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Podcast / conversationCNEWS (sur Dailymotion)· 21 octobre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Charlotte d’Ornellas : «Bruno Retailleau pointe le risque de bordélisation du second tour»

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « Bruno Retailleau pointe le risque de bordélisation, je cite, du second tour qui l'inquiète au lendemain des récentes émeutes »
  • 2:34PrésentateurFait
    « Maude Bregeon, porte-parole du gouvernement, avait balayé les inquiétudes qui avaient immédiatement surgi par rapport au 1er mai. »
  • 5:51PrésentateurFait
    « Une démission du président de la République entraînerait une campagne extrêmement rapide. »
  • 6:01PrésentateurFait
    « Le président du Sénat, sans plus de pouvoir et en plus avec des pouvoirs restreints dans la Constitution, prendrait l'intérim. »

Temps de parole

  • Présentateur90 %
  • Invité7 %
  • ?3 %

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Présentateur

Dès leur annonce, les dates du scrutin avaient fait réagir, c'était cet été, on s'en souvient, parce que le second tour est effectivement prévu le lendemain du 1er mai.

Donc au-delà de la question du temps, vous savez, du temps de réserve et de silence imposé aux candidats la veille de l'élection présidentielle, silence qui est relativement hypocrite depuis l'existence des réseaux sociaux, évidemment partout, mais Bruno Retailleau pointe le risque de bordélisation, je cite, du second tour qui l'inquiète au lendemain des récentes émeutes, et il craint sans doute une mobilisation inquiétante, à forcerie en cas de qualification de Marine Le Pen au second tour, ce qui semble aujourd'hui acquis, selon les sondages. Je le précise parce qu'on a eu tellement d'appels à la...

0:46
Locuteur

Excusez

0:47
Présentateur

-moi. On

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Locuteur

a eu tellement

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Présentateur

d'appels à la démission du

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Locuteur

président.

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Invité

Est-ce qu'on peut remettre un petit verre de doigt, Charles ? Il y a Stéphane qui veut vous donner son café, mais non. Mais non, mais vous avez bu dedans, Stéphane. Vous voulez partager

1:00
Locuteur

? Je sais qu'on en est

1:01
Invité

là, mais...

1:02
Locuteur

Vous voulez qu

1:03
Invité

'on fasse votre chronique tout à l'heure ? Non,

1:05
Locuteur

non,

1:05
Invité

mais là, je pense que je

1:05
Locuteur

vais

1:06
Invité

y arriver. Ça ira ?

1:07
Présentateur

Je sens que je le gère. Florian arrive avec un petit verre de doigt. Non, mais c'est la raison pour laquelle il voudrait déplacer l'élection, je le précise, c'est un déplacement en raison de la date du 1er mai, ce qui n

1:20
Locuteur

'est

1:20
Présentateur

pas l'appel à la démission du président de la République ou des élections anticipées, comme on a pu l'entendre ici et là,

1:26
Locuteur

parce

1:27
Présentateur

que c'est effectivement faisable, ce qu'évoque Bruno Retailleau. Selon la Constitution, alors je l'ai appris aujourd'hui, mais l'élection doit se tenir entre 20

1:36
Locuteur

et

1:36
Présentateur

35 jours avant la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, qui est prévu le 14 mai à minuit 1.

1:44
Locuteur

Ça,

1:44
Présentateur

vous avez toutes les précisions. On pourrait donc organiser ces élections le 11 et le 25 avril, ce qui éviterait d'avoir le second tour au lendemain du 1er mai, et c'est la seule option, puisque vous savez, il faut par ailleurs qu'il y ait deux semaines entre le premier et le second tour.

1:59
Locuteur

Il

1:59
Présentateur

faudrait pour cela que le Conseil constitutionnel juge que le 1er mai soit une journée qui puisse peser sur l'opinion et porter atteinte à la sincérité du scrutin.

2:09
Locuteur

On

2:10
Présentateur

n'y est pas, mais voilà comment ce serait faisable. Alors, c'est une proposition qui pourrait être étudiée, notamment parce qu'il

2:16
Locuteur

y a

2:16
Présentateur

un peu une évolution du discours. Au moment où la date avait été annoncée, Maude Bregeon, porte-parole du gouvernement, avait balayé les inquiétudes qui avaient immédiatement surgi par rapport au 1er mai.

2:27
Locuteur

Elle

2:27
Présentateur

avait dit « Faisons confiance à nos forces de l'ordre en la responsabilité des forces politiques et à l'intelligence des Français ». Fermez les guillemets. Mais aujourd'hui, on a Sébastien Lecornu lui-même qui entend éviter ou qui s'inquiète de ce qu'il appelle l'agenda de bordélisation jusqu'à l'élection. Décidément, c'est le mot de l'année, moi. Jusqu'à l'élection que pourraient mettre en place les personnes qu'on a vues dans la rue et ceux qui les soutiennent plus ou moins. À ceci près que, je me permets un commentaire, apparemment, personne n'a besoin du 1er mai pour s'y atteler. Ça vaut quand même la peine de le préciser. On l'a vu le week-end dernier, évidemment, et on le voit à

3:03
Locuteur

Orgine. Je vais

3:04
Invité

venir, Florian. Donc,

3:05
Locuteur

emmener un petit pain d'eau. Donc, je dis

3:07
Invité

que... Merci beaucoup. Donc, vous disiez, le temps de prendre votre petite gorgée.

3:12
Locuteur

Prenez votre petite

3:13
Invité

gorgée tranquillement, ma belle. Vous expliquez qu'on n'a pas besoin d'attendre le 1er mai pour bordéliser le pays, pour reprendre l'expression du Premier ministre.

3:20
Présentateur

Et la seule preuve, la chronique de Mathieu à l'instant et ce qui va se passer à Orléans. Et je ne doute pas une seconde que les organisateurs ne veuillent pas avoir recours à la violence. Mais je note que le renseignement et le ministère de l'Intérieur s'en inquiètent malgré tout.

3:33
Locuteur

Ce

3:34
Invité

n'est pas pour faire partir Emmanuel Macron plus tôt ou plus tard, ce que d'autres appellent de leur vœu, en fait.

3:40
Présentateur

Non, parce que ça ne changerait absolument rien. En l'occurrence, la proposition de Bruno Retailleau, encore une fois, si ce

3:45
Locuteur

n

3:45
Présentateur

'est qu'Emmanuel Macron resterait en poste avec un nouveau chef de l'État élu, une semaine de plus. Aujourd'hui,

3:51
Locuteur

il

3:51
Présentateur

restera en poste du 2 mai au 14 mai. Là, il resterait du 25 avril au 14 mai puisque la fin de son mandat, elle, est une date fixe. Ce n'est donc pas un départ anticipé que demande là Bruno Retailleau, mais force est de constater, en effet, comme vous le disiez, que d'autres insistent à répétition depuis la dissolution de l'Assemblée, essentiellement, qui a fait perdre de vue toute majorité, évidemment, au gouvernement et donc toute conduite stable ou même possible des politiques gouvernementales.

4:20
Locuteur

C

4:20
Présentateur

'est encore vrai au lendemain de ces manifestations et émeutes pour une raison simple.

4:25
Locuteur

Et

4:25
Présentateur

plusieurs personnes disent qu'il faut qu'Emmanuel Macron parte.

4:28
Locuteur

C

4:29
Présentateur

'est moins en raison d'Emmanuel Macron cette fois-ci que... Enfin, je veux dire, c'est au-delà de la question d'Emmanuel Macron chez eux, une question de situation. On a, depuis trois semaines, d'abord des manifestants qui s'adressent à un gouvernement qui a six mois à tenir sans majorité. Autant dire que ces manifestants s'adressent à un mur. Le gouvernement ne peut pas leur répondre sur leurs revendications.

4:50
Locuteur

Il

4:50
Présentateur

n'aurait même pas les moyens de le faire. Et on a, en parallèle de ça, des émeutiers qui, eux, appellent des réponses

4:57
Locuteur

de

4:57
Présentateur

la part d'un gouvernement qui a six mois à tenir et sans majorité. Ils appellent des réponses, c

5:01
Locuteur

'est

5:01
Présentateur

-à

5:01
Locuteur

-dire

5:01
Présentateur

qu

5:02
Locuteur

'ils

5:02
Présentateur

ne les demandent pas, les émeutes appellent des réponses. Je précise quand même ma pensée. Autant dire que la seule révolution possible est celle des émeutiers, à l'heure où on parle, puisqu'évidemment, il n'y aura pas de changement de fond pour répondre à cette menace persistante des émeutes. Nous sommes donc dans une impasse qui réduit ce qui nous arrive à une gestion du maintien ou du rétablissement de l'ordre. Et la réponse apportée par le politique aujourd'hui qui est au pouvoir ne peut être qu'urgente et sans profondeur politique sur le long terme.

5:30
Locuteur

C

5:31
Présentateur

'est vrai en raison du calendrier électoral, mais qui demeurent objectivement une excuse un peu étonnante puisque notre problème dépasse de loin le cadre de l'élection et les dates de l'élection. Et nous ne pouvons pas, par ailleurs, affirmer à ce point que nous dépendons du bon vouloir des émeutiers. Ça me paraît quand même un message assez risqué, on va dire. Reste qu'une démission du président aujourd'hui, et là je bascule sur l'option qui n'est pas celle de Bruno Retailleau mais celle d'autres personnes, une démission du président de la République entraînerait une campagne extrêmement rapide.

Vous savez que ça doit se tenir très rapidement pendant laquelle le président du Sénat sans plus de pouvoir et en plus avec des pouvoirs restreints dans la Constitution prendrait l'intérim. Or nous avons besoin, et je pense plus que jamais, enfin j'allais dire, d'une campagne présidentielle qui soit sérieuse pour être claire. Pour être claire, qui aborde les sujets qui doivent absolument être tranchés. On le voit, quels que soient les sujets que nous évoquons depuis des mois et quelles que soient d'ailleurs les solutions qu'on veuille y apporter, tout le monde reconnaît

6:29
Locuteur

qu

6:30
Présentateur

'il y a un nombre de sujets d'inquiétude assez important. Donc, pour que les questions soient tranchées par les Français renseignés,

6:38
Locuteur

il

6:39
Présentateur

faut que la campagne se passe autrement que par des noms d'oiseaux qui volent à travers l'hémicycle et les coups qui pleuvent en dehors de ce dernier.

6:46
Locuteur

Alors,

6:47
Invité

cette crainte d'une campagne phagocidée est-elle également liée aux émeutes

6:51
Locuteur

?

6:51
Invité

Ces émeutes,

6:52
Présentateur

elles peuvent être paradoxalement l'occasion d'une campagne sérieuse ou bien totalement la voler. Ça dépendra de

6:58
Locuteur

ce

6:58
Présentateur

qu'en fait le personnel politique et je fais cette précision avec une relative inquiétude pour tout vous dire. Mais le risque, dès lors, est de neutraliser la campagne elle-même, en effet, notamment si ces épisodes ou la menace de nouveaux épisodes se répètent. Mais entre les manifestations, les violences, les émeutes et la longue cohorte de Français qui ne savent plus comment exprimer leur mécontentement et leur détresse parce que ces Français continuent à exister. Évidemment qu'ils continuent à exister, ils n'osent même plus à les manifester, ils sont outrés parce qu'ils ont vu samedi, dimanche et craignent de revoir dans les jours prochains.

Mais il y a des réponses à formuler et à choisir. Or, la seule séquence, comme on dit désormais, que l'on vient de vivre depuis le début des mobilisations lycéennes, regardez le nombre d'interrogations politiques que posent ces événements à répétition. D'abord, un, le cadre scolaire. Actuellement, un regard sur l'état des lycées en particulier, mais plus généralement de l'école. Non seulement l'état du bâti, comme on dit ces derniers jours, mais surtout le cœur de l'école. Ce sont des débats permanents. Qu'est-ce qu'on y enseigne ? Comment ?

Le contenu éducatif et scolaire, la responsabilité des parents qui est revenue dans cette crise, la protection des Français, la question sécuritaire, culturelle, la gestion de l'immigration, celle des frontières avec, on l'a vu, tous les militants également d'ultra-gauche qui sont arrivés partout en Europe, la question de la violence revendiquée par une partie de l'ultra-gauche, la prise en compte de la délinquance violente, l'organisation judiciaire et les moyens

8:28
Locuteur

que

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Présentateur

nous avons ou que nous devons trouver pour mettre en œuvre les politiques que les Français jugeront adéquates et qu'ils porteront dans les urnes. Nous devrions donc pouvoir avoir accès à des projets clairement expliqués sur ces sujets, c'est-à-dire sur un projet entier de société, sur les seules deux semaines, trois semaines qui viennent de se passer.

8:48
Locuteur

Pour

8:48
Présentateur

l'instant, la bataille se joue autour des moyens de la réaction sécuritaire et judiciaire et sur les mesures à mettre en œuvre pour ne pas revivre ce cauchemar. C'est nécessaire mais ce ne sera pas suffisant dans une campagne présidentielle et je crois que ce n'est pas seulement une dette de scrutin.