Nicolas DUPONT-AIGNAN sur Sud Radio le 06/03/23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34FerméeRéponse directe
Est-ce que vous êtes toujours opposé à la réforme des retraites ? Et si oui, est-ce que vous allez de nouveau manifester ?
- 2:57RelanceRéponse partielle
Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous rejoignez alors les syndicats qui veulent une France à l'arrêt, quitte à mettre à genoux, disent-ils, l'économie française ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Ce serait quoi la question ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Petit 1, est-ce que vous pensez que finalement, ça va aller jusqu'au bout, cette réforme des retraites, avec le vote grâce à l'aide des Républicains ?
- 7:04FerméeRéponse directe
D'abord, est-ce que la réforme va aller jusqu'au bout ?
- 8:28OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de ce que dit ce matin dans Le Figaro, Éric Ciotti ? Il veut enclencher le reset de la droite avant l'été.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueFait
« Le régime a été excédentaire en 2022, il y a des économies ailleurs considérables à faire »
- 1:02Invité politiqueChiffre
« on a rajouté en 2022 15 milliards d'euros, 15 milliards d'euros, c'est plus que la réforme des retraites, pour payer les emprunts à taux variable »
- 2:20Invité politiqueChiffre
« en 2023, il a emprunté le 23 janvier 1,5 milliard à taux variable »
- 3:25Invité politiquePromesse
« Il faut 185 parlementaires, députés ou sénateurs. Et ensuite, il faudra 4 millions de signatures de Français pour obliger le Président à consulter les Français »
- 4:40Invité politiqueChiffre
« tant qu'on ne comprend pas que vous avez les deux tiers de chômeurs, vous n'avez qu'un tiers d'une génération qui travaille après 60 ans. Après 55 ans, vous n'avez que 60% »
- 6:26Invité politiqueChiffre
« faisons des économies sur les fausses cartes vitales, 10 milliards d'euros »
- 6:28Invité politiqueChiffre
« faisons des économies sur les emprunts aux variables, 10 milliards d'euros »
- 7:54Invité politiqueChiffre
« en un mandat, vous avez 2000 euros »
- 11:07Invité politiquePromesse
« la TVA, 0% sur les produits de première nécessité »
- 11:39Invité politiquePromesse
« je baisse le prix de l'électricité d'autorité, comme l'ont fait le Portugal et l'Espagne, en sortant du marché européen »
- 12:08Invité politiqueFait
« la cause de l'inflation, c'est la mondialisation »
- 12:49Invité politiqueFait
« le jour où la Chine coupe le robinet des médicaments, on est à poil »
- 13:52Invité politiquePromesse
« il faut supprimer les aides et feux »
- 14:32Invité politiqueFait
« les centrales à charbon allemandes par Vendès qui polluent toute la France »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur21 %
- ?6 %
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Et l'invité ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France.
Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Roger. La réforme des retraites dans le dur, une semaine décisive, la France sera-t-elle à l'arrêt ? Y a-t-il encore d'ailleurs des possibilités de négociation, résignation, détermination des Français ? Ce qu'on va voir avec vous, mais aussi d'autres questions dans l'actualité, comme la tournée en Afrique du président Emmanuel Macron, le combat des élus qui sont surmobilisés face aux automobilistes, sur les aides et feux, bien sûr, et puis l'avenir de la droite également, bien sûr. Tout d'abord, et puis les mesures anti-inflation. Tout d'abord, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous êtes toujours opposé à la réforme des retraites ?
Et si oui, est-ce que vous allez de nouveau manifester ? Alors je n'irai pas
manifester
cette fois-ci, puisque je serai au Parlement, mais je suis totalement hostile à cette réforme qui est inutile, totalement inutile. Le régime a été excédentaire en 2022, il y a des économies ailleurs considérables à faire, et je vous parlerai d'un scandale, c'est qu'on a rajouté en 2022 15 milliards d'euros, 15 milliards d'euros, c'est plus que la réforme des retraites, pour payer les emprunts à taux variable
qu
'a fait M. Macron et M. Le Maire, vous savez, la France s'endette
chaque année. Elle s
'était endettée, la France, quand même. Oui,
mais à
taux variable, indexé sur l'inflation, et on continue, alors qu'on peut emprunter à taux fixe. Ça nous coûte 15 milliards d'euros, donc il y a des fautes de gestion, il y a des gaspillages sur des dizaines de milliards d'euros, et on veut faire payer les plus modestes
qui
passeront de la retraite au RSA. Parce que passer à 64 ans, c'est plonger une grande partie des futurs retraités au RSA entre 62 et 64, parce qu
'il
n'y
a
pas de boulot pour les seniors dans notre pays. Alors, c
'est même Emmanuel Macron
qui le disait. Vous avez tous vu la vidéo de 2019, il le disait. Donc moi je ne suis hostile à cette réforme parce qu'elle est inutile. elle va plonger beaucoup de Français dans la misère, et il
y
a des économies à faire ailleurs. Je ne comprends pas,
et
vraiment, vous savez, je suis indigné comme gaulliste social,
qu
'on puisse s'attaquer aux plus modestes qui subissent déjà l'inflation, alors qu'il y
a
des sources d'économies ailleurs qui profitent à des oligarques.
C
'est insupportable. Des oligarques,
oui.
Les banquiers qui se mettent 15 milliards d'euros de l'argent des Français dans la poche par la complicité de M. Le Maire.
Avec
ses taux révisables, ça on ira vérifier.
Oui, et qui continue
en 2023, il a emprunté le 23 janvier 1,5 milliard à taux variable. C'est-à
-dire
qu'on pourrait emprunter, est-ce que vous connaissez un Français qui peut emprunter à taux fixe à 2,5% ou 3% ? Et qui va emprunter un taux variable sur l'inflation qui est à 9%.
Ça me semble
quand même assez étonnant, ça.
Eh bien,
c'est pas étonnant,
vous
vérifierez. Ils ont peut-être de bonnes conditions, quoi,
sur ces
taux, non ? Non, ils vont payer 9%, 8% sur l'inflation, c'est pas compliqué à comprendre. Est-ce que pour acheter votre maison, vous emprunteriez aujourd'hui sur l'inflation qui est à 6, entre 6 et 10% ?
Ou
à taux
fixe ? Oui, ça dépend quel est le taux fixe, quoi. L'alto fixe actuellement, il est de 2,5, 3, 3,5. Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous rejoignez alors les syndicats qui veulent une France à l'arrêt, quitte à mettre à genoux, disent-ils, l'économie française ? Non, je n
'accepte pas ces paroles qui sont l'excès qui répond à l'excès du gouvernement. Mais moi, j'ai proposé une solution pour bloquer la réforme sans bloquer le pays, qui est le référendum. J'ai déposé une procédure qu'on appelle référendum d'initiative partagée. Il faut 185 parlementaires, députés ou sénateurs. Et ensuite, il faudra 4 millions de signatures de Français pour obliger le Président à consulter les Français. J'ai pour l'instant 30 parlementaires consignés. Je voudrais les convaincre, parce que ça ne sert à rien de s'opposer dans l'hémicycle, à grand bruit, si on ne signe pas ma proposition ou une autre, je m'en fous, que
ce
soit l'une ou l'autre. Mais ce que je veux, c'est qu'il
y ait
un référendum qui serait un moyen de consulter les Français, sans bloquer le pays. Ça me paraît de la voie raisonnable. Et puis moi, j'ai une proposition
autre. Avec quelle
question ? Ce serait
quoi la question ?
Ma question, dans ma proposition, qu'on peut trouver sur Internet, c'est est-ce qu'on reste à 62 ans comme aujourd'hui ? Ou est-ce qu'on va... Alors on peut le faire dans un sens ou dans un
autre.
Oui, on reste à 62 ans. Ou à l'inverse, est-ce que vous acceptez la réforme du gouvernement ? Mais dites
-moi,
c'est très simple. Il y a quelques
années, lorsque vous étiez
à l'UMP, vous défendiez un allongement
de la durée ? Non, justement, j'ai
quitté l'UMP parce que j'étais en désaccord sur l'Europe et sur... Non, j'ai jamais... J'ai toujours été clair. J'ai retrouvé tous mes programmes, 2012, 2017, 2022. J'ai toujours pensé que le problème des retraites, j'étais même pour la suppression
de
l'âge. Ça n'a aucun sens.
Il suffit d'avoir... C'était plus un allongement de la durée du travail que vous
souhaitiez
?
Non,
j'ai toujours été clair. Vous savez,
tant
qu'on ne comprend pas
que
vous avez les deux tiers de chômeurs, vous n'avez qu'un tiers d'une génération qui travaille après 60 ans. Après 55 ans, vous n'avez que 60%.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que les entreprises vous licencient, vous jettent à 55 ans. Parfois 50. Si vous voulez, ce qui m'étonne, c'est un monde politique qui ne connaît pas la vie réelle. La vie réelle, c'est que quand vous dépassez 50 ans dans une entreprise, vous êtes déjà suspect. Je voyais récemment un grand directeur d'une grande entreprise qui me disait que de fait, dans cette entreprise, à 58 ans, on fait partir les gens. Donc, tant qu'on ne règle pas ce problème de l'emploi, en relocalisant, en produisant en France... Parce que le problème de fond, c'est la masse d'emploi. On prend le
problème à
l'envers. Il faut relocaliser en France, produire en France, et alors
vous pourrez faire travailler les gens. D'ailleurs,
l'index senior qui a été adopté au Sénat
cette nuit va dans ce sens.
C'est
quoi
? C'est un thermomètre.
Dans les entreprises, il y a plus
de 300 salariés. Patrick Roger, vous mettez un thermomètre sur votre fenêtre qui va vous dire qu'il fait froid. Est-ce que ça va changer le froid
?
Non,
mais vous
pouvez vous habiller en conséquence. Donc là aussi,
peut-être agir en conséquence. Agir en
conséquence, vous faites quoi quand vous êtes licencié à 54 ans ? Que vous envoyez 900 CV ? J'ai eu une dame qui m'a écrit 900 CV, que vous n'avez rien.
Qu
'est-ce que vous faites à 62 ans
?
Vous allez où
?
Voilà la réalité pour des dizaines de milliers de Français. Vous savez, si cette réforme a autant de protestations, et pas seulement de la gauche, à droite aussi, s'il y a autant de colère dans le pays, c'est parce que les gens ne sont pas idiots, ils sont prêts à travailler plus s'il le fallait, mais il
n
'y a pas de boulot pour eux. Donc avant de faire cela, faisons des économies sur les fausses cartes vitales, 10 milliards d'euros, faisons des économies sur les emprunts aux variables, 10 milliards d'euros, faisons des économies là où il y a de l'argent, et gérons bien notre budget, et vous verrez qu'on peut payer nos retraites.
On
peut les payer. Et puis relocalisons l'emploi. Par des mesures baissant les charges sur les PME pour que
l
'emploi revienne en France.
Nicolas Dupont-Aignan, le gouvernement compte sur les Républicains, les LR pour faire voter cette retraite. Petit 1, est-ce que vous pensez que finalement, ça va aller jusqu'au bout, cette réforme des retraites, avec le vote grâce à l'aide des Républicains ? Et que comprenez-vous de la politique des Républicains, et en particulier de leur leader, Éric Ciotti ? D'abord, est-ce que la réforme va aller jusqu'au bout ?
Je n'en sais rien. Moi, je compte sur les jeunes députés LR qui ont encore un peu d'honneur, et qui ne vont pas se vendre à Emmanuel Macron comme leurs aînés. Parce que franchement, moi, je ne comprends pas la politique des LR. S'ils ont envie de se suicider, qu'ils se suicident. D'ailleurs, j'ai été très choqué de ce qui s'est passé au Sénat. Comment les sénateurs, franchement, les sénateurs LR, je suis désolé, on va dire, je les attaque, mais je ne
les
attaque pas, mais comment peuvent-ils supprimer des régimes spéciaux, sauf le leur ?
Mais
enfin, à
l'Assemblée, on a supprimé. Il peut évoluer, a dit Gérard Larcher, on ne sait pas comment.
À l'Assemblée, on a fait le ménage. Au Sénat, enfin, comment ces gens peuvent oser,
oser
s'attaquer aux retraites des Français et garder leur retraite de privilégiés ? Incroyable ! Où en un mandat, vous avez 2000 euros. Comment des sénateurs peuvent supprimer des avantages aux Français et laisser le leur ? Vous savez ce qui ne va pas dans notre pays et ce qui rend les Français écoeurés du monde politique, parce que ça rejaillit sur tout le monde politique, c'est ce comportement indécent. Et moi, si les LR ont envie de se suivre, en tout cas, je vois beaucoup d'adhérents LR, j'ai encore vu une dame ce week-end qui était LR, qui m
'a
dit, je viens d'adhérer debout la France, je vous rejoins parce que vous êtes le dernier gaulliste de notre pays qui... Et que pensez-vous,
Nicolas Dupont-Aignan, que pensez-vous de ce que dit ce matin dans Le Figaro, Éric Ciotti ? Il veut enclencher le reset de la droite avant l'été. Écoutez, quelle
crédibilité il a, puisqu'il sert la soupe à Macron.
Et
qu'une fois élu sur des bons thèmes, d'ailleurs parce qu'Éric Ciotti dit souvent des choses très justes, sur la sécurité, sur l'immigration, j'aime bien Éric Ciotti pour ses prises de parole, souvent, mais là, je n
'ai
pas compris pourquoi il s'était précipité voir Mme Borne. Je ne comprends pas. Parce que je pense qu'Éric Ciotti aurait dû se souvenir que l'enjeu du gaullisme, c'était d'ailleurs pas seulement la droite, ce sont les Français, c'est produire en France. Et si on veut régler le problème des retraites dans 20 ans, dans 10 ans, parce qu'actuellement, le régime est équilibré, il y aura peut-être un problème dans 10 ans, la seule solution, c'est de baisser les charges des PME, c'est d'avoir un vrai plan du Made in France. Donc je préférais qu'Éric Ciotti garde son programme initial plutôt que de se vendre, servir la béquille de Macron. Voilà, je ne comprends pas du tout.
Voilà, je ne comprends pas.
Bon. Un mot au passage, d'ailleurs, il y a eu une photo qui a interpellé la semaine dernière, c'était en une du magazine L'Incorrect, où il y avait des jeunes LR, RN et Reconquête, qui étaient ensemble sur une photo. Est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir une forme d'union des droites à l'avenir ?
Union des patriotes, ce n
'est
pas le problème aujourd'hui, je vais vous dire, ce n
'est
pas la droite, ce n
'est
pas la gauche pour moi, ce sont les Français, c'est d'avoir un gouvernement d'union nationale, de salut public, et je trouve très bien que ces jeunes de différents partis parlent ensemble, et je n
'ai
pas du tout compris pourquoi il
y
a cette espèce d'hystérie autour de cela, mais les LR se suicident, ils finiront à 2%, comme le Parti Socialiste, et moi je pense qu'il faut reconstruire en alliant les gens. J'ai toujours été, j'ai soutenu Marine Le Pen au second tour, parce qu'elle était en tête et que j'avais eu, moi, un mauvais score, mais parce que je pense qu'il faut s'unir, il faut s'unir, et ce n
'est
pas simplement de la droite. Vous avez des Républicains de gauche, comme Michel Onfray, vous avez des gens comme Florian Philippot, vous avez toute une France qui veut tourner la page de ce régime oligarchique qui ne défend pas les Français. C'est possible, on peut y arriver, moi je suis très confiant sur l'avenir, si on met de côté nos égaux, et si on travaille sur quelques axes,
la
natalité, le service public, l'indépendance de la France.
Trois questions en trois minutes, Nicolas Dupont
-Aignan.
La lutte contre l'inflation, le gouvernement renonce à son panier anti-inflation. Ce sont les distributeurs eux-mêmes qui le
mettent en place. Quelle est votre
proposition, vous ? Moi, la
TVA, 0% sur les produits de première nécessité. J'avais fait cette proposition de loi il y a plusieurs années, je l'ai défendue à la présidentielle. Ça ne coûterait pas trop cher. C'est une 25 produits qui passera à 0% pour aider les ménages les plus modestes. C'est
limité,
25 produits, quand même.
Oui,
mais
déjà, c'est ça. Et puis, on pourrait aller plus loin éventuellement, mais déjà, une première série. Ça coûte un peu d'argent, aussi. Oui, mais parallèlement, moi, je baisse le prix de l'électricité d'autorité, comme l'ont fait le Portugal et l'Espagne, en sortant du marché européen. Et je vous assure, il
y a
les économies qu'on va faire sur le bouclier tarifaire, puisque le prix de l'électricité baisserait très fortement, comme en Espagne et au Portugal, en s'alignant sur nos coûts de production. Eh bien, on aurait de la marge de manœuvre pour aider les ménages en alimentation. Et puis, pourquoi pas ? Alors, je vais être très provocateur. Pourquoi pas un blocage des prix provisoires pour casser la spéculation ? Et puis, enfin, il faudra peut-être traiter la cause, parce que personne ne parle de la cause de l'inflation. La cause de l'inflation, c'est la mondialisation. Vous savez, on a tout mondialisé.
Oui,
plus, bien
sûr, c'est vrai. On a tout mondialisé. Plus la guerre, plus les effets. Oui, mais il y a une
cause. On nous a dit, c'est formidable la mondialisation, vous allez voir, c'est moins cher. On paye l'addition. J'étais samedi dans une pharmacie dans ma ville. Pénurie d'augmentants. Toujours. Quand est-ce qu'on va relocaliser des chaînes de production d'antibiotiques ? On ne le fait toujours pas.
Vous
savez,
on a tout délocalisé. Mais quand on relocalise aussi,
c'est parfois beaucoup plus cher. C'est aussi un des
autres problèmes. C'est ce qu'on dit, Patrick Roger. Mais aujourd'hui,
c'est plus cher en mondialisant. Parce qu'en fait, on est dépendant des autres. Vous savez, le jour où la Chine coupe le robinet des médicaments,
on
est à poil. Donc, il faut relocaliser, il faut une politique de produire en France ce que ne fait pas le gouvernement.
Allez, il nous reste très peu de temps. Mais Emmanuel Macron achève une tournée en Afrique centrale. Il y a eu des échanges musclés avec certains présidents, notamment celui de la République démocratique du Congo. Il ne faut pas chercher des coupables à l'extérieur. Est-ce qu'il a eu raison de dire ça, le président de la République ?
Non, il a été très arrogant, comme toujours, très méprisant. À chaque fois qu'il se déplace dans le monde, c'est une catastrophe, pour l'image du pays. Donc, voilà, il est comme il est. C'est-à-dire méprisant, arrogant. Et il n'est pas habitué. Il a eu des journalistes, pardonnez-moi, mais à part quelques exceptions, comme vous, mais il a eu des journalistes en Afrique qui ne sont pas comme les journalistes parisiens, comme les éditorialistes parisiens, qui vont déjeuner avant à l'Elysée pour savoir les questions qu
'ils
doivent poser. Et donc, il a eu des questions gênantes, il n
'a
pas voulu répondre, et il s'est emporté. Ce n
'est
pas bien.
Un mot encore, Nicolas Dupont-Aignan, sur les aides et les feux. Ces zones, évidemment,
qui excluent certaines voitures.
Alors, il y a des élus qui sont face à une colère des automobilistes.
Quelle est votre
proposition ? Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait les supprimer. On a déposé... Il y a eu une proposition de loi, j'en ai déposé une. Le Rassemblement national en a déposé une. Il faut les supprimer, point barre. Mais c'est de la discrimination sociale. Vous n'avez pas d'argent, vous ne pouvez plus circuler. À Toulouse, vous ne pouvez pas aller à l'hôpital. Mais enfin, on marche sur la tête. Mais ce qui est d'ailleurs complètement délirant, c'est que des gens aient pu voter ça et pensent que ça allait passer. Donc, il faut
supprimer les aides et feux. On va trop vite pour ça, quoi. Mais ce n'est pas trop vite. Non,
mais dans le temps, quand il y aura des nouvelles voitures...
Mais d'accord. ... qui sont moins polluantes, quoi. Parce qu'il faut éviter la
pollution
dans les villes. Vous êtes d'accord avec ça ? Oui,
mais vous savez d'où vient la pollution
?
Les
centrales
à charbon allemandes par Vendès qui polluent toute la France.
Pas que
ça, pas que ça aussi.
Pas que ça,
pas que ça.
Non, mais il faut... Les
aides
et
feux, en plus, le problème des aides et feux, qu'on interdise un tout petit centre-ville, comme en Italie, ça se fait, où les riverains peuvent aller. Mais là,
les
aides et feux, elles concernent des agglomérations. Donc, quand vous n'avez pas l'argent de changer votre voiture, vous ne pouvez plus aller à l'hôpital, vous ne pouvez plus aller travailler, vous ne pouvez plus emmener vos enfants à la piscine. Enfin, il faut...
Enfin,
on marche sur la tête.
Il faut les supprimer.
Il faut les supprimer. En tout cas, reporter
ça.
Non, les supprimer, parce que c'est
une mauvaise écologie. Et la vraie écologie, eh bien, c'est de lutter contre les importations de carbone, c'est-à-dire produire en France. Parce qu'encore une fois, quand on produit en France, d'abord, c'est près de chez nous et ça ne pollue pas.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.
Merci à vous. C'est le député
de Lessonne qui était l'invité ce matin de Sud Radio. On va y revenir, bien sûr, sur tous les sujets qu'on a abordés dans un instant avec Éric Revelle et Arlette Chabot.
Et
puis vous, 0826 300 300. Vous avez entendu Nicolas Dupont-Aignan. Vous voulez réagir à ce qu'il a dit ? Vous êtes d'accord ? Pas d'accord avec lui ? Appelez-nous. 0826 300 300.
Nicolas Dupont-Aignan