"Avec vous et avec votre courage, je sais qu'on va gagner" | François Fillon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François FillonFait
« Ces attaques contre un candidat investi et légitimé non seulement par les siens mais par des millions de Français sont d'une violence inouïe. du jamais vu sous la 5e République et même sans doute sous la 4e République. »
- 7:00François FillonFait
« On me reproche d'avoir voulu que mon épouse soit la première de mes collaboratrices. Elle qui depuis 40 ans construit avec moi mon parcours tous les jours. Il y a à cela rien d'illégal. »
- 10:00François FillonChiffre
« 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 2200 milliards de dettes. »
- 12:00François FillonFait
« Je promettrais, comme mes concurrents, de travailler moins, de dépenser plus et de réformer le moins possible. »
- 15:00François FillonFait
« Les 35 heures ont fait chuter notre compétitivité. »
- 17:00François FillonChiffre
« La dette française c'était 17 % de la richesse nationale. Cette année, ça va être 100 % de la richesse nationale. »
- 30:00François FillonPromesse
« Je veux créer 16000 places de prison supplémentaire. »
- 35:00François FillonPromesse
« Je veux réduire l'immigration au strict minimum en créant des quotas. »
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Mes chers amis, permettez-moi de remercier Boris Ravignon, le remarquable maire de Charleville Misière qui fait temps pour sa commune. Benoît Huray, Beranger Poléti, Jean-Luc Varsman, Marc Laménie. Je veux saluer Pierre Cordier qui est notre candidat qui est candidat aux élections législatives. Je veux saluer des élus voisins ou éloignés comme Caroline Cailleux, sénateur de Loise, Véronique Louvagi, député de l'heure, Philippe Armand Martin, député de la Marne, Gérard Languet, sénateur de la Meuse. Et enfin, je veux dire mon amitié, mon respect à Philippe Richer. Même si Philippe Richard est devenu le président de votre grande région, chacun sait que ça reste quand même un alsacien.
Un alsacien qui regarde droit devant lui, qui a le sens de l'honneur, qui a le sens de la dignité. Il l'a toujours eu et avoir aujourd'hui son soutien, ça me fait chaud au cœur. Harden tient ferme. C'est la devise d'un régiment que j'ai aidé à maintenir à Charleville Mier. Et bien ça sera la mienne. Inutile de vous dire qu'aujourd'hui c'est réconfortant d'être au milieu de vous avec vous mes compagnons, mes amis, loin de cette agitation malsine entretenue chaque jour par le microcosme. Oui, il est bon d'être ici sur cette terre parmi les femmes et les hommes qui ont tissé pendant des siècles la trame de l'histoire de France, notre histoire.
Avec toutes ces batailles qui font notre fierté, il y a pas de meilleur endroit pour venir vous parler du courage et de la résistance. Je suis je suis actuellement sous le feu continu des attaques. Ces attaques contre un candidat investi et légitimé non seulement par les siens mais par des millions de Français sont d'une violence inouie. du jamais vu sous la 5e République et même sans doute sous la 4e République. Cette dernière était pourtant riche en barbouserie politique de toutes sortes. Ces attaques ne sortent pas de nulle part. Elles ont été soigneusement préparées. Elles ont été mijotées dans les arrières cuisines de ces officines qu'on finira bien par découvrir un jour.
Pour ma part, je réponds aux enquêteurs et je leur confie toutes les informations nécessaires à la vérité. J'ai confiance dans leur travail et je souhaite que la justice tranche rapidement cette affaire. Mais je ne peux pas vous cacher que j'éprouve de la colère, que j'éprouve une colère froide face à toute cette meute qui se complete dans cette entreprise de démolition et qui pense s'affranchir de la politique parce qu'ils s'affranchissent de toutes les règles.
Je comprends que la presse fait son travail mais je n'accepte pas comme le soulignait l'avocat maître du pont Moretti hier sur Europin que certains après coup s'arrogent le droit de construire le bois de justice sur lequel je suis sommet de prendre place sans tarder. [Applaudissements] Après tout, après tout, le jugement viendra après. Le jugement est secondaire puisque c'est pas ce qui les intéresse. Parce que je ne suis pas dupe. C'est pas la justice que l'on cherche. C'est à me casser. Et au-delà de ma seule personne, c'est à casser la droite, à lui voler son vote. Pensez donc, en me choisissant, elle n'a pas bien voté.
Elle n'a pas cédé aux sirènes du panurgisme qui présente l'absence de programme ou le mandat impératif pour les députés comme le comble de l'audace et de la modernité. Alors oui, il fallait bien faire payer ce camoufler. que nous avons infligé ensemble aux établis. Il faut bien répondre face au tribunal de l'opinion qu'il dresse de ce qu'il pensa être un crime de l'aise majesté. Quit a cassé l'alternance, qui t'a cassé la volonté de redresser notre pays ? Quit à malmené la démocratie. Si j'étais un candidat fade, ce déchaînement n'aurait pas lieu. Si mon projet était flou, l'acharnement ne serait pas là.
Et je le dis devant vous, je comprends que ces accusations troublent certains d'entre vous en raison de leur martèlement, en raison de la répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves en raison des sommes avancées aussi. Comment cela ne serait-il pas le cas ? Comment cela ne serait-il pas le cas quand la voix de la défense se fait systématiquement recouvrir par le bruit et par la fureur de l'accusation ? Mais mes amis, des mensonges fussent-ils répétés 100 fois ne parviendront jamais à constituer une demi-vérité. [Applaudissements] Car que me reproche-ton ? On me reproche d'avoir voulu que mon épouse soit la première de mes collaboratrices.
Elle qui depuis 40 ans construit avec moi mon parcours tous les jours. Il y a à cela rien d'illégal. Et j'assume le choix qui fut le mien de m'appuyer sur elle, sur mes proches qui savent mieux que quiconque. Les sacrifices et les dévouement qui ont jalonné mon chemin politique. On ne parcourt pas un chemin si rude sans avoir à ses côtés des personnes en qui on a toute confiance.
Autour de moi, j'ai Penelope, mais j'ai aussi des équipes dont certains membres ont 40 ans, 30 ans, 20 ans de service avec moi et qui n'ont jamais compté leurs heures parce qu'ils se sont engagés par passion, parce qu'ils ont tenu par fidélité, parce qu'ils sont et qui restent animés par quelque chose qui s'appelle l'amour de leur pays. Alors oui, mes amis, je vous demande de m'aider à résister. [Applaudissements] Je mène un combat pour redresser la France, pas pour le goût du pouvoir. Si c'était le goût du pouvoir qui m'animait, je ne présenterai pas à mes compatriotes un projet aussi tranché, un projet aussi peu démagogique, un projet qui nous invite tous à nous retrousser les manches.
Je promettrais, comme mes concurrents, de travailler moins, de dépenser plus et de réformer le moins possible. Il paraît il paraît que c'est comme ça qu'on séduit les électeurs. Mais moi je vous dis que c'est aussi comme ça qu'un jour on va finir par achever la France. L'enjeu l'enjeu des présidentiels, c'est de choisir avant qu'il ne soit trop tard entre le déclin et le sursaut. Voilà ce que je crois. Voilà à mon sens ce que ressentent des millions de Français qui sont beaucoup plus lucides et beaucoup plus courageux qu'on ne le croit.
On va on va on va on va je porte je porte je porte avec eux et avec vous ce projet de redressement national et c'est manifestement inacceptable pour tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change Pour tous ceux qui finalement se satisfont d'un pays avec autant de chômage, avec autant de misère, avec autant de réglementation, avec au fond aussi peu d'avenir, je porte avec vous des valeurs françaises et manifestement inacceptable pour la gauche qui n'aime la droite que lorsqu'elle baisse la tête et lorsqu'elle marche à l'ombre.
Et je porte avec vous aussi la fierté d'une nation qui veut réussir, d'une nation qui veut être respectée et ça manifestement c'est inacceptable pour le Front National qui se croit propriétaire de notre drapeau. Et bien plus j'entends mes adversaires, plus je mesure combien notre combat est absolument vital pour la France. à entendre monsieur Hamont, l'urgence de notre pays tiendrait en un slogan : travaillez moins, dépenser plus et emprunter la différence. Nos socialistes vivent décidément dans un monde parallèle, un monde où il n'est plus nécessaire de travailler pour créer de la richesse. Un monde où on peut vivre indéfiniment à crédit.
un monde où il n'y a aucun problème qu'une taxe ou un impôt nouveau ne puisse régler. L'économie de monsieur Amont, c'est celle de la pénurie organisée. Et voilà maintenant qu'ils veulent imposer le revenu universel, une trouvaille de génie où chacun est invité à vivre au dépend de tous les autres. [Applaudissements] En réalité, la seule chose qui deviendrait vraiment universel, c'est la pauvreté. Si les socialistes vivent dans la 4e dimension, le Front National, lui vit dans le monde d'hier. Ces propositions ne sont pas moins démagogiques et moins dangereuses pour la France.
À en croire madame Le Pen et monsieur Mélenchon, on a l'impression qu'ils ont écrit leur programme économique ensemble. Abandon de l'euro, fermeture des frontières, sortie de la politique agricole commune, retour de l'âge de la retraite à 60 ans, augmentation des salaires, embauche sans compter de fonctionnaires. C'est la faillite en 6 mois. C'est le programme du Parti communiste dans les années 70. C'est le même programme que celui de l'extrême gauche. Quant à monsieur Macron, c'est à quelques petites nuances près la même politique que celle de François Hollande.
Et d'ailleurs, c'est pas étonnant puisque c'est lui qui avait inspiré la politique qui a été conduite dans notre pays depuis 5 ans avec le même flou que François Hollande, avec les mêmes ruses, avec juste le sourire en plus. Mais un sourire marketing, ça ne fait pas une politique pour la France. [Applaudissements] dans ce panorama, nous sommes les seuls à vouloir vraiment redresser notre pays. Nous sommes les seuls à dire que l'état d'urgence est partout. Il est économique, il est social, il est même existentiel face à la puissance de la mondialisation et face à la menace du totalitarisme islamique. Et face à cette situation d'urgence, nous nous avons un projet.
Nous avons un projet puissant, un projet cohérent, un projet qui est capable de relancer notre croissance, de créer des emplois et de restaurer l'autorité de la République pour défendre notre identité, nos valeurs, notre histoire, la société française que nous aimons. Alors pour tout ça, on voudrait nous éliminer de la course à la présidentielle parce que c'est bien ça l'objectif. Au profit de quoi ? Au profit de qui ? Au profit des utopistes, des marcheurs en rond, des extrémistes. Mais chacun voit bien que ça serait une calamité pour la France. 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 2200 milliards de dettes. Et on me dit que mon programme c'est la purge.
Mais la purge c'est maintenant. La purge c'est la purge pour les Français. C'est la purge pour les agriculteurs que j'ai rencontré tout à l'heure et qui vous disent que ils travaillent 70 heures alors qu'ils n'ont même pas de quoi se payer un salaire à la fin du mois. C'est la purge aujourd'hui et moi je propose au contraire de rompre avec cette misère. La purche et les impôts confiscatoires qui découragent le travail, qui décourage les Français, qui découragent l'initiative.
La purge, c'est la bureaucratie qui jette les Français dans le désespoir simplement parce qu'ils ont osé à un moment donné de leur vie entreprendre et parce qu'ils ont osé rêver d'une vie meilleure pour eux et pour leur famille. Le sang et les larmes, c'est malheureusement les ignobles attentats qui ont frappé la France et tant d'autres pays autour de nous. Le sang et les larmes, c'est aussi ce recul insidieux des conquêtes les plus précieuses de notre civilisation, parmi lesquelles l'égalité entre les hommes et les femmes. Alors mes amis, si rien de cela ne vous pose problème, alors oui bien sûr, on peut continuer comme avant. Ne changons rien. Moi, je tiens un autre discours.
Je tiens un discours de vérité sur la situation et de réalisme sur les propositions. Ce discours, je le porte sans relâche depuis plusieurs années, sans égards pour les modes, sans tenir compte des conseils des sondeurs, des experts qui pensent que la politique c'est une somme de petites manœuvres. Nous savons maintenant que la prospérité économique, ça ne va pas de soi. Nous savons que la France est embourbée dans une croissance faible. Nous savons que les 35 heures ont fait chuter notre compétitivité. Nous savons que notre balance commerciale est déficitaire, que nos parts de marché à l'étranger sont en chute libre depuis 20 ans.
Et le monde, c'est un immense marché avec 7 milliards d'êtres humains qui rivalisent désormais d'énergie, d'invention. Alors que nous recellons des trésors de créativité, de dynamisme, comment ne pas les voir quand on pénètre sur cette place incroyable de Charleville Misière qui exprime cette grandeur, cette fierté, cette civilisation qui est la nôtre. Comment alors que nous recellons ces trésors accepter que la France aille de moins en moins bien, que sa voix porte de moins en moins dans le monde, qu'on nous respecte de moins en moins et que nous ayons de plus en plus de pauvreté et de misère. La France décroche et elle décroche à grande vitesse.
L'urgence est d'autant plus grande que les plus touchés par le décrochage, c'est évidemment toujours les plus modestes d'entre nous. Et la promesse d'égalité, cette si belle promesse, elle est aujourd'hui en échec quand elle n'est pas caricaturée dans ce que la gauche appelle l'égalitarisme. La vraie inégalité qui mine la République et je voudrais en dire un mot ce soir, c'est l'inégalité entre les territoires. Comment est-ce qu'on peut mettre chaque française sur un pied d'égalité si selon son lieu d'habitation, on n pas accès au mêmes services, aux mêmes chances, aux mêmes emplois, à la même possibilité de réussir.
Les territoires ruraux sont les premiers territoires abandonnés de la République. Ces territoires, je les connais comme aucun autre candidat à l'élection présidentielle ne les connaît. Ce sont mes racines, c'est mon histoire, je suis français et quand je me retourne derrière moi, je vois des cortes de Vandéin, de Basque, de Sartois, ma famille, tous ceux qui ont fait ce que je suis aujourd'hui. Je suis attaché à ces territoires et mes amis, il ne suffit pas de descendre de Paris 2h avec un cortège de journaliste girophare allumé pour comprendre un pays et pour entendre ce qu'il a à dire. Depuis une dizaine d'années, j'ai vu la situation de nos territoire se dégradé.
La concentration des populations et des richesses vers les grandes agglomérations s'est accélérée. La fracture territoriale n'a jamais été aussi profonde. Elle oppose les territoires urbains riches et dynamiques aux territoires ruraux et périurbains pris dans une spirale de paupérisation. Il faut se souvenir qu'en 30 ans, 2 millions et demi d'emplois industriels ont été détruits dans notre pays. Vous savez ici à Charleville que chaque usine qui ferme ses portes, c'est un drame qui touche des familles, qui touche des villes, qui touchent des villages. Vous le savez que cette désindustrialisation, elle lacère le tissu social et elle brise nos territoires.
Pendant trop longtemps, il faut reconnaître que on n' pas voulu voir la vérité. On a pensé soit que c'était inéluctable, soit qu'il serait facile d'y remédier. C'est au fond tellement facile d'accepter la mort des campagnes quand on habite à l'intérieur des grandes métropoles. Mais c'est l'unité même de la France qui est menacé. À côté des villes où se concentre l'activité économique et les ressources, on ne peut pas accepter que s'étendent des territoires vidé leurs emplois, déserté par les services publics, privé du soutien de l'État, laissé seul face aux détresses sociales.
Nos élus font un travail formidable mais ils sont laissés en première ligne face à la dégradation économique et sociale. Ce que je propose c'est que nous fassions ensemble la révolution du bon sens et de la liberté. La liberté, ce mot-là qui est pourtant au premier rang des valeurs de la République, c'est un mot qui n'a pas bonne presse. On confond la liberté avec la loi de la jungle et dès lors, on nous a accoutumé à préférer le nivellement par le bas plutôt que l'audace. La liberté, c'est la dignité rendue à des citoyens que l'on cesse de traiter comme des enfants. La liberté, c'est considérer les gens responsables de leurs actions et donc leur rendre le mérite de leur réussite.
La liberté, c'est cesser de centraliser, d'uniformiser pour laisser enfin les initiatives au plus près des citoyens. La révolution de bon sens que je veux réaliser avec vous, elle passe d'abord par la confiance. Je veux que nous passions d'un monde de règlement, de normes, de contrôleur à un mode à un monde de contrat et de confiance. [Applaudissements] et et cela s'applique à toutes les catégories de la population et notamment à nos communes, à nos collectivités locales qui sont victimes de l'amoncellement de normes, des circulaires de contraintes souvent inutiles décidé dans un bureau à Paris qui tue les initiatives dans l'œuf et qui freine les projets.
J'ai en mémoire une anecdote qu'on m'a raconté au cours des 3 années que j'ai passé à arpenter notre pays pour construire mon projet politique. Une commune rurale qui veut créer une médiathèque à côté de la salle des fêtes. Projet légitime qui devrait pas rencontrer la moindre le moindre obstacle mais c'était sans compter sur l'hystérie réglementaire de l'État parce que pour mettre les sanitaires des deux installations en commun, il fallait créer deux portes. Le malheureux maire n'imagine n'imaginait pas qu'il ouvrait la boîte de pandore bureaucratique classé en nœud RP de 5e catégorie. L'ensemble serait alors devenu un nœud RP de 3e catégorie.
Et là, les contraintes et les normes atteignent quasiment celles d'une centrale nucléaire. Bref, au final, il n'y aura pas de médiathèque dans cette commune. Des histoires, des histoires comme celle-là, j'en ai des dizaines accumulées au cours de ces déplacements. Et au fond, ce que les Français nous disent à travers cette impossibilité de réaliser, d'agir, qu'on arrête de nous emmerder. Voilà le message qui est celui des Français. Président président président aujourd'hui [Applaudissements] je me permets d'utiliser ce mot parce qu'il a été utilisé avant moi par George Pompidou qui était un élève de l'école normale supérieure et qui donc pouvait se permettre de parler avec cette grossièreté.
Mais puisque je pense à George Pompidou, je pense que lui aussi a eu son petit sa petite dose de calomnie, d'attaque et qui les a surmonté. Alors aujourd'hui, les services de l'État passent plus de temps à opposer des règles et des normes qu'à accompagner les élus et les citoyens dans leur projet de développement. Et bien, il faut changer ça. Il faut alléger les contraintes, faut simplifier les normes. Les communes, les départements et les régions doivent bénéficier des espaces de liberté que moi je veux dégager pour la société française.
La décentralisation, la vraie décentralisation, c'est pas celle qu'on a construite parce que celle qu'on doit faire, elle doit reposer sur la liberté et sur la confiance. Si trois communes veulent s'associer ensemble, c'est pas au préfet de dire qu'il en faut cinq ou qu'il en faut six. C'est aux citoyens. C'est aux élus de faire eux-mêmes leur choix. Ensuite, la révolution du bon sens, c'est donner aux collectivités les moyens nécessaires à l'accomplissement de leur mission.
Moi, je veux permettre aux élus de gérer leur budget avec davantage d'autonomie, avec des marges de manœuvre, sans qu'on leur demande sans cesse de prendre en charge plus de contraintes et en pratiquant une meilleure solidarité entre les communes riches et celles qu'ils sont moins. Pour ça, il faut d'abord que l'État se réforme lui-même. On a voulu nous faire croire que l'augmentation des dépenses publiques, c'était une forme de remède à l'affaiblissement économique. fond, moins l'économie va bien, plus on va dépenser d'argent public. Mais c'est le contraire, c'est la dépense publique qui est devenue la cause principale de l'affaiblissement économique.
On mesure aujourd'hui combien le niveau délirant de nos prélèvements obligatoires décourage la prise de risque et mine le tissu de nos entreprises. Malgré des impôts sans cesse plus lourds, on a quand même continué à accumuler de la dette avec aujourd'hui un stock monstrueux de 2200 milliards d'euros. Quand j'ai été élu pour la première fois il y a longtemps, la dette française c'était 17 % de la richesse nationale. Cette année, ça va être 100 % de la richesse nationale. Comment croyez-vous que nous allons pouvoir continuer avec une dette aussi lourde ?
Et c'est cette dette là qui pèse sur vos impôts, qui pèse sur vos charges sociales, qui pèse au fond sur les budgets de vos collectivités locales. C'est cette dette là qui empêche l'État d'être un investisseur de la modernité, un état capable d'accompagner le pays vers la modernisation. Alors oui, si on continue comme ça, on risque l'insolvabilité, on risque ce que j'avais déjà dénoncé, la faillite. Tenir les budgets, réduire les effectifs, sérier les priorités. Chercher l'efficacité. Ce sont les seules façons de revenir à l'équilibre budgétaire, à l'équilibre de nos comptes publics.
Mais la révolution du bon sens, c'est aussi libérer les innovations pour qu'on puisse faire vivre le territoire national. Cette liberté, elle doit d'abord être donnée en matière d'éducation. L'école, c'était le creusé de la République. C'est désormais devenu le caveau de la République. Obsédé par leur furie égalitariste, nos idéologues de l'éducation ont tout simplement oublié que l'école était là pour transmettre des connaissances. Notre école nivelle les intelligences, rabaisse les mérites, étouffe les talents, accroit les handicaps culturels et sociaux.
Au nom d'une conception dévoyée de l'égalité, elle empêche l'élévation des meilleurs élèves, surtout s'ils sont issus des milieux les plus modestes. Oui, je veux que les directeurs d'école disposent de réels pouvoirs de gestion. Je veux qu'ils soient des patrons qui puissent avoir une autorité hiérarchique sur leurs équipes enseignantes. Je veux même qu'ils puissent choisir une partie de ces équipes enseignantes pour qu'ils puissent développer un projet pédagogique adapté à la réalité du terrain qui est en face d'eux. Je veux qu'on fasse confiance aux professeurs plutôt qu'à des groupuscules de pédagogistes hors sol.
[Applaudissements] Je profite de l'occasion pour dire que président de la République, je demanderai au Parlement d'abroger les contraintes qui pèsent sur les collectivités locales en matière d'aménagement des rythmes scolaires et de laisser libre les élus, les parents, les [Applaudissements] enseignants. Ensuite, si on veut revivifier les territoires ruraux, il faut non seulement une école qui fonctionne, mais il faut que l'emploi puisse se développer. Ça passe en particulier par le déploiement d'une réelle couverture numérique.
Il est impossible d'espérer créer des emplois dans l'économie de demain, dans cette économie qui se construit, dans des territoires qui ne bénéficient pas du très haut débit. Tout va changer. Le télétravail va connaître un déploiement formidable. On va voir de plus en plus de Français créer leur propre activité individuellement et c'est d'ailleurs pour ça que je veux créer un statut de travailleur indépendant. On va voir des services en matière de santé, en matière d'éducation qui vont se développer sur le territoire grâce au numérique. Mais encore faut-il qui ait les réseaux et le trèshaut débit.
Je sais qu'ici dans cette région, grâce à Philippe Richard, un formidable projet de couverture en haut débit est en cours. Et bien moi, je l'encouragerai, je l'aiderai, je le boosterai, je ferai en sorte qu'il soit mis en œuvre sur l'ensemble du territoire national. Et et comme je ne promets pas la Lune, je vous dis que je sortirai les participations de l'État dans les entreprises où l'État n'a plus rien à faire pour créer un fond d'investissement dont les résultats seront consacrés à la création des réseaux à très haut débit dans les territoires ruraux. Pour que l'emploi se développe, faut aussi redonner aux entreprises un peu de liberté. C'est simple, je veux baisser les charges.
Je veux mettre les charges des entreprises françaises au niveau des entreprises allemandes parce que c'est normal dans le même territoire avec la même monnaie. Je veux supprimer les 35 heur mais je veux vraiment le faire. Je veux pas faire comme on a fait jusqu'à maintenant. les transformer, les affubler de tout un tas d'exceptions, les barbouiller de nouvelles circulaires. Non, je veux en finir avec l'invention infernale de madame Aubri qui a eu tellement d'effets négatifs sur la compétitivité de l'économie française. [Applaudissements] Nous avons nous avons besoin pour que les territoires ruraux se développent. que l'offre de santé dans nos territoires soit une offre de qualité.
Nous savons tous et moi le premier qui était longtemps un élu rural qui a pas de développement possible dans un territoire sans une offre de santé de qualité. Alors oui, je veux multiplier les créations de maison de santé, qu'elles soient privée ou publique. Je veux développer les primes d'engagement offertes aux jeunes médecins. Je veux innover en matière de télémédecine. Je veux poursuivre l'adaptation régionale du numérus claus pour les études de médecine avec l'ouverture de postes d'internes en priorité dans les territoires à faible densité médicale. Je ne veux pas que les centre-ville des petites villes et des bour ruraux soient condamnés au délitement.
Ils peuvent revivre si on met en place une action vigoureuse de requalification et de rénovation des logements. Les politiques de logement ont été depuis très longtemps et il y avait des raisons à cela entièrement tourné vers les grandes villes. Et bien moi, je proposerai des incitations fiscales ciblées pour stimuler les investissements dans les territoires ou faciliter l'achat de leur résidence principale par des salariés ou par des travailleurs indépendants.
Je veux développer les commerces multiservices en partenariat avec les acteurs privés et puis je veux venir au secours de nos agriculteurs qui constituent non seulement notre mémoire mais une richesse fantastique pour l'avenir de notre pays et qui sont en train de disparaître. Oui, je veux lever le stupide embargo sur la Russie qui ruine les agriculteurs européens. Je veux que dès le début du quinquena dans une ordonnance, le Parlement supprime toutes les normes qui pèsent sur l'agriculture et qui ne sont pas des normes européennes qui sont des normes franco-françaises.
Je veux que les agriculteurs puissent disposer d'un compte épargne aléa, climatique et économique simple d'emploi, sans plafond, alimenté librement pendant les années de bonne récolte et utilisable en cas de perte d'exploitation parce que c'est à ce prix que nos agriculteurs pourront à nouveau vivre de leur travail. Il manque à nos agriculteurs pour réussir ni le courage ni les compétences. Il faut simplement que l'État cesse d'être un poids pour devenir un soutien et que notre agriculture redevienne ce qu'elle doit être la première en Europe parce que c'est sa place. Alors, il y a d'autres territoires oubliés de la République en dehors des zones rurales.
Il y a ces territoires dans les zones urbaines que plus personne ne veut voir et où la police ne peut même plus s'aventurer. La fracture y est aussi profonde que dans les territoires ruraux. La haine de notre pays, contrairement à ce qui se passe dans les territoires ruraux, la haine de notre pays s'y développe et la pauvreté s'enquiste. Là encore, l'État a une responsabilité lourde. Il est trop présent là où il devrait laisser les Français respirer et il est 1000 fois coupable d'être absent là où au contraire les territoires ont besoin de lui. Il faut restaurer l'autorité de l'État. Et pour restaurer l'autorité de l'État, faut que l'État se concentre sur ce qui compte vraiment.
Et c'est vrai que c'est plus facile d'écrire une circulaire que de rétablir l'autre dans les banlieux. C'est plus facile d'étouffer les honnêtes gens dans la toile d'araignée fiscale plutôt que d'empêcher les délinquants de pourrir la vie du voisinage. [Applaudissements] De faiblesse de faiblesse en abandon, de renoncement en compromis. Nous avons laissé proliférer des zones de non droit et désormais dans bien des lieux, ce sont les règles salafistes qui prennent le pas sur les règles de la République. Et bien, je ne le tolérerai pas.
Si le prochain président de la République ne met pas un coup d'arrêt à la progression du fanatisme, je vous le dis, la France entrera dans une nouvelle période sombre de son histoire. Nous ne pouvons pas abandonner à leur sort les populations qui vivent dans les banlieux. et son endroit d'attendre des vraies chances de réussite, la protection contre toutes les formes d'oppression, y compris les oppressions religieuses et culturelles. La France pour ça a besoin d'une révolution des esprits. Elle a besoin de policiers et de gendarmes dotés de moyens d'action matériel et juridiques à la hauteur des défis. Elle a besoin d'un grand ministère de la sécurité nationale.
Elle a besoin d'une révolution des esprits qui instaure une culture du résultat au lieu de la culture de l'excuse pour la sécurité de tous les Français avec l'aide des magistrats. Je veux mettre comme jamais l'accent sur la sécurité, la défense nationale et la justice en augmentant leurs moyens de 12 milliards d'euros pendant la durée du prochain quinquena. Je veux des polices municipales armées qui soient capable de faire des contrôles d'identité et qui travaillent la main dans la main avec les polices. Je veux mobiliser dans chaque intercommunalité des réservistes de la gendarmerie nationale capable d'intervenir au côté des forces de l'ordre régulière.
Je veux créer 16000 places de prison supplémentaire pour que les condamnations soient vraiment effectuées dans notre pays. Et puis nous devons être absolument inflexibles avec toute personne touchant de près ou de loin à une activité terroriste. Nous devons nous devons cette intransigence aux victimes de la barbarie islamiste. Nous le devons aux Français et aux Françaises qui attendent de l'État d'être protégé contre la sauvagerie. Oui, je le redis une nouvelle fois, si je suis élu président de la République, toute personne coupable d'intelligence avec l'ennemi sera condamnée. [Applaudissements] On nous dit, on nous dit on nous dit "Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
avec tous ces djihadistes qui vont revenir de Syrie ou d'Irak. Et bien c'est simple, ils n'ont qu'à pas revenir parce qu'on va leur retirer la nationalité française et leur interdire l'accès du territoire national comme la loi ne nous le permet. Les étrangers qui appartiennent à une mouvance radicale doivent être expulsés puisque ces mouvances radicales sont en contradiction avec notre pacte républicain.
Je veux aussi mettre un terme à l'hypocrisie et dire clairement que le problème des banlieux, c'est aussi un problème d'intégration et c'est pas un service à rendre ni à la France ni à ceux que nous accueillons de laisser rentrer des immigrés sans vérifier qu'ils sont capables de s'intégrer dans la société française. C'est pour cela que je veux réduire l'immigration au strict minimum en créant des quotas et en ne versant les prestations qu'aux étrangers en situation régulière depuis au moins de 2 ans sur le territoire national. Mais mes amis, il y a encore plus important que tout ça.
Il y a le rock de nos valeurs que nous devons opposer parce que nous ne renons pas nous ne remporterons pas le combat contre la violence, contre l'intégrisme, contre ceux qui menacent les valeurs fondamentales de la République, ce que j'appelle les totalites. Remarquez d'ailleurs que je suis le seul à utiliser ce vocabulaire. On vous parle de terroristes, mais des terroristes, il y en a de toutes sortes.
Là, on n'est pas en face de terroristes, on est en face d'un mouvement politique qui cherche à prendre le contrôle du Pakistan, de l'Afghanistan, de la Syrie, de l'Irak, du Yémen qui menace l'Égypte, qui menace toute la rive sud de la Méditerranée, qui menace le Sahel, qui veut descendre dans l'Afrique occidentale et qui veut imposer sur un immense territoire une idéologie totalitaire. Une idéologie comme l'idéologie nazie qui veut contraindre les hommes et les femmes à vivre selon des valeurs qui ne sont pas les valeurs universelles que nous défendons.
[Applaudissements] Alors oui, pour s'opposer à ce danger, il faut des forces de défense, il faut une politique étrangère mais il faut aussi le rock de nos valeurs. On a une histoire et comment ne pas la rappeler ici ? On a une langue et quelle belle langue mais même avec ces ses accents circonflexes et on a un drapeau. Alors je sais bien dès qu'on commence à afficher la fierté nationale il y a tout un teint amar qui se met à bourdonner à nos oreilles. Il y a tous les docteurs en bienpensance qui viennent expliquer aux français que la fierté ce serait une forme d'intolérance. qui viennent expliquer qu'être attaché au clocher de son village et à ses traditions, c'est insulter les autres.
Ces gens-là ne parlent que de respect des cultures, mais ils méprisent les Français qui sont attachés à leur culture. La France La France était parmi les premières nations à mettre au cœur de son fonctionnement l'ouverture aux autres. la liberté d'être différent, la liberté de vivre selon ses propres choix. Cette tolérance généreuse, elle est devenue relativisme et ce relativisme est devenu honte de notre propre culture. Comme si pour respecter les autres, on devait d'abord cesser de se respecter soi-même. Comme si on pouvait n'avoir un avenir qu'à condition d'oublier son passé. Non, mes amis, les valeurs, c'est pas une ancre qui empêche le bateau d'avancer.
les valeurs, c'est le gouvernail du bateau qui lui permet justement d'avancer. Ce sont les valeurs qui permettent de tenir le cap. Sans ell, le progrès n'est qu'une dérive. Alors oui, face à un monde qui change, nous devons changer nous aussi pour survivre. L'État est devenu une machinerie cafenne. C'est devenu un boulet qui nous entraîne par le fond. Si nous le remettons à sa vraie place, là où il doit être avec les pouvoirs qui doivent être les siens, l'État peut redevenir une force de progrès pour nous aider à gagner dans la mondialisation.
Ceux qui vous disent qu'il suffit de fermer les frontières ou alors d'ouvrir en grand le robinet des finances publiques vous ment et vous le savez et les Français au fond de même le savent. Il y a pas de salut dans le repli mais il y a pas de salut non plus dans le fait de dépenser l'argent qu'on a pas. Alors, sachez-le, cet argent toujours le vôtre. Et donc, il y a toujours un moment où on viendra vous chercher pour régler la facture. Voyez-les ces forces de l'immobilisme qui se déchaînent de tout côtés. Tous ces candidats qui se prétendent hors système.
Voyez, tous ces jeteurs de poudre aux yeux, ces marchands de belles promesses, ces camelot qui viennent vous vendre et vous revendre le produit miracle de toujours plus à n'importe quel prix. Ils sont le système par excellence. Ils m'attaquent parce que je les attaque. Le temps n'est plus au demi-mesure. Le temps n'est plus aux hésitations. La France n'a plus le temps. 2017, c'est pour la France le moment du dernier métro. Soit on y monte, soit on va rester à quai. Et on va rester à quai pour longtemps. Mes amis, je veux être avec vous le candidat de la fierté française. Je veux être le candidat de l'action après tant d'hésitation. Le défi que nous devons relever ensemble, il est immense.
Mon énergie est intacte, ma détermination est totale. Le chemin n'a jamais été facile. Il ne le sera pas plus demain. Mais on ne l'emprunte pas parce qu'il est facile, on l'empreinte parce qu'il y en a pas d'autres. Alors avec vous, avec votre courage, je sais qu'on va gagner. Il nous reste il nous reste il nous reste 80 jours avant le premier tour. C'est assez aurait dit Julvergne pour faire le tour du monde. C'est aussi plus qu'il n'en faut pour faire de notre ambition pour la France l'ambition de la France. Mes amis, cette campagne, c'est pas la campagne d'un homme. C'est même pas celle d'un parti. C'est le combat d'un pays. C'est le combat d'un pays dont le cœur bat encore.
C'est le combat d'un pays qui a tellement à accomplir à condition qu'on croit en lui. Alors, si vous partagez comme moi cette ambition, si vous êtes habité comme moi par cette espérance, aider notre nation à se relever une nouvelle fois pour qu'elle redevienne ce qu'elle a toujours été. La France é notre France la France dont nous sommes fiers et celle que nous voulons léguer à nos enfants.
[Musique] [Applaudissements]
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Sia on va Gag on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va y aller on va gagner on va on va le jour de est contre nous de Les tonneurs sont élevés les ton sont élevés entendu dans nos campagnes Miss Féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et aux [Musique] hommes [Applaudissements] forons par jour par jour [Musique] Amen.