Présidentielle 2027 : "Une favorite se dégage largement, Marine Le Pen" (Franz-Olivier Giesbert)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonsoir Franz-Olivier. Comment analysez-vous les incendies en Gironde et leur impact ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous marque dans la gestion de cette crise ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Les incendies sont-ils un nouveau péril français pour la présidentielle ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Sur quel thème la présidentielle pourrait-elle se jouer ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Marine Le Pen est-elle la favorite de la présidentielle 2027 ?
- 7:29OuverteRéponse directe
La crise financière pourrait-elle imposer un discours technique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Chiffre
« plus de 100000 hectares détruits, record historique, plus de 250000 personnes évacuées en Nouvelle-Aquitaine, record historique hors temps de guerre. »
- 4:09Fait
« aux États-Unis, c'est un problème important déjà depuis quelques années »
- 10:19Fait
« il va y avoir du sang et des larmes »
- 12:27Fait
« c'est son tour »
- 15:02Fait
« il reste rien, vous savez très bien »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir à vous Franz-Olivier. Bonsoir et hélas je suis depuis Marseille hein. En ligne avec nous ce soir, on vous entend particulièrement bien, l'un de nos plus grands journalistes, aussi passionné que mélancolique, l'un des plus prolifiques aussi Franz-Olivier Giesbert. Je rappelle le titre de votre dernier ouvrage "La France est-elle un pays ?" c'est chez Plon. Avant cela, il y avait eu le dernier tome de votre histoire intime de la 5e République et ça s'appelait "Voyage dans la France d'avant" chez Gallimard. On va en parler de la France évidemment avec vous jusqu'à 20h30. La France qui s'apprête à rentrer dans une campagne présidentielle inédite qui l'est peut-être déjà. Mais d'abord quand même un mot sur ces incendies hors de contrôle le Lande les les Lande, le Var et bien sûr la
Gironde. Je redonne ces chiffres vertigineux, plus de 100000 hectares détruits, record historique, plus de 250000 personnes évacuées en Nouvelle-Aquitaine, record historique hors temps de guerre. Comment est-ce que vous regardez ? Qu'est-ce que vous ? La colère de ceux qui considèrent qu'on n'a pas assez anticipé, nos forces de l'ordre qui sont à l'œuvre, la dis- cipline des personnes évacuées, la solidarité qui s'organise. Qu'est-ce qui vous marque Franz-Olivier ? Alors bon moi ce qui me marque profondément c'est l'incroyable résilience des Français, des scènes absolument magnifiques. Jusqu'à présent, j'ai pas le sentiment qu'il y a eu beaucoup de cambriolages ou de pillages parce que c'est parfois l'occasion quand il y a 200000 plus de 200000 réfugiés,
c'est évident que les gens qui quittent leur domicile prennent des risques même si la police fait des tournées. Et je trouve ça je suis je suis ému aux larmes quand je je vois l'espèce de solidarité du pays, des gens enfin je trouve ça absolument magnifique. Après si vous voulez bon il y a les il y a qu'à faucon, c'est sûr qu'on manque de Canadair, c'est sûr que la France bah c'est encore sur ce dossier-là encore le gouvernement semble semble impuissant. Mais vous me direz sur les incendies c'est pas le seul gouvernement impuissant. Vous vous souvenez des incendies de Californie je crois que c'était il y a 2 ans, vous souvenez bon puis les les incendies récurrents également en Espagne. Bon ben c'est clair, c'est un mal mais là-dessus quand je parle d'impuissance, je trouve que
je suis pas sûr que les choses soient suffisamment bien faites notamment en matière de sélection des arbres, je pense qu'on laisse les pins se développer beaucoup trop alors bon c'est c'est c'est sûr que il y a des je vois pratiquement le terme qu'on peut employer des élevages de de pins dans les Landes et ça redescend ça redescend bas vers le vers le vers vers Bordeaux mais quand même je pense que le pin posait vraiment un problème, c'est-à-dire que moi j'ai assisté à beaucoup de d'incendies en Provence autour de chez moi dans le Vaucluse où quand j'habitais dans les Alpes-de-Haute-Provence, c'est vraiment des c'est c'est un c'est un phénomène absolument extraordinaire. Là on voit d'ailleurs le courage des pompiers enfin on voit des choses magnifiques, ce sont
vraiment des des héros modernes et on voit aussi le mal que font les pins dans ces affaires-là puisque moi j'ai un incendie qui est passé il y a il y a déjà quelques décennies chez moi dans qui a brûlé tout enfin qui a pas ravagé tout justement parce que il n'a brûlé que les pins et les pins en plus ils créent des des enfin c'est c'est terrible, ce sont des feux mal éteints en permanence parce que vous avez des pommes de pin comme ça qui sont repartent comme des grenades en pleine nuit, c'est pour ça que après quand quand ils ont réussi à contrôler le feu les les pompiers restent pour surveiller parce que parce que avec les pins, on n'est jamais sûr alors que les autres les autres arbres brûlent mais pas comme les pins, les pins c'est comme des bombes à incendie et des bombes à
retardement. Sur la dimension politique France Olivier Gisbert, est-ce que les incendies sont un nouveau péril français avec lequel il va falloir ? Il y avait l'insécurité, l'école, le pouvoir d'achat, l'immigration mais il y a désormais les mégafeux qui ne sont plus du tout cantonnés en forêt et qui vont peut-être s'inviter dans la campagne présidentielle sans qu'on ne l'ait absolument pas vu venir. Bah, c'est clair que c'est maintenant un un problème important, mais je vous signale que aux États-Unis, c'est un problème important déjà depuis quelques années. Même s'ils sont pas autant touchés par le réchauffement climatique que nous parce qu'ils avaient déjà un climat très très chaud auparavant. Euh, les États-Unis aujourd'hui, bah, c'est un dossier qui est régulièrement qui qui
fait partie des des qui participent au au combat politique, quoi. C'est-à-dire que vous vous souvenez sans doute des des des propos extrêmement violents de Donald Trump contre le gouverneur de Californie contre euh la municipalité de Los Angeles lors des incendies de de Californie. Donc ils bon dans le c'est normal qu'il y ait des discussions et des débats politiques. Le problème, c'est clair qu'il y a un problème aussi au niveau des des Canadiens. Mais moi le ce que je retiens, c'est une belle leçon sur la France. Je veux dire c'est c'est un c'est un pays où on sait se se serrer les coudes et s'entraider dans les moments difficiles et ce sont des images magnifiques qu'on a vues. C'est un beau pays. Alors, la présidentielle qui arrive dans moins de 9 mois, si ce n'est pas les
incendies, sur quoi, sur quel thème, sur quelle idée forte elle va se ? Est-ce que vous avez déjà une conviction euh François Olivier ? Ah non, j'ai pas de conviction parce que c'est stupide d'avoir une conviction euh à près d'un enfin, on on n'est pas encore on est un peu moins d'un an de la présidentielle, mais il y a encore il y a des mois cruciaux là qui vont arriver. Et puis c'est plutôt vers euh disons en novembre qu'on peut se faire un peu près à peu près une idée. Vous vous avez des gens qui vont se lancer. On parle de Jean-Luc Borloo dans les prochaines semaines, par exemple. Euh, il y a enfin, il y a des gens qui vont essayer, vous voyez, ils vont tester. Je ne te dis pas qu'ils vont forcément se déclarer, mais ils vont se ils vont tester. Et je pense que
l'affaire n'est pas terminée. Euh, c'est clair qu'il y a une favorite. Euh, c'est Marine Le Pen. Très largement en tête au premier tour, donnée également dans toutes les études d'opinion au deuxième. Absolument, tout à fait. Mais on est, je le répète, à plusieurs mois de la présidentielle et on est une période encore les gens si vous voulez ils n'ont pas encore ils n'ont pas vraiment encore décidé. Moi je pense que les les candidats macronistes c'est-à-dire qui sont qui sont qui ont l'héritage quand même ils ont des comptes à rendre sur l'héritage quand ça est de voir Philippe Gabriel Attal je pense que la campagne va être compliquée parce que parce qu'il y a le tic-tac si vous voulez de de la dette là qui qui commence à devenir un peu inquiétant c'est-à-dire que les taux
d'intérêt qui augmentent je sais pas si vous avez suivi ça mais c'est Donc plus haut depuis 10 ans 15 ans. 5000 non oui bien sûr c'est c'est effrayant c'est 5000 euros de dette de plus par seconde enfin tout ça va très vite et et et et et maintenant ils commencent à se dire je veux dire ça je parle des milieux très informés que peut-être que la crise financière qu'on attend peut-être qu'elle pourrait intervenir avant la présidentielle ce qui serait une catastrophe pour Macron et une catastrophe pour ses anciens premiers ministres et euh bon elle peut aussi elle peut aussi arriver après moi c'était plutôt mon scénario mais je pense que à un moment donné de toute façon on ne va pas y couper ça c'est à ce sujet-là et puis il y a tout le reste c'est-à-dire c'est un pays euh
c'est un pays qui va très mal Et même si pays qui n'est pas géré c'est un pays qui n'a pas été gouverné depuis déjà très longtemps et qui n'est pas gouverné alors qu'il y a des problèmes fondamentaux et que et que bon et vous avez un premier ministre qui met tout sous le tapis et puis qui qui passe des accords stupides par exemple bah c'est vrai que le report de la loi sur les retraites est une grande stupidité et qu'on va payer avec un des budgets les plus débiles qu'on a eu depuis très longtemps parce que on continue toujours à dépenser plus évidemment on n'aura pas de quoi s'en sortir avec un budget aussi bête avec 5 % de déficit vous n'avez pas de vous n'avez pas aucun aucune chance d'avoir de la croissance mais ça c'est ce que croyaient les socialistes en 80
ça n'a pas marché et aujourd'hui c'est c'est la droite qui fait ça. C'est le début de nos problèmes si je vous ai bien lu l'arrivée des socialistes au pouvoir. Vous parlez de crise économique vous parlez de dette et ça inspire forcément Gilles Boutin qui vous interroge. Oui bonsoir. Bonjour Gilles. Bonsoir Franz-Olivier. On dit souvent que que l'élection se joue plus sur un nom, sur une incarnation que véritablement sur sur le projet. Mais là précisément avec cette crise financière qui pointe le bout de son nez, est-ce que vous ne pensez pas que c'est le discours sur la réponse technique à y apporter qui finalement va prendre le ? C'est-à-dire parce que j'écoutais par exemple Bruno Le Maire qui Lui aussi trépigne. [rires]
Lui aussi euh teste la température de l'eau. Euh ré- ré- répond que il faut un projet. Il il faut un projet et qu'il ne trouve personne qui a euh ce projet qui répond à à la à la gravité de la situation euh budgétaire. Donc est-ce que pour une fois ce serait véritablement la la gravité du du déficit et donc et de la trajectoire de la dette qui viendrait s'imposer et donc à ce moment-là les gens se diraient "Bon, je vote pour celui qui m'apporte la la réponse et qui me satisfait le plus." Franz-Olivier Giesbert. Je ne suis pas sûr. Je ne suis pas sûr et d'ailleurs vous avez un exemple dans l'histoire. Euh c'est-à-dire l'homme dont je parle justement dans mon histoire intime, le général de Gaulle, qui a vraiment relancé l'économie
française, qui a fait un travail remarquable avec le plan Pinay-Rueff, ce qu'on appelle plan de stabilisation, qu'on a appelé aussi plan d'assainissement et qui en fait dont l'une des bases était de faire le contraire de ce que fait Macron depuis qu'il est au pouvoir. Euh il visait euh ce qu'on appelait ses prédécesseurs aussi, c'est-à-dire un défi- un zéro déficit budgétaire. Hein, c'était ça l'idée. Et vous avez vu le résultat, une croissance qui a suivi de 5-6 % c'était pendant 11 ans à peu près. C'est c'est un bilan absolument extraordinaire. Mais euh il est pas arrivé en disant qu'il allait faire ça. Il est pas arrivé euh quand il a pris le pouvoir en mai 1958, euh bon, c'était soi-disant pour que l'Algérie reste française alors que c'était pas du tout
son objectif. Donc il a un peu bah il a un peu raconté des coups quoi aux Français et puis ensuite il a pas dit non plus je vais faire une politique d'assimilation. Faut dire que là-dessus je pense qu'il était il savait pas encore ce qu'il allait faire. Et il a vraiment étudié les choses de très près et ils ont fait une politique courageuse. Bon, c'est un mauvais moment à passer c'est quelques mois mais euh après bon les résultats sont là et ça a été une période [raclement de gorge] d'abondance extraordinaire sur le plan économique. Et c'est ça qui fait le bilan du gaullisme. Et je pense que si vous vous présentez aujourd'hui la présidence de la République en disant euh il va y avoir du sang et des larmes bon ça va faire plaisir à une partie du parti de de la caste médiatique mais
c'est c'est pas comme ça qu'on gagne les élections. Je pense qu'on les gagne effectivement avec un projet et le projet bah c'est très simple hein. C'est aussi d'expliquer que bon la situation de la France on peut s'en sortir. On peut s'en sortir mais il faut qu'on commence à penser à créer de la richesse. Et bon jusqu'à présent on les massacre les entreprises. C'est bon alors il y a toute une campagne par les riches ne payent pas d'impôts enfin que c'est enfin toute cette toute une espèce de d'affabulation générale et puis sur un comment dire dans le cadre d'une campagne anti-camé anti-capitaliste permanente des deux Laurel et Hardy le l'économie euh euh je sais pas quoi et d'extrême gauche enfin l'ultra gauche là Thomas Piketty, Gabriel Zucman et puis voilà il faut faire payer les
riches et cetera. Ça ne va rien faire ça ne va rien donner. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui en France C'est ce que j'allais vous demander. C'est quoi le profil [rires] type du président qu'il nous ? Ah bah le président il je pense que le présidentiable qui dira je viens ici pour vous serrer serrer la ceinture ça va pas le faire. Euh faut faut qu'il y ait tout un discours autour. D'abord il faut dire qu'évidemment il faut expliquer aux Français qu'il sera sérieux parce que je pense que euh il y en a plus plus des guignols qui ont mis le pays là où il est aujourd'hui, enfin qui l'ont mis dedans quoi, c'est c'est vraiment ça l'idée quoi. Et je pense que il faut qu'il montre qu'il a du courage. Donc je pense qu'ils iront plutôt spontanément vers quelqu'un qui a du courage
qui sera pas trop mêlé euh à l'époque précédente. Euh parce que bon, les 10 ans mais pas les 15 ans même ou les ou les 20 ans si vous voulez, mais quelqu'un d'un peu neuf euh qui soit qui ait l'expérience mais qui soit pas dans le système. Mais il y a des tas de gens qui qui correspondent à ce profil. Le courage peut-être d'avoir Le courage d'avoir survécu à une séquence judiciaire et une condamnation, François-Olivier ? Ah ben ça c'est très bon ça. Mais ça j'ai toujours pensé que c'était très bon parce que ça a toujours été le cas d'ailleurs Quand ben les survivants ils ben ça a été le profil aussi de Trump lors de sa réélection. C'est toujours très bon, c'est et quand ils ont souffert elle a été candidate depuis longtemps et donc qu'est-ce que vous ? C'est quelque chose
moi je vis en province principalement et il faut plus pas dire ce mot mais enfin je le dis quand même parce que j'aime la province et j'entends quand même très souvent c'est son tour. Ça c'est clair et c'est un mot qui qu'on a entendu pour Mitterrand en son temps, qu'on a entendu pour plein de gens. C'est c'est [rires] Alors j'entends souvent mais c'est pas parce que c'est son tour qu'elle sera élue. Vous ? C'est ça aussi parce que la politique, il y a toujours des impondérables et euh c'est quand même une course avec beaucoup d'obstacles la présidentielle. Et donc Bonsoir euh à Cyril Je [rires] suis très heureuse de vous avoir invitée. et et bravo pour votre série sur X hein. Bravo pour votre série. Ah oui, formidable Cyril sur X hein. Elle a fait des portraits de personnalités
politiques sur X qui sont est adorable, [rires] il fait pas que vous voyez, j'ai rien demandé. Elle est presque aussi méchante que moi. Elle est presque aussi méchante que moi hein. Ah oui, ça c'est vrai. Mais vous vous êtes pas bien méchant en France donc c'est pas bien compliqué d'être plus méchante que vous. Ouais, d'accord. [rires] Autre question Cyril. Euh non, là vous avez en effet parlé du du de la personnalité, en effet euh et c'est vrai qu'il y a sans doute des des voilà, des étoiles qui qui la constellation est bonne, on va dire pour pour quelqu'un comme Marine Le Pen, mais au niveau du programme, est-ce que vous avez un un chouchou un peu dans dans dans cette masse de candidats qui euh qui se ? Bah oui, je trouve le plus sérieux jusqu'à présent, c'est Bruno Retailleau,
il faut dire les choses. Alors, je suis pas sûr que ce soit le meilleur candidat, hein. Je pense qu'il ferait un bon président, mais peut-être qu'il ira jusqu'au bout puisque souvent on ne sait pas encore. C'est-à-dire que je pense que lui il a besoin d'agglomérer quand même des gens autour de lui, de montrer qu'il y a une équipe derrière et parce que lui seul, à mon avis, comme candidat, ça ne suffit pas. Je ne crois pas non plus aux deux autres, hein, du bloc central, c'est-à-dire Édouard Philippe et Gabriel Attal, je me trompe peut-être, hein, ça m'est arrivé de me tromper dans le passé et je me trompe peut-être, mais j'y crois pas trop parce que tous les deux vous vous serez vous il y a peu de chances que vous trompiez. Les Français, de toute façon, ils ont
envie de personnalités fortes. Euh et et donc il faut faut que euh s'il veut que ça marche, Bruno Retailleau, il faut qu'il ait autour de lui deux, trois, quatre personnalités très fortes. Et c'est ça que les gens veulent. Ils veulent parce que ce pays n'a pas été gouverné pendant depuis 10 ans pratiquement. Enfin, c'est quand même et de moins en moins ces temps-ci, on le voit très bien. Euh il y a le feu dans la maison et enfin parce que je dis pas seulement Gironde et là et et euh et et euh il se passe rien. Il se passe rien. On ne fait rien. On fait comme si il se passait rien. Et pendant ce temps-là, on voyage, on fait des déclarations et conférences de presse par-ci par-là. Mais il y a quelque chose de totalement lunaire dans cette histoire. Qu'est-ce qui ? Allez-y, allez-y.
Qu'est-ce qui ? Du bilan d'Emmanuel Macron 10 ans à l'Élysée, deux quinquennats ? Bah, il reste rien, vous savez très bien. La la seule réforme importante, elle était était d'ailleurs beaucoup trop timide, la réforme sur les retraites, euh qui aurait permis quand même de régler une un une partie du problème de la dette, pas pas pas totalement, mais enfin quand même une partie. Bon, bah elle était remise à plus tard, c'est-à-dire en fait elle était annulée. Et il reste une seule chose, c'est la loi euthanasie euh qui est quand même une loi euh sur laquelle enfin on peut se poser beaucoup de questions. Hein et qui moi chaque fois que j'entends Michel notamment un grand médecin comme Philippe Juvin et qui fait aussi de la politique puisqu'il est rapporteur général du budget, quand il
en parle, c'est vrai que on a le cœur serré parce que on voit que ce pays où le il y a [raclement de gorge] il y a quand même le il y a un possibilité de rétractation de la la personne qui qui qui demande à mourir de deux jours seulement. Enfin c'est ça c'est bon ça peut être un peu plus long, mais il y a aussi cette idée-là. Puis l'idée que c'est un un seul médecin. Enfin tout ça est un peu comment dire expéditif, rapide et c'est pas digne d'un grand pays comme le nôtre d'autant que nous avions une bonne loi qui fonctionnait bien auparavant qu'on appelait la loi Leonetti exactement sur le même sujet. Donc c'était juste pour pour laisser un peu sa trace et finalement il y a resté que ça. Je veux dire si c'est que ça, c'est vraiment pas grand-chose. Gilles Le Boutin aussi dur sur Emmanuel
Macron. Euh oui. [rires] Non, c'est c'est vrai que à la à la question sur ce qu'il restera spontanément je pensais à la suppression de la taxe d'habitation qui était la mesure totalement inutile. Non mais ça c'était c'était honteux, c'était honteux. Mais comment on peut se faire élire avec une bêtise ? Moi d'ailleurs je l'ai écrit à l'époque. Mais il se foutait du monde et ça a marché. Et ça a marché évidemment et elle a été revue par la fenêtre la taxe d'habitation. Qu'est-ce que vous voulez que je vous ? Parce que évidemment euh ben les maires en ont besoin. Enfin tout ça enfin il y a une façon de prendre les Français pour des imbéciles euh on se dit quand même faudrait que ça s'arrête un jour.
Marine Le Pen