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Interviewyoutube.com· 25 juin 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsJusticeInstitutions & élections

Ils tentent de COINCER Marine Le Pen en audition… ça tourne mal !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Pourquoi avez-vous envoyé des lettres à 300 banques pour demander un prêt?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez reçu des réponses de ces banques?

  • OuverteRéponse directe

    Pourquoi avez-vous finalement emprunté de l'argent à une banque russe?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez eu des difficultés à rembourser ce prêt?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez eu des contacts avec des responsables politiques russes avant l'emprunt?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez eu des contacts avec des responsables politiques russes après l'emprunt?

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous avons envoyé 200 lettres, je crois, sais près de 200 établissements bancaires. Aucun, aucun de ces établissements n'a accepté de nous faire un prêt. C'est incroyable d'ailleurs de penser que le gouvernement français est incapable de permettre à une candidate d'un grand parti de trouver un financement incapable d'assurer à des candidats législatives la possibilité d'accéder à des prêts.

C'est incroyable parce qu'en réalité ça va à l'encontre de l'article 4 de la Constitution et c'est cette problématique que j'ai évoqué 1000 fois dans les médias n'a échappé bien entendu à aucun je pense d'entre vous. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs euh monsieur Bairou avait fait de son soutien à Emmanuel Macron euh la condition de mettre en place une banque de la démocratie car il était bien conscient qu'il y avait là un problème démocratique fondamental euh en dans l'incapacité de certains partis à obtenir des prêts. Cette banque de la démocratie en 2017 elle a été votée et puis elle est partie à la poubelle.

Il n'y a donc pas eu de banque de la démocratie. Mais tous les à côtés entre au passage qui ont été votés en même temps, c'est-à-dire l'interdiction de prêt hors Union européenne était eux sont ont été maintenus. Cette situation a été d'ailleurs confirmée, constatée par un rapport qui a été à l'époque rédigé par notre présidente actuelle, madame Bron Pivet et monsieur Goselin qui attestait qu'en effet, malgré 200 lettres fournies, aucune banque ne voulait prêter ni au parti ni à moi-même à titre personnel pour une élection présidentielle.

Cette situation a d'ailleurs été confirmée par le médiateur du crédit qui lui aussi a tenté d'intervenir auprès d'un certain nombre d'organismes bancaires sans aucun succès. C'est dans ces conditions que nous avons été contraints contraints et forcés de chercher en 2014 un prêt en dehors des frontières de l'Union européenne. Est-ce que vous pensez pas plutôt que le refus des banques occidentales est lié ?

D'ailleurs, vous l'avez fort fort bien expliqué au départ. Euh manque de vision de vision claire de votre patrimoine puisqu'il y avait une enquête du parquet national financier à l'époque sur vos votre patrimoine et celui de votre père Jean-Marie Le Pen également sur le fait que votre parti avait de lourdes dettes était en déficit. Est-ce que comment vous expliquez qu'à la fin la banque russe est acceptée de vous financer alors toutes les autres banques peut-être ne vous finanç à cause de ces éléments-là ?

Non monsieur c'est c'est exactement l'inverse. Vous vous trompez entre la cause et les conséquences monsieur le président. La réalité, c'est que nous étions en difficulté financière parce que nous n'obtenions jamais en réalité de prêt par les banques.

Je vous l'ai expliqué au début de mon intervention, à savoir que le fait que aucune banque ne nous prête ni à la présidentielle ni au législative créait une charge financière indu qui pesait sur notre mouvement alors même que elle ne pesait pas sur des mouvements qui arrivaient à avoir accès à des prêts. Et votre suggestion, votre hypothèse ne tient pas non plus pour les élections présidentielles pour une raison très simple, c'est que que regardent les banques lorsqu'elles prêtent à un candidat à la présidentielle ? Un, allez-vous faire plus de 5 %.

Je pense que depuis déjà un certain nombre d'années, nous faisons au-dessus de 5 % au présidentiel. De allez-vous avoir les parrainages de mè ? C'est la raison pour laquelle bien souvent d'ailleurs les prêts ne se déclenchent ce qui pose un problème institutionnel mais ça n'est pas le lieu pour en discuter.

C'est peut-être le lieu pour en discuter avec la présidente Yel Bron Pivé qui fait actuellement des auditions sur ce sujet mais interviennent après les parrainages de M, c'est-à-dire en réalité en fin de campagne quand déjà la plupart des dépenses sont d'ors et déjà effectuées. Mais surtout que demandent ceux qui prêtent et qu'est-ce qu'on leur accorde évidemment automatiquement ? C'est le remboursement direct de l'État vers la banque.

Donc ils ont il y a en fait une subrogation qui permet à la banque de recevoir directement le remboursement de la part de l'État français. Donc rien, absolument rien ne justifie euh la la mise à l'écart du système bancaire tel que nous l'avons vécu. Quant à vos déclarations sur mon patrimoine, je suis désolé de vous dire, monsieur que euh il n'y a eu aucune euh affaire judiciaire, affaire euh comment dire aucune euh procédure judiciaire engagée sur ma déclaration de patrimoine.

Voilà. Très bien. Nous avons appris que votre conseiller aux affaires internationales, monsieur Émric Chauffade, Chauffrade, pardon, se s'était rendu sur le territoire russe comme observateur du référendum.

Donc, vous aviez à l'époque et comme vous l'avez confirmé que le résultat du référendum était sans contestation possible et 6 mois plus tard, vous vous obtenez ce fameux prêt de 9 millions d'euros. Est-ce que vous pensez pas que nous puissions trouver qu'il y a il y a un lien entre ces deux événements ? Non, je pense que c'est un abus. et que c'est une manœuvre politique qui a été utilisée contre moi que de faire un lien entre ces deux événements.

D'autant qu'encore une fois, personne n'ignorait que nous n'avions aucune possibilité d'obtenir un prêt ni en France ni dans l'ensemble de l'Union européenne. D'autant que je vous rappelle, monsieur le président que quand on fait un prêt, la seule obligation qu'on a c'est de le rembourser hein. C'est tout.

Voilà, c'est rembourser son prêt et c'est une obligation que nous avons d'ailleurs pas tant à l'égard de la banque, même si quand même nous sommes des gens dettes, mais à l'égard de la CNCCFP, car si nous ne remboursons pas la dette, alors ce prêt est considéré comme un don et alors nous violons les règles du financement des partis politiques français. Donc la seule obligation que nous avons c'est de rembourser le prêt. Je n'en ai aucune autre.

Je veux dire le la banque va pas me venir me rechercher l'argent, vous voyez ce que je veux dire ? Bon ou annuler le prêt, ça existe pas. Donc je vous le dis très clairement, il s'agit là d'un argument électoraliste malfaisant, voilà, je le dis, malfaisant, qui a été très bien utilisé par le camp du président de la République, faut être honnête, mais qui n'en est pas moins.

Absolument faux. Sur ce point, ne pensez-vous quand même pas que le déplacement de ces deux personnalités qui sont quand même liées au FN et au RN, même si monsieur Chauffer Noer n'était pas adhérant proprement parler de votre parti, n'était pas quand même un signal quand on va soutenir des séparatistes russes en Ukraine, un signal interprété comme un gage donné à la Russie en contrepartie de quelque chose. Je signe un prêt avec une banque hein, je signe pas un prêt avec Vladimir Poutine.

Voilà. Sinon, tous vous avez signé des prêts avec Macron. Bah oui.

Non mais d'accord. Mais je veux dire, ça voudrait dire que quand on signe un prêt avec une banque française, on signe pas avec l'accord d'Emmanuel Macron. Mais quand on signe avec une banque qui est moitié tchèque, moitié russe, obligatoirement c'est en fait une signature que l'on a liberté.

Non, je signe avec une banque, ça ne m'engage absolument à rien. Et si ça m'avait engagé à quelque chose, monsieur le président, je n'aurais pas signé ce prêt. C'est clair, je ne l'aurais pas signé car jamais personne, monsieur le président, ne m'a jamais rien demandé en contrepartie de quoi que ce soit.

Alors, j'ai peut-être de la chance. J'ai jamais été victime, ne serait-ce qu'une tentative d'ingérence. Peut-être que les gens connaissent mon caractère, peut-être que ma réputation me précède.

C'est possible. Mais euh jamais de ma vie quelqu'un étranger est venu me voir en me disant voilà, je vais vous accorder ça ou je vais vous inviter là et en contrepartie vous allez prendre telle ou telle position. Jamais.

D'accord. Mais vous avez quand même conscience que cette banque été dirigée par un proche du pouvoir russe et que monsieur Chafener lui-même nous a dit lors de la dernière audition que jamais cette banque n'aurait fait ce prêt sans l'accord de monsieur Poutine. Mais d'abord un, ça n'est pas exactement la même chose et de je n'en savais absolument rien.

Mais rien. Pourquoi voulez-vous que je le sache ? Monsieur Chaffer qui vous qui vous mur Chafoseur ?

Je l'envoie, je lui dis "Trouve-moi un prêt." Il me trouve un prêt, il me ramène un prêt, je le signe. Je veux et je suis très contente, je peux vous dire parce que c'était ça ou la mort de mon posez pas de question sur le Mais pourquoi je me poserai une question monsieur le président ?

Dites-moi, pourquoi me poserais-je une question ? Voilà des fonds dont la provenance sont vérifiés par la société générale qui doit être elle qui doit demander l'autorisation, je suppose, à monsieur Macron, avant de faire la moindre opération. Bon.

Si j'en crois ce que euh vous dites de la liberté des banques à agir dans les différents pays. Euh surveillé, non mais attendez, pardon. Surveillé par nos commissaires au compte, surveillé par TrackF, surveillé euh par la CNCCFP.

Si un seul de ces organismes était venu me voir en me disant "Il y a un problème sur l'origine des fonds marines, euh je pense que il est dangereux de signer ce prêt." Je ne l'aurais pas signé, mais tout cela s'est fait encore une fois dans des conditions absolument totales de transparence. Et non, monsieur le président, je ne me suis pas posé la question de savoir si le président de la banque était ou connaissait ou était un proche de Vladimir Poutine et objectivement, je ne sais ce que j'aurais fait de cette information dont je me moquais et perdument dont je me moquais et perdument compte tenu de l'importance encore une fois et de la la joie que nous avions d'avoir réussi à trouver un prêt au moment où notre mouvement en avait si besoin.

Je voulais revenir sur le prê comme vous avez beaucoup parlé des conditions du prêt et de et de l'histoire du prê, on va pas revenir sur les les tribulations assez assez compliquées effectivement et la créance qui passe après la faillite de cette petite banque russe he la first Russian Bank. Elle a le nom de Tèche parce qu'elle a été créée en Tchécoslovaquie en en 1996 mais en fait elle est en Russie. Elle est totalement détenue par des capitaux russes.

Et puis ensuite effectivement un un un très proche de Vladimir Poutine qui en devient le président de depuis le début des années 2000. Donc c'est une banque russe installée à à à Moscou et qui n'a plus grand-chose à voir avec la Tchéquie, sauf son appellation. Et euh effectivement cette banque voilà qui au fond n'était pas très florissante fait faillite la créance passe de manière assez mystérieuse dans une petite société qui s'avère être une coquille vide qu'il garde quelques temps qui est une société installée à la périphérie de Moscou qui fait de la location de de voiture conti et puis très rapidement euh après ce passage je dirais éclair la la créance se retrouve achetée par effectivement la société dont vous avez fait état la société Avia Zapchaste qui n'est pas une banque qui n'est pas une banque est une société d'aéronautique qui fait de la réparation d'hélicoptères notamment de la fourniture de matériel aéronautique qui est une société dite duale he qui travaille tant pour le civil que pour le militaire et qui est elle pour le coup contrairement à d'autres assez florissantes assez prospère elle a de beaux contrats notamment avec avec la la Syrie et notamment avec avec l'armée syrienne et elle est dirigée, c'est vraiment de notoriété publique.

Tout ce qu'on dit là est consultable et vérifiable en open source. Elle est dirigée par d'anciens militaires euh russes restés certainement proches des services secrets. Ce qui veut dire que à l'heure où nous parlons, les remboursement de prêts se font, il faut il faut le savoir, auprès d'une société d'autique russe qui est par ailleurs sur la liste des sanctions américaines qu'il a été dès 2014 puis qu'il a été retiré et puis qui est revenu sur la liste des sanctions américaines, ce qui peut s'avérer pour le moins embarrassant.

Je pense que c'est un fait qu'il peut-être intéressant de porter à la connaissance de c qui qui qui nous entendent. Alors, est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a là euh quand même malgré ce que vous avez dit sur le refus systématique réitéré et cetera et cetera euh des des banques françaises qu'il y a quelque chose d'embarrassant. cette créance qui court jusqu'en 2028 que donc la société Avia Zapchaste a renégocié avec vous dans des conditions beaucoup plus favorables qui est là quelque chose d'embarrassant qui fait quand même peser euh sur le sujet euh financement de de votre parti politique un sujet voilà celui d'être encore une fois lié à une société russe.

Vous avez la parole madame Le Pen. Merci madame la rapporteur. Je vais reprendre chacun de vos propos puisqueil y avait une question à la fin mais beaucoup d'affirmations au début de votre intervention.

Vous indiquez que mon mouvement politique de tout temps aurait un fort tropisme prorusse. Alors permettez-moi de vous rappeler que le général de Gaulle lui-même indiquait que il croyait en une Europe qui allait de Brest à Vladivostock. Euh il ne me semble pas que Reproche euh lui en ait été fait et qu'un certain nombre d'autres encore une fois dans la classe politique euh euh défendre cela.

Et vous considérez que ce fort tropisme de mon mouvement politique serait démontré euh par la multiplicité des déclarations euh sur euh la Crimée. Comme si je m'invitais dans les sur les plateaux de télévision en disant "Est-ce que vous pourriez me parler de la Crimée s'il vous plaît ?" Non madame, je suis une responsable politique de premier plan.

Par conséquent, quand il y a un référendum en Crimé, je suis interviewé à peu près 22 fois par semaine sur ce sujet. Tout le temps que cette information dure et tout le temps que les journalistes s'intéressent à cette question. Alors, je comprends que vous ne puissiez pas l'entendre.

Nous ne sommes pas exactement dans la même situation, mais quand on est un dirigeant politique de premier plan, et bien on répond aux questions qu'on vous pose et on vous pose des question de très nombreuses fois par semaine. Par conséquent, j'ai répondu aux questions qu'on me posait sur la Crimé. Encore une fois, de la manière la plus simple et claire qui soit.

Vous parlez de euh tropisme prusse de ma famille politique, mais j'en ai autant à votre service, madame le rapporteur. Pardon, mais vous étiez à l'époque, je suis désolée, ça n'est pas une mise en cause personnelle. Vous étiez à l'époque LR.

Alors moi je vais lire après encore une fois l'annexion de la Crimé. Monsieur Sébastien Hug lors des QAG en juin 2016 pour faire face au grands défis auquels nous sommes confrontés, nous avons besoin de la Russie. Nous avons besoin d'elle pour régler le conflit en Syrie et pour lutter contre le terrorisme djihadiste qui est notre ennemi commun.

Nicolas SarkoZi à la même époque demande à ce que Poutine soit réintégré dans la grande coalition qui combat l'organisation islamique sur les sanction auquel je me suis opposé. Vous avez raison de le rappeler et je l'assume absolument totalement pas celle dont on parle là, celle d'avant à la suite du référendum des de Crimé que j'avais considéré comme étant euh d'une stupidité totale. Voyez donc j'assume très bien mes propos d'une stupidité totale.

Elles n'ont rien réglé, disais-je. Elles n'ont fait que créer des problèmes économiques à l'Union européenne. Elles n'ont pas de sens.

Mais j'étais pas toute seule. Pardon. vos propres amis politiques.

Madame le rapporteur, le 25 avril 2015, Axel Poniatovski dans les QAG, le moment est venu d'engager le processus de lever des sanctions économiques européennes à l'égard de la Russie. Applaudissement sur de nombreux bans du groupe les républicains. Non madame, je n'ai pas de tropisme prusse, j'ai un tropisme proance et à chaque fois je ne pense qu'à une chose, l'intérêt de la France et des Français, c'est mon obsession, c'est ma boussole et c'est ma boussole également en géopolitique.

Et je considère que la France a un rôle particulier à jouer dans l'histoire, a un rôle particulier à jouer dans le monde et qu'il faut qu'elle puisse avoir des relations équilibrées avec l'ensemble des grandes nations de ce monde. équilibré tant qu'évidemment nous ne sommes pas dans la situation de l'agression russe à l'égard de l'Ukraine que et vous le savez très bien j'ai immédiatement et à de multiples reprises là encore exprimé à de multiples reprises puisque j'ai été à de multiples reprises bien sûr interviewé sur ce sujet parce que vous dites quand j'emprunte ma seule obligation c'est de rembourser mais c'est pas vrai grâce à cet accord grâce à ce prêt financier vous avez pas encore remboursé c'estàdire que n'importe importe quel parti politique et j'en sais quelque chose doit rembourser dans des délais assez serrés, assez contraints. Sinon la CNCCFP évidemment vous sanctionne.

Mais grâce à cet accord en 2021 dans après les comptes que vous avez déposé et qui ont été publiés par la CNCCFP en 2022, il vaut rester 7 millions3 à rembourser sur 94 75 % non remboursés 5 ans après. C'est pas le cas d'Europe écologie les vert pour citer un parti que j'ai pu connaître. Donc cet accord vous a permis d'éviter les sanctions en France alors que n'importe quel autre parti doit doit rembourser dans un temps beaucoup plus restreint.

C'est d'ailleurs ça pour reprendre les propos de madame Chassagol qui vous a permis de mal gérer votre parti parce que quand même il faut le dire depuis 2012 votre partie est en déficit permanent alors que les recettes ont très très nettement augmenté. Mais par contre, le montant des dépenses a explosé. Vous êtes passé de presque 6 millions à 23 millions d'euros.

Et là encore, vous faites du article dropping de la Constitution, mais il y a rien dans l'article 4 de la Constitution française qui dit que les partis politiques par essence ont le droit de mal gérer leur compte. Au contraire, si vous lisez jusqu'au bout, vous direz, vous lirez ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Et qu'est-ce que vous avez fait vous ?

Et moi je crois pas que ça corresponde au principe de la souveraineté nationale. Et bien vous avez eu recours à un financement étranger. Et non seulement donc les intérêts sont pris en charge, ça vous avez oublié de le dire, pris en charge par le remboursement des comptes de campagne mais en plus vous pouvez ne pas rembourser en attendant meilleure fortune.

Tout ça c'est factuel, c'est public, c'est la lecture des comptes et des règles de la CNC CFP. J'en viens à ma question. Pour avoir résumé ces éléments publics dans un signalement article 40 au procureur, vous m'avez menacé publiquement de diffamation ce fran inter je crois.

Donc ma question, ma première question, j'en ai deux si monsieur le président m'y autorise et au risque de contredire votre président et votre propre déclaration liminaire, oui ou non ? Y a-t-il des liens notamment financiers entre la Russie et le Front National ? Excusez-moi de vous rappeler que je pense que vous connaissez très mal le fonctionnement d'un mouvement politique parce que les intérêts ne sont pris en charge par l'État que pour les prêts à la présidentielle.

Or ce prêt n'était pas un prêt à la présidentielle, c'était un prêt au parti. Mais c'est pas grave, vous êtes jeune à la tête du mouvement, donc c'est normal que ça t'atonne encore un peu. Vous me donnez des leçons de gestion.

J'ai envie de vous rappeler justement l'article 4 de la Constitution. Les partis politiques s'administrent librement. Les partis politiques s'administrent librement.

Et je vais vous dire qui est juge. Il y a deux juges, monsieur Bou. de répondre.

Il y a deux juges. Il y a la CNCCFP qui n'a jamais eu quoi que ce soit à dire sur ce prêt encore une fois d'une transparence totale et où nous avons totalement respecté nos obligations. Et puis il y a un deuxième juge, c'est le peuple français.

Voilà, lui il a jugé en 2022 et il me semble qu'il vous a jugé plus durement que moi. Voilà pour répondre à votre question qui n'est pas une question en réalité qui est une accusation. Donc oui, il y a un certain nombre d'élus qui ont euh proféré des accusations extrêmement graves, passibles évidemment d'une condamnation devant le tribunal correctionnel.

Il y a quelqu'un d'ailleurs autour de cette table qui l'a fait mais il a eu quand même la prudence de le faire en hémicycle. Je lui conseille d'ailleurs vivement de le faire devant les médias précisément pour que je puisse le poursuivre et le faire condamner devant un tribunal correctionnel en disant le Rassemblement national a touché des valises de billets. Bah non, tout cela relève de votre fantasme et de la facilité qui consiste à utiliser un soupçon pour tenter de nuire à un adversaire alors que encore une fois nous n'avons rien à nous reprocher dans cette affaire.

Rien. Ce prêt est parfaitement légal, parfaitement vérifié et il n'y a eu il a été effectué sans aucune contrepartie. Et encore une fois, je pourrais, monsieur Bayou, parce que vous faites partie de la NUPES, sortir les déclarations de monsieur Mélenchon qui soutient la Russie dans sa lutte contre le fondamentalisme islamiste.

Et on pourrait sur la base de cette déclaration en tirer peut-être un soupçon sur la liberté de monsieur Mélenchon à l'égard de la Russie. Je crois pouvoir dire et pourtant j'ai beaucoup de désaccords avec monsieur Mélenchon que lui comme moi sommes totalement libres des opinions que nous défendons. Je vous remercie monsieur le président et je vous remercie parce que ça va me permettre de répondre à la diat gratuite de notre cher collègue.

C'est pas la première d'ailleurs. Vous ai cru autoriser d'ailleurs pendant le cadre d'une nouveau commission de dire que j'étais parti en crimé ce qui est complètement faux. J'ai 45 ans, une année fait 365 jours.

Je pense que vous êtes d'accord. Dans ma vie, j'ai passé 4 jours en Crimée. 4 jours en Russie. 4 jours en Russie.

On peut pas dire queau niveau de la proximité d'un pays, c'est un peu léger à ce niveau-là. Dans le cadre de mon mandat européen, je suis restée élu pendant 3 ans. J'ai fait deux missions d'observation électorale.

Une mission en Russie, c'est vrai, pendant 4 jours. Également une mission Luban pendant 5 jours. Ces deux missions étaient d'acclarer toutes les deux auprès du Parlement européen.

C'est quelque chose qui était connu. Après, par la suite, en effet, je les ai mis sur les réseaux sociaux, j'ai une libre circulation en Russie. Je l'ai dit parce que c'est ce qui s'est passé. en moins vous êtes en plus mal renseigné parce qu'il y avait d'autres députés qui n'avaient pas que le groupe du Rassemblement national.

Donc renseignez-vous un petit peu mieux et surtout j'insiste sur le fait qu'on ne peut pas parler de proximité quand on passe 4 jours sur un mandat dans un pays. Donc c'est quelque chose d'important à signaler. Vous êtes permis à de nombreuses reprises de le faire dans pendant votre commission.

Donc ce serait bien que vous arrêtiez à ce niveau-là. Je vous remercie. Oui, c'est pas possible.

On peut pas s'exprimer laisser rapport mais en fait on va pas se lancer non plus dans une dans des échanges internes celle de la commission qui ne nous regarde pas quelque part. Franchement c'est pas du niveau hein. Attendez tout pas tout le monde en même temps.

Je pense vous avoir bien écouté depuis le début. à aucun moment vous n'avez cité, rappelé, évoqué la position officielle de la diplomatie française sur le sujet de la Crimée. Donc moi, j'ai beaucoup écouté votre écriture de l'histoire, vous mélangez les dates, vous servez de chefs d'état ou de chefs de gouvernement qui ne sont plus en exercice ou cit des personnes qui ne sont même pas présentes, qui ne peuvent même pas réexpliquer d'ailleurs les contextes dans lesquels ils ont ils ont tenu ce genre euh de propos.

Ma première question, elle est simple. Pourquoi avez-vous oublié la position officielle, vous qui vous prétendez patriote, de la diplomatie française, la diplomatie de votre pays notamment en 2014 sur l'annexion de la Crimée, position qui, je le rappelle, a été maintenue par le successeur de François Holland qui est Emmanuel Macron. Madame Le Pen.

Mais mon cher collègue, alors d'abord sur le la démocratie, je vous rappelle que la France hélas a atteint le le statut de démocratie défaillante me semble-t-il. Les difficultés de financement des opposants au pouvoir que je suis font partie d'ailleurs de ces problématiques de démocratie. l'hypocrisie est de mise et et je l'ai dit tout à l'heure, l'indignation à géométrie variable et l'exigence démocratique à géométrie variable.

Il me semble que les relations excellentes avec l'Arabie Saoudite par exemple s'embarrasse assez bien des assassinats et des démembrements de journalistes dans des ambassades dans des pays étrangers. J'en passe, c'est des meilleurs. Euh vous voyez, moi je ne rentre pas dans ce type euh encore une fois euh d'accusation.

La France a une diplomatie, mais la candidate à la présidentielle que je suis, le chef de parti politique que je suis peut avoir une vision différente de celle exprimé par la diplomatie française. Là encore, nous ne sommes peut-être pas dans la même situation, mon cher collègue. Vous êtes un député d'une majorité avec un président qui fait des choix et vous êtes obligé de vous y tenir.

Moi, je suis une opposante politique, donc je peux avoir sur l'intégralité des sujets une vision radicalement différente de celle d'Emmanuel Macron et sauf dans un certain nombre de cas qui met en cause notre sécurité intérieure et où vous trouverez vous ne me trouverez jamais absente du soutien que j'ai apporté d'ailleurs au président de la République, pas à Emmanuel Macron, au président de la République escalité de représentant de la France mais absolument rien ne m'interdit sauf dans une dictature. Absolument rien ne m'interdit et même tout doit me pousser à à avoir à l'égard de mes propres électeurs et de l'avenir de mon pays ma vision. La vision que porte la candidate à la présidentielle.

Tout ce que j'ai dit, j'ai pas nommé les uns et les autres et cetera. J'ai pointé du doigt l'hypocrisie. C'est tout. point du doigt à l'hypocrisie en disant vous me reprochez d'avoir pris telle ou telle position à moi parce que je suis moi.

Mais en réalité, quand Emmanuel Macron a la même position, ça vous va quand ? Bah, je suis désolé. En 2019 quand il reçoit pardon, mais quand il reçoit en 2019 Emmanuel à Bégançon, le président Poutine et qu'il dit "Je souhaite rappeler que il y a une dimension européenne dans lequelle sy cas s'intègre la Russie et que je crois à l'Europe qui va de Lisbonne à Vlad, ça veut quand même dire quelque chose." Il se trouve que je suis d'accord avec lui sur ce sujet.

Voilà. Donc ce que je pointe, c'est l'hypocrisie parce que lorsque moi je dis il faut supprimer les sanctions, les premières sanctions, celles à la suite euh de euh la du référendum de Crimé, on me le reproche mais quand ce sont les LR, personne ne leur reproche. Quand je viens dire les sanctions énergétiques à la suite de la guerre en Ukraine que j'ai condamné de la manière la plus claire qui soit.

Ces sanctions toutes les sanctions me vont les sanctions énergétiques sont d'une stupidité. C'est nous qui allons en subir les conséquences. Quand d'autres que moi que le disent, vous ne voyez absolument rien à redire à partir du moment où c'est moi, c'est critiquable.

Mais ça relève encore une fois de la liberté d'opinion. Madame la rapporteur, je vous vois dire si vous avez votre liberté d'opinion, nous avons la nôtre. Voilà ce que je veux dire, c'est que vous ne pouvez pas tirer, si vous voulez, d'un avis qui est partagé sur un certain nombre de sujets avec d'autres responsable politique.

Vous ne pouvez pas tirer, ne serait-ce que l'existence du moindre soupçon, que ces prises de position qui, en plus de surcroix, vous me le reprochez assez d'ailleurs, sont en même temps cohérentes et régulières, puissent être la démonstration quelconque, encore une fois d'un soupçon d'ingérance. Voilà, c'est tout ce que je dis. C'est j'ai des positions qui vous déplaisent.

Bah et parfois même avoir des positions qui vous déplaisent me plaît, mon cher collègue, voyez-vous ? Bon et bien soit ça s'appelle la démocratie, il faut s'y soumettre et vous et moi. J'ai il y a aucun problème avec cela mais vous ne pouvez pas tirer du désaccord que vous avez avec moi sur ce sujet une un soupçon que vous avez nourri pendant toute la campagne présidentielle avec le mouvement auquel vous appartenez. et qui est une véritable diffamation.

Voilà. Mais c'est un vrai problème profondément démocratique que de voir que cette banque de la démocratie qui a été analysée par monsieur Bairou comme étant une condition essentielle du fonctionnement démocratique. Bon, on peut pas dire que monsieur Bairou soit de ma chapelle.

Euh il a analysé cela comme un problème profondément démocratique. Il a proposé une loi. Cette loi a été votée.

Votée puis mise à la poubelle. Voilà. Il y a là un problème de fonctionnement démocratique dans notre pays.

Je le dis, ça me touche, mais je le dirai demain quand ça ne me touchera plus si ça touche mes adversaires politiques parce que j'ai des principes et je rappelle souvent avoir des principes c'est les défendre y compris quand ils s'exercent au bénéfice de vos adversaires. Rapporteur et vous qu'en pensez-vous ? Dites-le nous en commentaire.

Merci d'avoir regardé cette vidéo.