Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingLes Écologistes (sur YouTube)· 18 septembre 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Marine Tondelier défend l'Ukraine à la sortie du rendez-vous à l'Élysée sur la crise internationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Fait
    « Le but était pas de faire peur. Le but était de tuer. »
  • 4:35Chiffre
    « il y a 31 % des Français qui sont concernés par la précarité de la mobilité. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est vous qui posez les questions. Qu'est-ce qui ressort de cette réunion ? Ben écoutez, je pense que cette réunion était importante. Je l'avais moi-même demandé depuis le mois de juillet parce que on lit des choses dans la presse, qu'on sent euh que ça bouge vite, très vite et que il y a plusieurs fronts qui menacent en fait voilà la France, l'Europe et que ça nécessite qu'on ait des échanges sains dans des endroits de confidentialité. on peut recevoir des informations qu'on peut pas forcément recevoir dans le cadre d'un débat parlementaire très large et public ou de l'exercice médiatique. J'ai trouvé l'exercice de transparence important, le fait que plusieurs experts des GSE, des GSI, direction du renseignement militaire, direction de l'énergie aussi,

0:40

c'était intéressant parce qu'on a pu avoir vraiment des éléments concrets, solides, poser nos questions et j'insiste là-dessus, avoir des réponses et ce sur quoi j'ai insisté qu'on puisse avoir tous en tête. que notamment la Russie quand elle entreprend des exercices de déstabilisation de notre débat public national de la sécurité européenne, ils sont très attentifs aussi à comment réagissent par exemple les oppositions. Et donc ce que je vous ai dit à l'entrée, c'est queils savent enfin ils ont quand même des analystes qui sont payées pour surveiller ce qu'on dit à la sortie et pour voir si sur le front français c'est en train de s'effriter à quel point leur tentative de déstabilisation en impact sur la solidité de notre pays, sur sa capacité à décider, à avancer. C'est quand même

1:21

ce qui recherche à perturber notre débat démocratique et à perturber euh la solidité euh de du soutien à l'Ukraine. Et ça c'est extrêmement important et je je j'ai pu expliquer aux partis qui sont parfois versatiles sur ce sujet que c'est pas possible en fait de faire la 5e colonne euh dans un débat public européen où en fait tous ceux qui veulent déstabiliser l'Europe et donc commencer par déstabiliser la France en 2027, on voit bien qui les soutient, qui intérices de qui et ça ça doit pouvoir être dit. Ensuite euh je pense qu'il y a vraiment des raisons d'être très inquiet, beaucoup plus que le sont certains. Euh ce qui s'est passé à Libich notamment avec ce ce drone, faut bien avoir conscience que le fait qu'il n'y ait pas eu de mort, c'est pas juste

2:01

que la Russie était dans un exercice de test, c'est qu'en fait l'opération a raté. Donc c'est pas des fois on a pu lire par endroit que c'était un avertissement qu'ils essayaient de tester un peu de nous faire peur. Le but était pas de faire peur. Le but était de tuer. C'est juste que l'opération a échoué et donc il y a quand même des raisons de penser que ça peut réarriver rapidement souvent dans à peu près tout pays du continent européen. Et c'est ce qu'on vous disait à chaque sortie d'exercice de ce style, c'est que la Russie son sujet c'est pas juste l'Ukraine, son sujet c'est la paix et la sécurité du continent européen. Et pour celles et ceux qui douteraient de de l'intérêt de soutenir l'Ukraine en disant bon bah c'est peut-être le sujet des Ukrainiens. Non, c'est pas le sujet

2:42

des Ukrainien, c'est le sujet de chaque personne qui vit sur ce continent et qui vivra dans les années à venir. Et puis par ailleurs, ce qu'on voit bien et que je vous dis à l'entrée aussi, c'est le fait que on est dans une situation de vulnérabilité parce que la politique énergétique et industrielle de notre continent a été arsenalisée en fait par nos adversaires, qu'on est dans une position de débiteur stratégique qui fait queon est obligé de financer des régimes dont on condamne et dont on combat les agissements et que par ailleurs ça nous met en situation de surendettement climatique vis-à-vis des de ressources de la planète parce qu'on vit à crédit sur la planète mais aussi dans le pouvoir d'achat des Français, dans leur facture de gaz, de pétrole et je dis les Français, je parle des

3:22

particuliers mais aussi des entreprises, des collectivité, ça devient très compliqué. C'est une question de pouvoir d'achat mais même de rétrécissement social. C'est des Français qui vont renoncer à quelques jours de vacances, à un emploi, à une activité sportive pour leurs enfants, à un repas de famille parce que c'était un peu trop loin. C'est ça qui va se passer avec un prix de voilà à la pompe qui va avoisiner les 3 € d'ici la fin de l'année, les 3 € le litre. Donc vraiment importance euh de évidemment d'avoir des aides d'urgence. Il a il a évoqué les 3 €. C'est un chiffre que j'ai lu dans la presse qui a été redit ici et qui a pas été interrogé par personne. C'est assez évident en fait parce que les éléments géopolitiques qui nous ont été donnés,

3:57

comment fonctionne la fixation des prix au niveau international et comment fonctionne l'offre en ce moment, la demande en ce moment et les stocks au milieu, ça laisse pas beaucoup de perspective d'espoir parce que la situation en Iran est pas partie pour se résoudre dans les semaines qui viennent. On a des élections de mi-terme aux États-Unis et je vois pas pourquoi l'Iran donnerait un point à Trump en capitulant juste avant. Et par ailleurs, ils ont ils ont une profondeur stratégique qui fait qu'ils peuvent tenir encore longtemps. On le sait, les États-Unis se sont trompés sur leur appréciation de la situation en Iran et ça nous amène tous là où nous en sommes aujourd'hui et on sait qui sont leurs alliés en France. De nouvelles mesures immédiates. On n'est pas rentré dans détail parce

4:35

que c'était pas l'objet de la réunion. Ce sera l'objet du débat budgétaire. Mais moi je le dis, il y a pas une bonne solution qui seule résoudra tous les problèmes des Français. Il y a évidemment les aides ciblées qui sont tellement ciblées qu'en fait elles ratent leur cible et qui ont concerné qu'un million de français à l'heure actuelle alors que il y a 31 % des Français qui sont concernés par la précarité de la mobilité. C'est un chiffre qui est sorti hier. Donc s'il y a 31 % de Français concernés et 1 million seulement qui a eu l'aide, c'est qu'on a un problème. Par ailleurs, l'aide est prorogée. Il y a des Français qui ont cru qu'ils allaient avoir encore 100 €. Non non non, c'est si vous avez déjà eu les 100 € vous les aurez pas à nouveau. Donc ça c'est quand même très

5:08

compliqué et j'ajoute euh que euh en fait 100 € ça suffit pas. Vous vous payez votre plein de 50 L 83 € en février 116 jour aujourd'hui ça fait 32 € de différence. avec une aide de 100 € une fois, vous avez compensé euh trois plans et donc si vous êtes infirmier libéral que vous faites 100 km par jour, ça vous emmène pas bien loin. Donc cette solution là, il faut la continuer, faut l'intensifier et même peut-être qu'il faut faire une aide très grand rouleur ou pour les personnes très précaires pour qu'il puissent avoir plus que 100 €. Moi, je je soutiens ça. Sur les sujets de de marge, de blocage, on voit bien que c'est quand même un peu plus compliqué que ça. Donc ça se regarde, moi j'évacue pas ça d'un revers de main, mais je dis pas non plus on fait ça,

5:47

c'est simple, c'est facile et c'est fait. Euh et puis surtout il faut faire la transition. Si aujourd'hui en France, il y a que 5 % de véhicules électriques dans toute la flotte française. Si aujourd'hui on paye dans quand on achète une nouvelle voiture, il y a que 38 % des Français dans leur achat de nouvelles voitures aujourd'hui qui prennent l'électrique, c'est qu'on a un problème. En Norvège, c'est c'est 95 %. Donc du coup, on est dans cette vulnérabilité, on est prisonniers de notre dépendance énergétique et les politiques qui auraient dû être mené depuis 40 ans, même depuis le rapport de Rome de 1972 qui nous annonçait ce qui allait se passer pour se sortir de là, n'ont pas été menés. Et donc si on continue de diviser le fond vert par 4, de mettre le leasing social un peu entre

6:22

parenthèses parce qu'il y a pas assez d'argent dessus et de pas isoler les maisons des Français, je n'ai je je peux vous dire qu'on peut faire beaucoup d'aides d'urgence, des billets de 100 € d'aides d'urgence, on va pouvoir en donner beaucoup pendant longtemps. Donc je dis pas qu'il faut pas le faire, je dis juste que faire des aides d'urgence sans prévoir la transition, c'est compliqué. Donc je remets sur la table ma proposition qui est simple. 9000 milliards d'euros vont changer de génération par les frais les flux succès sauraux, les héritages d'ici 2040. On taxe 1 % seulement de ces héritages les plus élevés. Les héritages de plus de 4 millions d'euros 10 % de plus. Les héritages de plus de 13 millions d'euros 01 % des héritages les plus élevés ont les taxes 20 % de plus. Et avec

7:01

certaines niches aussi à supprimer de droits successuraux, on obtient 10 milliards d'euros dès 2027 et 15 milliards d'euros chaque année entre 2028 et 2040. On peut financer avec ça la grande transition dans en timing. Ça colle transmission transition parce que c'est éphémère, les deux sont éphémères. Et en terme de symbole, bah en fait hériter c'est aussi prendre soin des générations futures et donc ça a du sens. Donc c'est une proposition forte que portent les écologistes en plus des aides d'urgence pour se sortir de là parce que sinon on a eu le problème au début de la guerre en Ukraine, on a eu le problème au printemps, on va l'avoir là et pendant des mois. Donc maintenant il faut activer cette transition et si tout le monde a vu cette clairvoyance franchement on en serait pas là.

7:36

Merci. Merci à vous. Bon courage.