Jean-Philippe Tanguy : "Marine Le Pen est le bouclier des français de confession juive !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 2:24OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez à Mathilde Panot qui vous cible en disant « regardez votre passé, regardez le FN » ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une impuissance aujourd'hui face à ces paroles et polémiques ?
- 4:59OuverteRéponse partielle
Gabriel Attal, ses paroles ne souffrent pas d'ambiguïté ?
- 5:23OuverteÉludée
Si vous avez la solution magique pour qu'il n'y ait plus d'agression antisémite, quelle serait-elle ?
- 6:20OuverteRéponse directe
Déclassifier des rapports, dénoncer la menace, ne rien laisser passer : le ministre de l'Intérieur est-il un rempart contre l'islamisme ?
- 7:57OuverteRéponse directe
De quoi les propos de Teddy Riner sur le voile sont-ils le révélateur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:35PrésentateurFait
« La panacée, c'est de lutter farouchement contre l'antisémitisme et contre l'islamisme. »
- 12:53PrésentateurFait
« Le budget n'est pas tenu, l'économie française est en train de s'effondrer, nous sommes face à une nouvelle vague de désindustrialisation très dure. »
- 13:16PrésentateurChiffre
« Ce gouvernement veut imposer une politique d'investissement de 300 milliards d'euros, une facture de 300 milliards d'euros pour les Français. »
- 15:28PrésentateurPromesse
« Se battre pour l'innocence de Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Jean-Philippe Tanguy27 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Mabrouk.
Et bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1. Vous êtes député RN de la Somme, président délégué du groupe à l'Assemblée. Le patron de votre parti, Jordan Bardella, est arrivé hier soir en Israël. Ce voyage, Jean-Philippe Tanguy, est une première pour le Rassemblement National. Il suscite d'ailleurs des critiques, certaines critiques du CRIF, vous les avez entendues, Marine Le Pen y a répondu d'ailleurs, également du grand rabbin de France, Aïm Korsia, qui estime que ce casting, il y a Jordan Bardella, également Marion Maréchal, « Maréchal est inacceptable ». Est-ce le signe que ce voyage n'est pas encore une normalité ?
Écoutez, je laisse les Français jugent. Il y a quelques critiques, mais il y a surtout beaucoup de soutien. Moi, encore hier à Paris, après le Rassemblement en faveur de Boulencensal, j'ai rencontré beaucoup de nos compatriotes de confession juive. Très fier que Jordan Bardella soit invité. Très fier, puisque Marine n'était pas très loin, que Marine Le Pen soit évidemment le nouveau bouclier, un bouclier des Français de confession juive, mais d'une manière générale des idéaux français, de cette tolérance qui a fait la réputation et l'honneur de notre pays. Et je pense que les personnalités qui critiquent ne sont pas à la hauteur des événements.
Quand on voit la gravité de l'antisémitisme en France, de la flambée de violences, d'insultes, de haine que subissent certains de nos compatriotes, de trop nombreux compatriotes, je pense qu'ils devraient arrêter de faire de la politique. et souhaiter que le maximum de responsables politiques, de personnalités politiques, d'intellectuels, de personnes qui ont quelque chose à dire à notre peuple et à notre nation soient tous solidaires de ce combat contre la haine.
Et je m'étonne, si vous voulez, et c'est d'ailleurs le message essentiel des personnalités comme les Klarsfeld, comme la famille Klarsfeld, dont le combat pour la justice historique et la lutte contre l'antisémitisme ne souffre aucune critique. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que les électeurs du Rassemblement National sont des braves gens, représentés par Marine Le Pen courageuses, et on a besoin que le peuple français, dans son unité, combattent l'antisémitisme. Donc c'est dommage de faire des polémiques.
Il y a eu une marche silencieuse hier à Orléans, c'est suite bien sûr à l'agression du rabbin Harry Engelberg. La France Insoumise a été pointée du doigt car accusée de nourrir cet antisémitisme d'atmosphère, elle est pointée du doigt par l'exécutif, également par le Rassemblement National. Et Mathilde Panot répond, elle vous cible et dit « mais regardez votre passé, regardez le FN ». Qu'est-ce que vous lui répondez ce matin ?
Mais Marine Le Pen a affronté ce passé, elle avait, tout le monde le sait, exclut son père, non pas sa personne, mais pour un certain nombre de provocations, de déclarations qui étaient inacceptables. Donc le problème c'est le présent des Insoumis, c'est surtout le futur qu'il préparerait à la France, si malheureusement il gagnait encore en influence. Mais quand vous entendez M. Mélenchon qui multiplie, non pas les provocations, les déclarations les plus infâmes, il y a quelques mois, sur Mme Brun Pivet, sous-entendant qu'elle allait faire un camp. Quand on connaît l'histoire de la famille de Mme Brun Pivet et son déplacement en Israël, parler d'un camp est évidemment inacceptable.
On l'a entendu dire qu'il fallait couper les cheveux pour faire des édrodons, rappelant les actes les plus ignobles dans les camps d'extermination nazis contre les juifs. Et quand on entend en séance aujourd'hui M. Hugo Benalicis pouvoir parler, faire un « calembour » sur la solution finale, c'est-à-dire qu'il vient à l'esprit de ces personnes des références qui systématiquement renvoient non seulement à l'antisémitisme le plus crasse, mais à l'extermination du peuple juif.
Vous les citez, vous les listez, également Bruno Retailleau le fait, mais est-ce qu'il y a une impuissance aujourd'hui ? Est-ce que ces paroles, ces expressions, ces polémiques infusent et finalement le reste de la classe politique n'y peut rien que de constater, que de les relever ?
Si on peut, il faut dénoncer, il faut combattre. D'ailleurs, écoutez... Sur le plan des idées ? Oui, mais quand on voit les résultats de la France insoumise, ils ne sont pas bons. Il faut s'en féliciter.
Vous avez bouffé plusieurs collègues, si je puis dire, d'écutés à l'Assemblée nationale.
Bien sûr, mais ils sont élus, notamment à cause de la compromission d'un certain nombre de personnalités, comme M. Attal, comme certains personnalités...
Vous avez vu que M. Hollande a dit terminer cette fois-ci la compromission à la gauche.
Oui, M. Hollande, il était bien content de les trouver. Et M. Mélenchon avait déjà fait un certain nombre de déclarations, notamment contre Brande-Pivet, pour se faire élire député de la Corrèze. Je ne ferai pas plus de commentaires sur l'ambiguïté de ce genre de personnalités qui pardonnent tout à ses ennemis extrémistes de gauche pour soi-disant être un barrage républicain et ne rien faire pour protéger tous nos compatriotes, quelle que soit leur confession, leur origine ou leur orientation sexuelle. Donc la vérité, c'est aussi que depuis 20 ans, tous ces gens qui ont fait barrage à Marine Le Pen au nom des valeurs de la République...
Ils sont complices des propos extrêmes qui sont tenus aujourd'hui ?
Ils sont complices, ils ont fait alliance, ils ont pris leur voix, leur tête et leur slogan et leur personnalité et leur stratégie pour faire quelques misérables voix, pour faire barrage au Rassemblement National. Mais c'est plus grave que ça. M. Hollande, il a été à la tête de l'État, comme M. Attal, comme Mme Borne, comme M. Philippe, qu'ont-ils fait concrètement contre la flambée d'antisémitisme ? Qu'ont-ils fait quand des rapports de l'inspection de l'éducation nationale dit qu'on déscolarisait des enfants juifs ? Pas depuis 2 ans, pas depuis 5 ans, depuis 20 ans.
Gabriel Attal, vous ne le voyez pas aussi comme ses paroles, dernièrement, ne souffrent pas d'ambiguïté ? Les paroles sans doute, les paroles sans doute, mais des actes, rien du tout.
Est-ce que des enfants sont encore déscolarisés pour leur confédier ? La BAYA, c'est très bien, nous l'avons soutenu. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, est-ce qu'il y a encore des enfants victimes d'antisémitisme à l'école ? Oui. Est-ce qu'il y a des enfants victimes d'homophobie ? Oui. Est-ce qu'il y a des victimes victimes de la nuit ?
M. Tanguy, si vous avez la solution magique pour qu'il n'y ait plus d'agression antisémite, pour qu'aucun enfant ne se fasse embêter compte tenu de sa confession, de son origine, ce serait formidable. Quelle serait la panacée ?
La panacée, c'est de lutter farouchement contre l'antisémitisme et contre l'islamisme, dont il est issu, comme toutes les formes de haine, aujourd'hui qui frappent la République française et qui frappent d'une manière générale la civilisation occidentale. L'islamisme est aujourd'hui la mère de toutes les haines qui fracturent l'Occident. Donc tant qu'on ne sera pas capable, comme l'a demandé hier Marine Le Pen, d'interdire les frères musulmans, d'interdire toutes les idéologies fréristes, d'interdire les tenants de cette idéologie frériste, on ne pourra pas lutter.
Bruno Rotaillot, dans ce cadre, il a affirmé hier à votre place lors de la grande interview qu'antisémitisme et islamisme étaient quelque part les deux faces d'une même pièce. Et à ce sujet, il a promis la déclassification d'un rapport choc sur l'antrisme des frères musulmans. Et au moment où nous avions cet entretien, Marine Le Pen a réagi sur X, lui demandant le pressant d'interdire les frères musulmans. Je vous pose la question, Jean-Philippe Tanguy, déclassifier des rapports, dénoncer la menace, ne rien laisser passer, comme le dit Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur n'est-il pas aussi un rempart, j'allais dire un combattant à vos côtés et aux côtés d'autres, contre l'islamisme ?
Mais s'il le fait, tant mieux. S'il déclassifie ce rapport, tant mieux. Et si cette déclassification, surtout, est le début d'une lutte implacable contre les réseaux islamistes sur toute leur forme, tant mieux. D'ailleurs, si ce rapport est déclassifié, ça veut dire qu'il a été gardé classé. Par qui ? Par les gens qui ont juste précédé sur Rotaillot ? Par M. Darmanin, peut-être, qui est aujourd'hui garde des Sceaux. Qu'aurait-il intérêt à cacher, selon vous ? Mais la gravité, sans doute, de la situation et l'inaction face à ces réseaux. On sait comment fonctionnent ces réseaux.
Un certain nombre de spécialistes, dont d'ailleurs une chercheuse au CNRS, bien maltraitée par l'institution, et peu protégée par le gouvernement, l'a très bien analysée. D'ailleurs, on le sait depuis l'émission dans le débat public d'une personnalité comme Tariq Ramadan. Présenter les choses de manière aimable, avec le sourire. Détourner les institutions de la République, les valeurs de la République. Utiliser la liberté contre la liberté. L'égalité contre l'égalité. La fraternité contre la fraternité. Islamiser les valeurs de la République. Pour les dénerver de l'intérieur et les détruire, c'est la stratégie des islamistes.
Par exemple, sur la liberté, Bruno Rotaillot, toujours lui, qui s'est dit hier en des accords radicals avec le judoka Teddy Riner, sur le voile. A ce sujet, il y a un combat verbal qui oppose Teddy Riner et l'ex-champion de boxe, Maillard Monshipour. Maillard Monshipour qui a lancé « Réveillez-vous Teddy Riner, ne soyez pas les idiots utiles des frères musulmans ». J'ai vu que Marine Le Pen a soutenu, sans surprise, Maillard Monshipour. Mais de quoi, selon vous, les propos de Teddy Riner sont-ils le révélateur ?
– Mais tous les mots ont été dits par cette personnalité du sport de la boxe. C'est un aveuglement. Des personnalités qui réussissent, et tant mieux. Teddy Riner a fait la gloire du sport français. – Bien sûr, du sport français, une grande fierté pour la Guadeloupe.
– Vous admirez le sportif, mais alors qu'en l'homme…
– Surtout avec sa capacité à revenir, à porter l'équipe de France aux derniers Jeux olympiques, évidemment, était formidable. C'est aussi une fierté pour nos Outre-mer et pour la Guadeloupe en particulier. Mais toute personnalité, moi aussi, on peut se tromper. Moi, ça m'est arrivé de faire des déclarations un peu heureuses, sur lesquelles j'ai pu revenir. Tout le monde peut faire des erreurs. Je pense que me dirait M. Riner… – Vous pensez qu'il ne pense pas ce qu'il dit sur le voile ? – Oui, mais vous savez, quand vous avez une grande carrière, quand vous êtes formé il y a quelques années, vous pouvez aussi un peu décrocher avec certaines réalités.
Quand vous faites le tour des dojos français, parce que je sais que M. Riner est très proche de la jeunesse, évidemment, dans ces moments, on vous présente des choses plus heureuses et pas les problèmes qu'il y a à gérer. Par ailleurs, pour ce qui est du judo, le voile, c'est juste même pour des raisons de sécurité impossibles, évidemment. Mais surtout, ce qu'il y a derrière, je pense qu'il faut revenir aussi aux valeurs du sport essentiel. C'est quoi ? Notamment pour le droit des femmes, pour la libération des femmes. C'est l'appropriation de son corps.
Et les femmes ont toujours eu l'intelligence pour utiliser le sport, pour se libérer d'un certain nombre de carcans, en particulier des carcans vestimentaires, y compris d'ailleurs dans les différentes civilisations occidentales. Donc ne pas comprendre aussi l'histoire du sport, ne pas comprendre l'histoire du droit des femmes, c'est très grave dans des situations pareilles. Le voile est évidemment une négation de tous les combats de libération des femmes.
– Encore une question sur ce sujet, parce qu'on parle du voile aux différents sujets. Pour le RN, l'islam est compatible avec la République ?
– Oui, elle est compatible avec la République et l'islam a aussi enfanté des régimes laïcs, le régime d'Atartur, le régime en Tunisie, en Égypte pendant de nombreuses années. Mais ces histoires de régimes arabo-musulmans laïcs, qui ont libéré et qui ont défendu les droits de l'homme, dans les conditions historiques qui leur permettaient de le faire, nous alertent aussi. Parce que quand on voit cette vidéo de l'ancien président égyptien Nasser, qui à l'époque rigole et peut se moquer des islamistes qui veulent imposer le voile en Égypte, en les ridiculisant, en les renvoyant à leurs bêtises et à leur médiocrité intellectuelle, même à l'ordre, on ne rigole pas, on pleure.
Puisque malheureusement, les valeurs défendues par cet homme laïc ont été battues en brèche par les islamistes.
On aurait pu aussi citer l'ancien président Habib Bourguiba dans une vidéo célèbre qui avait retiré le voile à une femme en donnant le choix à cette femme de le porter ou pas. Lui dénonce l'islamisme depuis longtemps. C'est l'écrivain franco-algérien Boalem Sancel. Il risque dix ans de prison. Autant dire, Jean-Philippe Tanguy, une condamnation à perpétuité. Vous étiez hier avec d'autres personnalités politiques. Marine Le Pen, Bruno Rotaillot, Laurent Wauquiez et beaucoup d'autres. Un rassemblement pour demander sa libération. Quasiment toute la classe politique était quasiment, malheureusement pas. Il n'y a pas d'arc républicain, d'unité sur ce sujet. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Déjà, je voudrais saluer le comité d'organisation, le comité de soutien à M. Sancel qui n'a pas fait de sectarisme. Marine Le Pen était présente. J'étais présent avec de nombreux députés à l'Assemblée nationale. Guillaume Bigot, député du territoire de Belfort, a pu prendre la parole. Comme député représentant Marine Le Pen, mais aussi comme ami sincère et ancien de Boalem Sancel, défenseur de la liberté. Oui, il n'y avait pas à ma connaissance d'insoumis. Je n'ai pas vu, sauf erreur de ma part, de vert ou de communisme. Peut-être était-il là. Il y avait des figures de gauche. Car je ne confonds pas la gauche. Oui, Jérôme Guet, Raphaël Glucksmann et d'autres.
Je ne confonds pas la gauche, son histoire, les combats qu'elle a pu porter dans notre pays et ailleurs, qu'il faut saluer, mais ce sont des adversaires, avec la dérive totale, le naufrage, il faut bien dire, des insoumis et d'une gauche contemporaine qui ne sait même plus défendre la liberté d'expression, qui ne sait même plus défendre les intellectuels, qui ne sait même plus défendre l'esprit contre l'ombre et l'obscurité.
Donc c'est vrai que même moi, en tant que jeune parlementaire quand même, qui aussi grandis avec un certain nombre de lectures, de grands auteurs de gauche, d'une éducation nationale publique qui m'a porté, mes professeurs étaient essentiellement de gauche, qui ont défendu les valeurs de la République, j'avoue que même moi, je suis consterné par cet effondrement, il faut bien dire, de la quasi-totalité de la gauche.
Mais moi, je ne vois pas les choses de manière médiocre, et je veux voir aussi dans les personnalités de gauche présentes, la mémoire et j'espère le futur de cette gauche qui sera se relever, parce qu'on a besoin, dans un débat démocratique, d'avoir des adversaires à la hauteur de l'histoire, et je souhaite que la gauche retrouve son rôle d'opposant rationnel et français.
Et à cette réunion, il y avait des membres du gouvernement, on voit notamment Bruno Retailleau, le gouvernement, et à sa tête François Bayreau qui a passé le cap des 100 jours. Si vous deviez choisir un mot, un seul, ce n'est pas évident, mais pour qualifier 100 jours, que diriez-vous ?
Sans rien.
C'est ce que les 100 jours vous inspirent sans rien ?
Il n'y a rien, ce qu'a très bien défendu notre député de Villias, il ne s'est rien passé pour la France et les Français, on a un budget qui part complètement dans le décor, dans le dos des Français, il vient encore de couper 9 milliards d'euros de dépenses parce que le budget n'est pas tenu, l'économie française est en train de s'effondrer, nous sommes face à une nouvelle vague de désindustrialisation très dure et des grands axes de politique pour la suite ne sont pas arbitrés.
Quand je pense à ma petite spécialité l'énergie et que je vois que ce gouvernement veut imposer une politique d'investissement de 300 milliards d'euros, une facture de 300 milliards d'euros pour les Français, un prix du carburant qui augmentera avant 2027 de 23 centimes par litre, pire que les gilets jaunes, ce gouvernement... Pire que les gilets jaunes ? Ce sera pire que les gilets jaunes, oui. C'est-à-dire qu'il y a deux taxes qui sont aujourd'hui prévues dans la programmation pluriannuelle de l'énergie que Jordan Bardella l'a dénoncée récemment qui augmenteront les taxes au minimum de 23 centimes s'il n'y a pas de contre-mesure de Marine Le Pen.
Compte tenu des critiques formulées, beaucoup se demandent pourquoi vous n'avez pas censuré, mais comme vous le dites, votre doigt n'est pas loin du bouton de la censure. Dans le JD News, le Premier ministre François Bayron, dans une interview exclusive, il définit sa méthode, Jean-Philippe Tanguy dit, notamment sur le voile, « Eh bien, moi je tranche. La Ve République, c'est pas le bazar. Est-ce que vous lui reconnaissez au moins, même si vous avez dit sans rien, une autorité ? »
« Une autorité des drodons. Une capacité à étouffer le débat. Bon, oui, non mais... »
« Oui, étouffer le débat pour durer. C'est le doron. »
« Oui, mais M. Bérou est une personnalité aimable, intelligente, très cultivée, très maligne. Moi, j'ai parlé d'un vieux renard, d'un goupi, malin, rusé, parce que je vois bien que ce qu'il fait... » Non, mais après, si vous voulez... Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'il apaise le débat. C'est qu'on avait beaucoup de personnalités politiques, Mme Borne, M. Attal, qui étaient déjà en minorité, et qui, malgré leur minorité, insultaient tout le monde. Au moins, M. Bérou a conscience de sa minorité, et essaie d'apaiser le débat.
Mais la France a besoin, certes, d'apaisement, mais elle a besoin de ruptures, d'actions, et d'un certain nombre de mesures très fortes qu'il faut prendre pour redresser la barre. On a parlé de l'islamiste. Bon, interdire le voile dans le sport, c'est bien, mais enfin, si c'est pour l'autoriser, pour les accompagnatrices scolaires, si c'est pour ne pas lutter franchement contre l'entriste islamiste, ça ne servira à rien. Donc, des mesures, tant mieux. Vous savez qu'on ne soutient jamais la politique du pire, mais refuser la politique du pire, ce n'est pas accepter l'immobilisme.
Apaisement, sérénité, c'est le mot clé utilisé par Marine Le Pen. On va conclure à l'approche du 31 mars et du verdict. Alors, vous dites, et elle dit, « La peur n'écarte pas le danger. » S'il devait y avoir, parce que je sais que vous répétez qu'elle ne peut pas ne pas être inéligible. Mais s'il devait y avoir une décision contraire à ce que vous pensez être, votre bonne foi et votre sincérité ? Quelle est le plan B, C, D, E ?
Le plan B est toujours le plan A, c'est-à-dire se battre pour l'innocence de Marine Le Pen. Et donc, elle fera, comme elle l'a dit elle-même, elle recourra à tous les moyens de l'État de droit pour faire prévaloir son innocence et celle de nos amis. Parce que Marine Le Pen n'est pas seule, malheureusement, dans ce combat pour la justice, face aux calomnies, face aux accusations, je le rappelle, d'un système politique européen fédéraliste à Bruxelles, prêt à tous les sales coups. Je rappelle que ceux qui nous accusent, les socialistes européens, entre-temps, ont été pris la main dans le sac, si je puis dire, avec des valises du billet du Qatar et de Huawei.
Donc, les leçons de morale de socialistes européens qui persécutent leurs opposants politiques sur des mensonges pendant qu'ils font passer des valises de billets dans leur petite poche, comment ? C'est la justice française qui va rentrer son verre. Oui, je regrette que la justice française se soit, comment dire, et donné du crédit à ces accusations farfelues. J'espère, par contre, qu'elle rétablira les faits et qu'elle inocentera Marine Le Pen et qu'elle rétablira au passage, évidemment, son intégrité pure et parfaite, puisque c'est le cas.
Une honnête mère de famille qui se bat pour son pays depuis plus de 20 ans et je trouve assez désolant que dans notre pays, on salisse systématiquement ceux qui se battent pour leur pays, qu'ils soient politiques, journalistes, intellectuels ou simples citoyens.
Merci Jean-Philippe Tanguy, c'était votre grande interview. Bonne journée à bientôt.
Merci à vous, bonne journée.
Jean-Philippe Tanguy