Nicolas Dupont-Aignan répond au discours de Gabriel Attal sur la sécurité.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:06PrésentateurChiffre
« Emmanuel Macron avait promis en 2017 17 000 places de prison. Ils en ont fait moins de 5 000. »
- 3:24PrésentateurPromesse
« J'en avais proposé 40 000. »
- 10:20PrésentateurChiffre
« 70% des viols à Paris ont été le fait, c'est une étude récente de la préfecture de police, le fait d'étrangers. »
- 11:33PrésentateurFait
« les deux tiers des demandes d'asile sont refusées, mais elles sont refusées, les gens sont dans la nature et 90% ne sont jamais expulsés. »
Temps de parole
- Présentateur93 %
- ?7 %
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Bienvenue à tous, je suis dans ma circonscription, dans la ville de Mongeron, devant le commissariat de Mongeron qui coordonne l'action des différents commissariats de la circonscription. Je suis venu ici parce que dans mon département, tout près, à Viry-Châtillon, Gabriel Attal a fait une conférence de presse, un grand discours soi-disant,
et
la montagne a malheureusement accouché d'une souris, et je veux vous expliquer pourquoi.
Alors
n'oubliez pas de partager, vous le savez, plus vous partagez, plus vous aimez, plus la vidéo pourra circuler, et il est vraiment important d'informer les Français sur ce qui se passe sur le terrain. Oui, pourquoi il y a ce décalage terrible entre le discours d'un Premier ministre, qui semble avoir la volonté d'agir,
et
de l'autre côté, la réalité de ce qui se passe, la réalité de ce que nous vivons, de ce que les policiers ici, dans ce commissariat, vivent au jour le jour, de ce que les juges vivent, de ce que les maires vivent.
En
fait,
il
y
a
un gouffre,
il
y
a
un fossé entre les deux. Et en écoutant Gabriel Attal ce matin, je me suis dit,
il
a de bonnes intentions, il a compris qu'il y avait un problème, il ne veut plus de la culture de l'excuse,
il
ne veut plus surtout pas de vagues, il a raison là-dessus. Mais en vérité, c'est un discours qui aurait pu être prononcé il
y
a 15 ans,
car
il est décalé. Il est décalé pas dans l'analyse, pas dans le constat, mais dans les propositions. Et le vrai problème d'aujourd'hui, c'est ce décalage incroyable entre le discours et les actes.
D
'abord, vous avez remarqué peut-être, il propose une grande table ronde.
Ça
fait 7 ans qu'ils sont au pouvoir et ils ont besoin de 8 semaines pour réfléchir. Entre nous, ces 8 semaines, elles sont bien pratiques. Il ne
va
rien annoncer avant les élections européennes. Donc, bonjour, il veut tout simplement gagner du temps, faire croire à l'opinion qu'il va agir.
Alors,
il y a quelques propositions intéressantes. Il ne faut pas être sectaire. Il y en a une, notamment le contrat éducatif,
que
signerait toute famille au moment où il inscrit son élève dans un lycée, un collège.
Pourquoi
pas
?
Mais
l
'essentiel manque. C'est quoi l'essentiel
? L
'essentiel, c'est la capacité de dissuasion par une politique pénale, c'est-à-dire des sanctions appliquées.
Ça
veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire à chaque délit,
une
condamnation
et
à chaque condamnation, une application de la peine. Et là, on en est très loin. Et quand j'ai écouté le discours du Premier ministre,
je
me disais, il va nous apprendre quelque chose, il va vouloir changer quelque chose. Quasiment rien. Rien sur les constructions de places de prison. Or,
toute
la chaîne pénale est embouteillée parce qu'il n'y a pas de places de prison. Emmanuel Macron avait promis en 2017 17 000 places de prison. Ils en ont fait moins de 5 000. Et en vérité, les places de prison n'arrivent pas. J'avais proposé quelque chose de simple.
C
'était l'utilisation des casernes désaffectées.
On
pourrait créer des milliers de places. J'en avais proposé 40 000. Pour retrouver un niveau de l'Angleterre et pouvoir avoir des conditions dignes d'incarcération, une vraie réinsertion et une place pour le premier délit.
Comme
aux Pays-Bas. Premier délit, condamnation rapide, même d'une peine courte, application de la peine. Même pour les mineurs. Et là, tout changerait.
Parce
qu'il y aurait une dissuasion de la peine.
Il
n'en parle pas. Sur la justice des mineurs, rien non plus. Rien. Alors,
il
refuse d'abaisser la majorité pénale. Alors que c'est le vrai problème.
Et
il veut inventer des mesures complexes étudiées par Dupond-Moretti. Pour faciliter peut-être une comparution immédiate pour les moins de 18 ans. Bref.
On
est sûr
qu
'après 8 semaines dans les arcanes du palais de Dupond-Moretti, il ne se passera rien.
Et
donc,
il
passe à côté de l'essentiel.
Alors, pour
vous montrer le décalage de ces gens, il imagine, je ne
sais
pas si vous avez écouté, il imagine emmener les élèves qui font l'objet d'un rappel à l'ordre dans leur lycée, assister à une séance de comparution immédiate au tribunal.
Comme
si les proviseurs, les policiers, avaient le temps et le moyen d'emmener les têtes de lard des collèges et des lycées, assister à des séances de comparution immédiate.
Mais
en fait, ce n
'est
pas ça qu'il faut. Ce qu'il faut, c'est une comparution immédiate du mineur qui a été surpris en faisant du trafic de drogue, en train d'agresser quelqu'un, en train de harceler quelqu'un. Il faut une sanction immédiate, rapide, comme en Angleterre. En Angleterre, j'ai assisté, et j'y étais volontairement, j'ai assisté à une séance du tribunal.
Un
vol de portable, imaginez, d'un mineur.
Le
mineur était dans le tribunal. Il a été condamné à 8 jours de prison,
avec
effet immédiat.
Eh
bien, le mineur de 15 ans ou de 16 ans, condamné à une peine de prison pour un vol de portable,
je
peux vous dire qu'il va s'en souvenir et qu
'il
ne recommencera pas.
La
preuve,
ce
qui s'est passé aux Pays-Bas.
Les
Pays-Bas ont instauré ce principe
de
la théorie du carreau cassé qui avait été inaugurée à New York par le maire quand il a repris en main New York il y
a
plus de 30 ans, c'est-à-dire la sanction immédiate. Eh bien, les Pays-Bas ont des résultats extraordinaires.
C
'est tout différent en France. En France, ici, dans ce commissariat, ils arrêtent 50 fois
des
mineurs ou des non-mineurs pour des petits larcins.
Et
il n'y a jamais de sanctions. Gabriel Attal a osé même parler à nouveau des peines alternatives. On va nous rajouter des peines alternatives. Mais ces peines alternatives, elles ne sont pas dissuasives. Parce que pour le mineur délinquant, c'est une distraction. Et il voit bien que l'autorité flanche.
Il
y a donc une contradiction totale entre le discours du Premier ministre, son volontarisme réel,
et
ce qu'il nous propose. Alors,
moi
j'ai un projet que j'avais développé à la présidentielle dès 2017 d'ailleurs, réitéré en 2022, qui est un projet complet avec, et j'en ai sélectionné, 10 mesures principales qu'on pourrait actionner très vite
et
qui, je crois, permettraient de prendre enfin à bras-le-corps la question de la délinquance, celle des mineurs, celle des majeurs, celle du trafic de drogue, qui est au cœur, bien évidemment, de la transformation de notre pays en coupe-gorge.
La
première mesure, j'en ai déjà parlé, c'est la tolérance zéro. À chaque délit, une condamnation et une application de la peine.
La
deuxième mesure, c'est la création, bien sûr, des 40 000 places de prison, car s'il n'y a pas les places de prison disponibles, les juges ne condamnent pas.
Et
toutes les lois laxistes qui ont même été votées sous Rachida Dati, sous Nicolas Sarkozy, pas de peine de prison tout de suite, des peines alternatives, s'expliquent
par
ce manque de places de prison. Donc c'est la base de tout, ce que le gouvernement ne veut pas comprendre. La troisième mesure,
c
'est la réinstauration de peines planchées, pour notamment les agressions de policiers, de pompiers, d'ambulanciers, de gendarmes. Ça doit être automatique.
La
quatrième mesure, c'est le changement de nature de la récidive.
En
France, la récidive ne vaut que si c'est le même délit.
Si
vous agressez une jeune femme, si vous volez, si vous faites une attaque au couteau, ce n'est pas une récidive.
Il
faut faire deux attaques au couteau pour que ce soit une récidive.
Nous
sommes l'un des rares pays au monde où il y a cette conception restrictive de la récidive. Aux États-Unis, au bout de deux délits, votre peine est doublée.
Il
faut donc mettre en œuvre un système de punition de la récidive qui soit très fort à l'américaine. C'est la seule solution. La cinquième mesure,
c
'est bien sûr de réformer de fond en comble la justice des mineurs, abaisser la majorité pénale à 16 ans et, entre 14 et 16 ans, prévoir de vraies peines d'enfermement dans des établissements spécialisés.
Il
faut revoir bien sûr aussi le système des centres fermés, qui sont tous des centres fermés. Vous avez vu ce jeune qui était convoqué au tribunal mais qui était en séjour au sport d'hiver par son centre d'éducation fermé, qui nous coûte une fortune.
Il
faut rétablir des maisons de correction, c'est-à-dire des établissements réservés aux mineurs pour les courtes peines. Et ça, c'est possible. Avec tout l'argent qu'on dépense dans les centres d'éducation dits fermés, je peux vous dire qu'on peut créer des places de prison, bien sûr humaines, dignes, où il y a aussi, bien sûr, de la réinsertion. Il faut, à l'évidence aussi, qu'il y ait une application des peines.
Il
faut donc en finir avec l'allègement des peines, qui sont beaucoup trop fréquentes. Il faut en finir avec les sorties.
Vous
êtes condamné à une peine de prison,
il
faut déjà avoir fait des choses très graves, et on vous laisse sortir le week-end.
On
n'a jamais vu ça dans aucun pays au monde. Nous sommes le seul pays qui fonctionne ainsi. Il faut supprimer la fameuse loi de 2019, qui ne punit pas une peine d'emprisonnement, même
s
'il y
a
une peine de prison ferme.
Quand
le juge condamne à la prison ferme, le juge d'application des peines ne doit pas pouvoir transformer cette condamnation à la prison ferme en une peine alternative. Ce sera un changement majeur.
Il
faut aussi, bien sûr, expulser
les
délinquants étrangers. Très surprenant, Gabriel Attal n'a pas eu un mot
sur
la délinquance liée à l'immigration. 70% des viols à Paris ont été le fait, c'est une étude récente de la préfecture de police, le fait d'étrangers.
Il
faut bien avouer la réalité. Il dit qu'il veut aborder les problèmes sans tabou, mais ce tabou-là, bien sûr, il ne le lève pas. Il faut enfin avoir la tolérance zéro dans les établissements scolaires. Et Gabriel Attal n'a pas parlé de la mesure absolument fondamentale,
qui
est de transférer au chef d'établissement les pouvoirs, aujourd'hui, du conseil de discipline. Car le chef d'établissement n'a pas la possibilité, par exemple, face à une jeune fille qui arrive voilée dans son établissement, de lui dire tout simplement, vous ne pouvez pas rentrer.
Il
faut convoquer un conseil de discipline. Et dans le conseil de discipline, tout est fait pour qu'il n'y ait pas de sanctions. Il faut bien sûr pouvoir sortir un élève d'un établissement et le transférer dans un internat. Les internats qui sont vides aujourd'hui, les internats qu'avait créé Nicolas Sarkozy. Il faut enfin,
et
c'est une évidence, contrôler nos frontières. Contrôler nos frontières, ça veut dire maîtriser les entrées et les sorties sur notre territoire et faire examiner les demandes d'asile aux frontières, dans des centres fermés. Car, vous le savez, les deux tiers des demandes d'asile sont refusées,
mais
elles sont refusées, les gens sont dans la nature et 90% ne sont jamais expulsés. Vous le voyez, ce ne sont que 10 premières mesures
qui
permettraient d'agir. Mais ce qui est fascinant
et
effrayant, ce qui montre que le pouvoir n'a pas la vraie volonté d'agir,
c
'est qu'aucune de ces 10 mesures
n
'a été énoncée par le Premier ministre. Je me suis dit,
il
vient à Virichatillon,
il
y a eu un jeune tabassé à mort,
il
y en a un autre à Grande-Synthe qui vient d'être tabassé à mort,
il
va agir,
il
va aller au-delà du discours. Non, non, toujours pas la volonté d'agir, toujours la communication pour la communication. Voilà pourquoi, je veux vous le dire, on peut rétablir l'ordre en France. On a de bons policiers, de bons gendarmes, on a des juges qui, pour la plupart, malgré certains militants, veulent appliquer la loi.
Mais
la loi,
elle
est laxiste, profondément laxiste. Il faut tout revoir, et notamment, notamment l'essentiel, réaffirmer la primauté du droit français sur le droit européen, car le code de procédure pénale a été complexifié en fonction des jurisprudences de la Cour européenne des droits de l'homme, car les directives de la Commission de Bruxelles, acceptées malheureusement par la France, complexifient l'action des juges et des policiers. Il faut tout revoir, c'est possible, la plupart des pays au monde font respecter l'ordre. Pourquoi la France serait une terre de non-droit ? Pourquoi la France deviendrait la terre des mafias ? On peut rétablir l'ordre, c'est possible, lisez notre projet, aidez-nous.
Je crois qu'il y
a
urgence, et qu'il faut vraiment, vraiment agir le plus vite possible. Tout est prêt, c'est pas compliqué, il faut la volonté d'agir, pas seulement la volonté des paroles. N'oubliez pas de diffuser cette vidéo, n'oubliez pas de nous aider, n'oubliez pas d'aller sur le site de Doulibou la France, n'oubliez pas d'adhérer, n'oubliez pas d'aller aider nos équipes, ils ont besoin de vous, on doit se mobiliser. Je suis convaincu que nous allons un jour redresser le pays, si vous le voulez bien. C'est pas moi tout seul qui le ferai, c'est nous tous ensemble.