Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin sans filtre sur Macron et le RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Avec qui gouverneriez-vous si vous étiez en responsabilité ? Où vous situez-vous politiquement ?
- 0:33FerméeRéponse directe
Êtes-vous encore un homme de droite ?
- 1:17OuverteRéponse directe
La France est-elle en voie d'effondrement ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est en juin 40 ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Pourquoi vous accuse-t-on d'être excessif en politique étrangère ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Vous projetez-vous à la présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Fait
« Moi ce que je suis alors là et je vous renvoie un livre formidable qui est le livre qui vient d'être écrit sur le général de Gaulle, l'angoisse et la grandeur. »
- 1:56Fait
« Est-ce qu'on est en juin 40 ? Est-ce que la France est en train de s'effondrer ? »
- 3:20Fait
« Aujourd'hui je mène le combat des idées. »
- 7:11Fait
« Notre pays est en danger, d'effondrement et d'effacement. »
- 8:36Fait
« Ces chiffres n'intègrent pas la dépense de sécurité. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Dominique de Villefin tout à l'heure Aurélie vous demandz avec qui vous gouverneriez si vous étiez en responsabilité. Ça pose en creux la question de la place de votre place sur les chiquers politiques. De qui vous sentez-vous le plus proche aujourd'hui ? De la droite de Laurent Voquier, de celle d'Édouard Philippe, d'Emmanuel Macron, du centre. Où êtes-vous Dominique de Villepin ? Nulle part et c'est ce qui fait ma chance pour le moment et en tout cas ma liberté. Est-ce que vous êtes un homme de droite encore ? Non, j'ai je suis gauliste. Vous savez le gauliste 1944, vous le situez où ? Sur les chiquers politiques. Est-ce que tout ça a encore un sens ? Est-ce que défendre la justice sociale aujourd'hui sur un plateau, c'est à être de gauche puisqu'on fait
le reproche au Parti socialiste d'avoir abandonné les travailleurs. Donc tout ça n'a pas beaucoup de aujourd'hui de réalité. Moi ce que je suis alors là et je vous renvoie un livre formidable qui est le livre qui vient d'être écrit sur le général de Gaulle, l'angoisse et la grandeur. Moi, j'appartiens à une génération qui est hantée par l'idée de la disparition de la France, de son effondrement. Et cette angoisse-là qui m'habite, elle me conduit toujours à penser que euh il faut tout donner à ce pays sans calcul et sans jeux politicien. Donc moi, je ne me retrouve pas dans le dans dans les dans l'esprit partisan. Je n'ai jamais fait partie euh de cette de cette vie-là. Vous avez été membre de l'UMP pendant des années, vous êtes inscrit dans le Giron de
plusieurs personnes. Mais je n'ai jamais joué le jeu partisan et c'est ce qu'on m'a suffisamment reproché. Je pense qu'aujourd'hui la France euh mène un combat pour sa survie et les Français l'ont bien senti. Les Français aujourd'hui sont en voie d'affaissement. Ils le voi à travers leur pouvoir d'achat. Ils s'inquiètent pour leur sécurité. Ils s'inquiètent pour la place de la France dans le monde. Aujourd'hui, ce à quoi il faut répondre, c'est cette angoisse quotidienne des Français et en même temps cette humiliation nationale que nous subissons d'un pays qui disparaît de la carte. Sauf que le gaulisme euh justement pour prendre à bras le corps ce c'est un paysage politique fracturé, il a besoin de juin 40 et de l'effondrement. Est-ce qu'on est
en juin 40 ? Est-ce que la France est en train de s'effondrer ? Ce qui pourrait permettre à des gens qui ont justement le sens de la continuité de la France de surgir où est-ce qu'on va continuer à avoir les socialistes qui vont se dire "On a notre congrès des des candidats potentiels à l'élection présidentielle qui sont plétoriques ?" C'est ça le sujet. Même en juin 40, Natacha Poloni, beaucoup de responsables politiques, je dirais même l'immense majorité étaient toujours soucieux de leur prochain congrès. Et c'est bien ça le drame français. [rires] Euh à un moment donné, oui, il faut le sursaut. Euh ce sursaut, ça implique de mener un combat et moi je ne me dérobe pas. Je crois qu'il y a un combat à mener et ce combat je le mènerai avec aucune et aucun
enfin aucun souci personnel, aucune ambition personnelle. Mais ce combat quand je me bats pour que la politique étrangère de la France reste une politique de mesure alors même qu'on m'accuse d'être euh un excessif, un extrémiste, je ne fais que préconiser la mesure la mesure du droit, la mesure de d'une approche humanitaire, la mesure d'un équilibre diplomatique. Vous voyez bien à quel point les esprits sont tourneboulés. Et dans un pays qui ne sait plus où est le nord et où est le sud, c'est important de maintenir cette direction. Donc oui, participer à un combat avec qui etth bien euh à l'heure de l'épreuve puisque nous nous en approchons euh et ben il faut raconter les siens et voir ceux qui sont prêts à se battre et à se lever. Je pourrais
aller au combat, je pourrais mener un combat et avec qui ça veut dire que vous vous projetez dans quoi est-ce que vous pourriez carrément aller à la présidentielle puisqu'on était tout à l'heure dans le scénario d'une présidentielle anticipée ? Est-ce que vous vous préparez carrément à être candidat l'année prochaine ? C'est c'est encore trop tôt mais aujourd'hui je mène le combat des idées. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? et avec qui une fois de plus ? Et est-ce qu'il faut le faire seul ou avec quelqu'un d'autre ? Moi, j'ai toujours privilégié et mon histoire en témoigne, le fait de servir quelqu'un. Je l'ai fait avec Jacques Chic, servir quelqu'un, je me suis engagé pour et avec Jacques Chirac. Quand Jack est parti, je suis parti et je n'ai jamais voulu revenir. Euh
aujourd'hui, c'est notre pays qui est en cause. Aujourd'hui, on ne peut pas être économe ni de son temps, ni de son énergie, ni de ses idées. Et donc, je mène le combat de ce que je crois être une boussole française, une exigence française. Nous verrons à l'heure des Nous verrons à l'heure des rendez-vous qui et et comment j'ai dit à quel point François Baïou allait renouveler l'équation du bloc central puisqu'il a introduit en quelque sorte un bon coup de pied dans la fourmillère. Est-ce que François Baïou va succomber aux sirènes de la vie partisane ? Je le connais bien François Baou puisque en 1993-95 j'étais dans la même équation politique et qu'en 95 c'est moi qui
ai négocié son ralliment à Jacques Chirac. Il a fait une fois de plus même plus tard, il était question que vous fassiez peut-être un ticket ensemble. Oui, ça vous en savez plus que moi. [rires] Mais en tout cas, ce qui est certain que en 1995, alors qu'il devait apporter son soutien à Jacques Chirac pour le deuxème tour, il nous a fait l'anterner pendant 2h et3. euh François Baïou restera François Baïou et ça va être, je le prédis, extrêmement difficile pour Emmanuel Macron dans les prochains jours et les prochaines semaines. Et c'est vraiment euh un tempérament politique qui demande euh de la patience à pleintemps. Et s'il vous appelle pour vous dire euh aide-moi, est-ce que tu veux faire partie de mon gouvernement ou au moins est-ce que
tu veux non ? Non. Mais pourquoi ? Moi, tout le monde connaît mon engagement en matière internationale. Le domaine réservé fait que c'est le président de la République. Ça fait 7 ans que le président de la République ne change pas d'avis et 7 ans qu'il se trompe et qu'il n'a pas marqué un point sur les chiquiers diplomatiques internationales. Moi, je je n'ai pas de vocation à servir de tuteur à quelqu'un qui ne veut pas écouter. Vous dites que de qu'il que ça fait 7 ans que le président ne change pas d'avis en matière internationale. J'ai plutôt l'impression qu'il y a eu des moments où il changeait d'avis et que c'était aussi une partie du problème. Non. Oui, vous il est capable de proposer une coalition euh à Israël contre le Ramas parce que il est
il est un homme de son temps. Il a compris que on pouvait s'exprimer euh avec des positions totalement opposées sur des médias différents et satisfaire des clientèles différentes. Il a introduit le clientellisme diplomatique qui une notion un peu nouvelle pour moi. Pour moi, la parole de la France c'est ça vient d'en haut et c'est et et c'est pas négociable. lui euh il peut dire des choses totalement différentes. Une coalition antiterroriste taper sur Israël le lendemain euh euh faire un pas vers les Palestiniens le surlendemain et sans avoir l'impression de se contredire. Mais ça c'est un génie qui qui lui est particulier et souhaitons que ce ne soit pas euh quelque chose qui fasse trop de d'enfants dans la République.
Vous franchissez une étape ce soir quand même. Je trouve que vous n'avez jamais aussi dit de façon claire que la prochaine présidentielle ça pouvait être une échéance pour vous. Une fois de plus, je ne suis pas dans dans dans un raisonnement personnel. Je dis que la prochaine présidentielle, on n pas le droit à l'erreur. Ça fait quand même beaucoup de présidentiel qui ne donne pas aux français ce qu'ils en attendent. Ils attendent une refondation. Ils attendent que la politique puisse trouver un nouveau sens. Ils attendent que la politique réponde à à leurs problèmes. Et ils attendent aussi que la politique réponde aux problèmes de la France. Aujourd'hui, on ne peut plus séparer les problèmes des Français. des problèmes de la France, c'est une seule et même
chose. Notre pays est en danger, d'effondrement et d'effacement. Ça fait quand même beaucoup de défis que on soit quelques-uns à se retrousser les manches à un moment donné sans aucune ambition partisane, je dirais même peut-être en dehors des partis me paraît quelque chose qui en tout cas aujourd'hui au niveau de la question a un certain sens. Vos oreilles ont dû siffler euh récemment euh puisque avant de démissionner, Michel Bardier a demandé aux anciens premier ministres de faire un effort, de restreindre leurs dépenses. Dans un rapport parlementaire, on voit que tous les anciens premier ministres ont coûté 1420 € l'an dernier. C'est plus 11 % en 1 an. Vous faites partie du trio de tête derrière Bernard Casneu et devant Jean-Pierre Rafarin, l'at l'État a dépensé
plus de 197000 € pour vous l'an dernier. Est-ce que vous allez réduire vos dépenses dans ces temps qui sont difficiles ? Moi, je suis prêt à tous les efforts. Euh, vous dites et et citerez des chiffres. Euh, il se trouve que je suis un ancien premier ministre, donc parmi les anciens. Donc ma collaboratrice est plus âgée que les autres, donc elle coûte un peu plus cher puisqu'elle est un peu plus âgée. Il y a pas que ça dans ces frais qui sont engagés. Si il y a que ça, il y a le salaire d'une collaboratrice et le salaire d'un chauffeur. 97000 € en un an, ça vous c'est c'est ce sont les ce sont les salaires. Ce sont les salaires et les frais de voiture. En ce qui vous concerne, les frais de voiture sont quasiment réduits à zéro. Donc ce sont les salaires. Et par ailleurs,
puisque le chiffre est incomplet, c'est toujours terrible de parler avec des chiffres incomplets, ces chiffres n'intégrent pas la dépense de sécurité. Certains premier ministres n'ont qu'un agent de Matignon. Moi, j'en ai deux, mais ils ont plus d'agents du ministère de l'intérieur. Et on oublie toujours quand on cite les premier ministres, et je dis pas ça pour me défausser, que parmi les ministres, le ministre de la défense et le ministre de l'intérieur successif, ça fait beaucoup beaucoup de monde bénéficie des mêmes faveurs et que par ailleurs beaucoup de personnalités aussi. Donc, il y a de l'ordre à mettre dans tout ça. Que les premiers ministres fassent un effort, c'est la moindre des choses. Vous allez le faire. C'est la moindre des choses,
mais une fois de plus, c'est pas nous qui pouvons faire l'effort puisque la décision, elle est prise par les administrations. Moi, je ne décide pas chaque mois des dépenses que je vais faire. C'est pas c'est pas moi qui engage l'argent. Ce sont des dépenses une fois de plus qui sont affectées par l'administration. Oui. Euh dans un sondage par cette semaine, Marine Le Pen gagne encore des points. Voilà, pour la présidentielle, elle est maintenant quasiment au niveau de Mitteran 74. Est-ce que vous vous faites partie de ceux qui est que sa victoire ou de celle de Jordan Bardella est inévitable à la prochaine présidentielle ? Le risque il est là. Le risque il est là et il est croissant. Ne pas vouloir voir l'importance de ce risque. Mais il faut aussi
se poser la question pourquoi ce risque ? Et c'est bien ce qui nous renvoie à la question précédente. La colère des Français, le sentiment d'impuissance publique, le sentiment d'une déconnexion de la classe politique. On a l'impression que le président de la République, il va en Pologne, il revient le soir, il dome François, il ne nomme pas encore François Baïou qui remet une légion d'honneur. Mais mais qu'est-ce que c'est que cette classe politique qui s'occupe à cartant des problèmes des Français ? C'est ça qu'ils ont en tête nos compatriotes. Donc oui, c'est normal que la colère apparaisse. C'est normal que la frustration des Français croisent dans la mesure où ils ont sentiment que la politique ne répond plus. Et c'est bien ça qu'il faut
changer. Et c'est en ça que l'agenda politique doit se recaler sur l'agenda des Français. M.
Dominique de Villepin