Septembre en lutte | Fête de l'Huma 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:25Sébastien de LavauChiffre
« On a perdu 1000 camions dédiés à la lutte contre l'incendie entre 2004 et 2020. »
- 5:25Sébastien de LavauChiffre
« On avait en 1983 un avion bombardier d'eau de plus que cette année alors que dans le même temps la forêt française a augmenter de 3 millions d'hectares. »
- 5:25Sébastien de LavauChiffre
« Le délai moyen de présentation du premier engin, il est passé de 12 minutes 30 en 2014 à 15 minutes 09 en 2025. »
- 5:25Sébastien de LavauPromesse
« Il nous faut 20000 postes de sapeur pompiers professionnels et des postes de sapeur de d'agents techniques et incendies. »
- 7:38Sébastien de LavauFait
« On a déposé plainte pour mise en danger de la vie d'autrui en 2023. Alors évidemment notre plainte, elle a été classée sans suite mais on a redéposé plainte avec constitution de partie civile. »
- 8:40Sébastien de LavauPromesse
« Nous sommes donc en grève et nous appelons tous les pompiers en grève et tous les agents techniques depuis le 8 septembre jusqu'au 20 octobre. »
- 14:37SabrineFait
« Le 1er juillet 2026, on a eu la suppression des APL pour les étudiants étrangers. »
- 14:37SabrineChiffre
« Un étudiant sur deux peine à manger plus de trois plus de deux fois par jour. un étudiant sur deux peine à se loger. »
- 25:52HélènePromesse
« Il y a deux grosses dates de mobilisation qui arrivent. Le 3 octobre, ce sera sur le site de Sigenta dans l'heure à Saint-Pierre Lagaren. »
- 27:27HélènePromesse
« On a fait 2 millions de signatures. S'il en faut 15 millions pour qu'il nous entende, on finira par récolter 15 millions. »
- 29:32IsamFait
« Le 7 juillet dernier, il y a l'Assemblée nationale qui a voté une loi, la présomption d'usage légitime de l'arme. La LFI par exemple a appelé le permis de tuer XXL. »
Temps de parole
- ?99 %
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après Jean-Luc Mélenchon. Donc là, vous avez un peu plus de place pour respirer. J'espère que on sera à la hauteur. Mais j'ai je j'ai aucun doute là-dessus. Alors, on va parler des luttes. Tout à l'heure, vous avez compris, Jean-Luc disait queil faut il y a un mouvement à mettre en place. Donc, la politique s'occupe de mettre ce mouvement là. Mais on a aussi besoin que euh les syndicalistes, le monde syndical, le monde des luttes aussi bah monte et fasse bah un peu prendre la mayonnaise entre guillemets. Il y a plein de luttes dans le pays, énormément de luttes qu'on ne connaît pas, qu'on ne voit pas, à part les grandes manifestations qui sont souvent à Paris.
Et vous l'avez vu, cet été a été un été particulièrement chaud, chaud, énormément d'incendies et les premiers qui étaient face à ces incendies et ben c'est nos sapeurs pompiers et d'ailleurs on peut les applaudir bien fort.
[applaudissements]
Et on a la joie de recevoir un camarade puisque il est responsable CGT des du 10 des sapeurs pompiers à la Fédération des services publics. Il est lui-même sapeur pompier à Agin si je me trompe pas. Non, c'est ça mais tu le diras. Et euh et ben vas-y, explique-nous un petit peu ce qui ce que ce que ce que vous faites que parce que on sait qu'il y a une manifestation qui va bientôt arriver, une grosse manifestation et il s'appelle Sébastien de Lavau. Donc je vous demande de l'applaudir bien fort.
[applaudissements]
Merci. Merci. Bonjour à tous. Vous avez vu les feux cet été et vous avez vu le manque de moyens. Il y a que quelques personnes qui n'ont pas vu le manque de moyen. C'est les membres du gouvernement et leurs associés. Le manque du moyen, c'est pas une vue de l'esprit. On a perdu 1000 camions dédiés à la lutte contre l'incendie entre 2004 et 2020. On avait en 1983 un avion bombardier d'eau de plus que cette année alors que dans le même temps la forêt française a augmenter de 3 millions d'hectares. Le manque de moyens, c'est aussi l'absence de protection de notre santé.
On a distribué des millions de masques à des gens qui étaient à 15 km des feux parce qu'ils étaient incommodés par la fumée quand nos collègues ils étaient face au feu et qu'ils avaient pas de protection respiratoire. Il y a aussi pas que les feux. Le reste de l'année, on fait à peu près une intervention toutes les 6 secondes et le délai moyen de présentation du premier engin, il est passé de 12 minutes 30 en 2014 à 15 minutes 09 en 2025. Et nous quand on s'engage pour être pompier, on n' pas envie de repeindre les ambulances en noir. Quand vous attendez des fourgons d'incendie 40 minutes, vous avez le droit de dire qu'il y a une rupture d'égalité.
Et sur les feux cette année, le manque de moyens, c'est quand nos collègues du nord ils descendent, il mettent 17h à descendre pour traverser la France pour les renforts et qu'on leur dit engagement direct après 17h de tracteur. Pour changer la donne, il nous faut de l'argent. Il faut revoir notre modèle de sécurité civile. Il nous faut 20000 postes de sapeur pompiers professionnels et des postes de sapeur de d'agents techniques et incendies parce que c'est eux qui réparent nos camions, qui s'assurent de nos réseaux radio et qui font tourner la boutique. Si on n pas les personnels administratifs et techniques, on n pas de service d'incendie et de secours.
[applaudissements]
Il nous faut des engins performants pour lutter contre les incendies et pour protéger les agents. Il nous faut l'aménagement des centres de secours pour lutter contre les maladies pour que quand on arrive avec des tenues souillées, quand on rentre dans les centres de secours, on arrive propre dans des endroits propres et aujourd'hui c'est pas le cas. On a 6150 centres de secours et on en a peut-être tout juste une trentaine qui sont aménagés conformément en fait à la lutte contre la toxicité des fumées. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a déposé plainte pour mise en danger de la vie d'autrui en 2023.
Alors évidemment notre plainte, elle a été classée sans suite mais on a redéposé plainte avec constitution de partie civile parce qu'il y a des responsables [applaudissements] pour embaucher des pompiers, il faut aussi que les gens ils puissent progresser en grade et avoir des salaires dites de ce nom parce que la fonction publique, ils ont perdu 20 % depuis 2000 en pouvoir d'achat.
[applaudissements]
Nous sommes donc en grève et nous appelons tous les pompiers en grève et tous les agents techniques depuis le 8 septembre jusqu'au 20 octobre. Le 8 septembre parce que c'est là où on nous a présenté les fameux textes du beau de la sécurité civile qui nous ont plus énervé qu'autre chose. Et le 20 octobre parce qu'on commencera à voter les sous au projet de loi de finance parce que il faudra convaincre les députés et les sénateurs de voter des moyens pour que pour votre service public.
[applaudissements]
Et donc [acclamation] le 27, le 28 et le 29, on sera au Champ de Mars et on espère que vous viendrez à notre rencontre. Et le 29, on sera des dans la rue avec la fonction publique.
[applaudissements]
Merci Sébastien. Vous l'aurez compris, important, retenez les dates. La plus grosse journée, c'est le 29 et je vous invite parce que quand on fait grève et ben c'est le portefeuille qui est touché. Donc je vous invite quand même à regarder, il y a des caisses de grève et à participer aux caisses de grève si vous pouvez pas être là physiquement présent au au à côté de nos sapeurs pompier. Donc donner pour qu'il puisse continuer à voir bah à pouvoir vivre et surtout qu'il puisse continuer à lutter pour éviter ce qui s'est passé cet été. [rires] Arrêtez, vous m'avez déconcentré. La présidente du groupe Pan qui déconcentre ses députés. Franchement, bravo
[applaudissements]
à toi. Bien, merci déjà Sébastien pour ton témoignage et on voit que finalement lutte syndicale, lutte politique, tout se rejoint et qu'on a besoin de mener ces combats ensemble et évidemment il y a ce qui se passe dans les entreprises mais il y a aussi tout ce qui se passe dans notre société. Et je vais passer maintenant la parole à Constant. Constant, tu es coanimateur du livret LGBTI. tout l'été a été animé notamment par des prides. Il y en aura une prochainement sur Paris. Et donc ben si tu peux nous parler justement de ces événements, de comment on fait avancer les droits, de comment on fait avancer leurs reconnaissance et évidemment de toute l'activité que tu mènes dans ce livret.
Euh oui, donc vous êtes pas sans savoir que au mois de juin devait se tenir la marge des fierté de Paris qui a été annulée par la préfecture de police euh notamment parce que la canicule a mis à mal tout le système de santé. euh qui est déjà totalement détruit par Emmanuel Macron et que en fait c'est totalement la résultante de l'incapacité de l'État à prévoir ces événements climatiques extrême qui sont voués à se répéter qui a mené à l'annulation de la marche des fierté de Paris. Donc celle-ci, elle a été reportée et elle aura lieu le samedi 3 octobre.
Donc je vous invite toutes et tous à vous rendre à la marche des fierté de Paris qui a un grand moment de lutte, qui est une grande manifestation dans laquelle il est importante de faire de faire entendre nos revendications et euh pour lutter pour nos droits parce que sous Emmanuel Macron, les droits des personnes LGBTI ont été totalement mis à mal. Il a été programmé un plan en 2023, un plan de lutte contre les discriminations qui n'a pas du tout été respecté ou de tiers des mesures n'ont pas été mises en œuvre.
Euh l'association euh SOS Hobophobie pointe notamment que depuis l'année dernière, il y a eu 10 % d'augmentation des violences LGBTI FOBE euh en France et euh selon les chiffres de la gendarmerie et de la police, on a une multiplication par trois de ces violences depuis 2016. Donc en fait l'augmentation de ces violences ont des impacts directs sur les personnes LGBTI et sur les conditions matérielles d'existence des personnes LGBTI qui sont bien plus exposées à la précarité.
Et donc il y a des choses concrètes à faire de réinvestir dans la lutte contre les LGBTI phobie de réinvestir dans les séances d'évar d'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle qui permet notamment d'apprendre la lutte contre les discrimination d'apprendre les notions de consentement aux enfants au collège et au lycée et qui ne sont aujourd'hui pas du tout respectés par l'État. Évidemment, nous on veut un grand plan de lutte contre les discriminations pour lutter contre celle-ci dans toutes les sphères de la société. Pour une personne LGBTI, il est plus compliqué d'accéder à un travail, d'accéder à un logement et cetera et cetera.
Des entraves dans toute la vie de dans toute dans toute la vie quotidienne en fait qui ont des impacts directs sur nos existences. Et donc avec la France insoumise, on lutte pour de nouveaux droits, notamment de nouveaux droits à l'autodétermination des personnes, notamment des personnes trans en voulant notamment que le changement de genre à l'état civil soit libre et gratuit en mairie qui est une condition sociale indispensable pour que les personnes de France ne se fassent pas discriminer à chaque contrôle d'identité.
[applaudissements] Euh une autre mesure absolument essentielle, c'est de mettre fin à la mutilisation qui ont lieu actuellement sur les personnes intersexes qui sont encore bien trop banalisé en France. Euh et donc un gouvernement insoumis va clairement les interdire et les sanctionner. Donc je vous invite toutes et tous à vous rendre à la marche des fierté de Paris le 3 octobre. C'est un samedi. La France assumise sera présente. C'est une grande lutte sociale sur laquelle il faut être largement mobilisé. Merci.
[applaudissements]
Merci Constant. [applaudissements] Alors, on a plein de jeunes là, c'est la rentrée scolaire. Donc tout le monde a déposé ses enfants à l'école, ceux qui ont eu la chance bah de rentrer parce que dans ce département là où on se trouve dans l'est énormément de jeunes lycéens n'ont pas de trouver d'affectation. Il y a même des collégiens qui sont bah qu'on a obligé à redoubler parce qu'il n'avait pas de place dans un lycée et qui de mieux pour nous parler de ces problème que Sabrine qui elle représente l'Union des étudiants. Voilà. [acclamation][applaudissements] Bonjour à toutes et à tous.
Donc oui, je suis Sabrine pour l'Union étudiante et l'Union étudiante, on est le premier syndicat étudiant de France. On est présent sur tout le territoire. [acclamation][applaudissements] On est un syndicat de combat qu'il a pour défendre concrètement les intérêts des étudiants face aux attaques du gouvernement. Parce que le constat qu'on fait aujourd'hui, il est clair. Les gouvernements libéraux qui se sont succédés sous Macron mènent des attaques quotidiennes contre nos conditions de vie.
Et ces attaques, elles sont pas isolées, elles sont pas accidentelles, elles s'inscrivent dans une politique de casse des services publics qui vise à faire payer aux étudiants et aux étudiantes à faire payer au plus précaire les choix économiques et sociaux de ces gouvernements. Donc depuis plusieurs mois, les attaques elles s'enchaînent. Le 1er juillet 2026, on a eu la suppression des APL pour les étudiants étrangers.
Voilà, ça ça s'inscrit dans une série de décisions qui sont à l'onc des étudiants étrangers, notamment le fait de l'augment d'augmenter le coût des titres de séjour pour les étudiants et les étudiantes étrangères et fait repousser sur ces étudiants le sous-financement structurel de nos universités. À ces frais s'ajoutent aussi les frais cyniquement appelés bienvenue en France qui font payer 16 fois plus cher l'inscription pour les étudiants étrangers étrangères. Et ça c'est le projet du Rassemblement national de vouloir mettre en place la préférence nationale en France.
Et ces attaques, elles s'arrêtent pas là puisque aujourd'hui on a des discussions autour du budget de 2027 sur pour mettre en place la suppression des appels pour 200000 étudiants supplémentaires comme si c'était déjà pas assez. Et derrière ces annonces, il y a une réalité qui est concrète. La précarité étudiante, elle explose. Ça, on l'a montré dans nos dossiers. Un étudiant sur deux peine à manger plus de trois plus de deux fois par jour. un étudiant sur deux peine à se loger, un étudiant sur deux vies dans une précarité immense. Et ça, ça c'est dû au projet de Macron et de ses gouvernements.
Alors ce qu'on vit, c'est c'est une politique comme je disais assumée qui s'attaque progressivement aux droits et aux conditions de vie de la jeunesse. Et face à cette offensive, nous on refuse d'être résigné. Et c'est pour ça qu'on va s'organiser ce 15 septembre parce que le gouvernement et Macron a peur de la jeunesse et ils ont bien raison d'avoir peur. [acclamation]
[applaudissements]
Ils ont bien raison parce que quand la jeunesse elle se mobilise, elle fait plier des gouvernements. Parce que quand la jeunesse elle s'organise, [acclamation] on est une force politique. [applaudissements] Ce 15 partout en France, on se mobilise pour le maintien et la revalisation des APL pour tous les étudiants et les étudiantes, pour l'abrogation des frais différenciés [applaudissements] et plus largement pour un investissement à hauteur des besoins dans les universités. Et après le 15, après le 15, qu'est-ce qu'on fait ?
On continue à se mobiliser et on se syndique parce que le syndicat c'est l'outil de tous et toutes les étudiants pour et par les étudiants qui nous permet de nous organiser concrètement sur nos lieux d'étude de lutter ensemble collectivement et de s'émanciper.
[applaudissements]
Et enfin, je dirais que cette année là, c'est la dernière année de Macron pour tout casser. Alors nous, c'est notre dernière année pour riposter de manière très forte parce que cette année, c'est eux ou nous. C'est leur projet contre notre projet. Alors, on va rien laisser passer. On va contre-attaquer et on va reprendre l'OFAC. Merci. [acclamation] Merci Sabrine. [applaudissements] C'est effectivement eux ou nous, n'est-ce pas Veranger ? Les étudiants ont un rôle évidemment essentiel dans les luttes à venir parce que ils ont tout à gagner, ils ont rien à perdre et surtout on le sait, il y a des solutions qui existent.
On a parlé de l'héritage par exemple l'histoire des au-delà de 12 millions, on prend tout pour justement le revenu d'autonomie pour les étudiants pour qu'ils puissent étudier évidemment la question de parcours sup. Bref, il y a énormément de questions sur la table et moi je vais vous présenter deux personnes cet été. On a beaucoup parlé du climat, on a beaucoup parlé de la sécheresse, des mégafeux, bref mais tout ça c'est pas quelque chose de nouveau. C'est pas quelque chose qui est sorti nulle part. Ça fait plus de 70 ans que différentes organisations alertent sur le dérèglement climatique, alertent sur les conséquences des pesticides sur la santé humaine, sur le vivant.
Parce que tout ça, c'est pas quelque chose qu'on aurait pas pu prédire contrairement à ce que certains nous disent et surtout c'est quelque chose avec lequel on va devoir apprendre à vivre et c'est des choses qu'il faut changer dans la société. Il faut changer profondément le modèle d'exploitation agricole. Il faut changer profondément notre manière de produire, notre manière de faire.
Bref, il y a énormément de choses et pour en parler, on a Kim qui est combat Monsanto qui a lutté donc contre les pesticides, contre tu portes un t-shirt l'agent orange dont on parle malheureusement que trop peu et Hélène qui est de génération future et qui elle aussi va nous parler des différentes luttes pour le climat parce que la question climatique, la question du changement climatique, elle va être centrale, elle va être essentielle puisqu'il s'agit tout simplement de notre survie mais aussi de tout simplement de la survie de l'espèce humaine, de la nature et de tout ce qui nous entoure.
[applaudissements]
Oui, cet été, on a eu chaud. On a vu les incendies, on a vu la révolte aussi par rapport à la loi du plomb et à quel point la la pétition de 2 de 2 millions de signatures a été balayée d'un d'un geste de main par le gouvernement et par la majorité de de droite. Et on s'est dit, c'est pas possible. Est-ce et si est-ce que c'est la solution ? Est-ce que ça va être de mettre de la clime partout ? Je crois pas et je connais nombreux à penser que c'est pas la solution. On se dit que il faut qu'on se mobilise pour le climat, pour le vivant, pour la paix et pour la justice sociale. Et ce qu'on veut, c'est une marche qui soit aussi féministe, qui soit antiraciste et qui soit anticoloniale.
Ce qu'on veut, c'est que on veut que il y ait des solutions et ces solutions, il faut qu'on soit mobilisé et qu'on soit nombreux à se mobiliser sur la sur la sur le sujet. En fait, on est quelques citoyens cet été à cette dit, on avait l'expérience, on a participé à l'organisation de marche climat, on a participé à l'organisation de la mobilisation sur la loi du plomb et on s'est dit que avec la colère qui monte, il faut absolument qu'on réagisse maintenant, qu'on attende pas octobre, novembre que les gens aient oublié qu'ils avaient eu chaud l'été pour se mobiliser.
Et donc, on a contacté des orgas qui avaient l'habitude d'organiser des marches climat qui ont dit "Ouais, désolé mais là on est en vacances. C'est un peu compliqué notre on a pas mal de choses de prévu cet été et on s'est dit bah on peut pas attendre. Et donc on était quatre au début à avoir commencé à mettre en place un site et avoir invité les citoyens à se mobiliser. On a lancé un appel qui a été relayé par plusieurs médias et puis peu à peu des citoyens nous ont rejoint. On a eu une 2 3 4 5 villes et maintenant on est à 180 villes qui ont prévu une mobilisation.
Les organisations qui étaient un petit peu sceptiques au départ, ils ont dit "Bon, on va voir, on peut vous soutenir, on va voir un peu comment ça se passe." Certains nous ont dit, "C'est pas notre mode d'action mais on comprend. C'est effectivement il faut peut-être faut commencer par une marche avant de commencer à bloquer, avant de commencer à désobéir." Et ils ont dit "OK, on vous rejoint aussi. Et on s'est dit et tout d'un coup, on a vu qu'il y avait plus de 500 organisations nationales et locales qui ont signé cet appel.
[applaudissements]
Évidemment, la solution, elle doit venir. Il faut qu'il y a une mobilisation citoyenne, mais il faut que les politiques ensuite se saisissent des revendications qu'on va remonter pour pouvoir concrétiser ce qu'on demande. Et c'est pour ça qu'on a aussi invité les partis politiques à être présents. C'est les citoyens qui vont être les organisateurs et qui vont être devant. Mais on compte sur les partis politiques pour être avec nous et on sait quels sont les partis politiques qui votent pour le climat, qui votent pour l'environnement et qui vote pour la justice sociale. [applaudissements][acclamation] Et on est très content qu'fi nous a invité aujourd'hui.
Effectivement, le programme desfill est très écolo et au niveau de la justice sociale, c'est un vrai un vrai programme et vraiment on croise les doigts pour que les mobilisations citoyennes amènent à les gens aux gens à se poser des questions et à trouver des vraies solutions. Et il faudrait que en 2027, on parle de climat, on parle du vivant, on parle de justice sociale, on parle de paix et qu'on parle pas de sécurité, d'immigration, de faux problèmes.
[applaudissements]
Il va y avoir des marches partout en France et ce qu'on veut, c'est que à la fin des marches, on se dise pas "C'est cool, on a marché et après on arrête." à la fin de chaque marche dans toutes les villes, il va avoir des assemblées citoyennes. Ces assemblées citoyennes, on invite tout le monde à y participer.
On va lancer des revendications, on va les faire remonter au national et ensuite on va demander à chaque parti politique de signer et de dire "OK, vous êtes d'accord avec nous, on voudrait vous faire confiance, mais on voudrait que vous nous expliquiez aussi comment vous voulez financer ces mesures et ensuite on va en parler, on va se mobiliser toute l'année jusqu'en 2027 et en 2027 après les élections et ben on continuera à être là pour demander à être sûr que le programme et ce qui a été promis soit appliqué. Donc on sera avec les forces qui veulent le changement, mais on sera là aussi pour vous rappeler les promesses.
Et donc on compte sur vous pour mobiliser autour de vous et à rejoindre sur le sur le site du 26 septembre. Il y a des groupes locaux. Rejoignez les groupes locaux. Aidez organiser, diffuser l'information et soyons nombreux dans la rue et au côté des pompiers. au au côté des personnes âgées, au côté de des du personnel médical parce que on veut vivre. Prenez avec vous dans les méations des couvertures de survie pour montrer on a on a vu ce qui s'est passé cet été, on veut vivre et on doit se battre ensemble pour changer le la société.
[applaudissements]
Hélène, je t'en prie. Moi, je suis là pour vous parler spécifiquement du sujet des pesticides parce que je suppose que vous avez pas pu passer à côté des lois du plomb et de la loi d'urgence agricole qui ont été voté récemment à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est un vrai scandale sur notre santé. C'est des reculs comme on en a jamais eu et donc il est vraiment devenu urgent de se mobiliser. Il y a deux grosses dates de mobilisation qui arrivent. Le 3 octobre, ce sera sur le site de Sigenta dans l'heure à Saint-Pierre Lagaren. Précisément, il y a des convois qui vont partir de toute la France.
Si vous connaissez pas, Cigenta, c'est une des plus grosses entreprises de productrices de pesticides en France. Donc c'est vraiment nous on veut viser là les producteurs de pesticides désarmer l'industrie. Cette manifestation, elle est organisé principalement par les soulèvements de la terre, Cancer colaire, la Confédération paysane et le CSVPO, le collectif des victimes des pesticides de l'Ouest.
Et surtout, elle aura en première ligne les travailleurs et travailleuses agricoles parce que c'est eux les plus touchés en première ligne par cette contamination pesticide et tandis qu'ils veulent nous opposer écologistes et le monde agricole, nous on montre que non, en réalité c'est eux les plus touchés, on le sait bien et si on se bat contre les pesticides, c'est en priorité contre eux. Donc le 3 octobre, rendez-vous à Saint-Pierre Lagaren sur le site de Sigentas. C'est à 1h de Paris en ter et il y a des convois qui partent de toute la France. Donc vraiment rejoignez-nous et c'est pas tout.
Le 10 octobre dans toutes les villes de France, il y a des mobilisations qui sont organisé contre l'ommibus pesticide. L'ommibus pesticide c'est le projet de dérégulation européenne qui pourrait autoriser des pesticides à vie importe les avancées scientifiques. On parle de subst de substances comme le glyphosate ou l'acétamye. Donc c'est vraiment un scandale. C'est la loi du plomb en 10 fois pire. Euh donc il y a vraiment urgence à se mobiliser. Ça, il y aura des mobilisations dans toute la France les 10 et 11 octobre. Euh on a euh vous allez aller euh sur le site de Génération Future, sur le site euh de toutes les organisations partenaires Greenpeace, la Confédération paysane.
Il y a plein d'associations de malades également qui rejoignent euh la coalition contre cet omnibus. L'objectif, c'est de montrer qu'on est tous unis face à ce scandale sanitaire qui les pesticides, ça polluent, notre eau, les sols, notre santé. Il faut vraiment que l'entièreté de ces reculs s'arrête. Donc on a vraiment besoin de vous. C'est pas parce que les reculs arrivent que on a on va lâcher l'affaire. On a fait 2 millions de signatures. S'il en faut 15 millions pour qu'il nous entende, on finira par récolter 15 millions. Et surtout là, on se dit que c'est le moment de descendre dans la rue parce que ils vont bien être obligés de nous entendre à un moment.
[applaudissements]
Merci beaucoup Hélène. Effectivement dans la niche parlementaire de la France insoumise qui aura lieu le 29 octobre et ben on va essayer de faire passer un texte. On va faire passer le texte qui met fin à tout ça. Donc à suivre si vous voulez regarder. C'est la niche, elle aura lieu le 29 octobre. Il y a un sujet sur lequel c'est une autre lutte. Euh moi, je suis heureuse d'accueillir ici le un papa euh en tant que maman, c'est vrai que son histoire a a beaucoup touché. Euh je suis député d'une d'une circonscription où les violences policières, ça parle, ça parle énormément et perdre un enfant dans ses conditions, il y a rien de pire à mon avis, vraiment rien de pire.
On le souhaite à personne, mais on peut pas dire qu' les violences policières n'existent pas puisque le papa de Souhel qui est mort le 4 août 2021 qui a été tué par un policier et ben le papa de Soë, il est là pour nous parler bah de ce qu'il vit avec et il a créé une ils ont créé une association là-dessus et je pense qu'il faut qu'on soit nombreux et [applaudissements][acclamation] nombreuses à soutenir et à être présent lors d'une grande manifestation. dont il nous va nous parler. Bonsoir, bonjour. Euh si j'avais une baguette magique là, je l'utiliserai pour que tout le monde s'arrête de parler parce qu'en fait ce que je vais dire là, c'est extrêmement important.
On a parlé de manifestations en tout genre qui vont arriver et le 7 juillet dernier, il y a l'Assemblée nationale qui a voté une loi, la présomption d'usage légitime de l'arme. La LFI par exemple a appelé le permis de tuer XXL. Euh donc c'est une loi qui va dire qu'à chaque fois qu'un policier fait usage de son arme, il sera considéré comme étant dans son bon droit. Ce qui va dire qu'à chaque fois qu'un policier va tirer, il y aura pas d'enquête pour meurtre. Il y aura une enquête pour chercher les causes de la mort. Mais c'est tout. Il y aura pas de recueil de preuve, pas d'interrogation de témoins, pas pas de consultation de vidéo. Donc en fait ça consacre l'impunité pour les policiers.
Et ce qui est important de dire c'est que cette loi, elle a été portée par le gouvernement. C'est le gouvernement, c'est Laurent Nugèz qui l'a présenté et qui l'a poussé. C'est une loi aujourd'hui qui va faire en sorte que euh nous en tant que famille de jeune homme racisé et moi en tant que papa, je sais déjà ce que c'est et je connais déjà la difficulté de faire valoir mes droits dans un une époque où la loi était différente. Je voudrais juste rappeler que lorsque mon fils a été tué en le 4 août 2021, c'était dans un carrefour, il y avait une caméra qui filmait la place. Il y avait des témoins, le policier a pas été placé en garde à vue.
Les vidéos ont disparu, les témoins n'ont pas été interrogés et tout le dossier a disparu du tribunal. Voilà comment ça se passe aujourd'hui avec sans cette loi. On me dira c'est peut-être c'est bah en fait ça changera rien. Mais si ça change parce qu'aujourd'hui si le le le le juge n'est pas capable de démontrer que le tir était illégal. Donc s'il y a un doute, c'est à mon bénéfice et il y aura un procès. Aujourd'hui, la présomption d'usage de l'arme, ça inverse la charge de la preuve et c'était à la famille de montrer que le combat était que le que le tir était légal.
Monsieur Nunz qui ment sans arrêt, qui ment sur les familles de victimes, qui ment sur la loi, parle de réfragabilité et donc de de possibilité de la renverser. On pourrait, soit dit-il, renverser cette loi si on présente une preuve. Mais comment présenter une preuve lorsqu'il n'y a pas d'enquête ? C'est impossible. Donc en fait, il y a un mensonge propagé par lui et par tous les députés qui sont inquiets, qui sont choqués qu'un policier puisse aller en garde àue. Un policier qui va en garde àue, qu'est-ce que c'est ? C'est un policier qui va dans le bureau de son collègue et qui dit ce qui va se passer. Et il y a 333 députés qui ont dit que c'était pas normal.
Alors, on appelle ça le permis de tuer XXL, mais en fait la loi parle de présomption d'usage légitime de l'arme. Ça veut dire que toutes les armes en dotation par la police subiront la même loi. Donc en manifestation aujourd'hui, un tir de LBD40, un CRS qui tire avec son LBD40, il va invoquer une loi du code pénal qui est qui n'est pas la 435 si rien parce que il va essayer de faire valoir ses droits. Il y aura quand même une enquête.
Si cette loi passe en manifestation une grenade de désencerlement, un tir de LBD, le policier n'aura qu'à dire "J'ai considéré que la personne était dangereuse pour qu'il n'y ait pas d'enquête." Donc, on est en train de mettre aux mains de la police, au service de l'État, une arme de destruction massive qui va empêcher toute contestation. Alors, jusqu'à présent, on avait déjà peur d'aller en manif, de se faire de peur de perdre un bras, un œil. Je vous je vous demande d'imaginer que ces mêmes policiers, ces policiers, ces gendarmes qu'on a vu en Saintsoline qui ont exprimé que c'était le meilleur moment de leur vie.
Quand on leur dit "Vous pouvez y aller, il y aura aucune sanction, il y aura aucune conséquence à votre tir." Qu'est-ce qui va se passer ? Ça va être un carnage. Ça va être un carnage. Les jeunes les jeunes hommes des quartiers populaires vont être les premiers tués et les manifestants les premiers mutilés. Et ça c'est ce que la loi annonce. Est-ce que est-ce qu'aujourd'hui la plupart des gens jusqu'à aujourd'hui n'ont pas pris en compte ? J'espère que tous ceux qui sont ici ont signé la pétition et donc j'espère que tous ceux qui sont ici le 20 septembre seront à la marche pour dire au gouvernement stop à la faschisation stop à la sécurisation à outrance et un retour au droit à la vie.
Donc je demande à chacun d'entre vous, à chaque personne qui est là de parler, de communiquer, de parler à sa famille, d'expliquer, d'expliquer les dangers de cette loi et les dangers que ça représente. Vous ne serez plus capable de montrer quel que soit quelque opposition à une décision d'un gouvernement qui a en main cette arme. Alors, je je vous redemande de venir le 20 septembre à Paris et partout en France, le 19 et le 20, on est à plus de 70 villes qui organisent des marches pour montrer au gouvernement que on est là et qu'on laissera pas faire. Merci Isam, [applaudissements] merci beaucoup.
Et t'inquiète, nous on sera là parce que on on [acclamation] sait [applaudissements] que dans la salle on peut perdre un enfant comme ça. Cette loi, elle a été voulue. Elle était dans le programme de Le Pen, du père Le Pen et elle a été mise en place par le gouvernement Macron. Donc, vous vous rendez compte ? Donc le le Rassemblement national, il est pratiquement au pouvoir. On peut pas laisser faire ça. Donc d'où l'importance de continuer et surtout d'être là, comme tu l'as dit Isam, le 20 septembre. [acclamation] On arrive au terme de nos échanges avec avec nos camarades, avec les différents intervenants.
Si on a voulu organiser cette table ronde, c'était bien évidemment pour prendre conscience déjà que nous allons avoir une rentrée sociale animée avec beaucoup de rassemblement, beaucoup d'événements mais surtout que ce rapport de force, le rapport de force que l'on va réussir à construire dans les jours à venir vise tout d'abord à rompre avec le système existant, vise à rompre avec le capitalisme mais aussi à faire monter le rapport de force pour la victoire en 2027.
Parce que oui, lutte sociale, lutte climatique, lutte politique, tout est lié et on a besoin chacun des uns des autres pour se donner de la force et réussir enfin à rompre avec ce système et à gagner l'élection présidentielle de 2027. Mais disons-le aussi, l'élection présidentielle de 2027 ne sera qu'une étape puisque ça ne vous aura pas échappé, ça ne suffira pas à prendre le pouvoir, ça ne suffira pas à faire baisser les yeux au patronat. Alors oui, la lutte commence et la lutte devra continuer. [applaudissements] [acclamation] Merci beaucoup. [applaudissements]