Sébastien Lecornu échappe à la censure, le plus dur commence ?
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et c'est l'heure de notre reportage patrimoine. Dans nos régions, on vous emmène en Gironde. Elle tient une place particulière dans le cœur des Bordelais. C'est la foire au plaisir. Elle a lieu tous les années. Place des Quinconces, en plein centre de Bordeaux. Une vieille tradition qui remonte à près de six siècles et qui fait toujours le bonheur des familles. C'est un reportage de TV7. Il est signé Emma Siky.
Lydia travaille à la foire au plaisir depuis plus de 50 ans.
Et c'est une histoire de famille. On compte plus les années, je ne pourrais pas vous le dire, puisque ça fait vraiment très très longtemps. Et on est dans la confiserie avec mes arrière-grands-parents, grands-parents, parents, sur plusieurs générations. Et moi j'ai commencé dans la confiserie de ma mère à 9 ans. Et voici monsieur. Voilà, merci. Merci, bonne journée.
Créée en 1431 par le roi d'Angleterre, la foire s'installait à l'origine sur les quais, entre les places de la bourse et de la monnaie. En 1853, elle pose bagage sur la place des Quinconces, libérée du sinistre château-trompette, symbole d'oppression. Les Bordelais y trouvent un lieu de fête, de joie et surtout de partage en famille. Une tradition qui perdure encore aujourd'hui.
Même les gens, les spectateurs, ils viennent en famille. Et c'est de la transmission. Vous savez, les gens qui viennent à la fête foraine, ils viennent avec leurs enfants. Ils ont des souvenirs après avec leurs parents, leurs grands-parents, qui sont venus à la fête foraine tous ensemble. Donc après, ils reproduisent la même chose quand eux-mêmes ont des enfants.
L'ouverture automnale de la foire est marquée par une soirée caritative. Les bénéfices seront reversés au profit de l'Institut Bergogné, dans le cadre d'Octobre Rose.
Et Quentin, on va regarder avec vous ce qu'il y a à la une de nos journaux régionaux. On commence par l'actualité politique. Sébastien Lecornu, qui échappe de peu à la censure.
Oui, effectivement. D'où cette expression à la une de Corse ce matin, le vent du boulet. Vous avez l'image du boulet de canon qui passe très près de sa cible. Parce qu'effectivement, ça s'est joué à 18 voix, rappelle le quotidien. Mais maintenant, que va-t-il se passer, se demande-t-on dans les pages intérieures ? Car l'examen du budget s'annonce périlleux. On l'a bien compris depuis les 1700 émissions, Orianne. La copie du gouvernement déplaît sur de nombreux blancs de l'hémicycle, rajoute le journal. Musée des horreurs, disent les socialistes. Le pire plan d'austérité pour l'hôpital public depuis les années 2010, ajoute un insoumis.
Acte ultime d'un système politique à bout de souffle, a dit Marine Le Pen cité d'encore ce matin.
L'Alsas titre ce matin sur les otages en Iran.
Oui, on en parlait tout à l'heure dans le journal. Le SOS de leurs proches. On parle de Cécile Collère et de Jacques Paris, otage en Iran depuis trois ans. Ils ont été condamnés cette semaine à de lourdes pénibles de prison. Eh bien hier, leurs familles ont appelé l'État français à agir au plus vite car l'état de santé des deux otages est alarmant. On retient ces mots de Jacques Paris cités par sa fille. C'est la réalité. Je regarde la mort en face. Ce n'est plus possible.
Le procès Jubilard fait la une de la dépêche.
C'est l'heure du verdict, Orianne, pour Cédric Jubilard. Et c'est le titre ce matin du journal basé à Toulouse. Dans les pages intérieures, on parle d'un procès hors normes avec ses quatre semaines d'audience devant la cour d'assises du Tarn.
On vous retrouve, Quentin, mais on va continuer de parler de ce procès Jubilard. On va aller justement dans le Tarn à Castres. Bonjour, Pierre Arché. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de l'hebdomadaire, le journal d'ici. Et on va en parler avec vous de ce procès Jubilard. Pierre, puisque c'est aujourd'hui jour de verdict.
Oui, bonjour. Effectivement, c'est jour de verdict. Il faudra que les neuf jurés, trois magistrats et six jurés populaires, rendent un verdict à une majorité de sept voix, au moins sur neuf. Et on n'aimerait pas être vraiment à leur place, parce qu'en réalité, la seule certitude qu'on ait après trois semaines d'audience,
c'est que Delphine Jubilard a disparu à Cagnac-les-Mines le 15 décembre 2020.
Et le procès d'assises, sauf au coup de théâtre, aujourd'hui bien improbable, le procès d'assises n'a pas réellement levé le mystère sur cette affaire, puisque, je vous rappelle, il n'y avait pas de corps, pas d'aveu, pas de preuves matérielles, pas d'ADN, etc. Et on est resté, en réalité, aussi peu informé, finalement, après trois semaines de débat sur la réalité de cette affaire criminelle qu'au départ. Et c'est vrai que c'est une affaire un peu particulière, parce qu'elle intéresse les Français depuis déjà cinq ans, cinq globales années. Cédric Jubilard est en détention préventive depuis quatre ans.
et après les plaidoiries qui ont eu lieu hier, les plaidoiries brillantes, d'ailleurs, des défenseurs de Cédric Jubilard, notamment du maître Emmanuel Franck, on ne sait toujours pas réellement ce qui a pu se passer ou pas cette fameuse soirée du 15 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans ce pavillon. C'est donc un mystère qui reste intact.
– Et Pierre, on l'a vu, parce que nous, dans les unes de la presse régionale, on a vu que le procès Jubilard s'était couvert bien au-delà de l'Utarn et de l'Occitanie, et l'engouement ne s'est pas démenti, notamment l'engouement du public.
– Oui, c'est tout à fait sinon étonnant, en tout cas inhabituel, parce que le public faisait, alors près de 300 représentants des médias étaient accrédités aux Assises du Tarn, à Elbi, depuis trois semaines, et on a vu chaque matin des gens faire la queue très tôt pour essayer d'avoir une place dans une des deux salles dédiées à cette cour d'assises, et des gens qui, parfois même, dormaient quasiment sur place. Et c'est vrai qu'il y a un engouement que nous constatons, nous, puisque nous couvrons le procès, le journaliste y couvre le procès en direct sur son site internet depuis trois semaines, et on le voit bien évidemment dans les audiences du site.
C'est un procès qui passionne réellement le public, et parce qu'il y a un contexte, on le sait, c'est Delphine Jubilard a disparu un soir, quelques jours avant Noël, pendant le confinement, un soir d'hiver, une jeune mère de famille, et on n'a plus jamais eu la moindre trace d'elle depuis cinq ans, et c'est vrai que c'est, et on voit sur les images d'ailleurs, les gens faire la queue devant le palais du justice d'Elbi, c'est réellement une affaire, il y a un vrai mystère, il y a une énigme qui n'a pas que le procès d'assises, qui va aboutir à un verdict, ce soir, quel qu'il soit, mais que le procès d'assises n'a pas pu lever, ce mystère reste entier, et il suscite réellement un engouement populaire, et au-delà de ce qu'on a pu voir sur certaines affaires criminelles, nous ce qui nous a particulièrement étonnés, c'est finalement la médiatisation parallèle qui a pu se développer sur ce procès, notamment à travers les réseaux sociaux, où tout le monde a un avis, on sait que c'est une affaire, y compris dans le dossier judiciaire lui-même, qui s'est beaucoup déroulée autour des réseaux sociaux,
on a affaire à des gens qui, les protagonistes du dossier, quels qu'ils soient, qui étaient rivés sur leur téléphone mobile,
sur des applications de rencontres, sur les réseaux sociaux divers, et on a eu parfois l'impression qu'il y avait finalement deux instructions et deux enquêtes, l'enquête des gendarmes qui a été fortement contestée, fortement bousculée même pendant le procès d'assise, et puis l'instruction judiciaire, et puis parallèlement à ça, une sorte d'enquête parallèle menée par une enquête citoyenne, entre guillemets,
menée par des gens qui viennent,
et qui aujourd'hui encore cherchent de façon permanente le corps de Delphine Jubilard dans les emplois de Cagnac-Lémy.
– Merci Pierre Archer, merci d'avoir été avec nous, directeur de l'hebdomadaire, le journal d'ici, on voit votre une, procès Jubilard, chaque camp plante ses banderilles. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Pierre Quentin, on poursuit la revue de presse régionale, Tesser, la marque emblématique de sirop, ferme son usine à Kroll.
– Oui, c'est-à-dire ce matin, dans le Dauphiné Libéré, le journal de Grenoble, il s'agit d'une vaste réorganisation des activités de la marque, qui est dans une situation économique et financière extrêmement difficile. L'entreprise fait face à un déclin ininterrompu de ses ventes depuis 10 ans, également une intensification de la concurrence et aussi un changement profond de comportement de la part des consommateurs. Au total, le projet de réorganisation de la marque Tesser va causer la perte de leur emploi pour 167 personnes.
– Le Berry République a un titre sur ses bonnes idées pour animer la vie à la campagne.
– Oui, ces commerces qui vont à la campagne, dans le contexte de la raréfaction de l'activité en milieu rural, eh bien, on voit ces initiatives, salon de toilettage sur, effectivement, roues, également un salon de beauté en camion, une scierie mobile, une halte garderie dans les salles des fêtes. Il y a de nouveaux services itinérants au plus près des campagnes car tout le monde a besoin de relations humaines, dit le maire, dit la maire d'un petit village cité dans le journal ce matin.
– Oui, Quentin, c'est vendredi, on termine avec vos idées de sortie et cette question, qui a le sens de la fête ?
– Oui, c'est-à-dire, ce matin, à la une de la Provence, qui a le sens de la fête ? Depuis une semaine, le journal fait un comparatif entre Marseille et Aix-en-Provence. La rédaction qui a mis en scène une compétition comme ça sur plein de thèmes depuis samedi dernier et on voit qu'effectivement, longtemps endormi, Marseille ne séduisait pas la jeunesse, écrit ce matin le journal. Ils disent du mal de Marseille, vous vous rendez compte ? Mais désormais, la tendance s'inverse depuis une vingtaine d'années.
Le journal qui donne l'exemple, vous le voyez sur cette photo à droite, du festival Mars à Table avec un aïoli géant organisé sur le Vieux-Port en mars dernier car il faut le savoir, Marseille est en train de devenir une référence gastronomique en Méditerranée. Je ne vous demande pas si c'est plutôt Aix ou Marseille ?
Oh non, ça je ne sais pas. Marseillaise. Merci Quentin ! On pourrait aller faire la fête à Marseille, très bonne idée. Merci beaucoup Quentin. En attendant, on va revenir à l'actualité politique. Et Sébastien Lecornu, qui a donc échappé de peu hier à la censure, mais est-ce que le plus dur commence désormais pour le Premier ministre ? N'était-ce que le premier obstacle d'une très longue course de haie ? On va voir ce qui s'est passé hier, les réactions à cette non-censure avec Adrien Pint.
À seulement 18 voix près, Sébastien Lecornu échappe de justesse à la censure.
Pour l'adoption, 271. La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée.
À l'exception de 7 députés, les socialistes n'ont pas voté la motion comme ils l'avaient promis, en échange d'une suspension de la réforme des retraites concédée par le gouvernement. Alors que les Républicains n'ont pas non plus voté pour la chute du gouvernement, l'URN considère que le PS et LR pactisent avec les macronistes.
Pour le plus grand malheur des Françaises et des Français, ils ont assisté au noce rouge entre tous les membres du Parti unique, l'UMPS.
Le PS justifie sa position par une volonté de peser pour de bon sur le prochain budget.
En acceptant d'entrer dans le débat, comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre.
De son côté, le Bloc central a du mal à digérer la suspension de la réforme des retraites, mais compte bien défendre la réforme au moment des débats.
Au nom du refus de la politique du pire et avec l'idée simple que dès lors qu'il va y avoir un débat budgétaire, on peut, à l'intérieur de ce débat budgétaire, lutter contre telle ou telle position
et contester cette suspension. Nous votons contre cette suspension. Les débats budgétaires commencent dès la semaine prochaine dans une assemblée nationale très divisée et s'annoncent déjà comme une nouvelle épreuve du feu pour l'exécutif.
Et on va en parler tout de suite avec Arnaud Bénédicte. Bonjour. Arnaud, merci d'être là, éditorialiste politique Frédéric Dhabi. Bonjour Frédéric. Bonjour. Merci également d'être avec nous, directeur général d'opinion de l'IFOP. Sébastien Lecornu, qui a donc échappé de peu à la censure, grâce notamment au Parti socialiste et au fait que les députés ELR et socialistes ont respecté leurs consignes de groupe dans leur immense majorité.
Grâce aux deux flotteurs que sont le groupe socialiste et le groupe ELR, les deux anciens partis de gouvernement qui, évidemment, en ne votant pas la censure, ont permis au Premier ministre au moins de passer ce premier obstacle. Ce n'était pas, évidemment, une surprise à partir du moment où les deux groupes avaient clairement indiqué leurs intentions. Maintenant, j'allais dire, le parcours d'obstacles se poursuit parce qu'on rentre, j'allais dire, dans la séquence que voulait le Premier ministre, M. Lecornu. Il l'a répété, le gouvernement propose, le Parlement débat et vous votez. Eh bien, on est dans cette séquence-là. Ça sera certainement compliqué.
Ça sera très compliqué, à la fois sur le budget, à la fois sur le PLFSS. Il y a quand même des tas de questions qui se posent. Et on reste dans une situation qui, à mon sens, reste pour l'instant profondément déséquilibrée, profondément instable. Mais avec un Premier ministre au moins qui peut souffler parce que, c'est vrai, la menace de la censure immédiate eût été un coup de tonnerre supplémentaire dans une succession de coups de tonnerre depuis maintenant plusieurs mois et encore plusieurs semaines.
Est-ce qu'il a réussi ? Comment perçoit l'opinion publique de ce qu'a réussi à faire au moins jusqu'à maintenant Sébastien Lecornu, c'est-à-dire échapper à la censure en trouvant une forme de compromis avec le Parti Socialiste ?
Je pense que les Français ont salué une forme d'habileté, voire de ruse. Quelqu'un dans un qualitatif avait comparé Sébastien Lecornu à Louis XI, ce roi retort, rusé. Alors, il emprisonnait ses opposants dans des cages qu'on appelait des fillettes. Ce n'est pas le cas de Sébastien Lecornu, mais c'est vrai qu'il a été très bon manœuvrier et ça s'est ressenti directement dans une enquête faite au lendemain de son discours de politique générale où les Français ont été beaucoup moins nombreux à souhaiter la dissolution.
On est à peine maintenant sur une personne, sur deux, alors que jusqu'à maintenant, jusqu'à son discours de politique générale, les Français disaient, face à cette crise, face à cette éclipse du politique, face à cette paralysie, aux urnes pour trancher le nœud gordien. Et d'un côté, les Français ne la souhaitent plus, les Français ne la pronostiquent plus. Et c'est vrai qu'il a eu des paroles fortes sur le fond. Il a, comment dire, rompu avec... Il a, je vais être méchant, enterré le deuxième mandat d'Emmanuel Macron en suspendant cette réforme des retraites, ce qui est soutenu, Auriane, par 66% des Français. Et 66, c'est presque un chiffre magique pour cette réforme des retraites.
Le jour du vote de cette réforme, dans les circonstances que l'on sait, on avait 66% des Français qui étaient défavorables à la réforme des retraites. Il y a quelques semaines, le Parti Socialiste nous commande une enquête sur la suspension de la réforme. On a 66% des Français qui veulent la suspension. Et là, dans l'enquête IFOP pour LCI, diffusée hier soir, on a 66% des Français qui approuvent, qui considèrent que Sébastien Le Corneux a eu raison de suspendre la réforme. Ça montre à quel point la page n'a jamais été tournée. Ça a été un point de blocage, un verrou qui a sauté.
Et sur la forme, et j'en finirai là, il a aussi enterré Jupiter, dans le sens où il a dit, avec cet anaphore, le Parlement, l'Assemblée votera, choisira. Il va essayer de co-construire un budget, mais comme l'a dit Arnaud Medetti, ça va être extrêmement compliqué. Mais en tout cas, il a eu ses soutiens inattendus des deux anciens partis de gouvernement, enfin, inattendus pas pour LR, plus pour le PS, qui a fait preuve peut-être d'une distinction très forte et peut-être profitable face à la France insoumise.
Juste Arnaud, peut-être pour rebondir sur ce que dit Frédéric, sur Emmanuel Macron, parce qu'effectivement, la réforme de la traite, c'était l'un des totems du macronisme. Emmanuel Macron, qui hier a reçu député et cadre de renaissance, alors qu'il a dit que le compromis était désormais entre les mains de Sébastien Le Corneux, il lui laisse carte blanche comme il s'était engagé. Il a eu cette phrase, on va la regarder, c'est douloureux pour nous tous, je sais pour nous tous.
Je sais que ce que vous coûte cette suspension, ce que vous a coûté aussi de défendre cette réforme, les menaces, parfois la violence, ce combat était juste et le reste, mais il fallait ce compromis pour permettre la stabilité. Ça coûte pour nous tous, dit le chef de l'État. Il s'inclut du coup dans le nous.
– Oui, alors attention, soyons très prudents parce que moi, je ne suis pas de ceux qui pensent qu'elle est totalement enterrée. Vous savez qu'il y a le problème du véhicule législatif de cette suspension qui est quand même un vrai sujet parce qu'en principe, ça doit passer par le PLFSS.
– Le budget de la Sécurité sociale.
– Le budget de la Sécurité sociale sur lequel, je rappelle déjà, Michel Barnier était tombé l'année dernière. Donc il faut être encore, je crois, extrêmement circonspect, extrêmement prudent, ce que d'ailleurs ne cache pas en privé un certain nombre de cadres du Parti Socialiste qui ont compris qu'en effet, on risquait de leur faire enterriner une suspension, certes qu'ils souhaitaient, mais en même temps, à travers le PLFSS, des mesures qui pourraient être, en effet, pour eux, des mesures inacceptables.
Donc on est encore très loin de, me semble-t-il, de la suspension, même si politiquement et médiatiquement et symboliquement, il y a la volonté de, en tout cas pour l'instant, rester sur ce compromis-là. Mais ce n'est pas fait. Ce n'est pas fait. Et quand on voit la position, je le rappelle aussi, du Sénat, là aussi, il y a quand même des questions qui se posent. Donc je pense qu'il faut être très prudent pour l'instant.
Ensuite, si vous voulez, moi je pense que, par rapport à l'opinion, on va voir comment ça va se développer, parce que, bon, je parle sous l'autorité indiscutable de Frédéric, mais il sait comme moi que l'opinion, ça mature et que ça peut évoluer parfois de manière assez rapide. Il y a quand même une tendance de fond par rapport à la séquence que l'on a vécue qui apparaît dans les commentaires d'un certain nombre de Français. C'est que tout ça, c'est un sauvetage. Ce n'est pas un sauvetage pour la stabilité, forcément. C'est un sauvetage pour les anciens partis de gouvernement qui continuent à gouverner et qui, in fine, ont trouvé ce compromis quitte à se régner.
Parce que dire les LR, je suis désolé, les LR, c'était inattendu. Que les socialistes, à la limite, votent la suspension de la réforme des retraites, c'est tout à fait logique. Ils la demandent, ils étaient contre des réformes. C'est la censure qu'ils ont voté.
C'est la censure ou la non-censure qu'ils ont voté. Oui, mais enfin,
c'était derrière, je suis d'accord. Ils l'ont quand même, je veux dire, ils ont accepté, en ne votant pas la censure, ils ont accepté la suspension de la réforme des retraites alors qu'ils étaient quand même des artisans de cette réforme. Je rappelle quand même qu'au Sénat, on a beaucoup travaillé et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a une position très différente du groupe sénatorial, du groupe parlementaire LR. Donc, moi, je pense que c'est une séquence qui, sur le fond, va percoler profondément, négativement, pour une partie de la classe politique. Parce que ça signifie qu'on se renie.
Déjà que l'image de la classe politique est une image quand même très abîmée, on se renie pour tout simplement préserver, à un moment donné, ses intérêts électoraux. Ça, je crois que c'est quelque chose qui déjà existe fortement, si vous voulez, cette défiance vis-à-vis de la classe politique et de la classe dirigeante. Et je crains que cette séquence ne fasse que renforcer ce sentiment. D'ailleurs, il suffit de voir, par exemple, au niveau des LR, ce que l'on sait, les remontées qu'on a des fédérations des LR sont des remontées qui sont extrêmement négatives vis-à-vis du vote de l'absence de censure du groupe parlementaire LR.
– Non, mais alors, je comprends ce que dire nous. Quelques remarques. C'est vrai qu'il y a toujours, et c'est bien de le dire, un temps de maturation de l'opinion publique. Et moi, j'oppose souvent l'opinion publique telle qu'elle existe sur les réseaux sociaux, qui est un peu éruptive, qui peut très vite bouger. Et l'opinion sondagère, qui n'est pas la réalité, qui est une perception durelle, qui souvent a une logique de digestion. Là, dans l'enquête, ce qui est très intéressant, c'est qu'en moins de 10 jours, il y a eu 15 points de moins sur « nous voulons une dissolution, nous pronostiquons une dissolution ». On voit très bien que Sébastien Lecornu a réussi à marquer le point.
D'ailleurs, l'évaluation de son discours de politique générale montre qu'il a été jugé clair, sincère, à l'écoute, toute une série de qualités que n'a pas Emmanuel Macron. Et peut-être que ce discours de politique générale, c'est un acte d'autonomisation par rapport à celui dont on disait « c'est Macron bis, c'est la marionnette », vous connaissez ce registre. – Donc là,
il a marqué la rupture avec Emmanuel Macron.
– Il a marqué une forme de distinction. Ce n'est pas le « lui, c'est lui » et « moi, c'est moi » de Laurent Fabius il y a une quarantaine d'années face à François Mitterrand pour nos auditeurs et les spectateurs les plus anciens. Mais en tout cas, c'est une marque d'autonomisation. Deuxièmement, Arnaud a raison sur LR. Dans l'enquête dont je parle, les Français, toutes les familles politiques soutiennent assez fortement massivement chez LFI et chez ORN la suspension possible de la réforme des retraites. On a une fracturation chez les sympathisants LR. On la soutient à 44, on ne la soutient pas à 56. Avec un petit échantillon, c'est du 50-50.
Mais quand même, rappelons-nous, autant j'ai pu parler de Sainte Alliance LR, LREM, l'ancien nom du parti présidentiel pendant toute la première partie du quinquennat où ils avaient soutenu ensemble les ordonnances sur la loi travail, la réforme de la SNCF, toutes les réformes un petit peu libérales, autant sur la réforme des retraites qu'il y avait déjà eu une fracturation et des LR moins favorables que prévu. Enfin, dernier point, là vous avez complètement raison. Bon, c'est un épisode heureux pour le Premier ministre qui a gagné quelques semaines. On en est là.
dans cette période très compliquée qui a suivi la dissolution du 9 juin et cette assemblée introuvable, ingouvernable, si je puis dire. Mais le glas sonne pour tout le monde. Nous venons de publier avec Paris Match et Sud Radio notre baromètre mensuel des personnalités. il y a des choses symboliques. Personne ne dépasse 45% de bonnes opinions. J'ai rappelé dans le commentaire qu'en 2012, avec une question très gentille, bonne ou mauvaise opinion, on avait une personne, une vingtaine de personnalités qui avaient une majorité de bonnes opinions. On en a maintenant zéro. on a aux deux premières places des personnes qui sont sorties du champ politique.
Jean-Louis Berleau et Dominique de Villepin, même si ce dernier a des vénéités de candidature présidentielle. Tout le monde est à la baisse ou presque. Et puis, en 51ème place, dernière position qui n'est même pas symboliquement dans ce classement, c'est le président de la République qui a plus de très mauvaise opinion que Jean-Louis Berleau qui jusque-là a été réprouvé.
On va revenir sur ce baromètre parce qu'effectivement il est riche en enseignements, Frédéric, mais sur la réforme des retraites, le débat parlementaire va donc commencer et Pierre Moscovici, le président de la Cour des Comptes, prévient qu'il va falloir aller chercher des milliards et ce n'est pas fini. On l'écoute.
C'est plutôt une bonne nouvelle, un, d'avoir un gouvernement et deux, de savoir qu'il y a un budget, que ce budget a été déposé dans les temps ou à peu près et que ça donne 70 jours au Parlement pour l'examiner. Franchement, nous avons besoin d'un budget pour 2026 et il est mieux que ce soit un budget qui ne soit pas exécuté par ordonnance, loi spéciale, etc. Bref, que la démocratie puisse jouer son rôle.
Voilà, ça c'était Pierre Moscovici sur la bonne nouvelle de pouvoir lancer le débat parlementaire. On va l'écouter maintenant sur les milliards à aller chercher sur les retraites.
Nous n'en avons pas fini avec la question des retraites. Si on ne trouve pas ces 10 milliards d'ici 2030, il faudra les trouver autrement ou accepter que notre financement des retraites soit durablement des visiteurs, ce qui dans un pays qui vieillit avec un ratio entre les actifs et les inactifs qui se dégradent est un problème réel.
Voilà, ce n'est pas fini. Maintenant, il va falloir aller chercher des milliards. Sébastien Lecornu a prévenu, OK, pour suspendre la réforme des retraites mais il va falloir compenser le manque à gagner. Est-ce que les Français se disent que cette suspension sera effective et verra vraiment le jour, Frédéric ?
Pour l'instant, oui, puisque vous savez, il y a cette dimension performative du langage politique. quand dire, quand annoncer, c'est faire. C'est comme si c'était fait. Donc c'est vrai que... Son style. Ben oui. Exactement. J'entends ce que dit Arnaud sur les prudences, le cavalier législatif. Ah, ça serait une rupture d'opinion terrible s'il y avait un loup, comme disait Martine Aubry, derrière cette suspension. Mais c'est vrai aussi que la prise de conscience des Français sur l'état de nos finances publiques est réelle.
D'ailleurs, il y avait une vraie dissociation dans les annonces de François Bayrou du 15 juillet, un satisfait site des Français sur la lucidité, sur le courage, sur le constat d'un pays qui ne peut plus continuer comme ça, les 5 000 euros par seconde, le pays en état de pronostic vital avancé, et un rejet total des Français sur les solutions symbolisées par les deux joueurs faillés, parce que c'était jugé injuste avec des efforts mal répartis.
Et c'est deux dimensions d'injustice, de mauvaise répartition des efforts, qui après font émerger le fameux clivage gros-petit, c'est-à-dire un clivage anti-élite, dire que tout ce que va décider le gouvernement, tout le plan, et c'était un des axes de critique très fort de la France insoumise à l'Assemblée nationale, est un cadeau aux riches, touche les plus modestes, etc. C'est quelque chose qui va être très compliqué à, je dirais, à déjeler par Sébastien Lecornu.
Si, comme pour le budget Bayrou, les 43-44 milliards d'économie, la principale perception et représentation des Français, c'est que c'est injuste et les bonnes personnes ne sont pas ciblées, là, il peut y avoir un problème très important, et un PS, et ça a été dit par Olivier Faure, qui n'hésitera pas à censurer.
– Oui, et un Sébastien Lecornu qui va mouiller la chemise, il a dit, c'est lui qui ira défendre les budgets, c'est lui qui fera l'introduction des débats. Je crois que ce n'est pas arrivé, non, sous la cinquième, ça, Arnaud ? – Je n'ai pas souvenir en premier ministre en premier ministre au bon budget.
– Peut-être qu'avait Raymond Barre dans les années, la fin des années 70. – Et qui était aussi
ministre de l'économie, je crois. – Oui,
dans la deuxième partie, il était ministre de l'économie en même temps, c'est vrai, vous faites bien de nous le rappeler, on l'avait oublié. Mais si vous voulez, le problème de Sébastien Lecornu, c'est qu'il est soumis aux injonctions contradictoires du Parlement, tout simplement. Quel budget va sortir des débats ? Est-ce que c'est un budget qui sera avec une dominante beaucoup plus sociale, comme le souhaitent les socialistes pour aller très vite ? Ou est-ce que c'est un budget qui sera avec une dominante, j'allais dire, plus de rigueur, voire d'austérité, comme vraisemblable le veut une partie de la droite ? C'est la grande question.
Moi, je crois que, encore une fois, je le répète, j'ai tendance à me répéter sur cette question, c'est que les équilibres parlementaires aujourd'hui, tels qu'ils sont à l'Assemblée nationale, les rapports de force politique, les arrière-pensées des uns et des autres, les élections municipales qui, quand même, vont aussi jouer un rôle dans les anticipations politiques et les calculs des différentes formations politiques rendent, encore une fois, la séquence dans laquelle on rentre extrêmement incertaine.
Jusqu'à quand, finalement, le vrai problème, c'est jusqu'à quand les forces politiques qui n'ont pas voté la censure, c'est-à-dire le Parti socialiste et les LR sont prêts à faire des concessions qui ne s'apparentent pas trop vis-à-vis de leur électorat d'éroniements. C'est la question fondamentale. On voit bien que, du côté, quand même, du groupe, encore une fois, LR, il y a un vrai sujet. Il y a un vrai sujet. Jusqu'où ils peuvent aller ? Et, en plus, il y a un autre sujet, c'est que le groupe LR, c'est complètement autonomisé de la direction nationale du parti, c'est complètement autonomisé du groupe parlementaire ici au Sénat.
Il joue un peu comme s'il était une sorte de république indépendante à l'intérieur de LR. Et du côté des socialistes, c'est la même chose. Vont-ils accepter, en effet, encore une fois, que dans le PLFSS, il y ait des mesures qui soient des mesures qui, pour les catégories populaires, soient particulièrement difficiles à avaler, tout simplement pour faire voter la suspension des retraites ? Donc, en effet, il faut que le Premier ministre se mouille. Ça, c'est clair. Il a besoin de s'engager, mais il n'est sûr de rien à ce stade. On n'est sûr de rien.
Ni de la façon dont l'opinion publique va évoluer, ni de la façon dont les jeux parlementaires vont se nouer, tout simplement parce que la situation reste la même, encore une fois, que celle que l'on avait connue avant que la motion de censure soit rejetée.
Et pour l'opinion, maintenant, c'est Sébastien Lecornu qui incarne ?
Ah oui, ça, c'est clair que c'est lui. Le président est beaucoup plus en retrait, ce qui est bien pour Sébastien Lecornu, pour, comme je le disais, pour se déscotcher de l'image de l'exécutant ou l'homme-lige d'Emmanuel Macron. Par rapport à tout ce qu'a dit Arnaud Benedetti qui est très juste, je rajouterais une dimension. C'est la dimension de temporalité électorale. Vous disiez que le PS et LR sont les deux anciens partis de gouvernement, faibles à l'échelle nationale, même si le PS a retrouvé des couleurs aux élections européennes. C'est juste de les ramener tout le temps au score de 1,75% de Daniel Elgo à la présidentielle. Ils ont repris les couleurs depuis.
LR est au gouvernement, mais il y a aussi la dimension locale où ces partis sont extrêmement forts. C'est l'énorme majorité des sortants aux élections municipales, même si c'est des élections qui vont réussir à s'autonomiser du contexte national. Ça sera en principe sauf dissolution survenant après le dernier scrutin avant l'élection présidentielle.
Et c'est vrai qu'un PS qui accepterait, comme vous le dites, d'avaler des couleuvres sur des mesures jugées injustes pour les catégories moyennes, pour les catégories populaires, pourrait dans telle ou quelle ville où ça se jouerait à peu de choses de le payer, pourrait aussi être pénalisé par un vote alternatif vers des forces de gauche plus radicales. LFI écologie, d'ailleurs, nos téléspectateurs le savent, mais il faut le rappeler, aux élections municipales, on se maintient très facilement au second tour, c'est 10% des suffrages exprimés.
Et donc voilà, on a cette temporalité électorale que, à mon avis, les parlementaires socialistes, même s'ils sont plumaires pour la plupart, pour l'énorme majorité, puisque, même pour la quasi-totalité, même pour la totalité, puisqu'il y a le non-tumul des mandats, c'est quelque chose qui va jouer, à mon avis, qui va peser de son poids.
Alors, ça va être difficile pour les ALR, mais c'est aussi difficile à accepter pour le bloc central, cette suspension et de la réforme des retraites, le bloc central qui s'autonomise de plus en plus, et c'est notamment le cas d'Édouard Philippe qui a rappelé hier soir sur France 2 que la sortie de crise passée par le départ d'Emmanuel Macron, on l'écoute.
Il devrait, peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs, et notamment le général de Gaulle, essayer d'organiser un départ qui nous évite pendant 18 mois de continuer à vivre dans cette situation de blocage, d'instabilité, d'indétermination.
Édouard Philippe qui maintient la sortie de crise, elle passe par Emmanuel Macron.
Je crois qu'on a rarement, et pourtant on a vu des premiers ministres s'autonomiser des présidents de la République et s'opposer à des présidents de la République, sous nom de nous, Jacques Chirac et Valérie Giscard d'Estaing, entre autres, ou même Michel Rocard et François Mitterrand. Là, je crois que, j'allais dire, une attaque aussi frontale, de mémoire, je n'en ai pas vu.
C'est un appel de Rome archi-vitaminé. L'appel de Rome de Pompidou, c'est que je serai candidat à une présidentielle anticipée, si je puis dire. Il n'est pas anticipé. Mais vous avez raison.
Mais bon, on avait des formes qui étaient un peu différentes. Mais enfin, c'est vrai, vous avez raison de rappeler l'appel de Rome. Mais ça, c'est vrai que c'est quelque chose de nouveau. Édouard Philippe, il y a deux interprétations en fait dans cette... Il y a deux lectures. La première lecture, c'est de dire oui, il a raison. Il a raison parce que finalement, l'esprit de la Constitution, pas la lettre, l'esprit de la Constitution, tel que le général de Gaulle l'avait lui-même pensé et dessiné et pratiqué surtout, c'est qu'à un moment donné, quand il y a une telle défiance, et quand le général de Gaulle est battu sur le référendum, il est battu de trois ou quatre points.
C'est vraiment une défiance relative en l'occurrence et ses côtes de popularité ne sont pas mauvaises. Ça n'a strictement rien à voir avec la situation d'Emmanuel Macron. Mais il en tire les conséquences, il démissionne. Mais c'était, j'allais dire, dans la personnalité du De Gaulle, il l'avait fait déjà en 46, il le refait en 69. Après, il y a quand même l'exemple historique d'autres présidents qui ont été désavoués sous la Ve République. M. Mitterrand perd les élections en 86, il les repère en 93, Jacques Chirac perd les élections législatives en 97, il perd le référendum de 2005, les présidents de la République restent et demeurent.
Donc, si vous voulez, l'interprétation d'Edouard Philippe, elle peut être contrebalancée par d'autres exemples historiques. Sur le fond, la vraie question, c'est de savoir si ce calcul pour lui, ensuite, enfin sur le fond, sur le plan électoral, est-ce que ce calcul est payant pour lui aujourd'hui ? Ça, peut-être que les enquêtes d'opinion nous le diront. Ce qui est sûr, c'est que les enquêtes d'opinion montrent quand même que vous avez une grande majorité de français, ils considèrent que le départ d'Emmanuel Macron serait plutôt une bonne chose.
Et Frédéric, vous nous l'avez un peu dit, mais on va le voir, ce baromètre des personnalités. Alors, Emmanuel Macron, jugé très sévèrement, mais c'est un peu la classe politique dans son entièreté qui paye ces derniers jours.
C'est pour ça que je parlais de glaquissonnée pour tout le monde. Les personnalités du bloc central dévissent fortement. Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin, un degré moindre. Ce qui est intéressant, ce n'est pas leur chute parce qu'un baromètre,
avec un Sébastien Lecornu, pas si mal que j'accepte ça.
Oui, mais tout à fait, plutôt bien classé au-dessus de ce qu'il était quand il était au ministère des Armées. Il ne faut pas sous-estimer à quel point son passage de trois ans au ministère des Armées l'a crédibilisé. Les armées, c'est un domaine sur lequel l'imaginaire du déclin qui touche la santé, l'éducation, l'école, l'hôpital n'existe pas, ne joue pas. Donc, il a plutôt capitalisé là-dessus. C'est vrai que ce qui a peut-être précipité ce super appel de Rome, si je puis dire, d'Édouard Philippe, la phrase terrible de Gabriel Attal qui est vraie, qui est ressentie par son électorat. Beaucoup de Français comme moi ne comprennent plus les décisions du président de la République.
C'est le fait que ces dernières semaines, on a vu la fin de la dissociation entre un président de la République impopulaire et ses héritiers avec des gros guillemets du bloc central qui tenaient le choc. Édouard Philippe en tête des enquêtes d'attention de vote ou en tout cas à un niveau élevé, pas en tête, il était derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardena, mais à 25-26. qui rassemblait beaucoup d'électeurs Macron. C'est aujourd'hui terminé. C'est ça aussi cette défiance qui a fait que beaucoup de personnalités se sont vraiment mais déscoachées mais à un niveau jamais vu, comme Arnaud l'a dit, du président de la République.
Merci à tous les deux. Allez, c'est bon je vous dis, on va terminer par une idée de sortie pour ce week-end comme tous les vendredis. C'est la fête au Havre pendant 10 jours. Rien à voir avec Édouard Philippe. Vous connaissez la Transat Jacques Vabre. Eh bien, c'est fini. Ça ne s'appelle plus comme ça, ça change de nom, ça s'appelle la Transat Café L'Or. Il va falloir s'y habituer. Pour le reste, rien ne change. Les skippers prennent la mer du Havre direction la Martinique. Le départ, c'est dimanche prochain, le 26, mais dès aujourd'hui, c'est l'ouverture du village départ. 600 000 visiteurs attendus pour découvrir les bateaux. Tout a été prévu pour la fête.
Des concerts dédiés jusqu'à 3h du matin en semaine, 4h le week-end. Frédéric Arnaud, on peut y aller. Des baptêmes de voile gratuits. Et on n'oublie pas le café, évidemment, marque de fabrique de la Transat. Le Havre Port Caféier donne le départ de cette Transat en 1993. Ça partait, ça arrivait en Colombie à l'origine. Depuis, c'est en Martinique et le village départ célébrera évidemment le café dimanche. Vous pourrez même apprendre à confectionner des produits cosmétiques ou d'entretien à base de café. Et le café, évidemment, il est servi gratuitement sur le site. C'est quand même mieux. On y va ? Ça donne envie. Allez, ça donne envie. Merci à tous les deux d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivis. On vous souhaite un excellent week-end. On se retrouve lundi. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.
Sébastien Lecornu