Laurent Jacobelli : "Les Français en ont ras-le-bol de la politique d’Emmanuel Macron !" (BFMTV)
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Laurent Jacobelli, vous n'êtes pas très surpris par le choix.
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Donc, vous ne tombez pas entièrement de votre chaise ce soir ?
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Quand vous aurez mis un premier ministre de gauche, ce serait le même discours ce soir.
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Est-ce que vous croyez qu'un macroniste va pouvoir sauver le pays ?
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Quelle est vraiment votre position ?
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Vous venez de renverser François Bayrou hier après-midi. Mais vous laissez une chance à Sébastien Lecornu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les deux tiers des Français veulent qu'Emmanuel Macron parte. »
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« Les deux tiers des Français veulent qu'il y ait des législatives anticipées. »
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« Sa politique qui fait augmenter les chiffres de l'immigration, de l'insécurité, de la dette. »
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« Sébastien Lecornu en tête. »
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« On prend les mêmes, on recommence. »
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« il a perdu les élections en juillet 2024 »
- 4:01Locuteur non identifiéFait
« il nous a imposé trois Premiers ministres »
- 4:37Locuteur non identifiéFait
« d'une politique économique en faveur des plus riches. »
- 6:03Locuteur non identifiéFait
« Mais vous savez qu'il faut une majorité des deux tiers pour destitution de chef de l'État ? »
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« Il y a eu deux tiers de gens qui n'ont pas voté la confiance. »
- 9:13InvitéFait
« Il a été ministre des Outre-mer dans le temps »
- 10:40Locuteur non identifiéFait
« la question de M. Macron depuis juillet 2024 »
- 11:31Locuteur non identifiéFait
« c'est le dernier fusible de M. Macron. »
- 12:07PrésentateurFait
« vous avez par deux fois appelé à voter pour Emmanuel Macron »
Temps de parole
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Vous auriez pu dire à peu près ce que dit Mathilde Panot sur Sébastien Lecornu ? Non, tout de même, puisque Mme Mathilde Panot appelle à la révolte dans la rue dès demain, nous nous appelons le retour aux urnes pour des législatives anticipées, ce qui nous paraît quand même plus respectueux de notre 5ème République. Mais moi je vois qu'Emmanuel Macron a fait, finalement, a pris la solution de simplicité. Emmanuel Macron a nommé Emmanuel Macron le Premier ministre, presque.
C'est son ombre qu'on va avoir Emmanuel Macron, un fidèle parmi les fidèles, celui qui a raté la négociation des gilets jaunes, celui qui, je crois, s'est pris d'amitié pour le Président de la République et suit à la lettre ses préceptes. C'est exactement l'inverse de ce que les Français. Les deux tiers des Français veulent qu'Emmanuel Macron parte. Les deux tiers des Français veulent qu'il y ait des législatives anticipées. Bref, à travers M. François Bayrou, c'est la Macronie qui est mise en cause.
Laurent Jacobelli, vous n'êtes pas très surpris par le choix. Hier, quand vous avez mêlé vos voix à celle des Insoumis et d'une partie de la droite pour faire tomber François Bayrou, vous ne vous attendiez pas à être nommé à Matignon, très clairement. Je vous le confirme. Donc, vous ne tombez pas entièrement de votre chaise ce soir ?
Non, mais le Président de la République aurait pu entendre quand même que les Français n'adhéraient pas à sa politique. Sa politique qui fait augmenter les chiffres de l'immigration, de l'insécurité, de la dette. Ils en ont, excusez-moi l'expression, ras-le-bol. Et on nous met un macroniste chimiquement pur à la tête de Matignon. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, aujourd'hui, est à l'Élysée et à Matignon. C'est absolument à bras cadavent.
Quand vous aurez mis, je mets les guillemets, un premier ministre de gauche, ce serait le même discours ce soir.
Je veux bien qu'on discute du casting. On a un problème. Ce problème, il s'appelle Emmanuel Macron. Bon, Emmanuel Macron ne démissionnera pas. Je pense que son égo l'emporte sur l'intérêt général. Il y avait une possibilité, c'était les législatives anticipées. Et on croit que ça peut arriver. Pour donner une majorité à la France. Et que cette majorité soutienne un gouvernement qui mène une politique d'action. Une fois encore, tous les voyants sont au rouge. L'économie, la sécurité, l'identité, le pouvoir d'achat. Il faut donc prendre des mesures fortes.
Est-ce que vous croyez qu'un macroniste, la macronie étant désavouée, qui va travailler avec des LR en dissidence et des socialistes en manque d'indemnité, va pouvoir sauver le pays ? Bien évidemment, non. C'est toujours la même tambouille, toujours la même recette, qui n'a pas fonctionné depuis 8 ans et qui ne fonctionnera pas demain non plus.
Marie Chantret.
Avec, au moment où vous parlez, cette affiche qui commence à circuler sur le site officiel du Rassemblement national. Sébastien Lecornu en tête. Et donc, les 4 derniers premiers ministres du 2e mandat d'Emmanuel Macron, Michel Barnier, Elisabeth Borne, Gabriel Attal et donc François Bayrou. On prend les mêmes, on recommence. Juste question de sémantique. Marine Le Pen, ce matin, disait qu'on ne censurera pas automatiquement. J'avoue, je ne sais pas si c'est partagé sur ce plateau, que j'ai du mal à suivre votre raisonnement politique. Quelle est vraiment votre position ? Là, vous dites, Lecornu, on censure.
Non, on dit que depuis 40 ans, les mêmes nous dirigent. Une droite molle, une gauche molle, un centre mou, et ont pris des mesures qui ont amené la France dans le mur. Mais cette affiche est de quoi ? Nous voulons changer. Ce n'est pas avec ceux qui ont allumé l'incendie qu'on va l'éteindre. Le pompier pyromane, ça n'existe pas. En revanche, nous nous tenons au respect de nos institutions et on tient la stabilité. On va attendre que M. Lecornu nous propose des choses. Vous venez de renverser François Bayrou hier après-midi. Bien sûr, parce qu'il ne nous a pas écoutés et parce que sa politique était terrible pour la France. Mais vous laissez une chance à Sébastien Lecornu ?
Mais évidemment, c'est le jeu de nos institutions. Nous allons probablement le rencontrer. Nous allons lui dire qu'il est tout à fait impensable qu'on continue à soigner gratuitement les migrants et qu'on demande aux Français de dérembourser un certain nombre de soins.
Mais vous ne lui demandez quoi d'appliquer à la lettre le programme du RN ? Bien sûr que non.
Ou de nous écouter. Certaines lignes rouges. Nous sommes le premier parti de France. Nous avons des lignes rouges. Pas d'augmentation d'impôts, pas de baisse de pouvoir d'achat, lutte contre l'immigration submersive et l'insécurité. Si parmi tout cela, il prend des mesures, eh bien il pourra continuer à être Premier ministre. Sinon, il partira. Éric Coquerel du côté de la France insoumise.
Quel avenir voyez-vous ? Nous on va être cohérents avec nous-mêmes. C'est-à-dire qu'à partir du moment où effectivement c'est du Macron chimiquement pur, il a perdu les élections en juillet 2024, il nous a imposé trois Premiers ministres, début la famine de jouer l'ouverture, maintenant on a Macron Premier ministre. On sait quelle est leur marge de manœuvre. On la connaît. Depuis le vote de confiance à l'Assemblée, c'est un tiers de l'Assemblée nationale. Donc cette poursuite d'imposture, nous on ne va pas jouer là-dessus.
Donc c'est la censure, le plus rapidement possible, au moment du budget, et ça va être la meilleure manière, parce que nous, nous voulons revenir vers les urnes, de revenir vers les urnes. La différence avec le Ration nationale, c'est qu'on pense que c'est Macron qui est, j'allais dire, à l'Élysée, et qui est le responsable de toute cette situation, de ce cas-où, de cette instabilité, de cette poursuite coûte-coût-coût, d'une politique économique en faveur des plus riches. Et nous, nous pensons effectivement que c'est une élection présidentielle qu'il faut imposer. C'est pour ça que vous avez déposé aujourd'hui même ? C'est pour ça que vous avez déposé aujourd'hui même ?
Nous, nous pensons effectivement que la mobilisation sociale, la colère des Français, peut aider, dès demain, à faire en sorte que ce soit la solution, c'est-à-dire que Macron sorte du jeu. C'est pour ça, Éric Ocral, que les Insoumis ont déposé aujourd'hui même leur texte pour destituer Emmanuel Macron. Du coup, je vous annonce quelque chose, c'est que nous allons le redéposer demain, parce que... Ah, il n'a pas été déposé aujourd'hui ? Si, il a été déposé aujourd'hui, mais rien ne nous empêche de déposer une nouvelle motion de France. Et je vous explique pourquoi. C'est que le groupe écologiste nous avait répondu que tout dépendait de qui allait être nommé.
Bon, peut-être qu'il croyait, je vais peut-être y venir, à l'illusion semée par Emmanuel Macron qu'a saisi le Parti Socialiste, puisque le Parti Socialiste, quand même, a facilité le travail. C'est-à-dire qu'en faisant mine de penser qu'il pouvait y avoir un gouvernement de gauche, mais débarrassé du principal mouvement, c'est-à-dire les Insoumis, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a facilité cette imposture de plus d'Emmanuel Macron, qui n'a jamais pensé permettre à la gauche même de modérer, de gouverner. Donc demain, je pense que des écologistes qui ont maintenant le grandi vont nous rejoindre sur cette motion.
– Les écologistes vous rejoignent ?
– Oui, sur la motion des députés ? – Je pense que nous aurons… – Sur la motion de destitution d'Emmanuel Macron, article 68 de la Constitution. – Si ce n'est tout le groupe, davantage d'écologistes. Nous aurons peut-être aussi une partie plus importante du groupe GDR, et donc nous aurons une motion de destitution plus importante, qui est aussi une façon… – Mais vous savez qu'il faut une majorité des deux tiers pour destitution de chef de l'État ? – Oui, mais la majorité de deux tiers… – Je me tourne, si vous le permettez, vers le Rassemblement national. – Qui a dit qu'il ne la voterait pas, comme la dernière fois.
– Alors, parce que c'est la voix de Mme Le Pen qui a fait en sorte que la motion de destitution à la conférence de président ne puisse pas déboucher en séance. Donc j'observe qu'on lui a sauvé la mise. – Est-ce que le Rassemblement national
est en train de changer d'avis sur cette motion de destitution ? – Ou pas ?
– Vous savez, le Rassemblement national est probablement le dernier garant de nos institutions. Moi, j'en vois un président de la République qui n'écoute pas la voix des urnes. Il a perdu quatre élections d'affilée et qu'il continue à s'accrocher au pouvoir. Ce n'est pas le respect de l'esprit de nos institutions. Et j'entends M. Coquerel qui fait miroiter aux Français une destitution constitutionnellement quasiment impossible. Donc il faut arrêter de vendre des vécis. – Il y a eu deux tiers de gens qui n'ont pas voté la confiance. – Il faut arrêter de vendre des vécis pour des lanternes et être honnête avec les Français.
– Pour reprendre ce que dit Eric Coquerel, si tous les députés, alors il en faudrait, voilà, qui ont voté contre François Bayrou souhaiter envers cette majorité aux deux tiers, on n'en sait pas loin. – Mais vous savez très bien
comment est constitué le Sénat. – Et les sénateurs.
– Et il faut les sénateurs
où là c'est un peu plus compliqué. – Vous savez très bien comment est constitué le Sénat. Je crois que c'est mentir de dire que c'est possible. C'est une perte de temps. C'est triturer notre Constitution. C'est essayer de semer le chaos pour arriver au pouvoir dans la rue de l'Assemblée nationale.
– Dans le chaos, il est là maintenant, M. Jacques Coquerel. – Le chaos, il est là maintenant. – La seule possibilité, M. Coquerel,
la seule possibilité, M. Coquerel, – Donc vous allez censurer ce gouvernement ? – Vous allez censurer ce gouvernement ? – On n'est pas encore en Union soviétique. – Vous dites que c'est la solution. – Vous allez censurer ce gouvernement ? – Je vais continuer. Je sais bien qu'à libérer les paroles, ce n'est pas votre fort, mais je vais quand même essayer. On n'est pas à l'Assemblée nationale. – Oui, allez, allez, arrêtez votre minimum, M. Jalé, si vous le permettez. – Puisqu'il ne démissionnera pas, nous appelons au retour au législatif pour qu'il y ait une majorité. Aujourd'hui, on a un Premier ministre. Soyons raisonnables. Essayons de négocier avec lui. Si ça ne marche pas, il sautera.
Et peut-être que le président de la République fera enfin la dissolution de l'Assemblée nationale. Oui, il faut en finir avec la Macronie, mais ne pas faire croire que c'est par le chaos, par les rues qui flambent, qu'on y arrivera. Non, c'est par les urnes, par la démocratie et par la défense de notre 5e République qu'aujourd'hui, tout le monde a oublié des LR à l'extrême-gauche.
– Néla Latrousse, quelle majorité pour le nouveau Premier ministre ? On entend Éric Coquerel pour les Insoumis qui dit « Nous voterons à la première occasion possible une motion de censure ». On entend par la voix de son porte-parole le Rassemblement national qui ne dit pas la même chose, qui ne dit pas « On est prêt à le renverser à la première motion de censure ».
Sauf si la politique budgétaire qu'il nous propose est condamnable, nuit aux Français et à la France, auquel cas « Nous la voterons ». – Entre ces deux blocs,
Sébastien Lecornu peut-il trouver une majorité pour faire passer un budget, quel qu'il soit d'ailleurs, et gérer quelques textes en urgence ?
– Alors, une majorité, comme on l'entend classique, non. Une majorité de non-censure, oui, puisque c'est de cela qu'il s'agit désormais, de trouver un nombre suffisant de députés qui disent « Ce budget me convient de sorte que je ne fasse pas sauter le Premier ministre et son gouvernement ». Pour cela, il va falloir qu'il fasse des concessions. On sait, deux premiers ministres s'y sont essayés, que le chemin n'est pas aisé. J'ai tendance à penser, parce que Sébastien Lecornu, par exemple, sur les questions migratoires, a déjà eu des propos assez sévères.
Il a été ministre des Outre-mer dans le temps, lorsqu'il évoquait la question de Mayotte, il disait « Il faut réguler, sinon ce sera le cas » où il est allé très très loin, notamment dans une tribune qu'il avait co-signée dans le Figaro avec Manuel Valls. Il est capable de le faire, il échange avec le fait.
Sur Mayotte, avec M. Rotaillot, je dois dire que ça va être difficile de faire pire.
Donc, il est capable, on va dire qu'il sait parler cette langue-là. Il est quand même l'élu d'un département qui a vu en dix ans l'ensemble de ses circonscriptions, à l'exception de celle qui est détenue par M. Brun, mais les quatre autres circonscriptions du département passer au RN. Donc, il connaît, il sait ce qu'est la désespérance d'un électorat qui, à un moment, bascule du côté du RN. Il comprend cette langue-là. Est-ce que c'est le mandat qui lui a été confié ? Jusqu'ici, son entourage s'évertuait plutôt à dire qu'il échangeait avec des élus de gauche.
Mais sauf que le PS, à l'instant, réagit par un communiqué et écrit qu'Emmanuel Macron, en nommant Sébastien Lecornu, prend le risque de la colère sociale. Ce sont les mots de ce communiqué socialiste.
Et du blocage institutionnel du pays.
Et du blocage institutionnel du pays. Ce qui est une première réponse à nos interrogations.
On dirait presque un communiqué de presse des insoumis, Eric Coquerel, les mots du PS ce soir. Eut-il fallu le préparer autrement qu'en laissant miroiter depuis des semaines que la gauche pouvait être appelée à gouverner ? Ce n'est pas possible. Je voudrais dire pourquoi les choses ne vont pas changer. C'est que la question de M. Macron depuis juillet 2024, ce n'est pas un problème d'égo. Moi, je ne crois pas du tout à ça. C'est qu'il tient à sa politique d'offre et de compétitivité. Je schématise en faveur des plus riches. Et que pour lui, mordicus, il veut essayer d'imposer ça. Donc là, il a le dernier budget à passer.
Parce qu'après, j'allais dire que s'il passe cet obstacle, il pourrait aller jusqu'à 2027. Il a l'obstacle à passer. Donc, il va essayer de le passer. Qu'est-ce qu'il fait ? Il nomme effectivement Sébastien Lecornu. Moi, je pense que c'est vis-à-vis du RN qu'il espère éviter une non-censure en jouant avec Sébastien Lecornu sur le côté chef de guerre. Il nous l'a déjà fait, c'est-à-dire jouer sur les tensions internationales, envoyer des troupes en Ukraine. Enfin, on connaît. C'est ça qu'ils vont tenter, etc. Donc, toute la question qu'ils vont se poser pour les oppositions maintenant, parce que c'est le dernier fusible, par contre. Le fait que M.
Bérou ait sauté, avant même la discussion budgétaire, c'est le dernier fusible de M. Macron. Et pour retourner aux urs, si les oppositions sont cohérentes, c'est parce que moi, je pense que c'est toujours au peuple de trancher une question, quand justement, c'est le cas où l'instabilité, eh bien, il va falloir censurer au plus vite, M. Lecornu, parce que je vous l'annonce à l'avance, je vous fais le pari, le budget qui va être présenté à l'Assemblée dans ma commission ne sera guère différent du budget qui était préparé par M. Bérou, parce que ça, M. Macron y tient. Donc, chaque opposition sera devant ses responsabilités.
– Oui, on sera devant nos responsabilités, comme vous l'avez probablement été, quand vous avez par deux fois appelé à voter pour Emmanuel Macron, que vous voulez maintenant dégager, entre guillemets. Je souligne votre incohérence. Je connais bien M. Lecornu, je suis le représentant du Rassemblement National dans la commission défense, et j'ai eu à négocier avec lui la loi de programmation militaire. C'était assez simple, en fait, parce qu'il y avait un quasi-consensus sur la question. C'est quelqu'un qui écoute tout le monde, et qui, comme un calémé Léon, prend le langage de tout le monde. Et donc, on a tous l'impression d'être écoutés. Et puis, au final, qu'est-ce qu'il fait ?
Il fait du macronisme. Donc, c'est probablement cette méthode-là qu'il utilisera. Il écoutera tout le monde, il utilisera les mêmes mots, et puis à la fin, il fera de l'Emmanuel Macron. Donc, il est sous surveillance rapprochée.
Laurent Jacobelli