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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 13 mars 2022 26 min

Prix des carburants, réfugiés ukrainiens, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT avec Saveria Rojek, éditorialiste politique. Bonjour Saveria.

0:10
Invité

Bonjour Racine.

0:11
Présentateur

Notre invité ce matin est le porte-parole du Rassemblement National, Julien Audoule. Bonjour à vous. Bonjour. Le gouvernement annonce donc une remise de 15 centimes par litre de carburant à partir du 1er avril pour aider les Français à faire face à l'augmentation des prix en ce moment. Je voudrais qu'on écoute ensemble quelques réactions de consommateurs. C'était hier soir sur France 2 et vous allez réagir ensuite.

0:36
Invité

On verra ça quand ça sera dans mon porte-monnaie.

0:39
Auditeur

On aimerait bien avoir un peu plus mais bon c'est un bon début. Pour moi ça sert à rien en fait c'est très temporaire et du coup bon bah ça peut pas éviter les hausses qui sont récurrentes de toute façon.

0:51
Présentateur

Alors quel est votre point de vue Julien Audoule ? Est-ce que cette remise est une décision qui aidera réellement les Français ou pas ?

0:58
Julien Odoul

Ce gouvernement n'a honte de rien visiblement. Ça fait des mois que les Français souffrent de l'effondrement de leur pouvoir d'achat. Ça fait des mois que les prix de l'énergie explosent. Ça fait des mois que des Français ne peuvent plus payer leur facture à la fois d'électricité, de gaz et ne peuvent plus aller à la pompe. Hésite entre le plein de courses et le plein d'essence. Marine Le Pen a alerté sur cette situation dès le mois de septembre en faisant du pouvoir d'achat sa priorité, la priorité de son projet.

Et là comme par hasard, ce serait à 10 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le gouvernement nous sort une remise d'une part électoraliste, parce qu'on voit bien la grosse ficelle électoraliste, et d'autre part dérisoire. Dérisoire pourquoi ? Parce que 15 centimes par litre, ça ne revient même pas sur les hausses de taxes qui ont été décidées par Emmanuel Macron, qui étaient de l'ordre de 19 centimes par litre. Il y a une seule mesure qui pourrait améliorer le pouvoir d'achat et donc le pouvoir de vivre, parce qu'aujourd'hui vous avez des Français qui sont assignés à résidence.

Vous avez des Français qui refusent de travailler parce que ça leur coûte de l'argent d'aller travailler, d'aller en formation, d'aller conduire leurs enfants à l'école et qui n'en peuvent plus. La seule mesure valable, crédible, sérieuse, c'est la baisse de la TVA sur les carburants de 20% risquée en cas de variation du prix du pétrole. Non mais il n'y a rien de risqué à rendre de l'argent et de l'air aux Français.

2:22
Invité

S'il vous plaît, cette baisse de la TVA que vous proposez, que propose Marine Le Pen, elle coûterait 12 milliards d'euros. De baisser la TVA de 20% à 5,5 comme vous proposez sur le fioul, le gaz, l'électricité, le carburant, c'est 12 milliards d'euros. Comment on compense cette perte de recettes ?

2:40
Julien Odoul

Alors déjà, ce n'est pas 12 milliards d'euros qui sont perdus, ce n'est pas 12 milliards d'euros qui sont volatilisés. C'est 12 milliards d'euros qui sont réinjectés dans le pouvoir d'achat, dans l'économie réelle. C'est 12 milliards d'euros qui permettent à des Français d'aller travailler et de ne pas se mettre en arrêt maladie. Il faut quand même remettre les choses en perspective. Et ensuite, c'est 12 milliards d'euros que Marine Le Pen va, je dirais, récupérer sur des budgets qui ne sont pas fondamentaux pour le pays. Parce que le projet de Marine Le Pen consiste à faire des économies, la fraude sociale par exemple.

La fraude sociale, vous le savez qu'à minima, c'est 15 milliards d'euros par an. Il y a des rapports parlementaires qui disent que c'est entre 15 milliards et 45 milliards. Marine Le Pen, pour son projet présidentiel, a décidé déjà d'évaluer à 15 milliards, je pense que ce sera beaucoup plus, de récupérer sur la fraude sociale. Il y a aussi l'immigration qui, excusez-moi, nous coûte un pognon de dingue. Il y a énormément de budgets qui, aujourd'hui, ne sont pas fondamentaux, voire sont totalement superflus dans le quotidien des Français. Ou on peut récupérer de l'argent. Mais je tiens à dire que c'est l'État et le gouvernement qui a une responsabilité.

Je veux bien qu'on se cache derrière la crise ukrainienne, derrière les cours internationaux. Il n'y a pas d'effet. C'est très bien sûr que ça ne l'est fait. Mais le premier effet, celui qui, je dirais, tape au portefeuille les Français, c'est l'État. À chaque fois qu'il passe à la pompe, c'est 60% pour l'État. Il faut bien le rappeler. C'est un verrier rejet.

4:06
Invité

Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances, appelle les Français à faire un effort sur leur consommation. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il faut aussi changer de paradigme ? Est-ce qu'il faut changer ses habitudes dans ce nouveau monde ?

4:19
Julien Odoul

Non mais, M. Le Maire est bien gentil de vouloir donner des leçons, ou en tout cas de demander des efforts aux Français qui en font énormément depuis longtemps. Les Français, depuis le quinquennat Macron, font énormément d'efforts. Je rappelle quelques chiffres. Il y a un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner correctement. Il y a un Français sur quatre qui, dans notre pays, ne mange pas à sa faim, pour des raisons économiques. Il faut quand même le rappeler. Et concernant l'énergie, c'était les chiffres notamment du médiateur national de l'énergie. Vous avez 25% des Français qui n'arrivent plus à payer leurs factures. Donc les Français, ils ont déjà fait des efforts.

Les efforts, ils doivent être faits par l'État, par le gouvernement, notamment par la baisse urgente des taxes, comme le demande Marie Le Pen.

4:59
Présentateur

Il ne faut pas inciter les Français à consommer moins d'énergie, ne serait-ce que pour réduire leurs propres factures, par exemple.

5:04
Julien Odoul

Mais ils le font au quotidien. Vous savez, les Français sont intelligents, les Français sont raisonnables. Et surtout, les Français voient qu'ils n'ont pas d'autre choix que de faire des économies et que de faire des arbitrages. Vous savez, quand des Français hésitent entre se soigner, se chauffer, hésitent entre faire des courses et faire le plein d'essence, ils font des efforts au quotidien.

5:23
Invité

On va parler de la guerre en Ukraine, qui entre dans sa troisième semaine, 18e jour de conflit. Les Européens réunis en sommet à Versailles ont renforcé les sanctions contre Moscou. Hier, Emmanuel Macron a promis de nouvelles mesures contre la Russie. On va écouter le chef de l'État qui s'exprimait vendredi à l'issue du sommet de Versailles. Si, malgré cela, il intensifie les bombardements, nous savons que nous devrons prendre à nouveau des sanctions massives. Le message que je veux ici vous dire, c'est que dans ce cadre-là, rien n'est interdit, rien n'est tabou.

Nous ferons tout ce que nous considérons comme étant efficace et qui a un effet utile pour stopper la Russie dans ce chemin de l'agression. Julie Redoul, est-ce qu'il faut aller plus loin pour faire plier Vladimir Poutine ? Est-ce qu'il faut décréter un embargo sur les importations de gaz et de pétrole russe ?

6:19
Julien Odoul

Je pense qu'il doit y avoir un tabou dans ces sanctions qui sont aujourd'hui en préparation. C'est la répercussion sur le quotidien des Français, sur le pouvoir d'achat des Français. L'intérêt des Français d'abord. Parce qu'il serait totalement scandaleux, voire injuste, que ces sanctions pénalisent davantage les Français, notamment les ménages les plus modestes, que les Russes et que le pouvoir de Vladimir Poutine. Donc il faut avoir cette ligne rouge. Et c'est ce que demande notamment Marine Le Pen. Sur les déclarations d'Emmanuel Macron, excusez-moi, je vais revenir sur un point, parce qu'il y a une scénarisation quand même de la part d'Emmanuel Macron de la gestion de cette crise.

Il y a beaucoup de communication et surtout il y a des messages qui sont totalement contradictoires. C'est-à-dire que vis-à-vis de vos confrères étrangers, il est plutôt positif, voire optimiste. Et vis-à-vis des Français, il est pessimiste sur la crise. Donc il faudrait un petit peu qu'il accorde les violons et pour qu'on sache véritablement quel est son état d'esprit et la nature de la crise.

7:20
Présentateur

Julien Oudou, le porte-parole du Rassemblement National, invité du 8.30 France Info ce matin. On se reparle juste après le fil info. Diane Ferschit, il est 9h20.

7:28
Invité

Les plus de 80 ans peuvent désormais recevoir une quatrième dose de vaccin anti-Covid. Elle s'adresse à ceux qui ont reçu leur dose de rappel il y a plus de trois mois face à un rebond de l'épidémie. Ces sept derniers jours, on enregistre en moyenne 63 000 nouvelles contaminations quotidiennes, alors que la quasi-totalité des restrictions sanitaires encore en vigueur seront levées demain. Sur France Info, le chef du service réanimation de l'hôpital Lariboisière à Paris appelle toutefois à rester vigilant. 15 centimes en moins par litre de carburant à partir du 1er avril, annonce du gouvernement. Le prix de l'essence et du gazole ne cessent d'augmenter depuis plus de deux mois en cause.

L'inflation en général et la guerre en Ukraine, pour l'État, la mesure va coûter 2 milliards d'euros. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le Kremlin fait preuve d'une approche fondamentalement différente dans les récents pour parler avec Kiev. Il estime que Moscou ne se contente plus de juste poser des ultimatums. Une évolution soulignée par le pouvoir ukrainien, alors que les bombardements se poursuivent sur les villes de Mikolaïev et de Mariupol notamment. Et une frappe aérienne a visé ce matin une base militaire ukrainienne non loin de la frontière polonaise. L'armée russe dont la cible principale reste toujours la capitale, Kiev.

12 médailles aux compteurs français aux Jeux paralympiques de Pékin. Ce matin, Arthur Bochet a décroché l'or en slalom de ski alpin, en relais de ski de fond, Benjamin Davier et Anthony Chalençon ont eu remporté à l'argent dans cette dernière journée des Jeux. France Info.

8:53
Présentateur

Le 8.30 France Info avec Saveria Rojek ce matin et notre invité est Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement National. Ils étaient réunis en sommet à Versailles. Les 27 membres de l'Union Européenne ont rejeté l'idée d'une adhésion accélérée de l'Ukraine. Tout en ouvrant la porte, quand même, à des liens plus étroits avec Kiev. Écoutons ensemble le chef de l'État à l'issue de ce sommet de Versailles et vous allez réagir ensuite.

9:19
Invité

Le message que nous avons ainsi adressé aux Ukrainiens est que le chemin vers notre Europe leur est ouvert. Leur combat pour la liberté et la démocratie pour les valeurs qui nous rassemblent a démontré que l'Ukraine appartient bien à notre famille européenne. Nous avons aussi souhaité que les candidatures qui avaient été soumises par la Moldavie et la Géorgie puissent être examinées comme notre été le prévoit.

9:44
Présentateur

Est-ce que vous dites, Julien Odoul, comme l'a dit Éric Zemmour, qu'une procédure accélérée d'adhésion serait une déclaration de guerre ?

9:53
Julien Odoul

Alors je vais dire comme Marine Le Pen, si vous le permettez, qu'il l'a dit avant Éric Zemmour, nous sommes contre un élargissement de l'Union Européenne et nous sommes évidemment catégoriquement contre que l'Ukraine aujourd'hui intègre l'Union Européenne parce qu'il y a une confusion. En fait, l'Ukraine fait partie de l'ère européenne. L'Ukraine est un pays européen, nous partageons une civilisation. Pour autant, l'Union Européenne, ce n'est pas l'Europe. L'Union Européenne, c'est une structure politique, c'est une structure même technocratique qui, encore une fois, n'a pas vocation à intégrer d'autres pays et a fortiori l'Ukraine dans ce contexte extrêmement inflammable.

10:27
Invité

Une question sur l'impunité, les crimes de guerre après le bombardement d'une maternité cette semaine à Mariupol. Des voix s'élèvent pour réclamer le jugement de Vladimir Poutine devant des tribunaux internationaux. Est-ce qu'il faudra, selon vous, juger le président russe pour crime de guerre ou est-ce que vous dites au contraire il faut être réaliste, il faut se concentrer sur les négociations avec ce même Poutine, justement ?

10:52
Julien Odoul

Déjà, il faut évidemment dénoncer les atrocités de la guerre et on est de tout cœur avec les Ukrainiens, avec les familles ukrainiennes qui souffrent au quotidien. Il faut saluer déjà la résistance du peuple ukrainien, leur courage, leur détermination face à un envahisseur supérieur en nombre. Il faut évidemment s'émouvoir de ce qui se passe mais malheureusement, vous le savez, la guerre n'est jamais propre. La guerre, il y a toujours des morts, la guerre, il y a toujours des blessés, il y a toujours des drames. Pour autant, l'urgence, c'est évidemment de remettre la Russie à la table des négociations pour alléger les souffrances du peuple ukrainien.

Vous savez, la surenchère verbale, les attaques contre Vladimir Poutine, la nazification de l'adversaire qu'on peut voir ici et là n'apporte rien. Ça jette de l'huile sur le feu. Il faut résoudre cette crise. Cette crise, elle ne se réglera pas par les armes, par la violence, mais par la négociation.

11:43
Invité

Julien Redoul, sur la question des réfugiés, selon l'ONU, 2,6 millions de personnes ont fui à ce jour l'Ukraine. Le gouvernement français anticipe plus l'arrivée de 50 à 100 000 réfugiés. Quelle doit être la position de la France en la matière ?

11:57
Julien Odoul

La position de la France doit être fidèle à son histoire, fidèle à ses valeurs, c'est-à-dire l'accueil... On les accueille. On l'accueille, bien sûr, de réfugiés européens. Et je dis bien de réfugiés européens parce que j'ai vu passer une photo assez provocante du député Aurélien Taché qui, soi-disant, accueillait des réfugiés ukrainiens qui, visiblement, venaient de l'Ukraine, du Sahara... Vous dites comme Nicolas Bey le disait à votre... ...du Soudan ukrainien.

12:24
Présentateur

Hier, il y a des réfugiés de la même civilisation que nous. C'est le concept qu'ils développaient par opposition, par exemple, aux Syriens ou à d'autres. Mais vous savez,

12:33
Julien Odoul

la vocation des pays européens, c'est d'accueillir des réfugiés de guerre. Je dis bien des réfugiés de guerre. Et nous n'avons pas affaire à des migrants économiques, c'est-à-dire des gens qui viennent chez nous pour un cadre de vie meilleur, pour des prestations sociales. Là, ce sont des familles et principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées qui fuient les combats. Donc, il faut les accueillir parce que nous sommes dans la même sphère. La vocation... La Syrie aussi, c'était la guerre. Non, mais la Syrie, encore une fois, c'était... La Syrie n'est pas un pays européen. Donc, les réfugiés syriens auraient dû être accueillis dans les pays immunotrophes.

Donc, Julien, il y a des bons et des mauvais réfugiés.

13:09
Invité

On n'est pas tous une seule et même humanité.

13:12
Julien Odoul

Ce n'est pas des bons ou des mauvais réfugiés. Vous avez des... C'est ce que vous dites. Non, vous avez des réfugiés de guerre. Vous avez des gens qui fuient la guerre et forcés de constater qu'en Ukraine...

13:20
Invité

Mais les réfugiés afghans, les réfugiés syriens ne fuient pas une guerre ?

13:23
Julien Odoul

Alors, il y a des choses bien différentes. Vous savez, en Afghanistan, ce n'était pas la guerre. C'était une prise de pouvoir des talibans. Et l'Afghanistan est très loin de notre pays. Là, c'est une invasion russe. Pardon. Exactement. Là, nous avons affaire à une guerre. Il n'y a pas de conflit entre deux pays. Un pays agresse l'autre. Oui. Vous avez une guerre entre l'Ukraine et la Russie. La Russie fait la guerre à l'Ukraine. Oui. Et l'Ukraine se défend, a priori. Donc, vous avez une guerre et vous avez des réfugiés de guerre, des femmes et des enfants.

Là, nous n'avons pas affaire à des jeunes hommes, comme nous pouvons le voir, notamment avec les migrants subsahariens, des jeunes hommes qui fuient leur pays pour venir chez nous et bénéficier d'une générosité nationale. Là, nous avons des femmes et des enfants qui fuient la guerre. Donc, il faut évidemment les accueillir. C'est le cas de la Convention de Genève.

14:03
Invité

Sur cette question, on a entendu cette semaine Robert Ménard. Robert Ménard, qui est dans le même camp que le vôtre, qui soutient Marine Le Pen, je le rappelle. Il a dit sa honte après les propos qu'il avait tenus et sa position sur les réfugiés syriens en 2015.

14:19
Julien Odoul

C'est les propos de Robert Ménard que moi, à titre personnel, je ne partage pas. je ne vois pas pourquoi il devrait avoir honte des propos qu'il a tenus et notamment du contexte de 2015. Vous avez eu une vague de migrants. Je rappelle qu'il y avait un million de migrants qui avaient été accueillis en Allemagne. Je rappelle que des migrants étaient venus chez nous et des terroristes avaient profité aussi de ces flux migratoires pour venir nous frapper. Tristement, le 13 novembre 2015, les situations ne sont pas comparables. J'entends bien le discours angélique de dire qu'il n'y a que des réfugiés. Maintenant, il y a des situations qui sont très différentes.

Vous avez d'un côté des migrants économiques qui viennent chez nous pour des raisons économiques.

14:59
Présentateur

Qui sont tous en Syrie alors que les Ukrainiens n'en connaissent aucun.

15:02
Julien Odoul

qui sont principalement en Afrique et qui quittent leur pays. D'ailleurs, c'est un drame pour ces pays parce que c'est la jeunesse dynamique de ces pays qui viennent chez nous. Et puis, vous avez des femmes et des enfants qui souhaitent revenir dans leur pays. D'ailleurs, on le voit, la plupart s'installent en Pologne ou dans les pays limitrophes et qui cherchent l'asile le temps des combats.

15:23
Présentateur

On va avancer. Saveria.

15:25
Invité

Et on va évoquer la campagne présidentielle, campagne particulière. Évidemment, à un mois du premier tour, les sondages donnent systématiquement entre 13 et 15 points d'avance à Emmanuel Macron au premier tour et systématiquement gagnant au second. Est-ce que l'élection est déjà pliée, Julien O'Doul ?

15:41
Julien Odoul

Non. L'élection n'est jamais pliée d'avance. Et d'ailleurs, notre histoire politique le démontre. À chaque fois que les sondages ont voulu faire croire qu'un candidat avait déjà gagné, on peut se rappeler d'Edouard Balladur, on peut se rappeler de Valéry Giscard d'Estaing même en 81, on a bien vu qu'il n'en était rien. Ce sont les Français qui vont décider de cette élection. Et moi, j'insiste sur le fait qu'ils ont un pouvoir, les Français. Les citoyens français sont eux qui donnent le pouvoir avec le bulletin de vote.

Il faut qu'ils se saisissent changer de politique pour améliorer leur quotidien parce que tout va dépendre de l'élection présidentielle et le 10 avril, ils peuvent impulser le changement.

16:18
Présentateur

On voit aussi, Julien Audoul, dans notre sondage, le sondage Ipsosoprasteria pour France Info et le Parisien aujourd'hui en France que Marine Le Pen se maintient, voire progresse un peu là où Éric Zemmour est en chute. Vous pensez qu'on a enterré un peu trop vite votre candidate ?

16:37
Julien Odoul

On l'a enterré 100 fois Marine Le Pen. Vous savez, depuis 2017 des commentateurs de soi-disant politologues ont dit le Rassemblement National c'est fini, Marine Le Pen ne reviendra jamais. Marine Le Pen elle a la résilience, Marine Le Pen elle a la solidité et surtout elle a la crédibilité et aujourd'hui force est de constater qu'elle incarne l'alternative à M.L. Macron parce qu'elle a le projet qui est en phase avec les préoccupations des Français notamment sur le pouvoir d'achat notamment sur l'immigration où elle est la plus crédible et sur la sécurité aussi qui est un vrai sujet pour les Français.

17:09
Présentateur

Julien Odoul porte-parole du RN invité de France Info ce matin voici le fil info avec Diane Ferschit il est 9h moins 10.

17:16
Invité

Une base militaire ukrainienne non loin de la frontière polonaise a été visée ce matin par des frappes aériennes dans le sud du pays les bombardements se poursuivent à Mariupol les habitants attendent l'arrivée d'un convoi humanitaire ils sont confrontés à une situation quasi désespérée selon Médecins Sans Frontières et une nouvelle aide américaine annoncée pour l'Ukraine 200 millions de dollars de plus notamment en matériel militaire.

La guerre en Ukraine qui accroît la hausse des prix de l'essence l'association de défense des consommateurs CLCV salue une réponse concrète dans l'annonce de la remise de 15 centimes par litre de carburant faite par le gouvernement mais elle regrette que la mesure ne s'applique qu'à partir du 1er avril.

Une manifestation organisée en Corse à Bastia cet après-midi 11 jours après l'agression d'Yvan Colonna en prison un mot d'ordre pour ce rassemblement vérité et justice pour le militant indépendantiste condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac Face à un rebond de l'épidémie de Covid la quatrième dose de vaccins ouverts aux plus de 80 ans sont éligibles ceux qui ont reçu leur dose de rappel il y a plus de 3 mois précise le Premier ministre Jean Castex et en Chine confinement partiel annoncé ce matin pour la ville de Jilin dans le nord-est des millions de personnes sont confinées à travers tout le pays la Chine qui enregistre son taux le plus élevé de cas quotidiens de coronavirus en deux ans France Info

18:36
Présentateur

Julien Audoul porte-parole du Rassemblement National et l'invité du 830 France Info ce matin saveria rogec

18:41
Invité

Julien Audoul on entend plusieurs voix de votre camp qui au vu de la poussée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages demande à Eric Zemmour de se retirer pour permettre 3 rassemblements de se faire derrière Marine Le Pen est-ce que vous craignez réellement une qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour est-ce qu'il doit se retirer Eric Zemmour au nom du vote utile

19:03
Julien Odoul

ce qui est certain c'est que la candidature d'Eric Zemmour n'apporte rien au camp national elle divise notre camp c'est incontestable et surtout on voit bien et les français le voient davantage ces derniers jours qu'Eric Zemmour n'a d'une part aucune intention de gagner et surtout ne peut pas gagner il ne peut pas gagner parce qu'il n'est pas armé pour occuper cette fonction il ne peut pas rassembler et on a bien vu lors de ce débat qui était une cacophonie totalement folle avec Valérie Pécresse que finalement son objectif c'est de se partager avec Valérie Pécresse les ruines de la droite les deux veulent être président de la droite la différence c'est que Marine Le Pen elle veut être présidente de la république française donc il y a véritablement un risque et nous nous appelons au vote utile le seul vote utile pour les idées nationales le seul vote utile pour faire en sorte que la France reste la France c'est Marine Le Pen et c'est pas se faire plaisir avec Éric Zemmour qui n'a aucune chance de gagner ni même de se qualifier au second tour

19:56
Invité

est-ce que dans ce contexte de guerre la campagne est encore possible est-ce que vous jugez que le débat est complètement occulté effectivement par la guerre en Ukraine aujourd'hui ?

20:06
Julien Odoul

Emmanuel Macron le souhaiterait certainement on voit bien avec cette campagne au rabais pas de meeting pas de débat avec ses concurrents quelques messages c'est une esquive ce que fait le chef de l'Etat ?

oui bien sûr c'est une esquive rappelez-vous ce qui s'est passé en 2015 on avait été frappé sur notre sol un mois après on avait une campagne des régionales je veux dire à un moment donné il faut arrêter de se cacher derrière le Covid il y a quelques semaines aujourd'hui la guerre en Ukraine il faut que Emmanuel Macron dépose son bilan devant les français ce bilan est calamiteux il faut bien le dire il ne doit pas être éclipsé par les enjeux internationaux j'observe que les messages d'Emmanuel Macron sont assez extraordinaires quand il nous dit qu'il organisera s'il est réélu un grand débat permanent mais je me dis mais que n'a-t-il pas fait lors de ce quinquennat on a eu le droit à un faux grand débat après l'île de jaune il y a eu des débats il y a eu des débats on a eu des débats d'ailleurs qui sont je dirais manipulés avec des figurants on a bien vu lors de ce débat où c'était des sympathisants de la République en marche mais surtout la promesse démocratique d'Emmanuel Macron elle a été reniée la proportionnelle jamais la banque de la démocratie jamais il n'y a eu aucun référendum parce que le seul débat et la seule discussion avec les français c'est les référendums et c'est ce que souhaite notamment Marine Le Pen avec le référendum d'initiative citoyenne La réforme institutionnelle

21:22
Invité

n'a pu se faire du fait de l'opposition du Sénat vous le savez parfaitement et c'est également un sujet qui va remettre sur la table Emmanuel Macron dans cette campagne proposée aux français pour un second quinquennat il aurait pu passer

21:33
Julien Odoul

derrière le Sénat qu'un référendum

21:36
Invité

encore un mot sur le fond du programme sur les retraites le candidat Macron qui propose de reculer l'âge de départ en retraite à 65 ans vous alors il y a eu une volte-face de Marine Le Pen sur cette question vous conservez un départ à 62 ans 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes est-ce que la proposition du candidat Emmanuel Macron n'est pas plus réaliste eu égard aux finances du pays aujourd'hui ?

22:00
Julien Odoul

non, la proposition d'Emmanuel Macron est dans la droite ligne de cette vision ultra-libérale c'est-à-dire travailler plus longtemps pour gagner moins et finalement ça va augmenter le nombre de pauvres et de chômeurs plus tard c'est tout la proposition de Marine Le Pen c'est pas une volte-face ça a toujours été la philosophie plus on a commencé à travailler tôt plus on a vocation à partir tôt à la retraite pourquoi ?

parce qu'on observe depuis un nombre d'années qu'il y a un gouffre notamment sur l'espérance de vie entre les métiers difficiles entre les français qui ont eu des métiers difficiles et notamment des métiers manuels et les français qui ont eu des professions dites intellectuelles où vous avez une espérance de vie qui a considérablement régressé dans notre pays donc entre 17 et 20 ans à partir de 40 annuités travaillées on pourra partir à la retraite à 60 ans pour profiter de ces dernières années en bonne santé la question du financement

22:55
Présentateur

est évidemment crucial c'est profiter en bonne santé oui et la question du financement de cette mesure est très importante mais un sujet qui préoccupe énormément les français ils le disent dans toutes les études d'opinion c'est l'écologie le dérèglement climatique tout à l'heure à 16h sur la plateforme Twitch aura lieu ce que ses organisateurs ont baptisé le débat du siècle avec les candidats à la présidentielle uniquement sur des questions écologiques est-ce que Marine Le Pen va y participer

23:22
Julien Odoul

à ce débat ? en tout cas je ne sais pas si elle participe à ce débat précisément je ne connais pas l'agenda médiatique de Marine Le Pen je sais qu'elle a une émission sur une autre chaîne elle a une émission sur une autre chaîne concurrente à la même heure tout à l'heure mais ce que je veux dire c'est que Marine Le Pen participe au débat non pas sur les autres candidats

23:46
Présentateur

et face aux jeunes qui veulent avoir des réponses

23:48
Julien Odoul

sur le climat sur la plateforme Twitch vous demanderez à son service de presse je demande au porte-parole du RN mais ce que je veux dire c'est qu'elle participe évidemment dans le cadre de cette campagne justement à l'écologie du réel l'écologie enracinée et je veux dire ça ne se fait pas sur un débat ou ça ne se fait pas sur des slogans ça se fait sur une politique concrète qui s'appelle le localisme vous ne savez pas si elle participera à ce débat ou pas tout à l'heure sur la chaîne Twitch vous savez Marine Le Pen participe à bon nombre de débats elle se fait représenter à d'autres et vous savez elle a des propositions concrètes sur tous les sujets et notamment sur les enjeux environnementaux un dernier mot

24:23
Invité

de façon plus générale pourquoi les questions climatiques l'enjeu climatique sont absents effectivement du débat de cette présidentielle de cette campagne

24:31
Julien Odoul

il y a beaucoup de choses qui sont absentes de ce débat vous savez quand je considère qu'on parle relativement peu de pouvoir d'achat qui est la préoccupation des français cette campagne il faut bien le dire est escamotée par d'autres sujets mais les enjeux climatiques c'est quoi c'est notamment l'enjeu du localisme qui est la seule politique écologique valable je rappelle que la France n'est pas une puissance polluante la France ça représente 0,9% des émissions de gaz à effet de serre annuel et ces 0,9% dépendent de quoi des importations donc si on arrête d'importer massivement si on relocalise notre pays on réduit la pollution et on sauvegarde la planète

25:10
Présentateur

Julien Odeau le porte-parole du Rassemblement National invité du 830 France Info ce matin merci beaucoup on vous réécoute sur franceinfo.fr et l'appli Radio France si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisez la bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr et sur franceinfo.fr

Prix des carburants, réfugiés ukrainiens, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul — Julien Odoul · Pourquijevote