Manifestation du 17 octobre : l’essentiel de la déclaration d’Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité. »
- 0:43Invité politiqueFait
« J'exprime aussi notre soutien à tous nos maires et tous nos élus. Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans, acteurs économiques qui ont subi les conséquences de ces violences »
- 1:27Invité politiquePromesse
« J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté avec la volonté de porter des revendications légitimes. »
- 2:54Invité politiquePromesse
« Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces, y compris en allant jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements »
- 3:38Invité politiquePromesse
« Élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivités territoriales, parlementaires, travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité. Après ce que nous avons vécu hier dans de nombreuses villes de France en hexagone comme dans nos autres mers. Hier, samedi 17 octobre, des faxieux issus de groupuscules d'ultra gauche rejoints par de nombreux délinquants se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte. Voir les rues de nos villes ainsi saccagé est insupportable. En votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre et à nos forces de sécurité intérieure. Elles ont tenu et ont fait de leur mieux.
[grognement] Nous pensons aux nombreux blessés ainsi qu'à leur famille. J'exprime aussi notre soutien à tous nos maires et tous nos élus. Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans, acteurs économiques qui ont subi les conséquences de ces violences et qui sont aujourd'hui dans le désarrois. Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquents. Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés.
Le gouvernement leur apportera des réponses et dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise pour mobiliser les aides les plus rapides possibles et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles. Il faut être lucide. Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme, ont eu à subir une violence inouie dans de nombreuses villes à plusieurs reprises. J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'intérieur.
Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des sauts. Le suivi judiciaire doit être exemplaire. Chaque fois que des infractions sont commises, elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. Il faut aussi regarder lucidement ce qui s'exprime dans le pays. Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté avec la volonté de porter des revendications légitimes.
Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit cassé pill. Notre responsabilité est donc double. entendre la colère et agir sur ses causes et faire respecter fermement l'ordre républicain. C'est pourquoi je veux ce soir donner une méthode claire. Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces, y compris en allant jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire.
Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïé toutes les violences et à appeler au calme. Troisièmement, nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses et d'être autour de la table. Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions. Élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivités territoriales, parlementaires, travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes. Le Premier ministre les réunours à cet effet.
Et mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, donc un but, abîmer la République et voler le débat. Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans 6 mois. C'est aussi maintenant qu'elle se joue par l'esprit de responsabilité. Oui au dialogue, oui à la réponse concrète de court terme et à la préparation des décisions futures, mais non toujours à la violence quelle qu'elle soit. Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect.
Emmanuel Macron