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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 6 janvier 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Groenland : l'Europe tétanisée face à Trump

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi un conseil de l'OTAN sur le Groenland ?

  • 7:30OuverteRéponse partielle

    L'Europe est-elle tétanisée face à Trump ?

  • 13:00RelanceÉludée

    Comment l'UE peut-elle réagir face aux velléités américaines ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les intérêts stratégiques du Groenland ?

  • 22:30RelanceRéponse partielle

    Les démocraties européennes sont-elles impuissantes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Cédric PerinFait
    « Il faut que l'on ait une explication très claire sur les intentions américaines et que nous en tirions les conséquences. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous de débat, chroniques et reportages. 90 minutes, deux thèmes seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens.

À l'actualité avec au sommaire de ce 6 janvier le Groenland dans le viseur de Donald Trump, le président américain Fanfaron en annonçant vouloir s'en occuper dans 20 jours le Groenland région riche en matière première qui appartient au Danemark. C'est donc l'Europe [musique] et l'OTAN qui sont en première ligne. Ce que je demande au président de la République, vous avez parlé d'Emmanuel Macron, c'est de d'exiger la convocation d'un conseil de l'OTAN.

Pourquoi un conseil de l'OTAN ? Le le Groenland, c'est le Danemark. Le Danemark est membre de l'OTAN, les États-Unis sont membres de l'OTAN.

Il faut que l'on ait une explication très claire sur les intentions américaine et que nous en tirions les conséquences. [musique] Comment l'Union européenne peut-elle réagir face à Donald Trump ? Peut-il vraiment passer de la parole aux actes au Groenland ?

L'Europe à 27 est-elle adaptée pour peser face aux géants américains, russes, chinois ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public, cette question résolument optimiste et si l'année 2026 marquait le début d'une ère d'abondance, c'est l'essée Nicolas Bouzou qui l'affirme en listant les ruptures technologiques du moment de l'IA générative au drone en passant par la génétique médicale. Mais peut-on vraiment rêver d'une nouvelle phase de croissance grâce aux technologies ?

Le développement de l'intelligence artificielle et le réchauffement climatique sont-ils compatibles ? Ne ratez pas l'analyse et la confrontation de nos invités. ce sera dans 3/4 d'heure.

Sur ce thème, vous pouvez évidemment réagir grâce à notre QR code, mais aussi sur cette tétanie qui menace l'Europe face au renversement d'alliance incarné par le président Trump, Cécile Siksu. Adepte des phrases choc et des menaces, Donald Trump a de nouveau semé la consternation en Europe en déclarant il y a de jours vouloir annexer le Groenland dans un délai de 2 mois. Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper.

Face aux vélité territoriale de Trump, les Européens ont peu de marge de manœuvre. Il tentent à la fois de poser des limites au président américain tout en évitant de le braquer car il joue un rôle important dans la défense européenne en Ukraine. Dans un communiqué cet après-midi, Emmanuel Macron et six autres chefs d'État européens ont averti Trump.

Le Groenland appartient à son peuple et la sécurité dans cette région doit être collectivement assurée même par les États-Unis. Bref, des chefs d'état européens ont effectivement aujourd'hui répondu à Donald Trump très directement en ouvrant la focale sur l'ensemble de la sécurité de l'article, pas juste la question de la menace de Donald Trump sur l'annexion du Grenland, mais fondamentalement de dire c'est ensemble avec les partenaires américains au sein de l'OTAN qu'on pourra assurer la sécurité de l'ensemble de cette région Arctique. Ces vues de Trump sur le Groenland ne sont pas nouvelles.

Depuis décembre 2024, le président américain dit vouloir prendre le contrôle du territoire autonome danois. Mais après son passage à l'acte au Venezuela et l'enlèvement de Maduro, il semble prêt à mettre sa menace à exécution. On n'est plus aujourd'hui en 2017 ou même en 2019 à se dire est-ce qu'il va vraiment le faire ?

Est-ce qu'il va vraiment le faire ? Et on a vu au Venezuela jusqu'où ils étaient prêts à aller. Quand je dis il, c'est bien sûr l'administration Trump en règle générale.

Donc dans ce contexte, on a effectivement une menace qui n'est plus voilée. On a une temporalité. Bref, on a les deux éléments clés pour se dire là c'est le moment de réagir avant qu'il soit apparemment trop tard.

Vu que maintenant on sait qu'il y a un moment où ça risque de tomber. Reste une question. Comment Donald Trump compte-il annexer le Groenland ?

Plusieurs scénarios sont envisageables par les Européens qui depuis un an s'y sont préparés. Et pourtant, on se demande si l'Europe n'est pas tétanisé face à Donald Trump. Je vous présente nos invités.

Cédric Perin. Bonsoir. Bienvenue.

Vous êtes sénateur à l' du territoire de Bfort et président de la commission des affaires étrangères du Sénat. Sylvie Mathelli, bonsoir et bienvenue. Économiste directrice de l'Institut Jacques Deor.

Vous publiez géopolitique de l'économie. D'ailleurs, il y a une réédition qui sort fin février, c'est aux éditions Jérôme Clège, bonsoir et bienvenue. Enseignant en prospective et stratégie à Sciencep Paris, vous publiez les nouveaux maîtres du futur.

C'est aux éditions Herman et Michel d'Armond. Bonsoir Michel, bonne année d'ailleurs. Bonne année à tous.

C'est votre première éditoriale de de de cette nouvelle année. Bienvenue et tout le meilleur pour vous, pour vous tous et pour nos téléspectateurs. Je le redis pour celles et ceux qui étaient pas là.

Hier Michael Darmont éditorialiste pour Science publique. Alors la dernière info pour ouvrir ce débat, on l'a vu dans notre sujet d'ouverture, c'est cette déclaration conjointe sur le Groenland. Je vais je vais citer les dernières phrases.

Le Groenland appartient à son peuple, il appartient au Danemark et au Groenland. À eux seuls de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. Et peut-être ce qui est le plus important, Cédric Perin signé par les chefs d'État et du gouvernement de la France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Royaume-Uni et bien sûr le Danemark.

Est-ce que le message est suffisamment clair pour calmer Donald Trump d'une certaine façon ? Écoutez, je ne sais pas si le message est suffisamment clair. En tout cas, il a le mérite d'exister et il a le mérite de démontrer que l'Union européenne commence euh de manière significative puisque sont quand même les principaux pays euh à à parler d'une seule voix.

Et je pense que dans ces pays qui ont aujourd'hui lancé un message très clair à Donald Trump, il y a un certain nombre de pays qui sont à à remarquer, c'est-à-dire notamment la Pologne qui sont des pays qui sont très atlantistes et qui aujourd'hui, j'allais dire tirent le sign d'alarme en expliquant que finalement les États-Unis vont beaucoup trop loin dans le dans la dans leur volonté dans leur véléité euh expansionniste, on va dire. Euh ce qu'il faut remarquer, c'est quand même qu'aujourd'hui Donald Trump euh euh depuis quelques mois maintenant, il a commencé à le faire mais met à mort le droit international. On l'a vu, on l'a vu avec le Onuras, il a gracié le président.

On l'a vu avec euh Netaniaou quand il demande au président de l'Israélien de grcier Netaniaou quand il fait euh le canal de Panama, il y a le Groenland, il y a Humaduro et cetera et cetera. Ça démontre une chose, c'est qu'en fait le droit pour lui n'existe pas. On l'a vu aussi aux États-Unis où il a gracié tous ceux qui avaient voulu prendre ou annexer la Maison Blanche en en 2000 2020 22 je crois.

Enfin voilà. Donc il y a un vrai sujet. Ce qu'il faut remarquer, c'est que soit on est des agneaux et on considère que chacun gère dans son coin son affaire en essayant d'expliquer à Trump que et de lui donner en tout cas ce qu'il veut au risque évidemment de se faire complètement manger, soit on est capable de s'unir et de travailler ensemble et de se de travailler la main dans la main avec les Européens.

C'est ce qui semble se se profiler et c'est le meilleur la meilleure solution. Je vais vous poser la même question à à à vous trois pour reprendre notre titre. Est-ce que vous parlez d'une d'une tétanie européenne aujourd'hui Matelli ou est-ce que c'est un peu exagéré ?

Ah bah si très clairement. Mais la téanie, elle vient d'où ? Elle vient du fait que en réalité la guerre est aux portes de l'Europe, est en Ukraine et qu'il y a une conscience qui est partagée par tous les Européens et le les pays que vous avez cité dans la déclaration de cet après-midi, ce sont symptomatiques de ça.

Il y a une conscience très claire de de tous les Européens et depuis plusieurs mois que cette guerre, elle joue aussi, elle impactera aussi sur la sécurité de l'Europe dans les années qui viennent. la sécurité de l'Europe parce que si la Russie prend le dessus en Ukraine bien évidemment qui sera le suivant ? Certains parlent de l'Estonie et cetera, mais également parce que si la Russie prend le dessus en Ukraine et contrôle l'Ukraine, et bien la Russie sera à la tête des deux armées les mieux préparées à la guerre qu'abrite aujourd'hui le territoire européen.

Donc c'est quand même quelque chose de fondamental. toutes les armes qu'on en plus voilà et en plus avec toutes les armes qu'on l' livré et qui reviendrai dans les mains de de Vladimir Poutine. Donc il est très clair que il y a cette ligne rouge qui est totalement infranchissable et pour ça on a besoin du soutien américain.

Donc c'est ce sont des Européens qui sont tétanisés non pas tant par Donald Trump mais qui sont tétanisés par la perspective que cette guerre trouve une issue complètement défavorable à l'Europe et aux européens. Et ce qu'il faut bien voir dans cette dans cette issue-là, c'est que euh les Européens, les nos décideurs européens, les institutions européennes sont tétanisé par cette optique-là. Mais on le voit autour de nous, chaque citoyen européen, chaque européen qui quel soit son âge et qu'il soit à ce stade citoyen ou pas citoyen, on se rend bien compte que on n' pas envie d'une guerre.

On n'est pas préparé à une guerre. On vit dans un certain confort, dans une certaine habitude de stabilité et que et en plus on a aujourd'hui des questions économiques majeures qu'on n' pas véritablement envie d'aller à la confrontation et que les États-Unis sont bien pratiques en réalité. Sauf qu'on l'a bien vu dans les réactions collectives du du chef d'étatmajor des des armées.

Vous dites pardon, je vous ai je dis qu'on choisit pas son adversaire. Le chef d'état major disait le précédent disait il faut être deux pour faire la pay. Il suffit d'un seul pour faire la guerre.

Euh d'ù d'où la nécessité aujourd'h armé ? donne raison quand même cette cet épisode donne raison à toutes celles et ceux qui depuis des mois des années même maintenant expliquent que la France et l'Union européenne doivent se réarmer pour être suffisamment dissuasif et être fort. Je prends un autre extrait de cette déclaration conjointe sur le le Groenland.

Donc nous et de nombreux autres alliés, je rappelle la liste des pays France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Royaume-Uni, Danemark, avons renforcé notre présence, nos activités, nos investissements afin de garantir la sécurité de l'Arctique et de dissuader les adversaires. Le royaume du Danemark, y compris le Groenland, fait partie de l'OTAN. Euh Jérôme Cllèch, en en quoi on on a renforcé le un éventuel déploiement euh militaire ?

Même si on peut on peut faire on peut focusser sur la France ? Est-ce qu'on a déployé plus de soldats ? Est-ce qu'on a fait plus de manœuvres ou plus de tests dans cette région ?

Il y a des exercices réguliers de l'OTAN autour de la zone arctique bien sûr parce que ça fait déjà quand même 7 ans euh au bas mot que les chercheurs en matière de prospective notamment savent que la question de l'Aric et du Groenland se posera et dans les termes exacts dans lesquels elle se pose aujourd'hui. Bon c'est heureux, ça avait été envisagé mais il y a rien eu de fait véritablement. Qu'il faille se réarmer c'est évident.

Maintenant est-ce qu'il y a j'allais dire une concentration d'effort spécifique autour du Groenland et de l'Arctique ? Pas véritablement. En fait, il y a une prise de conscience pour se réarmer.

Euh se réarmer, ça va prendre en réalité 10 ans à 15 ans et peut-être davantage. Voilà. Donc dans l'intervalle, comme les nouveaux empires ne vont pas nous laisser le temps à nous européens de nous réarmer, il y a une véritable zone de fragilité.

Donc ce qui est dit dans ce communiqué en réalité, si on lit entre les lignes, c'est probablement ce que pourrait être l'issue d'un accord qui aurait lieu après détractation en vertu de l'application de l'article 4 de l'OTAN par exemple où le Danemark pourrait appeler à des consultations se sentant menacé dans son indépendance politique et son intégrité territoriale si les États-Unis venaient à annexer. Voilà. Et au terme de ces consultations, et bien il pourrait y avoir un accord modulé indexé sur le rapport des poids géopolitiques et militaires des différents Étatsmembres.

Voilà. Mais mais quand euh on va reprendre la déclaration de Donald Trump qu'on a qu'on a vu dans notre sujet d'ouverture, euh c'est quand il il dit la il parle de sécurité nationale pour justifier une éventuelle action au Grenland, que vaut cet argument ? Mais il y a déjà 2000 militaires américains au Groenland euh pour 57000 habitants, je le rappelle.

Ce qui est clair aujourd'hui dans ce que vous nous avez expliqué tout à l'heure, c'est que les déclarations des des Européens, même si on peut effectivement considérer qu'elles sont pas suffisantes, permettent au moins de dire une chose à Donald Trump, c'est que le coût serait disproportionné s'il s'il décidait de de d'annexer d'une manière ou d'une autre le le Groenland. Et je pense que c'est ça le message qu'il faut expliquer. Et puis moi, je reste persuadé qu'il existe encore aux États-Unis des cordes de rappel.

C'est-à-dire que Donald Trump évidemment fait une politique qui nous surprend tous et qui nous nous qui qui n'est pas dans nos logiciels. Je rappelle quand même que l'OTAN, c'est la plus grande alliance militaire jamais mise en œuvre dans le dans dans le dans le monde et qu'aujourd'hui on n pas pris en compte le fait qu'un allié puisse attaquer un autre allié. Et donc quel allié ?

Ce qui contribue le plus depuis des décennies et et donc il faut arriver à démontrer à cet allié que le coût pour lui serait disproportionné. Je rappelle qu'il y a 440 millions à peu près d'Européens. hlills d'Américains 140 millions de russes.

Donc on peut peser à la condition d'être uni et de statut de 27 et de son fonctionnement mais il faut quand même être un peu positif de temps en temps et se dire qu'on pas plus on n pas non plus un petit à 27 et effectivement on est aussi un marché on l'a souvent dit sur ce plateau qui qui compte pour les entreprises américaines. Oui. question de merci de participer à l'émission à toutes et tous Jasmine de Bourambress qui nous dit "C'est peut-être naïf mais pour moi le Groenland est une immense étendue de glace.

Est-ce qu'on peut dire clairement ce qui fait sa valeur aujourd'hui ?" Sylvie Matelli, qu'est-ce qui intéresse Donald Trump ? Alors alors déjà ça n'intéresse pas le Groenland n'intéresse pas que Donald Trump.

Le Groenland a intéressé plusieurs présidents américains et plusieurs américains depuis des décennies. savoir que laère président américain a proposé d'acheter cétait en 1867 et depuis ils ont réitéré y compris Truman me semble-t-il avait réitéré la volonté de racheter le Grandlande et le Danemark a toujours refusé. Donc ça c'est pas nouveau.

Et pourquoi ? Alors pourquoi ? Parce que le Groenland est très riche de ressources naturelles.

Les terres rares, du cobalt, du nickel, mais aussi de l'aluminium. Et donc il y a un certain nombre de compagnies qui ont essayé d'investir et depuis des années et des années pour des questions environnementales et de protection de l'environnement, le gouvernement le Danemark s'y oppose. Donc il y a cette cet élément qui agace profondément Donald Trump surtout dans un contexte de transition énergétique où on sait qu'on va avoir besoin de plus en plus de métau rares et de plus en plus de de de matières premières et alors même que les Chinois jouent un jeu très géopolitique sur ces matières premières.

Donc il y a cet aspect-là et puis il a un autre élément c'est le réchauffement climatique qui fait que un certain nombre de routes maritimes s'ouvrent. Le Groenland enfin le GR l'Arctique intéresse très fortement depuis des années la Russie mais aussi la Chine. Donc on a tout un peu plus tard les les routes maritimes parce que c'est un élément que que je trouve intéressant.

Non non, juste jeux compléter ce que disait madame. Je je suis allé à Fairbanks l'an dernier, c'est-à-dire en Alaska sur une base américaine et c'est très très intéressant parce que quand vous êtes à Fairbanks, au centre du petit village qui est Fairbanks, il y a un panneau avec les distances qui séparent FXBank de différentes capitales dans le monde. Vous êtes à distance de Tokyo, de New York, de Paris, de de toutes les grandes capitales mondiales.

Donc c'est un endroit hyper stratégique que Fairbanks et le Grinland évidemment est encore davantage. Donc c'est évidemment important pour pour Donald Trump. Et je rappelle qu'il y a quand même un un un consensus international aujourd'hui qui veut que nous n'exploitions pas les richesses euh de cette partie du monde qui est une partie extrêmement sensible, extrêmement euh protégée euh et et il y a un très bon rapport d'ailleurs de la commission des affaires strangères qui s'appelle les conséquences géostratégiques du changement climatique qui explique ces choses-là disponibles euh évidemment sur le site du Sénat et de la commission qui explique les conséquences que ça pourrait avoir.

Donc évidemment le changement climatique a aussi des conséquences sur la réouverture d'une certain nombre de de lignes maritimes. Évidemment, Jérôme Cllèch, c'est c'est il y a l'histoire et puis il y a effectivement la géographie avec un Donald Trump qui considère que le Groenland est finalement sur le continent américain d'une certaine façon dans sa zone d'influence. Totalement.

Et là, c'est ce que disait madame. Effectivement la doctrine Monro continue de s'appliquer en fait. En quelques mots, c'est un président américain des années 10, voilà, merci.

Qui dit le continent américain c'est nous et on veut pas que l'Europe mettre les pieds simplifie volon avec le fait de privilégier les intérêts américains dans le précaré américain mais qui peut augmenter ou se rétrécir en fonction des empires et des pôles de puissance. Aujourd'hui, il se rétrécit légèrement entre guillemets, euh parce qu'il y a la Chine, parce qu'il y a la Russie et donc euh les États-Unis se resserrent autour de leur précarré qui va jusqu'à l'Amérique latine mais qui monte effectivement jusque au Groenland. Mais euh il y a encore quelques années, le précarré c'était le Moyen-Orient et c'était le monde entier parce qu'il y avait personne pour s'opposer à l'hyperpuissance américaine.

Tout ça pour dire que la doctrine Monro n'a jamais cessé véritablement de s'appliquer. Et quand on dit il y a un néoisolationnisme des États-Unis, c'est pas véritablement le cas. La rhtorique change mais la stratégie et la colonne vertébrale stratégique reste la même.

Donc effectivement le Groenland pour Donald Trump c'est une continuité naturelle. Ça a déjà été revendiqué. Il y a eu déjà des tentatives d'achat.

Bon bah là si l'achat ne passe pas, ce sera une tentative d'annexion et il y aura personne militairement pour s'y opposer. Raison pour laquelle je vous disais comme des tractations seront évidemment sont incontournables, et bien là ce sera le poids géopolitique militaire. Quoi donner un peu plus encore la main aux États-Unis.

Vous disiez unit beaucoup déjà 2000 militaires américains déployés. Ben oui, mais 2000 militaires pourquoi ? En réalité, c'est pas des forces offensives qui pourraient s'opposer à la Russie, le cas échéant ou venir surveiller la route transarctique qui raccourcit comme on le sait de beaucoup voire de moitié la route entre l'Asie et l'Europe.

Ce serait pas pour ça. Ça c'est pour de l'alerte avancée, c'est pour de l'antimicile, c'est pour de la surveillance spatiale. Voilà pourquoi les morphes américaines sont sur le Groenland.

Mais s'il devait avoir, j'allais dire une surveillance beaucoup plus large à 360° pour regarder qui la Russie, qui la Chine éventuellement qui a un peu moins de véléité sur l'article que la Russie, là il faudrait euh, j'allais dire des navires, des avions et et des chars et de l'artillerie. Il faudrait véritablement de un dispositif. Là, ça nécessite véritablement une annexion ou en tout cas une force de présence.

Et c'est là où il pourrait y avoir une négociation. C'est ce qu'il y a dans le dans l'accord, pas dans l'accord pardon, dans le communiqué qui a été fait quand on dit que c'est une question de sécurité collective et que les principaux pays, les les pays forts sur le plan militaire de l'Union européenne s'expriment sur dans ce sens, c'est pour dire qu'il faudra compter avec eux comme il faut compter avec eux dans la négociation de l'accord de paix avec l'Ukraine. Et soitdit en passant, il serait pas exclus que la Russie ait son mot à dire là-dedans.

Mais ça c'est un ancrage de Donald Trump. Après effectivement on verra quel équilibre pourra sortir de ça. Autre question de Véronique qui nous écrit de chasseœil du poitou le Groenland dépend du Danemark mais pas complètement qui décide vraiment en cas de crise ben pour répondre à votre question je vais faire appel à Quentin Calmet qui va nous parler du statut du Danemark.

Bonsoir Quentin, bienvenue à vous. Bonne année hein. Je réserve un bonne année à tous nos chroniqueurs en ce début de d'année 2026.

Alors votre mission c'est de définir le statut du Welland. Voilà. Alors déjà on peut dire que l'Ine est une ancienne colonie danoise et il y a eu plusieurs étapes dans son émancipation vis-à-vis du vis-à-vis du Danemark au cours du 20e siècle.

Par exemple, depuis 1979, le Groenland bénéficie du statut de communauté autonome avec un gouvernement local autonome pour ce qui concerne l'éducation, la santé, les infrastructures ou la politique sociale. Lille qui a également obtenu plus de contrôle sur ses ressources minières à ce moment-là en 79. H deè grande date à retenir pour le Groenland, c'est 2009.

À la suite d'un référendum en 2008, il obtient la gestion de ses affaires interne, le droit de signer des accords internationaux, de participer à des organisations internationales. Le Groenland qui prend alors le contrôle de ses ressources naturelles, y compris les minerais, le pétrole, les ressources maritimes. Et c'est également à partir de cette date que le grenlandais devient leur langue officielle.

Hm hm. Et euh quel est le lien entre le Groenland et l'Union européenne ? Et bien le Groenland est considéré comme faisant partie d'un groupe de groupe des pays nordiques par son attachement au Danemark même si on l'a dit il est dans l'air géographique de l'Amérique du Nord et il fait également partie de ces 13 pays et territoires d'outre mer européens les PTOM un ensemble de dépendances et de territoires ultramarins qui entretiennent des liens constitutionnels avec un état membre de l'Union européenne sans faire partie de lieu.

Parmi ces 13 territoires, il y a par exemple la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française pour la France, les habitants du Groenland qui disposent ainsi d'un passeport de l'Union européenne, un passeport danois, même si l'île est elle-même sortie, c'est que ça se complique, de la zone Schengen en 1985. Et enfin, c'est à noter, l'île est très dépendante des fonds versés par le Danemark puisque et bien ces fonds représentent 60 % du budget du Groenland et près d'un/4 de son PIB. Merci beaucoup Quentin pour tous ces ces ces détails.

Sylvie Matelli, on on a beaucoup parlé là de l'intérêt américain. Vous nous avez dit qu'il y avait d'autres pays qui étaient intéressés. Est-ce qu'il y a des menaces au-delà de l'économie ?

Est-ce qu'il y a des menaces d'autres pays sur le Groenland ? Est-ce qu'on peut évaluer ça ? À ce jour, il ne me semble pas.

Parce que c'est ce que justifie c'est ce que Donald Trump argumente pour justifier une éventuelle montée en puissance stratégique plus l'aspect stratégique je pense que c'est plus compliqué que ça parce que Donald Trump l'argument sécurité nationale il l' employaé y compris en 2018 quand il a lancé sa première guerre commerciale contre le Mexique le Canada la Chine et autres. Donc c'est pas c'est pas c'est pas des des menaces de sécurité qui pèseraient sur le Groenland. C'est le besoin, comme ça a été dit tout à l'heure, le besoin de disposer du Groenland pour faire de l'observation pour pour pour assurer la sécurité des États-Unis.

Euh est-ce que les Russes sont des visées sur le R ? Alors la Russie a quand même des actions sous-marines, c'est-à-dire que les sous-marins, les patrouilles sous-marines sont nombreuses autour de l'article. Il y a aussi des moyens de ce qu'on appelle de déni d'accès éventuellement.

Donc de déni d'accès, c'est pour empêcher l'accès à une zone. Donc ça peut se faire avec des moyens de défense solaire euh soit au sol, soit de façon embarquer. Là c'est de façon embarqué.

Et donc les Russes ceinturent quand même l'Arctique. Et puis il faut se souvenir euh qu'il y a pas si longtemps que ça, ils ont quand même planté un drapeau sous la banquise. Donc les grands fonds, c'est quelque chose d'ailleurs une capacité que maîtrise la Russie euh sans doute aussi bien que les États-Unis.

Voilà. Donc cette capacité d'action navale elle est réelle. Les les la Chine beaucoup moins pour le coup.

Mais la Russie justifie, j'allais dire l'action de la Russie justifie déjà le fait qu'il puisse y avoir une vélité de contrôle autour de cette ceinture-là et puis encore une fois, il y a l'accès aux ressources et ça c'est fondamental, ça reste le point numéro 1. Soit dit en passant, on oublie aussi d'un point de vue prospectif, on en reparlera peut-être dans 15 ans, que c'est quand même euh le Groenland 10 % des réserves d'eau douce mondiale. Aujourd'hui, l'eau douce, c'est peut-être un sujet pour les pays en voie de développement, pas pour les États-Unis, ni encore pour l'Europe.

Mais il y a 15 ans, elle est Terre rare. C'était un sujet pour personne. Il y a 15 ans, sur ce plateau, Terre Rare, personne ne connaissait le mot.

Voilà. Oui. Et et si je me souviens bien, les années 90, la France dans les années 90, la France était leader mondial de la de la de la de la raffinerie ou du raffinage des des terres rares.

Bon, ça prouve peut-être que il y a pas grand monde d'autres qui s'y intéressaient. Bref, on va pas rouvrir le débat sur les terreursars qu'on a déjà fait ici. En revanche, je veux bien qu'on ouvre la question de ces nouvelles routes maritimes.

Cédric Per, à quel point ça change la donne peut-être notamment pour un autre géant comme la Chine. Tiens, je vous parlais tout à l'heure du rapport de la commission des affaires strangères de la défense sur les conséquences géostratégiques du changement climatique. Alors, ce rapport il date un peu, il date de 2015 mais il était intéressant.

Il démontrait d'abord que d'un point de vue exploitation pétrolière dans le grand nord, chose que beaucoup de pays se sont interdits toujours, on estimé que le le prix du baril nécessitait d'être à minima à 100 100 dollars pour que ce soit rentable. En tout cas, que l'exploitation pétrolière dans dans le Grand Nord soit rentable. Je crois que Obama qui avait donné une exploitation une une autorisation d'exploitation pétrolière dans le Grand Nord au Chel l'avait retiré quelques mois après.

Donc il y a quand même une une prise de conscience chez un certain nombre de de nos de de dirigeants de de la fragilité de l'écosystème euh dans le Grand Nord. Vous nous disz tout à l'heure qu'il y a 10 % des réserves d'eau d'eau d'eau 12. Et puis évidemment, on imagine tous qu'une marée noire dans ce secteur serait une catastrophe mondiale absolument terrible.

Euh il y a aussi le fait que euh les Russes maîtrisent euh du fait de la présence territoriale et des eaux territoriales russes une partie de ce flux euh qui pourrait passer par le Grand Nord. Et puis il y a aussi n'ayons pas une grande difficulté aujourd'hui à exploiter cette route parce qu'elle estelle elle elle est encore sous les glaces. Alors évidemment, on a une vision prospective à à moyen terme, mais les Russes sont massivement investis dans des brises glace. euh ils ont massivement investi euh dans la dans dans la maîtrise de ces territoires et donc on est, si on devait passer par cette voie-là largement dépendant des Russes.

Mais l'avenir euh c'est pas euh 10 15 ans, c'est beaucoup plus que ça. Et on imagine que peut-être les voies euh s'ouvriront à nouveau. Elles diminueront considérablement évidemment le temps de passage entre la Chine et l'Europe et les États-Unis.

Mais ça veut dire cimatique que Donald Trump veut s'offrir la possibilité en contrôlant le Groenland d'une façon ou d'une autre de fermer cette route ou de ou d'avoir la main sur cette nouvelle route maritime éventuellement. Très certainement. Après, est-ce qu'il a jusqu'à cette analyse là ou est-ce qu'il est dans la logique ?

Moi, je pense que Donald Trump, alors il a des conseillers autour de lui qui ont cette vision là. Mais si on ne parle que de Donald Trump proprement parlé, lui il voit tous ses présidents à qui on a refusé de vendre le grosland et il se dit moi je l'auraiel voilà j'y arriverai après il y a les terres rares après il y a des enjeux de sécurité mais il y a aussi cet élément là qui joue de manière extrêmement il y a quand même le fameux drill drill baby drill he c'està-dire forêt baby forê on a vu ce qui se passe au Venezuela on a vu les bateaux au large du Guyana avec la première réserveland al jeu environnemental dont vous avez parlé mais je pense pas que ce soit quelque chose qui je pense pas ce soit quelque chose très compliqué. Je pense pas que ce soit quelque chose qui repousse qui repousse Donald Trump.

Enfin, je pense pas que son principal souci ce soit celui de l'environnement. Ensuite, on s'intéresse à la réponse du changement simple. Quand on parle du changement climatique, c'est évidemment la la fonte des glaces qui permet l'ouverture de la route transarctique.

Celle de l'est et de l'ouest existe déjà, mais ce serait la route transarctique, voilà, pour être précis. Et ça permet effectivement une exploitation beaucoup plus simple en fait des ressources sur le j'allais dire sur le le continent lui-même en réalité. Voilà. et l'exploitation de ces terrars et des autres minu parce qu'il n'y a pas que les terrars.

Vous parlez du zinc, du fer, ce sont autant de matières premières qui sont nécessaires pour réindustrialiser l'Europe par exemple. Alors, on a ce leader populiste, ces leaders populistes qui grignotent les institutions, on l'a évoqué tout à l'heure, s'attaque à la justice, aux médias, aux droits fondamentaux, aux droits internationals. Et cette question centrale, Michaël, que peuvent faire les démocraties ?

Alors, écoutez, pour bien commencer l'année, euh on va citer une phrase attribuée au scénariste philosophe Michel Audiard. Euh, "Quand gars de 130 kg vous parle, celui de 60 kg écoute." Voilà.

Et en terme plus politique, en clair, les démocraties européennes et bien avec la paralysie comme doctrine, ça ne pèse pas. Alors, la Littonie, elle est connue, on condamne fermement, on exprime une vive préoccupation, on maintient un dialogue mais pendant ce temps les lignes rouges deviennent roses et puis finalement s'effac. Il y a quelques mois, septembre 2025, le président Macron s'opposait très vivement à la tribune de l'ONU, au président américain qui venait de fustiger le fonctionnement de l'institution.

Les Nations- Unies, c'est nous", a déclaré notre président Sirano après euh l'opération et voilà il y a quelques jours de la capture du dictateur Maduro et ben Emmanuel Macron tout simplement a pris acte sobrement du coup de force Trumpien même s'il a ensuite recadré en conseil des ministres. Tout comme d'ailleurs l'interdiction, on s'en souvient peut-être de Thierry Breton de pénétrer sur le territoire américain parce qu'il a régulé ancien commissaire européen parce qu'il a régulé l'influence des grandes plateformes numériques. Les GAFA a donné lieu à quelques protestations au pied du sapin et puis c'est fini.

Les populistes renversent les tables et face à eux, les démocraties européennes et bien ont une arme favorite, l'indignation verbale suivie d'une inaction soigneusement mise en place. Alors, Donald Trump, je l'ai dit tout à l'heure, il annonce que dans 20 jours, il occupera le Groenland. Bon, en tout cas, on va on va s'en occuper.

Voilà ce qu'il a dit, faut-il le croire. Alors, vous avez compris, hein, c'est lui qui fixe l'agenda, très important dans le narratif des populistes. Il fixe eux l'agenda et donc le décompte des jours.

Et comment faire les démocraties ? Et bien, cocher les cases de ce calendrier de l'avant du chaos, on prend la mesure ou pas ? Le territoire du Grandlande fait partie du Danemark.

Les USA également, le Danemark, membre de l'OTAN, comme les USA, seraient donc kidnappés par un autre membre de l'OTAN. Faut-il inventer un article 5 interne de la défense d'un donc d'un pays qui serait attaqué par un autre membre ? Qu'est-ce qu'on préfère ?

Les hausses polaires version Groenland ou les os polaires annexées américains ? Ne pas ne pas prendre Trump au sérieux, c'est l'erreur historique hein parce que au lieu de tenter de effectivement aujourd'hui bien de régler des conflits à l'autre bout de la planète, le prochain dé le prochain défi de dans 20 jours, c'est tout simplement de sauver l'Europe pas avec des communiqués mais avec des soldats. Il faut une force européenne qui protège le Genand et vite et sans état d'âme parce que l'Europe n'ignore pas certainement le danger.

C'est vrai, mais elle est engluée dans le fétichisme des procédures. Dès qu'il y a une tempête qui arrive, il est urgent de se réunir. Cette attitude envoie un message très limpide, tenter le coup de force paye.

Et au pire les agresseurs, qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'il récupèrent ? Bah quelques sanctions symboliques et puis ensuite ils peuvent continuer. Donc à force de craindre les conflits politiques, les divisions, et bien on ouvre la porte.

Les démocraties elles-mêmes ouvrent et prennent le risque que les démocraties deviennent tout simplement des coquilles vides. La démocratie, vous savez, elle est pas fragile parce qu'on ose combattre pour la défendre. Elle est fragile parce qu'on la défend trop tard.

Merci Michael. tient une réaction à propos euh du Groenlande évidemment et de l'OTAN. C'est celle de Xavier Bertrand, le président de la région Haute France.

Il était sur RTL ce matin, il demande une convocation rapide. Ça rejoint un peu ce que vous dites, du conseil de l'OTAN. Le Groenland, il est pas question aujourd'hui d'attendre et de ne rien faire.

Monsieur Trump, je ne sais pas s'il faut le prendre au pied de la lettre, mais il faut le prendre au sérieux. Il a dit "Dans 20 jours, je m'occupe du Groenland." Alors, on n'attend pas 20 jours ou le 21e jour pour se dire tiens, il est trop tard.

Ce que je demande au président de la République, vous avez parlé d'Emmanuel Macron, c'est de d'exiger la convocation d'un conseil de l'OTAN. Pourquoi un conseil de l'OTAN ? Le le Groenland, c'est le Danemark.

Le Danemark est membre de l'OTAN. Les États-Unis sont membres de l'OTAN. Il faut que l'on ait une explication très claire sur les intentions américaines et que nous en tirions les conséquences.

Cédric Perin, est-ce que vous êtes d'accord avec Xavier Bertand ? C'est est-ce que c'est le lieu finalement où clarifier les choses avec les États-Unis ? Mais je disais tout à l'heure que l'OTAN, c'est la plus grande alliance militaire qui n'est jamais qui a été créée de tous les temps dans le monde.

Les propos de la première ministre danoise sont très clairs en disant que si un allié de l'OTAN attaquer un autre allié, c'est la fin de l'OTAN. Donc il est peut-être important effectivement Xavier Bertrand a raison d'essayer de clarifier les choses au sein de l'organisation en elle-même et de savoir un petit peu quels sont les les objectifs des des des Américains. Je pense que c'est absolument fondamental mais moi je voudrais quand même rappeler de trois éléments suite à ce que vient de dire parce queon a aussi un certain nombre de ré parce qu'on a quand même un certain nombre de problèmes à régler en interne en France.

Rappelez-vous Thomas Hug des propos du chef d'étatmajor des armées devant les maires au mois de novembre. Rappelez-vous la réaction des des populistes en France et les filles du Rassemblement national. Le Rassemblement national qui passe son temps à nous expliquer queon n'est pas suffisamment patriote, qu'on n'est pas suffisamment amoureux du drapeau et qui le jour où le chef d'étatmajor vient expliquer que il y a quand même un risque majeur et qu'il faut se réarmer pour être dissuasif, lui vole dans les plumes en expliquant que ce type est complètement fou et que il veut nous emmener à la guerre.

Mais quelle est la situation aujourd'hui ? un mois et demi plus tard, 2 mois plus tard, elle la situation donne raison à celles et ceux qui considèrent qu'il faut augmenter les budgets des armées, se réarmer non pas pour aller faire la guerre, mais pour être suffisamment dissuasif, suffisamment fort pour pouvoir être dans une Union européenne où où les puissances pourront s'allier pour être suffisamment dissuasif vis-à-vis de et je pense qu'il faut qu'on se fasse un ménage chez nous. Et puis dernière chose, c'est quand même qu'on a passé 4 mois à essayer de voter un budget pour qu'à la fin on nous explique qu'on le vote pas.

Alors que dans le monde tout est en train d'exploser, que la g la la tectonique des plaques est en train de nous exposer au visage, que les Français, je pense, en ont complètement euh conscience et que euh parallèlement à ça, on est avec des gens qui sont complètement irresponsables et qu'on considère que l'absence de budget n'est pas un problème. Moi, je pense que l'absence de budget est un problème parce que nous attendons notamment pour le budget des armées 6,7 milliards d'euros d'augmentation en 2025 26 pardon et que à ce jour nous avons zéro d'augmentation et donc que nous sommes complètement démunis et déshabillés pour pouvoir se réarmer. Je pense que la responsabilité majeur de l'absence de de et donc je pense qu'avant de vouloir régler les problèmes en Europe, il faut peut-être les régler chez nous aussi.

Mat Oui, peut-être. Moi, je vais je vais revenir sur sur l'Europe et les faiblesses de l'Europe et des démocraties. Euh, on parle beaucoup ces derniers temps de la stratégie de sécurité américaine qui a été publiée fin novembre et qui nous disait qui nous annonçait déjà quasiment le Venezuela, qui parlait également du Groenland et finalement dont on se dit bah tiens, c'est l'agenda des prochains mois pour Donald Trump.

Il y a je je me suis euh je me suis amusée à relire les deux pages consacrées à l'Europe puisqu'il y a que deux pages dans cette stratégie consacrée à l'Europe avant de venir. Et en fait, il y a quelque chose qui est qui est très intéressant, c'est que les Américains dans cette stratégie ou en tout cas les Magas, les proches de Trump dans cette stratégie s'inquiète de l'affaiblissement civilisationnel de l'Europe et explique, et ça c'est particulièrement intéressant, explique qu'aujourd'hui l'Europe se sous-estime, que l'Europe face à la Russie, l'Europe est beaucoup plus forte que la Russie en terme d'armée, de militaire et cetera et que c'est quand même dingue que ces Européens aient si peur que ça de Vladimir Poutine qu'il serait tant qu'il se ressaisissent. Oui, mais pour l'instant c'est c'est c'est des armées et il est bien noté que à part le nucléaire à part le nucléaire mais les Européens sont forts.

Il soulligne ensuite ce qui est intéressant c'est toutes les forces de l'Europe que soulignent ces américains là en fait. Ils soullignent ensuite ce grand marché et le fait qu'on peut pas rompre complètement avec l'Europe et qu'on doit continuer à travailler avec l'Europe parce qu'il y a du business à faire. C'est l'un des plus grands marchés du monde.

Donc vous voyez, il y a il y a un certain nombre d'éléments que l'on devrait aussi reprendre dans cette stratégie en se disant "Mais quels sont les leviers dont nous disposons aujourd'hui pour nous défendre ?" Parce qu'effectivement, il a longtemps été question d'une guerre, d'un risque de guerre vis-à-vis de la Russie. Euh si on se met à parler des États-Unis, c'est quand même notre sujet.

Ouais. C'est mais sauf qu'on est presque dans une sorte de renversement d'alliance euh et ça c'est quand même alors pour nous c'est déjà compliqué mais pour les pays européens qui dépendent depuis des décennies des armes américaines, c'est presque impossible ne serait-ce qu'à à imaginer ou encore plus met le doigt sur le point critique, c'est pas tant un renversement d'alliance parce que comme le disait madame effectivement l'Europe a la chance sinon d'être une grande puissance militaire, d'être un formidable marché et donc dans la logique transactionnelle qui prévaut en fait si si Trump vient mettre le le pied sur le on est pas en effet en effet ça reste une impuissance militaire puisque ce sont des armées disparates et non pas et non pas unies voilà donc ça ça effectivement c'est établi le point c'est la dépendance et vous l'avez dit effectivement 23 des membres de l'OTAN qui sont par ailleurs dans l'Union européenne dépendent pour leur puissance militaire et leur sécurité leur sécurité des États États-Unis. Et donc à partir de ce moment-là, rien ne peut être fait contre les États-Unis.

Reste ceux qui ont une forme d'indépendance, donc la France, les Britanniques, dans une certaine mesure d'autres quelques autres pays, voilà, et qui peuvent évidemment pas s'opposer militairement aux États-Unis. Je crois qu'il faut enlever ça de la tête de tous les téléspectateurs qui peuvent entendre à droite et à gauche des inepsies. Pareil, c'est c'est une question posée par Mais je vous laisse continuer Fernand de quand est-ce que si les États-Unis envahissent le Groenland, une trisème guerre mondiale est possible.

Enfin, c'est ce qui dans l'esprit que les téléspectateurs se rassurent. Non, en revanche, là où la puissance militaire compte, c'est que ça donne un pouvoir géopolitique de négociation. Pour arriver à quoi ? pour arriver à une solution équilibrée où la présence voir l'annexion américaine serait accompagnée par une présence militaire européenne et qui permettrait d'afficher dans le meilleur des mondes une forme de front uni en Arctique vis-à-vis de la Russie et vis-à-vis de la Chine.

Parce que les États-Unis auraient un coût politique très fort à payer s'ils ag s'ils affichaient des frictions évidemment diplomatiques mais à forceorie militaire avec des alliés. Donc à front renversé, non, mais une grande dépendance qui doit nous amener en fait à nous affranchir, à nous exonérer. Je dis nous c'est au niveau de l'Union européenne, c'est moins vrai pour la France de ses dépendances.

Reconstruire un dispositif, un arsenal militaire et ça va prendre du temps. Et dans l'intervalle et bien d'écouter d'écouter et lorsqu'on a on ne fait pas le poids, on ne braque pas un puissant au risque au risque de ne plus pouvoir peser dans la négoation. s'caser mais loin d'apaiser euh loin d'apaiser ça excite parfois les appétits que de braquer lorsquon pas la puissance qui permet de braquer toujours dire aurait pu dire peut-être que quand un type de 130 kg parle 8 ou 10 types de 80 kg peuvent peut-être lui expliquer queil a pas totalement raison et et moi je pense que le simple les autres problème c'est qu'il faut que les il faut que les h en face soient d'accord non mais ce que je veux dire c'est que le simple fait aujourd'hui de parler de cette question dans un moment historique, il faut quand même le dire, on vit on vit un moment historique, ça démontre quand même que les États-Unis sont devenus des prédateurs au même titre que les Chinois ou que les Russes.

Et j'ai envoyé à votre rédaction, je ne sais pas s'ils l'ont, mais cette petite carte du monde qui circule sur les réseaux en ce moment avec bifet à la main mi pour Trump, les Chinois, les Russes de l'autre côté. Donc on voit le mi c'est Donald c'est censé être Donald Trumpin en haut Jin Ping en c'est très drôle mais c'est très révélateur de la situation dans laquelle on est aujourd'hui et la question c'est dans quelle zone d'influence est-ce que se trouve aujourd'hui euh la France et l'Union européenne ? Est-ce que c'est dans la zone d'influence russe ?

C'est ça la question. Euh si aujourd'hui nous nous battons euh pour essayer de soutenir les Ukrainiens pour qu'ils gagnent contre les Russes, c'est parce que nous considérons tous que en tout cas autour de cette table que le droit international doit priver sur la force primer sur la force. Aujourd'hui ce que nous démontre très clairement Trump, ce que nous démontrent les Russes et ce que nous démontrent les Chinois, c'est que la force domine le droit.

Et si j'étais russe aujourd'hui, je dirais quoi ? Je dirais ben écoutez voilà dans sa zone d'influence euh chacun peut faire la politique qu'il le souhaite et donc à Kief arrêtez de nous ennuyer nous allons mettre en gouvernement fantoche comme vous le faites dans d'autres pays en Amérique du Sud et les Chinois diront la même chose à Taïwan et et et et et quoi derrière ? Qu'est-ce qu'on fait de la Nouvelle-Caédonie ?

Qu'est-ce qu'on fait de la Polynésie ? Le jour où les Chinois arriveront et diront bah écoutez nous ça nous intéresse. Il y a des minerais donc on prend possession de vos terres.

Comment vous les défendez ? Vous pouvez pas les défendre. Mais tant pis pour vous.

C'est ça la question. Je crois que le le la grande victoire dans le dans le narratif en fait des des des leaders populistes du moment qui ont d'abord effectivement reconstruit les empires, c'est de laisser à croire que lorsqu'on utilise le la force, on est méchant. En réalité, comme vous le dites à l'instant, peut-être faut-il aussi utiliser la force pour faire respecter le droit.

Le droit ne protège plus les démocraties les démocraties si elles ne se protègent pas, elles meurent. Je b pas je reprends la une seconde pour se poser la question d'une d'un d'une occasion manquée en quelque sorte de pour l'Europe de montrer un peu plus ses muscles. En tout cas, c'est ce que disait ce matin sur France Inter l'ancien premier ministre Dominique de Villepin.

Au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, on aurait dû réagir plus fort. Nous avons raté beaucoup d'occasions au fil des dernières années qui nous ont affaibli. Nous avons raté l'occasion de marquer une véritable détermination sur l'Ukraine lors du sommet de Versailles au début 2022, quelques mois après l'intervention russe, l'agression russe en Ukraine, nous aurions dû marquer une détermination beaucoup plus forte et c'est ce que j'avais proposé à l'époque.

Il fallait être capable de se faire mal davantage sur les sanctions notamment énergétiques vis-à-vis de la Russie. Ces messages auraient été très percutants sur Donald Trump et sur les États-Unis et s'adressait à l'ensemble de la planète en rattant l'occasion de marquer clairement notre engagement vis-à-vis de ce qui s'est passé au Proche-Orient après le 7 octobre. cette tragédie terrible mais après aussi l'engrenage de la Tout ça aurait dedé Trump d'intervenir au Venezuela mais cela aurait marqué l'engagement européen à faire respecter le droit et une règle internationale.

Sauf que Sylvie Mathie, vous l'avez dit tout à l'heure euh c'était prendre le risque de se fâcher avec Donald Trump de de réagir plus violemment face à la Russie. Oui. Et puis c'est on en revient toujours à la même chose.

On est en démocratie donc on ne peut pas décider de mesures qui ont des conséquences bien trop importantes sans la vie des populations. En quand la guerre est quand les les les Russes entrent en Ukraine et envahissent l'Ukraine, on est en 2022, on est sous Joe Biden et je crois qu'on est assez uni dans les sanctions et qu'on impose des sanctions. Mais moi je me souviens très bien la question de est-ce que on met tout de suite un embargo sur le gaz et le pétrole c'est c'est pour c'est c'est pardon c'est posé.

Merci beaucoup. La question s'est posée. On on a on a on a attendu.

Pourquoi ? Regardez la crise énergétique qu'on a eu derrière avec l'augmentation des prix. Donc c'est clair que ça fait ça fait toujours très très mal quand on s'oppose et quand on impose sa force.

Ça a des conséquences qui dépassent largement la seule décision. Moi, je pense que nos démocraties sont faibles et que le point de départ, c'est pas celui-là. Le point de départ, c'est 2016 Sangaris Centrafrique arrivé de de Wagner, qu'est-ce qu'on fait ?

On plie les Gaulle, on s'en va et on les laisse faire. Et derrière, ils arrivent au Mali. On plit les Gaules, on s'en va, on les laisse faire.

Alors qu'à ce moment-là, si on avait peut-être montré l'cran, on peut-être qu'on en serait pas là aujourd'hui. Non, mais c'est vrai, départ, il est là. Il y a une dernière thématique dont je voudrais parler.

Vous avez évoqué Michaell le le le cas Thierry Breton, on va on va voir tiens cet article des é des échos qui nous rappelle pardon que l'ancien commissaire européen qui était vous savez à à la tête de des textes de régulation en matière d'économie numérique et ben aujourd'hui il est potentiellement interdit d'entrer aux États-Unis. La guerre foire numérique est déclarée entre l'Europe et les États-Unis. Sauf que ça va plus loin.

Il y a aussi, regardez cette cet article de l'Express à propos de la condamnation de Marine Le Pen, des magistrats français dans le viseur de l'administration Trump. Ce sont nos confrères armand allemands de Der Spigle qui euh sortaient cette information. Elle sort pas de nulle part.

À l'instant dépêche de nos confrères de l'agence France-Presse, le président du tribunal judiciaire de Paris met en garde contre une éventuelle, je cite, ingérance inacceptable et intolérable après des menaces de sanctions américaines contre les magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN. C'est aussi ça le la pression américaine sur les pays européens, les démocraties européennes et notamment la démocratie française. Pourquoi on a vendu Alstom à Général électrique en 2014 ?

Parce que Pierci était mis en prison et que on l'a abandonné là-bas. Euh c'est pas nouveau. Aujourd'hui, ça va être beaucoup plus violent et c'est un scandale et on doit le dénoncer mais c'est au niveau européen que ça doit être traité et pas au niveau euh français.

Le problème c'est que l'Union européenne que ça a été dit tout à l'heure euh pendant les fêtes de Noël euh a expliqué que c'était pas bien et puis derrière on en parle plus et euh ces gens-là continuent de plus avoir droit d'utiliser leurs carte bleues parce que elles sont gérées aux États-Unis. Il y a un vrai vrai problème. Oui.

Matili a parce que c'est pas c'est pas symbolique purement symbolique ce ce dont on est en train de parler pour tirer Breton. Effectivement, peut-être que il peut plus mettre un doigt de pied sur le territoire américain. Effectivement, mais plus que jamais.

On assiste aujourd'hui à un monde où le global rejoint le local, c'est-à-dire les les enjeux géopolitiques mondiaux et les décisions et les postures de Donald Trump ont des conséquences et ont un agenda aussi au niveau national. Et là encore, vous reprenez le discours de Jidy Vens à Munich l'an passé donc le vice-président. Vous reprenez la stratégie américaine de sécurité qui a été publié fin de novembre et cetera.

Pour les Américains MAGA, l'équipe de Trump, l'Europe est un continent en déclin civilisationnel parce que l'Union européenne, parce que l'immigration parce que et ils disent donc il s'agit de défendre ceux qui défent ce qui défend le les valeurs les valeurs les mêmes valeurs que les magas, ceux qui défendent un certain patriotisme et donc qui cherchent à déconstruire l'Union européenne ou en tout cas à construire une Union européenne différente. Donc on est vraiment dans cet agenda là. Un dernier mot.

Oui. Pour adosser ça à la puissance militaire à reconstruire en matière de guerre économique, l'Union européenne et l'Europe en général a une carte à jouer. C'est une terre, ça fait le lien avec votre prochaine émission d'abondance.

D'abondance non pas en terre rare, en énergie, mais en matière de création. Le problème, c'est le passage à l'échelle. Là où il y a des fonds aux États-Unis qui sont à plus d'un milliard pour investir sur de la création, que ce soit euh sur le numérique, que ce soit sur l'IA, le quantique et cetera, la RN messager.

Je dis ça parce que c'est un domaine d'excellence de la France, pas de l'Europe, de la France en particulier avec des vaccins éventuellement contre le cancer. Là, il faut pas des fonds à 10 ou 100 millions, il faut des fonds d'investissement à plus de un milliard et quelques milliards. C'est le passage et l'échelle qui fait défaut.

Si on veut de l'abondance en passant de la création à de l'innovation sur le continent européen et faire de la guerre économique, il faut être capable d'avoir ces force d' signement. Une nouvelle ère d'abondance avec un point d'interrogation, c'est le thème du débat qui arrive dans une minute. Merci à tous d'avoir participé à cette à cette première partie de de sens public.

Je vais rappeler Sylvie Matelli, votre livre Géopolitique de l'économie euh nouvelle édition à venir dans quelques semaines aux éditions roles. Euh c'est fin février, Jérôme Clesche, les nouveaux maîtres du futur. Livre publié euh aux éditions Herman à très bientôt sur Public Sénat.

Yeah.