Nathalie Delattre sénatrice du mouvement radical, vice-présidente du sénat
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il est possible de se protéger de ce genre d'attentat ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Quelles sont les mesures les plus urgentes à mettre en place selon vous ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Vous parlez beaucoup de formation dans votre rapport. Formation de qui et à propos de quoi ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
Mais ça veut dire quoi, par exemple, formation des élus ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Quel genre de situation ?
- 4:34OuverteRéponse directe
Pourquoi le sport est-il le parent pauvre de la lutte contre le séparatisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« ce qui était important quand nous avons effectivement travaillé autour de cette commission d'enquête, c'était de ne plus être dans le déni politique, ni le déni des intellectuels. »
- 0:53Invité politiqueFait
« nous avons dénoncé le fait qu'il fallait prendre au sérieux le projet collectif de certains de mettre la loi, les normes religieuses, la charia, au-dessus des lois de la République »
- 1:34Invité politiqueFait
« Il faut que tous les abus soient signalés et pris en priorité, notamment par la justice. »
- 1:55Invité politiqueFait
« aujourd'hui, on sait qu'ils ont déjoué beaucoup d'attentats déjà »
- 3:42Invité politiqueFait
« souvent, il y a des associations culturelles qui demandent des locaux pour pouvoir se réunir. Et en fait, on s'aperçoit qu'à un moment donné, ce sont des lieux de réunion cultuelle qui vont dénoncer les lois de la République. »
- 4:14Invité politiqueFait
« certaines fois, des élus signalent des problématiques, soit à la justice, soit auprès d'autorités compétentes, et que les dossiers sont classés sans suite. »
- 4:40Invité politiqueFait
« nous avons déjà eu des mots avec la ministre des Sports à ce sujet qui avait un flottement dans la notion de laïcité »
- 4:49Invité politiqueFait
« La laïcité est claire, c'est une valeur forte qui ne demande aucune interprétation. »
- 5:04Invité politiqueFait
« Des personnes qui vont tout d'un coup rentrer dans un club de sport, dans les instances dirigeantes, et puis on va voir la section féminine disparaître. »
- 5:14Invité politiqueFait
« on va demander aux enfants qui font du foot de réciter une sourate avant de commencer. »
- 5:50Invité politiqueFait
« il faut effectivement que les relations entre le ministère et les clubs sportifs soient établies beaucoup plus clairement. »
- 6:29Invité politiqueFait
« pendant pas mal de temps, on a été vraiment dans le déni. »
- 7:13Invité politiqueFait
« la politique du mettre sous le tapis avait été de mise et qu'aujourd'hui, il y a une volonté de ne plus être dans cette disposition d'esprit »
- 7:50Invité politiqueFait
« on avait eu un professeur tué déjà à Toulouse il y a quelques années avec ses enfants de communauté juive, et puis là, avec Samuel Paty »
Temps de parole
- Nathalie Delattre76 %
- Présentateur21 %
- ?3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 6h20, la France frappée par trois attentats en un mois, dont deux meurtriers. La décapitation de Samuel Paty et hier, ces trois personnes tuées au couteau dans une basilique de Nice. Des attaques motivées par le fanatisme islamiste. Bonjour Nathalie Delattre. Bonjour. Vous êtes vice-présidente du Sénat, vous êtes membre du mouvement radical. Et vous avez récemment présidé la commission d'enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste. Commission qui a rendu ses conclusions cet été. Est-ce que vous pensez qu'il est possible de se protéger de ce genre d'attentat ?
Ce sera difficile sur des actes individuels. Ce qui était important quand nous avons effectivement travaillé autour de cette commission d'enquête, c'était de ne plus être dans le déni politique, ni le déni des intellectuels. Qui nous disait depuis de nombreuses années que nous étions dans une crise d'adaptation, qu'il fallait un islam de France.
Ce que nous avons dénoncé, nous avons dénoncé le fait qu'il fallait prendre au sérieux le projet collectif de certains de mettre la loi, les normes religieuses, la charia, au-dessus des lois de la République, d'en prendre la mesure et du coup de prendre des actions fortes et non pas des actions qui étaient diluées parfois dans le temps ou qui pouvaient être épidermiques par rapport à une situation donnée.
Oui, dans votre rapport, vous dites qu'il y a un travail de fond à faire. Vous faites 44 préconisations. Quelles sont les mesures les plus urgentes à mettre en place selon vous ?
Écoutez, d'abord sur Internet, on voit bien qu'il y a énormément de jeunes qui se radicalisent par rapport à Internet. Il faut que tous les abus soient signalés et pris en priorité, notamment par la justice. Ensuite, on voit bien nos problématiques dans les associations, les associations sportives, les associations culturelles qui en fait abrient des associations culturelles. Et puis les moyens, les moyens du renseignement territorial. Aujourd'hui, on sait qu'ils ont déjoué beaucoup d'attentats déjà, mais il faut effectivement pouvoir leur apporter encore plus de moyens pour tenter de déjouer ces actes individuels, même si ce sera difficile.
Vous savez, aujourd'hui, nous avons deux guerres à mener simultanément. La Covid et puis la guerre contre la radicalisation islamiste. Et il faut que nous adoptions, pour l'un et pour l'autre, des gestes de vigilance. Il faut que nous, citoyens, nous participions aussi à cette guerre.
Vous parlez beaucoup de formation dans votre rapport. Formation de qui et à propos de quoi ?
Écoutez, formation des élus, parce que souvent, par rapport à la laïcité, par rapport à ce que nous avons le droit de faire ou pas faire, il y a des flottements.
Mais ça veut dire quoi, par exemple, formation des élus ? Là, vous parlez de formation des élus et de laïcité. Concrètement, ce serait mettre en place quoi ?
Alors, il y a déjà... Nous, ce que nous avons préconisé, c'est qu'il y ait des instances qui puissent se réunir régulièrement entre la préfecture et des élus locaux pour parler des situations et, au cas par cas avec eux, sur du concret, pouvoir leur donner des solutions et les accompagner. Bien évidemment, parce que souvent, par manque d'accompagnement, ils ont accepté des situations sur lesquelles ils ont du mal à revenir. Et aujourd'hui, nous avons besoin d'être au plus près d'eux pour arriver à combattre le mal à la racine.
Quel genre de situation ? Excusez-moi de vous poser des questions, mais je ne vois pas bien. Est-ce que vous avez un exemple ?
Alors, vous savez, souvent, il y a des associations culturelles qui demandent des locaux pour pouvoir se réunir. Et en fait, on s'aperçoit qu'à un moment donné, ce sont des lieux de réunion cultuelle qui vont dénoncer les lois de la République. Alors, c'est vrai qu'après, il y a tout un mécanisme de savoir revenir en arrière, de pouvoir dénoncer ces abus, de pouvoir les suivre. Nous savons que certaines fois, des élus signalent des problématiques, soit à la justice, soit auprès d'autorités compétentes, et que les dossiers sont classés sans suite. Voilà, il y a aujourd'hui des combats qui deviennent prioritaires et qu'il faut pouvoir accompagner.
Et vous dites aussi, c'est un autre sujet qui est vraiment intéressant dans votre rapport, à propos du sport, que c'est le parent pauvre de la lutte contre le séparatisme. Pourquoi ?
Oui, alors, nous avons déjà eu des mots avec la ministre des Sports à ce sujet qui avait un flottement dans la notion de laïcité, en disant qu'il fallait déjà se mettre d'accord sur ce que pouvait représenter la laïcité. La laïcité est claire, c'est une valeur forte qui ne demande aucune interprétation. Et c'est vrai que dès lors que des responsables peuvent être laxistes quant à leur application, eh bien, on peut se retrouver dans des situations critiques. Des personnes qui vont tout d'un coup rentrer dans un club de sport, dans les instances dirigeantes, et puis on va voir la section féminine disparaître.
Puis tout d'un coup, on va demander aux enfants qui font du foot de réciter une sourate avant de commencer. Et puis, on va aller de plus en plus dans une pratique très communautariste, avec un lien très fort avec la religion, alors que la pratique sportive doit être neutre par rapport à ce type de religion. Et donc, face à des situations comme celle-ci, qu'est-ce que vous préconisez ?
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire quand ça arrive ?
Alors, il faut effectivement que les relations entre le ministère et les clubs sportifs soient établies beaucoup plus clairement. Il faut aussi former des éducateurs sportifs à refuser ce qui peut arriver par rapport à une équipe dirigeante, à signaler. Et là aussi, il faut beaucoup plus d'implication de la part des fédérations sportives dans les clubs.
Il y a un dernier point que j'aimerais aborder avec vous, Nathalie Delattre. Vous insistez beaucoup sur les jeunes, sur l'éducation nationale. C'est important ce qui va se passer lundi dans les établissements scolaires ?
Oui, c'est important parce qu'il faut reparler. Je crois que pendant pas mal de temps, on a été vraiment dans le déni. Il faut expliquer aux jeunes quelle est la problématique qui arrive, quelles sont les conséquences. Il faut travailler effectivement avec eux sur toutes ces notions de liberté, de conscience, liberté de caricaturer. C'est un moyen de parler, du vivre ensemble et de pouvoir alerter et effectivement de les mêler à ce combat que l'on doit tous mener ensemble.
De nombreux enseignants disent quand même que quand ils veulent signaler un problème, ils ne se sentent pas très soutenus par leur hiérarchie. Qu'est-ce qu'on peut faire à ce niveau-là ?
Je crois que Jean-Michel Blanquer l'a bien expliqué. C'est vrai qu'il nous a dit, en répondant à mes questions au Sénat, que pendant des années, la politique du mettre sous le tapis avait été de mise et qu'aujourd'hui, il y a une volonté de ne plus être dans cette disposition d'esprit, mais bien d'affronter les problématiques au fur et à mesure et d'accompagner les enseignants. Je crois que c'est une pratique nouvelle, donc ça va mettre peut-être un peu de temps.
Mais je crois qu'avec, malheureusement, les Asensina de professeurs, puisqu'on avait eu un professeur tué déjà à Toulouse il y a quelques années avec ses enfants de communauté juive, et puis là, avec Samuel Paty, l'éducation nationale est dans l'obligation aujourd'hui de pouvoir répondre aux attentes des enseignants.
Merci Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat. Vous est-il invité du SOC7 ? Merci Nathalie Delattre,gary.
Merci sur MINUS. Donc, merci. Sous-titrage Société Radio-Canada Réalisé par Neo035. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. plans.
Nathalie Delattre