Sébastien Chenu soutient le mouvement contre la hausse des carburants : "Tenez bon, encore 8 mois et nous allons changer le cours des choses"
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Mais elle recule pour la première fois, moins 2%. Vous analysez ça comment ?
- 1:36OuverteRéponse partielle
Supprimer cette loi, c'est prendre le risque d'aggraver encore la situation ou pas ?
- 2:43FerméeRéponse partielle
Vous voulez donner la priorité d'accès aux logements sociaux aux Français. Vous espérez libérer combien de logements ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Vous parlez des contraintes climatiques, vous allez supprimer les règles qui interdisent aujourd'hui de louer des passoires thermiques ?
- 4:23FerméeRéponse directe
Vous prévoyez une enveloppe de combien pour permettre aux Français de climatiser le logement ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Marine Le Pen a évoqué les gilets jaunes hier dans son discours. Elle soutient les appels à la mobilisation du 17 octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueChiffre
« Notre sondage Toluna Harris Interactive la place encore largement en tête des intentions de vote. »
- 0:22Invité politiqueChiffre
« 33 à 36% au premier tour selon les configurations. »
- 0:26Invité politiqueChiffre
« Mais elle recule pour la première fois, moins 2%. »
- 1:26PrésentateurFait
« Marine Le Pen a annoncé qu'elle présidente, elle supprimerait la loi SRU, cette loi qui impose 20 à 25% de logements sociaux dans les communes. »
- 1:29PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, il y a plus de 4 millions de demandes actives de logements sociaux, moins d'un demandeur sur 10 qui en obtient un. »
- 2:23PrésentateurChiffre
« Il y a moins 40% de permis de construire qui ont été délivrés ces dernières années, alors qu'on a besoin d'avoir à peu près, en moyenne, entre 360 et 400 000 logements construits par an. »
- 2:56PrésentateurChiffre
« Deux tiers des Français y sont favorables. »
- 4:30PrésentateurChiffre
« Ça reviendra à peu près à 300 millions d'euros, c'est ce que nous avons aujourd'hui regardé, à 300 millions d'euros à budgéter. »
- 4:37PrésentateurChiffre
« Ma prime rénov' qui est très détournée, qui fait l'objet évidemment d'un certain nombre de dysfonctionnements, elle coûte plus d'un milliard d'euros. »
- 6:21PrésentateurFait
« Il y a eu des chèques qui sont très dégradants d'ailleurs pour les finances publiques, et qui ne résolvent rien. »
- 6:29PrésentateurPromesse
« Nous, nous avons des solutions pérennes, notamment la baisse de la TVA sur les énergies, l'ensemble des énergies d'ailleurs. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Sébastien Chenu25 %
- ?2 %
≈ 11,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et l'invité d'RTL Matin maintenant, il était aux côtés de Marine Le Pen pour la rentrée politique du RN hier à Hénin-Beaumont. Bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour
Madame.
Députée du Nord, vice-président du Rassemblement National. Marine Le Pen a donc fait sa rentrée en favorite de la présidentielle. Notre sondage Toluna Harris Interactive la place encore largement en tête des intentions de vote. 33 à 36% au premier tour selon les configurations. Mais elle recule pour la première fois, moins 2%. Vous analysez ça comment ? C'est la sanction des errements sur l'interdiction du voile ? C'est l'abandon d'une partie de la ligne Bardella ?
Je ne sais pas à quel niveau stratosphérique devait être dans votre sondage Marine Le Pen auparavant.
À 2 points de plus.
Puisque 33 à 36%, on est quand même à des niveaux jamais atteints. Y compris d'ailleurs dans d'autres sondages. Donc on se positionne aujourd'hui comme évidemment très leader. Et je rappelle que la marge d'erreur, elle est précisée d'ailleurs, est de 2%. Donc vous voyez, je pense
qu'on est... Donc aucune
inquiétude.
Non, pas d'inquiétude, mais un vrai niveau d'exigence. C'est parce qu'on fait la course en tête qu'on doit faire des propositions aux Français, qu'on doit être dans le concret,
qu
'on doit leur montrer qu'on a réfléchi à l'avenir, qu'on est capable de prendre en main le destin du pays, un pays si abîmé. François Langlais rappelait que les années Macron ont été une catastrophe économique, sociale, budgétaire. Et donc par conséquent, nous allons continuer à faire des propositions concrètes pour la vie des Français.
Alors hier, les propositions, elles concernaient essentiellement le logement. Marine Le Pen a annoncé qu'elle présidente, elle supprimerait la loi SRU, cette loi qui impose 20 à 25% de logements sociaux dans les communes. Aujourd'hui, il y a plus de 4 millions de demandes actives de logements sociaux, moins d'un demandeur sur 10 qui en obtient un. Supprimer cette loi, c'est prendre le risque d'aggraver encore la situation ou pas
?
Non, Marine Le Pen a indiqué, et elle le sait, que le logement étant la priorité des Français. Vous savez, dans nos permanences, c'est le premier sujet pour lequel les Français se déplacent dans les permanences des députés. C'est parce qu'ils sont mal logés, parce qu'ils cherchent un logement décent.
Alors,
j'y viens, c'est un des éléments du dispositif des propositions de Marine Le Pen. Supprimer cette loi SRU qui a été créatrice en particulier de beaucoup de poches de pauvreté, qui est une loi qui oblige beaucoup, qui contraint beaucoup les communes, qui les met pour certaines d'ailleurs à l'amende, fait partie des dispositifs que nous pensons, des dispositions que nous pensons juste avec le fait de libérer la construction. Il faut construire davantage de logements dans notre pays. Je vous rappelle qu'il y
a
moins 40% de permis de construire qui ont été délivrés ces dernières années, alors qu'on a besoin d'avoir à peu près, en moyenne, entre 360 et 400 000 logements construits par an. Eh bien, nous en sommes très loin. Valoriser le patrimoine existant, là encore, on peut en parler, on fait des propositions. Et puis, évidemment, encourager la propriété, libérer effectivement d'un certain nombre de contraintes. Et cette loi SRU, elle est contraignante, comme je viens de vous l'indiquer.
Vous voulez, vous dites, donner la priorité d'accès aux logements sociaux aux Français. Vous espérez libérer combien de logements ?
Mais écoutez, vous savez, c'est un plan d'ensemble. C'est la priorité d'accès aux Français, qui est d'ailleurs ce qu'on appelle la priorité nationale. Elle existe, on le voit dans d'autres pays, Etats-Unis, Japon, je crois même, Égypte, Suisse, etc. Deux tiers des Français y sont favorables. Il y a aujourd'hui un
million.
Qu
'est-ce que vous
espérez libérer comme logement en donnant cette priorité qui, aujourd'hui, est d'ailleurs interdite dans la loi
?
Eh bien, non, mais elle passera évidemment. C'est une proposition qui est inscrite dans notre référendum sur l'immigration. La priorité nationale aux logements, mais aussi aux aides sociales. Aujourd'hui, je n
'ai
pas en tête le nombre de logements que ça libère. Mais plus on va en construire et plus on va en libérer, plus les Français pourront évidemment être prioritaires pour y accéder. Donc c'est évidemment un des leviers qui permet aux Français d'accéder à du logement social de façon prioritaire. Pareil pour les logements étudiants. Nous considérons que lorsque vous êtes un étudiant français, vous devez avoir une priorité. Vous devez prioritairement pouvoir accès au logement social qui sera construit ou remis sur le marché. Parce qu'il
y a
beaucoup de logements, il y a des bureaux vides,
il
y a des logements qui ont des diagnostics énergétiques qui les empêchent d'être mis sur le marché. Nous, c'est ce qu'on va faire,
c'est qu'on va
plus
construire
et plus mettre sur le marché et mettre davantage de logements sur le marché.
Vous parlez des contraintes climatiques, vous allez supprimer les règles qui interdisent aujourd'hui de louer des passoires thermiques. Donc le fameux
TPE,
le diagnostic. Voilà,
ça restera,
il continuera à exister à titre indicatif évidemment.
Mais
il sera plus contraignant. L'été nous a rappelé l'importance des contraintes climatiques. Vous proposez aussi un nouveau dispositif pour financer les rénovations, des préatos zéros, y compris pour installer la clim. Vous prévoyez une enveloppe de combien pour permettre
aux Français de climatiser l'horlogement ? Un prêt
à taux zéro, c'est donc l'État qui va prendre en charge ce prêt. Ça reviendra à peu près à 300 millions d'euros, c'est ce que nous avons aujourd'hui regardé,
à
300 millions d'euros à budgéter. Alors qu'aujourd'hui, ma prime rénov' qui est très détournée, qui fait l'objet évidemment d'un certain nombre de dysfonctionnements, elle coûte plus d'un milliard d'euros. Donc nous, nous considérons qu'il faut retravailler sur ces dispositifs pour accompagner les Français à
climatiser, à isoler. Pour
tous les projets
de rénovation
? Pour les fameux prêts à taux zéro qui permettent aux Français ou de rénover, ou de climatiser, ou d'isoler. On va prendre en charge effectivement ceci à hauteur de 300 millions d'euros. Aujourd'hui, comme je vous le disais, ma prime rénov' n'est pas satisfaisante. Ce qu'il faut, c'est continuer à aider les Français à isoler leur logement, à l'améliorer. Parce que, vous parlez des passoires thermiques, mais par exemple les contraintes qu'a installées Édouard Philippe ont amené davantage de bouilloires thermiques, ont amené à moins de constructions. Donc vous voyez, là aussi, ceux qui se sont succédés au gouvernement ont raté le virage du logement.
On parlait des gilets jaunes avec François Langlais, et de cette colère qui monte autour des prix du carburant. Marine Le Pen a évoqué les gilets jaunes hier dans son discours, elle soutient les appels à la mobilisation du 17 octobre, c'est le cas de plusieurs dirigeants à gauche.
Nous, on n'est jamais rentré dans le fait d'appeler les gens à descendre dans la rue, on ne
l'a
jamais fait, et à chaque fois qu'il y a une manifestation dans le pays, les retraites, que sais-je, on nous pose la question, est-ce que vous appelez les gens à descendre dans la rue ? On n'est pas un syndicat, les gens feront ce qu'ils voudront. Nous, on dit simplement aux gens qui ont envie de manifester leur mécontentement, non seulement qu
'on
les comprend, non seulement qu
'on
a des solutions, mais tenez bon, tenez bon, encore huit mois, et nous allons changer le cours des choses. Nous avons des propositions politiques qui auront d'autres conséquences dans votre vie. Quand nous parlons de construire, de libérer, de transmettre des logements, eh bien nous parlons aussi de changer la vie des Français. Et donc, tenez bon, oui, nous savons qu'effectivement, le prix de l'essence est totalement indécent, pour lequel l'État n'a fait aucun geste à laisser les Français devant
leur... Pas vrai, il y a eu des gestes.
Il y a eu des chèques, voilà. Il y
a
eu des chèques qui sont très dégradants d'ailleurs pour les finances publiques, et qui ne résolvent rien. Nous, nous avons des solutions pérennes, notamment la baisse de la TVA sur les énergies, l'ensemble des énergies d'ailleurs.
La baisse de la TVA qui, pour l'instant, est encadrée par des règles européennes. Bien sûr,
mais d'autres
pays s'en sont affranchis. Donc, ce qui se fait ailleurs,
vous
voyez, hier j'entendais sur votre antenne Bruno Le Maire dire « Ah, mais il faut obtenir un rabais de l'Union Européenne
».
Ça fait des années qu'on le demande, ça fait des années qu
'on
se fait insulter. Les autres pays, y compris l'Allemagne, l'obtiennent. Et aujourd'hui, nos adversaires disent « Ben finalement, ce que propose le Rassemblement National, en réalité, c'est pas mal, ça a du sens. » C'est
comme
ça, sur tous les sujets.
Bruno Le Maire,
qui
était l'invité du Grand Jury ce dimanche, effectivement, sur RTL. Hier, c'était aussi l'anniversaire de Jordan Bardella. Il était content de le fêter avec vous
?
Je crois que pour fêter son anniversaire, on n'a peut-être pas toujours envie de se retrouver à devoir travailler, c'est-à-dire à devoir être au milieu d'une salle politique, d'un meeting politique. Mais je pense qu'il était content de retrouver l'esprit de camaraderie qui existe chez nous.
Mais il était content d'être là.
Je pense qu
'il
était content d'être là, parce qu'il se prépare, Jordan Bardella, et prendre en main l'avenir de la France, avec les difficultés que nous connaissons, l'énergie et le travail que ça va demander. Oui, je pense qu'il est content de savoir qu'il est soutenu par des millions de Français. Je pense qu'il est content quand il lit les sondages. Il est content quand il rencontre les militants dans des salles pleines. Il est content quand il voit que nous formons un bloc qui est prêt à travailler, à adresser le pays.
Il n
'y
a aucun doute aujourd'hui, ce sera bien vu le Premier ministre, si Marine Le Pen accède à l'Elysée.
Oui, vous savez, chez nous, on dit les choses assez facilement, assez clairement. Pendant que les autres se cherchent un candidat, nous, on cherche des solutions.
Merci Sébastien Chenu. Vous restez avec nous, s'il vous plaît, Philippe Cavré.
Sébastien Chenu