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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 12 avril 2016 13 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

Nicolas Dupont-Aignan invité de Tirs Croisés sur iTélé

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Vous n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet ?

  • 3:02OuverteRéponse partielle

    Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ?

  • 6:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver ?

  • 7:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « Le journal Le Monde affirme aujourd'hui que la DGSE aurait surveillé les téléphones. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « Vous êtes choqué par ces révélations ? »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Claude Guéant nie toute implication dans ses écoutes. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Vous n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ? Vous estimez que ce texte, déjà, ne posait aucune garantie en matière de liberté, de protection des libertés individuelles ? »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet ? »
  • 3:07Invité politiqueFait
    « Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ? »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ? »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver ? »
  • 7:59Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous ? »
  • 9:53Invité politiqueFait
    « Alors vous êtes devant debout contre la réforme des règles concernant l'élection présidentielle, sur le temps de parole pour les candidats, et aussi sur le fait que les parrainages seront désormais publiés. C'est un handicap pour vous ? »
  • 11:11PrésentateurFait
    « Pourquoi est-ce que vous avez peur de cette égalité ? »
  • 11:56Invité politiqueFait
    « Est-ce suffisant ? »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Nicolas Dupont-Aignan17 %
  • ?7 %

≈ 51,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Et

0:06
Nicolas Dupont-Aignan

l'invité de ITL ce soir, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.

0:08
Présentateur

Bonsoir, Laurence

0:09
Locuteur

Ferreri. On va

0:09
Nicolas Dupont-Aignan

parler de, évidemment, votre actualité, de votre livre. Avant cela, un mot de l'actualité. Le journal Le Monde affirme aujourd'hui que la DGSE aurait surveillé les téléphones. L'adresse internet de Thierry Soler en 2012, il était alors candidat dissident de l'UMP dans les législatives. Vous êtes choqué par ces révélations

0:25
Locuteur

? Si

0:26
Présentateur

cela est confirmé, oui. Ce sont des mœurs de République bananière.

0:30
Locuteur

Et

0:30
Présentateur

puis, il y avait l'affaire Mera, toutes ces questions. Je pense que la DGSE avait autre chose à faire que d'espionner Thierry Soler. Tout cela est grotesque et pathétique. Alors, est-ce qu'il y

0:40
Locuteur

a

0:40
Présentateur

d'autres noms après ? Je n'en sais rien.

0:42
Nicolas Dupont-Aignan

Claude Guéant nie toute implication dans ses écoutes.

0:45
Présentateur

On verra. Moi, je ne

0:45
Locuteur

suis

0:45
Présentateur

pas juge. Ce que je sais, en revanche,

0:48
Locuteur

c

0:48
Présentateur

'est qu'on ne peut pas continuer une vie politique aussi pitoyable. Voilà. Je fais un tour de France en ce moment. J'étais à Guéret, à Argentan, dans des petites villes moyennes totalement abandonnées, des agriculteurs qui se suicident, des salariés qui sont privés d'emploi, qui sont au chômage. Imaginez le regard

1:07
Locuteur

de

1:08
Présentateur

nos compatriotes sur ce spectacle lamentable. Donc, qu

1:12
Locuteur

'on

1:12
Présentateur

fasse le ménage, mais vraiment. Et

1:14
Locuteur

puis,

1:14
Présentateur

qu'on s'occupe des Français. C'est ça qu'attendent nos compatriotes. Qu'on s'occupe d'eux pour résoudre leurs problèmes.

1:19
Locuteur

Vous

1:19
Nicolas Dupont-Aignan

n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ? Vous estimez que ce texte, déjà, ne posait aucune garantie en matière de liberté, de protection

1:27
Locuteur

des libertés individuelles

1:30
Présentateur

?

1:30
Locuteur

Oui, parce que je crois

1:30
Présentateur

qu'en fait, moins l'État est efficace et moins il cible, plus il veut surveiller tout le monde. Et l'expérience américaine a prouvé que ce n'était pas utile. Il n

1:40
Locuteur

'y a

1:40
Présentateur

pas la peine d'écouter tout le monde pour faire du bon renseignement. Le bon renseignement, c'est un renseignement qui est ciblé avec des femmes et des hommes qui sont sur le terrain. On a eu le grand tort de supprimer les RG. On a eu le grand tort de vouloir casser tout ça, faire une grande machine. Mais la grande machine, si personne n'a l'intelligence de la piloter, ou alors si elle est pilotée pour espionner les opposants politiques,

1:59
Locuteur

ce n'est

2:01
Présentateur

pas brillant.

2:01
Nicolas Dupont-Aignan

Autre débat dans l'actualité. Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet

2:10
Locuteur

?

2:10
Présentateur

Je n

2:10
Locuteur

'ai

2:10
Présentateur

pas évolué. Simplement, je suis stupéfait là aussi. Si un ministre de la République,

2:15
Locuteur

il

2:16
Présentateur

pourrait parler par exemple du trafic de cannabis, du trafic de drogue dans nos cités, de la drogue qui envahit les sorties de collèges, de lycées. C'est le souci majeur de tous les parents. Tous les parents se posent la question. Ce grand trafic qui nourrit la délinquance, qui va jusqu'au djihadisme. Ah non, non, non, ça il ne s'en occupe pas.

2:36
Locuteur

C

2:36
Présentateur

'est incroyable. Donc j'aurais préféré que le ministre parle de sa manière d'assainir le trafic, de lutter contre cette délinquance qui gangrène notre pays, d'offrir de l'emploi à nos jeunes. Voilà, ça me paraît plus intéressant dans démagogie. D'ailleurs, ils ne le feront pas. Donc voilà, c'est prendre les... En fait, il

2:56
Locuteur

y a

2:56
Présentateur

un grand mépris pour la jeunesse.

2:58
Locuteur

Il

2:59
Présentateur

y

2:59
Locuteur

a

2:59
Présentateur

un grand paternalisme du gouvernement pour la jeunesse.

3:02
Locuteur

Vous

3:02
Présentateur

avez vu les mesurettes, là ?

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

Alors justement, c'était la question suivante, mais vous me précédez.

3:07
Présentateur

Je vous précède.

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ?

3:16
Présentateur

Non, mais moi, je ne suis pas pour les CDD.

3:19
Locuteur

Mais

3:19
Présentateur

pour qu

3:20
Locuteur

'il

3:20
Présentateur

n

3:20
Locuteur

'y

3:20
Présentateur

ait pas de CDD,

3:21
Locuteur

qu

3:21
Présentateur

'on les surtaxe, pourquoi pas ? Mais il faut surtout favoriser les CDI. Et puis, c'est un peu, je donne des cacahuètes, vous savez. Je vais les calmer.

3:29
Locuteur

Mais

3:29
Présentateur

quel manque de respect pour la jeunesse. Parce que,

3:32
Locuteur

pourquoi

3:33
Présentateur

les jeunes s'expatrient de tous les milieux sociaux

3:35
Locuteur

?

3:35
Présentateur

Pourquoi les jeunes sont désespérés de ne

3:37
Locuteur

pas

3:37
Présentateur

trouver de travail ? C'est parce que la classe politique française, mais ça ne date pas d'aujourd'hui, n'a accepté une politique économique de récession, qui est d'ailleurs dictée par Bruxelles, ne traite pas les problèmes de charge des PME, n'aide pas à investir en France. Donc, il faut tout revoir.

3:53
Locuteur

Mais

3:53
Présentateur

ce n

3:53
Locuteur

'est

3:53
Présentateur

pas parce qu'on va allonger la bourse pour trois mois, mais c'est prendre les jeunes pour des cons, et ils ne le sont pas. Pardonnez-moi ce mot un peu vulgaire, mais la jeunesse, elle a besoin d'espérance, elle a besoin de dignité, de respect, et elle sait très bien, elle s'informe beaucoup par Internet, par les chaînes d'info,

4:10
Locuteur

elle

4:11
Présentateur

sait exactement ce qui se passe. Et je crois qu'ils ne sont pas là pour être achetés à la veille d'une élection.

4:15
Locuteur

Nous

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

avons trouvé un compromis équilibré, a dit pourtant Myriam El Khomri, la ministre du Travail.

4:21
Présentateur

Compromis entre zéro et zéro, ça n

4:23
Locuteur

'a

4:23
Présentateur

jamais fait un. Tout ça est pathétique. J'aimerais par exemple que le Premier ministre nous parle pour la jeunesse. La jeunesse va bâtir la France dans 30 ans. Quelle est par exemple la conquête scientifique que la France veut mener ? Quel est l'horizon que la France veut donner

4:38
Locuteur

? Quel

4:39
Présentateur

est l'horizon qu'on veut donner à la jeunesse ? Qu'est-ce qu'on veut faire de notre pays dans le monde ? Est-ce qu'un homme politique un jour va parler du monde d'après, c'est-à-dire du monde de demain, dans lequel vont vivre les jeunes ? Jamais. C'est 8 jours, c'est comment on va licencier ? C'est beau comme société.

4:55
Locuteur

Quand

4:55
Présentateur

on est jeune, je reçois beaucoup de jeunes dans ma mairie. À 25 ans, on leur dit qu'ils sont encore trop jeunes.

5:01
Locuteur

Et

5:01
Présentateur

leurs parents, à 49 ans, ils sont trop vieux.

5:04
Locuteur

Mais

5:05
Présentateur

vous imaginez le désespoir de la jeunesse ? Donc, les jeunes attendent du sérieux, du solide, un vrai projet de société et pour la France.

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ?

5:21
Présentateur

Oui et non. Écoutez, c

5:23
Locuteur

'est

5:23
Présentateur

moi qui ai inventé le mot debout pour mon parti politique il

5:25
Locuteur

y a

5:25
Présentateur

plus de 15 ans. Donc, debout, je devrais être content. Mais j'aimerais qu

5:27
Locuteur

'il

5:27
Présentateur

soit debout le jour, pas seulement la nuit. J'aimerais que, voilà, ça ne soit pas simplement un mouvement de protestation qui peut parfois être sympathique et parfois désagréable, mais qu'on aille au-delà. Parce que

5:39
Locuteur

c

5:39
Présentateur

'est presque

5:40
Locuteur

un

5:41
Présentateur

non-sens. Je suis debout la nuit. Très bien, ça attire l'attention des médias. Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Et moi, j

5:46
Locuteur

'ai

5:46
Présentateur

des propositions très concrètes. Par exemple, le service civil de trois mois, où on donnerait le permis de conduire en échange de ce service civil. Parce qu'il

5:54
Locuteur

y a

5:54
Présentateur

beaucoup de jeunes qui ne trouvent pas de boulot parce qu'ils n'ont pas le permis de conduire. Des mesures très concrètes, mais en échange d'un effort collectif. Et je pense que ce discours de responsabilité, les jeunes sont prêts à l'entendre. Ils attendent simplement de se lever pour travailler. Ils veulent travailler,

6:08
Locuteur

les jeunes. Vous êtes

6:08
Nicolas Dupont-Aignan

rendu place de la République pour leur proposer ça ?

6:10
Présentateur

Non, je ne me suis pas

6:11
Locuteur

rendu place de la

6:12
Présentateur

République. J'aurais pu. Mais je voudrais surtout

6:15
Locuteur

qu

6:16
Présentateur

'on leur donne des mesures concrètes, un horizon. Et que s'ils veulent travailler, ils puissent travailler.

6:22
Locuteur

Il

6:22
Présentateur

n

6:22
Locuteur

'y

6:22
Présentateur

a pas de dignité sans travail. Et c'est le problème majeur dans un pays qui a 6 millions de chômeurs. D'où des mesures très concrètes que je propose. Un bonus fiscal pour les entreprises qui investissent en France. La suppression de la directive travailleurs détachés. Ce sont des choses très simples qu'il faut faire.

6:37
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver

6:44
Locuteur

?

6:45
Présentateur

Quand on est jeune on a besoin de rêver, mais on a besoin de traduire le rêve en réalité.

6:49
Locuteur

Et

6:49
Présentateur

le rôle d'un homme politique c'est de ne pas tromper les jeunes. En plein état d'urgence, est-ce que c'est raisonnable de laisser les jeunes place de la République comme ça ? Mais pour autant, ce n

6:58
Locuteur

'est

6:58
Présentateur

pas parce que vous allez évacuer la place, ce qu'il faudrait faire, que vous allez résoudre le problème. Et ce que j'aimerais c'est qu'il

7:03
Locuteur

y ait

7:03
Présentateur

des mesures de croissance économique, de dignité sociale. Et là il y a beaucoup à faire.

7:07
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'au fond, cette nuit debout, ce phénomène, c'est cette défiance vis-à-vis des politiques. C'est

7:11
Locuteur

ce

7:11
Nicolas Dupont-Aignan

que vous

7:11
Présentateur

aussi vous portez. Mais de tout le monde, des journalistes, des politiques, des grands chefs d'entreprise. Mais c'est normal,

7:16
Locuteur

la

7:17
Présentateur

révolte. Comment peut-on avoir des jeunes qui ne soient pas révoltés alors qu'on ne leur offre pas les moyens de réaliser leur vie

7:24
Locuteur

?

7:24
Présentateur

Comment voulez-vous réaliser votre vie, si vous ne pouvez pas vous réaliser déjà dans le travail ? Avoir une famille, avoir que des CDD. Ou on vous dit un mois plus tard, vous n'aurez rien, pas de prêt bancaire,

7:35
Locuteur

pas

7:35
Présentateur

de famille.

7:36
Locuteur

Ils

7:37
Présentateur

ne peuvent pas avoir un logement avec leurs copines. Mais ce n

7:39
Locuteur

'est

7:39
Présentateur

pas possible. Donc ça veut dire une relance économique. Quand je propose de diminuer les dépenses d'assistanat, des abus de l'assistanat, de la grande fraude fiscale, pour augmenter les salaires nets,

7:49
Locuteur

ça

7:50
Présentateur

c'est une mesure très concrète. J'ai des mesures concrètes, c'est ça qui m'intéresse, du concret. Et là peut-être qu

7:55
Locuteur

'ils

7:55
Présentateur

croiront la politique, parce que je l'ai fait dans ma ville. Et on a changé l'état d'esprit.

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous

8:03
Locuteur

? En

8:05
Présentateur

Marche, ça fait

8:06
Locuteur

5

8:08
Présentateur

ans, 4 ans qu'il est aux responsabilités, comme conseiller de François Hollande

8:11
Locuteur

et

8:12
Présentateur

comme ministre. En Marche vers où

8:14
Locuteur

? Vers

8:15
Présentateur

la com'. Ah oui, ça c'est le champion de la communication au service de la grande finance internationale. C'est parfait Emmanuel Macron. C'est parfait. C'est un beau visage, sympathique, au service des vieilles ficelles

8:27
Locuteur

et

8:28
Présentateur

des gros intérêts. Eh bien moi, je préfère qu'on soit au service de l'action réelle. À part les transports en autocar, je ne sais toujours pas ce qu'a fait Emmanuel Macron.

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, politiquement parlant, vous refusez toujours la main tendue de Marion Maréchal Le Pen. Elle vous l'a tendue à plusieurs reprises.

8:42
Présentateur

Que de main tendue, c'est sympathique.

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

Le prix de votre indépendance, ce

8:45
Locuteur

ne

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

sera pas une forme de solitude, on va dire.

8:49
Locuteur

L

8:50
Présentateur

'élection présidentielle, c'est le rendez-vous d'un homme, d'un projet et des Français. Ce ne

8:55
Locuteur

sont

8:55
Présentateur

pas les petites magouilles électorales. Aujourd'hui, on a 6% dans les sondages. On nous mettait à zéro à une époque, on est passé à 2, à 4, à 6. Je suis au pignattre, je suis têtu parce que j'aime mon pays.

9:06
Locuteur

Et

9:06
Présentateur

je ne supporte pas le piège dans lequel on nous enferme. Soit on continue avec des incapables qui sont soumis à Bruxelles, qui mènent la politique du traité transatlantique, de l'accord avec la Turquie, des folies. Soit on part au Front National. Eh bien, permettez qu'il

9:20
Locuteur

y ait

9:20
Présentateur

un homme politique en France qui dise aux Français «

9:22
Locuteur

Je

9:23
Présentateur

vais vous offrir un autre choix, une autre politique gaulliste, républicaine. Le patriotisme, calme, serein, où on va réussir. »

9:32
Nicolas Dupont-Aignan

Apaiser.

9:32
Locuteur

Ah

9:33
Nicolas Dupont-Aignan

non,

9:33
Locuteur

ça c'est le slogan du parti d'en face. C'est une autre

9:36
Présentateur

formule. Mais ce

9:37
Locuteur

n'est pas une

9:38
Présentateur

question de formule, c'est une question de projet, d'expérience. Les gens qui sont autour de moi, des maires, de terrains, des gens qui ont fait leur preuve sur le terrain mais qui ne sont jamais entendus à Paris. Cette majorité silencieuse

9:49
Locuteur

qu

9:50
Présentateur

'on ne voit pas beaucoup.

9:50
Nicolas Dupont-Aignan

Alors vous êtes devant debout contre la réforme des règles concernant l'élection présidentielle, sur le temps de parole pour les candidats, et aussi sur le fait que les parrainages seront désormais publiés. C'est un handicap pour vous ? Ça va vous empêcher d'avoir vos parrainages

10:01
Locuteur

? On les aura.

10:02
Présentateur

Mais il faut que les maires nous les donnent. Donc on se battra plus. Non, ce qui m'a choqué... Mais d'ailleurs, tiens, je vais vous poser une question pour une fois, on va inverser les rôles, je ne

10:09
Locuteur

sais

10:09
Présentateur

pas si vous accepterez.

10:10
Locuteur

Pas forcément.

10:11
Présentateur

Là, vous verrez. Est

10:13
Locuteur

-ce que vous vous

10:13
Présentateur

engagez,

10:14
Locuteur

comme

10:14
Présentateur

tous les journalistes républicains, il y en a déjà, Jean-Jacques Bourdin m'a répondu, il a dit oui, à ce que pendant les cinq dernières semaines de l'élection présidentielle, il y

10:23
Locuteur

ait

10:23
Présentateur

l'égalité de temps de parole entre les candidats qui

10:26
Locuteur

s

10:27
Présentateur

'adressent à tous les Français. Cinq semaines

10:30
Locuteur

sur

10:30
Présentateur

cinq ans,

10:31
Locuteur

c

10:33
Présentateur

'est encore trop

10:33
Locuteur

pour le Parti Socialiste et les Républicains. Ce n'est pas comme si vous

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

étiez absent des radars pendant le reste de l'année. Vous êtes très régulièrement invité

10:39
Locuteur

sur ITV, comme sur toutes les

10:40
Présentateur

antennes. Tout à fait. Mais ce n

10:42
Locuteur

'est

10:42
Présentateur

pas la question des partis. C'est qu'il y a des candidats qui ont un parcours d'obstacle. Les maires

10:48
Locuteur

leur

10:48
Présentateur

donnent des parrainages.

10:49
Locuteur

Ils

10:49
Présentateur

sont à égalité, comme une compétition sportive. Pendant cinq semaines, il y avait l'égalité voulue par le général de Gaulle. Et ça,

10:55
Locuteur

c

10:56
Présentateur

'est encore trop pour les partis du système. Ils ont si peur de nous. Ils ont si peur de l'égalité. Je suis certain que s'il y

11:05
Locuteur

a

11:05
Présentateur

une pression populaire, les journalistes républicains et les grandes chaînes diront « Allez, on fait l'égalité

11:11
Locuteur

».

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi est-ce que vous avez peur de cette égalité

11:13
Locuteur

?

11:13
Présentateur

Parce qu'ils ne veulent pas de cette égalité. Ils l

11:16
Locuteur

'ont

11:16
Présentateur

supprimée dans la loi. On a l'équité

11:18
Locuteur

qui

11:19
Présentateur

n

11:19
Locuteur

'est

11:19
Présentateur

pas l'égalité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il

11:21
Locuteur

y a

11:21
Présentateur

trois partis qui vont s'arroger 90% du temps d'antenne. Et les autres auront les miettes. Or, pendant cinq semaines, avant, il y avait l'égalité. Le Parlement l'a supprimée avec la complicité des républicains. Et moi, j'appelle le peuple français, oui, à exiger cette égalité. Mais je suis sûr qu

11:36
Locuteur

'on

11:36
Présentateur

l'aura. Parce que c'est une question, là aussi, de dignité. Et les jeunes qui sont dans la rue, tous les Français qui n'en peuvent plus de cette vie politique, ils ont peut-être le droit à cinq semaines, avec tous les candidats, les puissants, les faibles, les petits, les grands, les riches, les pauvres, sur la même ligne. C'est ça, la France. C'est ça, la République. C'est l'égalité.

11:56
Locuteur

Un

11:56
Nicolas Dupont-Aignan

dernier mot de la conférence des évêques de France, qui a annoncé aujourd'hui vouloir faire toute la lumière sur tous les cas de pédophilie, même les plus anciens, avec un certain nombre de mesures, comme des cellules d'écoute dans les diocèses. Est-ce que c'est le minimum syndical, comme le disent les victimes de l'association

12:10
Locuteur

Parole

12:10
Présentateur

Libérée ? C'est le minimum vital, parce qu'il n

12:14
Locuteur

'y

12:14
Présentateur

a pas pire

12:16
Locuteur

qu

12:16
Présentateur

'à celui qui représente la foi, l'autorité, le prestige, l'humilité, qui peut se livrer à ça. Il n

12:24
Locuteur

'y a

12:24
Présentateur

pas pire

12:25
Locuteur

crime

12:26
Présentateur

venant de celui en qui on a confiance. Et donc, je salue cette

12:31
Locuteur

volonté

12:33
Présentateur

de l'Église de France, et je dis enfin, et le plus vite

12:35
Locuteur

possible.

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce suffisant ?

12:37
Présentateur

Je ne sais pas, mais en tout cas, le plus vite possible,

12:39
Locuteur

car on ne peut pas laisser en tâcher. Est-ce que les errements,

12:40
Présentateur

dans la

12:40
Nicolas Dupont-Aignan

communication de l'Église catholique,

12:42
Présentateur

ne nous ont pas heurtés ces derniers

12:43
Locuteur

temps

12:43
Présentateur

? Tous les errements partout me heurtent, parce que l'enfant, c'est ce qu'il

12:46
Locuteur

y a

12:46
Présentateur

de plus beau. Voilà, c'est tout. L'enfant, c'est ce qu'il

12:49
Locuteur

y a

12:49
Présentateur

de plus beau, et donc, on n'a pas le droit de l'abîmer. C'est tout. Et donc, tout ce qui sera fait pour la vérité sera positif. Pour l'enfant d'abord, et sa mémoire quand il est adulte. C'est ce qu'il y

12:58
Locuteur

a

12:58
Présentateur

de plus important.

12:58
Locuteur

Merci

12:59
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'être venu ce soir

13:00
Locuteur

sur E-Télé, en

13:01
Nicolas Dupont-Aignan

dehors du temps d'équité, du temps d'égalité sur E-Télé.

13:04
Présentateur

Mais vous avez

13:05
Locuteur

toujours été attentive à

13:07
Présentateur

tous les candidats, vous, personnellement, Laurence Ferrari.

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

Merci beaucoup d'être venu ce soir.