Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationBoursorama· 25 septembre 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSécurité

Marine Le Pen a-t-elle raison ou tort d’affirmer que la France est au bord d’une crise obligataire?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    Marine Le Pen affirme que la France est au bord d’une crise obligataire. Est-ce factuellement exact ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Marine Le Pen contribue-t-elle à la crise obligataire par sa potentielle élection ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Les économistes sous-estiment-ils la gravité de la situation ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    La France est-elle en danger immédiat de crise obligataire ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    50 % de la dette française est détenue par des fonds spéculatifs. Est-ce inquiétant ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Le budget 2027 sera-t-il un cafarnaum ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Fait
    « On vit une crise obligataire aujourd'hui en France. »
  • 5:06Fait
    « Avoir un peu plus d'inflation, c'est plutôt une bonne nouvelle dans le contexte. »
  • 5:51Fait
    « Ils nous promettent tous de rétablir les comptes publics en diminuant les dépenses. »
  • 8:03Chiffre
    « 57,5 % de notre dette est détenue par des non-résidents. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Alors, c'est vrai qu'on l'a commenté largement cette semaine sur Boursorama jour après jour. Cette pression qui continue de monter sur la France. C'est c'est désolant mais c'est une réalité. Le taux auquel notre pays emprunte à 10 ans s'approche. Maintenant, on est à 4, 70 %. Il y a 3 semaines les amis, on était à 420. C'est 50 points de base, 0,5 % en 3 semaines, ça commence à aller vite. Ce qui fait dire à Marine Le Pen et bien que la France est au bord d'une crise obligataire. Est-ce que factuellement Guillaume après on fera réagir évidemment Marc factuellement est-ce qu'elle a raison ou tort factuellement ? Donc on a 110 points de base de plus que les Allemands aujourd'hui.

Donc le spread entre les taux français et les taux allemands, ça devient très très inquiétant. Le sujet c'est que Marine Le Pen fait partie intégrante de cette de ce risque de crise financière dans la mesure où elle est créditée de pouvoir être présidente l'an prochain et un des risques qu'on court le plus, c'est d'avoir la politique budgétaire irresponsable qu'elle propose s'appliquer l'an prochain. C'est notamment cela qui contribue à rendre les à dégrader la situation financière française. Donc oui, on vit on vit une crise obligataire aujourd'hui en France.

On n'est pas encore dans une situation où on narrive pas à emprunter mais on commence à devoir emprunter à des taux très élevés, beaucoup plus élevés que les autres dans la dans la zone euro, y compris la Grèce, y compris l'Espagne, y compris l'Italie. Euh donc là, il y a un problème spécifique français qui qui est certain. Marc, elle a raison Marine Le Pen de dire ça, même si écoutez ce que dit Guillaume, elle est sa potentielle présence au second tour ou élection contribue aussi à alimenter cette crise obligataire.

Moi ce qui m'amuse c'est de voir effectivement tous les économistes, les analystes, je parle pas de Guillaume parce que je savais pas ce qu'il disait il y a quelques quelques mois mais c'est vrai que beaucoup disaient non mais il y aura jamais de crise, intérêts n'augmenteront jamais, tout ira bien dans le monde. Même vous David d'ailleurs vous le disiez, je me souviens et voilà on en est aujourd'hui.

C'est-à-dire que tout le monde nous dit mais c'est très grave, on a vu Bruno Lemè qui est quand même l'un des grands responsables de cette situation bien entendu nous dire "Oh oui, c'est très grave et cetera." Donc oui, évidemment, si demain on a je dirais un programme économique qui qui met qui qui fait encore plus peur aux investisseurs, ça va être plus dramatique. Mais aujourd'hui, Marine Le Penez, elle a pas elle est pas présidente encore. Donc je pense qu'il y a un vrai danger actuellement.

C'estàd que on la B de France a tiré la sonnette d'alarme au mois de juin de cette année hein, en disant qu'elle s'inquiétait de la part de plus en plus importante des hedge fonds, ça veut dire des fonds spéculatifs dans la détention et dans les achats de dettes publiques. C'estàd qu'aujourd'hui on dit encore "Oui, ça va là, on arrive à vendre notre dette." Mais a priori 50 % de cette dette est achetée par des fonds spéculatifs. Donc ça fait quand même froid dans le dos. Moi qui ai vécu comme nous tous d'ailleurs la crise grecque, il y a beaucoup de similitudes. C'est c'est vrai. Je vous rappelle que en octobre 2009, le taux d'intérêt à 10 ans en grec, il était également de 4,6 %.

Et c'est effectivement ensuite quand ben la banque américaine Goldman Sax qui savait justement ce qui est en train de se se tramer bah a demandé est-ce que vous voulez continuer qu'on vous prête et cetera et la GRE dit ben non, on peut pas le faire. Et là ça ça a dérapé et on a eu il y a 15 jours là aussi la banque américaine Goldman Sax mais également la Dutch Bank la banque allemande qui commence à commercialiser des produits. Alors plus pour les investisseurs bien sûr on va pas en acheter tout les particuliers pour l'instant pour justement parier sur l'avenir de la France spéculer essentiellement à la baisse. Ça c'est quand même très dangereux.

Et donc ça, je pense c'est pas lié euh à à 2027, c'est lié à ce qui se passe aujourd'hui. Imaginez qu'aujourd'hui on a toujours pas de budget et on sait très bien que ce budget il va être ça être un cafarnaum. Et c'est ça qui est très dangereux, c'est que je regardais les chiffres euh depuis euh depuis à peu près donc une dizaine d'années, mais encore plus ces cin dernières années, à chaque fois qu'on a annoncé une réduction du déficit, en fait, on était très très loin. Il y a un point d'écart entre la prévision du gouvernement et la réalité. Donc ça fait peur c'est que les dirigeants français actuels, hein, pas futur actuel ne sont pas du tout crédibles.

C'estàd qu'ils nous disent oui oui, vous inquiétez pas, on va réduire la la dette où est bien se passé ou leù le déficit est fait, c'est pas du tout le cas. Et alors je termine parce que là le gros problème c'est que maintenant c'est taux d'intérêt qui augmentent. Vous savez qu'il y a beaucoup de d'obligations indexées sur l'inflation également et je vous que la semaine prochaine, on aura l'inflation française qui va dépasser les 3 % en glissement annuel. Donc ce qui veut dire que à partir de là et bien l'État va payer de plus en plus cher pour la charge d'intérêt de la dette.

Imaginez qu'il y a un an euh même et encore quelques mois d'ailleurs dans le budget 2026, l'État avait annoncé une charge d'intérêt de la dette de 60 milliards d'euros, ce qui est déjà énorme. Là, on est plutôt autour des 80 milliards d'euros, voire 85. Écoute, le décalage 25 milliards d'euros d'écart entre ce qui avait été prévu et la réalité. Donc c'est ça le vrai coup. Puis le vrai coût pour les Français, c'est bien sûr les taux d'intérêt qui augmentent. Ça va se ça va rejetir tous les taux d'intérêt de tous les crédits et c'est là où les Français malheureusement vont payer la facture et ce qui va nous coûter très cher malheureusement. Guillaume, je sais pas si vous voulez réagir. Oui.

Oui. Deux choses. Ouais. Euh la première c'est que avoir un peu plus d'inflation, c'est plutôt une bonne nouvelle dans le contexte. C'est quand même le moyen le plus efficace d'alléger les dettes passées qu'on a trouvé jusqu'ici. Euh et d'autre part, ça limite aussi les taux d'intérêt réels qu'on doit payer aujourd'hui, hein. Euh donc ça c'est pas forcément le plus inquiétant dans le contexte.

Ce qui est effectivement inquiétant dans le contexte, c'est au-delà de la politique irresponsable que euh Marine Le Pen projette de mettre en place si elle est élue l'an prochain, ce qui est aussi responsable aujourd'hui, c'est le refus du gouvernement actuel et de presque tous les candidats à la présidentielle d'envisager une hausse sensible des des prélèvements, des impôts.

Ils nous promettent tous de rétablir les comptes publics en diminuant les dépenses alors qu'il va falloir augmenter les dépenses pour la défense, augmenter les dépenses pour le climat, augmenter les dépenses pour l'éducation pour corriger tout ce qu'on a vu récemment, augmenter les dépenses pour le numérique pour moins dépendre des Américains et cetera et cetera. Et dans le même temps, ils nous disent tous et surtout le gouvernement actuel, ce qui fait qu'il n'est pas crédible non plus, qu'il est pas question d'augmenter les impôts et d'augmenter les impôts en particulier sur les plus riches, sur les plus aisés. Augmenter les impôts de Marc Toiti, hein, il a envie de réagir ou pas ? Oui.

Non mais non mais non, moi je pense que on paye déjà assez d'impôts comme ça. N'oublions pas que nous sommes Guillaume le sait bien, nous sommes numéro 1 du monde des prélant obligatoires par rapport au PIB. Donc tout ce qui va dans le sens d'une augmentation des impôts, moi je suis pour un grand soir fiscal parce que c'est vrai qu'il y a trop de trop d'impôts bien sûr et trop de niches à droite à gauche. Il faut repenser complètement la fiscalité en France. Et d'ailleurs, c'est une des grandes différences avec la Grèce parce que c'est vrai que [raclement de gorge] aujourd'hui la France, elle lève encore l'impôt, elle arrive à lever l'impôt ce qu'elle ne faisait pas la Grèce en 2009-2010.

Donc on dit, vous voyez, tant qu'on lève l'impôt, tout va bien. Sauf que là on le voit et bien on arrive au bout du système c'estàdire le ce fameux trop d'impôts tue l'impôt où justement on se rend compte que bah à force d'avoir augmenté cette imposition bah vous cassez la pouleuse d'or et donc ben vous réduisez l'assiette fiscale, vous cassez la croissance donc vous ponctionnez plus mais sur un gâteau plus petit. À forceorie si on veut taxer encore plus les riches qui sont par définition très très mouvant entre guillemets. Il y en a beaucoup qui sont déjà partis depuis très longtemps bien entendu. Donc bien entendu ça sera un fusil à un coup.

Et c'est ça qui est très dangereux aujourd'hui, c'est que la solution, on la connaît. Moi, elle est pas dans une hausse des impôts. Moi, je chute même pour une baisse des impôts au niveau global et avec un un financement qui est clair sur la baisse des dépenses publiques. Une baisse qui sera majeure. Et d'ailleurs, aucun candidat, j'ai regardé les programmes justement cette semaine, aucun candidat ne promet des baisses de dépenses. Ils promettent une moindre ha il promettent une moindre hausse comme on dans le gouverne. Ce que dit le gouvernement, c'est dire on fait des économies, il y a pas de baisse la dépense les amis.

Les amis, le débat sur hausse baisse d'impôt, j'ai pas envie qu'on rentre dedans parce que c'est pas le sujet aujourd'hui, c'est un sujet, c'est c'est un correlaire de ce qu'on raconte. Moi la question que je me pose, c'est les investisseurs qui chaque jour demande un peu plus à la France pour prêter. On était encore une fois, j'ai dit il y a 3 semaines à 50 points de base plus bas. Enfin, ça va très très vite. Ça s'arrête quand ? On peut pas rester comme ça jusqu'à la présidentielle ? Ah, on va demander à Marc ce qu'il en pense. Oui. Non, mais je peux vous dire, je peux vous répondre. C'est très simple.

C'estàd que on a effectivement aujourd'hui, moi je le vois tous les jours, j'ai pas mal d'investisseurs notamment américains qui pour tout vous dire, il s'inquiétaient pas du tout de la France. Il m'ont il pensaient "Bon, c'est la France, c'est l'Allemagne, tout va bien et cetera, il y a la zone euro et cetera et là ils se posent des questions." Donc c'est quand même je pense une étape. N'oublions pas que 57,5 % de notre dette est détenue par des non résidents. Donc ça veut dire bah ils sont pas attachés forcément à la France. Et comme je l'évoqué tout à l'heure, de plus en plus de de fonds spéculatifs détiennent dette.

Donc eux, c'est pas des investisseurs normaux qui vont acheter sur du long terme. Ils font ça pour faire des coûts, pour faire des produits structurés à effet de levier, pour spéculer contre la dette publique française. Donc quand ça va vraiment tomber, on a vécu ça avec la Grèce, ça pourrait aller extrêmement vite. Donc c'est quoi c'est quoi un scénario noir là dans les prochains prochaines semaines ? Moi je pense que là parce qu'il faut savoir qu'on a vu la semaine dernière gouverneur de la Banque de France qui nous a dit qui est intervenu qui est montaé au créneau en disant mais non regardez tout va bien ne vous inquiétez pas il y a pas de risque et cetera et puis ça a pas du tout marché.

que plus il a parlé plus tout l'intérêt augmenté. On sait on sait que la BCE elle intervient plus ou moins, elle achète la dette publique française comme ça pour pas que ça soit trop mais pour pas que ça fasse trop mal et ça marche pas non plus. Donc je suis inquiet parce que quand on fait ça que ça marche pas et surtout comme l'a dit Guillaume, il y a le spread d'un l'écart de toi avec l'Allemagne 110 points de base de avec en novembre en novembre 2011 Marc en novembre 2011 au pire des crises de la dette souveraine de combien était l'écart de tour entre la France et l'Allemagne l'Esp il est à combien ? Il était à combien marque ?

Il éta à combien on est sur un sommet depuis juillet Guillaume. Il sait pas. Non mais pour une fois que je sais un truc Guillaume on est à combien au pire du pire en 2011 approcher 200 on était à 220 points de base. Je sais je David je m'en souviens on a peut-être commenté ensemble mais ce que je veux dire par là c'est que le problème il est le suivant c'est qu'aujourd'hui on a cet écart de taux avec l'Allemagne mais pas seulement. Regardez avec le Portugal. J'aime beaucoup nos amis portugais qui ont fait de de gros efforts. 70 points de base avec la Grèce, 35 points de base avec l'Italie, 15 points de base. David, c'est la honte.

Le corps de la zone euro et malheureusement c'est justifié parce que on dérape complètement sur les déficit. Tous les pays font des efforts sauf nous et je pense qu'on va bientôt comme ça atteindre voir même dépasser les 5 %. Et là très honnêtement, je rien je ne sais pas comment va réagir l'économie française avec des taux 10 ans à 5 %. Le taux 20 ans, il est déjà à 522 % un plus haut depuis 2002. 5,2 % sur le taux de 30 ans. Donc je suis quand même très inquiet sans vouloir faire peur mais il y a quand même quelque chose qui est en train de se passer aujourd'hui. Est-ce qu'il se passe quelque chose ? Ouais, il se passe il a raison Marc là-dessus. Il se passe quelque chose là.

Euh oui oui, il se passe quelque chose et ça peut effectivement s'aggraver d'ici les présidentiels puisque puisque c'est un facteur c'est un facteur euh d'incertitude majeure pour tous les investisseurs. Euh donc euh si ça dérape, le sujet euh deviendra plus tellement français. il deviendra essentiellement européen, essentiellement la banque centrale européenne, c'est elle qui peut éventuellement euh intervenir pour éviter justement un scénario à la grecque dans des conditions bien spécifiques. Oui. Oui. Mais ça ça veut dire une chose et c'est notamment enfin c'est c'est en lien avec le débat que Jean-Luc Mélenchon a lancé sur l'annulation de la dette et cetera et cetera.

Faut avoir bien conscience que si la Banque centrale européenne intervient sur le cas français d'une manière ou d'une autre pour aider à détendre les taux d'intérêt, ça voudra dire en gros la mise sous tutelle budgétaire de la France et le fait que en contrepartie on devra s'engager à respecter et là cette fois vraiment un certain nombre de contraintes budgétaires très fortes et très rapides. Donc c'est un scénario qui est assez noir dans tous les cas de figure, même si ça peut éviter effectivement une crise enfin cataclysmique pour la France. Ça veut dire dans tous les cas de figure que on sera placé sous tutelle de la banque centrale, éventuellement du FMI et cetera et cetera.

Si on réussit marque à avoir un budget 2027, ça peut calmer les marchés mais le budget c'est on n'y est pas, il faut encore tenir 2 mois voir plus. Euh et et on peut quand même s'étonner aussi, même si on le comprend, les 54 milliards d'euros des forts budgétaires annoncés par Sébastien Lecornu, ça prouve que les marchés n'y croit pas, n'a pas du tout calmer, bien au contraire les investisseurs. Mais bien sûr, imaginez que l'année prochaine la charge d'intérêt de la dette, si on continue comme ça, va peut-être même dépasser les 100 milliards d'euros. Ça veut dire tous les les toutes les recettes de l'impôt sur le revenu jeté par les fenêtres. Parce que c'est bien ça le problème.

C'est bien ça que sur lequel moi j'en veux effectivement à tous ceux qui disaient la dette pas grave, on va la faire rouler, les taux d'intérêt n'augmenteront jamais. Imaginez que sur 15 ans, la charge d'intérêt de la dette c'est 1000 milliards d'euros. Vous rendez compte ? 1000 milliards d'euros jeté encore une fois par les fenêtres, c'est inadmissible. Et c'est là où les dirigeants français sont coupables de cette situation évidemment.

Alors évidemment si on adule la dette parce que tout à l'heure on parlait de Marie Le Pen, il y a eu la crise Covid, il y a eu la crise Covid, il y a eu beaucoup de tout le monde a eu la dette la crise Covid David et tous les pays justement ensuite OK en 2020 je veux bien. Nous on a continué après tous les pays ont fait des efforts sauf nous. Nous, on a continué de déraper et donc surtout ça n'appelle générer de croissance. Mais moi pour dire ce que vous dites, c'est que moi ce qui m ce qui m'effrait si vous voulez c'est le le le déni qui perdure des dirigeants français.

Vous l'évoquez le gouvernement dit "Oui, oui, non, on va arriver, on va faire un budget et cetera." Il essaie de mettre de faire de la comment dire de draguer un peu le PS pour leur dire "Non, allez, soyez sympa avec vous pour garder leur place et cetera et pour ne pas voter la motion de censure." Mais on sait même pas si le budget va être voté, s'il aura pas une motion de censure. Et que va faire derrière monsieur Macron ? Hier, j'étais stupéfait.

J'ai écouté quel je vais pas écouter en entier parce que j'arrive plus hein mais quelques extraits où Macron dit tout simplement maintenant je fais un super boulot mais attendez c'est incroyable il y a même pas de bien coupe pas voyez à la rigueur Bruno Lemer quand j'ai fait j'ai fait un débat avec lui il y a il y a quelques semaines où il a fait un un petit mais à coupa il a même reconnu qu'il m'avait pas assez écouté du moins mes conseils entre guillemets à l'époque. Mais là, monsieur Macron, c'est incroyable.

Donc pour les Français qui souffrent parce que c'est ça le problème, quand vous dites aujourd'hui vous avez une inflation, les prix énergétiques ont explosé de 60 % en France à la consommation hein depuis 2021. Vous leur dit "Bon les gars, on va vous donner 100 € et encore pour les gros rouleurs et c'est avec une usine à gaz." J'ai vérifié, vous savez qu'il y a que la moitié des Français qui avaient le droit au chèque à 100 € qui l'ont demandé. Donc parce que c'est tellement compliqué qu'il le donnent même pas. Donc on vous dit non mais c'est une sorte de mépris qui ne colle pas.

Donc moi très honnêtement, je veux pas aussi faire peur, je ne sais même pas si on va y arriver moi aux élections 2027 parce que dans le contexte actuel, il peut avoir des mouvements de de méchantement, des crises sociales, sociétales qui vont déraper et on peut comprendre les Français, ils sont à bout. Et n'oubliez pas également les faillites d'entreprises qui atteint des sommets historiques hors micro-entreprise he d'ailleurs ne l'oublions pas, on est à 17 % au-dessus du sommet de la résist en terme de faillite d'entreprise. Donc ensuite derrière les entreprises, bah il y a des il y a des il y a des salariés qui se retrouvent au chômage. Donc le chômage est en train d'augmenter.

Vous rendez compte aujourd'h de proposer pour l'avenir des Français ? C'est ça qui aujourd'hui est très inquiétant. Et ça commence à transpirer. C'estàdire que jusqu'à présent, on se disait non mais la France pas le problème, il y a la BCE et cetera. et on se dit ben non même la BU elle pourra pas faire grand-chose hein.

Vous rappelle que la dette publique grecque c'était 350 milliards d'euros qu'on a donc annulé en grande partie 10 fois plus là c'est 10 fois plus aujourd'hui c'est 3500 milliards minimum donc là moi je vous le dis hein même le FMI pourra pas nous aider si vous voulez donc ça ça paraît très inquiétant et encore une fois ce qui est effrayant c'est le voilà le le le la désinvolture des dirigeants français c'est incroyable ou oui je je je voudrais juste abonder dans le sens de Marc c'est assez rare il faut en profit Euh ce qui est effectivement très choquant, c'est que euh la politique des gens de droite comme Emmanuel Macron, c'est toujours de préférer euh emprunter de l'argent aux riches plutôt que leur faire payer des impôts.

Et c'est ça qui fait monter toujours euh la la dette publique française. He les gens qui ont fait monter le plus la dette publique française, c'est Édouard Baladur au début des années 90, c'est Nicolas Sarkozi au milieu des années 2000 et c'est aujourd'hui Emmanuel Emmanuel Macron. Emmanuel Macron avec euh avec euh son alliance avec la droite depuis 10 ans euh parce que ces gens-là ne veulent pas faire payer d'impôts aux riches et euh creusent le déficit et font augmenter la dette. Et c'est effectivement c'est effectivement totalement irresponsable comme politique. Allez deuxème débat. Sauf que pour moi, non, je termine sur ça très vite.

Pour moi, Macron est tout sur quel sauf sauf quelqu'un de droite. Macron, c'est celui qui a le plus augmenté la dépense publique, qui a [raclement de gorge] plus augmenté le nombre d'agents de la fonction publique. Donc, il fait totalement faux. C'est totalement faux. Il a diminué les prélèvements obligatoires beaucoup plus et il a fait baisser la dépense publique. Oui, mais il l'a mal fait. Il a baissé d'un côté, il a augmenté de l'autre. Donc au total, on a quasiment pas bougé. Mais bon, ça c'est un autre débat. Mais pour moi, Macron n'est absolument pas quelqu'un de droite, ça c'est clair. He.

17:04
Non speech

[musique]