François de Rugy, candidat à la présidence de l'Assemblée, défend un projet avec "30% de députés ...
François De Rugy Au micro : Jean-Michel Apathy, Gilles Bornstein, Guy BirenbaumSource d'origine 3 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:33OuverteRéponse directe
Avez-vous un commentaire général sur ce nouveau gouvernement ?
- 1:41RelanceRéponse partielle
Vous y croyez à cette théorie du complot évoquée par François Bayrou ?
- 3:01RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous diriez, comme François Bayrou, qu'on est entré dans une ère de la dénonciation ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Le Front National dénonce aussi des parlementaires européens, est-ce que c'est une réalité ?
- 5:03OuverteRéponse partielle
François Bayrou dénonce des puissances d'argent, est-ce que ça existe ?
- 6:19RelanceRéponse directe
Vous pensez que des gens ont contraint François Bayrou à la démission pour éviter que la loi soit votée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueFait
« Donc il tient ses promesses Emmanuel Macron, c'est le constat que vous faites ce matin. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Et à l'entendre, vraiment il est quand même victime François Bayrou de ce qu'il ne nomme pas un complot, mais ça y ressemble »
- 1:52InvitéFait
« Le Premier ministre avait dit que si un ministre était mis en examen, il devrait quitter le gouvernement. »
- 2:40InvitéFait
« Et là, dès avant toutes ces procédures, il y a donc trois ministres qui ont préféré quitter le gouvernement pour ne pas le mettre en difficulté. »
- 9:43InvitéPromesse
« L'introduction d'une dose de proportionnelle, cela fait aussi partie de notre projet »
- 9:47InvitéPromesse
« La limitation à 3 du nombre de mandats de parlementaires. »
- 23:19InvitéFait
« il faudrait mener une opération de police et de gendarmerie de très grande ampleur qui par ailleurs présente des risques réels »
- 23:23InvitéFait
« il a lui-même parlé de Sivins puissance 1000 »
- 24:45InvitéFait
« deux loups supplémentaires vont être abattus »
Temps de parole
- Invité67 %
- François De Rugy12 %
- Invité 28 %
- Invité 36 %
- Présentateur3 %
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Et bienvenue dans l'émission politique de France Info, on est ensemble jusqu'à 9h comme tous les matins. Bonjour Jean-Michel Apathy, Gilles Bornstein est là également avec Guy Birenbaum et notre invité ce matin est député La République En Marche de Loire-Atlantique.
Bonjour François de Rugy, vous êtes donc député, c'est votre troisième mandat que vous allez entamer. Vous êtes candidat à la présidence de l'Assemblée Nationale, ce poste prestigieux convoité évidemment sans doute par certains de vos collègues, et on en parlera un petit peu après. Avant je voudrais qu'on évoque le remaniement ministériel qui a eu lieu hier, l'équipe est donc au complet, je ne sais pas si vous avez un commentaire général sur ce nouveau gouvernement ?
En tout cas c'est le reflet de la promesse qu'avait faite Emmanuel Macron qui était d'avoir un gouvernement composé à la fois de personnalités venant de la gauche, de la droite, du centre, même un écologiste prestigieux avec Nicolas Hulot et également des personnalités on dit issues de la société civile, en tout cas qui sont là par leur expérience professionnelle, plus que par l'exercice d'un mandat depuis de nombreuses années.
Donc il tient ses promesses Emmanuel Macron, c'est le constat que vous faites ce matin. On va écouter François Bayrou qui a expliqué hier pourquoi au fond il avait dû quitter le ministère de la Justice. Et à l'entendre, vraiment il est quand même victime François Bayrou de ce qu'il ne nomme pas un complot, mais ça y ressemble, on l'écoute.
Une campagne s'est développée à base de dénonciations anonymes dans le but de décrédibiliser la parole du ministre qui devait porter cette loi. Il y a en effet un certain nombre de forces et de puissances pour qui la moralisation de la vie publique serait un obstacle à leur influence et à leur l'homie. Vous y croyez ? En tout cas, je constate que François Bayrou, il a fait prévaloir l'esprit de responsabilité. Ce n'est pas ma question. Oui, mais c'est ma réponse parce que c'est un point important. Le Premier ministre avait dit que si un ministre était mis en examen, il devrait quitter le gouvernement.
Là, on parle de personnes qui ne sont absolument pas mises en examen, qui ont simplement à répondre à des mises en cause, qui aujourd'hui sont des mises en cause dans la presse et qui font l'objet d'enquêtes préliminaires. Et François Bayrou l'a dit, c'est quand même un fait assez nouveau que le parquet, y compris le parquet national financier, que nous avons créé, ce sont nous les législateurs qui avons créé cette instance dans le précédent mandat, se saisissent de sujets sur la base simplement d'articles de presse. Comme quoi, il n'y a pas ni des volontés d'enterrer telle ou telle chose, d'étouffer ou d'ignorer ce qui peut être révélé.
Pour autant, ce qui est révélé n'est pas forcément vrai. On le sait bien. Et donc, une enquête préliminaire est faite pour voir s'il y a matière ensuite à ouvrir une véritable instruction judiciaire. Et là, dès avant toutes ces procédures, il y a donc trois ministres qui ont préféré quitter le gouvernement pour ne pas le mettre en difficulté. Ça crée un précédent fâcheux, c'est ce que vous voulez dire ? Non, je ne dis pas que ça crée un précédent fâcheux.
Je dis que c'est un sens des responsabilités qui est assez élevé, de la même façon que François Bayrou avait fait preuve d'un sens des responsabilités assez élevé, en ne se présentant pas à l'élection présidentielle et en soutenant Emmanuel Macron dès le premier tour.
Pardon, juste une seconde, est-ce que vous diriez, comme François Bayrou à l'instant, qu'on est entré dans une ère de la dénonciation ? C'est ça qu'il dit en creux, François Bayrou ?
Je l'ai entendu dire cela hier. Je ne sais pas si nous sommes entrés dans une ère de la dénonciation. Ce que je sais, c'est que, et là je crois qu'il a raison, il y a une nouvelle forme de caisse de résonance entre les médias traditionnels qui font leur travail, eux qui payent des journalistes pour enquêter, pour recouper les informations, et les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, etc. Et il y a, il faut bien le dire, un peu une course à l'échalote, parce que c'est acquis, feudra des révélations, extraira telle ou telle phrase prononcée il y a dix ans, retrouvera telle petite vidéo, etc. pour mettre en cause quelqu'un.
Là, pas du tout. Là, pour le coup, non. Là, pour le coup, c'est le Front National qui dénonce à son tour, après avoir été pris la main dans le sac, des parlementaires européens qui ont mal rémunéré leurs députés, et puis quelqu'un qui travaille à la mairie de Paris, qui saisit la justice. Corine Lepage en 2014.
Dans un livre, en 2014, c'est pas les réseaux sociaux, ça s'appelle l'édition. Et tout le monde s'en fout en 2014, et là... Une enquête du Parisien là-dessus, non. Donc là... Non mais ce que je veux dire, c'est que... Ce qu'elle voulait dire, je pense, François Bayrou, c'est que ça, c'est une réalité. Non mais on peut faire comme si ça n'existait pas. Comme si on était encore dans le monde d'il y a dix ans, d'il y a vingt ans. Mais il y a une réalité qui est qu'aujourd'hui, un certain nombre de choses peuvent prendre une ampleur médiatique, donc politique.
Les politiques sont sommées, d'ailleurs, de commenter, de réagir aux commentaires qui a été faits par un précédent politique sur une précédente révélation, au point qu'on perd le fil. Vous avez bien fait de le redire, d'ailleurs, ce fil. Mais on perd le fil, y compris de la responsabilité de chacune et chacun.
Quand je vois, par exemple, le parti Les Républicains faire un communiqué pour appeler à la démission immédiate de François Bayrou, il y a 48 heures, alors que le même parti Les Républicains ne trouvait absolument pas problématique et absolument pas choquant que son candidat à l'élection présidentielle, lui, soit mis en examen et refuse d'aller s'expliquer devant la justice après avoir refusé de s'expliquer devant les Français, je pense qu'il est bon de ne pas perdre le fil. Gilles Banchtal, quand il est enchanté, après moi. Alors revenons à la question de Jean-Michel sur le complot.
François Bayrou, hier, dénonce clairement des puissances, il ne dit pas lesquelles, mais on entend des puissances d'argent, qui auraient intérêt à ce que cette loi ne passe pas pour qu'ils puissent continuer à faire leur petit business tranquille. Est-ce que ça existe ? Et si oui, qui sait ? Moi, je n'ai pas forcément entendu des puissances d'argent. Il peut y avoir aussi des lobbies. Il y a aussi des forces politiques bien installées qui ne veulent pas que ça change. Moi, je peux vous le dire en tant que député à l'Assemblée nationale. J'ai été élu deux fois, une fois dans l'opposition, une fois dans la majorité. Et je suis réélu pour une troisième et dernière fois, d'ailleurs.
Eh bien, j'ai vu des collègues de différents partis tout faire pour que rien ne change, pour que l'opacité reste la règle, pour que le secret reste la règle, que la transparence soit l'exception, qu'on ne concède la transparence toujours qu'acculée devant des affaires. Et donc, ces personnes-là, en effet, ces partis-là, n'ont pas forcément envie qu'on aille au bout de la logique. Et c'est ça qui compte aussi avec le gouvernement d'Emmanuel Macron. C'est qu'on ne recule pas sur la question de la loi de transparence, de lutte contre les conflits d'intérêt, de modernisation de la vie politique.
J'espère qu'on en reparlera tout à l'heure pour l'Assemblée nationale, parce que c'est un chantier prioritaire pour l'Assemblée nationale, pour elle-même, pas simplement pour l'ensemble de la vie politique.
Vous pensez que des gens ont contraint François Bayrou à la démission pour éviter que la loi soit votée ? Est-ce que c'est ce qu'il a dit ?
En tout cas, il y a des personnes qui feront tout pour que rien ne change et qui donc s'attaqueront prioritairement à ceux qui sont porteurs du changement. Ça, j'en ai été non seulement témoin, mais également la victime.
Il faudra que vous racontiez précisément que vous avez été témoin. des personnes... Est-ce que vous raconterez un jour de quand vous avez été témoin ?
Mais attendez, quand vous voyez comment Emmanuel Macron a été attaqué sans relâche pendant la campagne présidentielle, il était la cible de tous les autres candidats. François Bayrou l'attaqué, notamment. Parce que c'était évident qu'il bouleversait un schéma politique traditionnel. Ensuite, il y a un gouvernement et nous proposons un certain nombre de réformes. En effet, il y a une cible là aussi. Et les députés qui sont porteurs de ce changement, vous avez vu aussi ce qu'ils ont subi quand ils sont députés comme moi déjà ou quand ils sont simplement candidats. Après, moi, je ne suis pas dans le complotisme, jamais, la théorie du complot. Je pense qu'il vaut mieux l'éviter en politique.
Ça, c'est clair et net aussi.
Et on reprend le fil de cette conversation dans une minute. Il est 8h40. Victor Maté est là pour l'Essentiel.
Contre la pollution, la circulation a différencié mise en place à Paris en proche banlieue aujourd'hui. Pas la peine de regarder votre plaque. C'est la vignette qui compte. En clair, les critères 4 et 5 sont interdits quant à la canicule. 67 départements sont toujours ce matin placés en vigilance orange. Quelques charges et beaucoup de chance. Les mots d'encouragement de François Bayrou à Nicole Belloubet. Passation de pouvoir il y a quelques minutes au ministère de la Justice. Le nouveau gouvernement compte 30 membres. Parité parfaite, 15 hommes, 15 femmes. Parmi les autres, nouveaux ministres. Florence Parly aux armées, Nathalie Loiseau aux affaires européennes.
Le macroniste Benjamin Griveaux devient secrétaire d'État. Premier conseil des ministres à partir de 10 heures. Ce jeudi, c'est aussi le premier conseil européen d'Emmanuel Macron à Bruxelles dans un entretien à 8 journaux européens dont le Figaro, le chef de l'État, plaide pour une Europe encore plus forte. Et puis la 17ème journée mondiale de réflexion sur le don d'organes et sur la greffe. En France, plus de 50 000 personnes vivent avec une greffe mais près de 25 000 sont toujours en attente de donneurs.
C'est François Durugy qui est avec nous jusqu'à 9h sur France Info.
Question Gilles Bornstein. Alors vous voulez, François Durugy, être président de l'Assemblée nationale. À ce jour, vous êtes le seul candidat. Pourquoi voulez-vous être président de l'Assemblée nationale ? Pourquoi faire ? Seul candidat déclaré. Oui, je propose ma candidature au groupe La République En Marche pour être président de l'Assemblée nationale. Et je pense que le minimum en effet est de se déclarer candidat. j'imagine mal que l'on puisse postuler pour une fonction comme celle-là sans y avoir un petit peu réfléchi. Pour ma part, c'est à la fois fondé sur mon expérience.
Je pense que c'est un poste qui est important dans nos institutions et en particulier à l'Assemblée nationale pour lequel l'expérience peut être utile. Et puis, par ailleurs, j'ai un projet pour réformer l'Assemblée nationale au même titre, je dirais, dans le même mouvement qu'Emmanuel Macron porte, un projet de transformation. Et je pense que ça porte sur la démocratisation de l'Assemblée nationale. On voit bien qu'il y a un procès en légitimité qui est fait depuis les élections compte tenu du fort taux d'abstention et il ne faut pas l'oublier. Ça porte, et il y aura des réformes que nous avons inscrites à notre programme. C'est à la fois la réduction du nombre de députés de 30%.
Il faut mener à bien cette réforme. Ça veut dire 400 députés à peu près ? Voilà, il faut être très déterminé sur le sujet. L'introduction d'une dose de proportionnelle, cela fait aussi partie de notre projet et la limitation à 3 du nombre de mandats de parlementaires. Et ça, c'est le projet pour un ministre de la Justice, pour un président de l'Assemblée nationale. À moi-même. Parce que là aussi, si l'Assemblée freine, si l'Assemblée refuse, c'est arrivé là aussi par le passé, ça ne se fera pas. Et donc, il faut que l'Assemblée soit une force motrice dans cet élan de réforme et c'est ce que je veux porter si je suis demain président de l'Assemblée nationale. Quelle dose de proportionnelle ?
Et par ailleurs, je pense qu'on peut aussi être plus démocratique dans l'utilisation, par exemple, des outils numériques. législatifs. Puis il y a aussi tout ce qui touche à la modernisation de l'institution. Je l'ai souvent dit, il n'est pas normal que l'Assemblée nationale n'applique pas des règles communes, tout simplement. Ça va du régime de retraite des députés. Là aussi, on s'est engagé sur une réforme de faire converger tous les régimes de retraite en supprimant les régimes par spéciaux. Il faut que ce soit le cas également pour les députés.
La question, on l'a dit à une époque, des justificatifs par rapport aux dépenses qui sont effectuées par les députés sur les moyens qui leur sont alloués pour la réserve parlementaire et ainsi de suite. C'est dans la loi de confiance. Oui, mais là aussi, c'est l'Assemblée qui devra en prendre l'initiative parce que ce sont des choses qui sont du ressort direct de l'Assemblée nationale. C'est dans la loi. Quelle dose de proportionnelle vous a demandé, Jean-Michel ? C'est un sujet qui n'a pas encore été tranché. Il y a eu des propositions par le passé, certains ont 10%, 20%, etc. Tout le monde nous dit qu'il y a plusieurs possibilités mais personne ne nous dit laquelle.
Ça fera partie des discussions. Je pense que c'est un sujet sur lequel on peut avoir une majorité plus large que la majorité du groupe La République en marche avec son allié du Modem. Et donc, c'est quelque chose qu'on pourra discuter avec d'autres groupes pour celles et ceux qui ne seront pas dans l'obstruction et l'opposition systématique.
Vous êtes le seul candidat
pour l'instant. Il y en a d'autres qui ne sont pas déclarés. Je suis le seul candidat déclaré. Il y en a d'autres qui ne sont pas déclarés à votre connaissance ? À ma connaissance, non. Mais moi, je respecte les échéances. Nous n'en avons pas encore discuté au sein du groupe La République en marche. Moi, j'enverrai tout ce que je dis et bien d'autres choses dans une lettre de candidature. Ça me paraît normal à tous mes collègues députés.
Vous avez l'accord d'Emmanuel Macron
pour être candidat ? Vous avez soutenu par le président de la République ? Non, il ne s'est pas exprimé publiquement. Vous en avez parlé avec lui ? Je ne vais sûrement pas m'exprimer à sa place. Vous en avez parlé avec lui ? Je vous redis exactement la même chose. Je n'ai pas vocation à m'exprimer à sa place. Ce serait assez... Non, mais je me permets une remarque sur la façon dont Emmanuel Macron fonctionne depuis qu'il est président de la République parce que ça, c'est un vrai changement avec ses prédécesseurs. Il maîtrise sa communication. Il ne s'épanche pas auprès des journalistes.
Oui, mais moi, j'apprécie et je crois que les Français apprécient qu'il ne s'épanche pas auprès des journalistes comme le faisait son prédécesseur et il n'est pas à parler à tort et à travers comme le faisait encore un autre prédécesseur et par ailleurs, il ne promet pas tout à tout le monde et il ne dit pas à tout le monde « Ah, ce serait bien que tu sois ceci ou que tu sois cela » et il s'exprime quand il a pris une décision
vous adoube et qu'il dit « D'accord, François Durugy, tu peux être président de l'Assemblée nationale. »
En tout cas, moi, je pense que c'est tout à fait légitime que le président de la République, compte tenu que c'est lui qui a créé le mouvement En Marche, exprime un avis et un soutien pour telle ou telle candidature à la présidence du groupe à l'Assemblée nationale comme à la présidence de l'Assemblée sachant qu'à la fin, ce sont bien sûr les députés qui décident par leur vote. Alors, on comprend que vous avez l'assentiment du président de la République. Il y en a un, par contre... Il y en a un, par contre, qui trouve que vous avez toutes les qualités sauf une, c'est Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement. On l'écoute.
Est-ce qu'il est possible qu'une femme soit présidente de l'Assemblée nationale ? C'est fortement possible. D'abord, il faudra la parité dans toutes les commissions, dans tous les postes importants de l'Assemblée nationale et la présidence de l'Assemblée nationale serait un symbole fort. François Durugy, êtes-vous une femme ? Ça va être un problème, là, quand même. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas faire la parité sur un seul poste. C'est sûr. On ne peut pas faire la parité sur le président de la République, sur le Premier ministre. Donc, bien sûr... L'idée était de faire la parité sur les deux postes. Richard Ferrand est promis au groupe. Richard Ferrand est un homme.
La logique était que l'assai, la présidence de l'Assemblée nationale, soit réservée à une femme. C'est ce qu'on nous a souvent dit à la tête de l'exécutif. Ah, donc vous, vous avez eu des échanges avec le président de la République sur ce sujet. Non, mais avec d'autres. Non, mais j'ai bien entendu ce qu'a dit Christophe Castaner. D'abord, je le remercie de considérer que j'ai beaucoup de qualités, sinon toutes les qualités, pour être président de l'Assemblée nationale, puisqu'il l'a dit à plusieurs reprises. Après, sur le fait d'être une femme, ça, je ne peux pas vous le cacher. Je suis un homme.
Si jamais la seule question pour la présidence de l'Assemblée nationale est celle-là, eh bien, en effet, je ne pourrais pas être candidat. Si le seul critère est celui-là, je le dirais à mes collègues, tranquillement, à ce moment-là, je ne serai pas candidat, évidemment. Mais j'ai cru comprendre en discutant avec beaucoup de mes collègues, car depuis lundi, moi, en tant que député qui connaît l'Assemblée nationale, j'accueille beaucoup de nouveaux collègues, de nouvelles collègues, et qu'ils soient nouveaux ou nouvelles députés, ils et elles me disent qu'en effet, c'est un sujet, la présidence de l'Assemblée nationale, sur lequel il y a plusieurs critères à prendre en compte.
Richard Ferrand a été conduit à quitter le gouvernement à cause de l'enquête préliminaire qui est ouverte à Brest sur son passé de dirigeant de la Mutuelle de Bretagne.
Ça, c'est votre interprétation. Il est amené à quitter le gouvernement pour prendre la tête du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale de la République en marche.
C'est ça. Et on nous dit que c'est une promotion.
C'est un poste extrêmement important d'être le président du groupe majoritaire
à l'Assemblée nationale. Mais quand on fait de la politique, en général, être ministre, c'est quand même mieux qu'être président de groupe. C'est vraiment... Dans le nouveau monde, la hiérarchie est très différente
de l'ancien président de groupe. Mais moi, je n'étais pas président d'un groupe majoritaire.
Mais vous convenez qu'être ministre, c'est quand même pas mal, quoi.
Je pense que particulièrement dans cette situation politique inédite que nous vivons, le fait d'être président d'un groupe parlementaire de 300 députés qui est composé à 90% de nouveaux et nouvelles députés, qui devra donc articuler, animer l'articulation entre le gouvernement et la majorité parlementaire, c'est un poste à haute responsabilité et pour lequel Richard Ferrand est tout à fait qualifié. Vous voyez, on parlait des qualités pour occuper un poste. Eh bien, je pense que Richard Ferrand, il avait toutes les qualités et que personne ne le conteste. D'ailleurs, je pense qu'il n'y aura pas d'autres candidats pour la présidence du groupe samedi matin.
Et le fait qu'il y ait une inquiétude du judiciaire à son propos n'est pas un problème ? C'est la même chose que ce que nous avons dit tout à l'heure. Il y a eu des accusations qui ont été portées contre lui. Au départ, il n'y avait même pas eu d'enquête préliminaire. Finalement, il y en a eu une d'ouverte et on verra ce qu'elle donne. Mais pour l'instant, il n'y a aucune accusation qui a été confirmée valant délit ou instruction judiciaire.
Donc, vous voterez pour Richard Ferrand lorsqu'il se présente ?
Je pense que Richard Ferrand est vraiment un très bon candidat pour être président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale.
Est-ce que c'est une assemblée qui pourrait être dure à gérer, notamment lors des débats puisqu'il y a plusieurs personnalités assez fortes qui seront là ? Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ?
Je peux vous dire que j'étais à l'Assemblée nationale mardi quand Jean-Luc Mélenchon y a fait son entrée très théâtralisée avec ses collègues. Donc, oui, nous sommes prévenus. Nous savons à quoi nous en tenir. Nous savons qu'il y a un certain nombre de députés de la gauche radicale autour de Jean-Luc Mélenchon, d'extrême droite autour de Marine Le Pen et qui vont vouloir faire à l'Assemblée nationale le cirque qu'ils font habituellement dans les médias, dans les campagnes électorales. Par ailleurs, nous savons aussi qu'il va y avoir des surenchères à droite entre le groupe Les Républicains, on va dire, là aussi plus radicalisés et ceux qui ont décidé d'être plus constructifs.
Il y aura beaucoup de groupes parlementaires. J'en ai déjà compté sept, peut-être huit, ce qui est inédit. En général, il y en avait quatre ou cinq ou six. Donc, ce sera en effet une Assemblée nationale particulière.
Et on se retrouve dans une minute, 8h50. Victor Maté, pour une minute.
Premier Conseil des ministres et première photo de famille du nouveau gouvernement à partir de 10h. Ce matin, suite aussi des passations de pouvoir, celle à la justice a eu lieu. François Bayrou a insisté auprès de Nicole Belloubet sur le combat très important à mener pour la loi de moralisation de la vie publique. Parmi les autres arrivés dans l'exécutif, Florence Parly aux armées ou encore les modems Geneviève Dariussec et Jacqueline Gouraud. 67 départements toujours en vigilance orange canicule. Plus de 35 degrés attendus dans la journée avec une pollution à l'ozone persistante en Ile-de-France. À Paris, c'est la circulation différenciée.
Les voitures diesel d'avant 2006 et les deux roues d'avant 2000 restent au garage. À Mossoul, en Irak, Daesh a fait exploser le minaret penché et la grande mosquée à le nourri. Deux monuments très emblématiques. Les djihadistes, eux, accusent l'aviation américaine. Et puis, la population mondiale va passer de 7,6 milliards aujourd'hui à 9,8 milliards en 2050. Les prévisions d'un rapport des Nations Unies qui dit aussi que l'Inde deviendra le pays le plus peuplé au monde devant la Chine.
L'émission politique de France Info se poursuit jusqu'à 9h. Question Jean-Michel Apathy.
Une nomination peut paraître curieuse dans le gouvernement qui a été annoncé hier mais comme c'est le Nouveau Monde vous avez peut-être une clé d'explication. Florence Parly a passé les 15 dernières années à Air France et à la SNCF. Avant, elle était spécialiste des questions budgétaires. Et là voilà, ministre de la Défense sans qu'on comprenne dans son passé ce qui légitime une telle nomination. Est-ce que vous avez une explication François de Rugy ?
Je pense que c'est une femme de grande qualité et qui a de l'expérience. Personne ne le conteste. Elle a une expérience mixte elle justement. Elle a une expérience politique. Air France et à la SNCF. Oui mais elle a une expérience politique. Mais là on parle de la Défense. Puisqu'elle a été ministre du budget pendant deux ans ce qui est un poste difficile. Et en plus à une époque entre 2000 et 2002 où il y avait Laurent Fabius comme ministre de l'économie. Lionel Jospin qui était premier ministre en situation de cohabitation. Les finances étaient déjà comme toujours un sujet difficile à gérer. Et elle a eu des postes importants dans des grandes entreprises.
Donc moi je pense qu'elle a toutes les qualités requises pour faire une très bonne ministre. Pour décider où la France part en l'opération.
Qu'est-ce qu'il en s'en passé ? Non sérieux. Qu'est-ce qu'il en s'en passé légitime sa nomination au ministère de la Défense ? C'est une question. Parce qu'on ne comprend pas toujours le nouveau monde. Nous on est un peu d'anciens.
Nous on est du vieux monde. Moi je ne pense pas que vous soyez du vieux monde. Qu'est-ce qui légitime sa nomination ? C'est sans doute à la pointe de l'innovation à France Info. Qu'est-ce qui légitime
sa nomination ?
Moi je vous le redis. C'est cette double expérience qui me paraît utile dans un gouvernement qui parie justement sur un mélange entre des expériences politiques importantes et des expériences qui sont plutôt dans le monde on va dire de l'entreprise, dans le monde des associations, des syndicats. Florence Parly elle est une des rares d'ailleurs à avoir les deux. Mais nous conviendrons que ça n'a aucun rapport avec les questions militaires. Ce n'est pas, non, elle n'est pas une ancienne générale d'armée. Par ailleurs je ne suis pas sûr qu'il soit toujours bon de mettre un général à la tête du ministère de la Défense. Ou même une générale même si c'est assez rare.
On cite la nomination de Nicole Belloubet. C'est Nicole son prénom. En disant c'est une magistrate. A ce titre puisque son travail de magistrat a été reconnu elle a été nommée au conseil constitutionnel et donc aujourd'hui elle est très légitime pour être ministre de la Justice. Également. Et ça on comprend. Voilà. Ça c'est évident. Ah bon bah écoutez
vous allez je pense apprendre à comprendre l'expérience de Florence Parly. Regardez Michel Alliomari a été ministre de la Défense pendant cinq ans et personne je crois n'a pu contester l'autorité qu'elle a eue dans cette fonction. Auparavant elle n'avait jamais été ministre dans ce secteur-là. Elle avait été ministre de la Jeunesse et des Sports elle avait été ministre de l'université et donc elle a fait une très bonne ministre de la Défense même si moi je ne partageais pas ces options politiques et je pense qu'il en sera de même avec Florence Parly.
On a peut-être tort de penser que des hommes politiques peuvent s'adapter à différentes fonctions par ailleurs dans le passé des femmes politiques des femmes politiques des responsables politiques alors unifiant le terme et peut-être il faudrait regarder Michel Alliomari peut-être siéger dans les commissions de défense ou comme ça un responsable politique a l'occasion de se frotter à divers secteurs quelqu'un qui a travaillé 15 ans à Air France il a travaillé 15 ans à Air France. Gilles Bonstein
il y a dans votre circonscription je ne sais pas comment appeler ça enfin il y a Notre-Dame-des-Landes ce n'est pas dans ma circonscription contrairement à une légende ce n'est pas dans ma circonscription c'est pas loin ma circonscription est à Nantes Orvaux et Sautran très bien ce n'est pas très loin je vous le conseille c'est en Loire-Atlantique c'est un très beau département dans une très belle région la Bretagne vous êtes opposé à la construction de cet aéroport alors on sait qu'il y a des médiateurs qui ont été nommés bref on a compris que ça engagement pris engagement tenu l'engagement de nommer des médiateurs c'est pas non plus il y a un autre engagement qui a été pris c'est celui des électeurs qui ont voté pour que cet aéroport se construise or on a compris que ça va être enterré et vous comprenez beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous est-ce que vous voulez qu'on fasse un petit pari les choses sont assez simples Emmanuel Macron avant l'élection présidentielle il dit il dit cela il dit il y a eu un vote les choses sont assez simples les électeurs de l'endroit ont voté pour que l'aéroport se fasse premier point et à continuer donc voyez bien que ça n'a pas tout réglé non voyez bien que les tensions les crispations et la situation de blocage qu'il y a sur le terrain puisque vous rappelez que je suis un élu de ce département et depuis longtemps je la connais je pense mieux que quiconque les tensions je les connais mieux que quiconque j'en suis moi-même la victime y compris les courants les plus radicaux qui s'opposent à ce projet et qui s'attaquent à moi donc je sais ce qu'il en est Emmanuel Macron a dit deux choses avant l'élection présidentielle il a dit je constate qu'en effet il y a eu ce vote qu'il y a eu des procédures juridiques etc.
qui ont plutôt validé le projet et qu'en même temps le chantier n'a jamais été lancé à cause de ces tensions de ces blocages et que si on voulait le faire il faudrait mener une opération de police et de gendarmerie de très grande ampleur qui par ailleurs présente des risques réels il a lui-même parlé de Sivins puissance 1000 chacun sait ce que ça veut dire Sivins pour un projet beaucoup plus modeste sur lequel il y avait beaucoup moins d'opposants il y a eu un mort lors d'une manifestation et je peux vous dire qu'en Loire-Atlantique on sait ce que c'est il y a déjà eu une tentative d'évacuation contrairement à ce que disent des gens l'État a essayé d'évacuer la zone en octobre-novembre 2012 avec plusieurs centaines de policiers et de gendarmes pendant plusieurs mois et ça s'est soldé par énormément de tensions des blessés et on n'est sans doute pas passé loin de la mort y compris de gendarmes ou de policiers donc Emmanuel Macron est un homme responsable et pragmatique dans ce domaine-là comme dans d'autres et donc il fait ce constat et il dit même si lui à titre personnel il est plutôt pour ce projet que par ailleurs il y a eu ce vote et bien on ne fait pas comme si de rien n'était on ne fait pas des déclarations à l'emporte-pièce comme en ont fait M.
Retailleau ou même avant lui M. Valls donc le suffrage universel ne règne rien c'est-à-dire que
la contestation sur le terrain est plus forte
que le suffrage universel et c'est pour ça qu'il a dit qu'on allait et il a par ailleurs dit ma proposition c'est de nommer des médiateurs et c'est fait là aussi les gens sont surpris qu'une promesse faite avant les élections soit tenue juste après les élections
si après un vote les addis ne sont pas partis après trois médiateurs honnêtement on ne sait pas pourquoi ils débarrassent le terrain donc le problème restera exactement le même
le but de la médiation c'est enfin de faire une chose qui n'a jamais été faite c'est de mettre en face à face les avantages et les inconvénients du projet de Notre-Dame-des-Landes et du réaménagement de l'aéroport actuel et ensuite une décision sera prise avant la fin de l'année Très vite Guy Biranboum Les loups deux loups supplémentaires vont être abattus est-ce que ça vous choque c'est une décision de Nicolas Hulot je me souviens d'un député qui en 2011 s'était élevé contre l'abattage supplémentaire de loups je crois qu'il s'appelait François de Rugy oui moi je suis toujours réticent par rapport à cela donc vous n'êtes pas d'accord avec Nicolas Hulot ?
écoutez non mais attendez si on juge la cohérence notre cohérence politique avec Nicolas Hulot uniquement sur ce sujet excusez-moi de vous le dire avec justement tout l'attachement que j'ai à la protection animale à la faune sauvage etc c'est un peu court Barbara Pompili qui a été secrétaire d'état en charge de la biodiversité elle a travaillé sur ce sujet et elle pourrait vous dire à quel point c'est complexe
voilà ne criez pas au loup Guy Birembaume
merci d'avoir accepté l'invitation de France Réfo
et à demain