Nicolas Dupont-Aignan invité de Territoires d'infos
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:57OuverteRéponse directe
Quels ont été, selon vous, les dysfonctionnements dans cette affaire ? Vous en voyez ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez de la France et quel est le message que vous voulez que porte Emmanuel Macron ?
- 4:29RelanceRéponse directe
Emmanuel Macron était plutôt satisfait de cet accord sur l'immigration. Vous en pensez quoi ?
- 5:14FerméeRéponse directe
Et la création de centres fermés sur le sol européen. Tout à fait ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Vous avez écrit une lettre ouverte à Laurent Wauquiez. Vous dénoncez un parti LR qui serait une opposition de façade dans la compromission avec Macron.
- 9:53OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous, avec Debout la France, vous en feriez partie d'une Ligue des Ligues ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueFait
« Cet homme est responsable de la mort d'une policière municipale. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Cela prouve, une fois de plus, les dysfonctionnements scandaleux de l'administration pénitentiaire dans notre pays. »
- 1:52Invité politiqueFait
« On a en France des syndicats de personnel pénitentiaire très sérieux qui demandent depuis des années que cette cour d'honneur de la prison de Réau, qui soi-disant l'une des plus sûres de France, soit couverte de filins pour empêcher les évasions, c'est raté. »
- 2:18Invité politiqueFait
« Il y a eu, depuis que la sécurité des transferts de prisonniers n'est plus assurée par les gendarmes et par l'administration pénitentiaire, il y a des problèmes majeurs. Il y a un sous-effectif. »
- 2:32Invité politiquePromesse
« La ministre devrait au moins s'excuser devant la nation et puis dire ce qu'elle va faire. »
- 2:38Invité politiqueFait
« La seule action de Mme Belloubet en matière de sécurité pénitentiaire, c'est d'offrir le téléphone aux détenus. »
- 3:12Invité politiqueFait
« J'avais soutenu l'intervention au Mali de François Hollande. C'est une des rares bonnes décisions qu'il avait prises. »
- 3:41Invité politiquePromesse
« Moi, je demanderais plusieurs choses. D'abord, qu'on soutienne nos soldats, qu'on leur donne les moyens d'agir. »
- 4:02Invité politiqueFait
« Car c'est la France qui assure la sécurité de l'Europe au Mali et dans tout le Sahel. »
- 4:52Invité politiqueFait
« Il n'y a eu aucun accord réel. »
- 4:59Invité politiqueFait
« L'abandon de la répartition des migrants dans les différents pays, le rétablissement caché des frontières nationales, avec la fin de Dublin. »
- 5:14Invité politiqueFait
« Ce qui d'ailleurs est assez inquiétant parce que ça va être des calébis. »
- 5:41Invité politiquePromesse
« Rétablissement des frontières nationales entre les pays, c'est le seul moyen d'éviter la circulation des migrants au sein de l'Europe. »
- 12:10Invité politiqueFait
« Ces majorités LR comptaient sur des députés En Marche et des députés Modem, qui à l'Assemblée nationale soutiennent Macron. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Présentateur10 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- ?5 %
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Et à ceux qui nous rejoignent, deuxième partie de cette émission, Territoire d'Info, avec la presse quotidienne régionale, les Indés, Radio 130 Radio, qui sont nos partenaires sur tout le territoire français, les télés locales de France qui nous rediffusent, et Télé 5 mondes. Et l'invité politique en direct sur ce plateau ce matin, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour, monsieur. Vous êtes le président de Debout la France. Merci d'être là pour vous interroger à mes côtés. Marcelo Westfred, du Figaro pour Public Sénat. Bonjour, Marcelo. Bonjour. Et Fabrice Vesser-Redon. Bonjour, Fabrice. Le groupe Ebra, vous représentez l'Est républicain sur ce plateau.
Votre interview politique, Nicolas Dupont-Aignan, sera retransmise sur les sites internet de la presse quotidienne régionale ce matin, à partir de 10h, les 25 titres partenaires de cette émission. Spectaculaire évasion hier de Redwine Faïd, en hélicoptère d'une prison de Seine-et-Marne, un braqueur qui s'était déjà évadé, 3000 policiers et gendarmes le recherchent. Quels ont été, selon vous, les dysfonctionnements dans cette affaire ? Vous en voyez ?
Sûrement. D'abord, je suis un peu étonné du ton que je vois dans les journaux. Cet homme est responsable de la mort d'une policière municipale. Et je n'apprécie pas du tout la manière dont on en fait une sorte de héros. Enfin, je trouve ça assez limite. Bon, ça, c'est une parenthèse, un sentiment personnel. Vous parlez de la presse ? Vous
parlez de l'Église ?
Le ton, comme si c'était accessoire. C'est quelqu'un qui a tué un représentant de l'ordre. Voilà, c'est quelqu'un de dangereux. Et cela prouve, une fois de plus, les dysfonctionnements scandaleux de l'administration pénitentiaire dans notre pays.
Je
connais bien ce secteur. J'ai visité quantité de fois des prisons. Je soutiens les gardiens de prison qui vivent un enfer. Et là où étaient les failles ? Les failles, on les voit. Cela fait des années que les syndicats demandent des syndicats très sérieux. On a en France des syndicats de personnel pénitentiaire très sérieux qui demandent depuis des années que cette cour d'honneur de la prison de Réau, qui soi-disant l'une des plus sûres de France, soit couverte de filins pour empêcher les évasions, c'est raté. Et puis, d'une manière générale, la situation de nos prisons est inacceptable. Les évasions se multiplient.
Il
y a eu, depuis que la sécurité des transferts de prisonniers n'est plus assurée par les gendarmes et par l'administration pénitentiaire, il y
a
des problèmes majeurs. Il y a un sous-effectif. Et Mme Belloubet est complètement à côté de la plaque, si je peux me permettre cette expression. C'est l'auvaise, Fred.
Il devrait y
avoir des sanctions, d'ailleurs. Contre
? Contre
les responsables. Contre la ministre ? La ministre devrait au moins s'excuser devant la nation et puis dire ce qu'elle va faire. Elle préfère mettre des téléphones dans les cellules. Vous savez, la seule action de Mme Belloubet en matière de sécurité pénitentiaire, c'est d'offrir le téléphone aux détenus. Donc, elle est complètement à côté de la plaque et les personnels pénitentiaires en ont vraiment assez de ne jamais être défendus par leur ministre.
Merci l'Ouest. Alors, sur un tout autre sujet à l'international, il y a eu au Mali hier un attentat contre le quartier général des forces anti-djihadistes. Il y a eu cinq morts, alors pas de victimes françaises. Mais aujourd'hui, le président Emmanuel Macron se rend en Mauritanie et il ira demain au Nigeria. Qu'est-ce que vous attendez de la France et quel est le message que vous voulez que porte Emmanuel Macron
?
Vous savez, d'abord, j'avais soutenu l'intervention au Mali de François Hollande. C'est une des rares bonnes décisions qu'il avait prises.
Pour
autant, on sait tous qu'il
y a
un problème politique, notamment au Nord Mali, entre le président malien et les forces du Nord Mali. On sait tous que si on ne résout pas le problème libyen, il y a la gangrène par le Nord du Sahel. Et donc, la situation est extrêmement périlleuse. Moi, je demanderais plusieurs choses. D'abord, qu'on soutienne nos soldats, qu'on leur donne les moyens d'agir.
Vous
savez, on parle souvent du budget de l'armée. Il y a eu le vote d'une loi de programmation. Il y
a
eu une augmentation des crédits et c'est tant mieux. Mais on est encore très loin du compte. Et nos soldats au Mali souffrent beaucoup. Il faut leur fournir les moyens nécessaires. Et puis, il est absolument nécessaire d'aller plus loin. Et là, se pose la question quand même de la solidarité européenne. Car c'est la France qui assure la sécurité de l'Europe au Mali et dans tout le Sahel. Et là, on a un problème budgétaire évident. Il faut absolument renforcer nos forces là-bas. Mais on ne pourra le faire à la fois que par un soutien plus important financier. Et puis aussi par une solution politique au Mali qui est très difficile à négocier.
Fabrice Vessard, Renon, l'Europe. Effet induit de ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée. L'Europe a dû se mettre d'accord sur une politique, un accord sur les migrants, l'immigration. Emmanuel Macron, fin de semaine dernière, était plutôt satisfait de ce sommet, de cet accord qui a été trouvé avec les autres partenaires européens. Vous en pensez quoi, vous ?
On est dans un roman photo. Emmanuel Macron, comme d'habitude, a raconté n'importe quoi.
C
'est une opération de communication. Il n'y
a
eu aucun accord réel. Puisqu'en fait, le seul accord, ça a été, et d'ailleurs je m'en réjouis sur ce point, l'abandon de la répartition des migrants dans les différents pays, le rétablissement caché des frontières nationales, avec la fin de Dublin, et puis de vagues promesses... Ce qui vous va bien finalement. Je vais vous répondre. Et de vagues promesses sur une aide en Méditerranée.
Et la création de centres fermés sur le sol européen. Tout à
fait. Ce qui d'ailleurs est assez inquiétant parce que ça va être des calébis. Et aucun pays d'ailleurs va vouloir le faire. En vérité, le système Schengen,
de
suppression des frontières nationales en Europe, se détricote de partout.
Et
la crise en Allemagne le prouve. Moi, ce que je pense,
c
'est qu'il aurait fallu acter tout de suite la réalité, plutôt que de faire semblant. C'est-à-dire acter quatre points, quatre mesures fondamentales. Et je veux être précis tellement c'est grave. Rétablissement des frontières nationales entre les pays, c'est le seul moyen d'éviter la circulation des migrants au sein de l'Europe.
Donc l'Europe ne peut pas régler le problème.
Ce sont les nations qui peuvent le régler.
Il n
'y
a que les nations responsables de leurs frontières qui peuvent contrôler les migrations. Ça, c'est la base. Ça fait 20 ans qu'on a Schengen. Ça ne marche pas. On a la preuve. Ça ne fonctionne pas. Donc, rétablissement des frontières nationales. C'est la seule solution. Pour autant, il faut une coopération européenne complémentaire. Et c'est là où je ne cesse d'expliquer que le retour d'une nation libre ne veut pas dire la fin de l'Europe. On contrôle nos frontières. C'est ce que va faire l'Allemagne. Vous verrez, dans quelques mois, l'Allemagne le fera. On contrôle chacun nos frontières. Parce que comme ça, on évite les circulations de migrants.
Mais en plus, on fait une coopération européenne pour renvoyer les migrants des bateaux vers la Libye, vers la Tunisie. C'est-à-dire avoir une coopération des pays d'Europe avec les pays de départ. Coopération
avec
un grand plan Marshall pour le développement de l'Afrique. Coopération pour stabiliser les pays de départ. Coopération pour éviter que les migrants se noient et lutter contre les passeurs. Vous voyez que mon plan, il est double. Plus de nations, plus de France, plus d'Europe. C'est les deux à la fois. Et ce n
'est
pas moins de France, moins d'Europe. Vous
évoquez le cas de l'Allemagne qui est en difficulté, là, cette nuit. Le ministre de l'Intérieur allemand a proposé et a présenté sa démission. Parce
qu'il
est réaliste. Il a compris. En vérité, personne ne veut voir d'ailleurs. Monsieur Macron, si on regarde ce qui s'est passé au dernier sommet.
Il
a fait un tête-à-queue incroyable. Il part au sommet en disant
on
va obliger les pays de l'Est à prendre des migrants. On va maintenir le système Schengen. Il revient en habillant un échec, mais son échec est total. Puisqu'en vérité, l'Allemagne a dit on va faire des accords bilatéraux sur la base du volontariat avec les différents pays. Ça veut dire quoi, les accords bilatéraux
?
Ça veut dire que l'Allemagne négocie avec les pays la fermeture de sa propre frontière. Mais comme tous les pays ne le veulent pas, notamment l'Autriche et l'Italie, le ministre de l'Intérieur démissionne parce qu'il dit à Mme Merkel soit vous rétablissez vos frontières, soit je m'en vais. Et vous verrez que le peuple allemand lassé de la folie de Mme Merkel, de cet accueil de millions de migrants qui était une pure folie, va rétablir les frontières de l'Allemagne et ça va obliger la France à rétablir ses frontières. Mais au lieu de le nier, M.
Macron devrait l'assumer, renforcer les effectifs de douaniers, bloquer nos frontières et en même temps avoir une politique de coopération européenne vis-à-vis de l'Afrique car il faut permettre aux gens de rester chez eux et de vivre chez eux dans la dignité. Ça pose le problème du développement de l'Afrique, ça pose le problème du sous-développement dans ce continent.
Marcel Ovest-Fried. Alors en Italie, pays voisin, le ministre de l'Intérieur, à nouveau, Matteo Salvini, figure de l'extrême droite, a dit... Je
n'accepte pas ce mot d'extrême
droite.
Pour
moi, Matteo Salvini
n'est pas d'extrême droite.
Donc arrêtons
de
plaquer d
'une
droite
forte, mais arrêtons ce délire, mais ce délire des journalistes français, pardonnez-moi, l'extrême droite. Vous croyez que les Italiens, un peuple sage, vous croyez que BP Griot, que je connais, vous croyez que BP Griot serait allié à l'extrême droite, mais vous n'avez rien compris, rien compris à ce qui se passe en
Europe. Est-ce que les Européens n'ont pas le droit ? Non,
mais ce n
'est
pas une radicalisation.
Je vais vous dire
ce qu
'est
une radicalisation. Non, mais on va parler franchement. Ce qu'est une radicalisation, c'est que ça fait 20 ans qu'on a des incompétents, des incapables, qui nous dirigent, qui laissent des ghettos, qui laissent se noyer en Méditerranée des gens, qui laissent la richesse aller toujours vers les plus riches, les plus pauvres de nos pays s'enfoncer dans la misère, et eux, ils sont raisonnables. Et eux, ce sont des gens bien. Et ceux qui luttent contre ça sont des horreurs. Écoutez, je suis désolé, je connais bien l'Italie, BP Griot et la Ligue ne sont pas d'extrême droite. Alors, Matteo Salvini... C'est
un gouvernement qui
défend son peuple. Ça nous change en France.
Alors,
appelez-le comme vous voulez, mais Matteo Salvini propose de créer au niveau européen une Ligue des Ligues, de tous les mouvements qui veulent défendre leurs frontières. Est-ce que vous, avec Debout la France, vous en feriez partie ?
Écoutez, en tout cas, je trouve ça très bien, puisque enfin, et je vais vous dire, on va gagner les élections européennes, au niveau européen.
Enfin,
il faut investir le
Parlement européen. Eh bien, tous ceux
qui veulent une Europe des nations, c'est la grande revanche du général de Gaulle, une Europe des nations et des projets. C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas cette purée de poids, cette Europe qui s'effondre devant nous.
Vous savez ce qui se passe historiquement ? Vous
acceptez une alliance avec Matteo Salvini ?
Vous
verrez, attendez, moi je n'accepte jamais d'alliance sans lire les textes et sans savoir concrètement ce qu'il y a dedans. Mais le principe qu'aux élections européennes,
les
pays d'Europe, se réapproprient l'Europe, puissent enfin maîtriser leur destin. Eux, défendent une autre politique économique, une autre politique migratoire, mais c'est le grand défi de l'année. Maintenant, comment ? Sur quel texte ? Avec quelles mesures ? Moi, je suis un homme sérieux et je ne réagis pas sur de simples propositions en l'air. J'attends de voir. C'est très important ce qui va se passer dans les mois à venir, parce qu'il faut reconstruire une belle Europe. C'est-à-dire une Europe qui protège les Français, les Allemands, les Italiens.
C'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Boules à France, qui est notre invité politique ce matin. Justement, vous avez écrit une lettre ouverte à Laurent Wauquiez à la veille de son Conseil national. Vous dénoncez un parti, Les Républicains, qui serait une opposition de façade dans la compromission avec Emmanuel Macron.
Avant
les Européennes, c'est votre nouvel adversaire, Laurent Wauquiez ? Non,
ce n
'est
pas mon adversaire.
Je
veux clarifier les relations avec les Républicains.
Il vous a
répondu ? Pas encore. Je vois que Laurent Wauquiez évolue bien,
sur
certains points, dans son discours.
Mais
je vois que ses alliances sont totalement contradictoires avec son discours.
Et
tiens,
vous qui êtes la chaîne des territoires... Comme vous, il
veut sauver Laurent. Oui, mais alors, il a signé tous les traités. Les parlementaires républicains à Strasbourg, j'ai repris les votes, ont signé tous les accords de libre-échange,
tous
les accords d'ouverture. Et
il
évolue bien en parole, mais il fait l'inverse de l'autre côté. Et vous qui êtes la chaîne des territoires
? Je
peux vous révéler un scoop. Ah ben, ça nous intéresse. Regardez les majorités LR républicains des conseils régionaux. J'ai découvert
que
ces majorités LR comptaient sur des députés En Marche et des députés Modem,
qui
à l'Assemblée nationale soutiennent Macron, évidemment. Des députés En Marche ? Oui, des députés En Marche. La région Grand Est, la vice-présidente, et députés En Marche. M. Wauquiez, en Rhône-Alpes, s'appuie sur des députés Modem, qui à l'Assemblée votent contre les républicains. Alors, moi, je
demande aux républicains... C'est-à-dire que c'est une
majorité territoriale qui se
sont constituée. Oui, mais attendez, dans la vie... Fin
2015, oui,
oui. Eh bien, oui, mais dans la vie... Attendez, moi, je voudrais qu'on m'explique
comment le revocier président de la région Rhône-Alpes peut avoir un discours très dur sur Macron à Paris et en Rhône-Alpes, gouverner avec ceux qui soutiennent Macron. Je voudrais qu'on m'explique comment on va pouvoir avancer avec cette espèce de mélange des genres. Moi, je n'ai rien contre les républicains.
J
'ai beaucoup de républicains qui, vous savez, sont très désarçonnés, et voudraient savoir où on les emmène. Et j'ai simplement écrit à M. Wauquiez pour qu'il clarifie sa ligne européenne. Est-ce que c'est du mélange des genres, un petit peu tout en même temps, ou est-ce qu'enfin, il va vouloir une autre Europe pour qu'on protège les Français ? Parce que pour l'instant, ce n'est que du discours.
On
rappelle aux téléspectateurs, avant que Fabrice Vesserredon vous pose une question, que vous venez du parti gaulliste.
Oui, et je vois de plus en plus de républicains qui me rejoignent à debout la France parce qu'ils savent que chez nous, c'est clair, c'est limpide. On veut dénoncer les traités existants, on veut reconstruire une Europe des projets.
C'est simple, clair. On ne
vous
sent quand même pas très éloigné, Wauquiez et vous.
En parole, mais je suis ravi. Qu
'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que vous n'avez pas loupé votre rendez-vous avant la présidentielle, avant votre ralliement au
Front National ? Vous vouliez dire que Laurent
Wauquiez avait envie de me soutenir à la présidentielle plutôt que François
François François ?
Ou le contraire, je ne
sais
pas comment vous... Vous galioguiez avant. On dialogue toujours, je veux dire par là que je viens de l'UMP, je vois tous les jours des élus qui viennent me dire en privé c'est toi qui as raison. Tu as osé franchir le pas. Tu oses dire que pour
battre Macron... Lequel
pas,
oui.
Je ne
vais
pas révéler des conversations privées. Pour battre Macron demain, car c'est ça l'enjeu quand même. Pour éviter Mélenchon après-demain,
pour
éviter ce monopole Macron-Mélenchon, est-ce que M. Wauquiez tout seul en disant tous les gens qui ont voté Front National c'est le diable,
est
-ce que Mme Le Pen toute seule en disant la droite c'est pas bien,
vont
y arriver ? Je leur dis folie. Moi je veux une coalition comme en Italie, comme en Autriche, avec d'un côté le Front National rénové, les Républicains clarifiés, Debout la France et d'autres. Je sais que c
'est
l'avenir. Je sais que si on s'entend sur un programme commun, on convaincra les Français. Et donc je les appelle à la raison. Mais vous allez devoir choisir à un moment donné.
Si
vous êtes amené à choisir, d'un côté les Républicains, de l'autre le
Rassemblement National, vous en êtes où avec Marine Le Pen aujourd'hui
? Cher monsieur, Debout la France est aujourd'hui à 6-7% dans les sondages. Debout la France est un parti gaulliste, humaniste, patriote. On n
'a
pas à choisir. On n'est pas dans un choix justement.
Vous avez choisi entre le premier et le deuxième tour de la présidence. Oui
parce qu'il y avait M. Macron.
Je
n
'ai
pas fait comme les Républicains qui ont été soutenir M. Macron.
Oui,
ça c'est une différence. Et c'est ce qui fait que ma cote de popularité peut-être a monté très fortement chez les Républicains parce qu'ils ont vu un homme,
moi
en l'occurrence, qui au moment du second tour n'allait pas se rallier à ceux qu'ils avaient combattus. Et je suis convaincu que si on veut battre Macron et changer de cap, il faut réunifier la droite. Il faut réunifier les patriotes, les Républicains. Ça se fera de toute façon. N'en déplaise les égaux des grand-chètes. Ça se fera.
Alors
hier vous avez réagi sur Twitter à la panthéonisation de Simone Veil. Oui. Toute la classe politique a réagi de Mélenchon à vous. Et alors au Rassemblement National, rien. Silence radio, ex-Front National.
Vous
comprenez ce silence ?
Écoutez, je suis différent du Front National. On a fait croire
au
second tour de la présidentielle que j'adhérais au Front National. J'ai toujours dit que je restais indépendant. Je suis un parti gaulliste, humaniste. J'ai fait mon choix, vous poserez la question au Front National. On est différent. Mais ce n
'est
pas parce qu'on est différent qu'on ne doit pas se rassembler. M. Macron a rassemblé des gens différents, que je sache. Personne n'a été choqué. L'avenir repose sur un autre programme pour le pouvoir d'achat des Français, pour la sécurité des Français, pour fermer nos frontières, pour
avoir
plus de justice à vie des retraités qui sont massacrées. Dans vos propositions,
il
y a le protectionnisme intelligent. Quand on voit ce qui se passe au niveau international, Donald Trump prend des mesures, des barrières douanières, et tous les pays, que ce soit l'Asie, que ce soit l'Europe, font en représailles d'autres barrières douanières. Est-ce que le protectionnisme aujourd'hui, ça a un sens ?
Oui. Moi, je vois que Donald Trump défend ses industries. Je vois que le chômage n'a jamais été aussi bas aux Etats-Unis. Je vois que le Japon a su défendre ses industries. Il ne
s
'agit pas
d
'en finir avec le libre-échange. Moi, je suis pour le libre-échange. Mais je veux la loyauté du libre-échange. C'est-à-dire que quand il
y
a un pays qui triche, on bloque. Et ça, si
on le faisait en France, il y aurait plus d
'emplois en
France. Le sujet va venir très vite, notamment dans la campagne des européennes. Vous serez tête de liste pour les électeurs
?
Je n'en sais rien encore. On verra. Vous
avez
envie ?
On verra. Il y a
des
éléments qui militent pour,
il
y a d'autres qui militent contre. On verra. Je travaille sur un projet.
Vous
avez manifesté à Vincennes contre les 80 km heure. Est-ce que c'est sérieux de la part d'un élu ? Est-ce
que
ce n
'est
pas un peu des majeux gauchis qui a 400 morts par an sur...
C
'est faux.
Les
morts sur la route aujourd'hui, et je connais bien parce que je défends des associations de lutte contre l'insécurité routière. Et notamment des femmes qui ont perdu leurs enfants écrasées par des chauffards. Donc je connais le dossier. Aujourd'hui, les morts sur la route sont liés
aux
chauffards, aux ceux qui roulent sans permis, aux ceux qui sont sous l'emprise du cannabis, de l'alcool. Et la justice est laxiste à l'égard des séchauffards. Alors on va punir des millions d'automobilistes qui se comportent bien parce qu'on est dans un pays où des gens qui se comportent mal sur la route ne sont jamais punis. Donc je préférerais qu'on cible les mesures sur les délinquants routiers. Et je connais bien le dossier. Et je peux vous assurer que rien ne prouve que la baisse à 80 km heure soit positive. Au contraire. Et s'il y avait une mesure intelligente dans notre pays, ça aurait été d'adapter les limitations de vitesse. Tout le monde sait qu'il
y a
certains secteurs où 70, d'autres où 90 allaient très bien. C'est une mesure stupide. Et j'espère que le gouvernement reviendra dessus comme s'est engagé le président de
la
République lors d'une dernière intervention. Deux ans de tête,
c
'est déjà beaucoup trop.
Nicolas Dupont-Aignan peut-être l'avait voulu. Le livre de Fabrice Vessard-Rodon, Laurent Wauquiez, L'impétueux, aux éditions Mareuil. Laurent Wauquiez a savouré une journée d'échange à Menton. On en a parlé tout à l'heure. Il a dit « Nous avons offert une belle image de ce qu'est la famille des Républicains ». Un mot là-dessus ? Ah ben c'est un livre sur lui. Ben oui, c'est un exercice équilibriste.
C'est ce qu'explique le livre d'ailleurs. Au-delà d'une biographie, c'est une enquête sur 20 ans. Comment un homme qui vient du centre, vous évoquiez tout à l'heure, le modem, etc. Jacques Barraud, l'Europe, a fait ses armes en Haute-Loire, aujourd'hui à la tête des Républicains, va devoir, va tenter de faire le grand écart entre votre électorat ou celui qui considère avoir été celui de l'UMP. Donc c'est tout l'enjeu.
Fabrice Vessard
-Rodon, Laurent Wauquiez, L'impétue,
aux éditions Mareuil. Vous ne croyez
pas que dans notre société si fragilisée, les Français attendent de la clarté. Parce que la politique, à un moment, c'est quand même la clarté. Et moi j'aimerais que Laurent Wauquiez ne soit pas équilibriste et qu
'il
soit franc.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, qui s'est illustré il y a 10 jours dans On n'est pas couché par une passe d'armes avec la bande de Laurent Wauquiez.
Je
peux vous faire une remarque là-dessus ? Vous savez que dans les cahiers des charges de la télévision publique, il y a la neutralité.
Et
tout le monde l'a oublié. Et quand un animateur télévision dit à un invité « taisez-vous
»,
eh bien il rompt avec la neutralité du service public. Eh bien
ça
n'a pas été
le
cas ici ce matin pour vous.
Merci Nicolas Dupont
-Aignan, président de Debout la France. Merci Marcelo Vessred du Figaro pour Public Sénat. Merci Fabrice Vessard-Rodon pour L'Est Républicain.
On
passe au débrief de vos propos dans un instant. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan