Nicolas Dupont-Aignan invité de Tirs Croisés sur iTélé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:19OuverteRéponse directe
Vous n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet ?
- 3:02OuverteRéponse partielle
Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ?
- 5:19OuverteRéponse directe
C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ?
- 6:37OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Le journal Le Monde affirme aujourd'hui que la DGSE aurait surveillé les téléphones. »
- 0:24Invité politiqueFait
« Vous êtes choqué par ces révélations ? »
- 0:42Invité politiqueFait
« Claude Guéant nie toute implication dans ses écoutes. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Vous n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ? Vous estimez que ce texte, déjà, ne posait aucune garantie en matière de liberté, de protection des libertés individuelles ? »
- 2:07Invité politiqueFait
« Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet ? »
- 3:07Invité politiqueFait
« Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ? »
- 5:19Invité politiqueFait
« C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ? »
- 6:37Invité politiqueFait
« Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver ? »
- 7:59Invité politiqueFait
« Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous ? »
- 9:53Invité politiqueFait
« Alors vous êtes devant debout contre la réforme des règles concernant l'élection présidentielle, sur le temps de parole pour les candidats, et aussi sur le fait que les parrainages seront désormais publiés. C'est un handicap pour vous ? »
- 11:11PrésentateurFait
« Pourquoi est-ce que vous avez peur de cette égalité ? »
- 11:56Invité politiqueFait
« Est-ce suffisant ? »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Nicolas Dupont-Aignan17 %
- ?7 %
≈ 51,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et
l'invité de ITL ce soir, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir, Laurence
Ferreri. On va
parler de, évidemment, votre actualité, de votre livre. Avant cela, un mot de l'actualité. Le journal Le Monde affirme aujourd'hui que la DGSE aurait surveillé les téléphones. L'adresse internet de Thierry Soler en 2012, il était alors candidat dissident de l'UMP dans les législatives. Vous êtes choqué par ces révélations
? Si
cela est confirmé, oui. Ce sont des mœurs de République bananière.
Et
puis, il y avait l'affaire Mera, toutes ces questions. Je pense que la DGSE avait autre chose à faire que d'espionner Thierry Soler. Tout cela est grotesque et pathétique. Alors, est-ce qu'il y
a
d'autres noms après ? Je n'en sais rien.
Claude Guéant nie toute implication dans ses écoutes.
On verra. Moi, je ne
suis
pas juge. Ce que je sais, en revanche,
c
'est qu'on ne peut pas continuer une vie politique aussi pitoyable. Voilà. Je fais un tour de France en ce moment. J'étais à Guéret, à Argentan, dans des petites villes moyennes totalement abandonnées, des agriculteurs qui se suicident, des salariés qui sont privés d'emploi, qui sont au chômage. Imaginez le regard
de
nos compatriotes sur ce spectacle lamentable. Donc, qu
'on
fasse le ménage, mais vraiment. Et
puis,
qu'on s'occupe des Français. C'est ça qu'attendent nos compatriotes. Qu'on s'occupe d'eux pour résoudre leurs problèmes.
Vous
n'étiez pas pour la loi sur le renseignement en 2015. Pourquoi ? Vous estimez que ce texte, déjà, ne posait aucune garantie en matière de liberté, de protection
des libertés individuelles
?
Oui, parce que je crois
qu'en fait, moins l'État est efficace et moins il cible, plus il veut surveiller tout le monde. Et l'expérience américaine a prouvé que ce n'était pas utile. Il n
'y a
pas la peine d'écouter tout le monde pour faire du bon renseignement. Le bon renseignement, c'est un renseignement qui est ciblé avec des femmes et des hommes qui sont sur le terrain. On a eu le grand tort de supprimer les RG. On a eu le grand tort de vouloir casser tout ça, faire une grande machine. Mais la grande machine, si personne n'a l'intelligence de la piloter, ou alors si elle est pilotée pour espionner les opposants politiques,
ce n'est
pas brillant.
Autre débat dans l'actualité. Il a été lancé par Jean-Marie Le Gouen hier sur la question de la dépénalisation du cannabis. Alors en 2012, vous étiez contre. Est-ce que vous avez évolué sur le sujet
?
Je n
'ai
pas évolué. Simplement, je suis stupéfait là aussi. Si un ministre de la République,
il
pourrait parler par exemple du trafic de cannabis, du trafic de drogue dans nos cités, de la drogue qui envahit les sorties de collèges, de lycées. C'est le souci majeur de tous les parents. Tous les parents se posent la question. Ce grand trafic qui nourrit la délinquance, qui va jusqu'au djihadisme. Ah non, non, non, ça il ne s'en occupe pas.
C
'est incroyable. Donc j'aurais préféré que le ministre parle de sa manière d'assainir le trafic, de lutter contre cette délinquance qui gangrène notre pays, d'offrir de l'emploi à nos jeunes. Voilà, ça me paraît plus intéressant dans démagogie. D'ailleurs, ils ne le feront pas. Donc voilà, c'est prendre les... En fait, il
y a
un grand mépris pour la jeunesse.
Il
y
a
un grand paternalisme du gouvernement pour la jeunesse.
Vous
avez vu les mesurettes, là ?
Alors justement, c'était la question suivante, mais vous me précédez.
Je vous précède.
Les mesurettes, c'est donc les mesures annoncées en faveur des jeunes, notamment en matière de surtaxation des CDD. Ça n'encouragera pas le recours aux CDI, selon vous ?
Non, mais moi, je ne suis pas pour les CDD.
Mais
pour qu
'il
n
'y
ait pas de CDD,
qu
'on les surtaxe, pourquoi pas ? Mais il faut surtout favoriser les CDI. Et puis, c'est un peu, je donne des cacahuètes, vous savez. Je vais les calmer.
Mais
quel manque de respect pour la jeunesse. Parce que,
pourquoi
les jeunes s'expatrient de tous les milieux sociaux
?
Pourquoi les jeunes sont désespérés de ne
pas
trouver de travail ? C'est parce que la classe politique française, mais ça ne date pas d'aujourd'hui, n'a accepté une politique économique de récession, qui est d'ailleurs dictée par Bruxelles, ne traite pas les problèmes de charge des PME, n'aide pas à investir en France. Donc, il faut tout revoir.
Mais
ce n
'est
pas parce qu'on va allonger la bourse pour trois mois, mais c'est prendre les jeunes pour des cons, et ils ne le sont pas. Pardonnez-moi ce mot un peu vulgaire, mais la jeunesse, elle a besoin d'espérance, elle a besoin de dignité, de respect, et elle sait très bien, elle s'informe beaucoup par Internet, par les chaînes d'info,
elle
sait exactement ce qui se passe. Et je crois qu'ils ne sont pas là pour être achetés à la veille d'une élection.
Nous
avons trouvé un compromis équilibré, a dit pourtant Myriam El Khomri, la ministre du Travail.
Compromis entre zéro et zéro, ça n
'a
jamais fait un. Tout ça est pathétique. J'aimerais par exemple que le Premier ministre nous parle pour la jeunesse. La jeunesse va bâtir la France dans 30 ans. Quelle est par exemple la conquête scientifique que la France veut mener ? Quel est l'horizon que la France veut donner
? Quel
est l'horizon qu'on veut donner à la jeunesse ? Qu'est-ce qu'on veut faire de notre pays dans le monde ? Est-ce qu'un homme politique un jour va parler du monde d'après, c'est-à-dire du monde de demain, dans lequel vont vivre les jeunes ? Jamais. C'est 8 jours, c'est comment on va licencier ? C'est beau comme société.
Quand
on est jeune, je reçois beaucoup de jeunes dans ma mairie. À 25 ans, on leur dit qu'ils sont encore trop jeunes.
Et
leurs parents, à 49 ans, ils sont trop vieux.
Mais
vous imaginez le désespoir de la jeunesse ? Donc, les jeunes attendent du sérieux, du solide, un vrai projet de société et pour la France.
C'est pour ça que la jeunesse réfugie, en tout cas se regroupe, place de la République et d'autres villes de France, dans le phénomène nuit debout ?
Oui et non. Écoutez, c
'est
moi qui ai inventé le mot debout pour mon parti politique il
y a
plus de 15 ans. Donc, debout, je devrais être content. Mais j'aimerais qu
'il
soit debout le jour, pas seulement la nuit. J'aimerais que, voilà, ça ne soit pas simplement un mouvement de protestation qui peut parfois être sympathique et parfois désagréable, mais qu'on aille au-delà. Parce que
c
'est presque
un
non-sens. Je suis debout la nuit. Très bien, ça attire l'attention des médias. Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Et moi, j
'ai
des propositions très concrètes. Par exemple, le service civil de trois mois, où on donnerait le permis de conduire en échange de ce service civil. Parce qu'il
y a
beaucoup de jeunes qui ne trouvent pas de boulot parce qu'ils n'ont pas le permis de conduire. Des mesures très concrètes, mais en échange d'un effort collectif. Et je pense que ce discours de responsabilité, les jeunes sont prêts à l'entendre. Ils attendent simplement de se lever pour travailler. Ils veulent travailler,
les jeunes. Vous êtes
rendu place de la République pour leur proposer ça ?
Non, je ne me suis pas
rendu place de la
République. J'aurais pu. Mais je voudrais surtout
qu
'on leur donne des mesures concrètes, un horizon. Et que s'ils veulent travailler, ils puissent travailler.
Il
n
'y
a pas de dignité sans travail. Et c'est le problème majeur dans un pays qui a 6 millions de chômeurs. D'où des mesures très concrètes que je propose. Un bonus fiscal pour les entreprises qui investissent en France. La suppression de la directive travailleurs détachés. Ce sont des choses très simples qu'il faut faire.
Est-ce que vous êtes pour l'expulsion définitive de cette place de la République ? Ou est-ce qu'au contraire vous encouragez les jeunes à se réunir et à rêver
?
Quand on est jeune on a besoin de rêver, mais on a besoin de traduire le rêve en réalité.
Et
le rôle d'un homme politique c'est de ne pas tromper les jeunes. En plein état d'urgence, est-ce que c'est raisonnable de laisser les jeunes place de la République comme ça ? Mais pour autant, ce n
'est
pas parce que vous allez évacuer la place, ce qu'il faudrait faire, que vous allez résoudre le problème. Et ce que j'aimerais c'est qu'il
y ait
des mesures de croissance économique, de dignité sociale. Et là il y a beaucoup à faire.
Parce qu'au fond, cette nuit debout, ce phénomène, c'est cette défiance vis-à-vis des politiques. C'est
ce
que vous
aussi vous portez. Mais de tout le monde, des journalistes, des politiques, des grands chefs d'entreprise. Mais c'est normal,
la
révolte. Comment peut-on avoir des jeunes qui ne soient pas révoltés alors qu'on ne leur offre pas les moyens de réaliser leur vie
?
Comment voulez-vous réaliser votre vie, si vous ne pouvez pas vous réaliser déjà dans le travail ? Avoir une famille, avoir que des CDD. Ou on vous dit un mois plus tard, vous n'aurez rien, pas de prêt bancaire,
pas
de famille.
Ils
ne peuvent pas avoir un logement avec leurs copines. Mais ce n
'est
pas possible. Donc ça veut dire une relance économique. Quand je propose de diminuer les dépenses d'assistanat, des abus de l'assistanat, de la grande fraude fiscale, pour augmenter les salaires nets,
ça
c'est une mesure très concrète. J'ai des mesures concrètes, c'est ça qui m'intéresse, du concret. Et là peut-être qu
'ils
croiront la politique, parce que je l'ai fait dans ma ville. Et on a changé l'état d'esprit.
Est-ce que vous créditez Emmanuel Macron, qui tente avec son mouvement En Marche, d'aller dans le même sens que vous
? En
Marche, ça fait
5
ans, 4 ans qu'il est aux responsabilités, comme conseiller de François Hollande
et
comme ministre. En Marche vers où
? Vers
la com'. Ah oui, ça c'est le champion de la communication au service de la grande finance internationale. C'est parfait Emmanuel Macron. C'est parfait. C'est un beau visage, sympathique, au service des vieilles ficelles
et
des gros intérêts. Eh bien moi, je préfère qu'on soit au service de l'action réelle. À part les transports en autocar, je ne sais toujours pas ce qu'a fait Emmanuel Macron.
Alors, politiquement parlant, vous refusez toujours la main tendue de Marion Maréchal Le Pen. Elle vous l'a tendue à plusieurs reprises.
Que de main tendue, c'est sympathique.
Le prix de votre indépendance, ce
ne
sera pas une forme de solitude, on va dire.
L
'élection présidentielle, c'est le rendez-vous d'un homme, d'un projet et des Français. Ce ne
sont
pas les petites magouilles électorales. Aujourd'hui, on a 6% dans les sondages. On nous mettait à zéro à une époque, on est passé à 2, à 4, à 6. Je suis au pignattre, je suis têtu parce que j'aime mon pays.
Et
je ne supporte pas le piège dans lequel on nous enferme. Soit on continue avec des incapables qui sont soumis à Bruxelles, qui mènent la politique du traité transatlantique, de l'accord avec la Turquie, des folies. Soit on part au Front National. Eh bien, permettez qu'il
y ait
un homme politique en France qui dise aux Français «
Je
vais vous offrir un autre choix, une autre politique gaulliste, républicaine. Le patriotisme, calme, serein, où on va réussir. »
Apaiser.
Ah
non,
ça c'est le slogan du parti d'en face. C'est une autre
formule. Mais ce
n'est pas une
question de formule, c'est une question de projet, d'expérience. Les gens qui sont autour de moi, des maires, de terrains, des gens qui ont fait leur preuve sur le terrain mais qui ne sont jamais entendus à Paris. Cette majorité silencieuse
qu
'on ne voit pas beaucoup.
Alors vous êtes devant debout contre la réforme des règles concernant l'élection présidentielle, sur le temps de parole pour les candidats, et aussi sur le fait que les parrainages seront désormais publiés. C'est un handicap pour vous ? Ça va vous empêcher d'avoir vos parrainages
? On les aura.
Mais il faut que les maires nous les donnent. Donc on se battra plus. Non, ce qui m'a choqué... Mais d'ailleurs, tiens, je vais vous poser une question pour une fois, on va inverser les rôles, je ne
sais
pas si vous accepterez.
Pas forcément.
Là, vous verrez. Est
-ce que vous vous
engagez,
comme
tous les journalistes républicains, il y en a déjà, Jean-Jacques Bourdin m'a répondu, il a dit oui, à ce que pendant les cinq dernières semaines de l'élection présidentielle, il y
ait
l'égalité de temps de parole entre les candidats qui
s
'adressent à tous les Français. Cinq semaines
sur
cinq ans,
c
'est encore trop
pour le Parti Socialiste et les Républicains. Ce n'est pas comme si vous
étiez absent des radars pendant le reste de l'année. Vous êtes très régulièrement invité
sur ITV, comme sur toutes les
antennes. Tout à fait. Mais ce n
'est
pas la question des partis. C'est qu'il y a des candidats qui ont un parcours d'obstacle. Les maires
leur
donnent des parrainages.
Ils
sont à égalité, comme une compétition sportive. Pendant cinq semaines, il y avait l'égalité voulue par le général de Gaulle. Et ça,
c
'est encore trop pour les partis du système. Ils ont si peur de nous. Ils ont si peur de l'égalité. Je suis certain que s'il y
a
une pression populaire, les journalistes républicains et les grandes chaînes diront « Allez, on fait l'égalité
».
Pourquoi est-ce que vous avez peur de cette égalité
?
Parce qu'ils ne veulent pas de cette égalité. Ils l
'ont
supprimée dans la loi. On a l'équité
qui
n
'est
pas l'égalité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il
y a
trois partis qui vont s'arroger 90% du temps d'antenne. Et les autres auront les miettes. Or, pendant cinq semaines, avant, il y avait l'égalité. Le Parlement l'a supprimée avec la complicité des républicains. Et moi, j'appelle le peuple français, oui, à exiger cette égalité. Mais je suis sûr qu
'on
l'aura. Parce que c'est une question, là aussi, de dignité. Et les jeunes qui sont dans la rue, tous les Français qui n'en peuvent plus de cette vie politique, ils ont peut-être le droit à cinq semaines, avec tous les candidats, les puissants, les faibles, les petits, les grands, les riches, les pauvres, sur la même ligne. C'est ça, la France. C'est ça, la République. C'est l'égalité.
Un
dernier mot de la conférence des évêques de France, qui a annoncé aujourd'hui vouloir faire toute la lumière sur tous les cas de pédophilie, même les plus anciens, avec un certain nombre de mesures, comme des cellules d'écoute dans les diocèses. Est-ce que c'est le minimum syndical, comme le disent les victimes de l'association
Parole
Libérée ? C'est le minimum vital, parce qu'il n
'y
a pas pire
qu
'à celui qui représente la foi, l'autorité, le prestige, l'humilité, qui peut se livrer à ça. Il n
'y a
pas pire
crime
venant de celui en qui on a confiance. Et donc, je salue cette
volonté
de l'Église de France, et je dis enfin, et le plus vite
possible.
Est-ce suffisant ?
Je ne sais pas, mais en tout cas, le plus vite possible,
car on ne peut pas laisser en tâcher. Est-ce que les errements,
dans la
communication de l'Église catholique,
ne nous ont pas heurtés ces derniers
temps
? Tous les errements partout me heurtent, parce que l'enfant, c'est ce qu'il
y a
de plus beau. Voilà, c'est tout. L'enfant, c'est ce qu'il
y a
de plus beau, et donc, on n'a pas le droit de l'abîmer. C'est tout. Et donc, tout ce qui sera fait pour la vérité sera positif. Pour l'enfant d'abord, et sa mémoire quand il est adulte. C'est ce qu'il y
a
de plus important.
Merci
beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'être venu ce soir
sur E-Télé, en
dehors du temps d'équité, du temps d'égalité sur E-Télé.
Mais vous avez
toujours été attentive à
tous les candidats, vous, personnellement, Laurence Ferrari.
Merci beaucoup d'être venu ce soir.
Nicolas Dupont-Aignan