Discours du ministre Jean-Noël Barrot – événement « It’s time » (30-04-2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« la France, par la voix du président de la République a pris le 22 septembre dernier la décision capitale de reconnaître l'état de Palestine. »
- 1:27Invité politiqueFait
« Elle l'a fait au côté de neuf autres pays et s'est mobilisé pour préserver la solution à deux États par la déclaration de New York endossé par l'écrasante majorité des nations du monde. »
- 2:11Invité politiqueFait
« L'avenir de vos deux peuples est indissociable. La liberté, la sécurité et la dignité des uns ne pourront exister durablement sans celle des autres. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Cette reconnaissance par la France est aussi un appel. appelle aux pays arabes et musulmans à combattre la haine d'Israël qui nourrit l'antisémitisme, l'extrémisme et le terrorisme. »
- 5:05Invité politiqueFait
« C'est l'intérêt du peuple palestinien, mais c'est aussi celui d'Israël de sa propre sécurité et de l'avenir de sa démocratie. »
- 6:32Invité politiqueFait
« Car la paix ne se décrète pas. Elle ne peut naître par la seule volonté des responsables politiques ou par la décision des gouvernements. »
- 7:15Invité politiqueFait
« La France accueillera le 12 juin prochain à Paris une conférence internationale pour que les sociétés civiles israélienne et palestinienne puissent faire entendre leur voix. »
Temps de parole
- Jean-Noël Barrot100 %
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Chers amis, rassemblés à l'occasion de ce sommet des peuples pour la paix, je veux vous dire merci de faire vivre cette espérance à la fois fragile et puissante, celle de la réconciliation, de la paix et de la fraternité. Alors que le proche Orient demeure profondément meurtri par les attaques terroristes du octobre en Israël, par plus de 2 ans et demi de guerre dévastatrice à Gaza et par une crise humanitaire qui hélas ne faiblit pas, votre présence ici est un acte de résistance à la fatalité, de résistance à la résignation.
Militants israéliens et palestiniens, famille endeuillées, activistes, artistes, responsable religieux et élus, soyez remerciés pour votre engagement lumineux et inlaçable au service d'un principe simple et puissant, la reconnaissance mutuelle, la possibilité d'une coexistence pacifique parce qu'il n'y a rien de plus précieux pour l'homme que de pouvoir se tenir libre et debout sur la terre dans laquelle qu'elle plonge ses racines et parce que le privé de ce droit est une négation de sa dignité qui nourrit le ressentiment, la violence et la guerre, la France, par la voix du président de la République a pris le 22 septembre dernier la décision capitale de reconnaître l'état de Palestine.
Elle l'a fait au côté de neuf autres pays et s'est mobilisé pour préserver la solution à deux États par la déclaration de New York endossé par l'écrasante majorité des nations du monde. Cette reconnaissance est avant tout un acte de justice historique qui affirme le droit fondamental à l'autodétermination du peuple palestinien. Mais elle est aussi la seule véritable manière de combattre les extrémismes qui prospèrent sur l'absence d'horizon politique et qui se nourrissent du désespoir. Elle représente la voie la plus concrète pour renforcer la légitimité incontestable de l'État d'Israël à vivre en paix et en sécurité au côté de ses voisins. Et vous le savez ici mieux que quiconque.
L'avenir de vos deux peuples est indissociable. La liberté, la sécurité et la dignité des uns ne pourront exister durablement sans celle des autres. Ceux qui nourrissent l'idée d'une opposition irréconciliable entre vos aspirations, vos histoires et vos légitimités ne font que vous condamner davantage à l'impasse et à la guerre sans fin. C'est pourquoi la France fait le choix de la responsabilité et de la solidarité réelle, la responsabilité de refuser que le camp de la guerre ne l'emporte sur celui de la paix, de ne plus laisser prospérer ce qui conteste le droit d'Israël et de la Palestine à exister.
de contrer les discours de négation et de haine qui depuis trop longtemps hypothèquent votre avenir et celui de vos enfants. Reconnaître un état de Palestine, c'est conforter ceux des Palestiniens qui ont fait le choix de la non violence, du refus du terrorisme et de la reconnaissance d'Israël. C'est créé pour les Palestiniens la possibilité d'une alternative. C'est au fond redonner un souffle à la paix. C'est refuser la résignation et une forme de découragement qui gagne une partie de la communauté internationale face à une situation que beaucoup ne croient plus possible de changer. C'est refuser ce renoncement qui conduit certains dirigeants à détourner les yeux du destin de votre région.
Et cette reconnaissance par la France est aussi un appel. appelle aux pays arabes et musulmans à combattre la haine d'Israël qui nourrit l'antisémitisme, l'extrémisme et le terrorisme. Donner à voir aux Israéliens les gains qu'ils tireront d'une architecture de sécurité régionale rassemblant leur pays et l'ensemble de ses voisins. Appel aux dirigeants israéliens. Sortez de l'impasse, la guerre sans fin et l'occupation ne peuvent constituer un horizon acceptable pour l'avenir d'Israël. Cet enlisement condamne vos enfants à vivre dans l'angoisse, l'insécurité et la menace permanente.
Écoutez les voix qui s'élève au sein même de votre société comme à travers le monde pour appeler à un autre chemin, celui du courage politique, de la justice et de la paix. Faites le choix de la responsabilité avant que la violence et le désespoir n'emporte toute perspective d'avenir commun. Reconnaissez l'aspiration profonde de vos voisins à vivre dans la paix, la dignité, la sécurité. Levez le blocus humanitaire imposé à Gaza. Levez le blocus financier sur l'autorité palestinienne. Mettez un terme à la colonisation et à l'occupation. Renoncer à toute logique d'annexion.
C'est l'intérêt du peuple palestinien, mais c'est aussi celui d'Israël de sa propre sécurité et de l'avenir de sa démocratie. Appel au dirigeants palestiniens. L'avenir d'un état palestinien libre et souverain ne pourra se construire sans institution légitime, responsable et démocratique. Faites le choix clair et irrévocable de la nonviolence, du pluralisme politique et de l'état de droit. Condamnez sans ambiguïté le terrorisme et engagez-vous pleinement dans la reconnaissance durable et réciproque d'Israël et de son droit à vivre en paix et en sécurité.
Préparer les conditions d'une gouvernance unifiée, transparente et exemplaire capable de répondre aux aspirations profondes de votre peuple. Appelle enfin aux peuples israéliens et palestiniens meurtris par l'histoire, ravagé par la guerre et par le deuil. à Rim où je me suis rendu un an après le massacre du octobre à Elarich à quelques kilomètres de gazin en ruine l'étendue des ténèbres dans lesquels ils ont été plongés qui puissent trouver en eux-même le courage de faire grandir leurs enfants à l'écart des haines séculaires et du ressentiment destructeur.
Car la peine ne naîtra ni de l'humiliation, ni de l'effacement de l'autre, mais d'un chemin exigeant, fait de compromis courageux, de justice et d'une intransigence absolue sur la dignité humaine. Seul ce chemin étroit peut conduire à la réconciliation. Cette année peut être décisive. Vos deux peuples doivent tenir des élections. Les élections législatives israéliennes attendues d'ici l'automne et l'élection présidentiel à laquelle le président Abbas s'est engagé avant la fin de l'année. Deux moments d'expression démocratique, deux rendez-vous avec l'histoire, deux occasions de rapprocher vos peuples de la paix. Car la paix ne se décrète pas.
Elle ne peut naître par la seule volonté des responsables politiques ou par la décision des gouvernements. Elle doit s'enraciner dans la société civile tout entière, dans le cœur vaillant des femmes et des hommes qui la composent. C'est pourquoi votre rôle est essentiel. Vous êtes les bâtisseurs de la paix. Rien de juste et de durable ne se fera sans vous. Et sans ce sillon d'espérance que vous creusez patiemment pour y semer les graines de la réconciliation, rien ne sera possible. C'est pourquoi la France accueillera le 12 juin prochain à Paris une conférence internationale pour que les sociétés civiles israélienne et palestinienne puissent faire entendre leur voix.
Un an après l'appel de Paris du 13 juin 2025, à la veille du sommet du G7 que la France présidera cette année, nous voulons à nouveau entendre celles et ceux qui sur le terrain construisent chaque jour les conditions de la confiance et de la paix. La France est et restera à vos côtés pour vous soutenir dans vos efforts, pour porter avec vous avec constance une perspective claire, celle de deux peuples reconnus et respectés dans leurs droits vivant côte à côte en paix et en sécurité. Chers amis, votre engagement et votre courage honorent l'humanité toute entière.
Alors continuez pour que ce nous entre les peuples de la région une alliance nouvelle fondée sur la justice, la reconnaissance mutuelle et l'humanité partagée. It's time shalom salam la paix.
Jean-Noël Barrot