Dominique de Villepin humilie un député RN en commission
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05RelanceRéponse partielle
Pourquoi ce soutien constant à un régime dictatorial et si peu de considération pour les intérêts de votre propre pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Fait
« vous vous refusez à qualifier de dictature un régime qui emprisonne des intellectuels tels que Boem Sansal pour leurs écrits qui bayonnent la liberté d'expression »
- 0:50Fait
« ce poids de mesure interroge vos déclarations donnent le sentiment d'excuser un pouvoir qui défie ouvertement la France »
- 1:33Fait
« je soutiens pleinement la position de la France »
- 2:16Fait
« je m'oppose fortement à tous ceux qui voudraient instrumentaliser la position de la France à d'autres fins et je les nomme à des fins identitaires »
- 3:00Fait
« cela fait plaisir à certains électorats, cela permet à certains partis de jouer sur des parts de marché »
- 3:45Chiffre
« peut-être au candidat à la présidence des LR »
- 4:27Fait
« la France n'a pas à juger les gouvernements »
- 5:09Fait
« la conquête du pouvoir a en France rien à voir avec l'exercice du pouvoir »
Temps de parole
- ?88 %
- non_speech12 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Monsieur le Premier ministre, depuis plusieurs mois, vos prises de position sur la scène internationale suscitent à la fois l'étonnement et l'inquiétude. Concernant l'Algérie, chacune de vos interventions vous font apparaître davantage comme le porte-voie du pouvoir algérien que comme le défenseur des intérêts français. Vous vous refusez à qualifier de dictature un régime qui emprisonne des intellectuels tels que Boem Sansal pour leurs écrits qui bayonnent la liberté d'expression et piétinent les droits les plus élémentaires.
critiquer la France pour sa volonté de remettre en cause les accords de 68 tout en épargnant un régime qui refuse de reprendre ses ressortissantes sous OQTF et qui instrumentalise sans relâche la mémoire coloniale pour raviver les tensions. Ce poids de mesure interroge vos déclarations donnent le sentiment d'excuser un pouvoir qui défie ouvertement la France. Alors, voici ma question, s'il vous plaît. Oui. Pourquoi ce soutient si constant a un régime dictatorial et si peu de considération pour les intérêts de votre propre pays ? Merci pour votre question, monsieur le député.
En ce qui concerne le choix que j'ai fait de m'exprimer clairement et je le reconnais volontiers fortement sur l'Algérie. Permettez-moi d'abord de préciser que à aucun moment ma critique n'a été en direction de la position de la France, mais d'acteur français qui n'engagent pas la France en tant que tel, puisque c'est le président de la République qui sur cette question engage la France et je l'ai pas entendu le président de la République dénoncer les accords de 68. Au contraire, il a dit de la façon la plus claire qu'il n'était pas question de revenir dessus et que ce n'est pas quelque chose de toute façon qui se ferait comme ça. Donc permettez-moi de recadrer les choses.
Je soutiens pleinement la position de la France. Par contre, je m'oppose fortement à tous ceux qui voudraient instrumentaliser la position de la France à d'autres fins et je les nomme à des fins identitaires parce qu'effectivement cela nourrit un certain nombre de passions chez nous et également en Algérie sans faire avancer le schilblick d'un yota d'un cenmè.
Au contraire, si on veut obtenir ce que je souhaite euh de la façon la plus forte, un rapatriement rapide de monsieur Bolem Sansal et désavancer en ce qui concerne les questions de sécurité, je dis simplement par expérience que ce n'est pas la méthode qui consiste à monter au créneau et à retrouver les accents de la diplomatie de la canonnière qui nous permettront de le faire.
Cela fait plaisir à certains électorats, cela permet à certains partis de jouer sur des parts de marché, mais on se trompe de combat et ça me permet de répondre aussi à une partie de la question de monsieur le député Herbillon car j'ai bien entendu le ministre de l'intérieur qui a indiqué que toutes les polémiques qu'il avait lancé avaient été utiles. Oui, utile. Mais pas nécessairement à la France, certainement pas et certainement pas au ministre de l'intérieur. peut-être au candidat à la présidence des LR. Mais je ne crois pas que la vocation d'un ministre soit de lancer des polémiques et je crois que un ministre a vocation dans son portefeuille à apporter des réponses.
Alors chaque fois que le ministre de l'intérieur s'exprimera sur les questions de sécurité, chaque fois qu'il s'exprimera dans le cadre de son portefeuille sur toute mesure positive qui permettra de régler des problèmes que ce premier ministre. Mais oui, mais les mais les OCUTF mais les Oqutf justement euh la question se pose aussi avec d'autres pays du Maghreb et avec le même manque de résultat. C'est dire à quel point dans le cas spécifique de l'Algérie, il faut prendre le dossier dans sa globalité et avec sérénité. Les épées en bois, ça ne marche pas. Il faut véritablement être efficace.
Si vous permettez également dans Si vous permettez également dans la question de monsieur Rambeo, il y avait également la la caractérisation du régime algérien. Oui. Alors la caractérisation du régime algérien mais mais l'invocation de la France, monsieur Rambo, je suis heureux de vous le dire parce que si un jour vous arrivez au pouvoir, ça pourra vous être utile. C'est de reconnaître des gouvernements. C'est pas de juger les gouvernements. La France, elle est pas là en maîtresse d'école à dire "Vous la dictature, vous la grande démocratie que que ne s'est-on trompé sur l'évolution des États-Unis ?" Et on aurait pu ouvrir les yeux bien plus tôt.
Donc la France n'a pas à juger les gouvernements. Ça vous amuse peut-être dans la cour de récréation de la politique nationale. Ça n'a pas vocation quand on est aux affaires et qu'on représente son pays. Ça n'a pas vocation à rentrer dans des considérations. Tout simplement parce que ça la ruine toute possibilité de dialoguer et c'est la vocation de la France de dialoguer avec tout le monde. Donc c'est une règle fondamentale de la diplomatie. Évidemment, je sais que la conquête du pouvoir a en France rien à voir avec l'exercice du pouvoir. C'est pour ça qu'on est si mauvais dans l'exercice du pouvoir. À un moment donné, il faut apprendre la réalité du monde.
[Musique]