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InterviewPublic Sénat· 5 octobre 2026 24 minComplaisantMixteInstitutions & électionsÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesOutre-mer

Bertrand Dupont : " C'est important que la France maintienne ce lien avec l'Amérique latine " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteÉludée

    Pourquoi vous avez eu envie de devenir sénateur ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Comment vous envisagez votre mandat ? Quelles sont vos priorités en arrivant ici au Sénat ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça veut dire être sénateur des Français de l'étranger ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    L'élection présidentielle au Brésil : est-ce que pour vous c'est une surprise ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Pour vous Lula ne refera pas son retard, qui paraît minime, mais pour vous ça va être compliqué pour lui de l'emporter le 5 octobre ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que Bolsonaro fils est aussi populiste que Bolsonaro en père ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Invité politiqueFait
    « on a un gros problème par rapport à une réforme, là encore de l'éducation au niveau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « sur la protection sociale, la caisse des Français de l'étranger, que je rappelle qui est payée par les adhérents »
  • 2:40Invité politiquePromesse
    « c'est de mettre en place une vraie politique de diaspora qui permet d'aider le commerce extérieur français »
  • 3:37Invité politiqueFait
    « Flavio Bolsonaro, qui était parti de très bas, était en train de remonter, ils étaient quasiment à égalité »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « le Brésil est devenu un pays très polarisé depuis la fin du gouvernement de Dilma »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « quand on regarde depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite »
  • 10:24Invité politiqueFait
    « On est en France à des pays où les professeurs sont les plus mal payés »
  • 17:02Invité politiqueChiffre
    « il y a eu 5 000 arrestations »
  • 19:03Locuteur non identifiéChiffre
    « L'idée est de réclamer jusqu'à 10 000 euros à une personne ayant sciemment participé à un groupe au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commis »
  • 20:39Invité politiqueFait
    « l'article 1242 du Code civil prévoit la responsabilité des parents qui ont l'autorité parentale sur les dommages commis par leurs enfants »

Temps de parole

  • Bertrand Dupont47 %
  • Locuteur non identifié17 %
  • Locuteur non identifié 215 %
  • Présentateur14 %
  • ?3 %
  • Locuteur non identifié 32 %

≈ 17,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

–

0:06
Présentateur

Bertrand Dupont, vous êtes donc sénateur des Français de l'étranger. Vous allez siéger dans le groupe des Républicains et vous venez donc d'être élu, c'était dimanche dernier. Vous étiez conseiller des Français de l'étranger dans une circonscription au Brésil. 30 ans que vous vivez en Amérique latine, au Brésil, en Argentine. D'abord une question un peu personnelle, pourquoi vous avez eu envie de devenir sénateur

0:27
Locuteur

? –

0:28
Bertrand Dupont

Alors je dirais que ce n

0:29
Locuteur

'est

0:29
Bertrand Dupont

pas une envie de devenir sénateur, c'est que l'opportunité s'est présentée et je pense que quand on revient après 30 ans, ce n

0:35
Locuteur

'est

0:35
Bertrand Dupont

pas une ambition personnelle, c

0:36
Locuteur

'est

0:36
Bertrand Dupont

à partir du moment où on peut se battre pour son pays, pour les Français de l'étranger, je ne suis pas du genre à me défiler, donc c'est pour ça que j'ai accepté le défi.

0:43
Présentateur

– Comment vous envisagez votre mandat ? Quelles sont vos priorités en arrivant ici au Sénat

0:48
Locuteur

? –

0:49
Bertrand Dupont

Alors mes priorités, vous savez qu'un sénateur des Français de l'étranger comme un sénateur en France légifère sur la métropole, mais également actue sur les problématiques qui nous sont spécifiques. Sénateur des Français de

1:05
Locuteur

l

1:05
Bertrand Dupont

'étranger, c'est pour le monde entier.

1:06
Locuteur

–

1:07
Présentateur

Peut-être qu

1:07
Locuteur

'on

1:07
Présentateur

va faire une petite parenthèse là-dessus, parce que c'est moins connu effectivement du grand public, sénateur des Français de l'étranger. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n

1:15
Locuteur

'est

1:15
Présentateur

pas comme les députés, vous n'avez pas de circonscription attribuée.

1:17
Locuteur

–

1:18
Bertrand Dupont

Non, nous notre responsabilité elle

1:20
Locuteur

est

1:20
Bertrand Dupont

mondiale, donc ça nous amène à voyager beaucoup, pour prendre le pouls de ce qui se passe sur place,

1:25
Locuteur

pour

1:26
Bertrand Dupont

visiter des pays qui ont souvent des grosses problématiques. Par exemple, vous avez parlé de mon expérience en Amérique latine, moi je suis allé en Haïti, je suis allé au Venezuela, des pays où nous avons des communautés françaises qui souffrent, avec des vraies problématiques politiques. Donc notre rôle c'est de faire remonter auprès de nos collègues la réalité des Français de l'étranger, qui sont une chance, qui sont un atout pour la France, pas suffisamment valorisé, pas suffisamment coordonné.

D'ailleurs alors vous me demandiez sur mes priorités, alors il y a certes, pour ce qui est des Français de l'étranger, on a un gros problème par rapport à une réforme, là encore de l'éducation au niveau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, sur la protection sociale, la caisse des Français de l'étranger, que je rappelle qui est payée par les adhérents, des problèmes de budget, là encore, sur les consulats ou autres, mais nous avons également un des thèmes principaux qui a été repris d'ailleurs par d'autres candidats, heureusement lors de

2:36
Locuteur

l

2:36
Bertrand Dupont

'élection sénatoriale, c'est de mettre en place une vraie politique de diaspora qui permet d'aider le commerce extérieur français. On a énormément d'atouts

2:43
Locuteur

à

2:44
Bertrand Dupont

l'étranger, on a énormément d'intervenants à l'étranger, on a également des étudiants à

2:49
Locuteur

l

2:49
Bertrand Dupont

'étranger qui repartent dans leur pays et qui ont des postes importants dans ces pays-là, on a les Français à

2:55
Locuteur

l

2:55
Bertrand Dupont

'étranger qui sont résidents depuis très très longtemps, on a également des services culturels et il manque de coordination entre ces pays, entre tous ces acteurs, de façon à ce qu'on appelle chasser en meute, comme le font très bien les Allemands et les Italiens.

3:10
Locuteur

–

3:10
Présentateur

30 ans de vie en Amérique latine, vous connaissez évidemment par cœur le pays, les pays c'est leurs habitants, vous étiez notamment conseiller, je le disais, au Brésil, l'élection présidentielle qu'a eu hier, le premier tour, alors nous c'est vrai que vu d'ici on parle d'une surprise sur le fait que le fils Bolsonaro soit arrivé en tête, est-ce que pour vous c'est une surprise

3:31
Locuteur

? –

3:31
Bertrand Dupont

Alors tout d'abord je suis toujours conseiller,

3:33
Locuteur

parce

3:34
Bertrand Dupont

que je tiens mon mandat local, une surprise non, parce qu'on voyait que Flavio Bolsonaro, qui était parti de très bas, était en train de remonter, ils étaient quasiment à égalité, le Brésil est devenu un pays

3:47
Locuteur

très

3:48
Bertrand Dupont

polarisé depuis la fin du gouvernement de Dilma, en fait lorsqu'il y a eu Bolsonaro contre Lula et Hulula contre Bolsonaro, on a une alternance qui se fait dernièrement avec beaucoup de gens qui votent contre quelqu'un plutôt que pour de quelqu'un, mais ça s'inscrit dans un mouvement beaucoup plus général, parce que quand on regarde depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite, je dirais toute la côte ouest aujourd'hui, et les derniers c'était le Pérou et la Colombie, sont passés à droite. Donc il y a un énorme pays-continent au milieu qui s'appelle le Brésil, qui

4:32
Locuteur

est

4:32
Bertrand Dupont

le seul pays qui parle portugais d'ailleurs, et je dirais que Flavio Bolsonaro est en position favorable pour l'emporter, sachant que la droite et le centre-droit étaient déjà majoritaires à l'Assemblée et au Sénat, et que là le Congrès se renforce à droite.

4:50
Présentateur

– Donc pour vous Lula ne refera pas son retard, qui paraît minime, c'est deux points, mais pour vous ça va être compliqué pour lui de l'emporter le 5 octobre

4:57
Bertrand Dupont

? – Une élection n'est jamais jouée d'agence, je vous rappelle qu'il y a quand même trois semaines entre l'un et l'autre, il y a des sujets de corruption, aussi bien dans un camp comme dans l'autre, qui font la une des journaux constamment, donc comme vous le dites, l'écart n

5:13
Locuteur

'est

5:13
Bertrand Dupont

pas énorme, même si je pense que Flavio Bolsonaro est quand même en balontage favorable.

5:18
Locuteur

–

5:18
Présentateur

Est-ce que Bolsonaro fils est aussi populiste que Bolsonaro en père ?

5:22
Bertrand Dupont

– Non, il est quand même beaucoup moins extrémiste que son père, mais vous savez qu'on a voté pour la présidentielle, mais les Brésiliens ont voté également pour les gouverneurs,

5:35
Locuteur

il

5:36
Bertrand Dupont

ne

5:36
Locuteur

faut

5:36
Bertrand Dupont

pas oublier que c'est un État fédéral, pour les députés et pour les sénateurs, et la mère de Flavio Michel a été réélu, a été élue sénatrice pour le district fédéral, donc

5:48
Locuteur

Brasília.

5:51
Bertrand Dupont

Donc je pense qu'il est évangélique comme son père, c'est quand même évidemment le fils de son père, mais c'est quelqu'un qui est quand même un petit peu plus modéré.

6:02
Locuteur

–

6:03
Présentateur

Sur un autre pays que vous connaissez bien, c'est l'Argentine, vous y avez vécu de nombreuses années. On va regarder cette image, puisqu'elle fait partie des images marquantes de la semaine dernière, c'est Emmanuel Macron qui accueille Javier Mileï à l'Élysée, et qui, vous le voyez, le serre dans ses bras de manière très chaleureuse. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette image

6:22
Locuteur

? –

6:24
Bertrand Dupont

Écoutez, j'aurais bien voulu que le président fasse la même chose au Brésil, puisqu'il a mis quand même 7 ans pour revenir après l'histoire du coiffeur avec Jean-Yves Le Drillon et Jair Bolsonaro. Je pense que c'est important que la France maintienne ce lien avec l'Amérique latine. L'Amérique latine est un continent francophone et francophile. On aime la France, il y a un vrai besoin de France. Donc, mis à part, je dirais, la diplomatie, ce n

6:55
Locuteur

'est

6:55
Bertrand Dupont

pas se mettre d'accord avec ce qu'on aime bien. Il y

6:59
Locuteur

a

6:59
Bertrand Dupont

une longue tradition de coopération avec l'Argentine. À Buenos Aires, on appelle tout un quartier le petit Paris, puisqu'il y a des immeubles qui sont venus en entier, même les pierres sont venues de France.

7:10
Locuteur

Il

7:10
Bertrand Dupont

y a traditionnellement beaucoup d'entrepreneurs français, beaucoup de Français installés depuis très très longtemps. Donc, je trouve qu'il

7:16
Locuteur

y a

7:16
Bertrand Dupont

le fait qu'il y ait cet Argentina week à Paris, surtout alors que Millet s'est fâché avec Sanchez et avec les Anglais sur les Malouines de nouveau. Alors, c'était des questions économiques pour

7:29
Locuteur

attirer

7:29
Présentateur

les investisseurs.

7:31
Bertrand Dupont

Donc, je pense que c'est important qu'on ait ce dialogue,

7:35
Locuteur

qu

7:35
Bertrand Dupont

'on ait cet aspect chaleureux, parce que c'est un continent qui est un continent affectif. Et donc, moi, ça ne me choque pas, même si je ne

7:45
Locuteur

suis

7:45
Bertrand Dupont

pas d'accord avec toutes les mesures

7:46
Locuteur

de l'année. – Est-ce que vous

7:46
Présentateur

voyez un parallèle entre les droites d'Amérique latine et la droite française ? Est-ce que la méthode de la tronçonnose pourrait être importée en

7:55
Locuteur

France ? Est-ce

7:56
Présentateur

qu

7:56
Locuteur

'il y

7:56
Présentateur

a une tentation du côté de la droite française

7:59
Locuteur

? –

7:59
Bertrand Dupont

Non, comme vous l'avez dit, je suis du Parti des Républicains, j'appuie Bruno Rotaillot. Alors, je pense qu'il faut vraiment renverser la table, ça c'est clair. Il faut avoir des mesures d'économie et d'efficience fortes. Il faut surtout proposer un projet

8:18
Locuteur

pour

8:19
Bertrand Dupont

la France, et je pense que c'est un des gros problèmes aujourd'hui à l'école, c'est le manque de perspective, le fait que l'ascenseur social soit en panne. Mais on n'est pas du tout dans la même situation.

8:31
Locuteur

On

8:31
Bertrand Dupont

n'avait pas… Je vous rappelle que quand Millet est arrivé en Argentine, il y avait 25% d'inflation par mois,

8:38
Locuteur

par

8:39
Bertrand Dupont

mois. Donc, avec un pays qui était ruiné, je dirais en France, même s'il y a énormément de choses à revoir, on a quand même différents champions du monde, on a de l'épargne qui a été sauvegardée, alors qu'en Argentine,

8:57
Locuteur

ce

8:57
Bertrand Dupont

n'était pas du tout le cas. Et la relation Millet-Trump

9:03
Locuteur

n

9:04
Bertrand Dupont

'a rien à voir avec la relation France-Amérique.

9:08
Locuteur

En

9:08
Présentateur

France, où gronde la colère sociale et la colère dans les lycées, va-t

9:13
Locuteur

-on

9:13
Présentateur

vers une semaine noire dans nos établissements scolaires ? Une journée de mobilisation est annoncée demain. On va écouter ce que dit le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey.

9:24
Locuteur

Je

9:24
Locuteur non identifié

vais dire que

9:24
Locuteur

c

9:24
Locuteur non identifié

'est un droit républicain.

9:26
Locuteur

C

9:26
Locuteur non identifié

'est une liberté fondamentale de pouvoir manifester, etc. Dans le respect, bien sûr, du cadre légal. En respectant aussi ceux qui ne souhaitent pas manifester, ceux qui veulent aller en cours, c

9:36
Locuteur

'est

9:36
Locuteur non identifié

important. Il y

9:36
Locuteur

a

9:36
Locuteur non identifié

aussi un droit à l'instruction, qui est aussi fondamental que la liberté de manifestation. Mais dans ce cadre-là, évidemment, je respecte les prises de parole, d'autant plus que, par définition, tout ne peut pas être fait en quelques secondes.

9:47
Locuteur

Et

9:47
Locuteur non identifié

donc, nous avons des lycéens qui, peut-être, souhaitent voir, j'allais dire,

9:52
Locuteur

effectivement,

9:52
Locuteur non identifié

les travaux s'engager. Mais les travaux sont d'ores et d'ores engagés. Et donc, je veux aussi rassurer nos élèves. Ce n

9:58
Locuteur

'est

9:58
Locuteur non identifié

pas une manœuvre dilatoire,

9:59
Locuteur

ce

10:01
Locuteur non identifié

que je suis en train de faire. Ce n

10:01
Locuteur

'est

10:01
Locuteur non identifié

pas de dire rendez-vous dans six mois ou dans un an. C'est très concret, c'est maintenant.

10:05
Locuteur

Est

10:06
Présentateur

-ce que le gouvernement, vous entendez le ministre de l'Éducation nationale qui dit « je ne

10:09
Locuteur

fais

10:09
Présentateur

pas de manœuvre dilatoire, je propose du concret », mais est-ce que le gouvernement a trop tardé à réagir

10:13
Locuteur

? – Je

10:15
Bertrand Dupont

pense que dans cette crise,

10:17
Locuteur

il

10:17
Bertrand Dupont

y a deux aspects. Il y

10:18
Locuteur

a

10:18
Bertrand Dupont

des revendications qui sont légitimes, comme le nombre d'élèves dans les classes, le statut des professeurs. On est en France à des pays où les professeurs sont les plus mal payés. Mais je pense qu'il y a surtout des agitateurs, des agitateurs qui sont commandés en particulier par un parti politique qui s'appelle LFI. Et je vois mal, en particulier quand on prend le cas de Nantes, par exemple, où le lycée était complètement neuf, je vois mal les lycéens mettre le feu à leur propre lycée. Je rappelle qu'en Ile-de-France, quasiment les deux tiers

10:51
Locuteur

des

10:52
Bertrand Dupont

lycées ont été complètement rénovés. Donc

10:55
Locuteur

il

10:56
Bertrand Dupont

y a des casseurs…

10:56
Locuteur

– Vous pourriez s

10:56
Présentateur

'assurer de non-lycéens

10:57
Locuteur

? – Le

10:58
Bertrand Dupont

début, oui.

11:00
Locuteur

Le

11:00
Bertrand Dupont

début, oui. Des casseurs qui sont tellement courageux qu'ils avancent masqués. –

11:06
Locuteur

Ensuite,

11:06
Bertrand Dupont

il y a des vraies préoccupations sur l'école en soi. Le sénateur Max Brisson a fait un gros travail là-dessus, d'ailleurs. Vous le recevez souvent.

11:16
Locuteur

– Le sénateur

11:17
Présentateur

Allaire,

11:17
Locuteur

il est

11:17
Présentateur

rechargé du programme d'éducation. –

11:19
Bertrand Dupont

Voilà, voilà, voilà. Mais rien ne justifie qu'on s'attaque aux professeurs, qu'on attaque avec un chien humain ou une femme dans la rue, qu'on fasse des croche-pieds pour lyncher des policiers. Donc je dirais, il est grand temps qu'il y ait un véritable dialogue et il est grand temps qu'on remette en place une politique qui permette de donner aux jeunes de l'espoir, que ce soit par une école qui soit basée sur l'exigence, sur le mérite. Parce que je pense qu'aujourd'hui, les perspectives de ces jeunes ne sont tellement pas claires. Et quand on a des partis politiques qui polarisent, qui provoquent,

12:06
Locuteur

et

12:07
Bertrand Dupont

qui montent, et en plus les médias ont tendance à montrer que tout va mal en France. Donc en fait, il y a un désespoir. Alors qu'il faut montrer un chemin, il faut montrer un espoir, pas seulement aux jeunes, mais également aux actifs en France.

12:21
Locuteur

– Et

12:22
Présentateur

on recevra Éric Coquerel, juste après vous, le député LFI. On va aller à Strasbourg, voir comment se passe cette mobilisation dans nos régions. Bonjour Franck Leroy, merci beaucoup d'être avec nous. –

12:32
Locuteur

Bonjour.

12:32
Présentateur

– Vous êtes le président Horizon de la région Grand Est. Quelle est l'ampleur du mouvement dans votre région, Franck Leroy

12:37
Locuteur

? – Il

12:38
Locuteur non identifié

est relativement important. Il a frappé un certain nombre d'établissements,

12:42
Locuteur

plus

12:42
Locuteur non identifié

souvent dans les très grandes agglomérations que dans les villes moyennes.

12:45
Locuteur

Mais

12:46
Locuteur non identifié

les dégâts sont importants, plusieurs millions de dégâts, avec des loges de concierges qui ont été défoncées, voire incendiées, avec des vitres brisées, avec des systèmes de sécurité qui ont été mis en difficulté. Ce qui fait que, très vraisemblablement aujourd'hui, mais c'est une décision du rectorat, une trentaine de lycées ne verront pas

13:04
Locuteur

de

13:05
Locuteur non identifié

retour des lycéens à l'école, tout simplement parce que les conditions de sécurité ne sont plus remplies.

13:11
Locuteur

– Vous

13:12
Présentateur

dites plusieurs millions. Est-ce que vous arrivez à chiffrer déjà les dégâts dans votre région ? Votre collègue Valérie Pécresse a dit que c'est à peu près 7 millions pour la région Île-de-France. Pour la région Grand Est, ça pourrait représenter combien

13:23
Locuteur

? –

13:24
Locuteur non identifié

Je dirais, à vue d'œil, 2 ou 3 millions. Mais les équipes n

13:27
Locuteur

'ont

13:27
Locuteur non identifié

pas pu se rendre dans tous les lycées pour vérifier ce qu'il en était. Et puis il

13:30
Locuteur

y

13:30
Locuteur non identifié

a les dégâts apparents et les dégâts non apparents. Et c'est souvent les dégâts non apparents sur les systèmes de sécurité

13:35
Locuteur

qui

13:36
Locuteur non identifié

peuvent évidemment engendrer des surcoûts importants, en tout cas qui empêcheront certains lycées de fonctionner aujourd'hui et peut-être demain. Mais ce que je veux noter dans ce mouvement, c'est qu'il est aujourd'hui phagocité, phagocité par des groupuscules violents, phagocité également par le fait que, et je rejoins votre interlocuteur, LFI a envoyé des mots d'ordre absolument scandaleux. Quand on légitimise

13:59
Locuteur

la

14:00
Locuteur non identifié

violence, quand on dénonce la sauvagerie des forces de police, on encourage un certain nombre de jeunes à se joindre aux casseurs. Et malheureusement, ça fait des dégâts. Et le mouvement aujourd'hui est danser déjà compromis par le fait qu'on ne peut pas répondre par la violence, on ne peut pas sortir d'un conflit par la violence, on sort de ce conflit par le dialogue. Moi, j'invite les responsables lycéens à venir retrouver les proviseurs. Je ne connais pas un proviseur en France qui ne soit pas ouvert au dialogue. Or, il existe des instances de vie lycéenne, il existe des conseils d'administration dans lesquels on peut évoquer au cas par cas,

14:35
Locuteur

c

14:35
Locuteur non identifié

'est-à-dire lycée par lycée, les difficultés. Tous les lycées ne sont pas vétustes, c'est faux. Des efforts ont été faits

14:41
Locuteur

depuis

14:41
Locuteur non identifié

des dizaines d'années

14:42
Locuteur

par

14:43
Locuteur non identifié

les régions, qu'elles soient de droite, qu'elles soient de gauche, pour avoir des lycées de qualité. Il se peut que ça et là, il y

14:48
Locuteur

ait

14:48
Locuteur non identifié

des difficultés, mais on ne peut pas généraliser un tel conflit, et on ne peut surtout pas s'en remettre à la violence, parce que la violence ne permet pas d'aborder, au fond, les sujets qui comptent, à savoir le bien-être de nos lycéens. On sait que Parcoursup est un problème, on sait que Parcoursup crée du stress, on sait que, pour certains, les agendas sont complexes, on sait qu'il peut y avoir des problèmes de transport, on sait que le malaise étudiant et le malaise lycéen, il existe depuis quelques années et il ne fait que s'amplifier, mais ça n'est pas par la violence qu'on peut régler ce genre de problème.

15:19
Présentateur

Franck Leroy, est-ce que vous en appelez aussi au Parlement ?

15:24
Locuteur

Alors,

15:24
Locuteur non identifié

je ne sais pas si le Parlement, au cœur de la crise, peut agir en tout état de cause. Aujourd'hui, il est absolument indispensable de renouer les fils du dialogue, il n

15:33
Locuteur

'y

15:33
Locuteur non identifié

a que par le dialogue qu'on sort d'un conflit. Je regrette un peu que les étudiants soient allés un peu vite dans la rue.

15:38
Locuteur

Ils

15:39
Locuteur non identifié

n'ont pas préalablement demandé à ce que les conseils d'administration de lycée soient réunis, ils n'ont pas sollicité auprès des proviseurs des rendez-vous, ne serait-ce que pour évoquer les problèmes. En allant dans la rue, ils se sont mis à la merci des casseurs. Et ces casseurs, à chaque fois qu'une manifestation non encadrée se déroule, les casseurs arrivent dans notre pays. Certains, ils viennent d'ailleurs de l'étranger. Quand la CGT, par exemple, et je ne prône pas évidemment une adhésion massive à la CGT, vous le comprendrez, mais en tout cas, quand la CGT organise une manifestation, c'est encadré et il n

16:07
Locuteur

'y a

16:07
Locuteur non identifié

pas de casseur.

16:08
Locuteur

C

16:09
Locuteur non identifié

'est très difficile pour des jeunes d'aller dans la rue sans être récupérés, sans être utilisés par des casseurs, et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Donc moi, je souhaite que les lycéens se dissocient de cette violence, c'est-à-dire que dès que la violence apparaît, se retire des sites, retournent à la table des discussions. Et cette table des discussions, elle s'appelle le conseil d'administration des lycées, elle s'appelle les conseils de vie lycéenne. C'est là qu'on évoque les problèmes du mal-être des lycéens, et c'est là qu'on peut y apporter des réponses, tant du côté du rectorat que du côté des régions, si la question des locaux est en cause.

Mais encore une fois, ça n'est pas généralisé.

16:43
Locuteur

On

16:43
Locuteur non identifié

a même vu des lycées attaqués, alors que ces lycées sont quasiment neufs aujourd'hui, et il n'y a pas un enseignant absent. Donc, si vous voulez, je pense qu'il faut revenir à la raison, je pense qu'il faut retourner au dialogue. Il n

16:55
Locuteur

'y a

16:55
Locuteur non identifié

que par le dialogue qu'on sort d'un contentieux.

16:57
Présentateur

Vous êtes d'accord, Frère

16:58
Locuteur

?

16:58
Bertrand Dupont

Qu'on peut être d'accord. Merci. Je rappelle quand même qu

17:02
Locuteur

'il

17:02
Bertrand Dupont

y

17:02
Locuteur

a

17:02
Bertrand Dupont

eu 5 000 arrestations, et qu'il y a un problème à l'école française, parce que quand on voit les niveaux de PISA, ce n

17:12
Locuteur

'est

17:12
Bertrand Dupont

pas normal que des élèves de 6e rentrent sans savoir lire,

17:15
Locuteur

ni

17:15
Bertrand Dupont

compter.

17:16
Présentateur

Merci Franck Leroy. Merci beaucoup d'avoir été avec

17:19
Locuteur

nous,

17:19
Présentateur

président de la région Grand Est. Le gouvernement Sébastien Lecornu a écrit hier une lettre à ses ministres. Et cinq chantiers, une copie qui doit être rendue avant la fin du mois. Et puis, le gouvernement et également Quentin annonçaient avancer le canodrier de l'examen du projet de loi. Casseur-Payeur, il va être inscrit à l'ordre du jour du Sénat dès ce mois-ci.

17:39
Locuteur non identifié

Oui, ce projet de loi était dans les tuyaux depuis le printemps, depuis les violences en marge de la finale de la Ligue des champions. Rappelez-vous, le 30 mai dernier, les violences avaient été très impressionnantes. Et le bilan très lourd, 219 blessés, dont 178 parmi les forces de l'ordre. Trois morts, deux noyés dans la Seine et un décédé sur le boulevard périphérique. Mi-juin, on avait ainsi vu le Premier ministre annoncer que le gouvernement voulait légiférer pour répondre à ces violences. Sébastien Lecornu qui tweet alors « Aujourd'hui, dans une foule violente, chacun profite souvent de l'anonymat du groupe.

Les dégâts sont collectifs, mais les réparations restent rarement à la charge de ceux qui y ont participé. Ce sont donc les contribuables qui payent ou les assurés via leur police d'assurance », avait tweeté alors le Premier ministre.

18:26
Présentateur

Alors, que prévoit ce texte présenté par le gouvernement ?

18:28
Locuteur non identifié

Le texte présenté en septembre est surnommé « Casseur-Payeur ». Son vrai nom est projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de violences et de dégradations commises dans l'espace public, recouvrement des dommages et intérêts. Depuis le vote de la loi anti-casseurs en 2019, il est déjà possible de demander à l'auteur de violences et de dégradations de rembourser les dégâts. Pour obtenir réparation, il faut en principe établir la responsabilité de celui qui a causé le dommage. Le nouveau projet de loi met en place une responsabilité solidaire pour les dommages causés lors de violences urbaines.

L'idée est de réclamer jusqu'à 10 000 euros à une personne ayant sciemment participé à un groupe au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commises. Autre mesure du projet de loi, les aides personnelles au logement, les APL, et les allocations familiales pourront désormais être mobilisées, c'est-à-dire l'État pourra prélever dessus en cas de non-paiement des dommages et intérêts auxquels une personne est définitivement condamnée en rien.

19:29
Présentateur

Ces mesures concernent les majeurs, qu'en est-il des mineurs ?

19:31
Locuteur non identifié

Pour les mineurs, le gouvernement propose de réparer les dégâts avec par exemple un travail non rémunéré réalisé au profit d'une association ou d'une collectivité publique, dit le projet de loi.

19:42
Présentateur

Des mesures dénoncées par la France Insoumise.

19:43
Locuteur non identifié

Voilà, hier, Clémence Guettet était interrogée lors du grand jury sur notre antenne. Écoutez les députés et les filles du Val-de-Marne.

19:51
Locuteur

Cette

19:52
Locuteur non identifié

loi est très grave parce que ce qu'elle fait, c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité. Donc vous avez dix jeunes à un endroit qui se mobilisent, etc. Il y en a un qui fait quelque chose qui détériore du matériel, etc.

20:05
Locuteur

Les dix

20:05
Locuteur non identifié

sont présumés coupables. Normalement, c

20:08
Locuteur

'est

20:08
Locuteur non identifié

la présomption d'innocence. Là, c'est le retournement. Et donc il faudra apporter la preuve que non, vous n'avez pas participé à ça. Ce qui est un outil de répression collective très très fort. Monsieur le sénateur, qu'est-ce que vous pensez de ce projet de

20:21
Locuteur

loi

20:21
Locuteur non identifié

? Est-ce que vous êtes favorable à cette idée de responsabilité collective ?

20:24
Bertrand Dupont

Moi, je suis complètement favorable. Et je pense qu'il ne

20:28
Locuteur

faut

20:28
Bertrand Dupont

pas attendre parce que l'article 1242 du Code civil prévoit la responsabilité des parents qui ont l'autorité parentale sur les dommages commis par leurs enfants. Donc je dirais, si on commençait déjà par appliquer la loi tout de suite, ça serait parfait. Ensuite... Et

20:45
Locuteur

on a dit aussi la

20:45
Locuteur non identifié

loi anti-casseurs de 2019 qui permet aussi, sauf que ça n'a jamais été encore mis en place, même depuis 2019,

20:52
Locuteur

pour la loi.

20:52
Bertrand Dupont

Depuis 2019, donc on est une fois de plus dans le contraire de l'anticipation, dans la réaction tardive. Et pour répondre à... À Clémence Goethe, oui, qui parle de la mise en place d'une présomption de culpabilité. Oui, je rappelle que lorsqu'il y

21:07
Locuteur

a

21:07
Bertrand Dupont

une agression dans le métro et que vous n'intervenez pas, ça appelle la non-assistance à personne en danger.

21:13
Locuteur non identifié

Donc il faut responsabiliser les gens autour des personnes qui commettent aussi ces méfaits. Le Conseil d'État, qui a été saisi par le gouvernement, comme c'est l'habitude, lorsqu'il dépose un texte au Parlement, la plus haute juridiction de l'administration qui alerte sur la définition de ce délit de responsabilité solidaire, parce qu'il faudra bien faire en sorte d'éviter qu'une personne simplement présente à proximité d'un lieu de violence puisse se voir réclamer la réparation de dégâts qu'elle n'a pas causés. Fin de citation. Est-ce que c'est une mission impossible sur laquelle vous devez travailler, vous, les législateurs, avec

21:47
Locuteur

ce

21:47
Bertrand Dupont

texte

21:47
Locuteur

?

21:47
Bertrand Dupont

Non, je pense que c'est une mesure importante. En plus, aujourd'hui, on a la vidéosurveillance que refusent LFI, d'ailleurs. Au moins, ils sont cohérents. Mais moi, je fais confiance aux forces de l'ordre. Je fais confiance à la justice. Je fais confiance à le discernement des dépositaires de l'autorité publique. Et je pense qu'on va analyser ce texte avec beaucoup d'attention, pour éviter toute dérive. Mais qu'il est grand, grand temps que ceux qui cassent payent.

22:21
Locuteur non identifié

J'ai une dernière question. La rédaction de Public Sénat, qui a consacré un article sur ce sujet en juin dernier, on y lit que le problème s'est déjà posé avec la loi anti-casseur de 2019 dont je parlais. La mesure de responsabilité collective avait été retirée du texte avant l'examen ou en cours d'examen. Bruno Retailleau, qui a même réagi auprès de notre rédaction, il dit « C'est bien pour cela que je prévois une révision constitutionnelle », il est cité dans le papier. Il faudra changer la constitution, si on veut mettre en place ce que propose vraiment ce projet de loi.

22:48
Locuteur

Je

22:48
Bertrand Dupont

pense qu'il va falloir changer la constitution pour permettre beaucoup de choses.

22:51
Locuteur

C

22:51
Bertrand Dupont

'est-à-dire que ce soit sur le contrôle de l'immigration, sur le fait que lorsqu'une loi va contre l'intérêt national, on puisse nous agir. Le projet de révision constitutionnelle est indispensable, indispensable sur la justice, indispensable

23:13
Locuteur

sur

23:14
Bertrand Dupont

toute une série de choses. Je pense qu'aujourd'hui, il est grand, grand temps de prendre des mesures fortes. Et des mesures fortes ne peuvent pas se faire sans l'approvision du peuple qui est souverain.

23:27
Présentateur

Merci, merci beaucoup. Merci Bertrand Dupuis

23:29
Locuteur

d'avoir été avec nous. Je vous en prie, merci. L

23:31
Bertrand Dupont

'invitation.