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Podcast / conversationbsmart· 24 septembre 2026 38 minComplaisantActualité / polémiqueNumériqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSécurité

SMART TECH - Emission du jeudi 24 septembre

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 20 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez à ce sursaut possible dans la commande publique après ce pacte ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Votre réaction, comme ça, à brûle pour poing sur la signature du pacte numérique entre le gouvernement et la filière numérique, est-ce que vous croyez, vous, un sursaut possible dans la commande publique ?

  • 13:38OuverteRéponse directe

    Quels sont, vous, les deux grands constats que vous avez envie de nous partager, déjà, suite de ce rapport ?

  • 16:15OuverteRéponse directe

    Quelle est cette empreinte de l'IA ? Mais d'abord, comment fait-on pour la mesurer ?

  • 19:04OuverteRéponse directe

    Une réaction là-dessus ?

  • 24:30FerméeRéponse directe

    Vous pensez qu'on doit ralentir dans le développement de l'IA ou pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56PrésentateurFait
    « La volonté, c'est vraiment d'accélérer sur l'achat public de solutions souveraines françaises. »
  • 2:50InvitéFait
    « C'est ce que font les États-Unis, c'est ce que fait la Chine, depuis très longtemps. La préférence nationale pour toute la commande publique, y compris pour des choses qui ne marchent pas. »
  • 15:18InvitéFait
    « C'est un constat qui est assez difficile à établir parce qu'on a très peu de métriques. »
  • 16:40InvitéFait
    « Le vrai sujet, c'est d'avoir la donnée. L'ARCEP est en chemin sur ce sujet-là. »
  • 20:12InvitéFait
    « Sur les petits modèles, on a une opportunité fantastique. Et l'empreinte environnementale peut être un catalyseur de tous nos industriels. »
  • 22:05InvitéChiffre
    « On sait que l'électricité française, elle est 13 fois moins carbonée que l'électricité américaine. »
  • 28:55InvitéFait
    « Dans la rédaction du règlement sur l'intelligence artificielle, l'AI Act, il y avait toute une obligation de transparence qui était à la base très fournie et qui a été petit à petit vidée de son sens par les lobbying. »
  • 29:38InvitéFait
    « C'est un article 15 qui est tout petit. Il n'y a pas de règles de responsabilité adaptées dans cet AI Act non plus. »
  • 30:06InvitéChiffre
    « Ces dispositions-là, elles n'entrent pas en application tout de suite. Ça va aller jusqu'en 2028. »
  • 31:57InvitéFait
    « 26 août 2026, ils se font un deal, 16 milliards, et en échange, Meta coupe les réseaux sociaux entre minuit et 6 heures, interdit les notifications pendant les heures de classe, et surtout, stoppe le compteur de like. »

Temps de parole

  • Présentateur30 %
  • Invité25 %
  • Invité 216 %
  • Invité 313 %
  • Invité 411 %
  • ?4 %

≈ 18,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Locuteur

Bonjour

0:08
Présentateur

à tous, bienvenue dans le grand direct pour débriefer l'actu tech. Je vais vous présenter les sujets commentateurs juste après, mais restez bien connectés. On est en direct donc pendant 43 minutes sur la chaîne Bsmart comme tous les jeudis. A tout de suite.

0:25
Locuteur

C

0:25
Présentateur

'est parti pour le grand débrief de l'actu tech que vous regardez sur Bsmart en direct les jeudis. C'est désormais toutes les semaines, ça dure 43 minutes. Alors donc on a plein de sujets à vous présenter, mais je vais déjà vous présenter les commentateurs du jour avec nous. Alexandra Itéanou, bonjour Alexandra. Bonjour Delphine. Avocate au cabinet Itéanou et Alain Staron. Bonjour Alain.

0:44
Invité

Bonjour Delphine.

0:44
Présentateur

Qui est le CIO de Artifil, donc une boîte dans la tech. Voilà, et très disruptive bien sûr, parce que c'est le regard disruptif d'Alain qu'on sollicite ici. On aura peut-être la chance d'avoir Audrey Soussant avec nous, qui est membre de France Digitale et qui devait nous rejoindre, mais qui n'est pas arrivé. Comme on est en direct, eh bien on démarre quand même. On va parler de quoi aujourd'hui ? Du pacte numérique et IA qui a été signé entre le gouvernement et la filière numérique, la filière privée. On aura en invité un sénateur, puisqu'il est le co-auteur du rapport sur l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle. Beaucoup d'attentes autour de ce sujet.

Et puis ce sera le moment de la revue de presse. On va sortir nos cartons rouges, nos cartons verts pour donner notre avis. Et on terminera avec une découverte dans le domaine du biomimétisme. Mais c'est parti, on démarre avec ce pacte numérique et IA, signé par David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes Publics, Anne Le Hénanf, la ministre de l'Intelligence artificielle et du numérique, avec le comité stratégique de filière logiciel et solutions numériques de confiance, avec Numéum, qui est un syndicat représentatif aussi de la filière, et Exatrust pour la partie filière de cybersécurité. La volonté, c'est vraiment d'accélérer sur l'achat public de solutions souveraines françaises.

Première question que j'ai envie de vous poser, Alexandra et Alain, c'est Est-ce que vous y croyez à ce sursaut possible dans la commande publique après ce

2:11
Locuteur

pacte ?

2:12
Invité

Alexandra ? En fait, c'est une très bonne chose. On ne

2:15
Locuteur

peut

2:15
Invité

pas ne pas saluer cette initiative. Après, d'un point de vue clairement juridique, ce n

2:20
Locuteur

'est

2:20
Invité

pas un contrat, ce n'est pas un engagement contractuel, ce n

2:24
Locuteur

'est

2:24
Invité

pas une obligation légale non plus. Donc, ça reste plutôt un engagement moral et politique de l'État. Donc, est-ce que vraiment ça va donner quelque chose ? En tout cas, ça donne le bon signal à la filière. Est-ce que ça ira jusqu'au bout ? On peut l'espérer quand même, parce que c'est vrai que les...

2:39
Locuteur

En bas de la page, il y a la

2:41
Présentateur

signature de deux ministres, mais qui sont un peu en sursis, puisqu'on est dans une période

2:46
Locuteur

en plus électorale. Alain

2:50
Invité

? C'est ce que font les États-Unis, c'est ce que fait la Chine, depuis très longtemps. La préférence nationale pour toute la commande publique, y compris pour des choses qui ne marchent pas. Donc, moi j'applaudis...

2:59
Locuteur

C'est-à-dire, y compris

3:00
Présentateur

pour des choses qui ne marchent pas

3:01
Invité

? Les États-Unis passent des commandes sur des produits qui n'existent pas. Ah oui,

3:05
Locuteur

d'accord.

3:05
Invité

Spastic, ça a démarré comme ça.

3:06
Présentateur

OK.

3:07
Invité

Donc, un, il était temps,

3:09
Locuteur

et

3:10
Invité

on n'a pas le choix. Donc, je pense qu

3:11
Locuteur

'on

3:11
Invité

ne

3:11
Locuteur

va

3:11
Invité

pas revenir en arrière, parce que les autres font ça, si nous on ne le fait pas, on va juste continuer à se faire vassaliser, et tout le monde a compris le problème. Donc ça, c'est très bien. La difficulté que je vois,

3:20
Locuteur

c

3:20
Invité

'est à chaque fois que la France, l'État,

3:22
Locuteur

propose

3:23
Invité

des programmes, la France, l'État, dit exactement ce qui doit être fait par les entreprises.

3:29
Locuteur

Oui.

3:30
Invité

Et ? Et bien, donc,

3:31
Locuteur

il

3:31
Invité

se met à la place des entreprises pour faire de l'innovation. Oui. Et là, on va bien à la limite.

3:36
Présentateur

Parce que là, ce qui est intéressant, c'est

3:37
Locuteur

que

3:37
Présentateur

c

3:38
Locuteur

'est

3:38
Présentateur

justement un dialogue qui va être instauré entre l'État et la filière numérique, puisque l'idée, c'est de dire, on vous fait part de notre expression de besoin, on vous dit quelles sont nos priorités.

3:50
Invité

Sauf si ils disent, et je voudrais bien que vous fassiez ça comme ça. Le jour où ils font ça, on est mort. Ça fait penser un peu à ce qu'a fait l'État avec la suite, au final. Tu sais, la fameuse...

4:03
Locuteur

La suite numérique. Au début,

4:05
Invité

ils avaient fait une sorte d'appel d'offres, si je comprends bien, et après, ils l'ont développé en interne. Donc

4:09
Locuteur

là,

4:09
Invité

on

4:09
Locuteur

a peut

4:10
Invité

-être espoir que ça se passe un peu différemment. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a trois critères, je crois, pour adhérer à ce pacte numérique quand on est un industriel. Il faut avoir son siège social en France, pas en Europe, en France, si j

4:21
Locuteur

'ai

4:21
Invité

bien compris. Avoir des capacités industrielles en France aussi, ça c'est quand même... Et ne pas être soumis à des lois extraterritoriales, bien sûr. Donc, c'est encore plus restrictif que des qualifications comme c'est GnumCloud, par exemple. Il faut quand même saluer ça, et donc, ça sera vraiment franco-français, pour le coup. Eh

4:39
Présentateur

bien, voilà. On a notre commentatrice qui est arrivée. Merci beaucoup. Alors, je pose la question de... Votre réaction, comme ça, à brûle pour poing sur la signature du pacte numérique entre le gouvernement et la filière numérique, est-ce que vous croyez, vous, un sursaut possible dans la commande publique ? Vous dites, OK,

5:00
Locuteur

c

5:00
Présentateur

'est ce que vous espérez.

5:02
Locuteur

Tout à

5:02
Invité

fait. Alors, moi, je dirais que la partie positive,

5:05
Locuteur

c

5:05
Invité

'est que là, il y

5:05
Locuteur

a

5:05
Invité

un dialogue qui va être effectivement créé entre les différents ministères et les filières. Et bien sûr, au-delà de ce dialogue, il y a une définition des besoins. Donc, ça, c'est évidemment très positif et on sent qu'il y

5:18
Locuteur

a

5:18
Invité

un élan du gouvernement pour aller vers plus de souveraineté, notamment française, comme vous le soulignez, plus même qu'européenne. Maintenant, il y a un frein juridique que je suis sûre que vous avez déjà soulevé, qui est ce frein que le droit de l'Union européenne empêche que la commande publique soit tournée vers des sociétés françaises ou même vers des sociétés européennes. Alors, quand même, quand on entend

5:38
Présentateur

la ministre du numérique, Anne Le Hénant, elle nous explique qu'aujourd'hui, il y a possibilité quand même de faire de la préférence nationale à travers la commande publique en détournant un petit peu l'interprétation.

5:52
Invité

Je crois que c'est exactement ça. On est obligé un petit peu de jongler et de danser autour

5:55
Locuteur

de... Donc, c'est

5:55
Invité

possible. Alors, en tout cas, c'est possible dans certaines limites. Idéalement, en fait, il faudrait revoir ce droit et ce droit européen de manière à ce que ce soit beaucoup plus fluide, beaucoup plus facile et que la commande publique soit majoritairement tournée. Moi, je ne

6:08
Locuteur

suis

6:08
Invité

pas favorable à ce qu'elle soit tournée que vers les sociétés françaises, mais vers des sociétés européennes, puisque chacun, on est complémentaire dans la chaîne de valeurs technologiques.

6:17
Locuteur

Ce

6:18
Invité

qu'on pourrait un petit peu déplorer, c'est que le pacte, ce n

6:20
Locuteur

'est

6:20
Invité

pas vraiment une commande publique à proprement parler. Le pacte, c'est effectivement un dialogue, c'est une définition des besoins, c'est une promesse de discussion, mais ce n'est en rien une allocation budgétaire, ce n'est en rien un engagement, quel qu'il soit. Donc ça, on peut un petit peu le déplorer, mais disons que ça va dans mon sens. La deuxième chose que je déplorerais un petit peu, c'est qu'au vu des associations qui ont été sélectionnées des différentes filières,

6:48
Locuteur

on

6:48
Invité

a le sentiment

6:49
Présentateur

que...

6:49
Locuteur

On

6:49
Présentateur

a cité Numéum, Exatrust, alors en plus, oui, je n

6:52
Locuteur

'ai

6:52
Présentateur

pas précisé, pardon, et le comité stratégique de filière solution de confiance, je n

6:59
Locuteur

'ai

6:59
Présentateur

pas précisé que les priorités se reportaient d'abord sur les solutions de suite collaborative, justement, sans doute pour répondre à la polémique autour de la suite numérique qui a été créée par la Dinum, et sur la cybersécurité.

7:11
Locuteur

Tout

7:11
Invité

à fait. Et donc, ces associations-là, en fait, elles vont probablement flécher les discussions et les réflexions sur les grands acteurs, les fleurons français, et c'est très bien, déjà, que ça redirige la commande publique vers la France, c'est parfait. Moi, qui travaille dans le monde de l'innovation, je travaille pour un fonds d'investissement et je représente France Digital, l'association qui vise à promouvoir l'innovation tech française et européenne. Mon objectif, c'est que, voilà, au sein de ces ministères, on retrouve des sociétés qui soient très innovantes, des sociétés qui soient à la pointe de la technologie, des sociétés qui soient très agiles.

Et donc, voilà, moi, je voudrais juste mettre un petit point de méfiance et en tout cas, encourager les acteurs des ministères à bien parler à des sociétés innovantes et que ce ne soit pas One Point, Dassault, enfin, je

7:57
Locuteur

n'ai

7:57
Invité

rien contre eux, mais voilà. Pas

7:58
Locuteur

toujours les mêmes, en fait.

8:00
Invité

Exactement.

8:01
Locuteur

J'imagine qu'Alain va

8:03
Présentateur

rejoindre Audrey sur ce

8:04
Invité

point.

8:04
Locuteur

C

8:04
Invité

'est ce que j'ai dit. Alors, t'as oublié le troisième sujet qui est les infrastructures critiques. Oui, c'est vrai. Et c'est exactement ce qu

8:09
Locuteur

'on

8:09
Invité

fait. Nous, nous sécurisons les infrastructures critiques. Alors, on n'a pas six ans, on est 24 et donc, effectivement, on est sous les radars. Et ce que je rebondis sur ce que je disais tout à l'heure, quand la techno est neuve, la commande publique, les acteurs de la commande publique peuvent ne pas être rassurés et dire soit je prends des leaders

8:24
Locuteur

et

8:25
Invité

on n'encourage pas l'innovation, donc ça ne

8:26
Locuteur

va

8:26
Invité

pas du tout. Soit je dis aux startups ce qu'ils doivent faire et comment ils doivent le faire et ça ne va pas non plus.

8:31
Locuteur

Là,

8:32
Invité

on a une opportunité qui est une opportunité incroyable qui est que grâce à cette définition des besoins, on peut tout remettre à plat et être à la pointe de l'innovation. Donc, empruntons, utilisons ce momentum qui est très très fort pour vraiment utiliser le meilleur de ce qu'on a en France

8:49
Locuteur

et en Europe.

8:51
Présentateur

Alexandre a le rappelé, ce n

8:53
Locuteur

'est

8:53
Présentateur

pas un contrat, ça n'a rien de

8:54
Locuteur

contraignant.

8:54
Présentateur

Ce n'est pas une obligation

8:55
Locuteur

légale non plus.

8:57
Présentateur

Absolument. Et derrière, il va y avoir des groupes de travail. Un calendrier quand même. Il y a un petit calendrier mais il va y avoir des groupes de travail. Est-ce qu'on n

9:03
Locuteur

'a

9:03
Présentateur

pas un peu peur de la lenteur et de

9:05
Locuteur

ce

9:05
Présentateur

qui peut ressortir d'un groupe de travail ? L'exemple qu'on a en entreprise, ce n

9:09
Locuteur

'est

9:09
Présentateur

pas forcément convaincant. Alors, peut-être qu'au niveau ministériel, c'est beaucoup plus efficace.

9:14
Locuteur

mais non. C'est un truc qui s

9:16
Invité

'arrête vite.

9:17
Locuteur

qui

9:17
Invité

s'arrête à l'expression des besoins qu'ils ont déjà. Dans le sujet des infrastructures critiques, j'attends juste un groupe de travail dans lequel on dit oui, effectivement, nous avons plein d'infrastructures critiques à risque. Rechercher une solution pour résoudre le problème. Avec telle et

9:30
Locuteur

telle

9:30
Invité

fonctionnalité. Avec telle et telle fonctionnalité et nous

9:32
Locuteur

l'avons. Donc, allons

9:33
Invité

-y. Non, mais saluons l'initiative parce que sans débat,

9:36
Locuteur

sans

9:37
Invité

groupe de travail, sans expression des besoins, il n

9:41
Locuteur

'y

9:41
Invité

aura pas de commande publique. Donc, je dirais que c'est la première étape. Et bien sûr, chacun autour de la table, on est tous très intéressés par l'innovation qui va vite.

9:49
Locuteur

Et

9:49
Invité

donc, on s'attend à ce qu'il y ait un après-ça. Mais il faut bien

9:52
Locuteur

commencer

9:53
Présentateur

par cet état. Non,

9:53
Locuteur

mais c

9:53
Présentateur

'est-à-dire que ça fait tellement de mois, j'allais dire, peut-être d'années, en fait, qu'on parle de l'indépendance numérique et qu'on parle de l'importance de la commande publique. Bien avant de parler de la question des subventions, que oui, on est un peu impatients. Ça, c'est sûr.

10:10
Invité

Et il vaut mieux une commande publique que de la subvention.

10:12
Locuteur

Ben oui. La subvention, d'argent pour reçoit, pour

10:14
Invité

faire, c'est ce que disent

10:15
Locuteur

tous les éditeurs. On

10:16
Invité

doit répondre à un vrai besoin.

10:18
Présentateur

En tout cas, l

10:18
Locuteur

'écosystème

10:19
Présentateur

dit ça. Tu confirmes, toi aussi, en tant que start-upper ?

10:22
Locuteur

Moi, je confirme. Et France Digital

10:24
Invité

? Voilà, j'allais dire, en tant que représentante de France Digital, on a sorti un baromètre, justement, du premier semestre de l'état de l'innovation en France. Et la première demande des start-up et des scale-up françaises, c'est la commande publique qu'elle soit plus tournée vers la France et l'Europe. 43% mettent cette demande-là en premier. Donc, c'est vraiment plus que des subventions.

10:46
Locuteur

Et

10:46
Invité

dans le contexte qu'on connaît actuel de restrictions budgétaires, on sait qu'on ne sera pas forcément aidés sur ce niveau-là. Et c'est bien ce qui nous différencie avec l'écosystème tech américain. Donc,

10:58
Locuteur

il

10:58
Invité

faut que, voilà, on soit au niveau de ce que les autres régions nous

11:03
Présentateur

proposent.

11:03
Locuteur

Bon,

11:04
Présentateur

c'est quand même intéressant de voir qu'il y

11:06
Locuteur

a

11:06
Présentateur

un dialogue qui va quand même réussir à se nouer entre le gouvernement, donc les décisionnaires aussi, parce que tout ça va être piloté par la DINUM, qui est elle aussi en pleine transformation en interne. Donc, ça va être intéressant de voir comment ils échangent, que l'écosystème prenne conscience des besoins des administratifs, mais aussi que l'administration découvre l'écosystème. Non, mais parce qu'ils ne sont pas forcément au courant de tout ce qui existe. Effectivement,

11:31
Locuteur

tu dis artifices sous les

11:32
Présentateur

radars. Il y a plein de sociétés aujourd'hui sous les radars. Et pourtant, nous, on a l'impression qu'ils sont évidentes. Voilà, en tout cas, dans Smartech, on les reçoit. Pour nous, ce sont des pépites. Ils ne

11:42
Locuteur

sont

11:42
Présentateur

pas forcément connus. Une petite accélération

11:44
Locuteur

possible,

11:45
Invité

c'est les élections. Pas parce qu'on va élire quelqu'un. Toi, tu dis accélération, mais c'est le

11:50
Locuteur

contraire. Non, non,

11:51
Invité

non,

11:51
Locuteur

non.

11:51
Invité

Pourquoi ? Nous, on constate, nous sécurisons les infrastructures critiques.

11:55
Locuteur

Que

11:55
Invité

nous disent nos clients ? Une recrudescence des actes de sabotage. Oui, ça. Voilà. Donc, il faut s'attendre à...

12:03
Présentateur

De toute façon, le sujet de la sécurité informatique et de la cybersécurité, là, je

12:09
Locuteur

crois

12:09
Invité

que... Quand les gars citent un pylône de RTE, on n'est pas dans la cyber.

12:13
Locuteur

Dans

12:13
Présentateur

l'administration, ils sont quand

12:14
Locuteur

même en mode

12:14
Invité

urgence.

12:15
Locuteur

Mais il n'y a plus d

12:15
Invité

'électricité dans tout le bassin d'un fasse et d'un tonne en lébain. Ce qui est sûr, c'est qu

12:19
Locuteur

'il

12:19
Invité

y

12:19
Locuteur

a

12:19
Invité

une prise de conscience actuellement, à la fois au niveau géopolitique, du fait de... des pouvoirs américains qui prennent des actions qu'on n'avait jamais vues auparavant, couper des fables, enfin, couper des moteurs IA à des Européens sous prétexte qu'ils sont Européens. On n'avait jamais vu ce genre d'action auparavant. Mais à la fois du fait des élections politiques en France, mais à la fois du fait de l'urgence

12:45
Locuteur

environnementale. Après, ce n'est pas le

12:46
Présentateur

sujet de la sécurité de l'IA. Mais bon, oui, tout à fait. Il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Présentateur

un contexte toujours...

12:49
Locuteur

Voilà, il y a l'urgence

12:50
Invité

environnementale, il y a la cybersécurité,

12:52
Locuteur

il y a la géopolitique. On a dit

12:53
Présentateur

qu'on a un sénateur impatient de nous parler. Et nous, on est impatients de l'écouter. Donc, c'est le moment d'accueillir Damien Michelet, qui est sénateur de l'ISER, membre de la commission... Pardon. Il est surtout co-auteur, parce que je ne

13:05
Locuteur

vais

13:05
Présentateur

pas faire tout le détail, on va aller vite, puisqu'il nous attend. Il est surtout co-auteur du rapport d'information du Sénat, l'empreinte environnementale de l'IA, un défi pour la planète, une opportunité pour la France et l'Europe. Bonjour, monsieur le sénateur, vous nous entendez bien, vous nous voyez bien, tout va bien ?

13:21
Invité

Bonjour, je vous entends très bien, je vous vois très bien, et j'ai pu écouter avec intérêt le débat sur le pacte numérique et l'IA.

13:30
Présentateur

Oui, on est assez d'accord tous autour de la table sur ce sujet. Mais alors, est-ce que ça va être le cas sur votre sujet, sur la question de l'impact environnemental de l'intelligence artificielle ? Quels sont, vous, les deux grands constats que vous avez envie de nous partager, déjà, suite de ce rapport

13:42
Locuteur

? Alors,

13:44
Invité

d'abord, préalablement, ce rapport, on n'a pas regardé l'intérêt de l'IA ou pas, on n'est pas allé là-dedans, on s'est vraiment concentré avec mes collègues sénateurs sur l'empreinte environnementale de l'IA. Deux points essentiels, c'est aussi fou que ça puisse paraître, c'est qu'on y voit une vraie opportunité pour la France, parce que lorsque l'on veut diminuer l'empreinte environnementale des usages de l'intelligence artificielle, utiliser de l'énergie française, c'est de

14:10
Locuteur

l

14:10
Invité

'énergie décarbonée, et en France, on est en capacité d'avoir des modèles de data centers qui consomment beaucoup moins d'eau, c'est la réglementation qui l'impose, et donc avoir des data centers en France, c'est une meilleure IA qu'ailleurs,

14:24
Locuteur

d'un

14:24
Invité

point de vue environnemental.

14:25
Locuteur

D

14:25
Présentateur

'accord, et vous dites aussi que c'est une opportunité, parce qu'en fait, il y

14:28
Locuteur

a

14:28
Présentateur

un volet environnemental, mais vous le présentez aussi comme une opportunité.

14:33
Invité

Oui, une opportunité, parce qu'il y a des débats autour de l'installation de data centers, il

14:39
Locuteur

y

14:39
Invité

a une adhésion qui n'est pas forte sur certains territoires, et il faut aussi comprendre pourquoi un data center en France, au-delà des aspects de souveraineté, de création de filières, peut avoir un intérêt, c'est simplement que dans nos usages, un data center qui est en France, lorsqu'on fait de l'IA, eh bien, on a une empreinte environnementale qui est beaucoup moindre que lorsqu'on utilise un data center qui est aux États-Unis ou en Chine.

15:05
Présentateur

Je voulais dire une opportunité aussi économique, industrielle, voilà, c'est un point que vous soulevez également. Quel est le constat sur l'empreinte actuelle de l'intelligence artificielle, l'empreinte environnementale

15:16
Locuteur

? Alors,

15:18
Invité

c'est un constat qui est assez difficile à établir parce qu'on a très peu de métriques. Donc, on a deux grands éditeurs d'intelligence artificielle qui ont essayé de mettre une équation sur la table. On a Google et Mistral AI qu'on a rencontrés dans le cadre de notre rapport. Les deux approches sont différentes, donc on peut commenter les résultats. En tous les cas, ce sont les deux seules qui ont mis sur la table une équation de consommation de l'intelligence artificielle.

15:48
Locuteur

Donc,

15:49
Invité

on a eu quand même des difficultés à trouver des éléments. On a rencontré un peu plus de 80 interlocuteurs. On a fait des auditions très longues. Ça a duré neuf mois pour arriver à un constat où il est urgent de s'entendre sur une équation de mesure ou en tout cas sur un métrique de l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle comme on l'a fait au niveau du numérique.

16:13
Présentateur

Alors, comment faire justement ? Parce qu'en fait, c'est le sujet clé effectivement aujourd'hui. Quelle est cette empreinte de l'IA ? Mais d'abord, comment fait-on pour la mesurer ? Donc, quelles sont vos recommandations pour qu'on puisse vraiment avancer sur ce sujet

16:28
Locuteur

? Alors,

16:30
Invité

on a plusieurs approches. D'abord, s'appuyer sur l'ARCEP qui, dans le cadre de la Loire-Renne, a des obligations de consolidation de data. Donc, le vrai sujet, c'est d'avoir la donnée. L'ARCEP est en chemin sur ce sujet-là. Derrière, on a rencontré également l'AFNOR parce qu'il est fondamental que ce ne soit pas que de la réglementation mais que les industriels s'entendent sur l'équation à mettre en place.

Et l'objet du rapport est de signifier qu'en fait, et ça rejoint un peu ce que vous disiez dans votre débat préalablement sur le pacte, c'est qu'on est en capacité, en mesurant l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle, de créer des dynamiques économiques françaises et européennes. Parce qu'en France, on est très avertis de ces sujets environnementaux dans nos comportements mais aussi dans nos relations patrons-salariés, dans nos modèles économiques d'entreprise. Et si la commande publique pouvait avoir quelques critères, des éco-scores, par exemple, ça lancerait des dynamiques très intéressantes pour les industriels français et européens.

17:31
Présentateur

Oui, ça donnerait un avantage aux industriels françaises. Notre façon de faire de la préférence, effectivement. Une réaction là-dessus

17:37
Locuteur

? Oui,

17:39
Présentateur

Alexandra ? Ou une question pour le sénateur, d'ailleurs ?

17:41
Invité

C'était plutôt juste une remarque, c'est que c'est aussi opaque que leur technologie, leur empreinte écologique, au final. Non, mais c'est vrai, on n

17:50
Locuteur

'en sait pas.

17:50
Invité

On ne sait pas comment mesurer ça, on ne sait pas vraiment comment ça fonctionne. Moi, j'ai vraiment eu un sentiment d'opacité globale sur comment ça fonctionne, qu'est-ce que ça coûte, à l'environnement, etc. Donc, c'est vrai que ça, ça demanderait peut-être des obligations de transparence aussi. Peut-être, est-ce que c'est des choses que vous avez soulevées ? Est-ce que ça a été soulevé dans le rapport ? Est-ce que ça a été évoqué

18:10
Locuteur

? Sur l'obligation de

18:13
Invité

transparence, oui. Vous avez raison. Après, ce qu'on a essayé de faire, c'est que ce ne soit pas une nouvelle réglementation qui vienne s'asseoir et casser les dynamiques de la filière. Donc, en fait, on cherche absolument à créer des dynamiques de mesure, mais pour accompagner la filière, la filière française et européenne, et pour essayer de dire quand on a de

18:34
Locuteur

l

18:34
Invité

'énergie décarbonée, une IA qui tourne en France et dans certains pays d'Europe, en fait, elle consomme différemment qu'une IA qui tourne avec de l'énergie fossile aux États-Unis. Mais là où je vous rejoins, c'est que pour avoir les données et pour motiver à aller vers cette voie-là, ce n

18:52
Locuteur

'est

18:52
Invité

pas simple. Ce n

18:52
Locuteur

'est

18:52
Invité

pas simple.

18:53
Présentateur

Et ce qui n

18:53
Locuteur

'est

18:53
Présentateur

pas simple, c'est aussi que mettons dans cet outil de mesure parce

18:57
Locuteur

qu

18:57
Présentateur

'il n

18:57
Locuteur

'y a

18:57
Présentateur

pas forcément de consensus sur les bonnes métriques et les externalités positives, négatives. Alors, une

19:03
Locuteur

réaction ?

19:04
Invité

J'avais une question complémentaire sur la partie IA frugale. Oui. J'ai vu dans le rapport que vous militiez en faveur du IA frugal. Donc, ma question, c

19:15
Locuteur

'est

19:15
Invité

est-ce que vous avez déjà des pistes technologiques sur ce qu'il faudrait faire

19:17
Locuteur

? Alors,

19:19
Invité

pistes technologiques, ce n

19:20
Locuteur

'est

19:20
Invité

pas trop le sujet du Sénat. On laisse aux industriels ces voies-là. Par contre, on s'est aperçu que les dynamiques d'IA étaient vraiment différentes et qu'il y en a en France, en fait, et que les petits modèles, les modèles spécialisés qui vont s'attacher à une problématique, un process, un marché, la France et encore une fois l'Europe sont en capacité de répondre à cette problématique-là. Et donc, il y

19:45
Locuteur

a

19:45
Invité

un moment où il faut accélérer. Pour accélérer, il faut accompagner, on peut accompagner en réglementant, mais il faut aussi, encore une fois, créer ces dynamiques de création de valeur. Donc, sur l'IA frugal, on en a fait plusieurs points dans notre rapport où, en fait, on préconise absolument, on va jusqu'à d'ailleurs, pour être un peu conclusif, mais on va jusqu'à dire, on a une opportunité sur l'IA, les grands modèles, c'est quand même un peu compliqué pour la France, même si on a Mistral et laïe, et pour l'Europe de lancer des choses maintenant. Par contre, sur les petits modèles, on a une opportunité fantastique.

Et l'empreinte environnementale peut être un catalyseur de tous nos industriels, par industriel, comprenez tous les acteurs qui fabriquent de l'intelligence artificielle. Donc oui, l'IA frugal peut être une opportunité fantastique pour la filière, d'un point de vue environnemental, mais aussi d'un point de vue création de valeur.

20:31
Présentateur

Il faut avoir les moyens aussi de la faire cette IA frugal, il faut avoir la bonne techno, il

20:34
Locuteur

faut

20:34
Présentateur

avoir les moyens.

20:35
Locuteur

Il

20:35
Invité

y a un choix marketing aussi, plus

20:38
Locuteur

que

20:38
Invité

marketing, de business. Quels sont les marchés des petits modèles versus le marché des grands modèles ? Est-ce qu'ils ne peuvent pas se faire bouffer l'un par l'autre ?

20:46
Locuteur

Ce

20:46
Invité

serait dommage de s'engouffrer dans une

20:49
Locuteur

voie qui s'avère transition. de se

20:50
Présentateur

contenter finalement d'un mini-marché qui risque d'être complètement

20:54
Locuteur

absorbé.

20:55
Invité

Non mais attention, on parle pas d'un mini-marché.

20:57
Locuteur

Moi,

20:57
Invité

ce dont j

20:58
Locuteur

'ai

20:58
Invité

le sentiment, c'est qu'on est en train de dire que parfois on utilise à mauvais escient les énormes modèles et que pour chaque besoin, il pourrait y avoir un petit modèle dédié. Ce qui n'empêche pas que le marché soit gigantesque.

21:10
Locuteur

C

21:10
Invité

'est juste qu'il faut arbitrer. D'ailleurs, nous, chez Ventec, c'est exactement ce qu'on fait. C'est essayer de trouver des solutions qui orchestrent les modèles les plus performants en fonction du besoin,

21:19
Locuteur

en

21:19
Invité

fonction du prompt. On a une société dans le portefeuille qui s'appelle Amber qui fait ça très bien, qui va rediriger en fonction du prompt de l'utilisateur vers le bon modèle. Et d'ailleurs, on le voit, même Mistral lui-même, vous le mentionnez tout à l'heure, qui a développé son propre modèle et donc, il pourrait dire que je le privilégie puisque c'est le mien, c'est moi qui ai investi énormément en Capex pour pouvoir le développer. On voit qu'eux-mêmes, ils mettent à disposition aussi des utilisateurs finaux, des modèles, notamment open source chinois, ce qui a posé plein de questions. Mais ils le mettent aussi à disposition pour rediriger chaque besoin au bon modèle.

Donc ça, à mon avis, c'est une bonne direction vers le frugal. Et ensuite, sur la question de la complexité, évidemment, du scoring, la complexité de l'évaluation de l'empreinte environnementale, moi, je pense qu'il faut qu'on se concentre sur le gros, le gros de l'empreinte carbone et qu'il faut qu

22:03
Locuteur

'on

22:03
Invité

se concentre sur ce qu'on sait déjà. On sait que l'électricité française, elle est 13 fois moins carbonée que l'électricité américaine. Après, il y a l'eau. Alors, c'est vrai qu'il

22:12
Locuteur

y a

22:12
Invité

l'eau aussi, mais on sait aussi, le sénateur l'a rappelé, qu'il y a cette réglementation française qui vient imposer aux data centers de moins utiliser de l'eau. Et nous, chez Ventec aussi, on réfléchit à plein d'innovations sur comment moins utiliser l'eau dans les data centers ou les utiliser de manière plus précise au niveau de la puce pour qu'elles puissent fonctionner en circuit fermé, donc qu'on n'ait pas besoin de réalimenter de l'eau à chaque fois. Donc, des innovations dans le domaine, il y en a plein, et des innovations françaises et européennes. Et donc, il faut effectivement avancer dans ce sens-là plutôt que de sur

22:41
Locuteur

-réglementer.

22:42
Présentateur

Quand, monsieur le sénateur, vous avez rencontré les hyperscalers, j'imagine qu'ils sont quand même très sensibilisés aussi à cette question environnementale parce qu'aux États-Unis, on entend de plus en plus de soulèvements contre l'installation de data centers.

22:58
Locuteur

Alors,

22:59
Invité

aux États-Unis, l'approche d'installation d'un data center est un tout petit peu différente qu'en France. J'y suis allé il

23:04
Locuteur

y

23:04
Invité

a quelques mois. J'ai rencontré des acteurs de la tech qui installent des data centers. Ils ont une approche un peu plus, pardonnez-moi mesdames, plus virile dans l'installation d'un data center. Là où en France, on a une réglementation, on a le ZAN, on a les études environnementales qui poussent à aller vers des approches plus saines. Et donc, les grands acteurs extraterritoriaux que nous avons pu rencontrer ont tous une approche environnementale avec le RSE, etc. Et c'est ce qu'ils nous ont indiqué. Mais précisément sur l'empreinte environnementale, nous n'en avons vu que deux, Mistral et AI, et Google, qui avaient une approche de calcul. Encore une fois, c'est discutable, l'approche qu

23:48
Locuteur

'ils

23:48
Invité

ont eue, mais on n'en a rencontré que deux qui avaient une approche de mesure au travers d'une équation de leur empreinte environnementale sur l'usage de l'intelligence artificielle.

23:57
Présentateur

Merci beaucoup, Damien Michalet, d'avoir été avec nous.

24:00
Locuteur

Je rappelle que vous êtes le

24:01
Présentateur

sénateur de l'ISER et donc le co-auteur de ce rapport sur l'empreinte environnementale de l'IA.

24:06
Locuteur

On

24:06
Présentateur

voit aussi tout le reste à faire en discutant avec vous et à la lecture de ce rapport et ô combien c'est important. Merci encore. Nous, on enchaîne avec notre revue de presse. Allez, on commence avec les échos. Sécurité de l'IA, l'agenda européen n'est pas déterminé par les patrons américains de l'IA. Je ferme les guillemets. C'est Anne Le Hénor qui s'exprime ainsi dans les échos. Alors, question, carton rouge, carton vert. Vous pensez qu'on doit ralentir dans le développement de l'IA ou pas ? Oui, vert, on doit ralentir. Non, rouge, on ne doit pas ralentir.

24:44
Locuteur

On

24:45
Présentateur

est presque tous d'accord. Alain, on ne voit pas ton carton. Oui, voilà,

24:49
Locuteur

très bien. Et

24:50
Présentateur

Audrey non plus, devant le micro. Très bien. Donc, Alexandra, prioritaire, puisque vous avez un avis plus mesuré. Non,

24:58
Locuteur

en

24:58
Invité

fait, ce que je me dis, c'est qu

24:59
Locuteur

'il

25:00
Invité

faut que tout le monde ralentisse. Et donc, c'est ça qui me fait peur dans ces coups de com' qu'ils ont. Alors, au début, ils étaient contre la réglementation, l'IA acte, ils n'ont pas arrêté de taper dessus pendant des années. Et aujourd'hui, ils viennent nous voir en nous disant qu

25:13
Locuteur

'il

25:13
Invité

faut une réglementation mondiale, il faut encadrer ça, etc. Donc, j'ai peur que ce soit entre guillemets un discours commercial qui leur serve à eux, qui desservent les plus petits qui vont être réglementés par la suite. Mais au final, il faudrait des règles communes d'une certaine manière. Donc, ralentir, oui, mais ralentir tous. Et aujourd'hui, je ne

25:31
Locuteur

suis

25:31
Invité

pas sûre que ce soit le cas, en tout cas, qu'ils se visent eux-mêmes quand ils parlent de ralentir ce

25:36
Locuteur

genre de

25:36
Invité

technique. Allez, la parole est au carton rouge

25:38
Locuteur

!

25:39
Invité

Oui, Audrey. En tout cas, ce qu'on comprend,

25:42
Locuteur

c

25:42
Invité

'est que je pense qu'on n

25:43
Locuteur

'est

25:43
Invité

pas dupe, c'est qu'il y a effectivement des gros coups de com' et que leur volonté de ralentir,

25:48
Locuteur

c

25:48
Invité

'est aussi que maintenant qu'ils ont cette avance technologique, ils se disent, si on demande à tout le monde de ralentir, on va garder cette avance technologique et quelque part, on empêche l'innovation. Évidemment, moi,

25:59
Locuteur

je

25:59
Invité

suis contre empêcher l'innovation puisque c'est mon métier qu'il y ait toujours des vagues d'innovation supplémentaires. Donc, je pense que l'encadrer, ça, c'est évident. sans ralentir, l'encadrer et c'est bien ce qu'on essaye de faire en Europe et ce qui a été rappelé par la ministre. Donc, je pense qu'il faut continuer dans cette direction, être maître le plus possible de notre souveraineté européenne et de cet encadrement.

Je parle moins de réglementation que d'encadrement parce que pour moi, il vaut mieux avoir un incentive positif, c'est-à-dire pousser les gens à privilégier, surtout la commande publique mais aussi la commande privée, à privilégier des modèles plus responsables, des modèles moins invactants, des modèles plus précis, plus spécifiques que ralentir l'innovation. Non,

26:41
Locuteur

il

26:41
Invité

faut continuer l'innovation dans un modèle réglementé. Il

26:43
Locuteur

y a un peu plus car qu'on rouge

26:44
Invité

aussi

26:44
Locuteur

pour Alain. Il y a un peu plus

26:45
Invité

sur l'intelligence artificielle générale.

26:49
Locuteur

Pas seulement les petits

26:50
Invité

modèles. Pas seulement. Et parce que c

26:52
Locuteur

'est

26:52
Invité

là qu'eux font la course en tête et c'est là qu

26:55
Locuteur

'ils

26:55
Invité

veulent se séparer du reste du monde. Et je pense que tout le monde a compris. C'est juste, vous ralentissez et nous on continue. C'est fondamental que l'Europe accélère.

27:04
Présentateur

Oui, parce qu'en plus, ils demandent à ce qu'il y

27:07
Locuteur

ait

27:08
Présentateur

un cadre international qui fixe des règles et des limites et tout ça. Mais enfin,

27:13
Locuteur

ce serait, si j

27:13
Présentateur

'ai

27:13
Locuteur

bien

27:13
Présentateur

compris, quand même, une autorité à la façon ICAN, c'est-à

27:17
Locuteur

-dire

27:17
Présentateur

américaine, principalement. C'est international mais c'est quand même piloté par les Américains. Et puis, ce n

27:23
Locuteur

'est

27:23
Présentateur

pas contraignant commercialement. Donc, voilà. Nous, on aurait tort quand même de surinterpréter aussi leur appel à ralentir, je pense. Et moi, j'ai mis carton rouge parce que moi, j'ai au contraire, il faut accélérer. Et accélérons même dans la sécurité de l'IA où là aussi, il

27:37
Locuteur

y a

27:37
Présentateur

une opportunité vraiment de tirer notre épingle du jeu en Europe. Et

27:41
Invité

en fait, ce qu'on voit bien aussi, c'est que ces acteurs américains, ils sont là aussi très challengés par l'open source chinois, notamment. Ils voient bien qu'il y a des modèles qui sont en train de se développer, qui ne coûtent pas cher et que, voilà, s'il y a trop de modèles qui arrivent sur le marché, le prix risque de baisser, de pousser à la baisse. Ça met en question leur propre business

28:01
Présentateur

model. Oui. Et puis, il y a quand même cette histoire de discours marketing. Est-ce que ce n

28:05
Locuteur

'est

28:05
Présentateur

pas juste un peu du marketing, tout ça, pour dire,

28:07
Locuteur

regardez, notre

28:08
Présentateur

outil est super puissant. D'ailleurs, on l'a vu à l'événement France Digital Day,

28:14
Locuteur

le

28:14
Présentateur

France Digital Day, merci. Beaucoup de personnalités politiques reprenaient l'image de l'arme nucléaire des gens artificiels. On est d'accord que c

28:23
Locuteur

'est...

28:24
Invité

On revient à cette histoire d'opacité, en fait. On est complètement pendu aux lèvres de ces dirigeants-là sans vraiment comprendre ce qu'il y a derrière. Et d'ailleurs, quand le législateur essaye lui-même de comprendre en auditionnant, etc., c'est aussi très flou pour lui. Donc, c'est quand même pour moi le problème principal de cette technologie-là aujourd'hui. C'est que ce manque de transparence qui fait qu'on est tous à la merci de leur discours, en fait. Et c

28:46
Locuteur

'est fondamental pour

28:46
Invité

faire peur.

28:47
Locuteur

Surtout

28:47
Invité

de ne

28:48
Locuteur

pas

28:48
Invité

dire ce qu'on fait.

28:48
Locuteur

Si

28:49
Invité

nous, on a intérêt à se faire plus transparent aussi, à ne

28:51
Locuteur

pas

28:51
Invité

oublier d'être idiot et à faire ce qu'on doit faire nous de notre côté en disant non, il ne

28:54
Locuteur

faut

28:54
Invité

pas avoir peur. Dans la rédaction du règlement sur l'intelligence artificielle, l'AI Act, il y avait toute une obligation de transparence qui était à la base très fournie et qui a été petit à petit vidée de son sens par les lobbying et par ces fournisseurs d'IALA en disant non,

29:07
Locuteur

mais

29:07
Invité

ça doit être protégé par le secret des affaires, etc. Et on en vient aujourd'hui à des technologies qu'il est difficile de les encadrer, de les réglementer si on ne les comprend

29:16
Présentateur

pas. Est-ce que cet AI Act, justement, tiens question pour l'avocate, il nous fait quand même un peu ralentir, nous, sur l'IA en Europe ?

29:26
Locuteur

Pour notre propre écosystème. Chacun aura

29:27
Invité

son point de vue. Moi, je n'en suis pas si sûre. En fait, cet AI Act, pour moi aujourd'hui, sincèrement, je vais le dire comme je le pense, c'est plutôt une coquille vide. C'est-à-dire qu'il y a une obligation de cybersécurité qui ne vaut pas grand-chose. C'est un article 15 qui est tout petit. Il n'y a pas de règles de responsabilité adaptées dans cet AI Act non plus. La propriété intellectuelle, bon, il y

29:44
Locuteur

a

29:44
Invité

des codes de bonne conduite, etc. Mais

29:46
Locuteur

en

29:46
Invité

réalité, il n

29:47
Locuteur

'y

29:47
Invité

a pas grand-chose dans cet AI Act d'aujourd'hui.

29:49
Locuteur

C

29:49
Invité

'est plus une conduite éthique et une réglementation par les risques. Alors, c'est évident pour tout le monde que la notation sociale ou que la manipulation doit être interdite. C'est assez au final, aujourd'hui, je trouve, je ne

30:01
Locuteur

suis

30:01
Invité

pas sûre que ça freine vraiment l'innovation, surtout qu'avec l'omnibus, ces dispositions-là, elles n'entrent pas en application tout de suite. Ça va aller jusqu'en 2028. Donc, on ne peut pas vraiment taper sur les réglementations aujourd'hui pour dire que l'innovation n'avance pas en Europe. En tout cas, ce n

30:12
Locuteur

'est

30:12
Invité

pas le sentiment que j'ai et ce n

30:14
Locuteur

'est

30:14
Invité

pas le sentiment qu'on a au cabinet.

30:15
Locuteur

C

30:16
Invité

'est

30:16
Locuteur

exactement ce

30:16
Invité

qu'on recherche. On recherche un encadrement qui ne soit pas trop strict, qui ne

30:19
Locuteur

soit

30:19
Invité

pas trop contraignant et qui ne nous freine pas. Et après, à nous d'en faire les meilleurs usages et d'optimiser au mieux cet encadrement. Et je pense que c'est une bonne solution, justement, pour privilégier aussi des solutions européennes chez nos acteurs publics et privés. Et notamment, avec l'aide de sociétés qui viennent enlever tous les freins. On a une société en portefeuille qui s'appelle Naya qui aide à la gouvernance et à la compliance de l'AIA Act, justement.

Donc, pour toute société qui se sent un peu perdue ou qui pourrait avoir peur de cette réglementation, avec cette société comme Naya, on peut se laisser entre les mains d'experts, justement, d'experts du juridique cette contrainte, tout en évoluant, en continuant à innover, mais dans un monde encadré. C'est vraiment ce qu

31:06
Locuteur

'on

31:06
Invité

a besoin.

31:07
Présentateur

Très bien. On passe à Libé. Libération, qui titre sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Emmanuel Macron demande à Ursula von der Leyen un nouveau texte européen. Donc, il y a eu des annonces qui ont été faites par la Commission européenne. Ma question, c'est, est-ce que vous pensez, je vous ai déjà fait parier plusieurs fois sur ce sujet, mais comme il ne cesse

31:26
Locuteur

de revenir,

31:27
Présentateur

est-ce que vous pensez que ça va passer, cette interdiction des réseaux

31:31
Locuteur

sociaux

31:32
Présentateur

au moins de 15 ans en France ? Donc, oui, je pense que ça va passer. Non, je ne pense pas que ça va passer. Ah, c'est très divisé. D'accord. Alors, à qui je donne la parole ? À ceux qui pensent que ça va passer, parce que ça m'intrigue. Alors, Alain.

31:49
Invité

10 août 2026, 48 États américains poursuivent Meta. Oui. 200 milliards d'amendes potentielles. Oui. 26 août 2026, ils se font un deal, 16 milliards, et en échange, Meta.

32:01
Locuteur

Coupe

32:01
Invité

les réseaux sociaux entre minuit et 6 heures, interdit les notifications pendant les heures de classe, et surtout, stoppe le compteur de like, qui est un vrai problème. Le sujet,

32:11
Locuteur

c

32:11
Invité

'était la santé des ados. Oui.

32:13
Locuteur

26

32:14
Invité

août, accord américain. 27 août, la Commission européenne demande à Meta de faire la même chose en Europe.

32:20
Locuteur

Donc, on va y arriver.

32:21
Présentateur

Mais Alain, nous, le dossier était

32:22
Locuteur

déjà prêt avec le digital

32:23
Présentateur

service.

32:24
Locuteur

C'est ça. On avait déjà tout

32:25
Invité

été prêt. Mais attendez, c'est le moment où, on va pas être quand même plus libertarien que les Américains. Il faut arrêter. C'est

32:34
Locuteur

en Europe, normalement, pour protéger les citoyens. L

32:36
Présentateur

'interdiction totale

32:37
Locuteur

d

32:37
Présentateur

'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 40 ans. C'est ça, aujourd'hui, dont on parle. Audrey. Là, je pense qu'on

32:42
Invité

était sur un point technique légal que je vais laisser à Maître commenté. Mais j

32:48
Locuteur

'ai

32:48
Invité

l'impression qu'il y avait un point technique qui empêchait cette loi de passer. Mais sinon, il y avait un accord, une adhésion totale pour que cette loi, elle passe. C'est une évidence. Pas autour de cette table, non,

32:57
Locuteur

mais

32:58
Invité

peut-être, ailleurs. C'est vrai que le Conseil constitutionnel n'a pas censuré le fait d'interdire les réseaux sociaux, mais plutôt l'interdiction qui était globale et qui interdisait tous les réseaux sociaux, notamment les réseaux de partage de contenu de loisirs, etc. Donc c'était ça que le Conseil a censuré. Et il a mis en avant la liberté d'accès à ces services numériques comme une liberté fondamentale quand même pour les adolescents. Ça,

33:20
Locuteur

c

33:20
Invité

'est quand même important. C'est leur nouvelle... Enfin, nouvelle, je ne

33:22
Locuteur

sais

33:22
Invité

pas, mais c'est une liberté de communiquer pour ces gens-là aujourd'hui. Donc c'est pour ça que moi, je me dis... C'est mortifère. Comment est-ce que ça va... C'est-à-dire que c'est mortifère. C

33:31
Locuteur

'est mortifère. Mais ça dépend

33:32
Invité

quoi ?

33:32
Locuteur

Si on autorise

33:33
Invité

tout, on met le

33:36
Locuteur

verre dans le bruit.

33:37
Présentateur

Non, mais

33:38
Locuteur

d'abord,

33:38
Présentateur

tu citais les États-Unis. On peut faire la même chose. On peut imposer avec notre digital service Sysact, on peut imposer aux plateformes de changer leurs pratiques.

33:47
Invité

Et faisons-le sur les grosses. On fait Meta, on a Insta et Facebook et on a fait le

33:52
Locuteur

gros du

33:52
Présentateur

job.

33:52
Locuteur

Tu

33:52
Présentateur

peux demander à changer les pratiques sans forcément interdire... En fait, le

33:55
Locuteur

problème qui m'est

33:57
Présentateur

posé, c'est la vérification de l'âge systématique pour tous

34:01
Locuteur

les

34:01
Présentateur

utilisateurs. Oui, il

34:03
Invité

y a peut-être un entre-deux qui pourrait être trouvé qui est que plutôt que de choisir l'âge spécifiquement, qui est une donnée qui n'est pas forcément illustrative des problèmes que ça peut poser. Il faudrait idéalement évaluer le contexte dans lequel l'usage du réseau social est fait, l'endroit, le lieu. Il y a eu aussi une polémique sur l'utilisation des téléphones dans les lycées et les collèges. Donc, effectivement, idéalement, il faudrait rentrer dans une granularité. Et

34:29
Locuteur

puis, les

34:29
Présentateur

plateformes sont capables aujourd'hui de vérifier si les utilisateurs ont plus ou moins de 13 ans. Parce que c'est déjà interdit au moins de 13 ans,

34:36
Locuteur

on est d'accord. Et puis, avec l'IA, on peut

34:37
Présentateur

tellement

34:37
Invité

mieux targeter.

34:40
Locuteur

Au lieu d'utiliser ce

34:41
Invité

targeting à la publicité, on pourrait

34:43
Locuteur

peut-être le

34:43
Invité

targeter sur le contenu lui-même et pousser le bon contenu. Alors, je sais qu'il y avait quelqu

34:48
Locuteur

'un qui avait...

34:48
Présentateur

On va voir. On va voir qui emporte si ça marche ou pas puisqu'on était très partagés autour de cette table. On verra qui gagne à la fin. Je voulais qu'on termine quand même avec les annonces Meta. Donc là, c'est un papier de 0.1 net qui nous apprend que cette nuit, Meta a dégainé deux nouvelles lunettes connectées Ray-Ban dont une version sans caméra. Alors, qu'avez-vous pensé de... Je vais demander aux disrupteurs à l'Instaron. Est-ce que tu t'es dit que c'est une super idée de sortir des lunettes sans caméra ?

35:20
Invité

100% audio juste

35:21
Locuteur

pour

35:21
Présentateur

discuter avec son...

35:22
Invité

On avait la rentrée des classes. Oui. On avait les profs.

35:26
Présentateur

Alors,

35:26
Locuteur

j

35:26
Présentateur

'aime ou j'aime pas déjà les annonces de Meta

35:28
Locuteur

?

35:29
Invité

Sans lunettes, j'aime.

35:30
Présentateur

Sans caméra.

35:31
Invité

Sans caméra, pardon.

35:32
Locuteur

Sans

35:32
Invité

caméra.

35:33
Présentateur

Oui. Moi, je mets quand même... Audrey, on ne

35:34
Locuteur

voit

35:34
Présentateur

pas votre carton. OK. Donc, c

35:36
Locuteur

'est

35:36
Présentateur

avec moi qui suis rouge. Allez-y pour les verres.

35:39
Locuteur

Donc,

35:40
Invité

rentrée des classes, les professeurs qui disent qu'on a un vrai sujet parce que les gosses avec des lunettes dont on ne sait pas s'il n

35:45
Locuteur

'y a

35:45
Invité

pas des lunettes de vue filment ce qu'ils ont devant eux. Ils ont une petite oreillette et il y a quelqu'un en back-office qui leur raconte ce qu

35:51
Locuteur

'ils

35:51
Invité

doivent...

35:51
Locuteur

Oui, mais je précise

35:52
Présentateur

que Meta n'a pas sorti du marché les lunettes avec les caméras.

35:56
Locuteur

C'est juste un

35:57
Présentateur

nouveau modèle.

35:58
Invité

Oui, sauf qu'aujourd'hui,

35:58
Locuteur

il

35:58
Invité

y a ça.

35:59
Locuteur

Il

35:59
Invité

y a dans la vie publique, il y a plein de gens qui se disent est-ce que ce gars-là n'est pas en train de me filmer à mon insu ? Oui,

36:04
Locuteur

mais ça continue d

36:05
Présentateur

'exister.

36:05
Locuteur

J'entends. Ces lunettes

36:06
Présentateur

continuent d'exister.

36:07
Invité

Pour l'instant, il y

36:08
Locuteur

a

36:08
Invité

d'abord la deuxième solution qui existe

36:10
Locuteur

sans

36:10
Invité

caméra.

36:11
Locuteur

Il

36:11
Invité

n

36:11
Locuteur

'y a

36:11
Invité

pas de faire la différence. Oui,

36:13
Locuteur

c'est ça.

36:14
Invité

Et à un moment, je pense qu'il va falloir protéger cela. Enfin, on n'a pas le droit de mettre un portier devant sa porte qui filme le trottoir. On n

36:19
Locuteur

'a

36:19
Invité

pas le droit. Pourquoi est

36:20
Locuteur

-ce

36:20
Invité

qu'on a le droit de se balader des lunettes qui filment tout ? Je n

36:23
Locuteur

'ai

36:23
Invité

pas le droit de mettre un drone. J'ai un drone, je ne

36:24
Locuteur

peux

36:24
Invité

pas le mettre dans Paris parce que je n

36:26
Locuteur

'ai

36:26
Invité

pas le droit de filmer. Pourquoi je pourrais filmer avec des lunettes ? Ça devrait être sur le coup de la loi.

36:29
Présentateur

Allez, vous deux, rapidement, dites-moi pourquoi vous êtes contentes de ces annonces.

36:34
Invité

Alors non, moi, oui, j'ai mis vert, mais en fait, je ne

36:36
Locuteur

suis

36:36
Invité

pas forcément contente. Je pensais qu'ils avaient retiré les lunettes. Ah oui,

36:40
Locuteur

au final. Non,

36:42
Invité

mais ils le font. Ils ont sorti ce nouveau produit parce qu'ils sentent bien que la réglementation ou du moins l'encadrement européen est en train de se durcir sur ces sujets

36:48
Locuteur

-là. Et donc,

36:49
Invité

ils veulent avoir un produit qui est prêt dans le cas où ou dans les circonstances ou dans les contextes où ce serait interdit avec la caméra, tout simplement. Tout ça,

36:57
Locuteur

ça

36:57
Invité

va privilégier la rapidité de cet encadrement, je

36:59
Locuteur

pense.

36:59
Présentateur

Et à côté de ça, ils ont quand même sorti aussi un petit Tamagoshi, un petit boîtier pour discuter avec son IA, Muse, vachement

37:07
Locuteur

mimi.

37:07
Présentateur

Moi, je trouve ça un peu déconnecté de la réalité par rapport justement à tous les procès intentés sur

37:11
Locuteur non identifié

la

37:13
Présentateur

responsabilité de Meta vis-à-vis des jeunes. Il

37:15
Invité

faut peut-être rappeler qu'il y avait un collier qui s'appelait le collier Friends, je crois, et lui qui a été interdit de commercialisation. Donc,

37:22
Locuteur

potentiellement, il

37:23
Invité

a été interdit en Europe, je crois, ou en tout cas en France, justement pour des questions d'atteinte à la vie privée, de violation des données personnelles, etc. Est-ce que ça va être le sort qui va être réservé à ses lunettes ? En tout cas, on voit que c'est possible. Ça a déjà été... Ce qui est

37:35
Locuteur

clair, c'est que... La bonne

37:36
Invité

nouvelle d'avoir une lunette sans caméra, c'est qu'on fait exister l'alternative. Donc, on peut plus facilement interdire les

37:41
Locuteur

lunettes

37:42
Invité

avec caméra.

37:42
Locuteur

C'est déjà

37:43
Invité

le point numéro un.

37:44
Présentateur

Là, je suis d'accord. Oui, c'est vrai. Effectivement, c'est un bon point. Après, reste le sujet. Est-ce qu'on a envie de porter des lunettes connectées ? Moi,

37:51
Locuteur

je

37:51
Présentateur

trouve qu'en termes de produit, la montre, c'est beaucoup plus sympa. Je n

37:55
Locuteur

'ai

37:55
Présentateur

pas forcément envie d'avoir des lunettes, mais bon.

37:57
Invité

Alors là, moi, je m'oppose.

37:59
Locuteur

C

37:59
Invité

'est que je pense que dans les lunettes,

38:01
Locuteur

vous

38:01
Invité

pouvez, avec une technologie de display,

38:03
Locuteur

vous

38:03
Invité

pouvez intégrer aussi des informations dans la lunette en temps réel qui sont beaucoup plus... Dans certains contextes à nouveau. mais pourquoi faire ? Typiquement, dans le monde sportif, nous, on investit dans une société de lunettes connectées dans le monde

38:12
Locuteur

sportif.

38:12
Invité

Vous avez envie de savoir sans avoir à regarder votre monde quand vous êtes un sportif

38:15
Locuteur

de haut niveau. Il y a des usages

38:16
Présentateur

spécifiques.

38:17
Locuteur

Voilà, exactement. Pour

38:17
Présentateur

se balader dans la rue tous les jours. Allez, on passe... Je vous ai dit qu'on allait faire une découverte dans le monde du biomimétisme. Petite jingle pour accueillir cette séquence.