L'HOMME DE L'OMBRE DE MÉLENCHON : MANUEL BOMPARD RÉVÈLE LA STRATÉGIE DE LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:18OuverteRéponse directe
Manuel Bompard, vous allez voir, c'est un personnage qui est parfois assez paradoxal. D'un côté, ingénieur informatique mathématicien en mathématiques appliquées, docteur...
- 2:48OuverteRéponse directe
Marseille c'est venu comment ? À quel moment ? Et aujourd'hui comment ça s'inscrit dans votre quotidien ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Votre parcours universitaire, on va en parler un peu mais on va parler de votre parcours personnel. Après, je voudrais qu'on parle bien sûr de la ville de Marseille...
- 5:13FerméeRéponse directe
Quand vous avez fait vos études donc j'ai ce que ce que j'ai noté dites-moi si c'est si c'est ça ingénieur en mathématiques et cfondateur d'une start-up en intelligence artificielle c'est ça ou pas
- 7:36OuverteRéponse directe
Quelle idée vous faites de l'IA vous aujourd'hui ? Vous le voyez comme une chance, vous le voyez comme quelle idée vous faites de l'IA de manière générale ?
- 13:14OuverteRéponse directe
Quand on écoute aujourd'hui dans le débat, ben notamment aux États-Unis, quand on écoute le débat autour de l'intelligence artificielle... ça vous évoque quoi finalement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:44Fait
« un scandale comme le tunnel prado carénage des pH qui sont exorbitants, qui versent des dividendes à des actionnaires exorbitants »
- 8:47Fait
« quand on voit des deep fake, ça c'est dangereux. Quand on voit comment l'intelligence artificielle peut être utilisée dans certains domaines professionnels pour donner des consignes à des travailleurs dans des immenses entrepôts logistiques »
- 9:19Fait
« je pense qu'il y a un enjeu énorme à faire en sorte qu'on soit moins dépendant d'intelligence artificielle qui sont des intelligences artificielles qui sont développées ici aux États-Unis, ici en Chine »
- 9:53Fait
« il y a une dizaine de jours la décision de Trump qui dit les modèles les plus puissants de Tropique, c'est Claude là, l'intelligence officielle s'appelle Claude, il dit bah non les Français ou les autres les non américains vont plus avoir accès à ces modèles les plus performants »
- 12:08Chiffre
« il y a toutes les pagnes, le livréa euh des Françaises et des Français, les assurances vies. Les assurances vies, c'est un bah faire en sorte que ça soit fléché pour permettre aux entreprises françaises d'avoir accès à des capitaux français »
- 28:59Fait
« ce clientélisme, ça a détruit en fait, y compris la vie politique pendant des années et des années dans cette ville »
- 30:39Fait
« un scandale comme le tunnel Pradoénage. C'est un scandale, ça existe quasiment nul part ailleurs »
- 31:48Chiffre
« vous avez 50000 personnes à Marseille qui sont en attente de logement social »
- 35:37Fait
« le Rassemblement national sa sa progression, elle est constante depuis maintenant plusieurs décennies et pas seulement à Marseille »
- 38:15Fait
« à Carpentra, on supprime les subventions au planning familial »
- 42:54Fait
« je pense que en vérité cette campagne, elle va être elle est marquée déjà par c'est les derniers jours, c'est l'agonie du macronisme en fait »
- 43:35Fait
« Jordan Bardella le Rassemblement national qui quand même pendant longues années a essayé de se présenter comme un parti antisystème un parti qui se mettait à distance et qui petit à petit vous voyez bien est en train de reprendre les habits du système »
- 44:20Chiffre
« en France on a quand même je sais pas les gens peut-être se rendent pas compte mais on a retrouvé des chiffres de pauvreté en France. On parle de la France hein qu'on avait pas atteint ou depuis les années 70 »
- 44:20Chiffre
« on a retrouvé des chiffres de pauvreté en France. On parle de la France hein qu'on avait pas atteint ou depuis les années 70. »
- 44:30Fait
« la canicule sera terminée, ils en parleront plus hein jusqu'à la prochaine. »
- 46:11Fait
« une campagne, faut faut être plus fort que les autres, c'est tout. C'est la vie, il faut convaincre. »
- 47:25Promesse
« Je propose d'augmenter le SMIC parce que je considère qu'avec un SMIC, on vit pas suffisamment bien. »
- 47:25Promesse
« Je considère qu'il faut la planification écologique parce que ça devrait être notre grande priorité lutter contre le changement climatique. »
- 51:29Fait
« les ce qui est certain, c'est que vous avez aujourd'hui des actrices, des acteurs politiques qui utilise l'accusation d'antisémitisme pour essayer de diaboliser euh la France insoumise »
- 52:09Fait
« l'antisémitisme comme de tous les racismes d'ailleurs n'existe pas en France. »
- 53:38Fait
« le gouvernement essayer de participer de ces campagnes de dénigrement, alors que lui il a les leviers du pouvoir et que quand vous regardez ce qu'ils ont fait sur la question de la lutte contre l'antisémitisme, contre toutes les formes de racisme, toutes les associations vous disent "Mais c'est pas du tout à la hauteur de ce qu'il faudrait faire" »
- 54:15Promesse
« si la France insoumise elle arrive au pouvoir, vous allez avoir un une politique publique avec des des implications dans la police, dans la justice, dans le pilotage politique, dans les associations pour lutter contre l'antisémitisme »
- 1:02:06Promesse
« l'impôt sur les sociétés pourrait être progressif en fonction de la taille de l'entreprise, en fonction du chiffre d'affaires »
- 1:03:46Fait
« les charges, c'est je veux avoir accès au crédit bancaires, je galère parce que je suis une petite entreprise »
- 1:04:23Promesse
« Nous, on dit tarif réglementé. C'est pas les grands géants de l'électricité qui doivent se faire des s'en mettre plein les poches sur le dos des particuliers et des petites entreprises »
- 1:05:58Fait
« on a l'impression de passer son temps à remplir des dossiers pour aller chercher des financements »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Aujourd'hui, je reçois Manuel Bompard, député de la 4e circonscription des Bouches du Rône, coordinateur national de la France insoumise et sans doute l'un des hommes les plus en vu de la gauche en ce moment. On commence tout de suite. C'est parti. Je dis les mots tels qu' sont ce clientélisme, ça a détruit la vie politique pendant des années et des années dans cette ville qu'on essaie de rattraper du retard parce qu'on a du retard à Marseille dans notre politique de développement. Je pense qu'on a besoin de débarrasser la ville de Marseille de ces logiques là, de ces politiques là et aussi d'une forme de confiscation de la ville par des intérêts privés pendant des années et des années. Je veux dire un scandale comme le tunnel prado carénage des pH qui sont exorbitants, qui versent des
dividendes à des actionnaires exorbitants. Mais des fois, j'ai envie d'emmener des élus municipaux dans certains quartiers, des barres d'immeubles, dans des cages d'escalier, leur dire franchement vous vivriez ici, vous laisseriez vos enfants étudier dans ces écoles, vous prendriez ce bus. Franchement, vous le feriez pas. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle émission d'Ilf Marseille. Aujourd'hui, je reçois Manuel Bonpard, député de la 4e circonscription des Bouches du Rône, coordinateur national de la France insoumise et sans doute l'un des hommes les plus en vu de la gauche en ce moment. Manuel Bompard, vous allez voir, c'est un personnage qui est parfois assez paradoxal. D'un côté, ingénieur informatique mathématicien en mathématiques appliquée, docteur
cfondateur d'une start-up en intelligence artificielle, un profil scientifique, cartésien et méthodique et de l'autre le stratège en chef d'un mouvement politique radical, l'homme qui a dirigé les deux campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon, celui qu'on surnomme aujourd'hui son bras droit. Et puis naturellement, on va parler de Marseille parce que Manuel Bompard n'est pas marseillais. Il est né dans la Loire, il a grandi dans la Drome. C'est Mélenchon qui lui a confié cette circonscription en 2022 et depuis il représente cette ville à l'Assemblée nationale tout en dirigeant LFI depuis Paris. Les questions aujourd'hui, elles sont nombreuses sur son parcours, sur sa vision de Marseille, sur les municipales qui viennent de se terminer et sur ce qui se joue à gauche en ce moment à
moins d'un an de la présidentielle. Vous connaissez le concept, vous connaissez le format. Ici, on n'est pas sur un débat en mode plateau télé. On pose les questions que tout le monde pourrait se poser. Avant de commencer, je tiens encore une fois à vous remercier vraiment du fond du cœur. On reçoit plein plein de messages pour nous encourager euh pour produire davantage de contenu et vraiment vous imaginez pas la valeur que ça a à nos yeux de recevoir ce genre de message. C'est vraiment de la bombe. On est hyper content que le concept vous plaise et on va continuer à en faire encore plein d'émissions. Je vous rappelle que ces émissions, elles sont dispo sur YouTube bien sûr, mais également en podcast, surzer, Apple Podcast ou sur Spotify bien sûr. Vous avez aussi tous les
meilleurs extraits de nos émissions sur Instagram. On commence tout de suite avec Manuel Bonpard. C'est parti. Manuel, merci beaucoup d'être là. Merci à vous. Merci de l'invitation. Bravo pour l'émission. Ouais, merci. Merci beaucoup. Vous en avez regardé quelquesunes ? On en parlait quelquesunes des extraits. Honnêtement, j'ai pas regardé déjà énorme. C'est déjà énorme. Mais je trouve ça bien que il y a un format d'émission un peu sur Marseille. Ouais, mais c un plaisir de venir. Très très heureux de vous recevoir en tout cas. Avant de commencer, alors l'émission, je vais, si ça vous va Manuel, on va la faire en trois temps. D'abord, on va parler de votre parcours. Je le disais en guise d'introduction, c'est peut-être pas, en tout cas moi je le savais pas. Votre parcours
universitaire, on va en parler un peu mais on va parler de votre parcours personnel. Après, je voudrais qu'on parle bien sûr de la ville de Marseille et dans un troisème temps, on parlera de la politique au niveau national, de l'élection présidentielle qui approche. Partiz. Mes premières questions introductives. Marseille Marseille c'est venu comment ? À quel moment ? Et aujourd'hui, comment ça s'inscrit dans votre quotidien ? Je disais représentant de Marseille à Paris et député à Marseille. Comment vous vivez ce trucl aujourd'hui ? Je le vis très bien. Moi, vous l'avez dit, je suis né dans la Loire, j'ai grandi dans la Drome. Après, j'ai pas mal circulé dans le cadre de de mes études puisque j'ai fait mes études supérieures à Grenoble. Ensuite, j'ai fait une une thèse en
région parisienne. J'ai fait ce qu'on appelle un postdoctorat à Toulouse. Et puis après, je suis venu m'installer à Marseille il y a maintenant 6 ans, 5 ans. C'est une ville qui m'a toujours attiré même quand j'étais quand j'étais jeune. Peut-être qu'on on en parlera. C'était quoi ? C le côté bouillonnant. le côté côté bouillonnant, le rap marseillais, j'ai grandi avec ça. Génial. Euh le foot, bon voilà. Donc tout ça m'a toujours quand même pas mal attiré. Et après quand j'ai eu l'opportunité pour des raisons à la fois personnell et politiques, on va dire de m'installer à Marseille, je me suis dit bingo. Et puis maintenant, j'en suis le député, j'en suis très fier. Je suis évidemment en raison de mon rôle à l'Assemblée nationale, pas l'intégralité de la semaine à Marseille.
souvent je suis on va dire tout le début de la semaine plutôt à Paris à l'Assemblée nationale mais en tout cas je tiens beaucoup au fait et je le respecte de venir à Marseille toutes les fins de semaine d'agir et d'être présent aussi dans la circonscription dont je suis le député puis j'habite à Marseille je me sens marseillais même si évidemment une partie de ma vie elle se fait à l'Assemblée nationale comme plein d'autres députés d'ailleurs. Et j'essaie d'y porter la parole et la voix des Marseillaises et des Marseillais sur la circonscription dont je suis le député qui est une circonscription qui couvre peut-être pour les gens qui nous écoutent le savent peut-être pas la 4e circonscription c'est le prier le 2è le 3e arrondissement de Marseille [grognement] puis un tout petit bout des
5e et 6e arrondissement autour de la plaine. La plaine couru. Ouais. Voilà. Donc la pleine courue, le panier jusqu'à la Belle de Ouais. OK. Félix Piat, la Joliette. Bon, mais le vieux, l'essentiel du vieux port dans cette circonscription et c'est une circonscription qui est aussi alors évidemment avec beaucoup de difficultés, on en parlera tout à l'heure, mais aussi très attachante et voilà, moi ça me fait du bien à chaque fois aussi de de retrouver les Marseillaises et les Marseillais. [rires] Euh, allez, on y va Manuel sur votre parcours. Alors, j'ai été en préparant l'émission, ouais, j'ai été hyper surpris. pas qu'on vous imagine pas mathématicien mais sur en fait surtout sur le côté intelligence artificielle parce que quand vous avez fait vos vos
études donc j'ai ce que ce que j'ai noté dites-moi si c'est si c'est ça ingénieur en mathématiques et cfondateur d'une start-up en intelligence artificielle c'est ça ou pas après alors en fait j'ai j'ai je disais tout à l'heure j'ai fait d'abord un diplôme d'ingénieur ingénieur en mathématiques appliqué en informatique j'ai fait une école d'ingénieur à Grenob qui s'appelle NC Mag et à la à l'issue de mon de mon cursus d'ingénieur j'ai fait en parallèle un master de recherche en mathématiques appliquée et ensuite j'ai beaucoup d'ingénieurs ensuite vont travailler dans l'industrie, dans des grandes entreprises et cetera. Moi à ce moment-là, j'ai choisi de poursuivre par un parcours de recherche. Donc j'ai fait un doctorat en mathématiques appliqué pour que les gens se rendent compte le
type de sujet. La le thème de ma thèse, c'était de travailler sur l'optimisation aérodynamique des formes des ailes d'avion. Voilà. OK. Donc en fait c'est de la mathématique des mathématiques appliquées à l'aéronautique. Rentrer dans les détails, c'est des méthodes d'optimisation qui permettent de chercher quelle est la forme de l'aile d'avion plus aérodynamique. Du coup, génial parce que spontanément faisais le parcours sur SP enfin de gauche alors que pas du tout du tout pas du tout en ce qui me concerne et à l'issue de mon doctorat, j'ai fait ce que font pas mal de gens qui ont fait un doctorat. On fait ce qu'on appelle un post doc, c'est la suite du doctorat. Et à ce moment-là, j'ai fait mon post doc avec un ingénieur, un chercheur qui avait aussi monté une petite entreprise
qui travaillait dans le au sens large dans le domaine de l'intelligence artificielle. Et donc effectivement à l'issue de mon post doc, j'ai je l'ai rejoint dans cette petite entreprise qu'on a fait grandir ensemble h et dans laquelle j'ai travaillé jusqu'en 2019 et puis après en 2019, j'ai d'abord été élu au Parlement européen. Donc j'ai pas pu continuer ce ce parcours professionnel. Et puis après en 2022, j'étais élu député à l'Assemblée nationale. Donc c'est vrai que j'ai pas la formation type, on va dire euh ou où le le profil qui est le mien est assez faiblement représenté, on va dire, à l'Assemblée nationale. Parcours plus scientifique existe moins. Et en parallèle en fait de mon cursus et de mon parcours universitaire et professionnel, j'avais un engagement
politique d'abord comme étudiant et puis après ensuite quand j'ai commencé à travailler, j'ai continué à m'engager politiquement. J'ai pris des responsabilités, j'ai eu l'opportunité d'être candidat, d'être élu, mais voilà, c'est c'est une autre vie. Je pense à des atouts dans la bataille politique, même si par rapport à d'autres, j'ai peut-être moins j'avais pas de formation droit, j'avais voilà donc j'ai appris aussi beaucoup sur le tas mais voilà, moi j'aime moi j'aime bien avoir ce parcours-là et ce profil là, il est un peu singulier mais intéressant. Du coup, je résiste pas à à vous poser la question. Alors, je sais pas à l'époque nécessairement ça évolue tellement vite le sujet de l'IA quand vous avez lancé cette start-up, ça devait pas être du tout la même
qu'aujourd'hui mais je résiste pas à l'idée de vous poser la question dès ce stade. Quelle idée vous faites de l'IA vous aujourd'hui ? Vous le voyez comme une chance, vous le voyez comme quelle idée vous faites de l'IA de manière générale ? Je pense que ça c'est une chance dans un certain nombre de domaines. Ouais. Et je pense qu'il faut le le développer, le promouvoir, ça apporte aussi des risques, des dangers de remise en cause des droits, des libertés fondamentales et donc il faut aussi l'encadrer, le contrôler. toutes les tous les usages de l'intelligence artificielle sont pas euh sont pas positifs, mais il y a des usages de l'intelligence artificielle qui sont positifs et indispensables. Quand on fait tourner des modèles euh dans le monde médical euh parce que on
arrive à détecter euh sur euh je sais pas des images de cœur euh euh le les premiers symptômes d'un cancer, je pense que personne va être contre le fait qu'on fasse développer des intelligences artificielles pour essayer de mieux détecter, de mieux prendre en charge mieux de prendre en charge ces maladies pour pouvoir les soigner plus rapidement. Bon, quand on fait tourner des immenses modèles pour frapper de la cryptoonnaie, personnellement, [grognement] je suis moins certain de l'impact positif pour la société. Donc en fait, je trouve que Mais c'est une bonne question parce que je trouve que dans le débat public, on a l'impression que ça se partage entre ceux qui vont dire c'est génial tout parfait il a qui mettent il a à toutes les sauces et puis ceux qui disent "Ah non, attention l'IA,
ça va nous remplacer et cetera doucement." Euh on peut avoir une position qui est une position dit bon il y a des choses dans l'intelligence artificielle qui sont super, faut les développer, les promouvoir et puis il y a des choses on dit "OK, attention, faut des règles, des réglementations, faut pas faire n'importe quoi." Quand on voit des deep fake, ça c'est dangereux. Quand on voit comment l'intelligence artificielle peut être utilisée dans certains domaines professionnels pour donner des consignes à des travailleurs dans des immenses entrepôts logistiques, là je dis "Non, je suis pas d'accord, il y a il y a un droit du travail. Attention les gens c'est pas des machines. Donc voilà, moi je suis favorable à ce que à la fois on développe l'intelligence artificielle
mais qu'on la contrôle, qu'on l'encadre aussi et puis surtout je pense qu'il y a un enjeu énorme à faire en sorte qu'on soit moins dépendant d'intelligence artificielle qui sont des intelligences artificielles qui sont développées ici aux États-Unis, ici en Chine, ici dans d'autres pays et qu'on ait la capacité d'avoir une un enjeu de souveraineté. Je sais pas si vous avez vu il y a une dizaine de jours la décision de Trump qui dit les modèles les plus puissants de Tropique, c'est Claude là, l'intelligence officielle s'appelle Claude, il dit bah non les Français ou les autres les non américains vont plus avoir accès à ces modèles les plus performants. Donc c'està dire qu'on est quand même très dépendant d'une décision individuelle de Trump sur l'utilisation de nos outils d'intelligence
artificielle. Donc je pense ça va être un enjeu de la prochaine campagne présidentielle, on en parlera peut-être, de développer aussi une intelligence artificielle française souveraine avec des clouds souverains, avec la capacité d'avoir nos propres données, qui sont stockées sur nos propres infrastructures et que sont on soit pas dépendant des autres. Et ça c'est un vrai enjeu mais c'est aussi un retour aux sources he parce que moi quand j'ai travaillé sur la question de l'intelligence artificielle, vous savez les premiers modèles d'intelligence artificielle dans les années 80 en France en particulier, il y en a eu avant mais les premières fois on a commencé à vraiment codifier ça. Pas mal de chercheurs français qui ont travaillé sur ce sur ces sur ces
sujets là. Et donc on était plutôt très fort les français. L'école française des mathématiques applices toujours était une école plutôt plutôt développée et c'est vrai que là on a un peu été distancé. Donc je crois qu'on a besoin d'une politique publique de développement de la recherche et des outils de l'intelligence artificielle. Vous vous pensez vous parlez justement de politique publique, vous pensez que c'est de l'idée que je m'en fais en tout cas, mais peut-être que encore une fois, j'y vais avec beaucoup d'humilité sur ce terrain, j'ai quand même le l'impression que la plupart des grandes réussites des grandes performances de l'intelligence artificielle aujourd'hui, elles viennent d'initiative privée. Non, mais une politique publique, ça veut pas dire qu'il y a pas d'initiative
privée. C'est difficile à dire parce que oui, les les Non, non, mais surtout bon, oui, bien sûr, les grandes intelligences artificielles aujourd'hui, elles sont plutôt développées par des entreprises privées. C'est vrai. Et après si on est honnête, elle profite d'une recherche scientifique, d'un développement algorithmique, d'un développement théorique qui a été forgé, j'en parlais, par des écoles de recherche, notamment des écoles de recherche françaises développées dans la mathématique fondamentale puis les mathématiques appliquées puis bon donc en fait ces entreprises privées elles profitent aussi du fait qu'à un moment en France on a dit on va on va avoir une politique de recherche donc il favor donc en fait il faut travailler les deux évidemment mais Même pour l'initiative privée, on
doit être vigilant sur le fait que cette initiative privée, elle se retrouve pas assez vite, malheureusement, c'est trop le cas aujourd'hui. À ce qu'on ait des belles idées, des belles innovations en France, des belles start-ups en France qui vont développer des techniques d'intelligence artificielle et puis assez vite, elle se retrouve confrontée à des difficultés de financement. se tourne versins, chinois, indiens qui mettent la main sur nos pépites. Donc moi quand je parle d'une politique publique, c'est évidemment une politique d'investissement public, la recherche publique, j'y crois, c'est fondamental, mais aussi de faire en sorte que les entreprises privées puissent avoir accès à des fonds nationaux. Alors là, il y en il y a plusieurs idées, mais par
exemple, il y a toutes les pagnes, le livréa euh des Françaises et des Français, les assurances vies. Les assurances vies, c'est un bah faire en sorte que ça soit fléché pour permettre aux entreprises françaises d'avoir accès à des capitaux français, d'avoir des accès aux crédits qui sont des accès aux crédits français. Si on veut avoir une politique de souveraineté sur le domaine, bah on peut pas accepter que dès qu'une entreprise, elle a fait quelque chose de bien et qu'elle commence à avoir une taille critique, elle va en quelque sorte échapper à notre contrôle parce qu'après encore une fois, on va être dépendant de décisions qui ne sont pas les nôtres. Or, on est tous conscients du fait que l'intelligence artificielle, elle va avoir un poids qui un poids significatif
dans les prochaines décens. Alors, si Trump ou le président chinois peuvent décider du jour au lendemain de nous couper, en fait la France, elle a la vocation à faire mieux, je crois, que d'être juste une colonie numérique où on a des des data centers qui hébergent des données américaines ou des données françaises pour entraîner des modèles américains. On peut faire mieux. Bien sûr. H dernière question sur l'IA parce que c'est c'est vrai qu'on a on a déjà bifurgé et Ouais. Ouais. Non, c'est intéressant. Le sujet est hyper intéressant. Quand on écoute aujourd'hui dans le débat, ben notamment aux États-Unis, quand on quand on écoute le débat autour de l'intelligence artificielle euh que ce soit Dario Amode ou de Entropique ou que ce soit Musk, nécessairement on se pose la question
infinée, ben ouais, jusqu'où ça va aller ? Et on parle de on va jusqu'à poser la question d'un revenu universel parce que les machines travailleraient à notre place. Ça ça vous en tant que homme politique de gauche, ça vous évoque quoi finalement ? Remplacer la machine qui remplacerait l'homme sur la partie travail, ça vous évoque quoi ? Bah, ça fait partie parfois des débats que je peux avoir y compris avec des autres enfin même à l'intérieur de l'espace de la gauche, c'est que des fois il y a une forme de méfiance en se disant "Ah, on va être remplacé et cetera." Bon, moi je dis mais ça dépend de quoi ? C'est là où je dis qu'il faut avoir un discours un peu modéré. Franchement, si la machine, elle permet de remplacer des tâches humaines qui sont les tâches humaines
les plus pénibles, les plus complexes, celles qui produisent des maladies professionnelles, des souffrances et cetera, pourquoi on se rit contre ? Je veux dire, quand on développe des méthodes d'intelligence artificielle qui permettent d'avoir des robots qui vont dans nos centrales nucléaires pour faire de l'entretien plutôt que d'envoyer des gens qui vont se retrouver exposés à des radiations et qui vont en avoir des conséquences pendant toute leur vie, pourquoi on serait contre ça ? que voilà après quand ça commence à poser la question de remplacer les métiers de la culture et la production culturelle là je dis attention parce que ce qu'il faut quand même comprendre c'est que ce qu'on appelle intelligence artificielle c'est en fait un système numérique qui
permet de reproduire des comportements humains. C'est ça l'intelligence artificielle. On prend des données, on essaie d'identifier des dynamiques qui ont produit ces données et on est capable de les reproduire. C'est ça le principe, même si ce que je dis peut être contesté parce qu'on va quand même on arrive à apprendre un niveau d'abstraction mais on produit pas de la création non plus. C'est normalement on crée rien, on reproduit des choses qui ont déjà été créées. Bon moi je crois quand même à l'art, à la culture pour construire des imaginaires aussi. C'est un homme qui bosse plus. un homme qui bosse plus et qui passe sa journée à l'art si ça ou pourquoi pas ça serait pas une perspective inintéressante mais je suis pas ça fait pas peur c'est non ça me fait pas peur mais à partir du
moment où on régule on contrôle on fait pas n'importe quoi euh mais en tout cas ne plus bosser du tout j'ai j'ai des doutes parce que il y a quand même toujours un travail humain aujourd'hui pour construire une intelligence artificielle pour la prendre pour l'utiliser. Mais par contre si ça permet d'alléger la charge humaine de libérer du temps qui permet ensuite de le consacrer au loisir, à la création, à la culture, à la solidarité, bah pour qu'on serait contre. Enfin, pardon, mais l'histoire de la gauche en tout cas telle que je la conçois, c'est quand même d'essayer de libérer l'être humain de de ses de ses oppressions, de de lui libérer du temps libre. la réduction du temps de travail, ça a été les congés payés, ça a été le fait justement qu'on a du temps et qu'on
passe pas sa vie uniquement à vivre pour pour pouvoir vivre en fait, à gagner sa vie pour pouvoir vivre. Donc donc voilà, moi je je justement je trouve que parfois on la regarde trop avec des yeux d'inquiétude. Je dis pas qu'il y a pas des des risques attention et des dangers, il y en a mais ça va, on est capable de faire. Enfin, je veux dire quand on a développé l'imprimerie, quand on a développé la machine, les usines, les craintes étaient les mêmes. Bah [soupir] c'était quand même plutôt pas mal, non ? ça nous a permis de gagner en productivité, de moins travailler. Bon voilà donc moi, j'essaie de regarder l'avenir avec de manière positive, pas toujours avec anxiété, avec peur, avec crainte quoi. On reviendra peut-être sur Lia, mais je voudrais quand même qu'on avance un
petit peu sur votre parcours, même si c'est hyper intéressant et et d'autant plus dans votre bouche, mais donc les études dans les mathématiques, la start-up dans l'intelligence artificielle et après on a on a commencé à en parler tout à l'heure et après il y a un moment où il y a le déclic politique. Alors mon déclic politique, il est avant. Ouais, il est avant. En fait, moi déjà quand j'étais étudiant, quand j'étais en école d'ingénieur, bon, il se trouve que c'était dans les années 2004 2005, il y a eu notamment deux grand sujets, deux grandes questions. Vous aviez quel âge, pardon ? J'avais ben moi je suis n en 1986 donc voilà en 2004 si mes calculs sont bons, un moins de 20 ans. Ouais. Voilà. J'avais 18 ans. Voilà, j'étais j'étais en école d'ingénieur, j'avais
terminé mes mon lycée et puis c'était mes premières aînées. Et il y a eu deux grandes batailles. Euh il y a eu le débat à l'époque, je sais pas de quelle génération vous êtes, si ça vous dit quelque chose, mais eu le débat sur le ce qu'on appelait le contrat première embauche. Ouais. Euh c'était Villepin qui était premier ministre à l'époque et qui voulait euh instaurer ce ce contraste en gros une sorte de CDD spécifique pour les jeunes. Il y avait une belle mobilisation dans les universités de la jeunesse. Voilà, moi j'y avais j'y avais contribué, j'y avais participé et puis en 2005 c'était le grand débat avec le référendum sur le traité constitutionnel européen. Et là aussi une campagne qui m'a intéressé. J'étais pas j'avais pas d'engagement collectif. J'étais pas dans une
organisation, un parti, un syndicat, une association. Mais je m'intéressais à la politique depuis depuis assez jeune, j'étais quand même éveillé à tout ça et puis euh je me suis dit bon allez il y avait des réunions publique, des meetings, des débats, je me suis dit je vais y participer. Puis ça m'a peut-être donné un petit peu le virus euh de l'engagement. Et donc après dans la foulée notamment, il y a l'élection présidentielle de 2007 à l'époque, c'est la campagne royale SarkoZi me retrouvait pas forcément dans les deux. Euh et puis euh après ça, il y a Jean-Luc Mchant qui a qui a publié un livre qui s'appelait Enquête de gauche, qui était un peu une analyse de la campagne présidentielle de Colen Royal. Je suis tombé sur ce bouquin, je l'ai lu, j'ai me suis dit
"Ah bah voilà, je je me retrouve dans quelqu'un qui pense des choses proches de ce que j'ai l'impression de penser. J'étais jeune moi aussi en humilité. Euh notamment parce que si vous voulez à l'époque je me retrouvais ni dans le PS donc je considérais qu'il avait quand même globalement abandonné une perspective de transformation de la société ni dans les partis qui se trouvaient à la gauche du PS parce que j'ai j'avais l'impression que il se posait pas vraiment la question de quelle stratégie pour conquérir le pouvoir que étaient plutôt dans une démarche assez protestataire. On utilise les élections comme une tribune mais on n pas forcément réfléchi à une manière d'arriver au pouvoir. Alors moi je cherchais un projet qui a lié une certaine radicalité au bon sens du terme
c'est-à-dire essayer d'aller dénouer les problèmes à la racine et en même temps une stratégie électorale à vocation majoritaire. Et quand Januc Mélenchon quitte le Parti socialiste créée à l'époque ce qu'on a appelé le parti de gauche qui a constitué le fran de gauche puis après il y a eu la France assoumise voilà il sort avec une perspective majoritaire et un programme qui a un programme qui correspondait à ce que je pensais et je me suis dit allez j'y vais. Et donc en fait, j'ai participé, j'ai été dans les tout premiers à rejoindre ce parti quand il a été constitué. Céit en 2008, enfin 2008 [grognement] et donc assez vite en fait, c'était un jeune parti. J'ai pris des responsabilités. Donc vous le rencontrez assez vite en fait finalement. Ouais. Ouais. Bah dans assez vite.
Ouais. Bah vous savez quand vous êtes dans un c'était un parti avec au début il y avait quelques centaines de membres. Bon tout le monde se connaît assez vite en fait dans un parti comme ça. J'étais jeune, j'avais du temps, j'étais déterminé, motivé. Je pense que voilà, il y avait il y avait il y avait des responsabilités à prendre et il y avait pas des millions de personnes qui se coupaient derrière pour prendre ses responsabilités. Et assez vite en fait, moi j'avais vraiment pas de formation politique quoi. Mais bon, j'ai appris sur le temps, on va dire [grognement] et puis et puis voilà. Et puis votre relation avec Jean-Luc Mélenchon, ça a été une relation très forte de confiance assez rapidement aussi ou comment ça s'est fait ? Ouais, ça met du temps à se construire
évidemment mais bah en fait ouais, je l'ai rencontré en 2008, j'ai rejoint la direction du parti de gauche à l'époque, c'était en 2010. J'étais très proche et celui qui m'a appris beaucoup de choses, c'était François de la Pierre qui était euh qui était une personnalité très importante qui est malheureusement décédé il y a quelques années mais qui m'a qui m'a vraiment appris beaucoup quoi. J'ai j'ai qui m'a guidé, qui m'a et puis après j'ai fait donc dans la campagne présidentielle de Jean-Luc Mchant en 2012, j'étais déjà dans l'équipe de campagne puis après assez vite après 2012, bah c'était François de la Pierre qui était directeur de campagne de Jean Mchan en 2012. Donc je travaillais à ses côtés et puis après euh en 2014, Jean-Luc Mcchon était euh candidat aux élections européennes.
C'est moi qui fait cette première direction de campagne. Puis après en 2017, j'étais son directeur de campagne à la présidentielle en 2022 aussi. H et là bon, on [raclement de gorge] va dire je coordonne le début de la de la campagne qui vient. Donc ça c'est une au début évidemment c'était d'abord moi je le dis en toute humilité en toute modestie une relation d'apprentissage. Moi j'ai beaucoup observé beaucoup appris et puis après petit à petit on prend des habitudes de travaill en commun et on installe je pense une relation qui est une relation de confiance mutuelle réciproque et pense aussi maintenant qu' une relation dans lequelle elle est pas à sens unique. Voilà je contribue, j'apporte je contribue à la réflexion et travaille ensemble mais pas que tous les
deux. Il y a une équipe aussi qui s'est constituée autour de Jean-Luc Mélenchon depuis depuis une dizaine d'années avec des nouvelles figures politiques, personnalités politiques qui ont émergé. Je sais que Jean Machon est beaucoup critiqué mais il y a pas à ma connaissance un seul autre responsable politique national aujourd'hui qui a fait émerger autour de lui d'autres figures politiques plutôt d'une nouvelle génération qui commence à être identifié du grand public et je pense qu'on a une équipe qui est une équipe assez assez formidable. En tout cas, moi je suis très très heureux de travailler dans cette équipe parce que c'est une équipe qui est complémentaire. les gens se tirent pas la bour, ça marche pas sur les pieds et et où chacun a, on va dire,
ses points forts, ses points faibles et on essaie de de travailler ensemble. Et donc après, il y a il y a la députation ici à Marseille. Ça ça arrive en quelle année ? 2022 ma première élection 2024 avant, il y a des Jean-Luc Mélenchon dans cette même circonscription et puis c'est ça en fait, il vous laisse la place entre guillemets. Bah Jean-Luc Mchant après l'élection présidentielle de de 2022, il se pose la question de savoir s'il est à nouveau candidat. Il prend la décision de pas être candidat. Il se trouve que ça coïcidait avec le moment où j'avais fait le choix de m'installer à à Marseille. Ah donc c'était préalable. Ouais, j'étais j'ai c'était un petit peu avant que je m'étais installé à Marseille. Ouais. Et donc voilà, on a on a on a on a fait
ça et j'en suis très heureux, très fier. C'était évidemment une responsabilité importante. C'était j'en étais très honoré bien sûr et maintenant j'essaie d'être comment on va dire fidèle et et à la hauteur de cette responsabilité. Bon, en 2022, j'ai été élu au second tour. En 2024, après la dissolution, on a réussi à être élu au premier tour. Donc mon sentiment, c'est que je pense que le travail que je fais dans cette circonscription, en tout cas, il est reconnu, il est identifié. J'en remercie évidemment les les habitantes et les habitants. J'essaie de faire de mon mieux, peut toujours faire mieux, hein. Mais en tout cas, moi j'ai une relation qui a une relation très affective avec cette circonscription. Peut-être qu'on en parlera, mais c'est quand même une
circonscription avec beaucoup de difficultés, beaucoup de en une situation sociale quand même dure euh mais avec en même temps tellement de de de débrouill, de créativité, de solidarité. Ouais, je trouve je trouve c'est c'est ça que j'ai aussi envie d'aider, d'encourager. Donc moi, j'essaie de contribuer à à me battre pour améliorer la vie des habitantes et des habitants. Voilà, c'est pas toujours facile quand on est député d'opposition. député, c'est pas c'est pas un rôle opérationnel si je puis dire en fait quand on est député d'opposition, il y a un côté assez frustrant, c'est que il y a des choses qu'on voudrait changer dans la loi et malheureusement on n pas forcément les leviers pour le faire. Pour autant, on a quand même une visibilité, une tribune et elle permet
quand même de faire avancer des choses, de porter la parole des gens. Moi, vous savez, le mot qu'on me dit le plus dans la circonscription quand je me déplace, c'est merci de faire entendre notre voix. Parce que ce qu'il faut bien comprendre, c'est que pour plein de gens, le sentiment qu'ils ont et que je partage, c'est qu'en fait leur vie, leurs existences, leurs difficultés, elles existent pas quand ils allument la télévision, quand ils écoutent les débats parlementaires à l'Assemblée nationale, ils ont l'impression en fait d'être comme disait monsieur Macron, d'être rien en fait que qu'on les considère pas, que qu'on parle jamais d'eux. Et donc je pense que déjà porter ces paroles-là, porter ces voieslà, faire exister ces vies-là, prononcer leur noms, leurs profession, parler de
leurs difficultés, je pense que déjà c'est faire inventer les sujets, même si franchement c'est frustrant et que des fois on voudrait pouvoir faire davantage. Donc voilà, j'ai l'impression et j'essaie en tout cas de faire mon mieux pour pour pour les représenter le plus dignement possible. Alors, je on embray directement parce que je à la deuxième partie, je vous disais que je voulais qu'on qu'on parle de Marseille. Première question que j'aimerais vous poser, c'est une question que je je j'appréhende volontairement de manière très large. On sort là des élections et vous ce qui est bien c'est que vous avez en même temps la connaissance du terrain à Marseille et en même temps la connaissance de la politique au niveau national. Avec cette double vision, quelle quelle idée vous
faites des élections qui se sont déroulées ici à Marseille ? Est-ce que le on a on a pas parfois pu entendre dire que les élections à Marseille, elles étaient pas vraiment au niveau, qu'il y avait un certain nombre de ben voilà Martine Vassal qui un moment pétin en même si on savait pas trop si elle le savait ou pas, enfin bref que les débats étaient pas à la hauteur. Quelle est votre vision à vous de cette élection ? Bon déjà, moi je prétendrais pas de donner des leçons. Je pense que je je ce que je regrette, si vous voulez, c'est le sentiment euh que l'élection municipale qui vient de s'écouler, elle a été un peu confisqué euh par un débat en gros pour ou contre l'extrême droite euh qui forcément a produit derrière euh peu d'espace pour avoir un débat sur le
bilan de la municipalité sortante, euh sur qu'est-ce qu'on pouvait faire mieux avec plein d'électrices et d'électeurs qui euh étaient pas forcément satisfaits. de du bilan du printemps marseillais. Mais en gros quand on leur disait "Mais vous avez le choix entre ça ou l'extrême droite" ? Disaiit bah clairement je préfère ça plutôt que l'extrême droite. Et donc de gens qui je pense parce que nous on a fait on a on a essayé justement de prendre les les Marseillaises et les Marseillais au sérieux de parler de leurs problèmes, de parler de leur intelligence. On a fait un gros travail de construction programmatique, on a fait des auditions, on a parlé force viv aux gens qui la font vivre vraiment, aux associations, aux collectif pour essayer d'avoir un programme qui qui soit l'émanation de
tout ça. Et en fait, le sentiment qu'on a eu, c'est qu'assez vite dans la campagne, c'était difficile d'avoir un espace pour discuter de ça parce que ce qui dominait, c'était la peur de voir la ville basculer à l'extrême droite et peur que je comprends vraiment. Et et donc il y a des gens qui sont moi j'ai même des gens qui m'ont dit en fait nous on préfère votre programme on on OK mais en fait désolé on va pas prendre le risque parce qu'on veut pas que ça soit les l'extrême noite qui gagne quoi. OK. Et ça c'est en même temps vraiment je comprends la dynamique qui a produit ça, mais ce produit aussi le fait qu'on a eu peu de débats sur qu'est-ce qui a été bien fait, qu'est-ce qui a été mal fait dans la dernière mandature, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que en tout
cas pour des gens, après moi j'ai bien conscience que tout le monde partage peut-être pas mon point de vue, mais pour des gens qui croient dans les mêmes valeurs comme moi, de davantage de solidarité, qu'on oublie moins les quartiers, qui sont les quartiers absolument oubliés à Marseille, d'avoir une politique de développement des des transports, des infrastructures publiques qu'on essaie de rattraper du retard parce qu'on a du retard à Marseille dans notre politique de développement de la ville. De ce point de vue-là, vous trouvez, je me permets, de ce point de vue-là, vous trouvez que le le le bilan de de la municipalité précédente sur une approche fondamentalement à gauche, solidarité et cetera, on n'y était pas. Le taf a pas été fait. Bah, pour être clair, quand il y a eu la
victoire du printemps marseillais, je pense qu'il y a eu un espoir qui s'est déclenché en se disant "Ah, enfin, on va tourner la page de gestion de plusieurs années de la municipalité Godin qui a quand même terminé euh à bout de souffle." Donc forcément ça a produit un espoir de d'un changement en se disant nos problèmes des des habitantes et des habitants don personne que personne venait jamais voir dont leur problème était jamais porté dans l'institution municipale qui se dit "Ah peut-être que là on va être entendu." Je dis pas que rien n'a été fait. Je dis pas que c'est exactement pareil que Godin, je sais pas, j'essaie d'être mesuré dans ce que je dis. Mais mon sentiment, en tout cas mon ressenti et le ressenti que j'ai entendu y compris dans la campagne avant, c'est que cet espoir de
changement, il a quand même été assez largement déçu et que s'il y a des choses différentes, elles s'inscrivent quand même globalement dans une forme de continuité d'un système qui dirige cette ville depuis des années et des années. Et surtout, il y a des choses qu'on trouve normal à Marseille, qu'on trouverait normal dans aucune ville de France quoi. Je sais pas, j'ai j'ai des fois j'ai envie je me prétends pas mieux connaître la ville que d'autres et c mais des fois j'ai envie d'emmener des des élus municipaux dans dans certains quartiers de ma circonscription ou même des des quartiers nord de les amener dans des barres d'immeubl dans des cages d'escalier de leur dire mais franchement vous vivez ici vous vous vous vous laisseriez vos enfants vivre dans ces
écoles étudier dans ces écoles vous prendriez ce bus franchement vous le feriez pas alors pourquoi vous acceptez qu'il y ait des gens qui le fassent voilà franchement je vous dis sincèrement il y a de la colère, il y a du dégoût et je vise pas en particulier cette équipe là de manière générale. Il y a le sentiment d'une forme de mépris absolu qui correspond pas en tout cas à mes valeurs, à mes principes. Je dis pas que c'est facile de tout changer. Je dis pas qu'on peut rattraper en un claquement de doigts des années et des années d'incurie, d'abandon, mais au moins donner de la dignité aux gens. Au moins écoutez-les, au moins considérez-les. Au moins essayez de de prendre en charge leurs problèmes. Ne leur racontez pas d'histoire. leur faites pas croire parce que parce qu'on
va voter pour vous, ils vont avoir un logement, ils vont avoir un transport, tout ça là ce qui a quand même été, excusez-moi, moi je je je dis les mots tels qu'ils sont, ce clientélisme, ça a détruit en fait, y compris la vie politique pendant des années et des années dans cette ville. Moi, je vais vous dire ce dont j'ai été le plus fier, c'est comme toujours dans les campagnes électorales, vous avez des gens qui viennent vous voir et qui vous disent "Ah, si tu votes pour si je vote pour vous, monsieur Bart, est-ce que j'auraiis un appartement ? Est-ce que j'auraiis un emploi pour quelqu'un ?" Je dis non, moi en fait mon travail c'est pas de vous donner un logement. Par contre, ce que je vous garantis c'est que moi je me battrai pour que les règles d'attribution des logements elles
soient les mêmes pour tout le monde. Que les règles d'attribution des emplois soient les mêmes pour tout le monde. Je me battrai pour qu'on construise davantage de logements sociaux. Je me battrai pour qu'on contre le logement indigné. Et ce qui m'a rendu le plus fier, c'est quand en 2024, j'ai des électrices et des électeurs qui sont venus me voir dans la campagne et qui m'ont dit "Monsieur mon père, faut que je vous dise quelque chose. En 2022, j'ai pas voté pour vous parce que en fait je pensais que en gros, en échange du vote, il fallait qu'on obtienne quelque chose et maintenant j'ai compris qu'en fait c'est pas le sujet, que c'est pas pour ça qu'il faut voter. Il faut faut voter pour des gens qui vont se battre pour essayer de défendre un programme qui va nous améliorer notre
vie collective. Et je dis pas qu'on a tout changé. Je dis pas que ces pratiques-l elles existent plus aujourd'hui, mais je pense qu'on a besoin de débarrasser la ville de Marseille de ces logiques-là, de ces politiques-l et aussi d'une forme de confiscation de la ville par des intérêts privés pendant des années et des années où il y a une partie de la classe politique marseillaise et une partie de la classe économique a décidé de s'arranger sur le dos des Marseillaises et des Marseillais. Enfin, je veux dire un scandale comme le tunnel Pradoénage. C'est un scandale, ça existe quasiment nul part ailleurs. C'est-à-dire un un tunnel des gens qui sont parfois obligés de le prendre, qui payent des pH qui sont exorbitants, qui versent des dividendes à des actionnaires exorbitants avec des
contrats, des concessions qui sont attribuées par la métropole qui sont mais absolument indigentes et personne ne dit rien et on continue à laisser s'entretenir le système. Voilà. Donc moi ce que je regrette un peu pour finir de répondre à votre question dans cette campagne des élections municipales, c'est qu'on nit pas pu avoir ce débat là. Et si on avait pu avoir ce débat là, je pense que la démocratie s'en serait mieux porté. Après voilà, en même temps, je il y avait une nécessité pour moi en tout cas d'empêcher cette ville de basculer dans les mains du Rassemblement national parce que je pense que ça lui aurait fait beaucoup de mal et donc je comprends qu'il y a des gens qui se soient qui se soient soi dit ça. Maintenant à nous d'être meilleur la
prochaine fois pour qu'on arrive à faire entendre ce débat. question volontairement enfin assez pragmatique, j'allais dire, mais peut-être presque presque simpliste dans son approche. Mais du coup, si si on devait si je vous donnais maintenant une baguette magique pour régler le principal problème parce qu'on en a cité pas mal là, le clientélisme potentiel, le la question de la redistribution, la solidarité, enfin bref, on a on a traité de beaucoup de sujets. S'il y avait un problème que vous deviez régler, le problème de la ville de Marseille pour vous aujourd'hui c'est lequel ? Ça franchement c'est difficile à choisir un mais pour moi là en tout cas ce que je peux vous dire c'est que moi en tant que député principal même sollicitation que j'ai c'est la question du logement et c'est c'est
des gens qui se retrouvent dans vous avez vous avez 50000 personnes à Marseille qui sont en attente de logement social vous avez des délais d'attente pour avoir accès à un logement social qui sont même même quand vous êtes ce qu'on appelle Dallo, c'està-dire normalement vous êtes prioritaire. Le principe du DALO c'est que normalement si vous êtes reconnu prioritaire c'est un droit au logement opposable. L'État doit garantir que vous ayez un logement. Même quand vous êtes d'Alot aujourd'hui, vous avez plusieurs années d'attente sur liste d'attente pour avoir accès à un logement et ça produit bon non seulement des situations qui sont des situations inconfortables, absolument inconfortables, indignes et en plus ça produit l'existence d'un marché privé indigne de marchand de sommeil où en
fait comme comme le logement social en fait ne joue pas son rôle, bah vous avez il y a une forme de sous-logement social qui s'est développé. Bah des gens qui disent bah en fait moi comme j'arrive pas à aller au logement social, je vais accepter des conditions de logement. Mais enfin franchement moi je me suis on m'a fait visiter des logements mais ce que je disais tout à l'heure mais si si on les montrait à la télévision mais tout le monde serait révolté avec de la moisissure partout sur les murs, avec des animaux des bêtes, des nuisibles, avec des punaises de lit, avec des des alors en ce moment là avec les chaleurs mais avec des bouillons terre insultiques. Je pense que la question du logement c'est une question centrale mais de manière générale la question des
infrastructures aussi. Comment vous pouvez justifier que dans la deuxième ville de France, vous avez une offre de transport en commun qui soit aussi compacte, comprimé, qui qui comment vous pouvez accepter que vous êtes une personne aujourd'hui en situation de handicap à Marseille, mais l'essentiel des stations de métro sont pas accessibles, les bus sont pas accessibles, vous pouvez pas vous déplacer et voilà. Moi en tout cas la vie ce que ce que je voudrais changer à Marseille c'est qu'on prenne enfin en compte la vie des invisibles, des gens dont on parle jamais et qui souffrent vraiment dans dans dans cette ville de la ville est pas adaptée à eux en fait. Après, je vous dis, c'est difficile d'en choisir une parce que les écoles c'est même s'il y a des choses qui ont été
faites, on est encore quand même, vous savez, moi des fois je rencontre des des je j'essaie régulièrement de de faire des distributions devant les écoles parce que c'est un c'est un bon endroit pour rencontrer les parents d'élèves, discuter des problématiques. Vous avez des écoles à Marseille où les les cantines sont tellement petites que vous faites 4 5 6 services à midi. Et quand vous faites 4 5 6 à midi, ça veut dire que vous avez des gamins à l'école, à la cantine, qui ont 15 minutes pour manger leur repas. Mais c'est pas vrai que vous mangez bien en 15 minutes et c'est nos enfants, c'est nos gosses. On peut peut-être au moins faire en sorte que ils puissent bien manger à la cantine quand ils ont la chance d'y aller parce qu'en plus c'est pas facile d'y aller tout le temps. Et si
maintenant il y a des tarifications sociales. Mais bon, on nous avait dit que la gratuité allait être étendue, elle l'est toujours pas aujourd'hui. Mais au moins que nos gamins ils mangent bien, qu'il puissent étudier dans des bonnes conditions. Voilà. logement, transport, école, enfin, il y a plein d'autres choses. Évidemment, la question même la question de la sécurité pour moi, c'est une priorité, mais je supporte pas la manière avec laquelle elle est elle est traitée dans dans les campagnes électorales de manière absolument démagogique. Donc, il y a plein de choses à faire à Marseille. Vous parliez du Rassemblement national tout à l'heure. Euh, je je suis là aussi, je suis obligé de vous poser la question. au premier tour euh mais c'est pas du tout une question provoque mais
néanmoins elle elle appelle quand même la réflexion je pense. Au premier tour donc Sébastien Logogu, il finit à 11,94 %. De l'autre côté on a Lissio qui a 35 %. Est-ce que vous c'est vrai que c ça faisait partie de vos chevals de de de vos chevaux de bataille pardon que de dire ben non Ren jamais de la vie, il faut pas qu'il passe quoi qu'il arrive. Il se retrouve néanmoins à 35 %. Est-ce que c'est un désaveux de votre politique ? Est-ce que vous le prenez à titre personnel ? Est-ce qu'il y a une erreur qui a été faite de votre côté ou comment vous voyez le truc ? [grognement] Bon, d'abord faut dire que le le Rassemblement national sa sa progression, elle est constante depuis maintenant plusieurs décennies et pas seulement à Marseille. Et pas seulement à Marseille. Donc
moi je je suis j'ai pas de problème à dire qu'on fait pas tout parfaitement mais bon endosser sur mes mes frèelles épaules euh l'ensemble de la dynamique de progression du Rassemblement national à Marseille, je pense que ce serait un peu injuste. Euh pour autant oui, il faut les faire reprend une partie de ses électeurs. Bien sûr, c'est vrai. Voilà. Alors, pour certains d'entre eux, euh peut-être qu'ils voteront jamais pour nous. Euh pour d'autres, bah on est en campagne, une campagne moi je suis en campagne permanence et convaincre et convaincre notamment que cette formation politique, elle met sur la table des propositions qui ne règleront absolument pas les problèmes auxquels sont confrontés les Marseillais et les
Marseillais de mon point de vue. Voilà. Après, c'est notre travail de convaincre. Euh pour autant, ils ont pas gagné. Or, je rappelle quand même queau début de la campagne des élections municipales, quand le Rassemblement national donnait ses objectifs de victoire à l'échelle nationale, euh Marseille, Toulon faisait partie de ces objectifs là et ils ont été assez largement battus quand même et on y a contribué. Alors, on aurait évidemment souhaité les faire baisser davantage au premier tour. On aurait évidemment souhaité convaincre davantage d'électrices et d'électeurs au premier tour de voter pour notre liste. Euh mais pour autant, ils l'ont pas emporté. Et donc après à nous de coacher notre travail d'être mais comment le Rassemblement national a progressé ?
C'est ça qu'il faut essayer d'analyser pour parti sur une forme de radicalisation de la droite. Quand vous regardez la carte électorale du Rassemblement national à Marseille aujourd'hui, une partie de ces résultats, il est fait dans des secteurs qui ont largement été des secteurs de domination de la droite depuis plusieurs décennies à Marseille. Il y a une partie des électrices des électeurs qui votent à droite. La droite c'est quand même effondrée hein. S'il doit y avoir une caractéristique principale de l'élection municipale à Marseille, c'est l'effondrement de la droite et certains électrices électeurs sont allé se sont radicalisés à l'extrême droite. Et puis peut-être certains certaines électrices, certains électeurs qui ont le sentiment que ils ont pas été écoutés par la
gauche, qui ont pas été écoutés par la droite et qui se disent "J'entends parfois ça, on les a jamais essayé." Moi j'essaie de leur dire "Si si, on les a déjà essayé. les a déjà essayé compris dans le département. On les a déjà vu à l'œuvre à Vitrol, on les a vu à l'œuvre. On les a à l'œuvre à Marignan, on les a à l'œuvre dans un certain nombre de municipalités, on les a eu à l'œuvre. Et est-ce qu'on a l'impression que les politiques ont été mises en place quand ce qu'on fait c'est qu'on coupe les subventions au secours populaire ? Quand ce qu'on fait c'est que là à Lièvin, là ils viennent de gagner des élections municipales, on interdit, on annule la cérémonie d'hommage au mineurs quand on va détruire les subventions qui travaillent dans nos quartiers
populaires pour accompagner les jeunes. Quand à Carpentra, on supprime les subventions au planning familial, est-ce qu'on a l'impression que c'est une politique qui est une politique bonne pour notre ville ? Personnellement, je le pense absolument pas. Maintenant, c'est mon travail de convaincre les électrices et les électeurs de penser aussi que c'est pas une bonne politique. Donc parfois, je comprends qu'il y a une forme de colère, de désaveu, de sentiment que la gauche, la droite, tout le monde nous a trahi. Mais bon, d'abord nous on n pas été au pouvoir, on n pas été aux responsabilités et deuxièmement le Rassemblement national quand ils ont été au pouvoir aux responsabilités la vie des gens elle s'est pas amélioré. C'est pas vrai. Sur la campagne qui a été faite par
Sébastien de Logu, euh on sait que parfois elle a bon il y a eu elle a été elle a pas été plébiscitée tout du long. On sait que parfois bon il y a la fois où il était monté sur le scooter, il y a eu un certain nombre de choses bon qui faisait partie aussi du personnage mais global son le le le fait qu'au deuxième tour finalement il décide de pas y aller. Comment est-ce que vous comment est-ce que vous l'envisagez cette campagne ? une campagne qui était réussie globalement. Écoutez, d'abord ce qu'il faut quand même dire c'est que c'était la première fois la France insoumise un jeune mouvement politique. C'était la première fois que la France insoumise, elle constituait des listes à Marseille, qu'elle avait sa propre liste à Marseille. On avait été absent de la
dernière élection municipale. C'est la première fois qu'on avait des listes dans tous les secteurs. En fait, c'est pas si facile que ça de faire ce travail là pour une jeune formation politique. La première fois qu'on avait un programme, fouiller, travailler pendant des mois et des mois. Et donc de ce point de vue-là, ça c'est une réussite. Après si vous me dites "Est-ce que vous êtes satisfait du résultat ou est-ce que vous auriez préféré faire mieux ?" Évidemment, j'aurais préféré faire mieux. Et nous, on était engagé dans cette campagne avec l'idée qu'on pouvait instaurer la rupture dont je parlais tout à l'heure et qui à mon avis a été déçu après la défaite de Godin et et la victoire du printemps marseillais. Et oui, on aurait aimé y arriver, on aurait aimé l'emporter. C'était dans cet
objectif qu'on qu'on l'a fait. Alors, faire porter la responsabilité de notre défaite à notre candidat, ça me paraîtrait absolument injuste parce que la vérité c'est que c'était une campagne qui était une campagne difficile. Comme je le disais tout à l'heure, assez vite, elle s'est polarisée entre en gros le maire sortant et le rassemblement national et donc ceux qui voulaient pas du rassemblement national, il votaient pour le maire sortant. Pour autant, je pense que Sébastien Delogu a pas démérité dans cette campagne. Il a essayé de porter notre programme, il a fait des débats dans ces débats. Je pense que je trouve que il fait partie de des candidats qui sont sont quand même le mieux débrouillés. Pardon ? Mais enfin quand je vois le débat où madame Vassal vous en parliez tout à l'heure a
rien trouvé de plus intelligent que de reprendre la devise de Pétin. J'étais plutôt fier de soutenir Sébastien Delogueu, vous voyez ? Et j'ai pas trouvé monsieur Alissio particulièrement extraordinaire dans ces débats. Quant à monsieur Paillon, il s'est quand même contenté dans cette campagne d'essayer de dire le moins de choses possible en se disant de toute façon bon moi mon seul sujet c'est de dire que je serai pas le Rassemblement national. Bah Sébastien Delogil a mérite d'essayer de porter des propositions, de poser des éléments sur la table, d'ouvrir des débats et des discussions. Est-ce qu'il peut faire mieux ? Oui, bien sûr, il peut faire mieux. Je peux faire mieux, on peut tous faire mieux. Mais bon, pour une première campagne municipale, je trouve que on a Ouais.
Non, il a pas démérité. On a fait ce qu'on a fait du mieux qu'on pouvait. Et en tout cas, ce que je peux dire aux gens qui nous écoutent, c'est qu'on l'a fait avec sincérité, euh avec dévouement, en en ayant à chaque fois en tête, on n'est pas obligé d'être d'accord avec nous, mais en ayant toujours en tête l'idée qu'on se fait de ce qui était bon pour les Marseillais et les Marseillais pour la ville de Marseille. Quant à la question du deuxème tour, c'était une décision qui était pas une décision facile et je pense que c'était une décision responsable. C'était une décision qui montrait justement que dans cette campagne, Sébastien Deugus, son sujet, c'était pas son avenir personnel à lui, mais c'était quand même la ville de Marseille et que de ce point de vue-là,
notre responsabilité c'était de faire le nécessaire pour empêcher l'extrême droite de l'emporter. Et ça nous coûte hein parce que ça veut dire aujourd'hui que la France assoumise, elle a pas de représentation au conseil municipal. On a des représentations dans les conseils d'arrondissement. On a 12 élus dans les conseils d'arrondissement et vous allez voir, ils font un super travail parce que c'est pas facile mais ils essayent justement de porter dans ces conseils d'arrondissement la parole des habitantes et des habitants qui malheureusement bien souvent est trop absente. Mais ça veut dire qu'on a pas de représentation au conseil municipal donc ça nous retire aussi des capacités de de visibilité d'interpellation. Donc c'est c'était le prix à payer. Mais je crois que battre le Rassemblement
national à Marseille était plus important que de savoir si on allait avoir 1 2 10 élus au conseil municipal. C'est aussi ça la politique parfois être capable de s'effacer parce qu'il y a des causes qui nous dépassent. Prochaine échéance euh enfin prochaine grande échéance, c'est la prochaine présidentielle. Euh autre sujet que je voulais aborder avec vous, on a de très nombreux candidats qui sont déjà qui sont qui se déclarent plus ou moins. Donc enfin en tout cas, on sait on on press un certain nombre de choses. Donc on a euh Atal, Retaillot, enfin bref, il va y avoir beaucoup de Édouard Philippe euh il va y avoir beaucoup de Le Pen, Bard Le Pen et cetera, il va y avoir beaucoup de monde. Est-ce que vraiment on peut considérer que cette année, il y a la place pour que les filles
passent là gauche radicale. Al moi j'en suis convaincu. J'en suis j'en suis convaincu. Je dis pas que c'est facile, hein. Je dis pas que c'est une formalité, mais j'en suis convaincu pour plein de raisons. D'abord parce que je pense que en vérité cette campagne, elle va être elle est marquée déjà par c'est les derniers jours, c'est l'agonie du macronisme en fait. Et donc il va y avoir une recherche d'alternative et dans cette recherche d'alternative, il y a une compétition. et vous avez un chemin qui est le chemin en vérité et on le voit bien je trouve ces dernières semaines avec la manière avec laquelle Jordan Bardella le Rassemblement national qui quand même pendant longues années a essayé de se présenter comme un parti antisystème un parti qui se mettait à distance et qui petit à petit
vous voyez bien est en train de reprendre les habits du système. Alors monsieur Bardella, il va manger dans des restaurants de luxe. Il va au grand prix de Formule 1 de Monaco avec sa princesse. il va rencontrer les patrons des grandes entreprises à peu près une fois par semaine. Donc petit à petit, il essaie d' de devenir en fait l'alternative acceptable du système. Et puis de l'autre côté, il y a une véritable alternative et c'est celle qu'à mon avis on représente euh qui est celle qu'on porte avec Jean-Luc Mchant avec une équipe, avec un programme et je pense qu'on est dans un tel moment de crise internationale, géopolitique, climatique. Vous avez vu quand même les les jours qu'on est en train de de vivre social. Vous savez qu'en France on a quand même je sais pas
les gens peut-être se rendent pas compte mais on a retrouvé des chiffres de pauvreté en France. On parle de la France hein qu'on avait pas atteint ou depuis les années 70. On est on est on est là, on en est là aujourd'hui. On a on a une question dont personne ne parle jamais à la crise écologique, sauf quand on se retrouve confronté au pied du mur qui fait 40°gr pendant 7 jours et que tout le monde se rend compte que ah ouais, il y a peut-être un petit problème. Mais euh évidemment, parce que je les connais, nos dirigeants politiques, les médias, que la canicule sera terminée, ils en parleront plus hein jusqu'à la prochaine. Puis après la prochaine, ils nous diront, vous allez voir, on va agir sur le sujet. Bah ouais, le problème c'est que le principe d'une canicule et d'un événement
climatique extrême, c'est que agir, il faut agir avant en fait. parce que quand on arrive et qu'on est confronté au problème, on peut on peut difficilement faire les choses. Donc je pense qu'on est dans un tel moment, si vous voulez où toutes les contradictions, tous les toutes les difficultés du pays, elles explosent et elles explosent pas de manière policée, elles explosent pas de manière cool, elles vont exploser de manière radicale parce que les difficultés auxquelles on va être confronté sont des difficultés radicales. Parce que les bifurcations qui sont nécessaires, elles vont être radicales. Et que je pense que le programme qui est le notre c'estàd mais radical c'est pas c'est pas au sens extrémiste. Moi je considère pas que notre programme il est extrémiste radical. Ça veut dire
Ouais. Et puis identifier quels sont l'heure elle est elle est plus au ripolinage du système aujourd'hui. Ce ce système il nous amène dans l'abîme sociale, économique, climatique, [raclement de gorge] internationale. Et donc en fait c'est ça qu'il faut changer. Et je pense qu'on est les seuls aujourd'hui à avoir réfléchi à cette rupture, à l'avoir construite, à à la portée. Alors évidemment, je sais, on est caricaturé. Alors évidemment, je sais quand vous touchez des intérêts bien installés depuis des décennies en France, bah il y a tout aussi euh une meute médiatico politique qui se déchaîne pour essayer de vous salir, de vous dénigrer. Mais après, il y a ce qu'on entend à la télévision et puis a la réalité de ce que je de ce que pensent les gens. Donc moi, je pense
qu'il y a un chemin. Après, vous savez, une campagne, faut faut être plus fort que les autres, c'est tout. C'est la vie, il faut convaincre. Si vous êtes meilleur, bah vous pouvez gagner. Si vous êtes moins bon, vous pouvez pas gagner. On on entend très souvent parce que la question qui vient donc immédiatement c'est un peu c'est le le elle vient directement rebond à ce qu'on a dit sur Marseille. On entend souvent que Marseille c'est le laboratoire politique de la France et que il se passe à Marseille ce qui va se passer au niveau de la France dans quelques années. Comment on évite alors ce bis répétita donc cette polarisation qu'on évoquait tout à l'heure avec le le parti de gouvernement vs le Rassemblement national comment on évite aujourd'hui au niveau national qu'il se passe
exactement la même chose Bah d'abord je pense que le le le parti de gouvernement au niveau national est tellement décrédibilisé qu'à mon avis un Ouais ouais voilà en plus maintenant il y en a même plus qu'un il y en a plusieurs. Personnellement, après je dis pas qu'il peut pas y arriver, mais personnellement, je considère qu'il est il est il est dans il est trop décrédibilisé aujourd'hui pour incarner une alternative possible et voilà. Après, il y a des gens qui voteront sans doute pour des candidats issus du bloc central, mais je enfin le bilan, il est lourd à porter quand même. Premièrement et puis euh deuxièmement, en tout cas, nous c'est toujours ce qu'on a essayé de faire. On on produit on essaie de créer les conditions d'une campagne qui soit une campagne de fond en fait.
Ça serait bien si c'est possible quoi que dans cette campagne on évite les grosses caricatures, le gros rouge qui tâche. Ouais, qu'on est du débat sur la fin, on n pas obligé d'être d'accord sur tout. C'est la vie ça. Heureusement d'ailleurs parce que si on était d'accord sur tout, on aurait quand même un petit problème à la fin. Donc moi, je demande pas à tout le monde d'être d'accord avec les positions politiques de la France au soumise. Je dis juste accepter qu'on puisse avoir un débat qui est un débat digne, pas immédiatement les insultes, les caricatures, les menaces. Bon, vous êtes d'accord, vous êtes pas d'accord. Moi, je propose d'augmenter le SMIC parce que je considère qu'avec un SMIC, on vit pas suffisamment bien. Je considère qu'il faut la planification écologique parce
que ça devrait être notre grande priorité lutter contre le changement climatique. Je considère qu'il faut la 6e République parce que nos institutions de la 5e République qu'on nous a vendu pendant des années et des années comme étant les garantes de la stabilité politique, bah elles ont démontré à quel point elles n'étaient pas du tout garantes de la stabilité politique ces dernières années. considère que sur la scène internationale, la France sa voix, elle a perdu de l'importance qu'elle a été absolument déconsidéré. Il y a eu trop de zigzag, trop d'airment que aujourd'hui en fait on n'est pas respecté alors qu'on a des valeurs, des principes à porter sur la scène internationale. Débattons de ça, parlons de ça. On a parlé de l'intelligence artificielle tout à l'heure. Qu'est-ce
qu'on fait pour LIA ? C'est un bon débat. La canicule, comment on fait pour éviter pour avoir une politique de lutte contre le réchauffement climatique ? mais aussi une politique d'adaptation au changement climatique. Comment on fait ? On a eu un drame avec la l'assassinat, le meurtre de cette jeune fille Liana, cette question de nos enfants, la place qu'on donne aux enfants, des droits de nos enfants, de comment fait en sorte que nos enfants ils soient protégés évidemment contre les agressions mais aussi qu'ils aient accès à une éducation qui soit une éducation de de de qualité, qui puisse apprendre, qu'on qu'on travaille et qu'on qu'on regarde vers demain, quoi. Et donc si possible après c'est un vœu he qu'on ait une campagne de fond et si possible pas confisqué par
les obsessions identitaire de la droite de l'extrême droite comme si toutes les thématiques tous les sujets ça devrait tous les jours immigration immigration immigration moi j'ai pas de problème à parler d'immigration on peut en parler mais mais si possible pas tout le temps pas tous les jours et pas à propos de tout quoi. Voilà. Donc je je j'espère ça et alors on pourra avoir une campagne qui est une campagne digne et en plus franchement c'est pas seulement parce que c'est ce que je souhaite mais parce que je pense que c'est nécessaire si vous voulez pour la démocratie parce que quand une campagne est confisquée, c'est ce qu'on a eu en 2022. 2022 on a eu globalement ça pour partie. C'est-à-dire un deuxième tour où les gens voulaient plus de Macron mais comme c'était Le Pen en face bon ils
sont globalement il y a ceux qui voulaient encore de Macron ceux qui ont voté pour lui au premier tour mais au deuxième tour il y a plein de gens qui ont dit bon ouais on va faire Macron parce qu'on veut pas de Le Pen bon bah qu'est-ce qui s'est passé à la législative d'après Macron avait pas de majorité absolue. Et donc [grognement] si on tranche pas les grandes questions parce que la démocratie c'est pas qu'on soit tous d'accord c'est qu'on a un débat éclairé qu'à la fin il y ait un un cap qui soit choisi et que c'est celui-là qui soit suivi. Si on tranche pas les grandes questions, bah le pays va faire du sur place. Alors que je pense qu'on a on a pas de temps à perdre en fait sur les grandes questions dont j'ai dont j'ai parlé tout à l'heure. Alors justement, vous parliez tout à
l'heure de mettre des étiquettes, de pas aller dans le fond des problèmes et cetera. [grognement] J'ai j'aimerais bien vous avoir essayer d'élever le débat et pas de poser une question un peu intelligente là-dessus mais sur la question de l'antisémitisme. J'ai le sentiment que du temps de de Jean-Marie Le Pen à l'époque le le le la diabolisation de que qui était enfin qui était faite qui était autoalimentée parce que Jean-Marie Le Pen était un personnage assez particulier mais qui était alimenté autour de ce personnage trop d'anné pour antisémitisme bien sûr. Et donc du coup ce qui faisait qu'à l'époque le le le l'antisémitisme se cristallisait autour de l'extrême droite. Et petit à petit, j'ai le sentiment qu'avec les événements top 23 Gaza de ce qui s'est passé, ben
l'antisémitisme est un peu plus diffus et aujourd'hui on a plus de facilité à taxer l'extrême gauche l'extrême gauche d'antisémite. Alors je je naturellement je suis pas en train de vous dire que vous êtes antisémite. Évidemment, c'est pas c'est pas le sujet et j'essaie au contraire d'élever le débat. Est-ce que c'est est-ce que il y a bien a y il y a un peu de vrai là-dedans aujourd'hui ? Aujourd'hui c'est quelque chose qui est plus diffus. Comment vous voyez le truc ? Bah en tout cas, les ce qui est certain, c'est que vous avez aujourd'hui des actrices, des acteurs politiques qui utilise l'accusation d'antisémitisme pour essayer de diaboliser euh la France insoumise en raison des positions importantes, de mon point de vue, indispensable qu'elle a prise pour
dénoncer euh le génocide à Gaza. H [raclement de gorge] voilà. Donc et vous avez et c'est c'est ça existe en France mais ça existe à l'échelle internationale. Je veux dire Netaniaou lui-même nous a expliquer que le pape était antisémite que tous ceux qui en gros prenaient la parole pourraient dire bah non mais en fait vous avez pas le droit de massacrer toute une population à Gaza. Ils utilisent le l'accusation de de d'antisémitisme pour essayer de de stigmatiser de délégitimer les paroles de contestation. Ça c'est d'abord pour parler de l'accusation d'antisémitisme. Après, il y a le problème de l'antisémitisme lui-même. C'est pas parce que les accusations en antisémitisme, de mon point de vue en tout cas visant la France insoumise sont falacieuses, que pour autant la question
de l'antisémitisme comme de tous les racismes d'ailleurs n'existe pas en France. Évidemment que il y a un sentiment chez un certain nombre de français juifs d'être de pouvoir être en danger, de pouvoir être menacé, de devoir se cacher. Évidemment que ça existe et évidemment que notre responsabilité collective à tous, c'est de prendre à bras le corps ce combat là. Parce que en France, qu'on soit juif, musulman, euh chrétien, qu'on ait pas de religion, on doit pas être menacé pour ça, on doit pas être stigmatisé ou discriminé pour ça et on doit avoir les mêmes droits et on doit pouvoir vivre tranquillement dans ce
pays. Donc moi, je veux dire une chose très simple. Euh les personnes qui font ces accusations en antisémitisme en en essayant de faire de la critique de la politique israélienne un motif d'antisémitisme de mon point de vue rendent absolument pas service au combat que au combat euh absolument indispensable contre l'antisémitisme et que cette forme d'instrumentalisation si vous voulez des accusations en antisémitisme bah en fait ça produit le résultat inverse. Si on veut lutter et on doit tous lutter contre l'antisémitisme. Alors, identifions identifions réellement quels sont les discours antisémites, quels sont les actes antisémites et combattons-les ensemble. Et de ce point de vue-là, quand je vois le gouvernement essayer de participer de ces campagnes
de dénigrement, alors que lui il a les leviers du pouvoir et que quand vous regardez ce qu'ils ont fait sur la question de la lutte contre l'antisémitisme, contre toutes les formes de racisme, toutes les associations vous disent "Mais c'est pas du tout à la hauteur de ce qu'il faudrait faire, ils devraient s'intéresser sur leur propre responsabilité sur le sujet." Moi ce que je peux vous dire parce que vous savez les propositions politiques claires elles valent mieux que tous les discours sur ce sujet. C'est qu'aujourd'hui si la France insoumise elle arrive au pouvoir, vous allez avoir un une politique publique avec des des implications dans la police, dans la justice, dans le pilotage politique, dans les associations pour lutter contre l'antisémitisme, pour lutter contre
toutes les formes de racisme. Et l'antisémitisme est un racisme qu'il faut combattre au même titre que tous les autres. Voilà. Pour le reste, je ne pourrais jamais empêcher malheureusement que des responsables politiques ou des des responsables associatifs qui de mon point de vue portent une parole qui a une parole politique de soutien au à la politique du gouvernement israélien euh viennent essayer de nous combattre. Je veux dire le président du CRIF a dit après son élection, "Mon objectif à moi," a-t-il dit, je le cite, c'est de rendre la France insoumise résiduelle. Il y a quelques jours à la radio, il disait "On va tout faire pour que Jean-Luc Mélenchon soit pas au second tour de l'élection présidentielle." Donc le CRIF mène une bataille politique. Moi, je mène la bataille politique
contre eux. Mais quand je mène la bataille politique contre le CRIF, je ne m'adresse et je ne m'en prends évidemment pas à l'ensemble des Français qui sont des Français juifs qui par ailleurs pour certains peuvent se retrouver dans les positions du CRIF et pour d'autres peuvent pas du tout se retrouver dans les positions du CRIF. Donc il faut être capable de faire la distinction. Et pour aller au bout parce que c'est important qu'on puisse poser les mots clairs sur ce sujet, s'il y a parce que ça peut malheureusement exister qui confondent la critique du gouvernement israélien et qui euh se mettent à rendre les Français juifs responsables de la politique du gouvernement israélien, je leur ai dit, "Vous faites une erreur absolument inacceptable. Ne faites pas ça. Euh les
Français juifs ne sont pas responsables de la politique du gouvernement euh israélien et précisément votre critique des de la politique du gouvernement israélien aura d'autant plus de force que vous serez capable de dire euh que elle n'a rien à voir avec le fait que la personne soit juie, musulmane, chrétienne ou quoi, mais que ce que vous contestez, ce que vous combattez, c'est une la politique d'un gouvernement et c'est la politique d'un état aujourd'hui qui mène une politique d'annexion, de génocide, de colonisation. Ouais. Faut être capable de dire ces choses clairement. Et moi, pour avoir participé à de nombreuses mobilisations de soutien au peuple palestinien, de dénonciation du génocide à Gaza, en ce qui me concerne, je n'ai jamais entendu dans
ces manifestations quelque parole que ce soit que soit une parole antisémite. Et si ça avait été le cas, comme je l'ai toujours fait, j'aurais dit aux gens "Vous vous trompez, c'est pas ça. Vous faites une erreur qui est une erreur très grave parce que vous confondez la critique de la politique israélienne et la critique d'une personne juive. Faut pas faire ça. Donc l'antimitisme, c'est vrai que ça fait partie des et c'est bien qu'on puisse évoquer le sujet parce que c'est vrai que ça fait partie des craintes en tout cas des craintes en tout cas ça fait partie des sujets des des des des reproches qui sont régulièrement fait à LFI à la France insoumise. Autre sujet que je voulais évoquer avec vous et en plus moi il me touche tout personnellement euh on en parlait un peu
en off avant l'émission. Moi je suis je suis je suis entrepreneur, j'ai une soixantaine de salariés aujourd'hui. Euh vous êtes dans quelle branche ? On est dans les médias et dans la formation professionnelle. OK. Euh et c'est vrai que parfois c'est compliqué quand on voit combien on doit payer pour payer sans pour pour embaucher quelqu'un. Le net à la fin c'est compliqué quand il y a en plus toutes les cotisations et cetera. Et donc c'est vrai que quand on est entrepreneur, on peut à certains égards être pas effrayé mais en tout cas se poser la question mais est-ce que en fait je vais être vraiment aidé par le gouvernement si demain Jean-Luc Mélenchon prend le pouvoir ? Est-ce que vraiment il va aider l'entrepreneuriat ? Est-ce queil va m'aider moi en tant que
dirigeant ? Comment est-ce que vous pouvez me rassurer de ce point de vue-là B, d'abord, je vais vous dire que quand on dit le en gros les salariés coûtent trop cher, pardon, il faut quand même rappeler aux gens qui nous écoutent que l'écart entre le brut et le net, c'est des cotisations. On dit des charges parfois, mais non, c'est des cotisations. Et ces cotisations, elles contribuent à financer un système qui un système de protection sociale, un système de retraite dont on profite les salariés à la fin. Et parfois on fait des comparaisons internationales. Après, je vais répondre à votre question des entrepreneurs mais juste pour que les choses soient claires. Parfois, on fait des comparaisons internationales. On dit "Ouais, mais en France entre le brut et
le net, il y a l'écart le plus important et cetera". Ah ouais, mais en fait, il faut comparer ce qui est comparable. Si vous voulez comparer ce système français avec un autre système, par exemple aux États-Unis, alors comparer ce qui est comparable parce que quand vous êtes aux États-Unis, pour si vous êtes malade, avoir accès aux soins, vous devez payer une assurance privée. Hm. Quand vous arrivez à la retraite, si vous voulez pas être obligé de travailler jusqu'à 80 ans, alors vous avez dû cotiser un fond de capitalisation pour vos retraites. Donc ça veut dire que chaque mois vous avez payé une mensualité à votre assurance privée où vous avez contribué à votre fond de capitalisation. Donc en fait, il faut comparer dans ce cas-là
le brut, le net avec de l'autre côté ce que la personne touche dans son portefeuille à la fin, mais ce qu'elle est obligée de verser chaque mois pour pouvoir avoir accès à un système de santé ou pour pouvoir avoir accès à un système de retraite. Et vous verrez que les comparaisons internationales, elles seront pas si défavorables que ça pour les les Français par rapport à ce qui se passe dans d'autres pays. Moi, je suis fier d'avoir un système de protection sociale. Je pense c'est un grand acquis dans notre dans notre pied. Je pense qu'il faut le protéger. Moi je suis j'assume absolument défavorable à toutes les mesures qui sont absolument démagogique de mon point de vue qui sont porté par le Rassemblement national par Gabriel Atal aussi de ce de ce que je
sais. C'est cette idée, vous allez voir, on va augmenter votre net sans augmenter votre brut. Parce que si vous augmentez le net sans augmenter le brut, vous n'augmentez pas le salaire d'une personne. En gros, vous lui donnez tout de suite des choses, mais en fait, vous allez réduire le financement de la protection sociale. Et comme vous allez réduire le financement de la protection sociale, vous allez avoir un déficit de la sécurité sociale. Et ce déficit de sécurité sociale, vous allez le faire payer aux gens, mais vous allez le faire payer différemment. Vous allez être moins bien soigné, vous aurez des moins bonnes retraites ou bien on va augmenter d'autres formes de fiscalité pour vous le faire compenser. En fait, de mon point de vue, c'est un mensonge qu'on
raconte aux gens. Ça c'est du point de vue du salarié. Voilà. Après, du point de vue de l'entrepreneur, euh le problème c'est que on peut pas mettre toutes les entreprises sur le même plan. Et précisément la politique que nous on essaie de défendre sur ce sujet, c'est une politique qui traite différemment les entreprises en fonction de leur position, du rapport de force, de leur taille, de leur puissance financière. Donc si vous êtes une petite entreprise aujourd'hui en France, une petite et une moyenne entreprise, comment vous pouvez accepter l'idée que alors que vous avez un taux d'impôt sur les sociétés de 25 % qui normalement s'applique de la même manière pour toutes les entreprises, comment vous pouvez accepter qu'en moyenne une petite et une moyenne
entreprise, elle paye 23 à 24 % d'empôt sur les sociétés en moyenne he sur toutes les les petites et moyennes entreprises alors qu'une start un grand groupe, une multinationale, elle paye 15 16 % d'impôts sur les sociétés. Comment on pouvez l'accepter ? Pourquoi ? parce que elle elle bénéficie, elle a des avocats fiscalistes qui vont chercher les niches fiscales, qui vont faire de l'optimisation et cetera. Comment vous pouvez accepter que quand vous avez des aides publiques qui sont versées aux entreprises, l'essentiel de ces aides aujourd'hui, elles sont captées par les grands groupes et que les petites, les moines entreprise, les artisans, ils envoient pas la couleur. Comment vous pouvez accepter euh ce ce le fait que quand vous avez un dispositif comme le
crédit impôt recherche qui normalement vise précisément les start-ups, les petites entreprises euh à les aider pour travailler leur système de recherche, c'est capté aujourd'hui par des immenses groupes comme Sanopi qui pourtant licencient l'ensemble de ces chercheurs en France. Donc en fait le problème c'est que vous avez une politique aujourd'hui de soutien aux entreprises qui est pas suffisamment discriminante et qui est captée essentiellement par les firmes, par les grandes multinationales et qui se fait au détriment des petites entreprises et des entreprises moyennes. Donc nous on en fait on veut changer ça et en changeant ça donc pour être clair ça veut dire que oui on fera payer davantage les grandes entreprises. C'est clair, on les fera payer davantage. On leur fera payer
l'impôt qu'ils doivent payer en France que bien souvent ils payent pas en France. On on les mettra davantage à contribution. Euh et en faisant ça, on fera en sorte que par contre pour les petites et les moyennes entreprises, ça soit moins compliqué. Donc d'abord par exemple l'impôt sur les sociétés pourrait être progressif en fonction de la taille de l'entreprise, en fonction du chiffre d'affaires. Peut-être qu'on pourrait réfléchir y compris au financement de la protection sociale pour qu'une grande une grande entreprise elle contribue davantage au financement de la protection sociale qu'une petite entreprise. Là, je pense qu'on peut faire des choses intelligentes. Ça c'est sur la question que vous avez posé vous-même. Fiscalité, cotisation, ce que parfois certains appellent charge un mot
que je n'utilise pas. Après, quelles sont les autres difficultés des entreprises aujourd'hui de mon point de vue ? Premièrement, c'est la difficulté d'avoir de la prévisibilité. Quand vous êtes une entreprise, vous avez besoin de savoir à 3 ans, à 4 ans, à 5 ans un peu quel va être le contexte, que tout change pas tout le temps. Je veux dire, vous êtes une entreprise du bâtiment, on parlait de la canicule tout à l'heure avec le programme de la France insoumise, mais en fait vous avez tout à gagner. Nous, on vous propose une planification écologique qui permet de dire on va rénover des centaines de milliers de logements par an et il y aura une politique publique pour le faire. Mais en fait, à la fin, qui c'est qui fait les travaux ? Les entreprises du bâtiment. et on va leur donner de la
prévisibilité à la place. Là aujourd'hui, vous avez un gouvernement, il y a un dispositif qui s'appelle ma prime Renove qui fait que vous aidez les gens à financer les travaux de réhabil de rénovation énergétique. Le truc, il a été mis en place. Après, ils l'ont arrêté, après 6 mois plus tard, ils l'ont remis en place mais avec d'autres critères. Mais les entreprises, elles peuvent pas s'en sortir si les règles elles changent tous les 6 mois. Donc nous l'idée c'est il y a un plan, il y a des objectifs qu'on définit en commun et toutes les entreprises qui concourent à l'élaboration du plan, elles seront soutenues, elles seront aidées et elles auront de la visibilité, elles auront la planification, elles seront capables de prévoir leurs investissements, prévoir
leur montée en puissance parce que moi je sais que pour l'essentiel des des des employeurs, des entreprises aujourd'hui, c'est pas un bonheur quand ils sont obligés de licencier un salarié. Je je le sais. Il y en a, je pense qu'il s'en foutent mais et je pense que pour la majorité d'entre eux, c'est pas ce qu'ils veulent faire dans la vie. Je parle pas des des fonds d'investissement prédateurs qui viennent, qui prennent une boîte, qui la démantelle, qui après revendent tout et qui se sont fait une culp sur l'opération. Mais il y a plein de gens qui ont envie, soit parce qu'ils ont une idée, soit parce qu'ils ont envie de faire évoluer la société. Bon bah, il faut les aider bien sûr, faut les encourager, faut les accompagner. Et puis après le troisième point c'est quoi
? On parle souvent des charges, c'estàdire on parle des charges comme si les charges c'étaient que les cotisations sociales des travailleurs. Mais plein d'entreprises aujourd'hui dans la restauration, dans le commerce pour prendre ces exemples là, elles dans des petites peut-être la vottre aussi, je sais pas, elles ont des charges mais qui sont pas les cotisations sociales. Les charges, c'est je veux avoir accès au crédit bancaires, je galère parce que je suis une petite entreprise, j'ai pas les reins suffisamment solides et la banque elle veut pas me prêter ou quand elle me prête, elle me met des taux d'intérêt qui me font mal. Nous, on dit pôle public bancaire pour aider les petites entreprises à avoir accès au crédit. Vous êtes une boulangerie aujourd'hui. Vous êtes fait
dire défoncé, c'est peut-être pas le bon mot euh par l'augmentation des prix de l'électricité. Nous, on dit tarif réglementé. C'est pas les grands géants de l'électricité qui doivent se faire des s'en mettre plein les poches sur le dos des particuliers et des petites entreprises. Faites le tour des boulangeries à Marseille, vous allez voir ce qu'ils ont pris en facture d'électricité à cause de l'augmentation des prix de l'électricité. Aujourd'hui, souvent ces entreprises là, elles sont dans des chaînes de sous-traitance avec des grandes entreprises. Il y a un problème avec les délis de paiement. Les grandes entreprises, elles ont de la trésorerie. Elles payent pas facilement les elle paye pas rapidement les petites entreprises. Les petites entreprises ont
pas de fond de roulement, elles ont pas de trésorerie. Donc quand elles sont pas payées dans les temps, ben elles se retrouvent en difficulté budgétaire. Alors elles vont voir la banque pour leur dire "J'ai besoin d'un crédit." Ah non, désolé, vous avez pas les reins suffisamment solides. Au bout d'un moment, elles sont obligés de mettre la clé sous la porte. Ce que je veux dire, c'est que il y a plein de manières d'aider les petites et moyennes entreprises qui passent pas par le fait de réduire les cotisations sociales sur les travailleurs. Vous avez pas peur ? pas vous avez tout à l'heure les États-Unis, vous avez pas peur qu'on se dirige petit à petit sans si on réduit pas le cour le coût du travail qu'on se dirige petit à petit vers une précarisation du marché de
l'emploi. C'est vrai que moi régulièrement je me pose la question, je sais quelles sont les incidences d'embaucher un salarié et donc ben parfois je me dis bon ben en fait est-ce qu'il vaut pas mieux passer par un freelance ? Vous avez pas peur infini que ça amène une précarisation du du marché du travail ? Si on vous donne de la planification, de la prévisibilité, si on met en place des politiques publiques pour réduire les charges dont j'ai parlé, emprunt, accès au crédit, accès aux fonds publics, plus de lisibilité sur les aides, simplifier aussi ces ces systèmes là parce que franchement aujourd'hui, moi j'étais dans une start-up, je voyais franchement on a l'impression de passer son temps à remplir des dossiers pour aller chercher des financements. Quand vous êtes dans
une startup, vous avez envie de développer ce que vous faites, pas de passer votre temps à faire des dossiers. Si vous faites tout ça, je pense que vous aurez de la marge de manœuvre pour embaucher des salariés, sincèrement, parce que sinon le problème du coup du travail, je vais vous dire, c'est vous vous arrêtez où ? Parce que vous voulez qu'on aligne le coût du travail français sur le coût du travail au Bangladesh. Non, parce que sinon, ils auraient toujours une concurrence he déloyale possible hein. Vous le proposez pas. Vous êtes d'accord ? Allez pas défendre ça. Non, bien sûr. Bon, donc la France, elle a d'autres atouts. Ouais, c'est vrai. Le salarié français, il va être mieux payé, pas suffisamment de mon point de vue, mais mieux payé que le salarié au Bangladesh.
Je suis plutôt content de ça. Et on a d'autres atouts, c'est que nos salariés, bah ils ont une productivité qui est quand même encore plus importante, qu'ils ont une qualification, qu'ils ont accès quand même à un système d'éducation qui leur permet d'être des salariés qualifiés qui vont avoir en fait notre le la compétitivité parce qu'on parle souvent de la compétitivité, il y a pas que la compétitivité coût, il y a pas que la compétitivité parce qu'on va payer nos travailleurs moins cher. On est compétitif aussi quand on va dans des domaines où on est les meilleurs, où on invente, où on a des brevets. Euh voilà. Et notre modèle, c'est forcément celui-là. On sera jamais compétitif, y compris au sein de l'espace européen, euh sur les salaires de Roumanie. Euh
jamais. Et on le souhaite pas. C'est pas ce qu'on veut faire. Et d'ailleurs, c'est plutôt eux qui vont progresser euh dans le parce que petit à petit, ils vont ils vont c'est l'alignement, il se fera. Moi, je peux il devrait y avoir des politiques de d'antidumping. Mais donc comment on fait en attendant ? C'est ça la question qui nous est posé parce que vous me posez une question juste. Comment on fait en attendant ? Bah en attendant, on se protège. Donc comment on fait ? On dit dans nos marchés publics, il y a une priorité pour les entreprises qui sont installées sur le territoire. On dit dans nos cantines, on fait du bio et du local. Donc, on aide nos agriculteurs euh en leur donnant en leur offrant des débouchés euh avec nos marchés publics de cantine, par exemple, on les
stabilise et on sera content parce que franchement moi je préfère que nos enfants à la cantine, bah ils mangent la nourriture qui a été produite par nos producteurs locaux, si possible sans pesticides, parce que c'est quand même mieux pour leur santé plutôt que de la nourriture de grands groupes industriels, c'est quand même pas super bon. Donc vous voyez, il faut avoir, c'est un autre modèle. Moi je je suis pas d'accord avec le modèle de la compétitivité coup parce que je pense que c'est en fait c'est c'est un truc sans fin et on sera jamais compétitif. Vous trouverez toujours des gens plus compétitifs que vous parce que ils auront pas de droit du travail parce qu'ils auront pas de droit environnemental. Mais on est content d'avoir du droit du travail, du droit
environnemental. Donc il faut se battre pour les défendre. Voilà moi c'est mon point de vue. Après tout le monde est peut-être pas de mon point de vue. Non non mais on comprend mieux déjà. Je vous pos je vous posais la question euh rassurez-vous en tant qu'entrepreneur, c'est je sais pas si je vous ai rassuré mais en tout cas ce que je peux vous dire c'est queil y a des entrepreneurs qui votent pour la France insoumise. On a même constitué à la France assoumise un réseau de petits d'entrepreneurs. Euh et il y en a dans plein de domaines. Après, il y en a qui sont pas d'accord avec nous aussi et heureusement, c'est leur droit. Et puis la démocratie, c'est ça hein. Manuel, on arrive déjà en fin d'émission. Ah, vite, ouais, c'est pass c'est passé très très
vite effectivement. Euh, j'ai l'habitude de poser et merci beaucoup d'être venu fo c un super moment. J'ai l'habitude de conclure ces émissions tout le temps en posant une question finale et elle m'a pas mal dans le choix de mes futurs invités. À ma place, qui est-ce que vous inviteriez pour la future pour la prochaine émission ? Marseillais, enfin Marseillais en tout cas qui participe de la ville de Marseille. Et ben franchement, je pour aller dans la dans la lignée de ce que je disais tout à l'heure, les gens qu'on invite jamais, des gens qui euh je sais pas, les gens qui font vivre cette ville dans sa solidarité, je parle à la présidente du Secours populaire, invitez-la. Euh, il y a des associations extraordinaires à Marseille. Moi, j'ai j'ai participé à des
à des des collectes alimentaires et des distributions alimentaire avec une association qui a à la Castellane qui sont des des des gens de la Castellane qui qui font des collectes et qui après font des repas pour les distribuer aux gens. Katia Baker qui est la responsable de cet invité là. Euh après les autres idées, vous les avez déjà. Vous allez inviter des joueurs de foot, vous allez inviter des artistes et cetera. Moi je pense que c'est bien de d'inviter aussi des gens qui ont rarement la parole et qui ont des histoires extraordinaires à raconter. Et puis après, si vous voulez faire un peu plus euh un peu plus people, bah je sais pas, inviter des joueuses de l'équipe de foot euh de Marseille. Ouais, on voulait le faire ça aussi. Ouais. Ou pour queil y ait un peu des des des
footballeuses, des joueuses féminines. C'est bien aussi qu'on ait cette équipe. H voilà des idées un peu Moi, moi je suis là pour porter des idées un peu différentes. Novatrice. Ouais. Ouais. Voilà. C'est pas mal. On en a besoin dans la programmation. Et j'espère que si vous le faites, j'espère que ça marchera. Et ben, on vous le dira en tout cas. Merci beaucoup, un grand merci et on se retrouve très vite pour une nouvelle émission d'FO Marseille. Merci encore.
Manuel Bompard