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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 10 octobre 2025 46 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Nouveau premier ministre ?, l’autoritarisme de Trump, procès Jubillar… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on fait face à une dérive autoritaire aux États-Unis ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on dit de la démocratie américaine face à ces événements ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Trump a réussi à tordre le bras à Netanyahou ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce plan de paix est un aller sans retour vers la paix ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    À quoi joue Emmanuel Macron ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut convoquer l'ambassadeur américain pour protester ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:50Richard VerliFait
    « Donald Trump a décidé d'aller le plus loin possible dans les villes démocrates qu'il considère comme étant son premier ennemi politique parce que de facto c'est là où sont les réservoirs de voie démocrates. »
  • 12:00Richard VerliFait
    « Imaginez qu'un bâtiment des services de l'immigration soit pris d'assaut comme ça a été un peu le cas Portland en Oregon. C'est le prétexte qu'il attend pour dire ces démocrates ne sont plus légitimes. »
  • 13:20Catherine TricotFait
    « En démocratie illibérale, qu'est-ce que vous dites à l'image de ce qui se passe en Hongrie ? »
  • 14:10Catherine TricotFait
    « Le pouvoir immense d'un président peut conduire à des choses totalement catastrophiques. »
  • 30:50Richard VerliFait
    « Cette réunion des partis politiques qui a eu lieu aujourd'hui même, qui a été convoquée après 2h du matin, mais c'est impensable dans plein de pays européens. »
  • 35:50Catherine TricotFait
    « Les socialistes ont été élus dans le cadre du nouveau Front populaire avec un certain nombre d'engagements. La l'abrogation de la réforme des retraites et à minima suspension, ça faisait non seulement partie de leurs engagements politiques. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir et bienvenue dans ce club de 28 minutes avec essayé, journaliste et dessinatrices pour analyser et débattre dans la bonne humeur de l'actualité. Nous allons bien sûr revenir sur la situation politique en France après cette semaine sans dessus dessous qui émett en rage les oppositions contre Emmanuel Macron. On a l'impression que plus il est seul, plus il se rigidifie sur sa position initiale.

Et si je vous dis que je suis très inquiète, c'est que j'estime que tout ça va très mal se terminer. Alors, à quoi joue le président de la République ? Quels sont encore les issues possibles ?

On en débattra ensemble. Frédéric Pomier viendra lui nous raconter son histoire de la semaine. Ce soir, le témoignage à la barre de la mère de Cédric Jubilard en forme de méakoulpa.

Et puis ce soir, on vous emmène dans l'appartement du futur, sobre et durable. Grâce à notre invité de la semaine, vous verrez Corentin de Châtel Peron, c'est son nom. Il a aménagé un 28 m² éphémère où la douche sert en même temps à cultiver des champignons et promis, rien d'hallucinogène.

Vous verrez sans oublier la chronique intélo footrac de notre ami David Castello Lopez. Voilà pour le sommaire. C'est parti. [Musique] Et je vous présente mes deux complices de ce soir.

Valérie Brochard, bonsoir. Marjor Delson, bonsoir à vous et bonsoir à nos trois clubistes. Bienvenue à vous Catherine Tricot.

Bonsoir. Vous êtes directrice de la revue Regard dont on voit le dernier numéro apparaître à l'écran. À vos côtés, Antoine Bueno essayiste.

Bonsoir à vous. Bonsoir Benjamin. Vous êtes également conseiller technique développement durable et prospective au Sénat et à vos côtés cher Richard Verli.

Bonsoir à vous. Correspondant à Paris du quotidiens suisse blic.fr.

Et ça sort la semaine prochaine votre nouveau livre cette Amérique qui nous dédeste qui nous déteste pardon aux éditions Nevicata et au pupitre ce soir pour illustrer l'émission Marie Morel. Bonsoir Marie dessinatrice de presse. Valérie.

Première actualité d'abord un nouveau tour de vis autoritaire. de Donald Trump aux États-Unis. Et oui, le président des États-Unis envoie la garde nationale à Chicago qui manifeste contre la police de l'immigration.

Il demande que le maire de la ville soit envoyé en prison et agite même l'insurrection acte pour déclarer l'état d'urgence en Iinois. Richard Verlivou qui avait travaillé sur les États-Unis justement pour votre prochain livre, comment vous regardez ce qui se passe aux États-Unis ? Est-ce que on fait face à une dérive autoritaire ?

On fait face surtout à une logique de provocation de Donald Trump. Donald Trump a décidé d'aller le plus loin possible dans les villes démocrates qu'il considère comme étant son premier ennemi politique parce que de facto c'est là où sont les réservoirs de voie démocrates et il veut absolument mettre en faute, pousser à la faute soit les gouverneurs, soit les maires de civiles. Vous avez remarqué que jusqu'à présent tous font très attention justement parce que l'objectif de Trump c'est de les prendre en quelque sorte en flagrant d'élit.

Imaginez qu'un bâtiment des services de l'immigration soit pris d'assaut comme ça a été un peu le cas Portland en Oregon. C'est le prétexte qu'il attend pour dire ces démocrates ne sont plus légitimes et ça c'est très grave. Catherine Tricot, qu'est-ce qu'on dit ?

Mais en démocratie illibérale, qu'est-ce que vous dites à l'image de ce qui se passe en Hongrie ? En tout cas, ce qu'on voit, c'est que la démocratie américaine est très fragile. C'est-à-dire qu'en fait, on croyait qu'elle avait beaucoup de contrepouvoirs et de force, notamment dans euh les contrepouvoirs dans les mairies, enfin les oui, les villes, les États, mais aussi avec les juges, avec la presse, avec euh les universités et que c'est tout ça qui est en train de euh se déliter, de s'affesser.

C'est extrêmement inquiétant et je pense que ça devrait nous faire réfléchir. C'està-dire qu'en fait le le pouvoir immense d'un président peut conduire à des choses totalement catastrophiques si vous voyez ce que je veux dire. Ouais.

Ouais. Enfin là quand même non fait pas le parallèle avec la France pas immédiatement. Pas immédiatement mais ce que je veux dire c'est que le pouvoir dans les mains de quelqu'un qui voudrait détruire l'état de droit et la démocratie en France on a beaucoup de de il y a trop de pouvoirs qui sont mis dans les mains d'un seul homme ou une seul. pour par de la présidentialisation du régime.

Euh oui et de du coup des fragilités que cela occasionne à l'état de droit et à la démocratie. On va rester aux États-Unis. Voilà, c'est ce que j'allais dire.

Pour revenir à Donald Trump, il s'en est pris spécifiquement à une organisation antifasciste. Il a même été soutenu dans sa démarche par sa très fidèle procureur générale des États-Unis. Écoutez Antoine Bueno, le sénateur démocrate Chuck Chemer a déclaré cette semaine voilà à quoi ressemble la tyrannie.

Est-ce qu'il a raison ? Je pense qu'il faut être très prudent euh parce que il y a pas noir et blanc, c'est-à-dire que il y a pas un pays qui est soit euh si ça existe une vraie dictature, ça existe des vraies dictatures et puis des démocraties qui sont très de démocraties bien implantées. Mais entre les deux, il y a bien plein plein de choses.

D'ailleurs, il y a il y a des indexes chaque année, le des indexes démocratiques qui notent en quelque sorte les démocraties. Et donc ce qui a été dit est très vrai. Il y a très clairement une dérive en revanche sur d'autres plateaux, peut-être même d'autres chaîne.

Parfois on on qualifie l'Amérique trumpienne de fasciste. Et là, on va trop loin pour vous, il me semble, parce que fasciste c'est très très fort et puis ça désigne un un régime politique qui est quand même bien spécifique. Et euh moi je crois surtout que on va s'apercevoir, et là je suis pas d'accord que la démocratie américaine, elle est encore très forte.

Il y a beaucoup des décrets de Donald Trump qui ont été bloqués par des juges américains. Euh il a essayé parce qu'on est dans un contexte, c'est ça qui est très important à rappeler, c'est celui des mid termes, c'est-à-dire les élections de mi-mandat qui sont toujours depuis que la démocratie américaine existe, je parle sous votre contrôle, défavorable au président en place et c'est ça qu'essaie de manipuler Donald Trump. Et s'il y arrivait là, oui, on pourrait dire que la dérive est très inquiétante.

Pour l'instant, on n'est pas là. Mais justement en parlant des contrepouvoirs, Richard Verly, l'un d'entre eux c'est notamment la justice et la Cour suprême qui est quand même pro Donald Trump. Est-ce qu'aujourd'hui ces contrepouvoirs, ils sont toujours efficaces ?

Alors la Cour suprême, elle a donné quand même un certain nombre de décisions tout à fait favorables à Donald Trump, notamment dans le domaine de la de l'arrestation et la déportation des migrants. Elle a validé l'approche clairement autoritaire de Donald Trump. Il faut reconnaître qu'il avait été élu sur cette promesse aussi.

Donc il y a pas eu de tromperie. Là où effectivement ça va à mon avis poser un problème, c'est si ces provocations parce que je répète que c'est sa stratégie conduisent à des affrontements à ce moment-là et bien probablement le Donald Trump jouera l'ordre jouera l'autorité de l'État et on sait que la Cour suprême composée majoritairement de juges républicains dont plusieurs nommés par lui c'est un argument auquel elle est très sensible au fond c'est ce qu'il veut il veut se trouver garant suprême américaine. Catherine Tric, vous parliez de dérive pour aller un peu plus loin.

Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Nous pays, la France, est-ce qu'on convoque par exemple l'ambassadeur américain pour lui dire voilà ça ne va pas, on manifeste officiellement notre réprobation. Est-ce qu'il faut aller jusque là ?

Alors, je ne sais pas si quelles sont les formes exactes. Vous me prenez un peu de cours. Ce qui est sûr, c'est que j'ai pas tellement aimé euh la manière dont on s'est comporté avec Donald Trump cet été en Écosse.

C'est-à-dire que je n'apprécie pas beaucoup que les autorités européennes par exemple euh viennent euh faire leur euh presque allégance. Allégance, voilà, allégance. Et je remarque par exemple à propos du plan, on va en reparler tout à l'heure du plan sur Gaza.

Tous les chefs d'État ont dit "Merci Donald Trump, merci mon bon maître et cetera. Il y a quelque chose qui est on rentre dans son jeu." C'estàdire qu'il est un homme qui veut qu'on le flatte et tout le monde joue avec ça parce que tout le monde a la trouille.

C'est sans doute contreproductif mais en tout cas ça alimente sa toutepuissance, ça alimente son lubric dans une bonne situation. Alors Marie Morel, ça vous a inspiré un dessin bien sûr avec des portraits au mur ? Oui, tout à fait.

Euh la nouvelle saison est lancée et malheureusement elle est encore plus sombre que les précédentes. Il y a Prentis qui était donc le nom de l'émission he qui animait en son temps Donald Trump quand il était animateur télé. Merci Marie, c'est l'heure de la une internationale et c'est celle du quotidien israélien à Redz avec la photo d'une mère d'un otage du Hamas et ce titre après 734 jours de guerre, Israël et le Hamas acceptent l'accord de cesser le feu à Gaza proposé justement par Trump. un plan de paix accepté par les deux partis qui prévoit dans un premier temps la libération des otages contre la libération de centaines de prisonnés palestiniens.

La première étape d'un processus en 20 points qui prévoit aussi le retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza qui a commencé et la démilitarisation du mouvement islamiste. Antoine Bruno, les choses sont-elles bien engagées ? Est-ce que c'est un aller sans retour vers la paix pour vous ?

Moi, je je peux plus y croire vraiment. Ah bon ? Oui, je vois que heureusement les principaux intéressés y croient et ça fait quand même du bien à tout le monde.

Mais je vais vous dire très franchement, j'ai cru, alors je suis peut-être extrêmement naïf à au processus de paix de janvier dernier. Oui. De janvier 2025, je pensais que c'était réglé.

Alors là, évidemment, je veux plus avoir cette attitude. J'espère évidemment, même si c'est un plan de paix plus élaboré en 20 points avec des États évidemment c'est pas tout à fait la même chose avec les partenariats des pays arabes. Il y a des il y a des pressions internationales.

On parlait de Donald Trump évidemment, mais même les choses les plus simples dans ce plan vont être en réalité potentiellement très compliquées. Le le terrain est tellement miné que chaque chose, par exemple, tous les otages doivent être libérés mais tous les otages ne sont pas aux mains du Hamas. Donc par exemple le djihad islamique qui est une dissidence et qui détient des otages, je n'ai pas l'information, peut-être que vous l'avez.

Est-ce qu'il va jouer le jeu ? C'est un exemple mais tout est miné. Richard Verli, est-ce que vous êtes aussi pessimiste ou quand même on peut voir à travers ce plan de paix élaboré par Donald Trump et ses 20 points une première étape vers voilà une paix possible, envisagée, envisageable.

Pour moi, le premier jour décisif qui va nous permettre de répondre à cette question, c'est le lendemain de la libération des otages en espérant qu'elle ait lieu. Ouais, ça doit être la jour euh si elle a lieu, c'est-à-dire si les otages sont regroupés, les otages vivants et les dépouilles de ceux qui malheureusement sont morts, à ce moment-là, le Hamas n'aura plus de bouclier puisque disons-le, les évidemment les otages étaient le bouclier du Hamas. Plus de monnaie non plus. survie ce n'est pas que j'appelle à survie, je dis simplement factuellement la survie de ce mouvement dépendra entièrement de la promesse et de la garantie de Donald Trump parce qu'on sait que ce que veut Benjamin Netaniaou, il l'a toujours dit, c'est éradiquer le Hamas.

À ce momentlà, si les combats ne reprennent pas, à ce moment-là, si le cesser le feu perdure et qu'une exfiltration que j'ai de la peine à visualiser des combattants du Hamas se met en place, on pourra commencer à y croire. Mais tant qu'on en est pas là, on ne peut que douter. Ce qui ne veut pas dire ne pas se féliciter.

Sauf Catherine Tricot que Trump a réussi à tordre le bras à Ténetanou. Donc il peut encore le faire si jamais ce plan n'est pas appliqué comme c'est prévu. Alors il lui a tordu le bras jusqu'à à lui comme Ohamas d'ailleurs.

Je il a tordu le bras jusqu jusqu'à certaines limites. Cet après-midi, on a eu la liste des prisonniers politiques palestiniens qui vont être libérés et dedans par exemple Marwan Bargouti ne fait pas partie. Alors alors Marwan Barbouti c'est c'est voilà c'est un leader palestinien qui est en prison depuis 2004 et qui pour les Palestiniens et leur mandé là on veut dire c'est-à-dire c'est un homme d'état qui veut une solution politique qui veut que la guerre cesse et qui veut qu'on se mette autour d'une table pour trouver une solution.

Il est emprisonné depuis 2004 dans une prison israélienne et Benjamin Netanau refuse de le libérer parce qu'en fait il ne veut pas de solution politique au conflit et le fait que on nit pas imposé sa libération me donne pas beaucoup d'espoir. Bon on verra ça. On va espérer que que ça marche.

On restera vigilant bien sûr dans cette émission pour en parler un dessin Marie Morel s'il vous plaît. Bah ce dessin m'a été inspiré un peu de ce qui s'est passé quoi. Et voilà donc je me suis imaginé comment est-ce qu'ils allaient signer le plan Trump et après ça une bonne poignée de main avec beaucoup de victimes.

Merci Marie pour cette ce dessin. Votre duel de la semaine Valérie nous emmène le Tarnégaron un scrutin législatif tous off à noin dimanche. Et oui et pourtant mon cher Benjamin sur laaffiche pas de star hein ni de poids lourd de la politique ni même du du parlement mais deux candidats méconnus du grand public à gauche c'est la socialiste Cathy Bourdoncle et à sa droite on trouve Pierre-Henri Carbonel candidat du parti d'Éric Sioti l'UDR pour Union des droites républicaines un parti soutenu et réciproquement par le Rassemblement national pas de quoi en faire un duel au sommet me direz-vous et bien si Benjamin parce que ces deux opposants ont trouvé cette semaine de bien plus célèbres bretteurs pour animer la bataille dans la première circonscription du Tarnégaron.

Je vous explique tout. Après l'invalidation par le Conseil constitutionnel de l'élection de la députée sortante Brigitte Barège, elle aussi UDR. Et bien un premier tour de l'élection législative partielle était donc organisé dimanche dernier pour la remplacer. 10 candidats, deux qualifiés, l'UDR Pierre-Henri Carbonel avec 29,5 % des voix et la socialiste Cathy Bourdoncle avec un score de 24,3 %.

Au pied du podium, le candidat les républicains se voi donc exclu du second tour avec seulement 17,6 % des voix. Une élection qui ne va pas changer la face de l'hémicycle a priori, sauf que sauf que le président des républicains s'est penché sur ce scrutin et il a même donné une consigne de vote pour le second tour qui aura lieu dimanche prochain. Écoutez, pas une voix pour la gauche.

Ensuite, les électeurs non, les électeurs se déterminent. Monsieur les électeurs, je dirais voilà pas une doit pour la gauche. Oui.

Bruno Retailleux n'a donc pas appelé à faire barrage à l'UDR soutenu par le Rassemblement national pour le président du groupe socialiste au Sénat. Le ministre de l'intérieur des missionnaires signe alors la fin du Front Républicain. Monsieur Rota a pris une position indigne, je dis bien indigne.

Euh mettre au même niveau une candidate socialiste qu'un candidat d'extrême droite et en refusant un front républicain qui permettrait à cette candidate d'être élue dans cette circonscription. C'est vraiment une première. C'est un dégagement de monsieur Rotaillot qui prépare peut-être l'Union des droites et de l'extrême droite.

Visionnaire Patrick Caner, peut-être à en croire la sénatrice les Républicains Sophie Prima, ancienne porte-parole du gouvernement qui déclarait un peu plus tardant la même journée que pour former la prochaine équipe gouvernementale, un compromis avec le Rassemblement national était envisageable. S'il y a un contrat de gouvernement avec des idées et des et des mesures qui ne sont pas orthogonales à nos convictions, et bien travaillons ensemble. Nous n'avons pas que des désaccords avec le Rassemblement national.

Oui, une position ravalée dès le lendemain sur X, je la cite, de tout temps opposé à l'Union des droites, je n'ai jamais changé de position. L'esprit de mon propos était indiqué qu'à ce moment épineux de notre vie politique, nous avons un impératif besoin de trouver une voie pour donner un budget à la France. Mais malgré ce rétro au pédalage pour le premier secrétaire du Parti socialiste, tout est clair, les Républicains n'ont jamais autant usurpé leur nom.

La fusion entre la droite et l'extrême droite est entamée. Antoine Buenot, est-ce qu'il a raison ? Olivier Fortblé et qui me semble fondamental, c'est que je crois savoir que la candidate socialiste n'est pas soutenue par LFI.

Absolument. Elle n'a pas été soutenue par les filles qui avait positionné un concurrent, un candidat. Et ça euh je dirais que ça change tout.

Et oui, c'estàdire bah c'est-à-dire que effectivement là il y a peut-être il y a peut-être une inflexion parce que quand il s'agissait de mettre dos à dos les extrêmes, extrême droite, extrême gauche, c'est une attitude disons qui aurait pu tout à fait dans le cadre l'ancien logiciel si vous me passez cette expression se comprendre. Là, à partir du moment où on n' pas d'opposition ou de menace d'extrême gauche parce que LFI serait derrière, oui, donc la fusion est en mar c'est ça c'est quoi ? Vous dites la fusion est en maren sais rien.

Je n'en sais rien. Est-ce que Est-ce qu'on surinterprète pas quelque chose qui est un épiphénomène ou est-ce que c'est vraiment déjà un indice un signal faible que quelque chose est en train de cher ? Je peux pas vous le dire.

Catherine Tricot en même temps, il il appelle pas expressément Brun Rotaillo à voter pour le candidat siiste. On n' pas beaucoup de temps mais je veux dire deux choses, c'est que je pense que de mettre la LFI en dehors de la République est absolument scandaleux et c'est ce qu'a fait le premier ministre euh quand enfin le cornu il était plus premier ministre mais c'est ce qu'il a dit mercredi soir, c'est ce qui s'est reproduit également aujourd'hui. et Rotaillot ne cesse de le dire, c'estàdire de dire que LFI est en dehors de la République, ça me paraît très choquant et du coup par contre la gauche qui devient en dehors de la République par pour Bruno Retaillot.

Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose c'est que Retaillot ne cesse de dire il y a une solution, c'est une solution d'un nationale sur les thèmes qui nous sont communs, c'est-à-dire l'immigration, c'est-à-dire l'assistana, c'est-à-dire je sais plus le 3è le trè thème, enfin bref, les thèmes chers sécurité. Merci. les thèmes qui sont au cœur du logiciel de l'extrême droite.

Donc je pense que Retaillot est en train politiquement de préparer le rapprochement, pas la fusion mais le rapprochement avec extrême droit de Marie Morel, un dessin, ça vous inspire un dessin bien sûr. Et oui, pas d'alliance avec Rota euh c'est pas ses idées le problème, c'est ce qui dégage et bizarrement avec Siot, c'est peut-être la coupe de cheveux. Merci Marie.

On va continuer à parler politique hein pour notre dossier deuxème dossier d'actualité de la semaine et parce que en effet on est toujours dans l'attente du premier ministre. Valérie, toujours pas de nom, personne exactement on ne connaît toujours pas l'identité du prochain premier ministre Benjamin. Mais du coup Richard Verli à quoi joue Emmanuel Macron ?

C'est inquiétant c'est inquiétant à tout point de vue et et je peux vous dire que ça inquiète Oui, mais presque inquiet non tout à fait inquiet. pas presque. Et ça inquiète les partenaires européens de la France.

Moi, je peux vous dire que j'ai parlé à des collègues correspondant allemands aujourd'hui. À Berlin, on s'inquiète vraiment, pas seulement sur le fond, c'est-à-dire l'instabilité qui s'est installée au sommet de l'État et un sentiment de fébrilité, mais aussi sur la forme. Je vais vous citer un exemple.

Cette réunion des partis politiques qui a eu lieu aujourd'hui même, qui a été convoquée après 2h du matin, mais c'est impensable dans plein de pays européens. C'est pas comme ça qu'on gouverne. Donc il y a ce sentiment qu'Emmanuel Macron est dans une fuite en avant tout en répétant qu'il cherche le compromis.

Mais le compromis c'est pas comme ça qu'on l'obtient. Tous les pays qui ont l'habitude d'en forger ne font pas comme ça. Mais Antoine qu'il y a pas une responsabilité des partis.

Alors il y a celle certainement du président de la République mais le compromis ça se fait avec des partis. Et il a appelé à la responsabilité de ses partis qui disent non on ne veut pas pour l'instant gouverner avec le cadre que vous nous que vous nous proposez. Chacun est dans une dans une posture de laquelle il est très difficile de sortir.

Le seul socle compte tenu de la composition actuelle de l'Assemblée nationale, le seul socle de gouvernement possible, c'est le centre plus les socialistes plus les LR. En dehors, il y a pas de majorité qui existe et comme vous avez des sujets extrêmement clivants, extrêmement bloquants à commencer par la réforme des retraites ou la taxe Zookman, la taxation des hauts revenus ou des ou des ou des haut patrimoines et que on est dans des dans une crispation de de posture politique. Alors, est-ce que il faut Je pense que c'est les institutions là qui tout Moi moi c'est moi c'est mon sentiment et je vais vous dire bon je suis un peu embarrassé parce que quand on vient à la télé on est censé dire quelque chose et là je dis rien et non non si si je veux dire et en fait c'est le citoyen qui parle moi je comprends pas ce qui se passe.

Je vous le dis très franchement, je sais que ils ont bah vous traduisez l'inquiétude des français en tous les cas je ne comprends plus ce qui se passe parce que on est plus dans un cadre politique habituel, dans un cadre même constitutionnel on n'y est plus on n'y est plus exactement je ne vois aucune véritable porte de sortie donc je vous le dis simplement forme de sidération que vous traduisez je ne comprends plus où on en est vraiment. Oui, et on on parlait justement de cette réunion qui avait lieu cet après-midi à l'Élysée. Bien, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est montré très déçu en sortant du bureau de du président de la République et menaçait à nouveau de censurer le futur gouvernement.

Écoutez, si le changement de cap n'est pas au rendez-vous, si il n'y a pas de possibilité pour le parlement de s'exprimer librement, donc pas de 493, si tous les sujets ne sont pas sur la table, suspension de la réforme des retraites, alors nous censurerons immédiatement. Censure immédiate. Comment vous voyez la suite, Catherine Tricot ?

Euh, je pense que ce n'est pas une posture. Je pense que c'est une conviction. Donc, c'est pas un procès d'intention.

Non, c'est pas Non, c'est pas un procès d'intention. Les socialistes ont été élus dans le cadre du nouveau Front populaire avec un certain nombre d'engagements. La l'abrogation de la réforme des retraites et à minima suspension, ça faisait non seulement partie de leurs engagements politiques, mais on peut même dire que ça fait partie du socle de la gauche et des combats qui se sont menés depuis 2 3 ans dans la rue au Parlement et cetera.

Donc c'est normal qu'ils fassent ça. S'ils ne font pas ça, alors ils sont des magouilleurs. Bah je veux dire, c'est Mais oui, je veux dire si on est si et moi ce qui me choque beaucoup dans vous votre perplexité, moi ce qui m'a beaucoup choqué, c'est qu'on a l'impression que les gens discutent dans les secrets.

Ce qu'a dit d'ailleurs le cornu mercredi soir, il a dit dans le secret des conversations et des échanges. Mais il y a pas d'échange secret à la politique, ça nous concerne soit politique et moi je ne je ne participe enfin je ne comprends pas qu'on propose une chose comme ça. Et en revanche que je crois c'est que le blocage il est très profond et il est très profond pas pour des problèmes de posture, c'est parce qu'il n'y a pas eu de débat politique en France depuis 2017 véritablement organisé.

L'élection de 2022 a été alors justement ouais abîmée et donc il faut qu'on ait le temps d'un débat profond. Justement Richard Verli, est-ce que l'une des solutions ne serait pas une présidentielle anticipée ? C'est d'ailleurs ce que propose Édouard Philippe.

Moi, j'ai sur cette question du retour aux urnes, quelle que soit sa forme, la dissolution de l'Assemblée nationale ou l'élection présidentielle anticipée, je pense que le retour au peuple est justifié dans les deux cas. Parce qu'on ne peut pas dire que on ne fait pas pour éviter la dissolution. Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que on ne fait pas un certain nombre de choses pour éviter de redonner la parole au peuple. Alors par contre la présidentielle anticipée, elle a un vrai danger, il faut le reconnaître, c'est la fragilisation des institutions parce que ce qu'Emmanuel Macron aura fait deviendra une jurisprudence pour la suite. Donc ça c'est très inquiétant mais globalement euh revenir vers le peuple c'est quand même le B de la démocratie.

Je je voudrais juste juste très rapidement souligner un paradoxe actuel, c'est que nous avons aujourd'hui un très beau débat démocratique, c'est-à-dire que le fait que les institution démocratique soit bloqué suscite quelque chose qui est vraiment démocratique. On parle des sujets aujourd'hui. Ou oui.

Moi ce que je pense c'est qu'il faut revenir vers le peuple mais donner autant au débat démocratique de se déployer. Donc il ne peut pas y avoir de de de démission immédiate parce que dans la constitution c'est entre 20 et 30 jours les élections. Ça c'est pas bon.

Ce qu'il faut c'est annoncer par exemple, on fera élection présidentielle au mois de mai. C'est dit. On verra ce qui se passe.

Marie Morel de Qu'est-ce que ça vous a inspiré vous avec vos feutres ? J'en ai marre de j'en ai marre de changer d'apprendre des nouvelles têtes tous les deux jours. Donc ça me saoule.

Donc je fais grève, je fais un templette pour les premiers ministres avec quelques casseroles au cul. Voilà. Et Ah ça c'est pour Antoine Buendo.

Voilà. Et sinon Macron a enfin mis tout le monde d'accord. On en a marre.

Merci beaucoup Marie. Place àavre.com de la semaine.

Cher Margerie, le steak végétal est en passe d'être interdit en Europe, on passe à un tout autre sujet. Oui, mais c'est une interdiction euh de vocabulaire. Ce mercredi, le Parlement européen a soutenu à 355 voix contre 247 euh l'interdiction de ces appellations, hein, qui utilisent les termes de la viande pour nommer des produits végétaux.

Exit donc les burgers veggis, jambons végan, boulettes ou autres saucisses de soja. Alors, le texte doit encore être négocié avec les 271 et la commission, mais certains avaient pris le sujet à cœur depuis longtemps, comme par exemple cette députée Eren qui livre une véritable croisade contre les écolos. Regardez, on stoppe enfin cette mascarade des écologistes de salon face à une transition alimentaire que veulent nous imposer les CERV déconnectés de nos campagnes et de la réalité des éleveurs nous imposer leur modèle.

Je dis non. Voilà, elle ne mche pas ses mots. Alors, ces dernières années sur les réseaux sociaux, beaucoup d'influenceurs he se sont lancés dans des offensives prost moquant aussi des écolos.

Ils y vent une consommation excessive de la viande qui permettrait selon eux de maigrir et de réduire les maladies. Certains s'attaquent même à des steaks crus, vous le voyez, qui ne sont donc même pas assaisonnés. Ber et dit c'est une députée de droite française qui est à l'origine du texte voté au Parlement européen.

Oui. Céline Imar qui a salué d'ailleurs une victoire sur les réseaux sociaux pour les agriculteurs et plus de transparence pour les consommateurs. Mais les consommateurs justement serait-il pris pour des jambons ?

Et bien sur les réseaux sociaux cette question et bien elle agite. Les végétariens ne veulent pas de viande. Pourquoi donc adopter les mêmes termes ?

Nous dit ce Twetos. Mince, je pensais acheter une côte de bœuf et c'est en fait un steak de tofou. Ça n'arrive jamais nulle part, nous dit euh Tasocyine.

Alors, d'autres euh sont vraiment euh moins ironiques, hein. Il dénoncent une forme d'obsession euh identitaire de la droite pour la viande. "L'existence d'un burger vég n'empêche personne d'acheter du bœuf", affirme cet internaute.

Alors, officiellement, euh la mesure serait prise notamment pour protéger les agriculteurs. En parallèle, le marché des produits de substitution, vous le savez, n'a cessé d'augmenter. Et pour beaucoup et bien il s'agit d'un nonsens total notamment du point de vue du vocabulaire.

Cet internaute par exemple rappelle qu'il n'existe bien des fraises Tagada qui ne sont pas des fraises, du fromage de tête ou encore des souris d'agneau où il n'y a évidemment pas de souris sauf si le restaurant est douteux niveau hygiène. Alors perturbé, certains se demandent donc même si l'on peut toujours parler de boudin de portail. Ah ça c'est une question.

Autre problème, une vraie question, autre problème soulevé par les réseaux, le choix des nouveaux termes, des nouveaux mots justement. Oui. Pourquoi en fait-il remplacer les steak, saucisses et autres boulettes ?

Surtout que attention, il ne faut vexer personne. Je veux bien dire galette végétale, mais les lobis de la galette bretonne et la galette des rois vont se réveiller dit par exemple cet internaute. Alors, d'autres estiment qu'il faut élargir aussi cette problématique au produits laitiers.

Il n'y a pas de lait dans le lait démaquillant, nous dit cet internaute. Vite, il faut l'interdire. Voilà, donc ça c'est pour l'aspect un petit peu amusant mais on le voit quand même en France, c'est vraiment un dossier qui passionne.

D'ailleurs, des décrets interdisants, cette appellation avait déjà été pris en France avant d'être annulé par le Conseil d'État. Richard Bueno, est-ce que cette mesure elle a un s Antoine pardon mélanger végan ? Moi j'attends avec un de donner la parole.

Je vous donne la parole tout. Je trouve ça je trouve ça très grave et pas du tout anecdotique. Alors oui évidment Antoine Br justement juste est-ce que c'est un petit peu un écran de fumée comme l'a dit une député coloné irlandaise ou c'est juste enfin ou est-ce que non ça ça fait partie de ce qu'on appelle le backlash écolà-dire la régression environnementale généralisée.

C'est hyper grave parce que le vocabulaire permet de bien comprendre que qu'on offre des alternatives à la viande et ça ça c'est extrêmement important. Et oui, réduire sa consommation de viande et particulièrement de viande rouge. Ça c'est un geste écolo individuel qui n'est pas neutre, qui a un impact véritablement.

Hm. Vous avez Je suis pas tout à fait d'accord mais rapidement. Non, je suis pas tout à fait d'accord.

Je pense que on peut comprendre, comme c'est le cas dans d'autres domaines, que les éleveurs, les producteurs de viande tiennent à défendre certaines appellations qui caractérisent leurs produits. Après, il faut s'entendre sur ces appellations, mais après tout, à ce moment-là, tout le monde va se mettre à faire du champagne, par exemple. sera ensemble.

On verra vous vous trouverez. On mélange pas les serviettes et les torchons pour Richard Verlier et pour vous alors Marie Morel. Bah le sens des priorités, on l'a ou on l'a pas pendant que l' légifère sur le stack végétal, bah on attend toujours des sanctions contre le génocide à gaz.

Merci Marie. Et c'est le moment des photos de la semaine hein chers clubistes. Celle que vous avez choisi pour illustrer une autre actualité qui vous a marqué et on commence avec vous Catherine Tricot sur cette histoire tragique.

Oui, c'est l'histoire d'un jeune homme que je trouve vraiment beau comme un dieu. Tout à l'heure, on se disait en effet que il ressemblait, il nous faisait, il nous évoquait Carl Lewis et il s'appelait Mamadou Garanke Dialo. Il était arrivé en France en 2019, il avait appris à devenir boucher et il s'était installé en scène maritime.

Il est parti, il a voulu partir en Angleterre et il s'est noyé. Il fait rejoindre les 90 autres personnes qui sont mortes dans la dans la Manche cette année en espérant rejoindre l'Angleterre. Et cette semaine, on a panthéonisé Robert Badinter qui je sais que on va en parler, mais en fait moi c'est je me suis dit cet homme c'était un humaniste qui considérait qu'une vie vaut une vie et le fait qu'on s'habitue à ce que des hommes ou des femmes ou des enfants enfin meurent pour gagner un pays et que ça ça ne nous touche plus, ne nous révolte plus, je pense qu'il y a quelque chose de notre humanisme qui s'effondre.

Merci Catherine pour cette évocation. Vous Richard Verlier avec vous, on part en en Syrie. Oui.

À l'installation du nouveau parlement syrien avec énormément de doutes sur l'évolution de ce régime qui est issu, vous savez, de des rebelles islamistes qui ont pris le pouvoir et qui ont déposé Bachar Elassad pour deux raisons. D'abord parce que ben il faut espérer que la Syrie arrive à se doter d'abord d'un gouvernement et d'un gouvernement qui respecte ses différentes minorités, ces différentes communautés, mais aussi parce que s'il n'y a pas de stabilité en Syrie, il n'y en aura pas dans la région et ça nous ramène à Gaza. Rappelons-nous, c'est une région où tous ces pays se tiennent presque dans un mouchoir de poche.

Donc ne rêvons pas, la Syrie, le Liban, Israël, Gaza, c'est le même sujet. Merci Richard. Antoine, on en parlait pour vous cette semaine.

Ce qui vous a marqué, c'est la panthéonisation de Robert Badinter. Bah, est-ce qu'on pouvait ne pas du tout la mentionner ? C'est quand même difficile de passer à côté.

Alors, je suis aussi un peu ému de d'en parler parce que je je l'ai connu alors pas très bien mais je le je le croisais et j'ai même eu la chance d'avoir une conversation avec lui et il il se dégageait quelque chose de lui qui relève pour moi de d'une forme de simplicité austère. Et du coup, je m'interroge parce que c'est ça me semble être en totale rupture avec cette espèce de de cérémonie grandiloquante et je me demande si véritablement c'est euh totalement lui rendre hommage s'il y a pas une forme de petite trahison de de cérémonie préparée avec la famille Antoine Buenot cérémonie préparée en accord avec la famille sa femme peut-être mais on voit bien ce qu' a dis c'est c'est pas un homme de culte de la personnalité du tout merci Antoine. Merci à tous les trois bien sûr un dessin de Marie.

J'ai pensé à quelqu'un d'autre qui avait envie de remercier Robert dans notre mari ce soir. Merci cher Marie. C'est l'heure de l'invité de la semaine Corentin de Châtelon.

Bonsoir à vous. Installez-vous. Bonsoir.

Bonsoir. Merci d'être avec nous dans 28 minutes. Vous êtes ingénieur de formation et on a on est ravi de vous accueillir ce soir par pour nous présenter l'appartement du futur, celui que vous avez conçu en ville pour qu'il soit complètement écoresponsable, sobre et durable pour ménager notre planète he bien sûr et et nous en même temps par la même occasion.

Alors expliquez-nous c'est quoi l'idée ? C'était de limiter d'abord au maximum les déchets par exemple ou pas ? Alors c'est plus large que ça en fait.

Il y a de jours, j'ai présenté la web série la part du futur à des collégiens qu'on va voir sur Ouais, c'est ça. Et à la fin, il y a il y a un jeune qui m'a demandé "Mais pourquoi vous faites ça, monsieur ?" Et du coup, c'était un peu la même question.

C'était en fait je lui ai expliqué que aujourd'hui nos modes de vie ils génèrent plein de problèmes sur la planète, sur l'environnement, sur le réchauffement climatique, les ressources, mais aussi des problèmes de pouvoir d'achat, de santé mentale et physique, des problèmes de justice sociale et cetera et que dans le futur on peut pas garder ces mêmes modes de vie. Et que du coup, ça fait 15 ans que je me pose cette question là et après il y en a un deuxième qui m'a posé une question, c'est "Mais alors monsieur, est-ce que ça va ressembler à ça le futur ?" Et je lui dis, "Ben, j'en sais rien.

Euh, mais on est à une époque où il faut se poser cette question-là de vers quel futur on veut aller. Et ce que ce dont je suis sûr aujourd'hui, c'est qu'il faut mieux aller vers le futur qu'on a testé dans l'appart celui que propose Elon Mas en Vale. Et vous avez justement testé un truc super, la cocotte du futur.

Vous pouvez nous expliquer comment ça fonctionne la cocotte du futur ? Bah du coup alors pour arriver à cette cocotte du futur déjà, il faut expliquer que on a pendant 10 ans cherché partout autour du monde dans 25 pays différents plein d'innovations lotch donc des innovations qui répondent à des besoins de base mais de manière locale accessible à tout le monde et durable. Et ensuite donc on s'est installé dans cet appartement 28 m² et on a demandé à plein d'experts de nous aider même l'agence spatiale française a collabor et alors c'était pas c'était une école d'ingénieur qui a bossé sur la cocotte du futur et donc on émergé plein d'innovations et dont cette cocotte qui est un système de cuisson qui divise par 10 la consommation d'énergie et alors qui est aussi conseillé par le nutritionniste parce que c'est que des cuissons à l'eau et à la vapeur qui sont meilleures et pour la santé et en même temps qui émettent pas de de gaz toxique dans la cuisine.

Oui, parce que vous avez été suivi pour voir si votre santé allait bien aussi. Valérie euh Margerie pardon. Marjerie, décidément les prénoms ce soir.

Oui. Une des innovations que je trouve assez fascinante, c'est que vous utilisez l'humidité de la douche pour faire pousser des plottes. Est-ce que c'est quelque chose qui est euh disons assez facilement réalisable chez chez soi ?

Parce que vous faut quand même beaucoup de travail, il y a un intérêt. Ouais, clairement. Alors, ça c'est une douche que que j'ai adoré.

C'est une douche brumisante. Déjà, on se douche dans un espèce de crachin breton chaud. Je sais pas si vous connaissez le crachat breton, mais ça ça mouille bien.

Et en fait, c'est un ballon d'eau chaude qui fait que 2 L. Donc ça divise par 15 la consommation d'énergie et par 12 la consommation d'eau. On se brumise en même temps, ça fait pousser les pleurotes.

Donc on récoltait plus d'un kil pleurotte par semaine. Donc ça économisait aussi de l'argent et nutritivement, c'est intéressant. Et l'eau ensuite s'écoulait via un biofiltre avec des bactéries et allait nourrir 5 m² de plantation dans la cuisine.

Donc quand on mangeait, on avait directement des herbes aromatiques, ciboulettes, basilic et cetera dans la cuisine. Vous pouvez manger des champignons en prenant sa douche par exemple aussi ou pas ? Ouais.

Alors on le faisait pas mais c'est c'est l'idée. Ouais. Et en fait Catherine Tricot, vous avez une question parce que votre autre métier c'est architecte urbaniste.

C'est vrai. Et et justement je je j'étais j'ai entendu parler de votre expérience d'une façon un peu ambigue au fond. Qu'est-ce que vous voulez faire ?

Vous voulez nous démontrer que c'est de cette manière qu'on va se sortir de ce réchauffement climatique et sauver la planète ou alors c'est simplement une manière de se transformer soi-même et donc de travailler sur ses rêves, son mode de vie et ses affects ? Et ben les deux au final. Ah oui, au final l'idée c'est de voir vers quel scénario du du du futur quel progrès nous amènerait vers un futur qui est plus sain, plus durable et qui en même temps est désirable.

Donc c'est pour ça qu'on a fait cette expérience qui a duré 4 mois. On a tout mesuré sur plein d'indicateurs différents pour voir si c'était crédible parce que comme je disais tout à l'heure, nos modes de vie actuels ne sont pas crédibles, on peut pas les garder pour le futur. Mais le problème c'est que comme les gens en tout cas ceux que je connais ont pas envie de se doucher aux brumisateurs de manger des grillons ou d'arroser leurs plantes avec leur urine.

Bah pas vous, mais peut-être que certains oui. Vous étiez très sceptique quand on en parlait tout à l'heure dénonce votre question. Non, mais vous vous voyez c'est très sympathique mais je vraiment très concrètement comment est-ce que ça pourrait participer à l'échelle euh de cet extraordinaire défi qui est la transition environnementale ?

Je vois pas en fait. On s'est rendu compte parce que en parallèle de ça, on a fait tout un programme de sciences participatives et il y a des centaines de foyers en France et à l'étranger qu'on fait des systèmes chez eux, des répliques pour avoir après toute une étude avec un ergonome, des sociologues et tout ça pour voir si c'était justement implémentable dans nos vies quotidiennes. Alors, il faut savoir que nous on se projette en 2050.

D'accord. Donc c'est pas forcément pour maintenant mais il y a plein en fait de choses qui sont faisables dès aujourd'hui et c'est pour ça qu'on a écrit le livre là qui montre que en fait tout ce qu'on peut faire chez so maintenant et alors il y a et le rameur on peut parce qu'on va arriver au terme de cette cette interview mais est-ce que le rameur parce que vous avez ramé pour laver votre linge est-ce que ça c'est opérationnel assez rapidement figurez-vous que c'est un des trucs qui a le plus plu parce qu'il y a plein de gens qui sont fans de fitness et qui sont qui sont fans de cette voilà ça c'est pour Antoine Bueno vous voyez en vaincu et pour nous tous mais c'est passionnant C'est une série qui sera diffusée sur à partir du 15 octobre. Il y a un livre, il y a toutes les recettes justement pour toutes ces astuces et voilà donc on va l'offrir à finir dire qu'il y a plein de gens qui sont au contraire au contraire prêts à tester des choses et ce qu'il y a c'est que tant qu'ils sont seuls ils se sentent vraiment marginal et en fait quand ils se féder ils se sentent pionniers et des petits gestes on passe à un mouvement et ça on essaie de les accompagner là-dedans et on pense qu'il y a un vrai potentiel.

Vous comprendrez pourquoi il faut avoir des mouches chez soi notamment. Et ça c'est du teing. Alors Antoine Antoine Morel non Marie Marie Morel.

Alors les douches euh avec des champignons, ça fait longtemps que je pratique. Une petite pensée à tous les étudiants précars et les personnes qui Merci Marie. Merci encore et on regardera avec intérêt votre série.

Merci à vous Corentin de Châtel Peron d'être venu nous voir et on accueille à votre place Frédéric Pomier. Bonsoir Frédéric. Bonsoir pour l'histoire de la semaine et vous revenez ce soir sur un témoignage clé dans le procès en cours de Cédric Jubilard.

Cédric Jubilard 38 ans jugé en ce moment à Albi devant la cour d'assise du Tarne pour le meurtre de son épouse Delphine disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 l'été précédent. Elle lui avait annoncé qu'elle souhaitait le quitter depuis bientôt 5 ans. L'accusé clame son innocence.

C'est mercredi matin, c'est sa mère Nadine Fabre qui s'est présenté à la barre une déposition de 3h entrecoupée de sanglot durant laquelle elle est d'abord revenue sur l'enfance de son fils. Elle a eu à 16 ans et demi. Elle vivait à la rue.

Elle a demandé son placement en famille d'accueil, d'où un fort sentiment de culpabilité, la culpabilité de ne pas avoir été capable de s'occuper de lui. Elle l'a récupéré à l'âge de 10 ans mais là encore fortce sentiment de culpabilité parce qu'elle le laissait faire tout ce qu'il voulait parce qu'elle a baisser les bras et parce qu'elle n'a pas su le protéger de la violence de l'homme dont elle partage toujours la vie. Ensuite Nadine Fabre a évoqué l'affection qu'elle avait eu pour sa belle fille.

Une femme douce, timide et aimante avec ses enfants. Et comment donc était son fils après que sa femme lui a fait part de son intention de divorcer ? Là, elle a répondu : "Ce n'était plus le même Cédric, beaucoup plus virulent.

Il était impulsif." Puis elle a raconté une scène. Scène qui s'est déroulé sur le parking de son travail moins d'un mois avant la disparition de sa belle- fille.

Ce matin-là, Cédric Jubilard vient la voir. Elle est en train de faire une pause cigarette. Il évoque la séparation.

Il ne supporte pas l'idée. Il parle de Delphine. Et avant de fondre en larme à l'audience, Nadit Fabre a cité les phrases qu'il aurait prononcé : "J'en ai marre, elle m'énerve.

Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera. Des propos qu'elle regrette aujourd'hui d'avoir considéré alors comme des paroles en l'air de nouveau culpabilisé. Je n'ai pas compris la portée de ces mots, dit-elle.

Je les ai mis sur le ton de la colère et j'ai répondu arrête tes conneries. Si je les avais pris au sérieux, on n'en serait peut-être pas là. pas là, autrement dit, pas dans un un procès pour meurtre et pour un meurtre sans preuve, sans aveu, sans corps.

On ne sait rien de ce crime. Pourtant, pendant la garde à vue de Cédric Jubilard, sa mère n'a eu de cesse de le questionner. Elle a supplié pratiquement à genoux de dire la vérité, car au fond aujourd'hui, seules deux choses lui importent.

La vérité, dit-elle, et le bien-être de ses petits enfants ou plutôt la vérité pour ses petits enfants a-t-elle précisé par la suite dans des interviews pour les JT ses petits enfants IA et Louis qu'elle aimerait voir grandir le plus sereinement possible, même si dit-elle, leur maman est maintenant plus là et que leur papa est maintenant incarcéré. Devant les caméras de télévision, Nadine Fabre est revenue sur son témoignage sur cette scène qu'elle a raconté ses phrases lâchées sur le parking. Oui, elle est consciente que ça va desservir son fils, mais elle a un doute sur son innocence, un fils avec lequel elle n'a plus de contact.

Désormais, elle n'arrive plus à lui écrire, n'arrive plus à venir lui rendre visite en prison. Il y a de la tragédie grecque dans l'histoire de cette femme, cette mère, cette grand-mère qui se dit donc rongée par la culpabilité devait-elle continuer à se taire pour préserver son fils ou parler afin de soulager sa confiance ? À la barre, Nadine Fabre a choisi la seconde option et son témoignage pourrait être lourd de conséquence.

Témoignage à l'issue duquel Cédric Jubilar a été invité à prendre la parole. Il a déclé, rien n'a déclaré. Le verdict est attendu le 17 octobre.

Comme chaque jour, Nanite de Fabre devrait être dans la salle assise loin du box où est placé son fils depuis le début du procès, elle s'est installée de l'autre côté du prêtoir avec la famille de Delphine, sa belle fille disparue. Le côté des partis civiles, pas celui de la défense. Merci Frédéric.

Un dessin Marie s'il vous plaît. Et bien c'est un classique de la psychologie de la psychanalyse la mère de Cédric Jubilard rongée par le doute. Bah de toute façon, c'est toujours la faute de la mère.

Merci beaucoup Marie. Place à David Cassé Lopez tout de suite qui refait son intéressant avec cette question en écho à notre invité de la semaine. Peut-on faire pousser du blé avec du pipi ?

Regardez. [Musique] Peut-on faire pousser du blé avec du pipi ? Le blé, c'est l'un des socles de nos existences.

L'ingrédient majeur non seulement de notre pain quotidien, mais aussi des petites chouquettes qu'on mange le soir pour se mettre bien. Le truc, c'est que pour faire pousser du blé, on utilise des engrais, principalement de l'azote, du phosphore et du potassium. Mais ces engrais ont deux inconvénients majeurs.

Un, leur production émet énormément de gaz à effet de serre, ce qui est nul. Et de il polluent beaucoup, en particulier les nappes fréatiques, les rivières et les lacs. Mais alors, que faire ?

Et bien, on peut utiliser du pipi. Attends, du pipi vraiment ? Mais oui.

Intéressant. Intéressant. Le pipi contient naturellement les trois molécules super que j'ai cité dans l'introduction. de l'azote, du phosphore et du potassium.

Et contrairement aux engrais de synthèse, non seulement le pipi est disponible en très grande quantité, mais il est aussi gratuit. En plus, il est performant. Une ONG américaine a ainsi estimé que le pipi d'une personne pendant 1 an contenait assez de nutriments pour faire pousser 150 kg de blé.

Alors, pourquoi est-ce que tout le monde ne va pas immédiatement faire pipi dans les champs ? Et bien parce que malheureusement ce n'est pas tout à fait aussi simple que ça. Déjà il faut trouver une façon de collecter l'urine.

Pour cela, l'une des solutions c'est d'installer des toilette avec deux compartiments comme celle-ci. Le pipi va ici, le reste va là-bas, mais c'est assez difficile à mettre en place à grande échelle. Et puis l'urine est produite principalement dans les villes, mais si l'on veut fertiliser des champs, il faut l'emmener à la campagne.

Mais le pipi pèse lourd et donc c'est cher à transporter. Certes, on peut le déshydrater pour en faire de la poudre de pipi, mais cela consomme pas mal d'énergie. Troisièmement, il est difficile de s'assurer que l'urine ne contient pas des restes de médicaments qui peuvent être nocifs pour l'environnement.

Et enfin, beaucoup de gens sont encore dégoûtés à l'idée de manger du pain fait avec du blé au pipi. Beaucoup de gens, mais pas les Français. Selon une enquête conduite dans 16 pays, en 2021, 80 % des Français se distinci prêts à manger de la nourriture fertilisée à l'urine.

Bonjour, je voudrais une baguette au pipi, s'il vous plaît. D'accord, ça fera 1,50 €. Merci.

Intéressant. Merci cher David. C'est un dessin pour notre weekend s'il vous plaît Marie.

Alors j'ai fait un dessin garanti sans IA 100 % bêtises naturelles. Dilia quand est-ce qu'on va tous cramer bientôt si tu continues de me poser des questions aussi débiles sacré. Merci pour cette conversation dessiné Marie.

Merci à vous tous mes amis. Merci aux équipes qui préparent et ré cette émission et bien sûr merci à vous pour votre fidélité. Demain ne manquez pas le club international de 28 minutes avec l'ami Renault Délie.

Et comme d'habitude, on va se quitter en musique avec Burger Queen de Placébo. Clin d'œil Marjorie à votre steak végétal. Tchus !

Bonne soirée. [Musique] Queen. Burger queen [Musique]