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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 9 juillet 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du jeudi 9 juillet 2026

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour ce jeudi 9 juillet. On est ensemble pendant une heure et demie afin de faire le tour de l'actualité politique et de l'information dans vos régions. Au sommaire de cette émission, un début de campagne présidentielle mouvementée pour Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire, chahutée hier par des militants de gauche. La candidate du RN a dû écourter son premier déplacement de campagne dans la Sarthe. Allons-nous vers un chaos électoral dans ce contexte ?

La réponse dans une heure avec nos éditorialistes. Dans cette campagne présidentielle, c'est l'incertitude aussi du côté du Parti Socialiste. Les militants du PS votent aujourd'hui sur l'organisation d'une primaire pour désigner un seul candidat social-démocrate, alors qu'il y a déjà beaucoup de candidats socialistes sur la ligne de départ. Et notamment Jérôme Gage, député socialiste de l'Essonne, il est notre invité dans une demi-heure. Nous parlerons aussi de la protection de la biodiversité qui inquiète de nombreuses espèces menacées et d'habitats naturels dégradés. La sénatrice Christine Lavarde alerte sur le manque de financement pour protéger cette biodiversité.

Elle nous en parlera dans quelques instants. Et puis comment faire garder son animal domestique ? Cet été, nous irons dans une pension animalière du Loir-et-Cher, où nos amis à quatre pattes vont passer leurs vacances. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence cette émission avec le journal. Bonjour Clémentine Louise.

1:44
Invité

Bonjour Alexandre.

1:44
Présentateur

A la une de ce jeudi 9 juillet, les frappes américaines en Iran se poursuivent.

1:48
Invité

Oui, et Donald Trump a menacé d'emmener de bien pire si Téhéran poursuit ses attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz. Le président américain a estimé que le cessez-le-feu ne tenait plus. On l'écoute. Nous venons de les frapper très fort. Je dirais même que nous les avons frappés 20 fois plus fort. Chaque fois qu'ils nous frappent, nous ripostons 20 fois plus fort. Et c'est ce que nous avons fait hier soir. Et les gardiens de la révolution iranien ont annoncé quant à eux avoir frappé cette nuit des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

2:22
Présentateur

Donald Trump a participé hier au sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie. Et il n'a pas été tendre avec ses alliés européens.

2:28
Invité

Le président américain a vivement fustigé l'Espagne, accusant à nouveau Madrid de ne pas participer suffisamment aux dépenses de défense de l'OTAN. Il a qualifié le pays de cause perdue. Et en réponse, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a rappelé que l'Espagne faisait partie de l'Union européenne avec une politique commerciale commune et qu'aucun État membre ne pouvait être traité individuellement. Le chef de l'OTAN, Marc Routteux, a quant à lui pris la défense de Madrid en évoquant le grand pas réalisé l'an dernier dans ses dépenses militaires.

2:59
Présentateur

La campagne présidentielle en France s'annonce compliquée pour Marine Le Pen.

3:02
Invité

Oui, la cour de cassation qui met généralement un an pour se prononcer, a indiqué qu'elle pourrait le faire au plus tard, début avril, alors que le premier tour de l'élection présidentielle est fixé le 18 avril. Les explications de Flora Sauvage. 27 minutes top chrono. Au lendemain de sa condamnation par la cour d'appel de Paris,

3:22
Présentateur

Marine Le Pen a dû écourter son premier déplacement de campagne à la flèche dans la Sarthe.

3:27
Locuteur non identifié

Pas de délinquants au gouvernement. Volante ! Volante !

3:32
Présentateur

Accueillie sous les applaudissements, couvert par les hués d'une soixantaine de manifestants.

3:37
Invité politique

Il est très condamnable de la part d'un mouvement politique comme l'EFI de tenter d'empêcher le déroulement du processus démocratique.

3:43
Présentateur

Condamnée en appel pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen a justifié son pourvoi en cassation tout en réaffirmant son innocence.

3:52
Invité politique

Je ne joue pas à la montre. Je suis une citoyenne qui use de ses droits, des droits que l'état de droit, que mes adversaires ont souvent à la bouche, offre à tout justiciable. Et par conséquent, j'effectue un pourvoi car je suis innocente des faits qui me sont reprochés. Accompagnée de Jordan Bardella, la chef de file du Rassemblement National a rapidement quitté les allées du marché

4:17
Présentateur

pour rencontrer le maire de la ville, conquise par le RN, au dernier municipal. Je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine parce que des millions de Français attendent aujourd'hui le changement. Ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays. Et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux Français et offrir aux pays l'alternance que le pays mérite et que les Français attendent.

4:45
Invité

Pour le tandem Le Pen-Bardella, la campagne risque d'être longue, rythmée par les décisions judiciaires et les sifflets.

4:54
Présentateur

Les feux de forêt en France ont déjà fait beaucoup de dégâts cet été alors que nous sommes seulement au début du mois de juillet.

4:59
Invité

Oui, environ 7800 hectares ont brûlé en France au cours des huit premiers jours de juillet. C'est une surface immense pour vous donner un ordre d'idée. L'année dernière, plus de 4000 hectares avaient brûlé mais sur l'ensemble du mois de juillet, l'observatoire climatique Copernicus révèle ce matin que l'Europe occidentale a enregistré le mois de juin le plus chaud de son histoire et ça ne devrait pas s'arranger en juillet. 67 départements sont toujours en vigilance orange. Cinq départements supplémentaires devraient s'y ajouter dans la journée. Météo France prévoit que cet épisode caniculaire sévère et durable se prolonge très probablement jusqu'au week-end prochain inclus.

5:37
Présentateur

La Coupe du monde de football et ce soir un match entre amis, entre la France et le Maroc.

5:41
Invité

Tout à fait, coup d'envoi 22h pour ce quart de finale tant attendu. Et la mairie de Paris a décidé d'étendre les horaires d'ouverture des terrasses des bars. Ce sera ouvert jusqu'à 2h du matin désormais, chaque soir deux matchs et jusqu'à la finale. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a quant à lui demandé un renforcement des dispositifs de sécurisation en raison des horaires tardifs des matchs susceptibles d'entraîner des débordements.

6:06
Présentateur

Merci beaucoup Clémentine pour ce journal. On vous retrouve dans quelques minutes pour parler de la stratégie de la France dans la protection de la biodiversité. On commence cette émission par cette alerte sur la protection de la biodiversité et sur son financement. Alors qu'en ce moment, 43% des habitats naturels menacés sont jugés détériorés et que 18% des espèces sensibles sont menacées ou en voie d'extinction. Alors la France a une stratégie de protection de cette biodiversité, mais elle n'est pas bien financée. Et va-t-on vers une faillite de la biodiversité ? C'est la question qu'on va poser à Christine Lavarde. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénatrice Les Républicains des Hauts-de-Seine et vous êtes membre de la Commission des Finances. D'abord, avant de parler de financement, Christine Lavarde, est-ce qu'il faut s'inquiéter de l'état de notre biodiversité en France ?

7:01
Invité

Alors déjà, j'ai envie de dire, finalement, pourquoi ce sujet est arrivé à l'ordre du jour de la Commission des Finances ? Parce que c'est assez éloigné des domaines qu'on regarde traditionnellement. C'est parce qu'en fait, au-delà de se dire qu'il faut protéger les arbres, protéger les oiseaux, protéger... C'est l'ensemble... Il faut avoir conscience que la biodiversité, et avec l'ensemble des services qu'elle rend, a en fait un impact très fort sur le fonctionnement de notre économie.

Et preuve en est le nombre de travaux qui sont menés par des institutions économiques, la Banque de France, la Banque européenne, l'OCDE, notamment, pour essayer de chiffrer l'exposition des différentes économies à la perte ou à la destruction de biodiversité. Et les chiffres font quand même froid dans le dos. Pour la France, alors c'est assez difficile de l'estimer, mais on sait que c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros par an de notre PIB qui est concerné et qui pourrait disparaître si jamais la biodiversité était trop malmenée.

8:03
Présentateur

Donc une biodiversité malmenée, ça a un impact déjà sur notre planète, notre environnement, notre santé, mais aussi sur l'économie, c'est ce que vous dites. Est-ce que ça pourrait s'aggraver aussi avec les conséquences qu'on voit actuellement du réchauffement climatique ?

8:17
Invité

Alors là, il faudrait inviter des écologues, des experts, mais on le sait bien, l'augmentation des températures va avoir des conséquences sur les mouvements migratoires des oiseaux, sur une chose toute bête. Regardez, aujourd'hui, les mares, les étangs. Dans beaucoup de cas, avec la hausse des températures, il y a une prolifération, pour faire simple, de ce qu'on appelle les algues vertes. Ça a forcément des conséquences ensuite pour les animaux qui vivent dedans et donc il va y avoir un déséquilibre qui va se créer dans cet écosystème de la mare.

8:49
Présentateur

– Alors, on va parler de la stratégie française en matière de biodiversité. Avec vous, Clémentine, vous avez lu les travaux de Christine Lavarde, un rapport qui est intitulé « Biodiversité, la stratégie qui n'a jamais reçu les moyens de ses objectifs ». Parlez-nous de ce rapport, Clémentine.

9:09
Invité

– Eh bien, justement, vous n'avez peut-être jamais entendu parler, mais la France s'est donné une ligne de conduite en matière de biodiversité qu'on appelle SNB pour Stratégie Nationale Biodiversité. Et cette SNB, elle sert à intégrer des objectifs de préservation et de restauration de la biodiversité dans les politiques publiques. Elle s'appuie sur un cadre mondial qui a été défini lors de la COP15, c'était il y a quatre ans. Et la dernière stratégie nationale biodiversité, elle a été élaborée en 2023. Elle doit durer jusqu'en 2030.

9:44
Présentateur

– Mais cette stratégie, eh bien, elle peine à s'appliquer.

9:46
Invité

– Oui, d'abord parce que la trajectoire financière de ce plan, eh bien, elle n'a pas été validée par les gouvernements successifs. Or, depuis 2023, ça ne vous aura pas échappé. Il y a eu quand même beaucoup de gouvernements successifs. Conséquence, eh bien, la feuille de route sur la biodiversité reste indicative, mais pas obligatoire. Et puis, le frein principal à l'application de cette stratégie, ce sont les contraintes budgétaires. Ces dernières années, les lois de finances ne cessent de supérer des gels et des annulations. Cette année encore, les crédits ont été largement réduits. Résultat, eh bien, nos ambitions en matière de biodiversité sont sous-financées.

10:23
Présentateur

– Christine Lavarde, cette protection de la biodiversité, elle est victime finalement de nos problèmes budgétaires ?

10:29
Invité

– C'est certain, c'est certain parce que les programmes du ministère de l'Écologie et plus particulièrement ceux qui s'occupent de la biodiversité sont les premiers à subir les gels, les surgels, les annulations de crédit. C'est malheureux parce qu'en fait, on fait un arbitrage entre le temps court, respecter nos objectifs de déficit et le temps long, puisque ce n'est finalement pas immédiat. quand une espèce disparaît, les conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes, c'est du moyen, c'est du long terme. Donc, ce qu'on ne fait pas aujourd'hui, en fait, on le payera demain sur le fonctionnement de notre économie.

Aujourd'hui, le monde de l'agriculture est une profession, un secteur d'activité qui est particulièrement exposé à ces changements, à cette perte de biodiversité. Et en même temps, c'est très difficile et on le voit bien, puisqu'aujourd'hui, on le sait tous, il faudrait accompagner la transition du modèle agricole. Mais c'est difficile, il y a plusieurs obstacles. Tout de suite, si on prend le temps immédiat, l'augmentation des prix de l'énergie a des répercussions directes sur le modèle économique des agriculteurs.

On le voit bien, alors même que là, on va commencer les moissons, et qui dit moisson, on dit forcément besoin d'avoir de l'énergie et du pétrole pour faire fonctionner les tracteurs. Parce qu'aussi, aujourd'hui, l'ensemble des pays ne se sont pas dotés des mêmes règles de protection de l'environnement, et que plus on a des règles qui sont en faveur de l'environnement, plus aussi on ajoute des contraintes qui vont venir diminuer la rentabilité, parfois les rendements. Et donc, si on fait ça et qu'en fait, les règles ne sont pas mondiales, il faut qu'on trouve un moyen de soutenir nos agriculteurs.

12:18
Présentateur

Alors, il y a des contraintes économiques, mais on a l'impression que sous Emmanuel Macron, c'est plus facile de faire des économies sur l'écologie que sur d'autres domaines ?

12:25
Invité

C'est plus facile, parce que je l'ai dit une fois en début de discussion générale, c'est qu'aujourd'hui, les oiseaux ne vont pas manifester avec des pancartes dans la rue, ils ne bloquent pas les ronds-points. Donc, dans le court terme, c'est facile d'aller couper là, mais on sait tous que collectivement, on le paiera après-demain.

12:43
Présentateur

Est-ce qu'on pourrait sanctuariser, justement, à long terme, les moyens de l'écologie, de la protection de la biodiversité, comme on le fait, par exemple, sur l'armée, sur la justice, sur la police ?

12:54
Invité

C'est une question qu'on m'a posée hier en commission des finances, mais le vrai problème de mettre tout un tas de lois de programmation, c'est qu'on finit par complètement rendre non malléable le budget. Aujourd'hui, on a déjà quasiment 80% du budget qui est déjà défini par les engagements que l'État a pris, notamment les engagements de pension de retraite, mais aussi, si jamais on les a appliqués vraiment, les différentes lois de programmation, programmation militaire, programmation de la justice, programmation de la recherche. Donc, si on en ajoute encore d'autres, finalement, il n'y a même plus besoin de faire un PLF, tout est déjà écrit d'avance.

13:35
Présentateur

Donc, en fait, l'écologie, c'est un peu la variable ?

13:38
Invité

Il n'y a pas que l'écologie qui est la variable, mais disons que je ne suis pas certaine que la loi de programmation soit la réponse, puisqu'on le voit bien, par exemple, la loi de programmation de la recherche, elle n'est pas vraiment respectée à l'euro près par rapport à ce qui était écrit, justement, dans ce document cadre.

13:54
Présentateur

Alors, Clémentine, non seulement on ne met pas assez de moyens pour protéger la biodiversité, mais en plus, il y a des dépenses publiques qui sont néfastes à l'environnement et qui sapent les efforts de cette stratégie.

14:05
Invité

Oui, tout à fait, c'est ce que révèle ce rapport qui s'appuie sur un diagnostic réalisé par la Direction générale du Trésor et le Commissariat général au développement durable. 10,2 milliards d'euros de dépenses publiques seraient néfastes pour la biodiversité avec trois postes de dépenses principaux, les aides agricoles intensives à hauteur de 6,7 milliards, l'artificialisation des sols à hauteur de 2,9 milliards et la surexploitation des ressources naturelles autour de 730 millions d'euros. Attention tout de même avec ces chiffres. D'autres études mettent en avant d'autres chiffres.

L'Inspection générale du Trésor, par exemple, estime que ces subventions néfastes pour l'environnement tournent plutôt autour des 20 milliards d'euros. Donc, il y a une vraie incohérence. Avec d'un côté, on dépense de l'argent pour essayer de préserver notre biodiversité et de l'autre, on dépense aussi de l'argent pour des politiques qui détruisent cette même biodiversité. Christine Lavarde, on ne pense pas aux conséquences de nos dépenses publiques sur la biodiversité ? Alors là, c'est la grande ambition du gouvernement et de l'administration actuellement. C'est justement de se dire, on n'a pas les moyens pour venir renforcer les crédits positifs.

Donc déjà, essayons de réorienter les crédits négatifs pour au moins limiter les atteintes à la biodiversité. Mais voilà, je prenais l'exemple du secteur agricole puisqu'on voit bien qu'il pèse lourd dans les dépenses qui sont considérées comme défavorables à la biodiversité. Mais aujourd'hui, la transition du modèle agricole, la France ne peut pas décider seule. Parce que si on fait nous tout seuls, finalement, on va complètement détruire notre système agricole parce qu'il deviendra absolument plus compétitif par rapport à nos voisins européens, oui, mais surtout les très grands producteurs à l'échelle mondiale. Donc la question de la biodiversité, parce qu'en plus, elle nous concerne tous.

Les écosystèmes, ils se répondent les uns les autres. Vous voyez bien, quand je vous parlais tout à l'heure, des oiseaux migrateurs, finalement, les oiseaux migrateurs, ils vivent dans plusieurs écosystèmes. Donc si un est déréglé, leur système de migration complet va être perturbé. Donc il y a des instances internationales qui se saisissent de ces questions. Vous avez parlé de la COP15. Mais malheureusement, quand des très grands pays remettent en cause leurs engagements environnementaux, ceux qui sont dans des pays qui tentent quand même de les respecter, parce qu'on ne peut pas dire que la France ne fait rien, c'est difficile pour les acteurs économiques.

Ils ont l'impression d'être complètement abandonnés. Alors qu'ils sont concernés, en fait, directement. C'est-à-dire que si on ne fait rien, l'agriculture d'après-demain, elle ne pourra pas du tout être l'agriculture d'aujourd'hui. Donc il y a quand même une contradiction avec ce qui a été voté la semaine dernière au Sénat, c'est-à-dire la réintroduction de deux insecticides qui sont toxiques pour la biodiversité. Pour le coup, c'est vraiment des dépenses publiques qui sont néfastes pour la biodiversité. Ça a été voté par votre famille politique la semaine dernière. Là, en fait, ce paradoxe que vous montrez, c'est tout ce que je viens d'expliquer.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous êtes en France, vous dites aux agriculteurs, vous n'avez pas le droit d'utiliser ces deux familles d'insecticides. Vous traversez la frontière. Vous vous trouvez dans des pays qui sont des pays de l'Union européenne où les agriculteurs ont le droit d'utiliser ces substances. Donc déjà, du point de vue du consommateur, vous n'êtes pas garantis de ne pas ingérer de ces substances, de ces pesticides, puisque le marché européen est quand même un marché ouvert.

Vous venez complètement mettre à mal l'agriculture française qui est plus compétitive ou en fait avec, en revenant par exemple, l'exemple des cerises qui est visée par ces insecticides, les quelques cerises que vous allez produire, elles ne vous permettent pas de vivre. Donc c'est là où je vous dis, ces questions-là, elles doivent être vraiment portées à une échelle large de manière à ce que les secteurs soient sur le même pied d'égalité. C'est pour ça que moi, je ne tire pas à boulet rouge sur l'agriculture parce qu'en fait, elle n'est pas responsable de ce poids des aides dommageables. C'est l'ensemble du modèle économique qui est à questionner.

18:09
Présentateur

Il y a une autre contradiction dans certaines mesures qui sont votées, notamment par la droite sénatoriale, de ce point de vue de la biodiversité, sur la lutte contre l'artificialisation des sols. Il y a un objectif ZAN, zéro artificialisation des sols nets d'ici à 2050. C'est un objectif qui vient de la loi climat et la droite sénatoriale ne cesse de vouloir l'assouplir pour faciliter la construction de logements, ce qui est aussi un argument. Et peut-être du coup, la bétonisation, cela va à l'encontre de la biodiversité du coup.

18:38
Invité

Oui, mais là encore, c'est tout ce que vous dites, c'est tout à fait exact, mais on vient de la discuter pendant plusieurs jours du projet de loi de logement, justement pour essayer de répondre à la demande de logement en France qui est importante.

Donc, il faut arriver à concevoir des politiques publiques, justement qui allient les deux versants en même temps, mais ce qui n'est pas neutre, c'est-à-dire qu'il faut aussi, quand on vient dire à ce moment-là qu'on ne veut pas faire d'artificialisation des sols, il faut aussi aller changer un peu l'idéal français qui est la maison individuelle avec le petit bout de jardin, alors qu'effectivement, on pourrait très bien avoir des immeubles de 2, 3, 4 étages avec un grand balcon qui aurait en fait à peu près la même superficie, parce qu'il y a quand même beaucoup de maisons qui sont plein pied. Mais vous ne seriez pas dans votre maison, vous devez subir vos voisins.

Donc là aussi, il n'y a pas que les politiques ou les décisions qui sont aussi en cause, il y a aussi le comportement des Français. Donc finalement, ce rapport, il doit au moins servir un peu d'électrochoc et de comprendre qu'aujourd'hui, le fonctionnement de notre économie se trouve justement face à plusieurs paradoxes que vous venez de dénoncer ou de décrire, mais qu'on ne peut pas tout faire reposer sur les politiques, parce que c'est aussi nos comportements de citoyens. Et je reprends toujours l'exemple agricole, si on acceptait de payer le vrai prix d'une alimentation saine, durable.

Alors déjà, le poids de l'alimentation dans le budget des ménages serait beaucoup plus important, ce qu'il a été dans le passé. Mais il y a eu un vrai tournant, en fait, dans les années après-guerre, l'explosion, l'électroménager et autres, où l'alimentation est devenue finalement la dernière chose qu'on fait. Je dis bien, à chaque fois que je dis ça, en fait, je me dis toujours, il y a ceux qui peuvent choisir, ceux qui peuvent décider, et puis après, ceux qui ne peuvent pas, et cela, il faut continuer à les aider.

20:56
Présentateur

Alors, l'État a un rôle à jouer avec cette stratégie nationale dans la protection de la biodiversité. Vous le disiez, les citoyens ont un rôle à jouer, mais également, les collectivités locales, par exemple, en renaturant les centres-villes et les centres-bourgs. On va en parler avec le maire d'Hivergauche de la ville de Laval, dans le département de la Mayenne, Florian Berco. Bonjour, monsieur le maire.

21:15
Invité

Bonjour, bonjour à tous et toutes.

21:19
Présentateur

Alors, Florian Berco, première question, comment votre municipalité agit-elle concrètement pour renaturer les espaces urbains ?

21:27
Invité

Oui, alors, peut-être, le projet principal que nous avons mené, c'est la revégétalisation, renaturation des espaces publics, et je pense à notre place centrale, place devant la mairie, la place du 11 novembre, qui est passée de 3% de végétalisation à un quart de végétalisation, en y remettant des bassins d'eau écologiques, des grandes esplanades d'espace vert, en replantant des espèces d'arbres qui puissent mieux résister aux fortes chaleurs et puis venir renforcer la biodiversité existante en ville.

On pourrait citer aussi les végétalisations de cours d'école, pour montrer tout leur effet dans la période des fortes chaleurs, parce que, quand vous êtes à 50 degrés au soleil, vous descendez à 21 degrés à l'ombre sur les cours végétalisés, donc on voit bien que ça a un impact très fort, et puis on a des programmes de plantation d'arbres, généralement cofinancés par de différents programmes, là aussi pour stocker le carbone, et vous savez que les arbres sont les meilleurs climatiseurs qu'on puisse avoir, et on a même des entreprises, je pense au groupe La Poste, qui a financé des plantations d'arbres et même des entretiens de plantations pour notre compte, dans leur stratégie zéro carbone et leur RSE d'ici 2040 ou 2050, selon les objectifs qui se fixent, et donc ça nous finance, nous, la renaturation et la revégétalisation, et de penser finalement cette nature en ville, finalement ça nous décentre, ça a été très bien dit dans le débat d'avant, on est trop peut-être anthropocentré, il y a aussi tout le vivant qui souffre aujourd'hui de ces fortes chaleurs, de ce dérèglement climatique, on voit bien que la biodiversité en prend un coup, on voit bien que le vivant aussi, je pense aux oiseaux, ont plus de difficultés d'accès à la nourriture, à l'eau, à se déplacer, et donc penser à eux aussi dans les villes et même en dehors des villes, parce qu'on pourrait parler aussi de la biodiversité dans le monde rural, c'est important et c'est pour ça que nous agissons, nous collectivités locales et nous n'attendons pas évidemment d'avoir des fonds verts pour agir.

23:22
Présentateur

On va en parler de ce fameux fonds verts dont on parle beaucoup en ce moment, Christine Lavarde, une question sur cette renaturation à des centres-villes, remettre de la nature en ville, c'est un moyen d'allier protection de la biodiversité mais aussi adaptation et atténuation du réchauffement climatique ?

23:36
Invité

Juste avant de répondre à cette question, je voulais revenir sur une petite allusion très intéressante, le maire a évoqué l'action de la poste, donc une action d'un partenaire privé et le rapport le montre bien, c'est-à-dire que les acteurs privés n'ont pas attendu les grandes lois, qu'elles soient françaises ou européennes, pour commencer à agir parce qu'elles, elles voient bien en fait comment leurs activités économiques, comment leur portefeuille est très sensible à ces évolutions et à ces pertes de biodiversité ?

Donc, les acteurs privés sont en fait des véritables acteurs et des leviers d'accompagnement justement pour accompagner l'État et les collectivités et le sujet de la renaturation, on le voit bien en fait, on revient un peu sur ce qui était le monde d'avant et se dire qu'il faut retirer du bitume le plus possible, désimperméabiliser les espaces parce que ça permet une meilleure pénétration des eaux pluviales, effectivement, on va commencer à se dire qu'un parc ou un espace vert ce n'est pas forcément celui qui va avoir les fleurs les mieux alignées dans un beau parterre mais c'est celui qui va permettre d'avoir un écoulement, une gestion des eaux, avoir la biodiversité, les plantes naturelles de l'endroit où ils se situent qui vont pousser et finalement, pour les collectivités, en termes de coût d'entretien, c'est beaucoup moins onéreux puisque la nature se régule elle-même.

25:03
Présentateur

Alors pour remettre de la nature en ville, cela a un coût pour les collectivités locales et Clémentine, il y a un outil pour cela, ça s'appelle le fond vert et il est malmené en ce moment.

25:12
Invité

Oui, on en parle beaucoup de ce fond vert avec les canicules, un fond vert qui a été créé pour soutenir la transition écologique des collectivités territoriales. Ce fond vert, il a été mis en place en 2023 et à cette époque, il était doté de 153 millions d'euros. En 2025, il est passé à 47 millions d'euros. Donc encore une fois, on retrouve le même problème, les crédits diminuent et donc la charge pour les collectivités est plus lourde, les projets sont freinés, voire abandonnés. Donc il y a un vrai décalage entre les ambitions et les moyens donnés pour les réaliser.

25:44
Présentateur

Monsieur le maire, comment vous faites concrètement pour financer localement cette renaturation de votre ville ?

25:52
Invité

Après, c'est des choix politiques, on priorise parce qu'on sait que les moyens mis à disposition sont plutôt décroissants. Depuis 2025, les collectivités sont en décroissance territoriale au niveau des moyens et des dotations donnés par l'État. Et donc, on va essayer de trouver des partenariats privés comme j'ai pu le citer avec le groupe La Poste dans sa stratégie de RSE et bas carbone ou prioriser ou redéployer des moyens qu'on mettait effectivement sur l'entretien d'enrobés pour se dire qu'on va végétaliser et adopter d'autres pratiques ou changer nos pratiques.

On est passé effectivement des fleurs importées aux fleurs locales, de la gestion de l'eau un peu différenciée ou la gestion aussi de la nature en différenciée. Là, on mettait des petites fleurs partout, on va venir avoir une gestion différenciée qui va peut-être moins nous coûter en fonctionnement et donc nous permettre d'investir. On voit bien que c'est tout le cycle de la gestion de l'eau, de la gestion de la terre qui nous amène à transformer nos habitudes. Après, il y a des nouveaux modèles économiques aussi à trouver.

Je pourrais citer l'exemple d'une ferme urbaine qu'on développe en bordure dans notre quartier prioritaire de Saint-Nicolas où là, on a décidé d'activer 10 hectares de nature pour venir nourrir les habitants à travers l'entreprise à but d'emploi portée par le dispositif Zéro Chômeur et donc c'est des personnes très éloignées dans l'éloignement d'emploi qui sont salariées de l'entreprise et qui viennent planter des arbres fruitiers, du maraîchage et donc d'une certaine manière venir maintenir et accompagner l'écosystème sur la gestion de l'eau, la gestion de la terre et même la production agricole.

Ça a été dit, vous voyez, c'est des nouveaux modèles économiques qu'il faut inventer et qui vont rapporter à l'écosystème et aux vivants et même aux hommes et aux femmes qui vivent dans nos villes. Donc je crois que des solutions, il y en a beaucoup. Il faut qu'on aille chercher ces petites utopies environnementales, toutes ces innovations pour trouver des modes de financement et je pourrais citer l'agence de l'eau qui a un rôle énorme. Malheureusement, les crédits ont été bien amoindris mais là aussi, la gestion du cycle de l'eau est essentielle. Sinon, ça se retrouvera dans la tarification de l'eau. On doit mieux gérer notre eau, déconnecter les réseaux d'eau pluviale de l'eau usée.

Ça, c'est essentiel. C'est ce qu'on mène notamment dans notre éco-quartier férié. On déconnecte ces eaux de pluie pour les gérer via des bassins de rétention d'eau, les noues. Donc vous voyez, les solutions, il y en a. Elles ne sont pas forcément très coûteuses. Par contre, il faut réinventer le modèle.

28:06
Présentateur

Merci beaucoup, Florian Berco. Vous êtes, je le rappelle, le maire d'Hivergauche de la ville de Laval en Mayenne. Merci pour votre intervention. Cette interview en regardant trois unes de la presse régionale, de la presse quotidienne régionale consacrée à l'actualité. La une du Courrier de l'Ouest et ce titre, la candidate Marine Le Pen chahutée dans le département de la Sarthe pour son premier déplacement de campagne. La une du journal L'Alsace, les infirmiers enfin autorisés à prescrire des pansements antidouleurs, des vaccins, des contraceptifs. Et puis la une du Progrès consacrée à ce match de ce soir, France-Maroc, quart de finale de la Coupe du Monde à 22h.

Quelle une vous intéresse pour réagir ?

28:46
Invité

Allez, je vais choisir la troisième. Vous savez que j'ai une forte appétence pour le sport. Et puis c'est finalement presque, enfin c'est une information un peu heureuse dans ce climat. Et puis surtout, les ministres comptent beaucoup sur le fait que l'équipe de France aille très loin parce qu'ils en escomptent un rebond de croissance. Donc on va leur souhaiter d'aller jusqu'en finale.

29:08
Présentateur

Ça peut vraiment avoir un impact, un succès sportif vraiment sur la croissance économique ?

29:12
Invité

Alors on le sait tous, effectivement, parce qu'il va y avoir un peu de consommation. Mais j'étais un peu interloquée quand j'ai entendu les ministres au moment où il y avait ce comité d'alerte mardi matin et qui nous présentaient en fait la dégradation des perspectives de croissance française sur 2026, de terminer en disant non mais bon, si l'équipe de France va jusqu'en finale, on pourra peut-être remonter un peu. Finalement, se dire que la croissance... Vraiment ? Que la croissance... Ils étaient sérieux.

Oui, enfin je ne sais pas s'ils étaient sérieux, mais j'ai trouvé que dans cette instance qui était une instance sérieuse, se dire qu'on mettait en regard la croissance économique de notre pays à la victoire en Coupe du Monde de notre équipe de foot, ça dit quand même beaucoup de notre fragilité actuelle.

29:59
Présentateur

Avec peut-être bientôt Kylian Mbappé, ministre des Finances du coup, si ça a un impact sur la croissance. Merci beaucoup Christine Lavoie d'avoir été avec nous pour parler de la protection de la biodiversité. Merci Clémentine pour toutes vos explications. On vous retrouve tout à l'heure pour la revue de la presse quotidienne régionale.

30:13
Invité

Oui, tout à fait. On parlera des centres de soins pour animaux sauvages qui sont débordés en cette période de canicule.

30:18
Présentateur

Allez, dans un instant, on accueille sur ce plateau un candidat à la présidentielle. Cette campagne présidentielle s'annonce très incertaine, notamment pour Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire et son pourvoi en cassation qui sera tranchée par la justice peut-être à quelques semaines de ce scrutin présidentiel. Incertitude de la campagne aussi à gauche. Les socialistes ont beaucoup de candidats mais ne savent pas encore comment les départager. Ils sont d'une certaine manière dans l'embarras du choix. Bonjour Jérôme Gage. Bonjour. Vous êtes député socialiste de l'Essonne et vous êtes justement candidat déclaré à l'élection présidentielle.

Vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée par Julien Lécuyer pour la Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Alexandre. Bonjour M. Gage. On commence en parlant de cette campagne présidentielle notamment pour Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire. Mais finalement, elle peut se présenter, elle peut faire campagne librement après son pourvoi en cassation. Est-ce que cela permet au final une campagne présidentielle équitable où tous les Français sont représentés ? Incontestablement, il était nécessaire d'avoir un candidat du Rassemblement National.

Mais avant de parler d'équité, je vais parler, pardon, mais de vertu républicaine, de morale, d'éthique, de comportement. Est-ce qu'on peut se rendre compte raisonnablement qu'aujourd'hui, une candidate condamnée par deux fois pour détournement de fonds publics nous dit tranquillement je vais aller devant les électeurs ? Je m'en fiche de savoir si juridiquement elle peut le faire ou pas. Elle est toujours présumée. Je m'en fiche. Vraiment, je ne place pas sur ce terrain-là. Je me place sur le terrain à la fois de la dignité du pays pour la qualité de la campagne. La campagne, du coup, elle va être polluée en permanence par le fait de savoir « Oui, mais vous avez été condamné.

Non, je ne suis pas condamné. Vous avez un bracelet. Pas de bracelet. » Je ne veux pas. Et puis surtout, peut-on se projeter dans l'hypothèse qu'évidemment je vais combattre d'une victoire de Marine Le Pen d'avoir comme président de la République une présidente qui aura été condamnée quelques semaines auparavant pour détournement de fonds publics, c'est-à-dire pour le mépris de ce qui fait nation, à savoir le respect des finances publiques, une éthique de comportement, je le redis. Donc on a un problème. Ça veut dire qu'un candidat qui a une affaire judiciaire ne peut pas se présenter à la présidentielle moralement selon vous ?

Je pense que c'est une question morale qui se pose pour celui qui souhaite incarner, je le redis, cette vertu républicaine. Et puis je veux dire cette extrême proximité. Je ne veux pas dire qu'il y a affaires judiciaires et affaires judiciaires. Mais moi en effet je suis attaché à une forme d'exemplarité. Je suis presque tenté de dire une fois qu'on a totalement purgé sa peine, les choses peuvent se considérer. Alors vous pourriez me dire elle aura à ce moment-là peut-être totalement purgé sa peine. Mais là on parle de la présidence de la République. Donc le Rassemblement National est dans une contradiction majeure.

Toute leur vie ils nous ont expliqué nous sommes les chevaliers blancs de la politique, nous sommes différents des autres formations politiques. Vous c'est le tous pourri. Et là, sans aucun état d'âme. Ils disent le contraire de ce qu'ils ont dit les dernières semaines. Comment vous comprenez ça ? Parce qu'en effet vous avez raison de le rappeler. Ils demandent et ils font part de leur défiance vis-à-vis des politiques considérant la vertu comme première. Et pourtant on a vu encore un sondage sorti hier dans le Figaro 36% d'intention de vote au premier tour. Écoutez ça fait partie des éléments qui devront être débattus dans la campagne. Moi je la souhaite cette campagne face au RN.

Je le fais en permanence la confrontation avec le projet. Mais je vais m'adresser aussi aux électeurs du Rassemblement National comme je m'adresse d'ailleurs à tous les Français à chaque fois que je suis candidat à une élection. Et cette question-là de la probité de l'intégrité et d'exemplarité elle se posera immanquablement. Cette campagne elle doit se mener sur le terrain de la dénonciation de sa gouvernation. Il nous y oblige parce que ne rien dire ce serait consentir. Ce serait admettre que ce n'est pas grave. Oui écoutez c'est un épisode du feuilleton du Rassemblement National et on s'y résigne et on accepte.

Et vous citiez le soutien qui demeure important de Marine Le Pen dans les sondages. Moi je veux prendre à témoin ces électeurs-là pour montrer que c'est aussi une des contradictions. En fait le RN c'est le parti des contradictions. C'est le parti qui est capable de vous dire une chose un jour et le contraire le lendemain. C'est vrai sur les questions de probité on le voit mais c'est vrai en réalité sur la question du pouvoir d'achat des services publics de la justice sociale de la manière d'appréhender l'écologie. C'est un parti attrape-tout qui joue de l'ambiguïté. Alors on a en plus ce bidôme Bardella, Le Pen qui sont capables de dire des choses très complémentaires.

Je vous résume bien c'est un spécialiste en la matière il dit que c'est le en même temps. C'est une sorte de en même temps et le en même temps ça ne marche pas. On l'a vu avec le macronisme en même temps le péniste ça ne marchera pas non plus. Donc pour vous il faut faire campagne sur cette question de la probité du Rassemblement National C'est ce que je veux dire aussi mais ça n'a pas phagocité ça n'a pas écrasé tout le reste du débat. Mais est-ce que ça veut dire que les militants de gauche doivent sortir les casseroles à chaque déplacement de Marine Le Pen comme ça a été le cas hier dans la Sarthe ?

Écoutez des manifestations pacifiques indiquant une réprobation d'une attitude jugée amorale ou immorale ça fait partie du champ du débat. Je me rappelle qu'en 2017 François Fillon n'a pas échappé à ces manifestations dès l'instant où elles restent dans le cadre républicain.

36:02
Locuteur non identifié

Est-ce que ça peut servir

36:03
Présentateur

d'ailleurs d'argument de campagne d'aller comme ça manifester sans cesse durant les déplacements de Marine Le Pen ? Vous allez inciter à ça ? Je vais inciter à ce que les Français s'intéressent à cette élection dans ses différentes dimensions et celle-là en fait partie. Je le redis je n'ai pas envie que la campagne ce soit que le feuilleton judiciaire de Marine Le Pen parce que si on fait ça alors on perd du temps si j'ose dire aussi pour démonter c'est quoi le programme des retraites du Rassemblement National ? C'est quoi la justice fiscale ?

Est-ce qu'ils veulent mieux mettre à contribution par exemple les très hauts patrimoines pour financer les services publics dans les territoires de relégation dans les villes sous préfectures dans les zones rurales où eux-mêmes d'ailleurs prospèrent sur la désespérance d'une partie de nos concitoyens. Donc moi je veux un véritable projet contre projet avec le RN ils sont aux portes du pouvoir il faut avoir la lucidité de le dire et il ne faut pas que cette campagne électorale reste sur l'écume des choses et notamment sur ce feuilleton judiciaire.

Mais quand on regarde ce premier déplacement de campagne de Marine Le Pen est-ce qu'il y a un risque et qu'elle a été vraiment chahutée par des militants insoumis est-ce qu'il y a un risque de monter des tensions de déropage dans cette campagne électorale ?

Je vous le dis c'est aussi la conséquence et moi je ne peux que le condamner de la tension elle-même qui est introduite par ce bras d'honneur démocratique qui est fait enfin je ne sais pas s'il est démocratique en tout cas il est moral encore une fois vraiment vous vous rendez compte dans ce pays on regarde parfois dans les pays étrangers des mœurs politiques étonnantes mais là on a une sorte d'acceptation à l'idée qu'une chef de parti pour avoir organisé enfin les attendus du jugement sont extrêmement clairs en première instance ou en deuxième un détournement méthodique organisé de fonds publics au préjudice du conflit en français et européen et on se dit c'est pas grave c'est toute la dualité du jugement de la cour d'appel c'est qu'à la fois c'est vrai ils ont confirmé la culpabilité sur le détournement et la complicité de détournement de fonds publics en revanche ils ont réduit la peine d'inégibilité actant le fait que pour les électeurs il était normal d'avoir un choix non restreint et ça est-ce que vous le comprenez ou est-ce que vous dites comme Marine Tondelier que la cour d'appel a fait preuve de beaucoup de mensuétudes vis-à-vis de Marine Le Pen la décision de justice moi j'aime trop la justice pour dire un jour ils sont trop sévères un jour ils sont moins sévères moi c'est normal qu'elle autorise Marine Le Pen à candidater puisque c'est ça au final non mais encore une fois on va pas refaire le match dont acte moi ce qui me dérange dans les expressions c'est notamment Marine Le Pen ou ses lieutenants qui disent à la fin les français auront le dernier mot ça dit aussi quelque chose les français jugeront les français jugeront ça dit aussi quelque chose du rapport qu'il y a avec une décision de justice sous-entendu je peux la balayer du revers de la main y compris sur les dimensions morales qu'on évoquait tout à l'heure et il y a une décision de justice qui va peser dans cette campagne présidentielle la décision de la cour de cassation qui va valider ou non la condamnation de Marine Le Pen la cour de cassation qui a indiqué hier qu'elle pourrait rendre sa décision au plus tard au mois d'avril le premier tour de la présidentielle c'est le 18 avril si jamais cette décision de la cour de cassation arrive quelques semaines avant est-ce que ça peut quand même perturber le scrutin et le vote des français vous voyez je suis très content d'être avec vous ce matin mais regardez ce qu'on fait depuis quelques minutes on est à faire des plans sur la comète des supputations des conséquences du calendrier judiciaire demain donc on aura des questionnements sur le juge d'application des peines etc le débat démocratique français il mérite mieux je ne dis pas que je m'en fiche de savoir à quelle date elle sera condamnée définitivement ou pas définitivement il y a un problème de principe à ce qu'elle est elle-même envisagée d'être candidate à l'élection présidentielle alors même qu'ils avaient un candidat de remplacement si j'ose dire qui était préparé pour cette campagne Gérôme Guet chez la cour de cassation en sa décision après l'élection présidentielle avec Marine Le Pen et élue présidente de la République et bénéficie de son immunité présidentielle c'est un impact donc cette décision n'est pas anodine ce calendrier mais c'est la raison pour laquelle elle prend une responsabilité majeure à s'exposer à cette situation enfin si on est candidat à l'élection présidentielle d'abord et avant tout c'est qu'on aime ce pays et si on aime ce pays on ne l'expose pas à la fragilité que vous venez de décrire qui est un scénario où elle pourrait être présidente de la République et avoir une décision de justice qui dit en réalité vous êtes définitivement condamnée comme délinquante mais la peine ne s'applique pas parce que vous bénéficiez de l'immunité est-ce que là ce n'est pas l'image de la France qui est abîmée ravagée sur la scène internationale et même dans les affaires intérieures si jamais il y avait un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon quel serait votre vote ?

mais moi je fais tout et c'est le sens dans ma candidature pour éviter cette configuration on va en parler dans la candidature mais ce scénario c'est quand même une possibilité quel serait votre vote ?

je fais tout pour que ce scénario n'existe pas non mais attendez est-ce que vous posez la question sur toutes les hypothèses de candidature de deuxième tour ce scénario pour moi c'est un scénario qui déroule le tapis rouge au Rassemblement National parce que Jean-Luc Mélenchon qu'il le reconnaisse ou qu'il ne le reconnaisse pas est devenu une des personnalités politiques les plus clivantes les plus rejetées et les plus problématiques mon adversaire irréductible c'est le Rassemblement National mais Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui par sa brutalisation sa conflictualisation permanente dans le débat public n'est en aucun cas en capacité de pouvoir reconstituer ce qui sera indispensable quoi qu'il advienne c'est une forme de front républicain face à un Rassemblement National présent au deuxième tour voilà donc moi mais il est en tête dans les sondages à gauche si jamais il allait au second tour quel serait votre vote ?

je fais tout pour que cette situation n'arrive pas donc elle n'arrivera pas il n'y aura pas de réponse mais attendez on peut faire des plans sur toutes les configurations de deuxième tour possibles ça veut donc dire que le premier tour ne sert à rien je ne veux pas vous répondre sur une configuration de deuxième tour mais si vous me demandez de répondre à une question sur un deuxième tour alors que là où vous avez raison par contre en creux dans votre question c'est que c'est le premier tour qui va être déterminant et que moi je pense que la gauche républicaine que je veux incarner avec d'autres elle a une responsabilité qui consiste justement de ne pas être dans la course à l'échalote avec LFI ce qu'on a trop fait ces dernières années une sorte de soumission à un candidaton mélanchoniste qui surplombe la totalité des positions de la gauche républicaine il faut être soi-même il faut assumer les différences que nous avons et avoir une offre politique qui permet de parler à l'ensemble des français alors en tout cas avant ce premier tour alors il y a encore du temps mais pour l'instant la gauche non mélanchoniste n'est pas encore prête à ce premier tour il y a beaucoup de candidatures notamment la vôtre et aujourd'hui le parti socialiste organise une consultation de ses militants sur le mode de désignation d'un seul candidat social-démocrate avec deux options une grande primaire ouverte à tous les sympathisants de la social-démocratie donc moyennant une participation de 2 euros et la seconde option c'est une primaire fermée qui serait réservée uniquement aux adhérents du parti socialiste et de place publique place publique c'est le parti de Raphaël Glucksmann donc moyennant et de tous les français qui voudraient participer aussi à cette primaire dans cette deuxième hypothèse moyennant du coup une adhésion à ces partis à hauteur de 15 euros ou au processus de la primaire il n'y a pas de montant qui a été fixé pour l'instant quelle option vous préférez selon vous ?

d'abord les français qui arrivent qui ne sont pas adhérents de ces partis dans cette démarche-là doivent se dire tout ça est un petit peu compliqué je le comprends moi je défends l'idée qui est l'option de la primaire qui part ou plutôt d'être départage qui part des sympathisants du parti socialiste de place publique mais plus largement et qui n'est pas dans l'optique que défend Olivier Faure parce que vous avez oublié de préciser une chose c'est que dans le premier scénario le candidat désigné s'engage à participer à une primaire dite ouverte mais donc avec Marine Tondelier François Ruffin Clémentine Autain donc ça c'est certain il y a encore ce système de double primaire ?

c'est dans la question qui est posée le candidat désigné dans le cadre de cette primaire très large s'engage à participer en gros ça devient le premier tour de cette primaire et moi je pense que c'est pas un bon c'est pas un bon scénario que cette primaire de cette gauche là ne donne pas une force propulsive et une différence suffisamment grande avec ce que représente Jean-Luc Mélenchon mais je vais vous dire voilà parce que à la fin du fin tout ça intéresse ceux des militants socialistes qui vont aller voter ce soir pour départager c'est un 9 juillet tout ça le peu qui va se dépenser tout ça est extrêmement tardif l'état d'impréparation dans laquelle nous sommes est problématique vous savez dans un monde normal un premier secrétaire du parti socialiste depuis 8 ans il devrait être il aurait dû être le candidat naturel du parti socialiste à l'élection il a sauvé le PS il l'a dit il l'a dit encore hier à la télévision pardon de le dire mais c'est une forme d'autosatisfaction c'est une forme d'autosatisfaction qui écarte l'essentiel une impréparation quand même assez gigantesque du parti pour cette élection présidentielle une impréparation une incapacité à s'accorder un projet qui a été adopté la semaine dernière c'est assez tardif et un processus bricolé dans des instances paralysées du parti socialiste moi vous savez quoi de plus en plus je regarde ça avec beaucoup de distance en considérant que ma priorité c'est de m'adresser à l'ensemble des français aujourd'hui pour parler parce que regardez encore une fois toutes vos questions sont légitimes et je les prends comme elles viennent mais entre les affaires judiciaires du Rassemblement National et les difficultés organisationnelles du parti socialiste pendant qu'on parle pendant qu'on parle de tout ça on n'a pas abordé un des sujets de préoccupation de nos concitoyens en période de canicule de désertion des services publics c'est quand même de savoir si vous si encore une fois c'est l'option d'Olivier Faure qui est retenue d'une primaire ouverte est-ce que vous y allez quand même vous inscrivez dans cette démarche ou vous dites que ce sera sans moi non il est peu probable que je participe à cette démarche quand j'ai annoncé ma candidature il y a plusieurs semaines j'ai dit que je le faisais précisément pour ne pas que nous soyons dans la roue justement de cette primaire organisée ça veut dire que la machine à division elle va s'emballer elle va continuer à être alimentée durant tout l'automne c'est la raison pour laquelle je préférerais que ce soir ce soit pas cette option qui l'emporte et que par ailleurs de toute façon vous parliez de la pluralité des candidatures à la fin il n'en restera qu'un je vous donne la fin de la série ou la fin du film à la fin il n'y aura qu'un seul candidat de cette gauche républicaine en 2022 c'était pas le cas en 2022 il y avait une multitude il y avait Anne Hidalgo Yannick Zadot oui mais je pense que cette fois-ci il n'y aura qu'un seul candidat de cet espace de la gauche républicaine qui ira proposer aux forces que vous venez mentionner aux écologistes et aux communistes ce qui pour moi est déterminant c'est l'élection législative qui suit vous savez on n'élit pas un premier ministre on élit un président de la république qui nommera un premier ministre qui lui devra s'appuyer sur un fonctionnement parlementaire et je vais vous dire une chose je ne pense pas que le prochain président de la république dans la suite des élections présidentielles aura une majorité à l'Assemblée nationale la tripartition voire la quadripartition de la vie politique va continuer et il faut donc et moi c'est une des singularités de la campagne que je mène c'est assumer ne pas vendre du rêve à nos concitoyens et assumer qu'on doit être de plus en plus dans une logique de coalition sur la base d'un rapport de force mais de co-construction dans l'intérêt du pays avec les macronistes écoutez moi j'ai été de ceux qui ont négocié le budget ça ne veut pas dire que je soutiens le gouvernement de Sébastien Lecornu et à un moment donné à un moment donné nous avons décidé de ne pas censurer et même de voter le budget de la sécurité sociale je l'avais âprement et longuement négocié je pense que cette mécanique de concertation négociation et d'équilibre qui est trouvé ça devra être la suite du fonctionnement de la vie parlementaire dire que je suis candidat à l'élection présidentielle et au soir du premier tour si je suis au deuxième c'est mon programme qui va continuer à s'appliquer alors que probablement si je gagne dans l'élection présidentielle c'est face au RN dans un rassemblement qui sera une forme de front républicain je pense que les français l'ont mal vécu en 2022 c'est ce qu'avait dit Emmanuel Macron il avait dit votre vote m'oblige et j'en tiendrai compte il a fait le contraire il est passé en force à coup de 49,3 sur les budgets ou sur la réforme des retraites donc il faut admettre vous savez moi je suis un nostalgique du clivage gauche-droite je pense que ça se porte bien quand il y a une gauche républicaine et une droite républicaine ce clivage il a été grand remplacé par un clivage entre l'extrême droite et la gauche radicale et ça peut paraître contre-intuitif mais je suis convaincu qu'il va falloir passer par un temps d'union nationale et d'union républicaine sur des sujets essentiels pour pouvoir revenir à la situation est-ce qui a motivé le fait que vous ne votiez pas à la motion de censure qui avait été signée par les écologistes et la France insoumise contrairement à Olivier Faure votre premier secrétaire qui lui avait milité oui c'était une situation baroque d'avoir un premier secrétaire du parti cette situation baroque elle commence à être quand même à dire quelque chose de la situation du PS et si encore une fois la consultation des militants ne privilégie pas la solution de la direction du PS est-ce que vous dites Olivier Faure doit démissionner ?

là aussi c'est une question d'éthique personnelle Olivier Faure aujourd'hui est minoritaire à l'intérieur du PS dans les instances du PS telles qu'elles sont issues du dernier congrès il est minoritaire dans le groupe politique auquel il appartient et fort de ça il fait un acte de rupture en disant je ne respecte pas la position de mes collègues députés qui a été débattu et voté à l'intérieur donc c'est devenu une boutique une somme d'auto-entrepreneurs donc à un moment donné tout ça n'a plus de rationalité et c'est la raison pour laquelle je vous dis moi je regarde ça en disant c'est pas ça qui va créer de l'enthousiasme et de la dynamique auprès de nos concitoyens et je pense qu'à un moment donné il faut plutôt qu'on se mette autour de la table les uns les autres Jérôme Gatch dernière question sur la laïcité le premier ministre Sébastien Lecornu vous a confié une mission sur la laïcité quel est le but de cette mission et comment vous allez travailler alors comme on est à public sénat je dois évidemment ajouter aussi que c'est une mission avec ma collègue sénatrice Nathalie Delattre alors je vais avoir 30 secondes pour parler d'un sujet de fond cette question là de la laïcité elle devrait être un lieu de rassemblement dans le pacte républicain et elle divise les français ou en tous les cas il y a des confrontations parfois fortes des propositions de loi très clivantes qui sont déposées à l'Assemblée nationale ou au Sénat et donc moi depuis plusieurs années je travaille sur ces questions pour moi c'est une des raisons de mon engagement politique c'est un élément de concorde de rassemblement national qu'on a oublié et donc la commande qui nous est faite c'est comment construire une politique publique de la laïcité comment est-ce qu'on organise l'appareil administratif la formation des enseignants des personnes à l'hôpital comment on donne des clés pour pouvoir répondre aux situations conflictuelles comment l'appareil judiciaire est capable de sanctionner les atteintes à la laïcité c'est-à-dire les formes de pression il y a tout un volet dans la loi de 1905 qui prévoit les pressions c'est la police des cultes qui n'est plus du tout appliquée et ça il faut le réhabiliter comment le travail parlementaire intègre précisément ces enjeux-là moi voilà ça doit être un des éléments sur étagère pour le prochain président de la République qui permettra d'en faire un sujet de rassemblement plutôt qu'un sujet de division il y a des instrumentalisations et des stigmatisations à partir de la laïcité de part et d'autre de l'échiquier politique qui nous pose extrêmement problème et moi je veux en faire avec la question de la dignité et des vulnérabilités la question du pacte républicain et de la laïcité et merci beaucoup une des ossatures de ma campagne présidentielle merci beaucoup merci à vous Jérôme Guetsch d'avoir été notre invité merci Julien pour vos questions on va regarder la une du journal La Voix du Nord qui est consacrée aujourd'hui au procureur de la République de Lille qui a choisi de réunir les 25 victimes du prêtre prédateur sexuel Jacques Delphos âgé de 88 ans pour donner la parole à ses victimes en présence de votre journal voilà pour cette une de La Voix du Nord allez tout de suite on va voir ce qu'il y a justement dans l'actualité de la presse quotidienne régionale Clémentine Louise vous avez fait le tour de la presse quotidienne régionale aujourd'hui et on commence par du sport avec le quart de finale choc France-Maroc c'est ce soir et nos régions en font la une

53:00
Invité

Tout à fait France-Maroc attention danger c'est le titre ce matin de la dépêche manger du lion pour Sud-Ouest les lions de l'Atlas inquiètent les supporters français leur joueur phare Achraf Hakimi grand ami de Kylian Mbappé pourrait mettre les bleus en difficulté d'autant que c'est une équipe marocaine qui arrive remontée à bloc dans le Gillette Stadium car les lions de l'Atlas espèrent bien prendre leur revanche par rapport à leur défaite en finale de la Coupe du Monde en 2022 c'était à Doha et puis la Provence s'intéresse ce matin aux supporters qui eux sont tiraillés entre leurs deux équipes de cœur plus qu'un simple match nos confrères marseillais sont allés à la rencontre des membres de la communauté franco-marocaine et ils se disent à la fois pour le Maroc car cette équipe n'est pas favorite et en même temps ils espèrent voir un troisième sacre de la France donc voilà eux au moins ne seront pas déçus par le résultat du match ce soir

54:00
Présentateur

et à la demi-finale qui sera du coup française ou marocaine ce sera mardi prochain le 14 juillet et on ne pourra peut-être pas forcément célébrer le passage en finale avec des feux d'artifice

54:11
Invité

non et si vous habitez dans le gare effectivement ça risque d'être assez calme à Nîmes par exemple le maire a estimé que le risque incendie était trop important le feu d'artifice sera donc reporté et puis dans le département voisin dans l'Hérault le préfet a même totalement interdit les feux d'artifice on en est au troisième épisode de canicule les sols sont extrêmement secs il suffit d'une petite étincelle pour que tout s'embrase et puis les fortes chaleurs devraient durer jusqu'à la semaine prochaine et donc jusqu'à la fête nationale

54:40
Présentateur

on continue à parler de canicule et de l'effet de la canicule sur nos fromages on va aller en Auvergne à Clermont-Ferrand retrouver nos partenaires du journal La Montagne avec Franck Charvet qui est responsable de la rédaction du Puy-Dôme pour le journal La Montagne bonjour Franck Charvet

54:58
Locuteur non identifié

bonjour

54:59
Présentateur

alors la canicule a des effets inattendus sur nos fromages certaines AOP bien connues risquent de disparaître du fait du règlement du dérèglement climatique expliquez-nous pourquoi ces fromages Auvergnat sont menacés

55:15
Locuteur non identifié

alors ces fromages je parlais des plus connus des AOP le Cantal le Salaire le Sainectaire donc pourquoi ils sont menacés tout simplement ils sont menacés par un effet ciseau d'un côté on a des canicules et des sécheresses qui reviennent désormais chaque été de l'autre on a un cahier des charges AOP extrêmement strict qui ont été rédigés à une époque où les étés étaient frais donc pour comprendre l'impasse dans laquelle se trouve je prends peut-être un exemple concret pour le salaire par exemple le cahier des charges impose que les vaches mangent de l'herbe fraîche dans les prés sauf qu'avec la quinnicule et notamment cette année l'herbe a été totalement cramée donc pas d'herbe et donc les producteurs ont été obligés de stopper leur production nette là il n'y a pas longtemps

55:58
Présentateur

donc il y a une inquiétude vraiment sur la disparition

56:02
Locuteur non identifié

il y a une réelle inquiétude parce que c'est la même chose pour le Cantal mais il y a quand même des solutions ils sont en train de bosser dessus la filière va être obligée de se réinventer pour ne pas disparaître des négociations sont en cours donc l'idée c'est d'apporter de la flexibilité autoriser par exemple du foin venu d'ailleurs ce qui n'est pas autorisé pour le Cantal par exemple ou changer le rythme de production ça veut dire plutôt que produire enfin l'été on va être obligé de s'adapter on produira le fromage au printemps ou à l'automne voilà je dirais que nos traditions doivent s'adapter au climat c'est vraiment une question de survie pour nos terroirs

56:36
Présentateur

donc ça veut dire que le cahier des charges de ces appellations par exemple du Cantal pourrait changer pour s'adapter au climat

56:44
Locuteur non identifié

probablement oui ça veut dire que par exemple pour reprendre l'exemple du Cantal on a le droit de donner du foin en cas de sécheresse mais il est obligatoire d'être local il se trouve que quand la sécheresse touche totalement la région les stocks s'effondrent et la loi interdit aux éleveurs d'aller chercher du foin ailleurs donc il n'y a pas de solution donc la seule solution c'est d'arrêter la production ce qui n'est pas tout à fait le cas cette année mais il faut qu'ils trouvent des solutions à ce type donc c'est-à-dire aller chercher du foin autoriser les OOP à aller chercher du foin ailleurs

57:10
Présentateur

Merci beaucoup Franck Charvet pour vos explications on va regarder on va regarder la une de votre journal la montagne aujourd'hui qui est consacré au parc de la muraille à Clermont-Ferrand un parc qui prend racine 2,5 hectares d'espace vert qui vont remplacer donc l'ancienne muraille de Chine de Clermont-Ferrand Merci beaucoup Franck Charvet Clémentine on continue à parler de canicule car ça va être aussi cet été une épreuve pour nos animaux de compagnie

57:38
Invité

Oui tout à fait mais il n'y a pas que vos chiens et vos chats qui souffrent de la chaleur les centres de soins pour la faune sauvage sont débordés regardez c'est la une de presse-océan ce matin animaux et canicules les vétos mobilisés il faut savoir que les centres de soins pour la faune sauvage sont débordés ils reçoivent des centaines d'appels chaque jour principalement pour des petits oiseaux comme celui-ci des hirondelles des martinets des étourneaux qui arrivent tous déshydratés et puis ces centres cherchent des bénévoles pas besoin forcément d'avoir des compétences particulières seulement un petit peu de temps et puis les vétérinaires eux vous invitent à placer de petites coupelles d'eau fraîche dans votre jardin sur votre balcon ou sur vos rebords de fenêtres pour rafraîchir un petit peu ces oiseaux et ces mammifères

58:22
Présentateur

Merci Clémentine pour cette revue de presse et puis il y a une question qui se pose pour nos animaux de compagnie cet été c'est comment les faire garder pendant les vacances estivales puisque 55% des français on le rappelle possèdent un chien ou un chat et alors que les vacances débutent et bien on s'est intéressé aux solutions de garde pour les animaux de compagnie et nous sommes allés dans Loir-et-Cher dans une pension animalière je vous propose de regarder ce reportage de nos partenaires de Val-de-Loire TV

58:51
Invité

c'est jour de test pour Bonnie une jeune coquère de 4 mois

59:00
Présentateur

sa maîtresse souhaite la faire garder dans la pension tenue par Émilie mais d'abord elle doit rencontrer Aïlita l'une des chiennes de la propriétaire

59:08
Invité

voilà et donc là on va marcher on va marcher on va les laisser voilà se sentir test réussi

59:16
Présentateur

au lapat pour Bonnie qui va pouvoir être présenté aux autres membres de la famille car chez Émilie il y a déjà 3 chiens en plus de ceux qu'elle garde et tous vivent ensemble en liberté dans la maison on appelle ça une pension familiale pas de box mais un jardin commun celui de la propriétaire des lieux

59:34
Invité

c'est vrai que c'est beaucoup mieux que dans une pension où ils sont dans des box un peu mode solo donc là c'est plus proche de ce que nous enfin comme nous à la maison

59:47
Présentateur

ce jour là chez Émilie

59:50
Invité

5 chiens en pension à 22 euros par jour tous sont stérilisés identifiés vaccinés et déparasités depuis le lancement de son activité fin 2023 cette assistante vétérinaire a réussi à se créer une clientèle fidèle cet été la pension affiche

1:00:05
Présentateur

d'ailleurs complet

1:00:06
Invité

nous à la pension il n'y a plus de place depuis à peu près le mois de mars voilà les premières demandes on les a d'une année à l'autre souvent on a les mêmes chiens d'une année à l'autre et donc quand les gens

1:00:21
Présentateur

sont satisfaits ils vous réservent plus de la moitié des français possèdent un chat ou un chien et 68% d'entre eux considèrent leur animal de compagnie comme un membre de la famille trouver des gens de confiance pour les garder en leur absence est donc primordial voilà pour ce reportage d'Hélène Chapelet pour nos partenaires de Val-de-Loire TV allez maintenant place au débat on va parler de ce début de campagne présidentielle très chaotique va-t-on vers un chaos électoral le premier déplacement de campagne présidentielle de Marine Le Pen hier a été très mouvementé elle a été chahutée par des militants de gauche puisque ce premier déplacement intervenait après sa condamnation judiciaire un premier déplacement qui s'est réalisé en 27 minutes à la flèche dans le département de la Sarthe Flora Sauvage je vous raconte

1:01:20
Invité

27 minutes top chrono au lendemain de sa condamnation

1:01:23
Présentateur

par la cour d'appel de Paris Marine Le Pen a dû écourter son premier déplacement de campagne à la flèche dans la Sarthe

1:01:30
Locuteur non identifié

pas de délinquants au gouvernement accueillie

1:01:35
Présentateur

sous les applaudissements couvert par les huées d'une soixantaine de manifestants

1:01:40
Invité politique

il est très condamnable de la part d'un mouvement politique comme elle est fille de tenter d'empêcher le déroulement du processus démocratique

1:01:46
Présentateur

condamné en appel pour détournement de fonds publics Marine Le Pen a justifié son pourvoi en cassation tout en réaffirmant son innocence

1:01:55
Invité politique

je ne joue pas la montre je suis une citoyenne qui use de ses droits des droits que l'état de droit que mes adversaires ont souvent à la bouche offre à tout justiciable et par conséquent j'effectue un pourvoi car je suis innocente des faits qui me sont reprochés accompagnée de Jordan Bardella la chef de file du Rassemblement National

1:02:18
Présentateur

a rapidement quitté les allées du marché pour rencontrer le maire de la ville conquise par le RN au dernier municipal je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine parce que des millions de français attendent aujourd'hui le changement ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux français et offrir au pays l'alternance ce que le pays mérite et que les français attendent

1:02:47
Invité

pour le tandem Le Pen Bardella la campagne risque d'être longue rythmée par les décisions judiciaires et les sifflets

1:02:55
Présentateur

Et pour décrypter ce début de campagne présidentielle chaotique j'accueille sur ce plateau Christelle Craplet bonjour

1:03:03
Invité

Bonjour

1:03:03
Présentateur

Vous êtes directrice d'opinion pour l'institut de sondage Ipsos BVA j'accueille également sur ce plateau Michael Darmon bonjour Bonjour Éditorialiste politique I24 News et bonjour à vous Pierre Jacquemin Bonjour Directeur de la rédaction de Politis Pierre Jacquemin Marine Le Pen est-ce qu'elle s'est lancée dans une campagne impossible c'est-à-dire gagner la présidentielle après une condamnation judiciaire En tout cas moi j'avais beaucoup écouté ses propos qui étaient les siens avant la décision de la justice et c'est vrai qu'elle avait eu un propos assez clair qui consistait à dire qu'elle ne voulait pas elle ne sera jamais un boulet elle ne sera jamais une épine dans le pied de son propre camp et j'ai le sentiment qu'en faisant le choix d'y aller malgré les doutes les incertitudes qui pèsent quand même sur sa liberté totale puisque les questions quand même possiblement encore non pas d'une inéligibilité encore que ça discute il y a des juristes qui considèrent que ça peut encore être le cas il peut y avoir encore des décisions mais il reste la question du bracelet électronique qui peut intervenir à tout moment lorsque la cour de cassation se prononcera donc elle peut encore être en campagne et porter un bracelet donc ce que je veux dire c'est qu'elle a pris le risque elle met presque sa famille politique en jeu eu égard aux décisions du site qui vont devenir donc je pense que ça va être compliqué et puis on le voit la première sortie de campagne elle se fait sous les huées ça rappelle un tout petit peu même si les circonstances étaient différentes en cas de révélation du canard enchaîné que la campagne commençait tout juste mais ça fait quand même un peu penser à François Fillon qui ne pouvait pas faire un seul déplacement sur les casseroles qu'il accueillait à chacun de ses déplacements c'est sûr que ça ne va pas faire beaucoup plaisir à Marine Le Pen ni à son entourage après c'est le jeu de la démocratie je veux dire les militants ils ont le droit de manifester Marine Le Pen a le droit de manifester aussi et de parler c'est le jeu de la contradiction de démobilisation des manifestations je crains je crains que ça ne fasse pas beaucoup de mal et de nid de tort à Marine Le Pen parce que c'est pas sur ce terrain là que je pense que Marine Le Pen peut être fragilisée Michael Darbon vous pensez également que ça ne va pas lui faire du mal cette campagne qui commence quand même très difficilement sur la forme ça fait 30 ans qu'il y a une tentative des adversaires de Marine Le Pen et du FN puis du RN d'être en démarche de diabolisation on voit le résultat ils sont au port du pouvoir donc peut-être faudrait-il se poser quelques questions sur la manière d'être capable de pouvoir contrer la montée de ce parti depuis tant d'années donc on voit bien que bien évidemment c'est le jeu de la démocratie et personne ne va s'en émouvoir c'est parfaitement normal la manifestation est autorisée et de ce point de vue là il n'y a absolument aucun problème la question c'est l'efficacité politique de ce point de vue là effectivement pour l'instant le bloc des partisans de Marine Le Pen

1:05:43
Invité

n'est pas du tout influencé par cela ils n'ont pas du tout le sentiment que c'est un début de campagne chaotique c'est même plutôt un début de campagne en fanfare avec plutôt des sondages

1:05:52
Présentateur

qui donnent pour l'instant une montée dans l'intention de vote on va sûrement en parler autour de Marine Le Pen mais ça ne veut pas dire pour autant qu'elle ne sera pas fragilisée tout autant cette campagne parce qu'il y aura un enjeu de rassemblement et parce que je pense que les électeurs comme ils appellent de conquêtes qui sont venus progressivement de l'extérieur du RN pour soutenir un projet comme celui de Marine Le Pen peut-être risque-t-il d'être avec maintenant le nouveau statut judiciaire cette course contre la montre avec la justice et bien peut-être risque-t-il d'être un petit peu freiné froissé ça on le verra au cours des prochains mois Christelle Crappelet est-ce qu'on sait ce que pensent les français de ce choix de Marine Le Pen de partir en campagne présidentielle malgré cette condamnation judiciaire et ce que pensent aussi l'électorat du RN ?

1:06:36
Invité

Oui alors c'est le plus intéressant effectivement dans les premières enquêtes qu'on a pu voir au sein des sympathisants RN il y a plutôt une majorité pour considérer qu'elle a eu raison et quand on regardait en termes d'images comparées globalement ils avaient aussi une très bonne image de Marine Le Pen il y a quand même une petite minorité un tiers, un quart selon les enquêtes qui s'interroge un peu qui se demande si ça ne va pas être un handicap ou qui préférait Jordan Bardella mais globalement on va dire que dans son socle électoral il y a plutôt du soutien et voilà j'ai vu passer les premières intentions de vote on voit effectivement elle avait un petit peu de retard ces derniers temps parce que je pense qu'une partie des Français avait anticipé que ce ne serait pas elle que ce serait Jordan Bardella elle le comble voilà pour l'instant ça fonctionne

1:07:18
Présentateur

on va dire relativement bien

1:07:19
Invité

rappelons qu'on est quand même qu'en juillet voilà 2026 après ce qui va peut-être être plus compliqué pour elle c'est d'élargir sa base parce que c'est vrai que dans la tentative qu'on avait pu voir ces derniers temps d'essayer d'aller voilà séduire des sympathisants LR des seniors des électorats qui étaient moins tentés par le Rassemblement National Jordan Bardella apparaissait peut-être comme une figure un peu plus consensuelle et là elle va avoir plus maille à partir pour convaincre cet électorat là

1:07:47
Présentateur

effectivement vous le disiez il y a déjà des intentions de vote qui sont publiées à la suite de cet épisode pour Marine Le Pen et on voit que la candidate du Rassemblement National pour l'instant est toujours donnée largement en tête au premier tour avec 35% des voix et même selon les différents scénarios au second tour elle est donnée vainqueur face à son adversaire Pierre Jacquemin juste avant de vous redonner la parole on va écouter Gabriel Attal qui continue à critiquer Marine Le Pen après son choix de partir en campagne et qui estime qu'elle va prendre en otage cette campagne présidentielle la campagne présidentielle qui démarre se résume à une chronique judiciaire plutôt que de parler de fond et de vision pour le pays et ça je pense que ça fatigue déjà les français par ailleurs il faut en revenir aux bases je pense qu'il y a des français qui nous écoutent qui passent leur temps à expliquer à leurs enfants qu'il faut respecter les règles qu'il faut respecter la loi qu'il ne faut pas tricher il y a des français qui nous écoutent par ailleurs qui savent qu'ils doivent respecter la loi et qui sont pénalisés au premier écart et ils entendent une responsable politique candidate à l'élection présidentielle qui s'attaque à des décisions de justice et qui même intimide la justice on voit les pressions qui sont faites pour que l'arrêt en castation ne tombe pas avant l'élection présidentielle comment vous voulez expliquer à des jeunes délinquants qu'il faut respecter la loi qu'il faut respecter les règles quand vous avez des responsables politiques qui eux-mêmes ne sont pas capables de les respecter Pierre Jacquemin malgré son expérience son cuir tanné comme on dit dans les commentaires politiques Marine Le Pen elle va être la cible de nombreuses attaques de la part de ses adversaires et ça a déjà commencé le débat est centré sur ça Oui mais il faut s'interroger sur quel est le point qui va être le plus fragilisant pour Marine Le Pen je ne suis pas sûr que ce soit sur le terrain judiciaire qu'il faille y aller on l'a vu dans bien des pays et à commencer par les Etats-Unis Donald Trump a été accusé condamné violence sexuelle etc.

ça n'a pas empêché Donald Trump d'être réélu président de la République je crois que l'électorat ou en tout cas les sympathisants de Marine Le Pen est tellement déterminé à vouloir que le parti de Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle que rien ne changera et d'ailleurs on le voit parce qu'effectivement on vous le disait elle était en perte un peu de vitesse par rapport à Jordan Bardeller encore que c'était des écarts qui étaient quand même assez faibles mais elle récupère son retard y compris juste après avoir annoncé le lendemain de sa condamnation même si elle a fait appel elle reprend son envol et c'est ça qui est quand même assez étrange on peut s'étonner j'entendais François Ruffin et je pense qu'il a raison on devrait tous s'interroger sur comment est-il possible aujourd'hui que dans un pays où la corruption continue d'exister où les hommes et les femmes politiques continuent de piquer dans la caisse que les français continuent de voter pour ces gens-là alors qu'il y a des sondages des études qui montrent que les français attendent de leur politique de la probité de l'honnêteté et c'est vrai que ça doit nous interroger mais je ne pense pas que ce soit sur ce terrain-là hélas malheureusement même s'il va falloir quand même continuer à faire campagne en disant que ce n'est pas bien de voler dans la caisse et d'ailleurs Marine Le Pen a été une des premières à le dire vous vous souvenez de cette phrase en 2004 quand elle dit ils ont tous volé dans la caisse sauf nous et bien aujourd'hui elle ne peut plus se revendiquer d'être la seule à pu être de celles qui ont volé dans la caisse elle n'est pas la candidate anti-système je pense que c'est plus sur ce terrain-là montrer qu'elle est la candidate d'un système d'ailleurs elle s'appuie sur ce système aujourd'hui pour être candidate pour dire qu'elle est éligible à l'élection présidentielle donc c'est plus sur ce terrain-là et encore une fois évidemment il faudra le redire plein de fois mais c'est aussi sur le terrain des idées ça reste encore flou sur bien des sujets et je pense que c'est là-dessus que les hommes et les femmes politiques doivent combattre Marine Le Pen Effectivement Marine Le Pen a construit sa carrière politique sur un discours anti-système c'est-à-dire que les autres partis politiques qui ont gouverné tous pourris là ce discours elle ne peut pas le tenir Ça fait bien longtemps qu'elle ne tient plus elle est dans le système elle est maintenant députée depuis donc maintenant quelques temps elle a organisé son groupe autour de la respectabilité face aux anti-systèmes que sont les insoumis c'est-à-dire qui ont eux voulu matérialiser le bruit, la fureur et la conflictualité comme étant central comme corpus politique et de ce point de vue-là ça a bien changé même sur le plan politologique on voit bien qu'au fond même dans les verbatims et dans les études l'appellation d'extrême droite au fond n'est maintenant que dans le terrain et on va dire de l'écosystème politique et médiatique pour les Français elle n'est pas d'extrême droite elle est considérée comme faisant partie de ce qu'on appelle Jean-Bourgues Fourquet elle parle de la machine à café tout le monde partage cette approche-là donc effectivement la campagne devra se positionner sur les préoccupations des Français de la part de ses adversaires et en particulier le pouvoir d'achat en particulier les questions de sécurité en particulier les questions d'éducation d'immigration et ce sont ça ces thèmes-là qui vont déterminer aussi le vote et peut-être aussi ça ce sont des thèmes forts pour Marine Le Pen et peut-être aussi c'est là que sa fragilité paradoxalement pourrait être aussi donc testée parce que les Français vont vouloir quand même des solutions vont vouloir des politiques publiques et on verra s'il y a effectivement une capacité pour le Front pour le RN à répondre à ces questions-là Christelle Crappelet au sein de l'électorat du RN il y a quand même une forme de défiance vis-à-vis des partis politiques qui ont gouverné vis-à-vis du système donc le fait finalement que Marine Le Pen ait été condamnée comme d'autres cadres d'autres partis l'ont été et bien ça peut la fragiliser dans l'opinion c'est vrai qu'il y a une forme de paradoxe parce qu'effectivement elle a souvent dénoncé le système et son électorat

1:13:09
Invité

est souvent très contre les institutions a une relation très complexe aux hommes et femmes politiques considère qu'ils sont corrompus comme aussi beaucoup de Français mais en même temps comme elle en a appelé au peuple ça a été la première chose qu'elle a fait le peuple décidera le peuple est souverain le peuple jugera en son âme et conscience et finalement elle renvoie la décision à des Français qui en fait ce qu'elle a pour elle aussi c'est qu'ils n'ont jamais été vraiment au pouvoir ça n'a pas été testé donc pourquoi pas essayer il y a une forme quand même presque de virginité en tout cas quand on parle de l'Elysée qui lui est portée à son crédit dans son lectorat j'entendais par exemple dans des reportages des électeurs qui disaient tout le monde a le droit à l'erreur et donc finalement ils considéraient que oui elle a été condamnée c'est une erreur elle va peut-être rembourser et puis on passe à autre chose et ça je trouve qu'il se passe quelque chose un peu dans l'opinion qui peut-être finalement la dédouane alors pour l'instant et auprès de son électorat on va voir après si elle ne va pas quand même être entachée par toute cette histoire il faut tenir toute la campagne en étant accusée d'avoir été condamnée

1:14:14
Présentateur

D'autant que le calendrier judiciaire va continuer à peser sur cette campagne présidentielle puisqu'on attendra la décision de la cour de cassation qui va valider ou non la condamnation en appel de Marine Le Pen et la cour de cassation a affirmé qu'elle déciderait en tout cas qu'elle fera tout pour publier sa décision avant l'élection présidentielle Nous, nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel et nous ferons tout nous ce qui nous concerne pour tenir cet objectif parce que nous nous y sommes engagés et encore une fois nous sommes dans un fonctionnement qui est un fonctionnement normal Nos décisions et nos choix peuvent avoir des conséquences politiques mais nous nous ne prenons pas des décisions

1:14:58
Invité

en fonction de critères politiques

1:15:00
Présentateur

Pierre Jacquemin cette décision de la cour de cassation et son calendrier ça va jouer sur l'élection présidentielle ? Écoutez, moi je ne connaissais pas grand chose dans toutes ces histoires et je pense qu'on découvre tous comment fonctionne la justice dans ces cas-là et c'est vrai qu'y compris quand elle a annoncé sa candidature moi je me suis dit elle est forcément passé l'après-midi à discuter avec ses conseils qui ont tout réfléchi etc.

Tout le monde après sa déclaration sur TF1 a annoncé que la cour de cassation pourrait rendre un verdict fin de l'année 2026 début d'année 2027 bon je me disais effectivement le calcul est plutôt bon parce que si vraiment la cour de cassation condamne définitivement Marine Le Pen et qu'elle peut porter un bracelet en janvier ça laisse janvier à Jordan Bardella pour se porter candidat sauf qu'ils ont annoncé hier la cour de cassation qu'ils pouvaient rendre leur décision jusqu'à début avril prochain 2027 ça veut dire que jusqu'à début avril prochain Marine Le Pen peut être en campagne et début avril porter un bracelet c'est-à-dire à deux semaines de l'élection présidentielle décider de porter un bracelet je ne sais pas si la décision de justice ira jusque là mais ça fait quand même tâche mais surtout ça veut dire quand même une chose Marine Le Pen ne veut pas de Jordan Bardella à l'Elysée en faisant le choix de partir elle et en mettant sa famille en péril ou en tout cas en prenant en otage sa famille sur le dos de ses affaires judiciaires elle prend le choix elle prend la décision d'aller coûte que coûte à l'élection présidentielle quitte à ce que ça lui a quitte à ce que ça trébuche jusqu'à la dernière semaine de la campagne présidentielle donc elle ne voulait pas de Jordan Bardella cette espèce de duo qu'on fabrique en mode on sème d'amour on fait des câlins on fait des photos etc il va falloir arrêter de nous prendre pour des abrutis parce qu'on voit bien que d'abord et sur la ligne politique c'est pas tout à fait la même chose et sur l'ambition politique c'est aussi deux ambitions en politique on sait ce que ça donne à la fin des fins et d'ailleurs Michael Larmont quand on regarde les images de ce premier déplacement de Marine Le Pen avec Jordan Bardella à ses côtés une candidate qui a un sourire très voilà peut-être même qu'elle force et à côté Jordan Bardella une mine très fermée donc on sent qu'il y a un problème dans ce ticket gagnant comme elle le vend comme on dit le sourire a changé de camp

1:16:52
Invité

mais c'est vrai qu'il digère là ça c'est certain parce qu'il s'y est vu il s'est préparé il a fait deux livres il est devenu même plus populaire que sa mentor et de ce point de vue là on lui avait tellement dit que ce serait fait bon il prend aussi une forme de leçon politique il reste quand même encore il reste quand même beaucoup à prendre les choses ne sont jamais faites avant qu'elles soient faites d'abord et puis surtout

1:17:15
Présentateur

bien évidemment il est obligé de maintenant de repartir dans l'allégeance mais enfin à l'origine quand même c'est vrai que ce couple politique qu'il était présenté il a été présenté il y a quelques années était pour Marine Le Pen une manière de terminer la rupture qu'elle faisait au sein de son parti en proposant pour la première fois un ticket c'est à dire que lui était chargé étant beaucoup plus organisé sur la droite d'organiser une majorité pour l'Assemblée et elle donc de diriger le pays depuis l'Elysée et ça c'est aussi effectivement une forme de rupture qu'elle voulait donc achever au sein de son parti en faisant muter une forme de culture politique où on n'a quand même pas l'habitude d'être dans les transitions pacifiées donc c'est un ticket qui permettait de faire l'union des droites c'était ça le départ en tout cas c'était ça le dispositif est un dispositif politique après les événements ont fait qu'il est devenu le candidat bis et le candidat de remplacement là on revient à cette épure de départ et sa détermination à vouloir être en campagne jusqu'à la fin si par exemple en avril effectivement c'est un texte comme ça jusque là il y a une décision et si elle est obligée de porter un bracelet électronique on va encore découvrir des choses sur le fonctionnement de la justice il faut 20 jours avant de rencontrer le juge d'application des peines qui va ensuite donc peut-être qu'elle n'aura même pas à le porter donc c'est ça aussi la course contre la montre à laquelle on va assister sur Jordan de Bardella il y a une citation de Jean-Marie Le Pen qui est intéressante le destin des dauphins est parfois de s'échouer on verra si c'est le cas au final Christelle Crappelet on a l'impression que Marine Le Pen quand même maintenant s'appuie sur Jordan de Bardella sur sa popularité elle veut faire campagne avec lui car il est devenu en fait plus populaire qu'elle et il n'a pas ce fardeau judiciaire

1:19:03
Invité

oui c'est un peu un pari de fonctionner sur ce ticket et de jouer sur la complémentarité quand on regarde l'image comparée entre les deux alors il y a un écart mais il est quand même assez ténu il n'y avait quand même pas à attendre notamment auprès des sympathisants RN mais on voyait quand même qu'elle a une certaine force en termes de crédibilité de stature présidentielle on lui faisait plus confiance pour les enjeux internationaux et lui incarnait plus le changement peut-être la compréhension du pays une forme de proximité elle va probablement essayer de jouer sur cette complémentarité pour essayer de séduire le plus large segment électoral possible on va voir si ça fonctionne parce que c'est vrai que c'est assez inédit que l'élection présidentielle est une élection quand même de personnalité et un peu individuelle donc on va voir si ça fonctionne et si l'opinion répond

1:19:47
Présentateur

Alors dans cette situation d'incertitude voire de chaos électoral je voudrais qu'on parle de la gauche aussi Pierre Jacquemin puisque c'est un jour important pour le parti socialiste aujourd'hui les militants se prononcent sur le format de la primaire qui va être organisée alors est-ce que ce sera pour désigner un seul candidat socialiste est-ce que ce sera une grande primaire ouverte ou une primaire fermée aux adhérents qu'est-ce qui se joue politiquement dans cette consultation ?

Il se joue l'avenir de tous ceux qui ont porté la possibilité d'une primaire de la gauche et des écologistes il y avait encore quelques jours il y avait assez peu d'espoir que cette primaire existe avec la proposition d'Olivier Faure de faire voter les militants sur deux options différentes l'hypothèse d'une primaire revient sur la scène reste à savoir ce que vont voter les militants socialistes je ne sais pas du tout alors en état actuel parce que certes Olivier Faure tient la machine mais il y a quand même deux courants contre lui donc du coup la campagne s'il y a eu campagne parce que visiblement il n'y a pas eu trop de campagne non plus dans les sections socialistes de France mais voilà c'est ça qui se joue c'est soit la candidature de Raphaël Buxman quasiment c'est acté par la proposition qui a été faite par les deux courants contre Olivier Faure soit c'est une primaire ouverte de François Ruffin à Clémentine Autain en passant par Olivier Faure possiblement et Raphaël Buxman et tous ceux qui le voudront donc il y a une option qui semble vouloir enterriner l'hypothèse définitive que le parti socialiste portera la candidature de Raphaël Buxman et l'autre option qui consiste à dire non ça c'est aux Français c'est aux sympathisants de gauche de décider quel sera le meilleur candidat face à Jean-Luc Mélenchon pour s'imposer face à Marine Le Pen donc c'est pas un petit enjeu c'est quand même un gros enjeu et je trouve qu'Olivier Faure de l'ouverture et aussi les amis socialistes qui nous regardent dans cet hémicycle sénatorial la lucidité qui a été la sienne le parti socialiste n'est plus le parti hégémonique qui a été le parti socialiste du XXe siècle donc il y a une forme de lucidité de la part de Olivier Faure à considérer que c'est collectivement qu'on fera réussir la gauche ou on fera mourir le parti socialiste d'autant qu'il y a beaucoup de candidats au parti socialiste qui se sont déjà déclarés pour la présidentielle notamment Jérôme Gets qui était il y a quelques minutes sur ce plateau et il est défavorable à cette idée d'une grande primaire ouverte qui errait des socialistes aux écologistes et aux communistes Dans le premier scénario le candidat désigné s'engage à participer à une primaire dite ouverte gauche mais donc avec Marine Tondelier François Ruffin Clémentine Autain Donc ça c'est certain il y a encore ce système de double primaire ?

C'est dans la question qui est posée le candidat désigné dans le cadre de cette primaire très large s'engage à participer en gros ça devient le premier tour de cette primaire et moi je pense que c'est pas un bon c'est pas un bon scénario que cette primaire de cette gauche là ne donne pas une force propulsive et une différence suffisamment grande avec ce que représente Jean-Luc Mélenchon Michael Darmon la gauche en tout cas le Parti Socialiste est vraiment dans l'embarras du choix plutôt dans l'embarras d'abord ça c'est certain que dans la capacité de choisir on voit bien qu'il y a quand même quelque chose d'assez baroque dans la construction que propose effectivement Olivier Fock c'est difficile à comprendre toujours très très créatif c'est vrai que là proposer au fond une primaire de Ligue 1 dont le champion va aller jouer en Ligue 2 c'est quelque chose d'assez étonnant de ce point de vue là mais on voit bien surtout que cela veut dire que même si effectivement je suis d'accord qu'il a été depuis longtemps celui qui a fait le premier diagnostic en disant le PS n'est plus hégémonique mais la véritable situation politique c'est que ce sont les Insoumis qui aujourd'hui ont mis depuis très longtemps le PS sous emprise et là l'enjeu de cette campagne présidentielle c'est d'être capable de pouvoir raconter du point de vue de ceux qui considèrent qu'effectivement il faut organiser une gauche sociale-démocrate avec des écologiques des communistes mais sans les Insoumis et bien de prouver leur capacité à avoir un projet politique or aujourd'hui il est vrai que tous ceux qui et les sondages au fond pour l'instant le montrent même si les sondages on le sait ne sont que une photo partielle et même parfois parcellaire mais aujourd'hui pour un électeur de la gauche et bien avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour c'est avoir le RN à l'Elysée et donc ça sera aussi l'enjeu des électeurs de gauche dans cette campagne Christelle Crappelet justement qu'est-ce que pensent les électeurs de gauche de cette situation est-ce qu'ils veulent une grande primaire pour désigner un candidat de l'union

1:24:21
Invité

en fait quand on les interroge sur le principe de la primaire ils sont globalement souvent très favorables et il y a un désir d'union qui est très fort chez les sympathisants de gauche là où c'est plus compliqué effectivement c'est quand on rentre dans la question des personnalités de la relation avec Jean-Luc Mélenchon la France Insoumise ou de certains sujets où là on peut voir quand même d'assez nettes différences entre un sympathisant en PS un sympathisant écologiste ou même un sympathisant LFiste donc c'est là qu'on voit qu'il y a quand même une nuance entre le principe le souhait d'adhésion qui est majoritaire et comment ça va s'organiser concrètement ils sont assez perdus il y a une partie de l'électorat effectivement qui ne veut pas de Jean-Luc Mélenchon mais il y a une autre partie de l'électorat de gauche qui au contraire veut élargir et veut cette union c'est cette équation qu'ils doivent résoudre et effectivement c'est pas simple donc on va voir déjà ce que donne ce résultat et si on est parti sur une deuxième primaire ou pas

1:25:12
Présentateur

Pierre Jacquemin est-ce qu'on va se diriger naturellement peut-être avec les sondages entre un duel à gauche entre Jean-Luc Mélenchon et un candidat de la social-démocratie ou est-ce que le scénario de 2022 avec beaucoup de candidats de gauche peut se reproduire ?

Vous voyez quand on regarde le sondage d'hier où Marine Le Pen écrase le match plie le match au premier comme au second tour je sais que la politique n'est pas de l'arithmétique mais quand vous faites l'addition des voix de gauche la gauche arrive à 33-34% quand Marine Le Pen est à 36% alors certes il n'y a plus de réserve de voix à gauche mais elle est en capacité quand même d'arriver au second tour assez largement face aux candidats sortants du centre elle était en capacité d'être rassemblée sous une même bannière pour porter des candidatures communes avec un programme en commun et aujourd'hui on va nous faire croire qu'il y a deux gauches irréconciliables avec d'un côté Jean-Luc Mélenchon et l'autre Raphaël Glucksmann si le problème c'est le problème des personnes il faut qu'à un moment donné ils arrivent à s'entendre à quelle est la personne qui peut être la plus consensuelle du monde entre les socialistes les communistes les écologistes et les insoumis la gauche ne l'a jamais gagnée avec une seule force propulsive elle a toujours gagné en faisant des alliances ça a été le cas du PS avec le parti communiste français j'entends aujourd'hui Fabien Roussel Marine Tondelier et d'autres même François Ruffin dire que s'il n'y a pas de primaire ils iront en campagne c'est l'énario à l'italienne qui nous arrive le droit devant nous c'est la gauche qui n'existe plus à partir de l'année prochaine donc je ne sais pas si c'est les sondages qui font changer les uns et les autres mais forcément à un moment donné il y a les militants il y a les ONG les intellectuels qui vont commencer à râler et à dire aux élus et aux femmes et aux hommes politiques de gauche d'être un peu plus responsable je ne pense pas qu'il n'y ait qu'un seul candidat à la fin des fins il y aura forcément un candidat de la social-démocratie et un candidat de la gauche radicale qui est Jean-Luc Mélenchon mais ça peut encore bouger les jeux ne sont pas faits Quel est le candidat qui peut le mieux incarner cette social-démocratie face à Jean-Luc Mélenchon selon vous Michael Darmon ?

Ouh là ça c'est un col Raphaël Glucksmann qui est le meilleur candidat dans les sondages On sent qu'il y a un candidat générationnel qui est donc Raphaël Glucksmann qui doit encore convaincre qui est venu effectivement depuis Place Publique et qui correspond au fond à ce que disait Olivier Faure depuis le départ c'est-à-dire le parti n'est plus déterminant voilà mais vous avez aussi maintenant le candidat à l'expérience et surtout le candidat en embuscade François Hollande prince des circonstances

1:27:25
Invité

qui lui toujours attend

1:27:26
Présentateur

et qui pourrait peut-être sortir du bois à l'automne on suivra avec attention forcément cette campagne présidentielle à gauche merci merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat merci à tous d'avoir suivi cette émission Bonjour Chez Vous et de l'avoir suivi durant toute cette saison car nous terminons aujourd'hui cette saison de Bonjour Chez Vous et on vous dit à la rentrée en septembre pour de nouvelles émissions et une plongée au cœur de la campagne présidentielle très bonne journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat sur la plateforme

Bonjour chez vous ! du jeudi 9 juillet 2026 · Pourquijevote