été entendus.
Notre groupe très majoritairement ne votera pas la censure, mais nous attendons des gages et des actions concrets de votre part. Merci beaucoup, monsieur le député.
[Applaudissements]
Christophe Nagelen, député du groupe Liot qui annonce que la majorité de son groupe ne votera pas pour la censure. Le groupe Lot est un petit groupe mais ça peut se jouer à quelques voix près. Donc c'est une information importante aujourd'hui. Stéphane Peu et lui le président du groupe GDR. Ce sont les communistes ici à l'Assemblée nationale. Il va s'exprimer. Je vous rappelle qu'on débat de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu.
Mes chers collègues, vous avez euh dès votre première nomination, puisqu'il y en a eu deux, euh utiliser le terme fort de rupture mais après pour vous avoir écouté en fait de rupture, je dois vous le dire, c'est surtout de la continuité que j'ai entendu. Alors, je vais commencer par là et sortir de mon texte. J'ai entendu ce que vous avez annoncé sur la réforme des retraites. C'est une avancée. C'est même, considérons-le, potentiellement, je dis bien potentiellement une victoire pour notamment ceux qui vont pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite par rapport à ce quiétait la loi Borne.
Je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et que il comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement. Mais quand les choses viendront en débat dans l'hémicycle, ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'adienne pas. Alors, on connaît les habilités du débat parlementaire et donc nous serons extrêmement extrêmement vigilants.
Et je dois vous dire que cette première victoire que nous enregistrons aujourd'hui, on la doit surtout et je veux les saluer ici à cet instant à l'opiniatreté des syndicats et des mobilisations sociales qui ont jamais lâché l'affaire et à ceux qui ici dans cet émission non n'ont pas non plus jamais lâché l'affaire sur la réforme des retraites. Quand vous dans la majorité vous pensiez que les Français étaient passés à autre chose, nous on rappelait à quel point cette injustice marqué au fer rouge notre pays était une blessure démocratique au moins aussi importante que celle du non respect du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.
Alors pour autant, nous savons qu'en faisant cette suspension, si elle arrive, si elle est votée, si vous êtes pas contrarié par votre bloc central, vous ne voulez pas néanmoins sur la question des retraites touchées pour ce qui nous concerne à l'essentiel. C'est la réforme dans son ensemble qu'il faut abroger. C'est ce que vous demande l'immense majorité des Français. C'est la c'est la proposition d'ailleurs de résolution que notre groupe a fait adopter ici même en juin dernier. Votre déclaration de politique générale, monsieur le Premier ministre, a comme boussole celle de maintenir les privilèges de certains et d'écraser la masse des salariés, des retraités, des malades et des chômeurs.
Rien dans votre programme sur le retour de l'impôt sur la fortune, pas plus sur le contrôle ou le remboursement des aides accordées aux entreprises sans contrepartie dont le montant pharaonique de 211 milliards a été dévoilé dans le rapport de mon collègue sénateur Fabien Guayet. Vous devriez savoir, monsieur le premier ministre, que les Français sont attachés à la notion d'égalité et celle devant l'impôt étant de loin la plus sensible. Déjà en 1789, les cahiers de doléance étaient remplis de demandes de suppression des impôts injustes et mal répartis. Il en était de même des cahiers de doléance issus des revendications des gilets jaunes.
La droite dans ce pays a toujours combattu l'impôt progressif. Elle préfère les taxes qui frappent de manière aveugle les plus modestes comme les plus riches. Mais au bout du compte, la plus emblématique d'entre elles, la TVA, pèse bien plus sur le budget des salariés que sur les plus gros revenus. Quand comprendrez-vous que l'impôt doit s'adapter à la richesse ? Aujourd'hui, ce n'est plus la terre ni la production industrielle qui rapporte le plus. C'est le capital non productif. Ce sont les dividendes pharamineux, les placements dans les paradis fiscaux et les niches fiscales qui ne profitent qu'à une extrême minorité de Français.
Et vous continuez de vouloir nous faire peur en disant que si on les taxe, ils vont quitter le territoire national. Mais ils le font déjà tous les jours. Ils ferment des entreprises, ils licencient, il délocalisent au lieu de maintenir les investissements dans l'outil industriel et la recherche dans notre pays. On le sait depuis Marx, le capital n'a pas de patrie. En revanche, le salarié En revanche, le salarié, lui n'a que son salaire pour vivre. Le retraiter sa pension et le priver d'emploi son allocation. Et ce sont eux que votre projet de budget va encore pressurer. Eux et les malades qui à vous écouter devront sortir la carte bleu avant la carte vitale.
Vous restez vous restez comme vos prédécesseurs sour aux revendications du monde du travail. Vous pensez une nouvelle fois que la colère passera mais elle ne passe pas comme en témoignent d'ailleurs les fortes mobilisation syndical et ce n'est pas votre projet de budget présenté ce matin en conseil des ministres qui va calmer la colère sociale. Nous nous y découvrons avec stupeur 29 taxes et impôts supplémentaires pour les Français moyens. Mais concernant les plus riches, une petite taxe sur les holdings qui contient tellement d'exonération qu'elle ne rapportera quasiment rien. Votre projet de budget comme celui de François Berou n'est qu'un concentré de mépris de classe.
J'ajoute que chacune de vos mesures va une nouvelle fois aggraver la situation des territoires d'outre mer parce que la vie est plus cher, parce que les revenus y sont plus faibles. Vous allez une nouvelle fois aggraver la fracture sociale et amplifier les raisons d'une juste colère. Votre mépris est visible, ça a été dit par mon prédécesseur, dans la composition même de votre gouvernement, d'un ministre d'État au 2è rang protocolaire, nous passons à un ministre légué au bas des priorités de la nation. Pourtant les outres Pourtant en outre mè les questions institutionnelles et de la vie chère devrait figurer au premier plan des préoccupations du pays.
Oui monsieur le premier ministre pour nous berérou et le cornus c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Plus personne dans le pays ne vous croit mais plus grave plus personne ne vous écoute. Il y a une colère qui ne peut qu'éclater d'une manière ou d'une autre. Votre politique est non seulement néfaste, mais aussi dangereuse. Néfaste au plan social et économique, dangereux sur le plan politique et démocratique. Désormais, nombre d'acteurs du CAC 40 n'ont plus peur d'une éventuelle arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Celle-ci a donné suffisamment de gage au patronat qui sait très bien que le RN ou ses alliés ne s'attaqueront jamais aux injustices sociales et fiscales.
À l'heure où nous fêtons les 80 ans de la sécurité sociale issue du Conseil national de la Résistance, le patronat fidèle au plus triste moment de son histoire semble renouer avec son slogan : "Meux vaut l'extrême droite que le Front populaire". Monsieur le Premier ministre, vous voulez que le Parlement débatte et vous annoncez l'abandon du 493, mais la Constitution vous donne notamment sur le débat budgétaire tant d'autres moyens d'interrompre ou de pervertir le débat parlementaire. Vos prédécesseurs en ont d'ailleurs usé et abusé. Ordonnance article 40 vote bloqué. Voilà un aperçu de l'arsenal dont vous disposez. Nous sommes dans une démocratie corsetée.
Monsieur le Premier ministre, vous êtes le 6e titulaire du poste depuis 2022 et écoutez-moi bien, depuis juillet 2024, notre pays a été dirigé un jour sur qu par un gouvernement démissionnaires. Oui, l'usage abusif de son pouvoir par le président de la République, Emmanuel Macron, abîme notre pays et notre démocratie. Monsieur le Premier ministre, vous avez au-dessus dessus de la tête l'épée de Damocles de la censure. La censure n'est pas un jeu comme vous tentez de le faire croire. La censure, c'est l'un des moyens du parlement de se faire entendre quand toutes les voix du dialogue ont été épuisées.
Pour notre part, nous avons répondu présent à toutes vos invitations, mais derrière les paroles, il y a les actes. Le budget que vous avez présenté ce matin ferme les portes aux propositions venues de la gauche et en ouvre de nombreuses vers la droite et l'extrême droite de notre hémicycle. Nous en sommes convaincus. Ce sont pas les têtes qu'il faut changer, ce sont vos orientations politiques. Depuis les dernières législative, le président de la République nit le résultat des urnes et combine pour reculer l'échéance de son départ volontaire ou contraint. Monsieur le Premier ministre, on vous présente souvent comme le dernier grognard du président Macron. Bref, vous seriez son Cambronne.
Vous tomberez vous aussi pour le défendre mais sans la noblesse de la cause et donc sans le panage. La 5e République est à bout de souff elle a été dévoyée par l'actuel président de la République, Emmanuel Macron, il est donc le seul responsable et coupable de la crise politique que traverse notre pays. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est Voilà donc pour Stéphane Peu, président du groupe GDR, c'est maintenant Eric Sioti qui va s'exprimer.
Je vous rappelle que le premier ministre Sébastien Lecornu a fait sa déclaration de politique générale une trentaine de minutes et une annonce que l'on retient évidemment le gouvernement qui propose de suspendre la réforme des retraites. De quoi convaincre les socialistes de ne pas censurer ? On va écouter les socialistes sont les derniers orateurs avant le des heures dramatiques et sans doute historique. Dramatique pour notre pays qui subit la pire crise politique au bord de la crise de régime depuis 1958. Ces heures critiques de l'histoire sont celles où se défait notre nation victime d'un système àutsou. Notre pays s'effondre de l'intérieur et s'efface à l'extérieur.
Les Français ont peur, sont sidérés. Le monde entier nous regarde, stupéfait, aurie, les marchés menacent. Mes chers collègues, ce chemin de croix, c'est celui de la France. Ce calver, c'est celui des Français abîmé par votre politique, abîmé par votre bilan. 3400 milliards d'euros de dettes, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver, le record du monde des prélèvements obligatoires, une immigration de masse qui ne cesse de croître, une insécurité record, le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire, l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques.
Votre agonie coûte terriblement à la France combien de points de croissance perdus ? Combien de défaillance d'entreprise ? Combien d'emplois perdus ? Combien d'acquisitions immobilières retardées ? Combien au global de temps perdus face à la submersion migratoire ? Combien d'occasions ratées pour affronter cette crise économique, financière, sociale dont vous êtes les responsables ? Oui, monsieur le premier ministre, ce chaos, vous en êtes responsable. Le chaos, c'est vous. L'irresponsabilité c'est vous. La chan c'est vous. Votre nomination constitue une ultime tentative d'un président délégitimé, effrayé par le jugement des Français pour contourner les urnes.
Elle traduit une défiance envers les Français. Elle est faite, elle s'est construite dans le déni, dans la division, dans le mépris, dans l'isolement, dans la provocation. C'est pourquoi, monsieur le Premier ministre, vous n'êtes pas un moine soldat mais plutôt un liquidateur judiciaire. Votre discours de politique générale était caducant d'avoir été prononcé. Nous avons, mes chers collègues, face à nous le premier ministre le plus faible de l'histoire de la 5e République. Faible car abandonné par sa propre majorité, faible car animé par le seul but, le seul but et unique de se maintenir au pouvoir sans pouvoir l'exercer. faible car suspendu à la clémence du Parti socialiste.
Prêt à tout céder, à tout brader pour que Messieur Hollande et Fort ne baisse pas le pouce pour vous achever. Faible et prêt, monsieur Hollande confirme qu'il est aujourd'hui le comptable de la survie de ce gouvernement. Quelle honte ! Et monsieur le Premier ministre rigole dans une belle complicité à saluer entre monsieur Hollande et la Macronie. L'Union est faite, faible et prêt à s'aborder la compétitivité de nos entreprises, augmenter les impôts, s'attaquer au retraités, s'aborder la réforme des retraites pour éviter le coup des urnes. faible carotage de l'idéologie socialiste, fléau de notre nation depuis 1981.
Vous venez, vous venez, monsieur le Premier ministre, vous venez de tous aider au Parti socialiste, celui qui a obtenu 1,7 % à l'élection présidentielle. Jamais, jamais la France n'aura été aussi peu à gauche et vous cédez tout au socialistes. Vous êtes désormais, monsieur le Premier ministre, l'otage consentant du Parti socialiste.
[Applaudissements]
Incapable de vous réformer, incapable d'entendre les Français. Vous avez oui, vous avez perdu toute légitimité. Vous êtes illégitime par votre nomination d'émission qui a confiné au ville illégitime car vous êtes le dernier relais d'un président déchu, forcé de la République. L'élection présidentielle, mes chers collègues, n'est pas un blanc sans limite. C'est un contrat moral avec les Français. Ce contrat, il a été bafoué, il a été rompu. Écoutez, monsieur le Premier ministre, écoutez une parole de bon sens. Je cite "Lorsqu'une majorité et son leader sont battus, ils doivent partir. Savez-vous qui a prononcé ces mots ? C'est vous. C'est vous ! C'est vous, monsieur le Premier ministre.
C'était dans le Figaro le 20 octobre 2015. Vous parliez d'or. Alors, appliquez vos propre principes comme le président doit appliquer ce des institutions. Le général de Gaul l'a fait pour un référendum perdu de deux points. Certes, n'est pas de Gaul qui veut, sûrement pas Macron. En tout cas, ce que l'un a patiemment bâti, l'autre le démolit sans scrupule. Aujourd'hui, vous êtes le dernier protecteur du pire président de l'histoire de la 5e République. Emmanuel Macron, Néron qui se voulait Jupiter, tel l'empereur maudit regarde sa propre nation brûlée sur le bûcher funéraire qu'il a érigé. Trois français sur qu exigent une dissolution, 70 % réclament une démission. Mais vous vous obstinez.
Son obstination narcissique porte un suicide national. Malgré les défaites électorales, il s'entè vous en têtez. Malgré les censures, il s'enferme, vous vous enfermez. Malgré la colère populaire, vous vous acharnez. vos propres alliés, ses propres alliés l'abandonnent. Édouard Philippe, Gabriel Atal qui lui doivent tout, demande, c'est vrai, avec une forme d'indignité qu'il faut reconnaître, sa mise à mort. Alors oui, vous n'avez plus de majorité, même plus de socle minimal qui n'a plus rien de commun. J'écouté il y a quelques instants monsieur Vauquier, le représentant ici d'un parti qui est soumis aujourd'hui à une véritable guerre civile interne.
En vous écoutant, en vous écoutant, en vous écoutant, monsieur Vaquier, vous qui êtes Normalien, je pense à Anna Rein Anna Rein disait en optant pour le moindre mal, vous avez oublié que vous avez choisi le mal. Oui, monsieur Vauquier, vous avez choisi le mal de l'alliance de la soumission avec la Macronie et aujourd'hui avec le Parti socialiste. Le Premier ministre nous présente un budget socialiste, des indexes, les retraites. vous qui avez toujours, nous je peux dire qui avons toujours défendu l'indexation des retraites pour sauvegarder le pouvoir d'achat de ceux qui ont travaillé dur au service de la France toute leur vie. Vous acceptez qu'on désindexe les retraites.
L'inverse de ce que nous avons toujours défendu ensemble, l'inverse de votre programme, de notre programme ailleurs. Alors, soyez cohérents, je vous le dis. censurer jeudi matin. Monsieur le premier ministre, monsieur le premier ministre, rassurez-vous, l'enfenfer de Matignon va prendre fin bientôt. Comptez sur l'Union des patriotes pour abréger vos souffrances. Votre tout tour de garde d'un président déchu sera bref. Le retour au peuple vers les urnes pour que les Français tranchent va arriver. Avec nous, l'agonie du du macronisme ne sera pas celle de la France. Votre effondrement ne sera pas celui des Français. L'heure du sursaut est là. Non, la France n'est pas finie.
La dissolution est inéluctable. Votre remplacement par Jordan Bardella à Matignon est imminent. Le compte le comptebour a commencé. Le sablier s'écoule inexorablement. L'alternance arrive et rien ne pourra l'empêcher. Je vous remercie monsieur le président. Éricti président du groupe UDR vient de parler. Applaudit par les troupes du RN notamment. C'est le RN qui va prendre la parole. Alors ce n'est pas la présidente du groupe Marine Le Pen qui va s'exprimer mais Sébastien Chenu. Tout à l'heure l'UDR a accusé le premier ministre de tout céder au PS. Je vous rappelle que Sébastien Lecornu a annoncé que le gouvernement proposera la suspension de la réforme de retraite jusqu'à 2027.
En écoute Sébastien Chenu, vice-président Rassemblement national et monsieur le Premier ministre, au revoir. Comme vous le savez, on oppose souvent bonjour et au revoir alors que dans la langue française, dire bonjour quand on quitte une personne n'est pas incorrecte. Tu parles déjà. Alors, bonjour et à bientôt, écrivait Jul Verne. Alors, bonjour monsieur le Premier ministre et nous l'espérons dès demain. Au revoir monsieur le Premier ministre. En montant à cette tribune, c'est l'Himalaya d'un pays que vous avez endetté au-delà de tout que vous gravissez.
C'est la terrasse depuis laquelle vous regardez votre œuvre collective, celle de l'inaction, celle de l'absence de courage politique, celle de la soumission à l'Union européenne, celle de l'aveuglement idéologique. À n'en pas douter lorsqu'on vient de vous entendre, le plus dur quand il faut finir est de commencer. Missionner pour bricoler un budget se basant sur le plan de votre prédécesseur François Beou, vous allez en réalité éteindre la lumière du macronisme. Monsieur le premier ministre, vous nous aviez promis la rupture tant sur la forme que sur le fond et nous aurons la continuité et sur la forme et sur le fond et sans rien résoudre.
Même conseiller ministériel, même premier déplacement, même pratique, même politique, même ministre. La France s'interroge d'ailleurs sur l'idée lumineuse du retour de Bruno Lem la semaine dernière au gouvernement, l'homme de la ruine réfugié en Suisse qui aura la seule évocation de son nom plonger le pays dans une crise toujours plus profonde. Une crise politique qui permit à feu Bruno Retaillot de s'ofusquer de l'idée de siéger à côté de Bruno Lemire pourtant issu du même parti politique que lui alors qu'il roucoulait depuis de longs mois entre Manuel Vals et Elizabeth Born.
Sur la rupture sur la rupture gouvernementale, on repassera entre ministre épuisé, recyclé, débauché qui trouve sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technel.
[Musique]
Ce gouvernement ressemble à celui de l'an 1 du macronisme et comme dans l'Évangile, les premiers seront les derniers. Quelques survivants du gouvernement rafarin nous rappelant davantage le train fantôme que le futuroscope. Un ministre de l'économie qui veut la fin du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU. un ministre du logement qui refuse la priorité nationale en matière de logement lui préférant la la priorité amicale. Et quelques ministres quelques ministres LR quelques ministres LR désormais prêts à cautionner le contraire de ce qu'ils racontent à leurs derniers électeurs par ici la bonne soupe. Si si les dernières gorgées dégoûtent les Français ici l'air les avalcuse sec.
Et puis et puis comment ne pas voir avec ce holdup de la technure sur les grands ministères du quotidien la main mise de l'État profond qui gouverne ici en pleine lumière ? Cela ne serait qu'anecdotique si ces acteurs ne portaient pas des convictions dangereuses à l'image de la nouvelle ministre de l'écologie, militante antinucléaire renforçant dans cette période de crise l'illisibilité écologique de ce gouvernement. Une écolobarbu, on a déjà vu une barbu ministre antinucléaire, on veut pas voir. Point de rupture sur les hommes, point de rupture sur les politiques. Tout est tenté pour vous survivre à vous-même. Une gesticulation piteuse.
Walter Benjamin écrivait "La catastrophe c'est lorsque les choses suivent leur cours et c'est votre objectif reprendre le cours catastrophique des choses. Durer, tenir, continuer. On fermerait les yeux, on entendrait encore François Beou. Alors, vous faites semblant, vous faites semblant, monsieur le premier ministre, de renoncer à l'utilisation du 493 pour mieux achever le débat budgétaire par ordonnance. Vous faites semblant de rompre alors que votre feuille de route, elle est celle de Bery venant puiser 19 milliards d'euros d'impôts dans les poches des Français en continuant à laisser filer la dépense publique, souvent d'ailleurs la plus toxique. Pour la rupture, vous repasserez.
En revanche, concernant votre bilan, nous allons vous retenir quelques instants. Monsieur Atal, désormais opposant numéro 1 d'Emmanuel Macron, voulait désicardiser la France en 2024. Le nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10 %, il est de 15 % aujourd'hui. La productivité française était une fierté. Elle a baissé de 3,5 %. Notre tissu de PME qui irriguait notre économie fait leurs faillites n'ont jamais été si nombreuses aujourd'hui, augmentant encore de 3 % de 24 à 25. Les courageux dirigeants de TPE qui forcent notre admiration. Ils sont 50 % à être payés, moins du SMIC et un tiers moins de 1000 € par mois selon leur propre syndicat.
Qu'avez-vous fait de notre pays, monsieur le Premier ministre ? Vous l'avez ruiné, vous l'avez uberisé, vous l'avez insécurisé, vous l'avez dégradé, vous l'avez livré au prédateur de tout poil, vous l'avez abîmé. La crise que vous avez créée, vous n'êtes même pas capable de l'assumer car vous n'êtes jamais responsable de rien. En fait, avec vous, la faute, c'est toujours celle des autres. Les gilets jaunes, les anglais, le Rassemblement national, Trump, Israël, le Covid, les ouragans en réalité, votre responsabilité, elle est immense.
Vous qui êtes là depuis le premier jour, monsieur le Premier ministre, mais c'est surtout celle évidemment du président de la République, véritable artisan du chaos. Le peuple de France crie son incompréhension tous les jours, crie sa douleur, crie ses blessures, crie ses attentes. Vous préférer les ignorer parce que vous avez peur de lui. Vous avez peur du peuple de France. Alors nous ici avec Marine Le Pen, nous sommes le cri du peuple. Le cri du peuple qui veut vivre. Nous sommes le cri du peuple qui veut vivre de son travail, de son talent, de sa créativité, de son agriculture, de son industrie, de son intelligence collective.
Ce peuple qui demande que vous vous attaquiez aux dépenses toxiques de l'État, les agences, les 1000 feuilles, les plans à copain, rien dans ce budget, rien en vue. Ce peuple qui demande que vous attaquiez à la contribution à l'Union européenne, elle augmente encore dans ce budget. au coût de l'immigration, au tabou suprême, rien en vue à la fraude sociale et fiscale, rien en vue à une fiscalité plus juste et tourné vers la croissance, rien en vue. À l'aide au développement qui ressemble souvent à la Gabjie, rien en vue.
Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des retraités qui seront encore la variable d'ajustement avec la fin de l'abattement des 10 % que vous envisagez avec le gel des pensions. Quel acharnement ! Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des classes moyennes avec le gel du barê de l'impôt sur le revenu, la taxation des ticket restaurant et des chques vacances. Ils seront encore une fois impactés concernant leur pouvoir d'achat. Eux bien entendu, ils ne cassent rien alors vous les tondez. Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des jeunes qui verront leur job étudiant fiscalisé, mesquin et si injuste dans la même logique que la suppression des 5 € d'APL.
Le cri du peuple que nous portons, c'est celui de la France populaire qui verra via l'année blanche le salaire du public et des prestations sociales gelées et un pouvoir d'achat attaqué. Encore une fois, le cri du peuple que nous portons, c'est celui des Français qui vivent en dehors des métropoles, qui verront les collectivités, leur communes davantage impacté encore. Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des outres, de nos compatriotes de Mayotte, je pense à Anchia Mamana qui est là, qui ont été oubliés de vos préoccupations budgétaires. Pas un mot.
Le cri du peuple que nous portons, c'est celui d'un pays qui ne veut pas mourir, qui ne se résout pas à accueillir 500000 étrangers par an et qui mérite que l'effort de justice fiscale que nous nous proposons au Rassemblement national avec Marine Le Pen soit consacré à la relance de la natalité en jeu majeur que vous ignorez. Pour la rupture, monsieur le Premier ministre, vous repasserez. Dites-le-vous bien, monsieur le Premier ministre. Nous ne sommes dupes de rien. Nous ne sommes pas achetables. Nous ne sommes pas négociables ni via la proportionnelle, ni via l'arrêt des horloges préconisées par l'économiste macroniste à Guillon.
Car votre parole, monsieur le Premier ministre, pèse peu lorsque vous parlez. C'est Emmanuel Macron que nous entendons. Alors, chacun va prendre ses responsabilités. Qui des LR ou des socialistes se couchera le premier ? qui viendra en premier au secours de la Macronie et de son Titanic, qui acceptera une des hausses d'impôts des recettes d'impôts sur le revenu de 10 % qui acceptera la fin du dégrèvement des frais de scolarité ? Quel socialiste longera les murs demain parce qu'il n'aura pas voté la censure ?
embobiné par une hypothétique suspension de la loi sur les retraites qui ne finit qui ne figure même pas dans le texte budgétaire leur permettant de justifier le sauvetage de la Macronie. Le PS acheté à pas cher sera roulé dans la farine. Vous aurez le maintien de la réforme des retraites et le déshonneur. Le PS capable aujourd'hui de demander jusqu'à la suspension de la loi Touren sa propre loi pour éviter l'élection. Pauvre madame Touren qui doit se retourner dans sa tombe. Pardon, elle est encore vivante. Les Français vous voient, vous de l'UMPS, il vous voi du PS au républicains. Il vous voit vos petitesses, vos insincérités, vos calculs de boutiquier.
C'est finalement peut-être encore pire que les échecs de la Macronie. Vous avez topé comme vous dites, vous avez topé sur le dos des retraités, des classes populaires, des étudiants pour échapper au suffrage universel. Comment imaginez-vous un jour socialiste et républicain diriger de nouveau notre pays avec comme seul programme d'empêcher l'alternance et donc d'empêcher la démocratie ? Il y a pourtant urgence à l'alternance à retrouver de la stabilité à récompenser les efforts et les sacrifices imposés aux français par vos politiques. Il y a urgence à redonner un cap au pays. Jordan Bardella l'avait indiqué l'avait indiqué à redonner un cap au pays.
S'il n'y a pas de rupture alors il y aura censure. Cette censure elle est méritée et elle arrive quoi qu'il en soit. Elle demande bien sûr du courage, elle demande de la force et de la liberté. Le courage, c'est celui des convictions. La force, c'est celle de résister aux pressions. La liberté, c'est celle que devrait avoir chaque parlementaire vis-à-vis de sa conscience. C'est votre liberté intérieure, chers collègues, que j'appelle ce soir. Sauvons la liberté. La liberté sauve le reste, déclamait ici Victor Hugo. Et bien devant le pays qui le réclame, soyez chers collègues libre et forts. Soyez des législateurs.
Soyez des Français, issez-vous à la hauteur de l'événement et demain censurez-les. Bonjour et au revoir monsieur le Premier ministre. Je vous remercie monsieur le député. Sébastien Chenu applaudi par le groupe du Rassemblement national. Il a dit que le PS était acheté à pas cher et qu'il sera roulé dans la farine. Voilà ce qu'a dit Sébastien Chenu. Je rappelle que le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'il proposerait la suspension de la réforme des retraites jusqu'à 2027. On va écouter à présent l'ancien premier ministre Gabriel Atal, président du groupe Ensemble pour la République.
Les socialistes interviendront en dernier et on attend évidemment la prise de parole de Boris Vallot, même si à priori ce groupe son groupe se dirigerait vers une non censure ayant obtenu ce qu'il voulait sur la question des retraites. Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, c'est aujourd'hui la 4e fois que nous nous retrouvons en un an pour prendre position sur une déclaration de politique générale. En un an, des motions de censure ont par ailleurs été examinées à neuf reprises dans cet hémicycle.
C'est donc la 13e fois en 1 an que nous avons l'occasion de nous retrouver, de débattre, de faire connaître encore et encore les positions de chacun de nos groupes. Je crois donc que dans cet hémicycle, les positions de la plupart d'entre nous, de la plupart de nos groupes sont connues et nous aurions tous pu imaginer à l'avance ce que seraient les interventions des uns et des autres. Il y a ceux qui affirment clairement qu'ils censureront tout jusqu'à une dissolution, une destitution ou une démission, quoi qu'il advienne, quoi qu'il en soit. Il y a ceux comme nous qui cherchent la stabilité. La stabilité sans menacer d'une censure sans imposer des lignes rouges.
La stabilité non pas comme un immobilisme mais comme un mouvement par le compromis par la volonté de discuter des idées d'abord avant de parler des personnes. Alors notre position, celle de mon groupe, celle de mon parti, elle est connue. Elle est bien connue et n'a pas varié d'un yota depuis plus d'un an. Alors, je ne vais pas consacrer mon intervention à vous rappeler ce que vous savez déjà. Cela tient en trois phrases. 1. Nous voulons que le gouvernement réussisse. 2. Nous voulons qu'un budget soit voté d'ici à la fin de l'année. 3 nous sommes prêts à faire des compromis pour y arriver.
Vous avez annoncé, monsieur le Premier ministre, que vous proposerez la suspension de la réforme des retraites. Sur ce point, il faut être clair. Je crois que la messe est dite, puisque les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au Rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle. Et donc, quel que soit le sens de notre vote à nous qui avons porté cette réforme, elle sera donc suspendue. Je le dis ici, en ce qui concerne les députés Renaissance, notre idéal en 2017 n'a jamais été de rentrer dans la valse des réformes paramétriques comme des pensements qu'on met et maintenant qu'on enlève tous les 2 ans.
Notre idéal, c'est un changement de système car notre système est en train de mourir face au bascules démographiques et technologique. Ces derniers mois, nous avons travaillé. J'avais confié à Stéphanie Rist que je félicite pour sa nomination au gouvernement le soin de préparer une réforme systémique au nom de notre parti Renaissance. Cette réforme pour un système de retraite universel par point débarrassé du totem de l'âge légal de départ mais avec une seule durée de cotisation et avec de la capitalisation ouverte à tous, elle est prête, elle est disponible et nous la défendrons. Mes chers collègues, notre position est connue. à cette tribune.
Je veux consacrer un peu du temps dont je dispose à parler de ce qui s'est passé en France ces derniers jours, mais qui a hélas été invisibilisé par le spectacle politique qui a occupé tant d'heures sur les plateaux télé, les ondes radio, tant de lignes dans les pages des journaux. parler de ces jours où loin du vacarme parisien la France a bougé, changé, vécu au rythme de tous les défis qu'il anime. Car si la politique ne parle plus des Français, alors elle ne parle plus de rien. Ces derniers jours, nous avons commémoré des dates et notamment une hier douloureuse, effroyable, celle des 2 ans de l'assassinat de Dominique Bernard.
Dominique Bernard, victime du terrorisme islamiste, pour avoir défendu son lycée, pour avoir défendu ses élèves, pour avoir défendu le savoir. J'étais à Aras hier auprès de sa veuve, auprès de ses élèves, auprès de ses collègues. Les larmes ne sont pas encore sèches à Aras, la douleur est encore vive et je n'ai vu là-bas que des femmes et des hommes qui attendaient des actes. Alors oui, oui, nous défendrons des actes pour notre école, pour qu'elle reste le sanctuaire du savoir, des actes contre le terrorisme, contre l'islamisme qui menace toutes nos valeurs.
Ces derniers jours, et vous l'avez rappelé madame la présidente, la France a remporté deux prix Nobel : Michel Devoret en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Agon en économie pour ses travaux sur l'innovation. Deux distinctions qui nous rendent fiers. et nous rappelle que la France a des talents, qu'elle a tous les atouts pour réussir, qui nous rappelle aussi que ces talents peuvent parfois malheureusement préférer s'exiler pour rechercher, pour enseigner. Alors oui, nous défendrons des actes pour les garder et nous défendrons des actes pour continuer à soutenir l'innovation et la recherche. Ces derniers jours ont aussi été ceux de la liberté.
la liberté pour la libération des otages israéliens. Bien sûr, des otages retenus depuis 2 ans maintenant dans des conditions inhumaines. Une libération comme une délivrance après le massacre du 7 octobre. Une libération aussi comme un espoir pour la paix au proche Orient. La liberté, c'est celle qu'incarne le prix Nobel de la paix. Maria Corina Machado, héroïne face à l'oppression du pouvoir au Vénézuela. La liberté entravé aussi bafoué avec il y a quelques heures la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Coler et Jacques Paris.
Et avec vous, je veux appeler une nouvelle fois à leur libération immédiate et à celle de Boem sans sal retenue toujours par le pouvoir algérien. La liberté, c'est bien sûr le regard de Robert Badter entrant au panthéon pour veiller à jamais sur la République. Lui qui n'avait que la justice pour combat et le droit comme arme. Ces derniers jours ont été ceux de drames aussi de drames qui ont marqué les Français qui les inquiètent. qui les touche vraiment et fortement. C'est hier à Grâce le terrible féminicide d'une femme tuée de 16 coups de couteau. C'est dimanche un octogénaire roué de coup en pleine rue victime de la violence gratuite.
Ce sont quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert. autant de drames qui nous rappellent que la sécurité n'attend pas, que l'ordre public ne connaît pas d'affaires courantes et qu'il faut agir encore et encore pour protéger les Français. Et si je parle de drame, je veux en évoquer un qui m'a serré le cœur. Je parle du suicide de cette petite fille de 9 ans à Sargemine en Moselle, victime du harcèlement scolaire. 9 ans. Je le dis ici, j'ai honte en pensant au martyre de cette petite fille et à la souffrance de sa famille.
Honte de me dire que plutôt que de discuter de comment agir pour que chaque élève se sente bien à l'école, nous pourrions perdre encore du temps en nous empêchant nous-mêmes d'agir pour l'école. Ces derniers jours, un espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mital après l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union européenne par le vice-président exécutif de la Commission européenne, ouvrant la voie à de nouveaux investissements industriels à Dinkerc, continuant le combat pour la souveraineté économique et industrielle de notre continent. Un combat dans lequel nous devons jeter toutes nos forces si nous voulons continuer à peser.
Un combat sur lequel l'instabilité pèse comme une épée de damoclès. Ces derniers jours, le plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazer. Un bateau français montrant que l'innovation rime avec décarbonation, que des solutions existent pour réussir la transition écologique et que ces solutions, elles peuvent être françaises. Et puisque nous parlons transport, la 320 est devenue depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements. La preuve que nous pouvons encore être pionniers et que nous ne devons rien lâcher.
La preuve que la transition écologique est possible, qu'elle avance mais qu'elle ne pourra jamais se faire si nous misons encore sur les blocages. Ces derniers jours, un homme, Charlie d'Alin a confié son histoire, celle du courage, en ayant gagné le vent des globes malgré un cancer. Dimanche dernier, dans des milliers de communes de France, dans toutes nos circonscriptions, des concerts et démarches ont eu lieu pour octobre rose pour s'engager contre le cancer du sein. Hier à Évreux, dans une ville en liès, on a célébré le ballon d'or d'Ousman Dembélé. Certains trouveront peut-être tout cela dérisoire. S'il vous plaît, un peu de silence. La France, c'est ça la France, s'il vous plaît.
C'est la France qui malgré les sous-bruts politiques travaille, crée, recherche. La France qui s'engage, la France qui partage, la France qui a peur parfois, qui s'insurge et se désole, c'est vrai, mais qui ne baisse jamais la tête. La France n'attend pas ses politiques pour vivre, mais les Français attendent de nous des réponses, des solutions, des actions. Ils attendent de nous d'agir, d'agir vraiment. Monsieur le Premier ministre, vous tracez un chemin, il est étroit, nous le savons tous. Vous appelez à partager le pouvoir, à écouter, à agir avec les Français, avec les collectivités, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires.
Partager le pouvoir, c'est ce pourquoi nous plaidons. Vous vous êtes donné une mission. Donner un budget à la France, c'est aussi la nôtre. Assurer l'ordre, la stabilité dont le pays a besoin, c'est aussi notre volonté. Alors, nous serons à vos côtés et au côté du gouvernement pour réussir. Avec mon groupe parlementaire, avec mon parti, nous n'avons jamais rien réclamé. Nous n'avons jamais brandi aucune ligne rouge, jamais exigé aucun poste, jamais jeter la natème sur aucun nom. Pourquoi ? Parce que la seule chose que nous voulons, c'est que ça marche. C'est que ça marche même si parfois cela doit nous coûter. Parce que ce qui compte à la fin, ce sont les Français.
Ce qui compte, ce sont les femmes et les hommes de notre pays qui vivent aujourd'hui sans la politique et n'attendent plus qu'une chose qu'elle s'intéresse à nouveau à eux. Nous serons au rendez-vous. Alors, je n'ai qu'un message à passer, qu'une chose à dire. Mettons-nous au travail. Au travail pour un budget, au travail pour réformer, au travail pour les Français. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président. Gabriel Atala a rappelé que son groupe était prêt à des compromis pour passer un budget et il a regretté aussi cette situation politique un peu des derniers jours citant d'exemples de cette France qui avance même si elle a parfois un peu peur.
Mathilde Panot pour les insoumis va s'exprimer ensuite ce sera autour de Boris Vallot le président du groupe socialiste. écoute d'abord l'oumise devant nous est un appront à la démocratie. Vous avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bairou et pourtant vous voilà consacré premier ministre. Le 3e locataire de Matignon en moins d'un an contour bail précaire le macronisme face à lui-même. Devenu premier ministre comme on entre dans les ordres parti lundi soit-disant en dernier des golistes, revenu vendredi en dernier des fidèles. Vous voilà ici sous la contrainte du chef.
Dans l'intervalle arrangement et tambouille secrète rythmé par les défections de votre clan, les ambitions médiocres d'un parti sur 4 % des voix et de quelques figurants dont la vocation d'une semaine a semblé être de sauver à tout prix la politique de Macron qui a tant fait souffrir notre pays. Votre présence le confirme à vos dépends. Emmanuel Macron est un cas désespéré. Votre nomination est la veu même de l'entêtement du président. Mais pour comprendre, il faut revenir aux origines. Il n'est pas d'éruption volcanique sans fissure dans la couche terrestre comme il n'est pas de séisme politique sans fracture avec le peuple.
En 2022, Emmanuel Macron proclame "Ce vote m'oblige" avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnées. En 2024, Emmanuel Macron perd les élections européennes. Il réplique par la grenade des goupillers de la dissolution, "Retour à l'envoyeur, Emmanuel Macron perd à nouveau les élections. Depuis, malgré les contestations et le mouvement social, le président nit délibérément le verdict des urnes. Trois premiers ministres plus tard, vous voilà. tentant de sauver ce qui peut l'être sans même les apparences. Oui, en politique comme en géologie, chaque secousse contient la précédente et chaque fracture agrandit celle qui suit.
Après ces dénis démocratiques, quelle ironie de vous entendre parler de responsabilité, de compromis et de stabilité. Dans votre langage, le compromis consiste à raller votre position comme si vous étiez le centre de gravité du champ politique. Il faudrait vous remercier pour l'année blanche, la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer, le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF. Merci mais non merci. La responsabilité serait de donner un surcis à une politique battue dans les urnes et la stabilité imposerait de céder aux caprices du président. À cet égard, vous avez raison, il n'y a rien de plus stable qu'un régime autoritaire.
Vous parlez encore de socle quand le sol se dérobe sous vos pieds. Les deux anciens premier ministres, Édouard Philippe et Gabriel Atal, pourtant sortis de la cuisse de Jupiter, l'ont bien compris. Sauf qu'il peut. Il ne fait pas bon être assimilé de près ou de loin, Emmanuel Macron, car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul. Pour vous avoir longuement pratiqué, nous connaissons le prochain acte de ce coup de force, un chantage au budget ou plutôt à votre budget. Car vous n'avez eu, malgré vos défaites, aucun scrupule à appliquer le programme, tout le programme, rien que le programme du macronisme radicalisé.
Sauf que le peuple ne veut plus de votre politique. 3/4 des Français souhaitent le départ du président. son départ car il refuse obstinément de changer une politique qui apporté le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays. Dégrader l'école comme l'hôpital public, malmener notre industrie, éroder notre souveraineté, ça ne tient plus. jusqu'aux associations qui l'alerte, ça ne tient plus parce que vous êtes le pouvoir qui rogne les libertés associatives et qui baisse les subventions. Monsieur le Premier ministre, plus personne ne croit en vous car nous vous avons déjà vu à l'œuvre.
Vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans exception. Depuis 2017, c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays. C'est vous qui avez déployé le GIGN et le RAID contre le peuple Guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé. C'est encore vous qui avez imposé la date du 3e référendum en Kani, Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civil et de décolonisation. Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. C'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes.
Vous avez fait du peuple votre ennemi. Vous incarnez surtout, monsieur le Premier ministre, la complicité de la France avec le génocide mené par Netaniaou contre le peuple palestinien. Vous avez menti affirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël. C'est le peuple de France qui vous a contraint à la plus minime des dessences reconnaître l'état de Palestine qui agonise par l'abandon du monde. C'est le peuple qui sauve l'honneur de la France en brandissant le drapeau palestinien partout. C'est le peuple lui-même qui est parti prendre la mer pour briser le blocus illégal de Gaza. Mais au-delà de votre parcours, vos actes parlent de même.
Votre premier déplacement aura été à l'hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dû au trop d'argent mis dans l'hôpital public. Les soignants épuisés et les patients abandonnés apprécieront cette saillant de ceux qui ont fermé 30000 lits en 8 ans. Votre première décision aura été de nommer deux haut fonctionnaires pour démantler l'État. La même méthode que Trump et Miley en Argentine qui avec sa tronçonneuse a mené son pays à la faillite piller les caisses de l'État pour engraisser le grand patronat. Ça ne marche jamais longtemps. La logique des insoumis a toujours été la même. Nous ne participerons pas à votre sauvetage.
Nous avons compris qu'Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu'il restera au pouvoir. À cet égard, la crise que nous traversons ne connaîtra pas de retour à la normale. Le présidentialisme est crépusculaire. Emmanuel Macron a sans l'aide de quiconque abîmé sa fonction et épuisé les institutions de la 5e République. En organisant les responsabilités d'un homme qui ne cesse de rejeter sur les autres les conséquences de cet acte, notre Constitution permet toutes les dérives autoritaires, les caprices et combin d'un seul homme à qui elle conflit les pleins pouvoirs. Mais dans les méandres de ces président nous a livré un aveu.
De qui a-t-il donc le plus à craindre lui qui tremble à l'idée de voir sa politique démantelée ? On apprend ici et là qu'Emmanuel Macron au soir du premier tour des élections législatives manigançait espérant voir l'extrême droite en tête. Il pensait alors que les fondamentaux de sa politique seraient poursuivis par d'autres moyens à l'inverse de ce qu'il pouvait espérer de nous. Le système et son assurance vie la loi de l'attraction ne trompe pas. N'en déplaise aux frontistes ridicules qui pleurnichent toute la journée sur une prétendue alliance sur sur un scrutin qui leur aurait été volé. Apprenez la démocratie élémentaire.
Vous avez perdu les élections car les Français ne voulaient pas de vous. Gardez plutôt votre énergie pour vos procès. Et expliquez-nous plutôt, vous madame Le Pen qui n'est pas là, vous voulez abroger la retraite à 64 ans ou la repousser à 67 ans comme votre ami Sioti ou peut-être la reporter à 65 ans comme la droite à qui vous faites du pied. Madame Le Pen, c'est pour séduire les 1800 familles les plus riches que vous refusez la taxe duman. Et pourquoi avoir voté contre la prise en charge intégrale des clients liés au cancer du sein ? À présent, la tectonique des places politiques est enclenchée. Le retaillot macronisme pourrait trouver un prolongement à l'extrême droite.
Après tout, Le Pen et ses amis ont sauvé Macron deux fois de la destitution. L'extrême droite a refusé h fois de voter la censure de Bairou. Nous seuls sommes capables d'une rupture. Alors que temps de dépit nous attendent. Le monarque présidentiel nous fait perdre du temps à tous. Le second mandat d'Emmanuel Macron est un mandat pour rien. Dorén avant, peu de choix s'offre à lui. La dissolution serait encore une manière de rejeter la faute sur l'assemblée quand elle relève de l'Élysée. Elle ne garantit pas plus de clarté et ne présage rien de ce que le président fera du résultat. Les insoumis proposent une voie de sortie de cette crise.
Votre censure d'abord, le vote d'une loi spéciale ensuite permettant de reconduire momentanément les budgets pour l'année à venir. Et puisque le compte à rebour du départ d'Emmanuel Macron est lancé, il faudra en passer par la démission ou la destitution du président. Si la première relève de sa volonté, la seconde est la seule brèche dont nous disposons et comme le chantait Léonard Cohen, dans toute chose, il y a une brèche et c'est par là qu' la lumière. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jusqu'à ce que s'écroule le vieux monde que vous incarnez. Nous assistons à la fin d'un monde connu, guerre commerciale, retour de l'impérialisme, partout la hausse des conflits.
L'humanité tout entière est menacée par le dérèglement climatique auquel notre pays n'est pas préparé. Les Français subissent depuis trop longtemps la maltraitance sociale, l'explosion des inégalités et de la pauvreté, mais aussi la hausse du racisme qui mine la dignité des êtres humains. Nous réussirons car nous sommes prêts à prendre à la racine ce qui disloque notre pays. Reprendre le pouvoir à l'oligarchie qui le confisque en passant à la 6e République, organiser des conditions d'existence compatible avec la vie humaine. Planifier de grands chantiers d'avenir énergétiques, industriel et écologiques. Partager les richesses en taxant les ultras riches.
garantir l'unité du peuple contre le poison de la haine. Nous sommes prêts à bâtir la civilisation du temps libéré avec la retraite à 60 ans. Car une réforme imposée contre tout un peuple, contre l'ensemble des syndicats, contre l'Assemblée nationale ne se conclave pas, ne se discute pas, ne se suspend pas. Elle s'abroge. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jour après jour, lutte après lutte, car dans chaque brèche, il y a la promesse d'un matin. Je vous remercie, madame la présidente Panoto. Discours très offensif de Mathilde Panot applaudi par son groupe. Elle défendra une motion de censure jeudi matin.
Et maintenant, c'est la prise la parole de parole peut-être la plus attendue après celle de Sébastien Lecornul, premier ministre. Le président du groupe socialiste, Boris Vallot, va s'exprimer. Il a obtenu des gages de la part de Matignon, la suspension de la réforme des retraites jusqu'à 2027. On écoute à présent ce que va dire Boris Vallot. C'est l'avant-dernière orateur. Ensuite, ce sera un député non inscrit et puis la réponse du premier ministre. Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, quelle folle semaine. Alliance et mes alliances, participation sans soutien et soutien sans participation, nomination, démission, renomination, rifi et chanlit. Quel spectacle !
celui d'un ministre de l'intérieur à peine nommé s'abordant en son propre gouvernement pour un bruneau de trop. Un ancien premier ministre appelant à l'heure de servir à la démission de celui qui l'a pourtant servi. Un chef de parti présidentielle dont l'intérêt bien compris et de ne plus comprendre le président lui-même. Voilà, un socle pas commun, un socle pas commode. Quel désordre ! et le désordre appelle toujours le retour de l'ordre le pire de l'ordre. Monsieur le Premier ministre, votre mission était terminée. La voici. Qui reprend un contexte dont chacun mesure la gravité.
Un monde menacé par l'égoïsme des nations, la remise en cause du multilatéralisme, du droite international et infiné par la guerre. Un climat déréglé dont on peine à imaginer toutes les conséquences mais dont on éprouve déjà la brutalité mortelle. Une humanité percluse d'inégalité, rongée par la désespérance sociale, l'individualisme forcené, le ressentiment et à tout dire la colère. Partout des États-Unis à l'Europe, des ennemis mortels de la démocratie prêts à toutes les promesses pour tenir tous les mensonges. Nous vivons dans un monde au bord du basculement. Nous vous avons écouté avec l'attention qu'appelle la situation. Nous vivons et nous vivrons dans une époque de crise, dites-vous.
Soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on sera changé. Dans le moment grave et incertain où nous sommes, ce qui se joue en effet, ce n'est pas l'avenir du macronisme, il se meur. Ce qui se joue est bien plus grand, c'est la démocratie elle-même. Il faut entendre, monsieur le premier ministre, mes chers collègues du socle commun, la colère qui gronde, le sentiment de ne compter pour rien et de ne jamais être écouté, l'aspiration au changement précisément de nos concitoyens. Ils perdent les élections, ils gouvernent. Ils sont censurés, ils gouvernent. Ils n'ont pas la confiance, ils gouvernent. Ils démissionnent, ils gouvernent encore. Il est temps que ça s'arrête.
Voilà ce que nous disent les Français excédés dont les regards se portent sur l'Élysée. Car ils savent que les responsabilités ne se divisent pas et que celle du président de la République est éminente. Le mal n'est pas que le pouvoir lui échappe. Le mal c'est qu'il refuse de l'accepter. Si ceux qui gouvernent refusent de partager le pouvoir et n'écoutent pas. Si ceux qui s'opposent loyalement et négocient sincèrement en républicains authentiques n'obtiennent rien, alors oui, c'est la démocratie elle-même qui s'en trouve emporté.
Mes chers collègues élus dans l'élan de front républicain, ne faisons pas comme si la plus grande crise qui nous menaçait n'était pas d'abord celle d'une extrême droite aux portes du pouvoir. Pour reprendre vos mots, la défiance de nos concitoyens n'est pas une personne. Ce qui se joue, ce n'est pas une affaire ce n'est pas qu'une affaire de désaccord stratégique entre forces de gauche, de différence de lignes politiques entre le centre, la droite ou nous. C'est notre avenir comme démocratie, comme état de droit, comme République. Et c'est ici toujours la même question qui vous est posé collègue du socle commun parlementaire, présent et à venir. Que préférez-vous ?
La soumission au maître chanteur du Rassemblement national ou la responsabilité républicaine au prix de négociation exigeante avec la gauche ? Monsieur le Premier ministre, nous vous avons écouté. Les Français attendaient de votre déclaration et nous avec eux signe que vous les entendiez. Ils attendaient un signe comme un commencement de réparation de ce qui a été vécu comme une brutalité. La suspension de la réforme des retraites. La voici. Enfin, c'est une victoire assurément pour les centaines de milliers de Français qui en bénéficieront chaque année. 3,5 millions de nos concitoyens, ce n'est pas rien pour qui la vie va changer.
À ceux qui veulent tout ou rien et qui souvent n'offrent rien, j'hésite à le considérer en ces termes. C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici. une fissure dans le dogme macroniste. Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation. Nous vous avons écouté, monsieur le premier ministre, comme un gage de confiance dans le parlement, vous avez accepté une nouvelle règle du jeu renoncée au 493.
Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé avec toute la gauche d'ailleurs et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement mais d'immobilité. Dans ce moment grave, les députés socialistes et apparentés assument de ne pas vouloir livrer sans combat ici dans l'hémicycle la République a ses ennemis mortels. Assume de croire encore que le débat parlementaire entre forces républicaines est possible et peut changer la vie. car je ne connais pas d'autres remèdes contre l'extrême droite, contre le fascisme que la justice, la République sociale, la reconnaissance de la valeur du travail, l'égal dignité, l'école publique, la solidarité nationale.
que vous citez vous prend au mot ou bien la policque sert à quelque chose ou bien la déception se répand autant que l'impuissance si nous sommes tous attachés à la République, il nous faut faire se parer de donner un budget, un budget juste au pays. Un budget qui protège les plus fragiles et fait contribuer les plus fortunés. Un budget qui donne aux services publics les moyens de leur mission et qui prépare l'avenir et d'abord la transition écologique. Depuis des mois, nous nous battons avec des principes simples. Épargner les Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre des efforts d'économie et soutenir leur pouvoir d'achat.
Mettre à condistribution les grandes fortunes et les haut patrimoines qui ont trop longtemps été les passagers clandestins de la solidarité nationale. Réduire les déficits sans écraser la vie. Nous avons des propositions qui sont plébiscitées par les Français. Dans les débats parlementaires, nous verrons bien qu'il se range du côté du peuple qui en défend la cause et qui protège les milliardaires parce qu'ils financent leurs médias, parce qu'ils financent leur signe tank, parce qu'ils défendent leur politique. Car oui, quand depuis des semaines nous défensons les Français qui travaillent, le RN défend les rentiers.
Parce que oui, quand nous défendons le pouvoir d'achat, le RN prépare une loi d'amnistie pour sa chef. L'établissement, c'est eux. La défense du capital, c'est eux. La justice à deux vitesses et la trahison, c'est eux. Nous nous battrons, je vous le dis, de toutes nos forces, mais je le dis aussi de toutes nos armes. Vous nous renoncez au pas au 40 Vous nous renoncez pardon au 493. Nous n'en demeurons pas moins dans votre position et maître d'une sanction du gouvernement tout au long du débat budgétaire. Nous ne croyons pas à la stabilité pour elle-même. Nous ne croyons qu'à la stabilité dans la justice qui fait reculer la misère et avec elle la colère.
Monsieur le Premier ministre, nous vous avons écouté et vous avez parlé de faire contribuer les patrimoines et les grandes entreprises et de la nécessité de soutenir le pouvoir d'achat. C'est heureux mais c'est bien trop peu. Nous avons défendu une idée simple avec la taxe Zukman et nous continuerons de le faire. Que les classes moyennes ne payent pas les impôts des hyper riches qui ne les payent pas. Que les PME ne payent pas les impôts des multinationales qui ne les payent pas. Je ne veux pas que mon voisin dans les landes paye les impôts de Bernard Arnaud. Je ne veux pas que mon boulanger à air sur Adou paye ceux de l'Oréal. Nous voulions la garantie d'un débat loyal et ouvert.
Vous nous en faites la promesse. Nous serons vigilants à ce que vos mots se traduisent en acte. Ce que vous avez proposé là comme budget, je vous le dis sans phare, avec netteté, avec aussi ce qu'il faut de colère. Il est insupportable et gravement insuffisant. Il n'est pas question pour nous d'accepter le doublement des champs franchises médicales, le gel du barê de l'impôt sur le revenu, le gel des prestation en un mot, l'année blanche et donc le rythme insensé de réduction des déficites que vous avez inscrit dans votre budget sur les Français de l'hexagone et des outres mèes.
Pour confirmer la possibilité de l'assouplissement de cette trajectoire, nous vous prenons au mot parce que vous ne pouvrez pas demander 15 milliards d'économie sur le dos des hommes et des femmes qui travaillent et ne rien demander à ceux dont le patrimoine a doublé en 10 ans. Votre copie est amendable. Comptez sur nous que nous l'amendions et chacun devra assumer aux yeux des Français les choix qu'il fait. Votre point de départ ne sera pas notre point d'arrivé. Souvenez-vous-en, monsieur le Premier ministre, nous sommes capables de faire des compromis. Nous en avons fait la démonstration. Nous sommes capables de renforcer un gouvernement. Nous l'avons fait par deux fois.
Nous n'avons qu'une boussole. L'intérêt du pays, l'intérêt des Français. Je mesure et nous en coûte. Nous faisons un paris, un paris risqué dont seul l'avenir nous dira ce qu'il est. Chacun et chacun d'entre nous ici héritier de Gambetta ou de Jores, de Mandel ou de Minds France de Simon Veille ou de Giselle Anlimi, du général de Gaulle ou de François Mitteran représentant de la belle et grande nation française doit à cette heure se poser cette question simple, cette question exigeante. En sommes-nous capables ? Les socialistes répondent, il le faut. Merci beaucoup monsieur le président Vallot.
Et voilà donc la prise de parole de Boris Valot qui dit que les socialistes font un paris, un paris risqué. Ils font donc le pari d'accepter ce que le Premier ministre a proposé sur la réforme des retraites. Mais il se reste exigeant sur la suite du budget. C'est ce qu'a dit Boris Vallot prévenant qu'ils avaient déjà renversé des gouvernements. Dernier orateur, Raphaël Chellenberger et ensuite c'est le premier ministre. Avant toute chose, permettez-moi de souligner la place particulière des députés non inscrits dans cette assemblée.
Nous sommes peu nombreux, mais dans une situation politique que vous décrivez vous-même comme fragile, chaque vous voit compte, y compris celle de ceux qui refusent les étiquettes toutes faites, les consignes automatiques et les fidélités imposées. Monsieur le Premier ministre, vous venez de prononcer un discours de la méthode antimacroniste. Nous sommes beaucoup par en prendre acte avec satisfaction. Il n'est jamais trop tard. Vous revendiquer l'humilité, c'est déjà un progrès. Mais après 8 années de macronisme, ça ne suffira pas et surtout pas. Un grand débat de plus, les Français ne sont pas dupes de vos écrans de fumée. Voilà ce qu'il reste.
De 8 années de pouvoir vertical, d'opération de communication et de mépris institutionnalisé. une République fatiguée, des institutions asphyxiées, une société fracturée. Mais soyons honnêtes, vous n'êtes pas seul responsable. De LFI au Rassemblement national, chaque parti a contracté le même mal, celui de la radicalisation permanente. Il n'y a pas de fierté à la radicalité. Il n'y en a pas d'avantage à la trahison. Là où les partis politiques devraient structurer le débat d'idée, aujourd'hui, il le perturbe au gré des slogans et des sondages d'opinion. On a vu l'égolistes devenir des supplétifs, les centristes transformer le fameux en même temps en réflexe de survie.
Les socio-démocrates s'effacent dans un brouillard indigne. Et désormais, même Gabriel Atal en costume de loyaliste ou Édouard Philippe, ancien héritier discipliné, semble considérer le reniment non plus comme une faute, mais comme un projet politique. Je le dis avec regret car je crois profondément au rôle structurant des partis dans une démocratie vivante. Mais à l'heure des chaînes d'info en continu et des réseaux sociaux, ils sont devenus plus souvent des amplificateurs de tension que des bâtisseurs de compromis. Et ce glissement a été encouragé méthodiquement par l'Élysée. Alors oui, la France a besoin d'un budget.
Censuré par principe n'aurait d'ailleurs pas de sens, pas plus que donner un blanc sein à un gouvernement sans capination. En 8 ans, vous avez fini par abandonner l'idée même que la politique pouvait transformer le pays, que la politique peut changer la vie. Votre gouvernement est un gouvernement de technicien, pas de stratège, de gestionnaire, pas de bâtisseur parce que les Français n'attendent pas qu'on leur explique que la situation est compliquée. Ils vivent cette difficulté tous les jours sur leur facture d'électricité, dans leurs retraites amputées au fil des réformes, dans leurs territoires oubliés. Ce que vous appelez responsabilité, il l'appelle incertitude. Parlons du fond.
Lors de la réforme des retraites, je me suis opposé avec quelques députés LR courageux à une réforme inéquitable et mal né. Aujourd'hui, voir les Républicains devenir les plus ardents défenseurs d'une réforme d'Élisabeth Borne et d'Emmanuel Macron après avoir tout fait pour s'ériger comme principal partie d'opposition à quelque chose de savoureux. La cohérence politique a parfois le sens de l'humour. Vous annoncez vouloir parler, monsieur le premier ministre, d'énergie, de réindustrialisation, c'est pour moi la priorité stratégique, mais c'est impossible sans boussole politique et sans récit national.
Dans ces domaines, comme dans d'autres, la difficulté de nous mettre d'accord ici n'est rien face aux difficultés que vivent chaque jour des millions de Français. Ce n'est pas notre stabilité ou même notre confort parlementaire qui est en jeu, mais bien notre avenir collectif. Enfin, vous parlez de gaulisme. La 5e République est née dans une époque similaire à la nôtre. L'explosion du l'explosion du débat partisan, une crise budgétaire et financière devenue indigeste et des institutions à bout de souffle.
La réponse du général ne s'est pas limitée à faire adopter un budget, mais il a été capable de rassembler par-delà l'écliage partisan autour d'un cap, d'une vision, d'une ambition pour la France. L'histoire a déjà connu des impasses politiques, mais elle a rarement été clém avec les gestionnaires de la fatalité. Monsieur le Premier ministre, vous vous définissez comme un moine soldat. Lorsque vous étiez secrétaire d'État à l'écologie, vous avez déjà mis vos qualités au service d'Emmanuel Macron, agissant avec précision et sans discernement pour fermer Festenheim.
Je n'ai qu'une espérance que cette fois vous mettiez ses qualités au service de la France car la France n'a besoin ni d'un moine ni d'un soldat. Elle a besoin d'authentiques républicains au service d'un idéal qui les dépasse la France. Merci beaucoup monsieur le député. Les interventions sont terminées. Je redonne la parole à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames messieurs les députés. Merci pour euh les prises de parole des différents orateurs. Je vais évidemment tenter de répondre à tous celles et ceux qui sont encore présents et je vais même euh faire le pari de répondre à celles et ceux qui sont partis.
Euh monsieur le Premier ministre, monsieur le président Atal, merci d'avoir parlé de la France et merci d'avoir parlé des Français. Merci d'avoir parlé des compromis parce que c'est effectivement la philosophie du groupe que vous présidez et je peux en témoigner depuis maintenant de nombreux mois. Et surtout pardon mais merci d'avoir pris la balle au bon sur la réflexion sur les retraites parce qu'au fond certains y verront la suspension peut-être pour la suspension. Je vois déjà une certaine presse de droite tenter de dire au fond que ça serait un chèque en blanc.
Au contraire c'est une opportunité et ça on le voit bien les différents modèles qui ont pu être mis sur la table différentes espérances sur la manière de concevoir ce régime auquel au fond tout le monde est attaché ici on l'entend bien dans les prises de parole. Il est clair que ce débat de la présidentielle doit être nourri avec les meilleurs experts, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires, avec les différentes formation politique. Et de cela au fond euh ce geste de la suspension qui est plus qu'un geste qui quelque chose qui va être ici débattu, sur lequel je m'engagerai en même temps, il faudra s'engager justement sur cette discussion et sur ces concertations.
C'est comme cela aussi que l'on remet en selle un certain nombre de syndicats réformateurs. C'est comme ça aussi d'ailleurs que les syndicats patronaux pourront aussi prendre un certain nombre de responsabilités. Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique. Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. Et c'est bien pour ça que tout à l'heure, j'ai dit que tout ce qui sera fait devra naturellement être financé. Et ça, je sais que l'ensemble des partis de gouvernement qui sont ici partage cette réflexion et nous aurons l'occasion d'y revenir.
Le ministre président Fenau l'a dit aussi dans son inter dans son dans son discussion, dans son discours euh il y a quelques instants. Monsieur le ministre président Voquier euh à travers lui, les membres monsieur le ministre, pardonnez-moi, euh travail travail travail. Je pense que on ne peut pas parler d'ailleurs des retraites sans parler du travail et de celles et ceux qui travaillent. Et tout à l'heure, j'ai voulu le dire et j'ai commencé d'ailleurs par là. Ça pose la question des revenus du travail, ça pose la question de l'incitation au travail, de la récompense en quelque sorte de ce travail. Vous avez cité des mesures, des propositions dans votre discours.
Le ministre Farandou, j'en suis certain, les a entendu et ça pose effectivement tous les débats, toutes les questions autour des mesures d'incitation, des mesures qui permettent de travailler plus. Vous avez cité la question des heures supplémentaires. D'autres formations politiques nous ont saisi sur d'autres mesures, la CSG pour le Parti socialiste, les questions liées à la prime Macron pour d'autres.
En tout cas, il est clair que dans la discussion budgétaire, et je prends cet engagement devant vous, monsieur le ministre-président, il doit y avoir des mesures pour le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent et je souhaite que les parlementaires de votre groupe puissent évidemment s'engager dans ces discussions et dans ces débats. Vous avez parlé de la location sociale unique. Il y a une première étape, pardon d'être technique mais qu'il faut à tout prix remplir, c'est au fond, il existe un impôtgouff.fr. Il faut qu'on arrive à faire le social.goof.fr. FR. Ensuite, peut-être que les opinions divergeront dans cet hmicycle sur la manière de concevoir la location unique.
Ce que je sais pour y avoir travaillé pendant ce mois, c'est que nous n'avancerons pas sur ce dossier d'ici à la présidentielle si nous ne sommes pas capables de faire le grand rapprochement de l'ensemble des fichiers, de l'ensemble des responsabilités. J'ai été maire, présent département, vous avez été vous-même en responsabilité dans les collectivités. On voit bien que si on veut avancer sur cette allocation sociale-unique, il y a un travail absolument prodigieux à accomplir. Il faut qu'il démarre dès cet automne. Et là aussi, je prends l'engagement devant vous que l'on puisse avancer sur le sujet. Les fraudes, le projet de loi a été déposé ce matin en conseil des ministres.
Comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune. Maintenant aux parlementaires de s'en emparer. C'est un projet de loi que je crois juste équilibré. Il traite autant le social que le fiscal. Il traite autant les cotisations que les prestations, il traite autant les impôts que les niches ou les différentes interventions. Donc au fond, soit on prend ce dossier avec euh le plus d'ambitions possible et il aura du résultat et pardon de le dire pour les cordons de la bourse et pour nos comptes publics, il y aura du rendement et des économies qui seront faites. Soit on le prend avec évidemment de l'idéologie et auquel cas évidemment le rendement sera moindre.
Et donc je pense que les Françaises et les Français nous attendent. En tout cas, il faut être sourd pour ne pas entendre ce qu'ils nous disent par ailleurs. Et donc, c'est évidemment un engagement que je prends devant vous. D'autres questions sont portées par votre famille politique, par vos parlementaires, par les députés qui sont ici. La question de la sécurité, j'ai demandé au ministre de l'intérieur, euh Laurent Nunes, de d'accélérer euh les discussions du texte sur les polices municipales et donc la question de la sécurité du quotidien.
On ne peut pas expliquer à nos concitoyennes et nos concitoyens qu'on a encore des systèmes de fichiers comme par exemple des fichiers aussi peu sensibles que les cartes grises qui ne sont pas consultables par les polices municipales. Il y a un défaut de bon sens et ce bon sens il faut à tout prix le convoquer dans les discussions qui sont à venir.
Et c'est donc dans ce gouvernement de mission de 3 mois, monsieur le ministre Voquet, c'est ce que je vous propose, c'est qu'on puisse avancer parce que par définition, l'engagement que j'ai pris sur le fait que les débats puissent avancer valent évidemment pour l'ensemble des formations politiques avec bon sens, avec le sens des responsabilités et ça a été dit par le président Fenau dans le respect de l'état de droit parce que là aussi par définition c'est le cadre dans lequel nous situons. Ensuite nos outres maires qui me soi permis de dire que je ne pense pas que les rangs protocolaires des ministres donne quelque chose systématiquement à voir sur la priorité gouvernementale.
Je le dis parce que vous le savez très bien dans la pratique ce sont plutôt les qualités personnelles ou en tout cas le fait que le premier ministre Manuel Val qui je veux rendre hommage et je n'aurais jamais cru monsieur le président peu que vous regrettiez Manuel Vals un jour. Euh en tout cas euh il est clair que ce sont ses qualités d'ancien premier ministres qui l'ont amené à être ministre d'État et moi je peux témoigner de l'engagement de la ministre Naï Amutchou sur ces questions et sur ces sujets. Je n'ai pas cité l'ensemble des territoires. Ça a été dit par le président Néelen. Je n'ai pas cité Mayotte.
Je n'ai pas non plus cité Saint-Pierre et Miclon ou Alice et Futouna, la Polynésie française. Bref, sur Mayotte pour que les choses soient claires. Et la députée Youssoufa, je crois était avec elle est avec nous et je la salue. L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année, suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année. l'ensemble des engagements seront tenus et dans la copie budgétaire, madame la députée Youssoufa, telle qu'elle vous sera soumise, l'ensemble des lignes budgétaires prévu à cet effet seront bien au rendez-vous.
Et si je puis me permettre, c'est donc précisément une censure et le fait d'empêcher la discussion du budget qui repousserait malheureusement les différentes décisions qui sont attendues pour Mayotte. Là aussi, on ne peut pas avoir de double discours, mais ça je ne le dis pas pour vous, vous l'avez bien compris, mais pour d'autres bancs ici sur cette assemblée. Euh 4e chose, on peut pas faire comme si je n'avais rien dit à la discussion générale euh et à la présentation de la déclaration de politique générale sur le 49 aligné 3. J'ai dit clairement "Mais qui vous a parlé d'ordonnance ? Malé ?
Mais et si et si et si moi je vais vous dire une chose, vous avez demandé l'abandon du 493, c'est fait. Maintenant, prenez vos responsabilités. Prenez vos responsabilités. N'ayez pas peur du parlement. N'ayez pas peur de la démocratie représentative. Je vous prends au mot et c'est un moment de vérité. C'est un moment de vérité. Tout simplement par définition, vos électrices et vos électeurs vous regardent. Mais on ne vous parle pas d'ordonnance. On vous demande, madame la députée, de ne pas empêcher le début des discussions sur le budget de la nation et sur le budget de la sécurité sociale. Rien de plus.
Le bon sens et pardon, vos électeurs vous ont élu pour cela, si je puis me permettre, pour amender, pour discuter, pour voter et le cas échéant pour refuser la copie budgétaire. C'est la démocratie mais vous ne pouvez pas le refuser au préalable. Donc la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée et je veux répondre à ce que le président Valot a dit il y a quelques instant. Par définition, monsieur le président, ce texte entre ici dans cet hémicycle et donc par définition, il sera discuté, il sera amendé et il évoluera.
Tout simplement parce que déjà en entendant les différentes prises de parole ici même dans cet hémicycle, vous voyez bien qu'un certain nombre de sujets feront débat et les ministres le savent déjà. La vraie règle désormais, c'est comment permettre justement cet exercice parlementaire inédit qui doit nous conduire justement à avoir devant les Françaises et les Français une copie la plus intelligible possible parce que vous l'avez dit, il y a une ceux qui gouvernent et il y a les oppositions.
Il y a pas de compromission mais il y a des compromis et donc il va falloir les bâtir et je mesure que pour les différents présidents de groupe, pour le ministre en charge des relations avec le parlement, pour l'ensemble des ministres, c'est un défi. Mais je pense que ce défi mérite d'être relevé parce qu'une fois de plus, nous croyons en la démocratie représentative. Ensuite, et j'en terminerai par là car je pense que nous aurons l'occasion de d'y revenir. Euh madame la présidente Pano, vous votre énergie est bien connue ici et comme avait dit Michel Barnier, j'ai du respect pour vous et je vous le redis.
La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal. Je ne cesse de le répéter depuis 3 ans et vous maintenez ce mensonge. Jamais vous ne faites état de l'action des forces armées lorsqu'elles ont distribué des vivres, des denrées alimentaires, des médicaments aux populations à Gaza. Jamais vous ne faites référence à ce que l'armée française a fait à Eliche avec notamment ce bateau hôpital, le Dixmud. Jamais vous ne parlez de l'engagement des forces armées dans la finule à la frontière avec notamment des soldats qui ont été blessés.
Donc arrêtez de caricaturer et de mentir sur la position de la France sur un sujet aussi grave et aussi sensible. Arrêtez de remonter les Françaises et les Français les uns contre les autres. Vous avez le droit de vous opposer. Vous avez le droit d'être brutal. Vous n'avez pas le droit de mentir sur un sujet aussi grave. C'est une question de dignité. Et c'est pour la République. Pour conclure et j'aurai l'occasion d'être à la disposition du Parlement autant qu'il le faudra avec l'ensemble des ministres. Moi, je souhaite que le débat soit le plus franc possible.
Je souhaite que la démocratie fonctionne, mais elle doit se faire dans le respect, y compris dans le respect des membres du gouvernement. Un bon chef d'équipe se doit défendre les membres du gouvernement. Ce ne sont pas des marionnettes, monsieur le président Chenu. Ce ne sont pas des ventriloques. Quand un président de la SNCF accepte de rentrer au gouvernement de son pays pour servir son pays, ce n'est pas un alibi. Quand le préfet de police de Paris, grand préfet de la République, accepte de devenir ministre de l'intérieur, ce n'est pas une marionnette.
Et pardonnez-moi, monsieur le président, de voir un vice-président de l'Assemblée nationale monter à la tribune et parler de madame Touren comme si elle était dans une tombe me semble être complètement décalée. Et vous savez pourquoi je vous le dis monsieur le président Chenu ? Parce que lorsque j'entends ces mêmes propos parfois sur Madame Le Pen, je les refuse parce que la question du respect des personnes est clé dans notre démocratie. Le débat peut avoir lieu ici qu'il commence mais il doit se faire dans la dignité. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Le débat est clos. Prochaine séance demain à 14h question au gouvernement. Je vous remercie.
Et voilà, on a suivi en direct en intégralité cette déclaration de politique générale, un discours du premier ministre, la réponse des différents groupes parlementaires et puis ensuite à une dernière prise de parole de Sébastien Lecnu. On a suivi tout ça en direct en intégralité et nos équipes restent mobilisées évidemment. Stéphanie Despierres et Marco Pomier sont dans la salle des quatre colonnes. Point de passage obligé pour les députés. On attend donc de nombreuses réactions et Clément Per et lui au niveau de la cour d'honneur, c'est par cet endroit que sortent les ministres et le premier d'entre eux très certainement. Euh on a suivi donc ensemble cette déclaration de politique générale.
Stéphanie des Pierres, on vous retrouve celle des quatre colonnes. On écoutait ce qu'allait dire le Premier ministre en direction du Parti socialiste. Qu'a-t-il dit ? Qu'a entendu le PS ? Et quelle conclusion peut-on en tirer ? Stéphanie ? Et bien, le Premier ministre a été clair. Ce sera une suspension de la réforme des retraites. Le Parti socialiste a donc entendu ce qu'il voulait entendre. La voici enfin. C'est une victoire assurément pour les Français, a répondu Boris Vallot à la tribune. Il explique que c'est la reconnaissance d'un combat mené par les syndicats. La perspective donc d'une censure par le PS s'éloigne, d'une censure tout court.
Le gouvernement de Sébastien Lecny devrait donc passer la semaine. Boris Vallot, le patron des socialistes, a expliqué qu'il faisait le paris risquer du débat dans l'hémicycle parce qu'il parce qu'il était attaché à la République. En revanche, le patron du des socialistes a bien dit qu'il restait dans l'opposition et qu'il restait maître d'une sanction, c'est-à-dire qu'il n'exclu pas de recourir à la censure si le débat budgétaire se pass se passe mal. Parce que comprenez qu'aujourd'hui nous avons franchi une première étape. Le Sébastien Lecnu va rester en poste quelques jours. Mais le restera-t-il jusqu'au bout de la discussion budgétaire ? Et bien ça ce n'est pas ce n'est pas sûr.
Le PS menace en cas de discussion budgétaire difficile de censurer à nouveau. En tout cas, il n'écarte pas cette possibilité. Boris Vallot à la tribune a dénoncé un budget insupportable et insuffisant et il a lancé au premier ministre en parlant de ce budget. Votre point de départ ne sera pas notre point d'arrivée. Merci beaucoup Stéphanie Despierres. On accueille sur ce plateau salle des papers du Lord Miller. Bonjour. Bonjour. député ensemble pour la République de la Marne, Sandrine Runel, bonjour. Député socialiste et apparenté du Rô, bonsoir. C'est vrai qu'il est 18h passé, on a suivi ensemble cette déclaration. Sandrine Runel, comment ça s'est passé pour les socialistes ?
Vous avez écouté mot pour mot ce que disait le Premier ministre et vous avez dit "C'est bon, on a eu ce qu'on a voulu." Nous avons en amont de la déclaration de politique générale du Premier ministre posé nos exigences et notamment, nous l'avons rappelé par voie de presse à 14h30 avant cette déclaration, notamment la question de la suspension de la réforme des retraites qui était pour nous évidemment l'exigence première. Nous avons évidemment écouté mot pour mot ce qu'a dit le Premier ministre et nous avons par ailleurs le texte qui a circulé dans l'ensemble du pays.
Nous avons entendu, nous avons écouté, nous avons compris que cette suspension allait être effective, immédiate à la fois et ça c'est important de le rappeler sur le départ et donc sur l'âge légal, mais aussi sur la question de la cotisation et donc des trimestres jusque en janvier 2028. Et donc à partir de là, nous pourrons évidemment un débat budgétaire. Donc oui, nous avons entendu ce que nous voulions attendre, ce que nous attendions et ce que nous attendions surtout pour les Français et les Français. Donc pas de censure déposée par le groupe socialiste. Il n'y aura à ce stade et nous l'avons rappelé pas de censure déposée à date par le groupe socialiste. L'or Miller.
Les socialistes attendaient un engagement très précis sur la réforme des retraites. Vous êtes ensemble pour la République, vous l'avez défendu, elle vous a coûté cher parfois cette réforme. Mais c'est ce qu'il fallait aujourd'hui avoir un message clair pour pouvoir commencer les débats budgétaires pour pouvoir ne pas être censuré par les socialistes. Exactement. Je pense que il nous fallait avancer. On est dans une crise politique qui est importante. Les Français le perçoivent. On a eu une semaine catastrophique en terme d'image de la classe politique. Nous ce qu'on voulait c'est avancer et pouvoir rentrer dans ce débat budgétaire. Et donc en effet, c'est une première étape évidemment.
Ensuite le débat va avoir lieu dans l'hémicycle, le débat plus large sur la question du budget et ensuite on pourra évidemment discuter de ce sujet en particulier. Alors on le disait Marco Pomier, on va vous retrouver celle des quatre colonnes. On avait les calculatrices avant la déclaration de politique générale et ça semblait très très serré là. L'idée d'une censure s'éloigne tout de même. Marco, oui, on le répète, Elsa, deux motions de censure ont été déposées, l'une par la France insoumise, l'autre par le Rassemblement national. Elles seront examinées jeudi à 9h à l'Assemblée. Et pour rappel, hein, pour faire tomber un gouvernement, il faut 289 voix.
Or, vous l'avez entendu hein, euh les écologistes, les insoumis, les communistes, le Rassemblement national euh et son allié, hein, le groupe d'Érexioti vont voter la censure. Ça fait 265 voix mais vous l'avez entendu euh par la voix de Boris Vallot, un président du groupe socialiste, voix Boris Vallot qui a et bien dit qu'il y avait un premier pas fait par le Premier ministre Sébastien Lecnu. Il n'y aura donc pas de censure des socialistes, même si quelques-uns pourraient quand même censurer, moins de 10 en tout cas selon nos informations.
Et puis du côté du groupe Lot qui ont aussi entre leurs mains et bien le sort du gouvernement, visiblement là aussi, ils ont été convaincus par les premières annonces du Premier ministre et il ne devrai donc pas voter la censure, sauf peut-être quelques-uns là encore. Mais normalement, on ne devrait pas atteindre les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Et on suivra évidemment ensemble l'examen de ces motions de censure. Je vous donne rendez-vous à 8h30 jeudi matin pour suivre en direct ces deux motion de censure. Il y en a une qui est déposée par le Rassemblement national qui votera d'ailleurs aussi celle de la gauche.
Jean-Philippe Tangui est au micro de Stéphanie Despierr, celle des quatre colonnes. On a eu la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, l'annonce de la suspension de la réforme des retraites. Vous maintenez votre motion de censure ? Non mais plus que jamais. Enfin, nous avons eu un discours de monsieur le cornu qui n'était qu'une succession de mensonge complètement en décalage avec le budget qui a été déposé ce matin. On nous parle d'améliorer le pouvoir d'achat alors qu'il va y avoir 20 milliards d'impôts sur les classes moyennes.
On nous parle de la dignité des retraités alors que monsieur le cornu va leur voler leur leur retraite pendant 4 ans aussi presque 20 milliards d'euros volés sur les retraités. On nous parle d'un pourquoi 20 milliards d'euros volés sur les retraités ? Et bien, vous avez une disposition du projet de loi de finance de la sécurité sociale déposée ce matin où vous avez une sous-indexation des retraites pendant 4 ans de 2026 à 2030 pour un montant total de 19 milliards d'euros. Mais ça monsieur le Cornu l'a pas dit à la tribune. C'est étrange. La suspension de la réforme des retraites, c'est quand même une bonne chose.
Non, vous vous étiez battu, vous avez même demander l'abrogation ici à l'Assemblée nationale de cette réforme. Mais il n'y aura pas de suspension de la réforme de traite. Tout ça c'est du baratin. D'ailleurs, il n'y a pas la disposition dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale qui a été déposée ce matin. Mais le gouvernement peut toujours poser un amendement pour la mettre dans le texte. Oui, mais mais bien sûr, mais il y a beaucoup de choses que le gouvernement pourrait faire et qu'il ne l'a pas fait. Là, il s'engage à suspendre la réforme des retraites immédiatement jusqu'en 2027. Non, non, il s'engage pas du tout à la suspendre immédiatement.
Il dit qu'il va y avoir comment une suspension à venir avec on sait pas trop. Est-ce que Il a dit qu'il déposa un amendement ? Non, il a pas dit qu'il déposera un amendement. Donc, on sait même pas si c'est un amendement ou si c'est vaguement la le la deuxème saison du conclave avec les mêmes figurans, le même scénario et la même arnaque pour les Français. Et imaginons même que par un miracle incroyable euh la réforme des retraites soit vraiment suspendue. Et bien écoutez, cette suspension c'est bien mais ça représente 500 millions d'euros de droits sociaux. Bah 500 millions d'euros euh de droits sociaux par rapport à 20 milliards d'impôts et 20 milliards de spolation des retraités.
Les calculs sont pas bons. Merci beaucoup. Merci. Bonne soirée. Merci beaucoup Stéphanie Despierre. On va revenir sur ce que dit Jean-Philippe Tangi. Tout d'abord, il dit "Vous pouvez vous faire rouler dans la farine." Alors, c'est un peu technique, mais on va expliquer que le gouvernement peut suspendre cette réforme des retraites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale en y apportant un amendement parce que c'est pas dans la version initiale cet amendement. On ne sait pas s'il sera voté ou pas, s'il y aura finalement suffisamment de temps pour étudier le texte. Est-ce qu'il y a un flou là-dessus Candrine Runel ?
Non, il y a pas de flou puisque le Premier ministre s'est exprimé devant la représentation nationale et a annoncé la suspension de la réforme des retraites. Et donc effectivement ensuite la déclinaison technique et pragmatique, c'est le dépôt d'un amendement par le gouvernement dans le cadre du projet de loi financement de la sécurité sociale qui se fera en examen la semaine prochaine dans les 15 jours à venir et notamment début novembre.
l'or Mil dans Toureloupe si je peux me permettre le terme possible c'est-à-dire que il y aura vraiment cet amendement et il sera certainement voté dans l'hémicycle oui alors moi je peux pas parler au nom du premier ministre mais en fait j'imagine quand même assez mal un premier ministre qui en effet vient de s'engager devant la représentation nationale.
De toute évidence, ça sera ça fera partie de du débat avec en effet un amendement sans doute ou de du groupe socialiste, je ne sais pas, mais en effet, on aura forcément ce débat et puis si l'amendement n'était pas les posé dans 15 jours, il y aura une motion de censure et donc nous inviterons le Rassemblement national à la voter puisque Sandrine Runel, c'est bien ce qu'on a entendu de la part de Boris Valallot, c'est-à-dire que la non censure, elle est temporaire, elle est circonstanciée, c'està-dire que vous ne renoncez pas à ce droit de censurer et vous allez très vigilant sur le budget. Jean-Philippe Tangui dit que le budget en l'État en fait donne motif à censure.
Mais bien sûr, le budget, que ce soit le budget de l'État ou le budget de la sécurité sociale et aujourd'hui un budget, une mesures austéritaires qui sont évidemment innebubles et par ailleurs c'est le budget de Beou sans les deux jours fériers. Donc en fait c'est exactement la même chose. Maintenant nous avons fait le choix de rentrer dans le débat budgétaire pour améliorer ce budget et déposer évidemment les amendements et avoir une discussion parlementaire. Ce qu'a dit aussi le premier ministre, c'est je me remets au parlement et donc ce sera au parlementaire maintenant de pouvoir engager une discussion pour améliorer ce budget.
Et on voit le premier ministre qui est en discussion avec Roland l'escur, son ministre de l'économie pour faire certainement voilà un petit point, une conclusion sur ce qui s'est passé. le premier ministre qui allait peut-être un petit soulagement ce soir puisque on l'a dit avant cette déclaration de politique générale. Il était peut-être question que dans 48 heur il soit renversé avec le choix que font les socialistes ce soir. Ça paraît beaucoup moins certain. Le premier ministre qui est donc en discussion. Je vous propose de continuer à regarder ces images. L'ormil sur la question du budget. On le voit bien, c'est Roland l'escur qui est chargé ministre de l'économie.
Sébastien Lecornu, ils ont conscience tous les deux que la partie est pas finie puisque les socialistes disent déjà qu'il faut des corrections importantes. Bien sûr. Non, mais en fait, il a dit quelque chose qui me semble important dans son discours qu'il a répété à plusieurs reprises. Il a dit le le gouvernement propose, ensuite nous allons débattre et c'est nous parlementaires qui allons voter infiné à la fin sur chacune de ces mesures. Et je pense que c'est ce qu'il faut qu'on ait tous en tête, c'est que ce ce budget, il est pas parfait. À la fin, ce le budget qui sera voté à la fin sera pas parfait non plus. C'est-à-dire qu'il ne satisfa entièrement.
Nous sommes 11 groupes parlementaires à l'Assemblée nationale. Nous sommes une assemblée morcelée. Il faut que chacun fasse un pas vers l'autre, qu'on ait chacun finalement nos petites victoires sans doute à la fin parce qu'on a tous des voilà des des valeurs qu'on veut défendre et puis des des mesures qu'on veut particulièrement défendre. Mais à la fin c'est un budget qui sera imparfait parce que il aura dû finalement satisfaire un petit peu mais satisfaire aussi un peu chacun des groupes de l'assembl. Diller Miller mais est-ce qu'il ne pourrait pas devenir carrément invotable ?
On le voit bien en fait, si tout le monde il y a des victoires, on sait que ça peut jouer aussi la nuit, ça dépend des équilibres et cetera. Est-ce qu'il y a une situation qui existe où à la fin des fins personne ne vote le budget, il est rejeté ou alors il est mis par ordonnance parce que les délais ne sont pas suffisants. Il y a cette possibilité là aussi qui a évidemment devant nous de toute manière un travail qui est immense pour recadrer le tir et faire en sorte qu'on puisse préserver à la fois le pouvoir d'achat, les retraites aussi pour les Françaises et les Français mais aussi la question de la santé.
Il y a la question de la franchise médicale, il y a la question aussi de la prise en charge notamment des ALD. Enfin, il y a les arrêts maladies. Il y a énormément de choses en fait qui sont aujourd'hui inadmissible et qui sont évidemment à corriger. Pour autant, nous allons le faire et nous allons y passer évidemment beaucoup de temps et à la fin il y aura un vote et nous sommes dans l'opposition, nous l'avons rappelé, nous ne voterons pas ce budget mais nous attendons aussi quand même de la part des groupes parlementaires un peu de responsabilité sur quelles seront les mesures qui seront dans ce budget à la fin.
Laor Miller, on voyait sur les images Sébastien Lecornu parler à un député Horizon. Je vous recite cette parole du président du groupe qui a dit que c'est une victoire symbolique pour le PS qui est d'une dangereuse facile. Euh rassurez-moi, Horizon soutient bien encore le Premier ministre. Alors, c'est pas à moi de parler au nom d'horizon. Je suis pas porte-parole de du groupe Horizon. Moi, je pense qu'il faut faut sortir de ça en vrai. Je je voilà. Moi je trouve que cette semaine elle a été désastreuse.
Il y a eu que des petites votre président de groupe a rappelé à la tribune en citant voilà des d'exemples d'autres choses qui se sont passées dans le monde cette semaine, il a dit a quelque chose d'assez juste qui est que si la politique ne parle plus de la vie des français et des français alors on parle plus de rien. Et je pense que justement on est tous très pressés en tout cas on est majoritairement dans les députés très pressés de rentrer dans le vif des débats, dans le vif du sujet de ce qui concerne les Français. le budget général, le budget de la sécurité sociale.
On a perdu trop de temps si vous voulez pendant un mois à ne parler que de politique politicienne et donc il faut qu'on rentre dedans. Donc les petites phrases évidemment qu'on les entend mais c'est pas ça le cœur du sujet et je pense qu'il faut qu'on retrouve un petit peu de sérieux tous ensemble et qu'on travaille. Justement, est-ce que quand vous allez retourner en circonscription Sandrine Runel, les socialistes vont pouvoir justifier justement le fait de ne pas avoir censuré le gouvernement ?
C'est un geste, un gain, on peut le dire, suffisamment fort pour vous pour dire à vos électeurs voilà pourquoi, contrairement au reste des groupes de gauche, on y reviendra, nous avons décidé de laisser une chance. Encore une fois, c'est pas pour nous et c'est pas une victoire symbolique pour les socialistes, c'est une victoire pour 3 millions et demi de Français. C'est aujourd'hui une victoire pour 3 millions et demi de salariés, de travailleurs qui vont pouvoir partir à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres.
Donc oui, c'est une réelle victoire pour eux, c'est une avancée euh pour les personnes qui sont en souffrance au travail, pour des personnes qui évidemment n'ont plus la capacité de continuer à travailler, d'aller au-delà euh des 63 ans. Donc oui, c'est une vraie victoire. C'est une victoire pour les Françaises encore une fois et les Français et ce n'est pas une victoire pour les socialistes. Et donc évidemment, nous allons pouvoir l'expliquer et nous allons pouvoir le justifier. Mais encore une fois, ce n'est pas une non censure pour une non censure. La censure, elle est là. Et si le budget est maintenu euh dans l'état actuel, évidemment nous censurons ce gouvernement.
Je vous pose la même question Laur Miller, mais à l'inverse, est-ce que vous, votre électorat, qui était peut-être un des seuls favorables à cette réforme des retraites va comprendre ce compromis ? Est-ce que vous pensez que vous allez pouvoir l'expliquer, qu'on va vous le reprocher ? Alors, nous nous ce qu'on a dit c'est qu'on voulait pouvoir rentrer dans ce débat. En effet, on ne se renit pas. Mais de toute façon, le Gabriel Atal l'a dit, la messe est dite entre guillemets puisque de toute façon, il existe une majorité avec ou sans nous. euh pour euh en effet voter sans doute mais bien sûr, on sera présent.
Et moi je je j'entends tout à fait ce c la cette question est épineuse dans notre voilà débat politique général, la question des retraites et je veux bien qu'on puisse l'aborder mais je pense qu'il faut pas euh enfin voilà, il faut quand même avoir au cœur de notre de notre esprit pendant ces débats la question de la dépense publique sur laquelle il faut évidemment qu'on puisse faire des efforts, les bons efforts effectivement il faut cibler la dépense en effet qui n'est peut-être pas efficace dans notre pays et il y en a de la dépense qui n'est malheureusement pas efficace. Donc il faut pas qu'on puisse euh voilà se focaliser uniquement sur la réforme des retraites.
Il faut aussi qu'on puisse regarder la question globale de la dépense publique. Et Sébastien Lecornul a précisé hein Sandrine Runel, tout ce qui va coûter de l'argent devra être compensé. On fait parfois peut-être un peu caricaturement le côté la droite veut des baisses de dépenses, la gauche des hausses de recettes. Est-ce que vous sur ces baisses de dépenses, vous êtes aussi d'accord pour dire oui, on peut regarder sur l'assurance maladie par exemple, sur certains arrêts de travail ? Non. Alors par contre, nous nous avons aussi apporté d'autres solutions qui sont d'aller chercher l'argent là où il est.
Et donc en fait, il n'y a pas besoin de faire des économies sur le dos des Français et notamment les plus modestes. Alors ce ne sera pas la taxe Zucman telle que elle a été évidemment mise en avant et défendue par le Parti socialiste. Nous continuerons évidemment à la défendre et à la porter. Ce que nous voulons en fait c'est aller taxer les revenus, les haut patrimoine parce que en fait ça permet de des recettes supplémentaires et donc c'est avec ces recettes qu'on permet de financer l'hôpital public. Je vous donne un exemple, mais aujourd'hui dans le budget dans le PLFSS qui a été déposé, nous avons un nom d'âme donc en fait le budget de l'hôpital qui est à 16.
Ce qui veut dire qu'à l'inflation en fait il est négatif aujourd'hui. Donc en fait nous allons pas être en capacité si on laissait le budget de le cornue 2 sur la table en capacité de financer l'hôpital public. Donc ça c'est évidemment des choses que nous allons combattre et que nous allons aller évidemment euh défendre pour dire nous avons besoin d'investir donc nous avons besoin d'aller chercher des recettes supplémentaires pour pouvoir financer l'hôpital public, l'école et évidemment d'autres services publics. On va tout de suite rejoindre salle des quat colonnes une présidente de groupe qui elle va censurer le gouvernement. Cyel Châtelin est au micro de Marco Pomier.
Oui Cyel Châelin, vous avez entendu Boris Valot le président du groupe socialiste, il a dit qu'il y avait une première victoire, un premier pas avec la suspension de la réforme des retraites. Vous vous êtes d'accord avec la suspension ? Pourtant, vous vous censurez. Pourquoi ? Alors, le groupe écologiste et social l'a toujours dit. Il prendrait en compte l'ensemble de la politique du gouvernement. Oui, la suspension des retraites alors qui sera soumis à l'assemblée et qui serait sur une de 2 années, c'est un premier pas vers l'abrogation de la réforme parce que là, on est encore dans quelque chose qui fait qu'automatiquement elle reprend.
Mais oui, cette suspension euh c'était un dû au français. Mais il y a euh tout le reste, il y a les copies budgétaires notamment qui ont été déposées ce matin qui contiennent le gel des pensions de retraite, qui contiennent l'augmentation des franchises médicales. Et donc, on le voit et on le voit dans son discours, le Premier ministre continue d'avoir une trajectoire de réduction des déficits qui pèse sur 99 % des Français et qui met à l'abri les 0,01 % des plus riches. Et ça, pour nous, ce n'est pas acceptable. Oui, mais vous entendez ce que disent les socialistes.
Eux, ils disent "Bah nous aussi on n'est pas d'accord contre ce budget, mais on préfère en débattre dans l'hémicycle, essayer de trouver des compromis alors que le premier ministre s'est engagé en plus à ne pas le faire passer ce budget au 493." Alors, il y a un autre élément qui pour nous a été déterminant, c'est effectivement la question démocratique. S'il y a un débat, nous y prendrons toute notre part. Nos amendements sont déjà prêts. Mais par contre, il y a quelque chose de profondément illégitime dans ce gouvernement.
On a Emmanuel Macron qui en fait continue de refuser le résultat des urnes, qui continue de pouvoir avoir la main mise sur le pouvoir, sur le gouvernement, dire à la fois la capacité d'initiative devant le parlement et puis tout ce qui peut se faire par ordonnance ou hors du législatif par exemple sur l'éducation nationale, sur les questions d'affaires étrangères. Il y a une question au moment où cette question démocratique est attaquée de dire que non en fait une minorité ne peut pas continuer à s'accaparer tous les pouvoirs. Merci beaucoup Chatelin pour cette réaction. Merci à vous. Merci beaucoup Marco Pomier.
Euh jeudi matin dans l'hémicycle d'oncle Sébastien Lecnu fera face à deux motions de censure et on entend que la gauche reviendra sur cette illégitimité euh qu'elle considère de Sébastien Lecnu d'un premier min d'un président de la République qui ne renomme que dans son camp même si ça ne marche pas. Alors moi encore une fois, comme je vous le disais tout à l'heure, je pense qu'il faut sortir des questions de personne. En fait, on perd notre temps à juger les gens sur ce qu'ils ont pu voter, si sur ce qu'ils ont pu faire il y a 5 ans, il y a 10 ans. C'est ce que fait la classe politique. Et là, j'ai encore vu en effet des discours qui ne parlaient que de ça.
On s'en moque en fait, il faut regarder le fond. Et là, disent aussi, c'est bizarre, le premier ministre, il est censuré, il chute et puis ça vient toujours du même camp politique. Ça, j'imagine que certains aussi ont du mal à le comprendre leur mil. Bien sûr. Mais alors si. Alors moi, j'étais pas dans le secret des des tractations, mais il me semble que les députés socialistes n'ont pas souhaité rejoindre le gouvernement. Donc après voilà, chacun est libre à la fin, il faut une équipe, elle est quand même renouvelée.
Je constate qu'il y a des têtes nouvelles qui qui ne viennent pas du serrail politique, ce qui va sans doute nous faire du bien, notamment dans les débats qu'on va avoir dans l'hémicycle. À la fin des fins, ce qu'il faut regarder, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on propose, la façon dont on va travailler. J'entendais tout à l'heure la question de la fiscalité. Moi, je pense à la question de des aides publiques aux entreprises et de du fait qu'elles ne soient pas conditionnées euh à des objectifs. Là-dessus, je suis sûr que droite et gauche, nous pouvons nous rassembler. Il y a déjà eu des initiatives à droite et à gauche.
Et ben, ça c'est un sujet qu'il faut qu'on puisse aborder là parce que clairement ça nous ferait probablement gagner beaucoup d'argent et je pense c'est aussi une question de justice auquelle les Français peuvent être attachés. Je je poursuivrai ce débat. Je reviens à une considération plus politique. On a vu, vous serez les seuls à gauche, jeudi, à ne pas censurer le gouvernement. On peut imaginer déjà que ça vous soit largement reproché par vos partenaires. Qu'est-ce que vous leur répondez ou est-ce que vous assumez finalement cette manière de dire bah finalement nous oui, on se décroche un peu, on n'est pas tout à fait pareil que les insoumis, que les communistes ou que les écologistes ?
Alors nous, on l'a toujours dit de toute manière en fait ce que nous voulons, c'est effectivement améliorer le quotidien, la vie des françaises et des français. Et donc aujourd'hui, nous avons posé nos exigences et encore une fois, nous l'avons rappelé pendant les différentes discussions aussi et les consultations du premier ministre avec les partis politiques, avec les présidents des groupes parlementaires. Nous avions posé nos conditions pour pouvoir rentrer dans le débats parlementaires. Aujourd'hui, forcé de constater que le premier ministre les a entendu et pour nous sur la méthode en tout cas, c'est aussi quelque chose de positif et à retenir. Avec Bernier, ça n'a pas marché.
Avec Berou, ça n'a pas marché. Donc effectivement, oui, il continuent à gouverner alors qu'ils sont minoritaires et que ils ne sont pas majoritaires dans les urnes. Pour autant, on a pour une fois un premier ministre qui a entendu les demandes que nous portions et qui aujourd'hui a annoncé la suspension de la réforme des retraites. Donc voilà ce que nous allons aussi expliquer, ce que nous avons déjà expliqué à nos partenaires écologistes et à nos partenaires de gauche. Et puis par ailleurs, vous savez aussi qu'à l'intérieur des groupes politiques, ils ne voteront pas tous à 100 % la censure et que certains quand même parlementaires, certains députés ne voteront pas la censure.
Ça se comptera peut-être sur les doigts d'une main. Tout à fait. Mais en tout cas, c'est quand même aussi un signe que finalement cette question là, elle est très complexe et que ça ne mérite pas de la balayer d'un revers de main. Pourquoi l'or Miller ? On a le sentiment alors on va pas revivre refaire toute la folle semaine de la la semaine dernière justement mais pourquoi on a le sentiment que sur la réforme des retraites alors que le président de la République et que votre groupe et que les groupes du socle commun étit arquebouté sur cette question, qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui on peut trouver un compromis ? Est-ce que c'était que c'était la dernière solution avant la dissolution ?
C'est ça qui a permis à tout le monde peut-être d'accepter des compromis qui étaient inenvisageables il y a encore quelques jours. Moi je pense que beaucoup de de de députés et beaucoup une partie de la classe politique a mis du temps à cheminer vers cette idée de compromis. C'est-à-dire je pense qu'on a encore beaucoup encore le croi aujourd'hui pensent que finalement si on travaille demain ensemble on va se renier, on va finalement voilà se se mélanger et que les Français ne vont rien comprendre et ne voteront plus pour nous. Le sujet il est pas là en vérité.
Euh, on peut tout à fait, moi je peux travailler, je suis pas d'une sensibilité de gauche, je peux travailler avec la gauche tout en gardant euh mes opinions, euh des idées qui sont différentes, mais si on fait un pas l'un vers l'autre, ça nous permet par exemple sur la protection de l'enfance ou sur ce que je j'évoquais à l'instant, la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, ben ça nous permet de faire avancer le pays avec chacun finalement euh enfin ça c'est c'est le c'est le sujet du compromisier.
Je pense qu'on a mis sans doute peut-être du temps à arriver et moi je suis contente que voilà de plus en plus de députés qui sont complètement détachés voilà du sujet de 2027, on s'en moque, c'est pas vraiment le sujet aujourd'hui, puisse se dire bah travaillons ensemble, faisons comme le font d'autres pays, d'autres démocraties parlementaires, travaillons ensemble pour faire avancer le sujet de façon imparfaite mais au moins on aura avancé puis 2027 nous permettra de trancher tous les sujets fondamentaux et on voit et on le suit sur LCP que souvent il y a des travaux très transpartisants à l'assemblée, des commissions d'enquête ou des rapports qui peuvent être voilà des fruits de compromis.
Je vous propose de réécouter euh le président du groupe socialiste, Boris Valallot. Il s'exprimait sur la censure, non censure des socialistes, mais également sur la question du budget. Écoutons-le. Ce que vous avez proposé là comme budget, je vous le dis sans phare, avec netteté, avec aussi ce qu'il faut de colère. Il est insupportable et gravement insuffisant. Il n'est pas question pour nous d'accepter le doublement des champs franchises médicales, le gel du barême de l'impôt sur le revenu, le gel des prestations en un mot. l'année blanche et donc le rythme insensé de réduction des déficites que vous avez inscrit dans votre budget. Votre copie est amendable.
Comptez sur nous que nous l'amendions et chacun devra assumer aux yeux des Français les choix qu'il fait. Votre point de départ ne sera pas notre point d'arrivé. On a quand même le sentiment Sandrine Runel que tout en voilà disant qu'il n'allait pas censurer Boris Vallot avait à cœur de montrer qu'il était bien dans l'opposition et que le budget ne convenait pas. C'était important pour vous les socialistes de ne pas donner le sentiment que vous deveniez d'un moment enfin voilà d'une minute à l'autre un soutien du gouvernement. Nous l'avons toujours dit, nous sommes dans l'opposition et nous resterons dans l'opposition jusqu'en 2027 ou jusqu'à la prochaine effectivement élection.
Nous sommes dans l'opposition. Nous avons demandé dans les dernières semaines à ce que le président de la République revienne à la raison et accepte la nomination d'un premier ministre de gauche et accepte une cohabitation parce que aujourd'hui c'était la seule solution, la solution la plus juste qui nous paraissait euh possible. Le président de la République l'a refusé. De fait, nous restons bien évidemment dans l'opposition et il n'a jamais été question pour nous d'aller dans un quelconque gouvernement macroniste.
Lor Miller, vous dites, il peut y avoir des points euh de où vous vous rejoignez sur la question du contrôle des ados en entreprise, mais est-ce queil y en a beaucoup plus là quand il va s'agir de faire euh 30 milliards d'euros d'économie, est-ce que vous pensez que vous pouvez avoir des compromis avec le Parti socialiste sur la question de la baisse de la dépense, sur la question de la baisse de la dépense notamment sociale en France ? Ben, je je l'espère. C'est ce qu'on va voir à travers les à travers les les débats qu'on va qu'on va avoir. Moi, je l'espère. Je pense qu'on en a tous besoin. Il va en effet, il va bien falloir qu'on ait une copie budgétaire à la fin.
Donc encore une fois, nous on peut enfin moi j'accepte et il faut d'ailleurs qu'on ait ce débat sur ce qu'on appelle aujourd'hui la justice fiscale. Il faut évidemment qu'on l'it. Ensuite, il faut voilà pouvoir d'ailleurs offrir au Français ce débat euh très clair sur bah voilà qu'est-ce que ça nous euh permettrait, qu'est-ce que ça nous rapporterait, qu'est-ce que ça pourrait nous coûter si euh voilà des des des grands talents peuvent euh être tentés de partir des start-ups aujourd'hui qui fonctionnent bien, voilà, être un peu démobilisé. Il faut regarder le pour, le contre, regarder aussi peut-être il y a pas besoin de créer des nouvelles taxes.
En effet, il y a des sujets d'optimisation fiscale, des ce qu'on appelle des niches fiscales qu'on doit pouvoir revoir en se demandant voilà si c'est en effet juste ou pas juste. Et moi, je pense qu'il faut tout poser sur la table et je pense que les Français nous seront reconnaissants de le faire et ensuite bah chacun défendra ses positions évidemment. Et tout ça en gardant un soutien sans participation de la droite parce que la droite républicaine aujourd'hui Bruno Retaillot réagit en disant que Sébastien Lecnu et l'otage des socialistes.
Bien sûr, mais faut pas oublier quand même si je peux me permettre et je je viens de la droite que l'année dernière Michel Barnier et a été voté un budget qui augmentait de 40 milliards les impôts. Une partie pour les grosses entreprises de notre pays, une partie pour les grosses fortunes de notre pays. cette augmentation d'impôts et d'ailleurs je le dis quand même, il faut le dire, cet effort fiscal, il a déjà été enclenché, déjà été demandé. On nous propose de le poursuivre à travers ce budget, mais n'oublions pas qu'on a déjà demandé un effort fiscal de 40 milliards l'année dernière qui a été voté.
Et c'est ce que risque de vous dire Sébastien le corn, c'est-à-dire qu' un moment, il doit aussi ménager les partis qui le soutiennent vraiment et que eux par cette suspension de la réforme des retraites font déjà un grand compromis par rapport au participaine, si on en est là, c'est quand même aussi par les petits caprices de Bruno Retaillot. Donc on aurait pu s'économiser quand même les 15 jours de spectacles qui sont quand même affligeants que nous avons offert au français par les caprices encore une fois de l'ancien ministre de l'intérieur. Donc quand vous avez des amis comme ça, je le dirai au premier ministre he vous avez pas besoin d'avoir d'ennemis.
Donc je pense qu'on est dans une démarche nous en tout cas beaucoup plus constructive et ce que nous voulions c'était arriver au débat budgétaire et puis après sur un certain nombre évidemment de mesures que nous avons nous socialistes déjà présentées, je suis assez convaincu que nous pourrons obtenir des majorités parce qu'il suffit pas pour le Rassemblement national de vouloir toujours défendre la veuve et l'orphelin. Il va falloir aussi quand même venir voter effectivement les exonérations des cotisations sociales, les niches fiscales, les crédits impôt recherche et évidemment encore une fois venir voter, on verra où ils sont, l'amendement d'abrogation de la réforme des retraites.
Alors dernière question à l'une comme à l'autre, ça fait longtemps que les budgets sont adoptés par 493 dans cette assemblée en absence de majorité. Lor Miller, à quoi ça ressemble une discussion budgétaire 1493 ? Risque que ça parte aussi un peu dans tous les sens. Je crois que vous comme moi, on nen a pas connu. Donc euh en effet, il y a ce risque-là et en fait, ça mettra tout le monde face à ses responsabilités. C'est-à-dire que les Français verront en effet ce que vote le RN qui est quand même toujours ambigu sur ces questions de fiscalité. Donc on verra finalement ce qu'ils font euh à travers ce budget. Euh voilà, on verra ce que les groupes votent, ce qu'ils ne votent pas.
Et à la fin, en effet, il y a quand même voilà cet équilibre avec le Sénat qui va en effet sans doute bouger le texte, une commission mix paritaire. Voilà, le texte sera sans doute amélioré et j'espère j'imagine qu'il sera à la fin un peu plus cohérent que ce qui pourrait tenter d'être avec une première lecture qui peut être un peu un cadeau empoisonné puisque si le budget finalement personne ne se met d'accord dessus, Sébastien Lecornu pourra dire "J'ai donné le mot au parlement" mais celui-ci a été incapable de s'entendre. C'est un risque aussi ? Alors il y a tout est un risque aujourd'hui. Nous sommes dans une assemblée nationale qui est morcelée.
Nous avons trois blocs et donc oui, tout est un risque, tout est explosif. Et euh je pense que dans peut-être 15 jours ou 3 semaines, nous aurons encore une fois ce débat euh puisque les discussions budgétaires auront démarré.
Mais je crois que ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est que nous prenions nos responsabilités et que nous puissions aussi montrer quand même aux Français euh qui entendent tout et n'importe quoi de la classe politique et notamment de certains quand même groupes politiques qui aujourd'hui sont déjà dans 2027, demande la destitution du président de la République que le débat euh budgétaire et que leur avenir et notamment celui de 2026, je pense aux tranches d'imposition en fait, il se joue maintenant à l'Assemblée nationale et donc nous nous serons au rendez-vous pour évidemment un budget plus juste. On verra si les 577 députés répondent présents. Merci Sandrine Runel.
Merci beaucoup Lor Miller de nous avoir accompagné. Nous sommes toujours au pas perdu. On a suivi aujourd'hui la déclaration de politique générale du Premier ministre. Évidemment, ce qu'on attendait c'était ce qu'il allait dire sur les retraites. Je vous propose de réécouter Sébastien Lecnu. J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle, mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à l'élection présidentielle peut être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.
La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant. C'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028. Comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions.
La suspension pour faire mieux et la solution si chaque acteur s'est en tiré quelque chose. Et on se retrouve avec deux nouvelles invités. Olga Gibernet. Bonjour. Député ensemble pour la République de l'in Marie Réclate. Bonjour. Bonjour. Député socialiste et apparenté de Gironde. Je vous donne la parole mesdames dans un instant mais je vous propose de rejoindre Adrien Clouet qui nous attend celle des quatre colonnes députés insoumis. Oui, Adrien Clou, on sait que les relations entre les insoumis et les socialistes sont tendues.
C'est vrai, mais au-delà de ça, Boris Valot, le président du groupe socialiste aujourd'hui, il a dit grâce à la suspension de la réforme des retraites, ça va bénéficier à 3 millions et demi de français. C'est une victoire. Donc non, non, ça bénéficie pas de 3 millions et demi de gens. Ce qui se passe, c'est que il y avait la retraite à 62 ans jusqu'en 2023. Maintenant, les socialistes et d'autres un signent pour 62 ans et 9 mois. Voilà, ces gens sont tombés d'accord sur le fait de voler 9 mois de vie aux françaises et aux français. Moi, je suis pas d'accord. Et monsieur le Cornu a dit à quel prix c'était.
Il a dit les 400 millions d'euros de ce gel seront facturés aux pensionnés parce que les retraites progresseront pas voire baisseront jusqu'en 2028. sera facturé aux allocataires prime d'activité, allocation adult handicapé, APL dont tout l'ensemble des revenus seront gelés et sera facturer finalement à l'ensemble du monde du travail et des salariés par la suppression des services publics. Donc non, en fait ce que dit monsieur le cornu et son accord avec les socialistes, c'est on vous met 9 mois de plus par rapport avant la réforme de retraite et en plus vous allez le payer. C'est inacceptable. Mais il y a une suspension quand même.
Mais une suspension non, il y a 9 mois de plus et on en reste là. Pardon, mais quand on vous dit on vous coupe quatre doigts et vous négociez qu'on vous en coupe que trois, vous en avez quand même perdu. Et c'est ça ce qui se passe ce soir, c'est que on vaer aux Françaises et aux Français, aux contribuables qui rentreront dans l'impôt sur l'avenu dans le barem, aux salariés qui n'auront plus la prime d'activité, aux familles nombreuses qui vont perdre des appels, des allocations familiales. Tous ces gens vont payer pour une suspension qui n'existe pas de la réforme des retraites. C'est c'est intolérable. Vous rendez compte, c'est une arnaque de première catégorie cette histoire.
Donc vous dites quoi au socialistes ? Vous vous êtes fait avoir ? Je dis aux socialistes qu'ils ont encore 48 heures pour voter la motion de censure parce que laisser le corps nu en place, c'est se faire prendre 40 milliards d'euros dans les poches. Toutes les personnes qui touchent APL, ah prime d'activité, tous ces gens vont perdre de l'argent. Donc c'est pas possible. On pas laisser les gens se faire raquetter au nom d'un soi-disant acquis qui n'est juste qu'un moindre recul. Il faut arrêter. Merci beaucoup Adrien Chloé.
Merci beaucoup Marco Pomier, Marie Réclade, qu'est-ce que vous dites à Adrien Clou insoumis qui disent "Non, non, c'est pas une victoire en fait, c'est un moindre recul." Oui, on peut toujours appeler les choses qu'on en veut mais pour nous c'est une vraie victoire en effet parce que nous le demandions depuis un moment, nous avons tenu, nous sommes allés au compromis et à la discussion à chaque fois. Ce n'est pas un hasard si cette réforme des retraites a des millions de gens dans la rue. C'est bien la traduction de ce que veulent les gens. Et effectivement la suspension est pour nous une victoire. Alors, on peut toujours aller toujours plus loin, toujours encore demander l'abrogation.
Il faut que chacun fasse un bout du chemin. C'est le sens et le reflet de notre assemblée nationale et c'est la raison pour laquelle nous avons demandé cette suspension avec les deux conditions nécessaires. Olga GVnet, est-ce qu'elle vous coûte cette suspension de la réforme des retraites ? On sait que dans votre groupe, vous l'avez défendu parfois contre vents et maré. Ça vous a coûté aussi lors des dernières législatives. Il fallait aujourd'hui la suspendre. C'était la seule solution pour pouvoir envisager d'ouvrir les débats sur le budget.
Alors, c'est une réforme que nous avons effectivement défendue euh parce que nous souhaitons avoir un système de retraite qui soit à l'équilibre, qui permette à ce que l'avenir des futures générations puisse être se perduré au travers de de cette réforme des retraites. Et aujourd'hui, bah la suspension, c'était une condition importée par le Parti socialiste. Le Premier ministre a décidé de de la suspendre sur la relève de l'âge mais aussi sur la durée de de garantie. Euh mais il a dit que c'était pas euh un blanc, il a dit que c'était ça devait permettre une discussion des partenaires sociaux pour trouver peut-être une nouvelle forme de stabilité dans le régime de retraite.
Et moi, c'est cela que je salue, c'est de pouvoir aussi savoir faire des compromis. C'est la demande qui avait été faite et d'ailleurs je tiens à dire que la déclaration de politique générale du premier ministre, elle est cohérente. Elle est cohérente avec ce qu'il a pu s'engager sur le 493 et le fait de ne pas l'utiliser et également sur les propositions et les mesures. Marie Récald, pardon, vous avez entendu le Premier ministre prévenir que cette suspension de la réforme des retraites, elle coûtait de l'argent, qu'il va falloir compenser. Ça, il a bien précisé ce que vous, les socialistes, vous êtes prêts à dire.
Bah effectivement maintenant euh on voit que ça se chiffre à quelques centaines millions d'euros. Il faut trouver l'équivalent à côté. Mais on n' jamais dit le contraire et on n' jamais été dup là-dessus. On a d'ailleurs dès le mois de juillet he je pense que c'est les socialistes qui ont été les seuls dès le mois de juillet à faire des propositions budgétaires financées avec des recettes parce qu'on sait très bien que sur le budget jusqu'ici sur les budgets précédents, ce sont des recettes qui ont manqué. Donc oui, la suspension des la réforme des retraites, elle se finance, mais elle se finance avec des rentrées aussi et des recettes.
Et on a bien entendu le discours du premier ministre là-dessus. Je vous propose de rejoindre le ministre des relations avec le parlement ancien président du groupe Liot, Laurent Panifou. C'est au micro de Clément Perou au cours d'honneur. Laurent Panifous, qu'avez-vous pensé de cette déclaration de politique générale ? Ben écoutez, c'était une déclaration importante pour euh pour nos institutions, pour la France en général.
Le le Premier ministre a a répondu clairement aux attentes d'une grande partie des députés ici à l'Assemblée nationale en apportant des réponses sur la question des retraites, sur la question de la fiscalité des plus fortunés, sur la question de la décentralisation et des compétences des collectivités, du pouvoir d'achat. Euh ce sont beaucoup de sujets importants qui ont été euh abordés par euh par le Premier ministre, des engagements qui ont été pris et je crois que aujourd'hui euh nous avons retrouvé une forme d'apaisement. Nous allons pouvoir travailler pour donner un budget à la France rapidement.
Les deux prochains mois seront des mois de travail ici à l'Assemblée nationale et au Sénat et c'est la bonne nouvelle du jour. Prochain rendez-vous parlementaire important, ce sera jeudi matin avec les motions de censure. Est-ce que vous pensez que vous allez pouvoir échapper à la censure ? Je pense qu'avec tous les engagements pris par le Premier ministre aujourd'hui en responsabilité, la censure n'est pas envisageable. Maintenant, c'est la course contre la montre pour le budget. Ah oui, la course contre la montre 70 jours.
Mais effectivement, que ce soit ici à l'Assemblé nationale ou ou bien au Sénat, les députés sénateurs vont devoir travailler ardemment pour arriver à construire ce budget. Mais euh on l'a vu aussi l'absence de 493, ce qui est quelque chose d'absolument essentiel dans la construction de la loi. Le premier ministre l'a dit mais c'est un fait. Euh ce sont euh les parlementaires qui vont devoir se saisir du budget et qui vont le voter seul. Merci à vous. Merci. Merci beaucoup. Clément Perot, Marie Récalde. Laurent Panifous dit ça y est, c'est ouvert pour 2 mois de discussion budgétaire. Est-ce qu'il s'avance pas un peu ?
Est-ce que vous aviez bien prévenu nu par la voix de votre président de groupe Boris Vallot ? Attention, s'il y a des choses qui vous plaît pas dans le budget, une censure est toujours possible. Oui. Alors déjà, on avait demandé le on est à l'initiative de la demande sur le 493 et le Premier ministre l'a entendu et nous y sommes. Ça y est. Donc le Parlement reprend toute sa place et véritablement, on le disait déjà, mais véritablement c'est au Parlement que ça va se passer. Nous n'avons pas exclu la censure potentielle, mais nous notre volonté est d'avancer, d'avancer pour le pays, d'avancer pour les Françaises et les Français. Donc nous allons travailler d'arrache-pied.
Les parlementaires ont l'habitude hein de travailler d'arrache-pied. Il y a pas de samedi et de dimanche pour les parlementaires. Il faut donner un budget et nous l'avons d'ailleurs montré. Nous avons déjà permis que un le précédent budget soit adopté. Donc nous avons fait preuve de notre responsabilité en ce sens sans naïveté bien sûr et nous dirons ce que nous avons à dire et nous demanderons ce que nous avons à demander.
J'espère que certains groupes ne joueront pas la montre en déposant des milliers d'amendements parce qu'on se concentre là-dessus et on je vous relie cette citation que Sébastien Lecniu a dit plusieurs fois le gouvernement proposera nous débattrons, vous voterez façon de dire que la voix est au parlement mais on a quand même le sentiment le gagnet que les les députés socialistes vont demander plus de concessions sur cette question du budget. Est-ce que vous êtes prêt à leur en accorder ? Écoutez, ce fera partie des débats et il faut garder une globalité mais quand en fait on le dit on ne fera pas de 493, ça veut dire que le gouvernement n'engagera pas sa responsabilité.
C'est évidemment le processus qui est normalement fait au travers du 493. Donc ça veut dire que la responsabilité nous est redonnée à nous parlementaires. Elle est importante. Il faut en prendre la mesure puisque ça veut dire qu'il faut rester cohérent, rationnel par rapport aux besoins de la France et des Français sur tous les sujets. Il y aura la retraite mais il a parlé également des conditions de travail, il a parlé des budgets et la mise à la contribution aussi des plus hauts revenus pour aller financer des sujets comme l'écologie, les infrastructures ou la la défense. Ce sont des sujets moi qui me tiennent à cœur.
Je suis heureuse qu'on puisse enfin se dire que possiblement dans 2 jours nous pouvons retourner au travail et aborder l'ensemble des sujets. Je vous propose d'écouter une voix qui a été plus critique hein à la tribune. Les députés Horizon c'était Paul Christophe qui a parlé en leur nom. Je vous propose de retrouver Jérémy Patrier Lus au micro de Stéphanie Despierre. Bonjour. Le président de votre groupe à la tribune a dit que cette suspension de la réforme des retraite était une dangereuse facilité. Pourquoi ? Oui, nous on considère que la réforme des retraite, elle était importante.
On est attaché à l'équilibre financier de ce système et on considère aujourd'hui que c'est une erreur économique. Ce que nous avons dit, c'est que pendant la discussion budgétaire, bah nous opposerons à cette réforme des retraites parce que nous jugons qu'elle est nécessaire à cette suspension. à sa suspension parce que nous jugons qu'elle est nécessaire ne serait-ce que pour des questions démographiques. Mais beaucoup chez les macronistes aussi certains chez les Républicains, disaient le coût d'une censure d'une instabilité du pays est encore plus élevé qu'une suspension de la réforme des retraites.
Et nous nous disons que un désaccord conduit pas non forcément à la censure et que c'est pas parce que nous allons combattre cette suspension de la réforme des retraites que nous allons censurer. On considère que dans une démocratie mature, on peut avoir des désaccords. on peut porter des combats sans que cela conduise à la censure. Et c'est notre position aujourd'hui, c'est de dire non à la suspension de la réforme des retraites mais non à la censure. Et c'est tout l'enjeu du combat qu'on va porter dans les prochains mois. Sauf que s'il n'y avait pas eu ça, le PS aurait censuré et le risque de censure était beaucoup plus élevé.
Et ben, c'est le choix du premier ministre d'avoir fait cette proposition de compromis. Les compromis, c'est pas nous obliger nous à renoncer à ce à quoi nous croyons. Et donc c'est pour ça qu'on va faire entendre notre voix dans cette assemblée à l'occasion des discussion budgétaire. Et je le redis, pardon de le redire comme ça, mais on peut s'opposer à la suspension de la réforme des retraites et s'opposer à la censure et considérer que les députés vont prendre leur responsabilité dans les prochaines semaines à l'occasion du budget. Très rapidement, Sébastien Lecornu a confirmé son engagement de ne pas utiliser le 493 pendant la discussion budgétaire. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Et ben c'est son choix et donc c'est justement l'occasion pour les députés de prendre leur responsabilité. Et là aussi c'est une erreur. C'est son choix. Écoutez euh il faudra aussi que les députés prennent leur responsabilité. Euh c'est un paris le paris que les députés aussi conscience de la fragilité de nos finances publiques et j'espère qu'on sera tous collectivement responsables. Le premier ministre fait confiance à l'Assemblée. À nous d'être à la hauteur aussi de cette confiance. Merci beaucoup. Merci Stéphanie Despierre. Olga GVnet. On sent que chez Horizon, c'est euh alors on participe au gouvernement mais on demande parfois le départ anticipé d'Emmanuel Macron.
Là, on dit que c'est une dangereuse facilité euh que d'avoir ce compromis avec les socialistes. Il ils sont toujours euh dans le même camp que vous. Je pense que tout le monde est assez vigilant sur la suite des événements. Il y a des rebondissements à chaque étape. Là, on va rentrer dans une période de débat parlementaire et donc ce sera vraiment sur le fond qu'il va falloir se positionner. plus les petites phrases, hein. On a vu le spectacle désastreux que ça a pu donner pour les Français. D'ailleurs, certains ont ont tourné, on ont éteint leur télévision.
Moi, je les invite à revenir dans dans l'observation qui va se passer par exemple de revenir ici et de et de voir réellement quels vont être les débats de fond. Et c'est cela qui qui va se passer pour l'ensemble des groupes, que ce soit Horizon chez nous, mais aussi les autres les autres groupes. Moi ce que je tiens simplement à dire, c'est que on doit prendre nos responsabilités. Il faut être sur du concret, sur du rationnel. euh et prendre en compte les situations de la situation des Français. Marie Recalde, j'ai posé une question sur l'unité un peu de ce sole commun, cette plateforme de stabilité.
Une question sur la gauche aujourd'hui, jeudi, vous serez euh le seul parti de gauche à ne pas voter la censure. Est-ce que pour vous, c'est aussi une manière, voilà, d'affirmer, d'assumer une prise de distance avec vos partenaires insoumis, écologistes et communistes ? En ce qui concerne les insoumis, c'est eux qui ont pris leur distance avec nous depuis un certain temps déjà. Mais je crois que encore une fois, nous on a toujours été clair. On a dit ce qu'on ferait et on fait ce qu'on a dit. Simplement, on n pas varié d'un Yota depuis cet été. On a fait des propositions y compris de recettes.
Je tiens à le dire quand j'entends euh notre collègue d'horizon euh très hésitant sur un certain nombre de choses, y compris le 49. Bonne recette, mais notamment la taxe Zucman que vous suz à 15 milliards et a priori, il y a pour l'instant une fin de non recevoir du côté du gouvernement. Euh ce qui propose à côté c'est un milliard et demi sur les holdings patrimoniales. Je suis pas sûr qu'il y ait une taxe une fin d'en recevoir sur la taxe Zucman qu'on l'appelle taxe Zucman ou autre chose.
Le premier ministre a bien dit qu'il fallait que chacun contribue à du proportion de son engagement dans ce pays et il n'est pas normal que à un moment donné on demande des efforts au moins fortunés ou même aux classe moyennes et pas aux plus fortunés de ceux qui récoltent aussi un certain nombre de de de bienfaits de cette politique qui a été menée depuis 8 ans. Donc chacun doit contribuer. C'est en responsabilité qu'on dit ça. Ce n'est pas uniquement pour faire plaisir. Je ne suis pas certaine que ce soit une fin de non recevoir et comme le dit ma collègue Olga GVnet, nous allons dans les commissions en séance débattre de ces de ces éléments-là, chacun avançant ses arguments.
Est-ce qu'on peut aller plus loin sur cette fameuse question de la justice fiscale ? Il y a la contribution pour les haut-revenus qui est reconduite, une surtaxe pour les grandes entreprises, mais les socialistes vont certainement demander à ce qu'on recherche encore quelques milliards de plus sur cette question. Est-ce que vous vous êtes prêtes à ce débat ? peut regarder toutes les possibilités mais il y a quand même un point c'est la baisse des charges pour les employeurs pour que justement les travailleurs puissent s'y retrouver. On a une un peu devoir de pouvoir d'achat aussi à prendre en compte et donc il va falloir que les cotisation elles servent aussi à financer évidemment.
Donc il faut avoir d'abord des données qui soient chiffrées, qui soient étayées et qui permettent de regarder à l'équilibre.
Donc ça va être un débat qui doit aussi avoir des discussions préalables pour que les grands principes puissent être mis en avant et ensuite euh chacune par de manière paramétrique comme on pourrait dire puisse être débattu et trouver ce juste équilibre et de prendre la responsabilité finalement d'avoir un déficit je l'espère qui reste dans les dans le casadre de ce qui a pu être annoncé par le premier ministre Marie Récale puisqu'on entend souvent les socialistes proposer des recettes est-ce que sur les baisses de dépenses vous dites oui on peut regarder aussi sur certains arrêts maladie, sur des dépenses sociales.
C'est ce que le gouvernement va vouloir appuyer par la droite notamment mettre en place dans ce budget. On l'a aussi encore une fois on l'a dit, on a dit qu'il fallait lutter contre la fraude, la fraude sociale comme la fraude fiscale et un projet de loi a été déposé. Absolument et on a entendu effectivement le premier ministre le dire. Donc il nous a entendu hein sur ce point-là. Euh, on a aussi dit qu'un certain nombre de niches fiscales étaiit à regarder parce que il y a sans doute des dépenses celles-là qu'il faut aller chercher et petit à petit les petits ruisseaux font les grandes rivières. Moi je ne doute pas. Le Premier ministre a annoncé sa trajectoire.
Nous nous sommes sur 5, il est sur 47 48 en disant qu'il ne dépasserait pas 5. On va vraiment travailler ensemble sur ce sujet-là parce que c'est pour le pays, c'est pour les Françaises et les Français qui ont une demande forte de d'amélioration du pouvoir d'achat qui avait cette demande de justice sociale notamment sur la question de la suspension de la réforme des retraites et et sur un certain nombre d'autres sujets qui sont majeurs pour nous parce que ce qui compte c'est redonner aussi également la confiance dans les investisseurs aux investisseurs dans la France dans le pays que nous sommes. cette grande nation économique et les le monde économique attend cela aussi.
On parlait des charges. Moi je suis profession libérale de métier, je peux vous dire je sais ce que c'est que les charges de payer son URSAF à l'avance. On sait tout ça, on sait qu'il y a besoin d'aider en particulier les PME, les PMI qui font 95 % quand même de notre secteur économique, faut pas l'oublier. Et Olga Givernet, quand vous voyez la séquence aujourd'hui, vous êtes optimiste comme Laurent Panifous en disant "Ça y est, là on a 2 mois de discussion budgétaires qui s'ouvre devant nous ou est-ce que vous restez vigilante ?" On le sait, parfois un mot, une déclaration, tout peut voilà s'enflammer très vite dans cette assemblée.
Et je crois que le premier ministre Sébastien Lecnu l'a dit, tous ceux qui souhaitent l'instabilité, souhaitent qu'un budget tombe sont les les ennemis de la France. Donc il faut trouver des compromis. Il a beaucoup tendu la main depuis déjà plusieurs jours, voir même semaine. Il est cohérent dans ce dans ce qu'il apporte. Et puis on est dans cette rupture.
Le gouvernement ne va plus être l'arbitre euh des débats parlementaires, parfois un arbitre qui est peut-être partial, mais aujourd'hui, il va être euh dans la médiation euh entre les parlementaires qui devront trouver des rapports de force suffisants pour faire aboutir euh un projet de budget, je l'espère encore une fois équilibré et et dans les objectifs. On va voir ce qu'en pense la droite républicaine à présent. Je vous propose de retrouver la députée Virginie Dubim Müller, celle des quatre colonnes au micro de Stéphanie Despierres. Bonjour.
Bruno Retaillot, le président de votre parti, a dit que la gauche n'est pas au gouvernement mais elle le dirige et que le gouvernement est un otage des socialistes. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Je constate que le Premier ministre a dû faire des concessions dans sa déclaration de politique générale, notamment en annonçant une suspension de la réforme des retraites. Il a expliqué que il lançait aussi une conférence pour que le débat est à nouveau lieu. Donc pour notre part évidemment, nous sommes opposés au fait de revenir sur la question de l'âge légal. Moi, je fais partie de ceux qui avaient voté cette réforme.
Pour autant, à cause du 493, cette réforme était inachevée, était imparfaite puisque un certain nombre de sujets n'ont pas pu être débattus, je pense, euh à différents sujets comme la retraite des femmes qui devrait être abordé dans le cadre du PLFS, la pénibilité, les carrières longues et la capitalisation qui sont des sujets qui devront être à nouveau remis à l'ordre du jour. Donc c'est plutôt bien s'il y a un nouveau débat sur les retraites ici à l'Assemblée et c'est bien.
Alors en tout cas, on verra sur les mesures d'âge mais nous évidemment nous souhaitons préserver ce qui avait été acquis au moment de la retraite et de la réforme de 2023 mais je rappelle que le 493 avait empêché tout débat de fond à cause d'ailleurs de l'obstruction des parties de gauche et de l'extrême droite et nous en étions arrivés qu'uniquement aux mesures d'âge et tous les autres sujets qui sont pourtant extrêmement importants n'avaient pas pu être abordés. Donc, il y avait évidemment une forme de frustration.
Quand euh le débat interviendra ici à l'Assemblée, quand il faudra voter pour ou contre la suspension de la réforme des retraites, qu'est-ce que vous ferez vous les républicains ? Je pense que les Républicains votre rencontre en cohérence mais qu'après vous trouverez une majorité entre les bancs du NFP et les vents du Rassemblement national qui eux depuis le début sont hostiles à cette réforme. En 2023, des voix des républicains avaient manqué en soutien la réforme des retraites. C'est pour ça qu'il y avait eu un 493. Est-ce que certains vous à votre avis voteront pour cette suspension ? Alors je ne sais pas.
Le premier ministre a appelé à des débats redonne finalement une légitimité au parlement. Donc chacun prendra ses responsabilités et comme vous le savez au niveau des républicains, on a toujours eu une liberté de vote. Donc je ne sais pas ce que feront mes collègues mais pour ma part en cohérence évidemment je ne voterai pas cette suspension puisque nous-mêmes il y a en 2023 nous étions favorables au fait de préserver notre système par répartition. C'est la raison pour laquelle nous étions évidemment obligés d'en passer par là. Et nous savons aussi, puisque le conseil d'orientation des retraites a donné des chiffres que malgré cette réforme et bien en 2030 le déficit sera encore aggravé.
Donc de toute façon, il faudra évidemment travailler au financement de nos retraites pour le futur. Merci beaucoup. Merci beaucoup Stéphanie Despierre, Marie Recalde, on entend bien. Virginie Dubimuler disent que eux ne voteront pas pour la suspension. Quand il y auras le débat dans l'hémicycle sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, faudra donc bien être sûr que l'ERN vote avec vous, tous les groupe du feu le nouveau Front populaire. C'estàdire qu'elle est pas acquise cette suspension de la réforme des retraites. Il faut un vote pour la valider dans l'hémicycle et àintémicle, rien n'est jamais.
Le premier ministre l'annoncé, on sait maintenant qu'on a sur le PLFS des heures et des heures de combat et de combat comme dans les tranchées hein où il va falloir avancer argument contre argument. Mais euh le tweet de de DLR et non pas de Virginie Dubimuler mais de Bruno Rotaillot les propos qu'il dit, on voit montre bien que ils n'ont pas vu le monde changer. Il n'a pas vu le monde changer. Rota qui dit que Sébastien Lecnu est oage de la gauche. Autage de la gauche. Il n'a pas vu le monde changer. Il n'a pas vu l'assemblée changer. L'assemblée, elle est le refait de de la population et de nos concitoyens. Donc il faut qu'on travaille ensemble.
Et je veux saluer le geste du premier ministre qui a renvoyé aux partenaires sociaux en leur redonnant une place cette conférence. pour trouver des solutions qui étaient presque arrivé à terme et honnêtement si le MEDEF n'avait pas claqué la porte des négociations, on serait peut-être pas là. Donc euh nous on veut redonner euh toute leur place aux partenaires sociaux qui ont leur place dans ce sujet euh majeur. Olga GVnet, un mot peut-être un peu de politique mais c'est vrai que Bruno Retaillot très sévère ce soir alors que la majorité des députés de droite républicaine que vous côtoyez, certains participent au gouvernement, d'autres étaient d'accord pour suspendre la réforme des retraites.
Là il y a ils sont pas tout à fait alignés. On est vous avez la même analyse. Oui. Oui. Parce que l'Assemblée nationale finalement c'est là où il y a un risque de dissolution. Alors, pas pour s'accrocher à son poste évidemment, mais pour prendre bien conscience du coût que ça pourrait être et du retard que ça mettrait à avoir un budget. Donc, nous sommes en responsabilité à vouloir trouver des solutions. Bruno Retaillot est retourné sur les bans du Sénat depuis qu'il a décidé de de sortir du du gouvernement. Il n'est pas dans la même position et je crois que c'est vraiment à l'Assemblée nationale que ça va se jouer sur l'ensemble des débats et tout se joue à l'Assemblée.
Chaque voix va compter évidemment. Je vous propose de retrouver à Roll Duvard, c'est un député du groupe Liot, député d'or et Loir au micro de Marco Pomier. Oui, vous étiez tout à l'heure en début d'après-midi à mon micro avant la déclaration de politique générale et vous avez dit on va attendre le discours du premier ministre verdict. Je crois que un certain nombre d'annonces étaient attendues sur la justice fiscale, sur les retraites, plus globalement aussi sur la décentralisation, les libertés locales et ces annonces qui avaient été pressenties ont été au rendez-vous.
Donc aujourd'hui, même si nous n'avons pas encore fait le tour de tous les députés du groupe Liot, il y a le sentiment que les choses vont dans le bon sens et que de toute façon, elle ne justifie pas une censure a priori qui plongerait le pays dans une forme à nouveau de crise politique. Donc au niveau de la responsabilité qui doit être la nôtre, nous serons au rendez-vous à partir de jeudi et seulement nous appelons à aussi une forme de vigilance.
La renonciation au 493, on le verra dès ce weekend avec le début du de la discussion budgétaire, implique un niveau d'engagement des parlementaires et des groupes qui est extraordinairement exigeant, y compris sur la capacité qu'on a à voter des choses pour lesquelles on n'est pas forcément d'accord. Donc un premier obstacle a été franchi. J'attire l'attention de tous sur le fait que on risque de n'avoir que repousser le problème si derrière les parlementaires et le gouvernement au premier chef ne prennent pas aussi un certain nombre de responsabilités. et je ne suis pas sûr que tout le monde ait mesuré les conséquences de des engagements qui ont été pris aujourd'hui.
Et pour l'instant, c'est très clair donc pas de censure de la part du groupe Liot. Merci à vous. Merci beaucoup Marco Pomieri. On suivra quand même l'émotion de censure jeudi à 9h sur LCP. Rendez-vous dès 8h30. Marie RClade, on disait quelque chose d'intéressant, c'était sur cette peur de la dissolution aussi. Est-ce que finalement le plus petit dénominateur commun entre vous et le gouvernement, ceux qui soutiennent le gouvernement, c'est de ne pas vouloir une dissolution ? Non, mais je pense que personne, nous on l'a dit dès le départ, nous n'étions ni pour la destitution du président de la République, ni pour la dissolution parce qu'on a conscience des enjeux pour le pays, pour la France.
La dissolution amènerait un retard sur le budget qui serait inacceptable, intenable, coûterait beaucoup à ce pays. Et quand on va à la rencontre des citoyens, beaucoup nous disent "Mettez-vous d'accord." Moi, vraiment de ce que je ressens sur le terrain, c'est on n peut, mettez-vous d'accord. la dissolution, ça va coûter cher, est-ce que ça va changer grand-chose ? Alors, ça pose la question de la réforme de nos institutions, en tout cas de d'une réflexion sur la réforme de nos institutions. D'ailleurs, nous avons déposé une PPL transpartisane sur la proportionnelle. Donc, je pense que c'est un sujet important.
Sur le 493, je voudrais revenir effectivement ce que disait notre collègue du groupe Piotte. Ça nous engage bien sûr euh parce que là c'est vous qui avez la main hein la on a suffisamment dit que la réforme des retraites avait été adoptée était un dénique parce qu'elle était passée au 493 comme d'autres textes d'ailleurs. Maintenant la responsabilité là-bas est dans notre camp. Olga Gvernet et sur refus de la dissolution, le RN Marine Le Pen dit euh voilà que cet assemblage euh un peu baroque et de gens qui ont peur de retourner devant les urnes, c'est ce qu'on va entendre de la part du Rassemblement national dans les prochains jours.
Mais c'est incompréhensible de la part du Rassemblement national. C'est lui qui a voulu la première dissolution. Ils se sont targués d'avoir eu le résultat qu'ils ont eu. Aujourd'hui, nous avons une Assemblée nationale qui représente les Français. Euh pourquoi faire finalement une nouvelle dissolution pour avoir à peu près le même résultat puisqu'il y a une demande on on n'en sait rien mais je pense que par rapport au retour du terrain, il y a une confiance qui doit être faite normalement à à ses élus et donc euh aujourd'hui bah c'est pas parce que on est incapable de d'avoir réussi par le passé à avancer que nous devons euh tout remettre à plat et créer le chaos institutionnel.
Ça c'est pas possible. On est dans une crise parlementaire, c'est pas c'est pas une crise de régime mais nous voyons bien que le Rassemblement national et LFI souhaite cette crise de régime. Nous nous la combattons. Je vous remercie infiniment Olga GVnet. Merci Marie Récald de nous avoir accompagné. On a eu voilà toutes les sensibilités politiques au micro del LCP. Je tiens à remercier évidemment nos équipes sur le terrain. Stéphanie Despierres, Clément Perot, Marco Pomier ainsi que toutes les équipes techniques, la régie, la rédaction en chef, l'édition.
Évidemment, euh ce qu'on va vous proposer, c'est rester bien évidemment sur la chaîne parlementaire puisque euh à 19h30, Adeline François vous attend avec ses invités pour chaque voix compte pour revenir suite de cette journée de forte intensité. Mais ce qu'on vous propose, c'est de revivre cette déclaration de politique générale. On peut pas le faire avec toutes parce que parfois ça dure plus d'une heure 1h30. Là, Sébastien Lecornu a fait 30 minutes. Réécoutez donc Sébastien Lecnu et je vous rappelle l'agenda sur LCP 19h30 chaque voix compte. On se retrouve un peu avant 14h pour la séance de questions gouvernement. Demain 8h30 jeudi à l'Assemblée pour l'examen des deux motions de censure.
Il se passe évidemment énormément de choses à l'Assemblée et c'est à suivre sur LCP évidemment. On revit la déclaration de politique générale du Premier ministre et ensuite c'est chaque voix contre avec Adeline François et ses invités. Madame la présidente, mesdames et messieurs les parlementaires, il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise. J'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République parce que la France doit avoir un budget, parce qu'il y a des mesures d'urgence à prendre sans attendre. C'est un devoir.
Sébastien Lecornu