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interviewCNEWS (sur YouTube)· 20 mars 2026 3 min

Jean-Noël Barrot : «Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Conflit qui a déjà fait près de 1000 morts et 1 million de déplacés sont d'un point d'attention majeur pour la France. Àouth, après avoir livré la semaine dernière 60 tonnes de frais humanitaires, médicaments, poste sanitaire mobile, tapis de sol, couverture, j'ai annoncé le doublement de notre aide avec une contribution s'élevant à 17 millions d'euros pour soutenir les efforts du haut commissariat au réfugiés de la Croix-Rouge qui œuvre sans relâche pour protéger les populations civiles et appuyer les hôpitaux et les efforts d'ONG française et libanais engagés dans l'appui au déplacés. Je me suis rendu avec l'ordre de Malte au côté de ces populations durement éprouvées dans un abri au sein d'une école.

J'ai évoqué avec les autorités libanaises les décisions courageuses et inédites qu'elles ont prises et que nous avons salué déclarant illégal les actions armées du Esbola exigeant l'arrêt immédiat de ces opérations et la remise de ces armes par tout moyen possible. Ces décisions doivent être pleinement mises en œuvre pour garantir la sécurité du Liban et la sécurité d'Israël. Il en va de la responsabilité des autorités libanaises et conformément aux instructions du gouvernement, l'armée libanaise doit prendre toutes les mesures qui s'imposent pour mener à bien le plan de désarmement du Esbola approuvé par le conseil des ministres.

J'ai évoqué avec les autorités libanaises comme avec les autorités israéliennes les défis posés par cette guerre et la nécessité d'y apporter une solution durable, une solution qui ne peut être exclusivement militaire. L'histoire libano-israélienne démontre avec constance que les opérations militaires, même quand elles paraissent tactiquement couronnées de succès, peinent à produire des bénéfices de sécurité de long terme quand elles ne s'inscrivent pas dans une stratégie politique et diplomatique. J'ai réitéré à cet égard à mes interlocuteurs israéliens nos réserves quant à la perspective d'une opération terrestre, d'une ampleur et d'une durée significative, aux conséquences humanitaires lourdes et aux effets stratégiques incertains.

Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord comme nous l'avons fait avec nos partenaires américains pour mettre fin au précédent conflit entre Israël et le Esbola en novembre 2024. L'exécutif libanais a marqué son ouverture inédite à des discussions directes et au plus haut niveau avec Israël. C'est une opportunité historique que j'ai appelé mes interlocuteurs israéliens à saisir de pouvoir enclencher des discussions en vue d'un règlement durable qui doit marquer l'affermissement de la souveraineté libanaise et notamment du monopole des armes par l'État qui doit seul protéger l'ensemble des communautés au Liban, y compris et notamment la communauté chit, mais aussi la définition d'un nouveau cadre pour les relations libano-israéliennes qui permettent de mettre un terme à l'état de guerre entre les deux pays, de délimiter une fois pour toutes les frontières terrestres et de tracer un chemin vers la paix et la sécurité partagée pour les deux pays.

J'ai rappelé à tous mes interlocuteurs israéliens comme Libanais la disponibilité de la France à faciliter en lien étroit avec nos partenaires américain de telle discussion.