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Discours / meetingUgo Bernalicis· 31 octobre 2017 3 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

Ugo Bernalicis dénonce la transcription de l'Etat d'urgence dans le droit commun

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Ugo BernalicisFait
    « on avait vu sur la loi sur la confiance dans la vie politique là même, la même mise en scène et toujours cette absence du Premier Ministre »
  • 1:00Ugo BernalicisFait
    « on est sur la continuation de l'état d'urgence. C'est l'état d'urgence permanent dont les mesures principales qui ont été énumérées par le ministre »
  • 1:30Ugo BernalicisFait
    « L' ONU l'avait dit et avait écrit une lettre au Gouvernement pour s'inquiéter de cette remise en cause de la séparation des pouvoirs »
  • 2:30Ugo BernalicisFait
    « il vous dit: je mets fin à l'état d'urgence et en même temps je continue l'état d'urgence! »
  • 3:30Ugo BernalicisFait
    « le code de procédure pénale tel qu'il est aujourd'hui permet d'anéantir nos adversaires »
  • 5:00Ugo BernalicisFait
    « dans le droit commun tel qu'il est aujourd'hui vous pouvez déjà dissoudre une association cultuelle pour les propos haineux qui sont proférées »
  • 5:30Ugo BernalicisFait
    « le préfet peut déjà le faire alors à quoi bon remettre dans ce texte un élément supplémentaire »
  • 6:30Ugo BernalicisFait
    « ça augmente la stigmatisation dans ce pays »
  • 7:30Ugo BernalicisFait
    « je ne veux pas leur donner raison sur le fait que ça puisse être ou non d'une soi-disante religion »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En direct avec Ugo Bernalicis, député de la France Insoumise Bonsoir à vous. Tout d'abord, quelle est votre réaction à la promulgation de cette loi, de ce texte ? Déjà, sur les images c'est un goût un peu de déjà vu puisque on avait vu sur la loi sur la confiance dans la vie politique là même, la même mise en scène et toujours cette absence du Premier Ministre.

Bon ça me semble un peu dommage que le premier ministre ne soit pas là mais au-delà de cette l'image on montre un soucis de davantage communiquer que de faire...

Parce que quand il s'agit de faire, on voit qu'avec ce texte on est sur la continuation de l'état d'urgence. C'est l'état d'urgence permanent dont les mesures principales qui ont été énumérées par le ministre juste avant que je prenne la parole montrent bien qu'il s'agit de l'inscrire durablement dans notre loi et ça c'est véritablement un problème ! On a un problème de séparation des pouvoirs dans ce pays entre le pouvoir l'autorité judiciaire la justice et le ministre de l'intérieur c'est à dire en réalité l'exécutif L' ONU l'avait dit et avait écrit une lettre au Gouvernement pour s'inquiéter de cette remise en cause de la séparation des pouvoirs et des libertés individuelles dans ce pays.

Donc pour moi, c'est l'état d'urgence permanent qui vient d'être d'être promulgué aujourd'hui. Mais Ugo Bernalicis, la fin de l'état d'urgence en tant que ce statut n'est ce pas tout de même une bonne nouvelle mais c'est là toute la farce, la comédie. La communication autour de cette loi que peut faire Emmanuel Macron c'est qu'il vous dit: je mets fin à l'état d'urgence et en même temps je continue l'état d'urgence!

Enfin, il faut le dire aux Français, l'état d'urgence continue sous une autre forme et c'est d'ailleurs ce dont se félicitent les services de police, les syndicats de police, le préfet,...

Alors qu'en réalité, on voit bien que dans le droit actuel, dans le droit commun tel qu'il est fait aujourd'hui. Là, c'est le même Emmanuel Macron qui disait ça au congrès de Versailles: le code de procédure pénale tel qu'il est aujourd'hui permet d'anéantir nos adversaires. Alors de quoi il s'agit aujourd'hui?

Il s'agit finalement d'une défiance envers la justice et d'un renoncement à mettre les moyens anti-terroriste au niveau du ministère, de la justice bancaire. Oui mais pour conclure dans ce texte quand même, il y a plusieurs mesures dont une qui vise à la fermeture d'un lieu de culte en cas de diffusion d'un discours de haine ou de violence, est une mesure évidemment que vous saluer? Alors c'est une mesure qui n'a rien à faire dans ce texte.

Je vais vous dire pourquoi, parce que dans le droit commun tel qu'il est aujourd'hui vous pouvez déjà dissoudre une association cultuelle pour les propos haineux qui sont proférées. Avec le droit tel qu'il est aujourd'hui, le préfet peut déjà le faire alors à quoi bon remettre dans ce texte un élément supplémentaire qui attire l'attention sur un amalgame entre la religion et le terrorisme parce que je vous le dis ça augmente la stigmatisation dans ce pays. En plus, ça ne sert à rien puisque c'est déjà possible dans le droit actuel.

Donc, pourquoi faire ça si ce n'est finalement peut-être pour donner raison aux terroristes pour leur céder du terrain. Moi, je n'ai pas envie de valider ce schéma qui donne gain de cause aux fanatiques, aux salafistes, aux djihadistes quand ils se font, quand ils se font sauter, quand ils commettent des attentats. Je ne veux pas leur donner raison sur le fait que ça puisse être ou non d'une soi-disante religion et je pense que c'est ce qu'on est en train de faire.

Moi, je pense au contraire qu'il faut renforcer la république et ne pas céder un pouce de terrain aux terroristes et ça ne va pas dans le bon sens. Merci Ugo Bernalicis d'avoir répondu à nos questions. Merci également à Marie Aubazac et Christophe Garnier