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interviewAurore Bergé· 3 septembre 2026 30 min

Aurore Bergé dans les Grandes Gueules sur RMC - 22 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Déjà, il faut dire les mots. Elle a été chassée de scène parce qu'elle est juive. Il y a pas d'autre raison à ce qui s'est produit samedi dernier à Grenoble.

Elle a été chassé de scène parce qu'elle est juive. Et quand je dis chassé de scène, ça veut dire qu'elle a eu des jets de projectile, des jet de liquides, des jets de bouteille en verre pour sa propre sécurité. Il a fallu qu'elle renonce et il a fallu l'exfiltrer de scène.

Pourquoi ? Parce qu'il y a eu un appel de la part d'élus, d'élus de la République, d'élus de la France insoumise qui ont appelé à son boycott. Encore une fois, personne n'est obligé d'aller à ses concerts.

Vous êtes en train de dire que les insommies appellent à la chasse aux juifs. Bah en tout cas, ils mettent des cibles dans le dos des Français juifs depuis le 7 octobre 2023. Et aujourd'hui, c'est Aurore Berger, ministre de l'égalité femme, homme et de la lutte contre les discriminations.

Bonjour. Bonjour. Vous venez de perdre une collègue Monique Barbu remet sa démission la ministre de la transition écologique.

Je faisais le calcul, c'est le 3è ministre écolo d'Emmanuel Macron qui s'en va. Il y a eu Nicolas Hullot, François de Rugi, maintenant Monique Barbu, il a vraiment un problème avec les écologistes. Emmanuel, on des raisons différentes les autres, vous en souvenez notamment dans le cas de François de Rugie.

Après, c'est un choix individuel qui est celui de Monique Barbu et que je respecte. Elle venait de la société civile. Je crois qu'elle a essayé de porter des combats et des combats qui sont essentiels et ce qui compte c'est que ces combats perdurent et qui dépassent d'ailleurs et qui dépassent d'ailleurs les personnes qui les mènent.

Mais est-ce que cette démission ne dit pas que Emmanuel Macron finalement a renoncé à beaucoup de choses en matière d'écologie par rapport aux promesses qu'il avait pu tenir ? Non, sincèrement, je ne le crois pas. Je crois pas à la fois sur le choix qu'on a fait sur le nucléaire parce que pour moi, c'est un choix aussi écologique à la fois un choix de souveraineté mais aussi un choix écologique qu'on a fait. le refus d'opposer de manière absolument stérile et je crois très inutile l'agriculture et l'écologie parce que plus on les oppose, plus on fracture et moins on est en capacité de progresser sur ce qu'on a pu faire sur l'interdiction par exemple de l'exploitation des hydrocarbures.

Les communistes ont voulu réintroduire cette mesure il y a quelques semaines. On a continué à s'y opposer et je pense que c'était une bonne chose ce qu'on a fait sur Notre Dame des Landes où pendant des années on a tergiversé sur le sujet et on a fait un choix très clair en faveur justement de l'écologie de pesticides. Déjà on réintroduit pas puisque la loi elle est très claire.

Il y aura et là la règle reste l'interdiction. Il y a une possibilité dérogatoire qui ne sera pas accordée par le politique, qui ne sera pas accordée par un ministère, qui sera accordé par une autorité sanitaire indépendant qui est la NES, ce qui était d'ailleurs un amendement, une proposition qui avait été faite par les socialistes au moment des débats qu'on avait connu sur la loi du plomb. Donc c'est ça qu'on met en place.

Donc on réintroduit pas. La règle reste l'interdiction. La dérogation sera possible uniquement uniquement si l'autorité sanitaire le disci encore une fois de deux molécules qui sont autorisées partout ailleurs sur le continent européen et qui fait partir Monique Barbu quand même.

C'est pas rien. C'està dire que c'est quand même un message. Mais encore une fois les ministres font des choix.

Personne n'est forcé de devenir ministre. Personne n'est plus forcé de le rester. C'est des choix individuels qui se respectent.

Moi, je l'ai respecté en tant que collègue. Je respecte le choix qu'elle fait. Ce que je veux, c'est que le combat qu'on mène soit un combat qui se poursuive.

La Bali, au-delà du départ de la ministre, il y a une grosse fracture dans le bloc central sur le vote d'hier. Il y a sur les 90 élus Renaissance, il y en a 50 qui soutiennent le texte et il y a quatre abstentions et trois contres chez les élus Horizon. Pareil au Modem où il y a 19 votes pour mais 11 contres et 6 abstentions.

Donc il y a quand même une fracturation assez nette. ce que je comprends très bien parce que je comprends très bien les élus qui ont voté contre et d'ailleurs je les félicite parce que c'est la preuve que le courage en politique existe encore parfois. Pourquoi vous pensez qu'il y a cette fracturation dans le bloc central ?

Est-ce que ça veut dire pour vous, sachant qu'on va arriver en campagne présidentielle notamment que le camp Atal et le camp Philippe vont pas être capable de se retrouver sur des sujets écologiques ou est-ce que au contraire les fractures, elles sont même pas dans ces deux camps, elles sont encore plus complexes que ça ? Comment vous allez faire pour porter une ligne écolo ? Oui, une ligne commune déjà.

Je pense qu'en effet les c'est pas lié aux enjeux de personne. D'ailleurs, Gabriel Tal a voté en faveur du projet de loi. Donc la question elle est pas là.

Je crois que la question c'est une question de principe. Moi, je soutenais le projet de loi, y compris avec la possibilité dérogatoire d'avoir la Camie Pride et je le maintiens. Je le maintiens parce que je pense que on parle matin, midi et soir de souveraineté, de souveraineté alimentaire et on est en train de mettre à mal notre souveraineté alimentaire parce que ça veut dire qu'on serait les seuls à avoir des règles que personne d'autre ne s'impose et sur lesquelles encore une fois on crée de la concurrence déloyale absurde vis-à-vis de ce qu'on produit.

On a, il faut quand même qu'on le dise avec fierté, on a l'agriculture la plus saine et la plus durable au monde. On mange bien dans notre pays, on produit bien dans notre pays. Et d'ailleurs, les agriculteurs eux-mêmes, il suffit de regarder la courbe sur la question des pesticides depuis 10 ans, ça n'a cessé de réduire.

Pourquoi ? parce que les agriculteurs euxmêmes évidemment souhaitent en sortir parce que les introt très cher et parce que on a évidemment cette logique qu'on a réussi à tenir de 10 ans de réduction des de l'utilisation des pesticides. Oui.

Enfin s'il nous reste une forme de souveraineté, c'est parce que notamment sur l'énergie, il y a le général de Gaulle qui voulait qu'on soit souverain. Au même titre qu'il y a 10 ans, on était les premiers et les plus ambitieux d'Europe sur l'écologie. Et là, on est en train de détricoter ce qui faisait l'exception française.

Oui, mais en fait on peut pas se revendiquer de l'exception française et du fait que on a cette volonté de démocratie et de souveraineté alors que il y a une loi qui est décriée par 2,2 million de personnes et un consensus scientifique large et que elle est votée pour faire à la FNS représenté par ça tu me fais pas ce Flora mais il serait temps que dans ce débat on puisse écouter les scientifiques mais écoutons les scientifiques. Il est où le débat scientifique aujourd'hui ? Il a le débat scientifique, il a eu lieu.

L'agence française de sécurité des aliments dit "Il y a pas de problème." Voilà. Et et à un moment donné, moi je voudrais voir sur ce plateau un scientifique qui m'explique comment l'enrobage d'une graine d'une tubercule qui est récoltée avant floraison, ça peut tuer des abeilles.

Moi le jour il y a un scientifique qui m'explique ça ici, je deviens prier militant. Mais bien sûr, le débat il est complètement politisé de politique politicienne pour faire chier le gouvernement d'abord et puis un peu les les agriculteurs. Et à un moment donné euh la la l'indépendance parce que on en est là aujourd'hui, c'est l'indépendance alimentaire de la France.

Il va être temps de s'y consacrer un peu parce que bientôt la vous en mangerez l'indépendance l'indépendance alimentaire de la France, elle n'existera pas quand on aura nos sols qui seront tellement arides qu'on pourra plus faire aucune culture dessus. Enfin, la cétamipride rend pas les solides. La cétamipr La cétamipride rend pas les sols arides.

La cétamipride n'est pas responsable de la sécheresse. La cétamiprite, c'est un médicament pour les plantes de la même manière qu'on consomme des médicaments et ça permet de garantir tout simplement que et moi je les ai visité hein, j'ai visité ces exploitations agricoles qui ont été ravagées et intégralement détruites par les attaques de puceron où vous voyez des agriculteurs qui sont à bout de souffle qui voient leur récolte être complètement détruite. On aura plus dans ces cas-là de noisettes dans notre pays.

Ça aussi on fera quoi ? à mon avis onortera. Donc dans ces cas-là, il faut aussi que chacun mette en adéquation ses paroles et ses actes.

Avance autre sujet parce que il y en a beaucoup, il y a on a beaucoup parlé cette semaine dans les grandes gueules notamment de cette artiste qui s'appelle Barbara Bouch qui s'était fait connaître pendant la cérémonie des GO en 2024. C'est une DJI. Elle a été chassée de scène à Grenoble par des militants proalestiniens et et les filles.

C'était d'ailleurs à l'appel de l'élu insoumis local de Grenoble. Elle est ciblée notamment parce que elle essaie de lutter contre l'antisémitisme, elle est aussi juive et elle va se produire là samedi prochain. Elle est prévue au festival de Saint-Martin du Tertre et le comiqué La France insoumise locale appelle au boycott une fois de plus de cet artiste.

Comment peut-on mieux protéger Barbara Bouch ? Tout simplement une artiste qui doit pouvoir se produire sur scène, c'est son métier. Déjà, il faut dire les mots.

Elle a été chassée de scène parce qu'elle est juive. Il y a pas d'autre raison à ce qui s'est produit samedi dernier à Grenoble. Elle a été chassée de scène parce qu'elle est juive.

Et quand je dis chassée de scène, ça veut dire qu'elle a eu des jet de projectile, des jet de liquide, des jet de bouteilles en verre. Pour sa propre sécurité, il a fallu qu'elle renonce et il a fallu l'exfiltrer de scène. Pourquoi ?

Parce qu'il y a eu un appel de la part d'élus, d'élus de la République, d'élus de la France insoumise qui ont appelé à son boycott. Encore une fois, personne n'est obligé d'aller à ses concerts. Vous êtes en train de dire que les insommies appellent à la chasse aux juifs.

Bah en tout cas, ils mettent des cibles dans le dos des Français juifs depuis le 7 octobre 2023 et malheureusement, on en a démonstration tous les jours. Donc, il y a eu une fois, c'était une fois de trois Grenobes, il y en aura pas une deuxième. Dans Lyon, il y a en effet à nouveau cet appel au boycott et on sait ce que ça produit les appels au boycott.

On sait que ça veut dire lui mettre une cible dans le dos. Moi, j'ai eu le préfet avant de venir sur votre plateau pour garantir sa sécurité, garantir la sécurité des festivaliers. Et puis c'est des méthodes d'intimidation parce que le risque c'est quoi ?

C'est que non seulement on est des festivaliers qui renoncent à venir à des concerts par peur en terme de pour leur propre sécurité et puis qu'on est des festivals qui déprogramment disant si à chaque fois on a ce trouble là, ben non, en fait en France on n'intimide pas. En France, on boycotte pas. En France, on dresse pas de liste et on n'intimide pas des festivals, on n'intimide pas des salles de concert pour que en fonction de la couleur politique, de l'orientation sexuelle, de l'identité des uns et des autres, on puisse programmer ou déprogrammer.

Donc elle est une artiste libre, on a le droit de l'aimer ou non sur ce qu'elle produit sur scène, mais le fait qu'elle soit juive ne devrait jamais jamais entrer en ligne de compte par rapport à des appels au boycott qui sont infamants. Où est passé la mise de la culture, madame Pégard ? pas beaucoup entendu là sur ce sujet.

Elle s'est exprimé sur le sujet évidemment sur la question de la liberté artistique et de la protection des artistes. Elle s'est exprimé encore récemment et c'est nécessaire évidemment de pouvoir le le garantir. Moi, je m'exprime aussi le ministre de l'intérieur.

Il y a aucune ambiguïté évidemment sur le le soutien du gouvernement vis-à-vis de Barbara Bou. Je crois que j'ai l'occasion de le dire très clairement hier à l'Assemblée nationale la France fait pression aussi sur les organisateurs et sur les soutiens financiers du festival. Donc on voit bien que l'idée c'est de pousser les programmateurs à bah déprogrammer Barbara Rose, c'est de l'empêcher de se produire sur et je crois que la meilleure réponse à avoir c'est nous seulement nous garantir cette sécurité évidemment c'est que les Français aillent à ses concerts s'ils le souhaitent et c'est qu'elle soit encore plus programmée dans notre pays parce que c'est ça la vraie réponse c'est on déprogramme pas Amir parce qu'Amir a subi la même cabale de la part de la France insoumise et c'est étonnant il est pour le coup franco-israélien et il est juif donc on voit bien à chaque fois qui sont les artistes qui sont ciblés, soit ce sont des artistes qui sont français juifs, soit ce sont des artistes qui aussi tout simplement soutiennent un combat qui devrait tous nous réunir qui est la lutte contre l'anémisme.

Sopia Haram a subi le même traitement de la part de la France le votre levier d'action parce que c'est bien de condamner, tout le monde est d'accord effectivement mais le levier d'action pour que Barbara Bouche peut simp puisse simplement se produire garantir sa sécurité. Donc, j'ai eu le préfet de Lyon. Donc, on va évidemment garantir sa sécurité.

Il y aura des contrôles préventifs qui seront réalisés sur les trajets, des contrôles qui seront réalisés sur place évidemment une mobilisation et de la gendarmerie et de la police pour le garantir, même si c'est quand même un peu sidérant de se dire qu'on en est là. C'està-dire que suite à un appel au boycotte de la France insoumise, on est obligé d'avoir cette mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre. Et on l'a fait pour Grenoble, hein.

La préfite à Grenoble immédiatement euh a fait un article 40 au procureur de la République. Je l'ai fait moi aussi euh au nom du ministère. Il y a une instruction judiciaire qui est ouverte sur ce qui s'est passé évidemment euh à Grenoble et ce sera fait systématiquement d'où que viennent ces attaques.

Que ce soi des élus de la République ou pas. Mais quand ce sont des aidus de la République, c'est pire encore. C'est pire encore parce que ça autorise en fait la libération de la de la parole antisémite.

Et on sait que les paroles elles sont ensuite suivies des actes. On sait que les paroles ensuite elles précèdent le j'arrive pas à comprendre comment d'un appel au boycott qui est condamnable et je suis d'accord avec vous, on en arrive à acheter des tessons de bouteilles quoi. Il se passe mieux quoi.

Il a ce qui officiellement dit et puis ce qui est peut-être sussuré pour violence. Mais c'est pire que ça puisqu'ils s'en sont félicités. Ils s'en sont félicités.

C'est-à-dire que l'élu LFI de Grenoble non seulement a appelé au boycott avec une affiche sur cette affiche, il faut quand même l'avoir en tête. Il y avait le visage de Barbara Bouch, le drapeau LGBT, une étoile de David et cette affiche était immaculée de 100. C'est ça le point de départ.

C'est pas juste un appel au boycott avec un communiqué de presse, c'est aussi ce visuel qui a été diffusé. Et une fois, mais je fin juste sur cet élu, une fois qu'elle a dû quitter la scène, non pas juste sous les hu ce qui serait déjà absolument intolérable, mais encore une fois sous des jets de bouteilles de verre pour viser à la blessée, cette élu s'est félicité d'avoir réussi à empêcher qu'elle se produise sur scène. Et je n'ai pas vu Mathilde Panu dire que cet élu allait être exclu de la France insoumise.

Non, mais elle a condamné les getes projectiles et les ins aimable. Et dans ces cas-là, qu'elle disent très clairement qu'il n'y a pas un seul élu de la France insoumise qui aujourd'hui, demain ou après-demain appellera au boycott d'un artiste. Parce que quand on se prétend appartenir à la gauche et quand on prétend être un élu de la République et vouloir le rester ou le devenir, il y a un appéç et jamais appelé au boycotte d'un arti.

Pour samedi, il y a un appel au boycotte pour sa prestation dans Lyon prévu samedi 25. La France a soumise 80 département. Ça continue, c'est les élus locaux.

Et c'est pour ça moi j'ai dit il y a une fois c'était une fois de trop, il y en aura pas une deuxième. Il y en aura pas une deuxième, sa sécurité sera garantie et j'invite encore une fois toutes les salles de concert et de festival à maintenir leur programmation, leur liberté de création, leur liberté. Donc juste juste pour qu'on comprenne bien ce qui est reproché à Barbara Bouch, c'est d'avoir soutenu un projet de loi qui s'appelle loi une proposition de loi qui s'appelle loyadent.

Qu'est-ce qu'il y avait à l'intérieur de cette loi qui pourrait être considérée comme problématique ? Je pense que c'est surtout un prétexte ça. Je pense que c'est bien.

Qu'est-ce qu'il y avait dans dans le contenu de la loi ? La proposition de loiadent était d'abord une proposition de loi de lutte contre l'antisémigu quand même. Mais don l'impression qu'on pouvait plus crer, on pouvait plus critiquer le gouvernement israélien.

Si parce que d'ailleurs dans les articles de cette proposition de loi, il y avait même pas le mot Israël. Il y avait dans l'exposé des motifiches mais pas dans les articles du texte. De toute façon, proposition loi a été retirée et Barbara Bou s'était d'ailleurs exprimé en disant qu'elle avait signé non pas une pétition pour une proposition de loi mais qu'elle s'était exprimée en tant que française et juive parce que malheureusement depuis des années, elle subissait des attaques antisémites et que ces attaques antisémites, elles ont changé de nature depuis le 7 octobre notamment et qu'on sait à quel point l'antisionisme est devenu le nouveau visage des antisémites y compris dans notre pay. dans notre dans notre arsen juridique parce que j'ai l'impression que tout ça est déjà condamné, l'antisémitisme, racisme, qu'est-ce qu'il faut rajouter de plus ?

Alors bah, il y a des choses qui manquent encore. Par exemple aujourd'hui, quand vous avez ce que j'appelle l'antisémitisme un peu d'atmosphère, une gifle, un crachat, une insulte, un tag, et bien comme ça relève simplement d'une amende ou d'une contravention, on peut pas avoir la circonstance aggravante d'antisémitisme ou de racisme. C'est pas la même chose d'avoir un tag sur sa porte avec la vie est belle et avoir un tac sur sa porte avec une croix gamée ou une insulte à caractère antisémite ou raciste.

Sauf qu'aujourd'hui, c'est condamné de la même manière. Mais se sentir ciblé à raison de sa couleur de peau, de son identité réelle ou supposée, de son origine, c'est évidemment absolument intolérable. Donc ça, on veut le garantir.

Il y a aussi toute la question de la haine en ligne. On voit à quel point aujourd'hui on a un continent entier de haine en ligne. On a fait voter d'ailleurs l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, notamment pour en protéger nos enfants.

Sauf qu'on a l'impression de vider un peu la la mère à la petite cuillère sur la haine en ligne. Et bien dans la loi, on donne plus de prérogativ à Pharaos. PH, c'est vraiment le bras armé de l'État pour garantir justement que les contenus puissent être retirés.

Question d'Antoine Diers. Ouais, une question un peu générale pour moi. Je je regarde avec attention l'intitulé de votre ministère, égalité femme homme et la lutte contre les les discrimination.

C'est ce sont de de très beaux projets. Il y en a eu d'autres avant vous sur les les mêmes portefeuilles ministériels, mais on a un peu le sentiment que malgré les textes successifs, malgré les les sanctions annoncées, malgré les jeux porte plainte, on a le sentiment que la les discriminations continuent à progresser sans réel effet dans notre pays euh malgré voilà une un volontarisme politique affiché. Moi, j'ai une vision, c'est une vision d'un d'un égalitarisme de d'une égalité en droit. strict, pur pour tous les gens où on arrête de reconnaître un tel parce qu'il est juif, un tel parce que c'est une femme, un tel qu'on qu'on arrête cette communautarisation qui en fait n'arrive pas à avoir des faits et qu'on applique euh une vision d'égalité en droit pur.

Mais c'est le message de la France. Message de la France, c'est une vocation universaliste et républicaine. C'est justement qu'on reconnaît pas les particularités des uns et des autres et qu'en face de nous, on ne voit que des citoyens français.

Sauf que le dire et le proclamer, il faut le garantir ensuite en acte. Et qu'on voit que aujourd'hui on a encore alors vous appelez ça discrimination, vous appelez ça inégalité, ça dépend évidemment des sujets, mais que ça persiste et avec des natures qui sont très différentes. Post 7 octobre 2023, on a une explosion de l'antisémitisme et on a une explosion de l'antisémitisme dans toutes les démocraties et la France, elle a pas été épargnée face à ça.

En 2025, on a trois crimes à caractère raciste dans notre pays. Donc ça veut dire que ça persiste. on a des discriminations que soit discrimination à l'emploi ou au logement, on voit bien qu'on a des populations pour lesquelles encore aujourd'hui et bien il y a des critères non objectif qui malheureusement sont retenus et qui sont en permanence des entailles sur cette volonté là universaliste.

Discrimination au logement par exemple, c'est c'est un bon exemple. Euh j'ai le sentiment que euh on présente des dossiers et que si sur un même dossier le propriétaire choisit un des deux dossiers, je suis pas sûr qu'il y a forcément une discrimination. En fait, il y a un certain nombre de malheureusement d'outils de mesures qui ont été mis en place et testing qui ont été mis en place et qui font que aujourd'hui en fonction d'une couleur de peau, en fonction d'un nom de famille, en fonction d'un prénom, vous avez plus ou moins accès au logement ou plus ou moins accès au premier entretien d'embauche.

Donc c'est ça le sujet, c'est qu'évidemment c'est des critères qui devraient pas compter et c'est des critères qui dans la loi sont d'ailleurs illégaux mais aujourd'hui ça persiste encore et ça crée aussi du ressentiment et un ressentiment qui est d'ailleurs légè. Dernier point, c'est juste dernier point où où je voulais en dire, c'est que j'ai le sentiment que la lutte contre les les discriminations pourrait amener une interdiction de la critique des des religions ou euh d'une communauté. Je trouve qu'on est en train de glisser vers un phénomène où bientôt on aura plus le droit [raclement de gorge] de de dire par exemple je je critique l'islam par exemple sur tel point et ça serait vite vu comme une critique de la faut qu'on arrive à distinguer les deux.

C'est-à-dire que et c'est parfois certains cherchent à jouer justement sur cette confusion là volontairement mais on a évidemment dans en France le droit à la critique de toutes les religions. On a le droit à la caricature. On a le droit au blas parce que notre projet de loi, il est absolument pas sur la question religieuse.

Quand on parle de lutte contre l'antisémitisme ou de lutte contre le racisme, on n'est pas sur une question religieuse et je pense que c'est important de le rappeler. On a des personnes qui sont ciblées à raison de leur identité, ce qui est différent. On a le droit à la critique, à la caricature, aux blasphèmes dans notre pays et je crois qu'on en est tous les garants.

Et dans notre pays, les journalistes sont morts justement pour avoir assumé ce droit à la caricature et au blasphème. En revanche, on n'a pas le droit d'attaquer les individus pour ce qu'ils sont. Donc oui, il y a des discriminations antimusulmanes par exemple, mais c'est la raison pour laquelle je refuse d'employer le terme d'islamophobie parce que on a le droit à la critique des religions de toutes les religions.

Alors, les réseaux sociaux seront donc interdits au moins de 15 ans à la rentrée. Comment vous allez faire ? Alors, il y a plein de de dispositifs techniques qui peuvent exister.

Ça peut être sur la question des pièces d'identité, ça peut être sur des transactions bancaires à 0 €. Ça peut être sur de la reconnaissance faciale, ça peut être tout simplement parce que quand vous allez télécharger votre application et bien on sait qui vous êtes et donc vous n'avez plus la capacité à télécharger ce qui s'est passé en Australie, c'est-à-dire du jour au lendemain, bah les iOS ou Apple connaissent les éléments de votre identité et font que si vous allez sur le Play Store ou l'App Store, désolé d'employer les termes, bien vous pouvez plus télécharger si vous avez moins de 15 ans. Donc il y a plein d'outils techniques qui existent.

Donc le sujet il est pas là. Le sujet il était d'abord politique. Parce que en Australie en Australie on voit bien quand même que tout a été détourné.

Tout n'a pas été détourné. On a quand même eu des centaines de milliers de comptes qui ont été supprimés du jour au lendemain. Derrière on trouve toujours des moyens de contourner les interdictions.

Je pense aussi qu'on pose une règle. On pose une règle. Aujourd'hui on a des parents et je pense que tous les parents voient à quel point leurs enfants aujourd'hui sont totalement contaminés. par en fait par les boulot mais en fait on n'est pas tous égau en fait en tant que parent on n'est pas les mêmes regardez cette maman tout à l'heure qui était heureuse de gagner un séjour et qui disait qu'elle était famille monoparentale.

On n'est pas les mêmes quand on est seul à élever ses gamins et quand on est en couple. On n'est pas les mêmes en fonction des connaissances qu'on a et donc nous on n'est pas à égalité. Et d'ailleurs, ce sujet-là, il crée des inégalités monstrueuses entre les parents.

Enfants, c'est une et protéger ses enfants, c'est une égalité qu' tous les évidemment, mais je pense qu'on peut être lucide sur le fait que on n'est pas totalement à égalité quand on est dans une famille très pauvre, très vulnérable, dans une famille qui a plus de moyens, dans une famille monoparentale. En fait, c'est notre rôle de protéger les enfants. C'est notre rôle de protéger les enfants.

Et protéger les enfants, c'est quoi ? Moi, je le vois sur tous les sujets du ministère. sur la haine antisémite, raciste, LGBT, sur les violences entre les femmes et les hommes.

Les réseaux sociaux contaminent les esprits de nos enfants et de nos adolescents. Il les contaminent, il les instrumentalise, il les enferme. On a des enfants qui ont maintenant des modes d'emploi, des modes d'emploi et des guides pour le suicide.

C'est ce qui s'est passé. Oui, sur réseaux sociaux réseaux sociaux, il y a aussi des choses formidables mais avant 15 ans, pour faire passer, il y a des choses très bien sur les réseaux sociaux et on voit pas bien pourquoi unat devrait décider à la place des parents que les enfants n'ont pas accès notre job. On nous parle en permanence du régalen.

On nous parle en permanence. Régalien c'est pas ça. Le régalen le régalien c'est la protection qu'on doit à nos enfants.

Le régalien c'est polici c'est la justice, c'est l'armée. Ce qui se passe à l'intérieur des maison pardon c'est le rôle des parents. Alors encore heureux que ce qui se passe à l'intérieur des maisons, c'est regarder un petit peu l'état quand on parle de protection des enfants sur les violences sexuelles, sur les violences intrafaminales.

Encore heureux que ça nous regarde un petit peu làdessus. Moi moi je plaide je plaide. J'avais l'impression d'être seul depuis des années sur les plateaux, depuis au moins 6 ans sur l'interdiction au mineurs.

Et je voudrais vous féliciter de l'avoir fait parce que il y a 6 ans, ça me paraissait comme une évidence. C'est évident que tout le monde va s'en rendre compte et que ça va être facile et qu'on va l'interdire. Et à fur au fur et à mesure, j'ai découvert à quel point ça pouvait être compliqué.

Évidemment, il y a tous les lobby qui veulent des consommateurs mineurs. Vous savez que les juste fun fact, les adultes achètent plus de vêtements à leurs adolescents qu'à eux-mêmes. Parce que un adolescent qui veut absolument le dernier vêtement Zara H&M ou Chine, je peux vous dire que vous avez plus envie de vous lui acheter que de vous vous acheter quelque chose.

Donc il y avait tous les lobby qui étaient derrière. Euh, il y avait étonnamment alors ça le PS qui euh a fait une commission d'enquête sur TikTok et qui a conclu que non, il fallait laisser les réseaux sociaux, ce qui m'a très surpris et pourtant je suis idéologiquement plus proche d'eux que de vous. Mais moi, en toute bonne foi et objectivité, je dois vous féliciter parce que j'ai découvert la complexité euh euh de ce texte.

Ça paraît hyper facile et en fait, il y a des agents qui veulent pas qu'on protège nos enfants partout autour de nous. Formidable, c'est pas en insultant les gens que tu formidable. J'ai pasé il y a des gens qui veulent qu'on ne protège pas les enfants d'autoriser à chaque semaine on a tout le on a le même débat entre la responsabilité individuelle et le rôle de l'état mais la responsabilité Olivier tout à fait Olivier et c'est une divergence idéologique profonde entre nous et moi je crois que la protection des mineurs c'est la fonction la plus régalienne de l'état en fait non mais je doute moi de l'efficacité je vois ce qui se pass je vois surtout ce qui se Je vois surtout ce qui se passe c'estàd les conséquences aujourd'hui sur nos enfants et sur nos adolescents, les conséquences sur leur sommeil, sur les troubles du comportement, les troubles alimentaires, sur la violence débat, c'est l'efficacité.

Oui, mais on attend des responsables politiques, pas seulement des lois pour se faire plaisir et pas des effets d'ichage. On attend de l'efficacité. En Australie, ça ne fonctionne pas.

Donc très bien Emmanuel Macron il voulait sa loi, il a poussé pour il voulait être le premier pays en Europe. Après si on s mie tant mieux si on est précurseur et tant mieux si ça engage un mouvement européen. L'État est inefficace dans un viol c'est toute la macronie Olivier.

Quand on parle d'un sujet et ben et ben on croit qu'il est résolu parce qu'on a parlé d'un sujet et qu'on a amené une proposition de loi. On croit on croit que le sujet est résolu non c'est pas ça. Je ne dis pas que le sujet est résolu.

En effet c'est extrêmement compliqué à faire. Ça ne se fait pas en en un claquement de doigts. Ça a été plusieurs années, 3 ans presque pour permettre que cette loi puisse être adoptée.

Ça crée aussi un mouvement parce qu'on va pas être le seul pays européen à le rester bien longtemps parce que tous les pays européens sont en train de regarder concrètement concrètement ça veut dire que les autres pays européens sont en train de regarder ce que la France fait et tant mieux si la France est précurseur sur ce qui doit mieux protéger nos enfants et nos adolescents donneront leur compte de majeur à leur enfant. Oui, c'est exactement ce qui va se passer. Australie, pardon, pardon.

Et les bons parents, ceux qui le feront pas, bah il ils surveille déjà les réseaux sociaux de leur enfants. Je pense vraiment que c'est de l'affichage. C'est pas un enjeu de protection des enfants dans le vide du bilan d'Emmanuel Macron.

Au bout de 10 ans, il faut vite trouver une mesure qui claque un peu et faire ça. C'est pas une mesure qui claque, c'est encore une fois une mesure de pour la protection de la santé mentale de nos enfants, pour leur santé tout. Oui, mais très bien.

Mais alors, affirmez-moi, affirmez-moi, affirmez-moi qu'on est tous à égalité quand on est parents. Je sais pas si vous êtes parents vous-même. Voilà, moi je suis maman et je suis maman d'une petite fille qui a que 3 ans et demi.

Et je peux vous dire qu'en fait, elle a de la chance d'avoir 3 ans et demi aujourd'hui parce qu'au moment où elle sera adolescente, on sera tous conscients des dangers et elle sera bien mieux protégée que les gamins qui ont 12 ans, 13 ans, 14 ans, 15 ans aujourd'hui. On n pas égalité. On n pas égalité. va faire un tour à la maison juste voir les term je je je termine.

Est-ce que vous prévoyez de pénaliser le majeur qui donnerait accès à ses réseaux sociaux avec son Mais la responsabilité elle va incomber surtout maintenant aux plateformes. On inverse la charge, on inverse la responsabilité. Aujourd'hui les plateformes se déchargent de toute responsabilité vont faire plus décharger.

Aujourd'hui sur tout ce qui se passe c'est qu'il y a une part de de déresponsabilisation des plateformes. Il nous explique on est juste des tuyaux peu importe les contenus qui y passent. En fait non, pas peu importe les contenus qui passent, ces contenus, ces contenus violents et cette désinhibition.

Bah désolé, non, c'est pas de la censure. C'est pas de la Moi moi j'ai quand même peur que à terme on dise ou là là Antoine Diers il dit des trucs à la télé qui devraient pas être vu par les jeunes et décide que Antoine Di passer sur les réseaux sociau. C'est pas la question qu'on pose.

On dit que ce soit Aurore Berger ou que ce soit Antoine ou que ce soit Flora Gebali avant 15 ans sur les réseaux sociaux c'est non. Donc on ne censure pas, on pose la même règle en disant que au regard au regard encore une fois des contenus qu'on peut y trouver des contenus des contenus sur les réseaux sociaux qui vont très bien et des gamins de 13 ans 14 ans. Je ne vois pas pourquoi ils sont ils en sont privés.

En fait, on prive tout le monde de bons contenu parce que il y a des mauvais contenus parce qu'on a pas de solution pour mettre fin ces mauvais contenus. Donc on interdit pour tout le monde et c'est très français on interdit pour tout le monde alors qu' faut faire le tr il y a le temps, il y a le temps qu'on y consacre aujourd'hui. On a des enfants et des adolescents qui sont 2h 3h 4h 6h par jour parce que on a aujourd' invité invité invité des scientifiques sur votre plateau. parlait de la science tout à l'heure et ben la science en la matière les scientifiques vous disent qu'on a besoin de poser un cadre général qu'on a besoin de poser une interdiction parce que on a un risque majeur sur la santé et la santé mentale de nos enfants.

Je suis désolé, on n'est pas tous égaux face aux addictions. Un enfant, un adulte, il a le droit de boire de l'alcool et tant pis pour lui s'il devient alcoolique. Un enfant n'a pas le droit de boire de l'alcool parce que c'est dangereux.

Et ben les réseaux sociaux, tous les manière consensuelle te disent que ça crée des addictions et notamment ça impacte le sommeil des adolescents. Le sommeil des adolescents, c'est fondamental si on veut que il soit concentré à l'école et que il puisse avoir une vie sociale et et une vie sportive. D'accord avec vous, mais c'est pas la loi qui fait la un adulte qui veut être pour lui.

Un enfant, on le protège, c'est pas compliqué. Et ben on verra l'application à partir de on fera un bilan dans quelques mois. Dernière question.

Le premier ministre dans les colonnes de Paris Match, Sébastien Lecornu, révèle que plusieurs membres de cabinet ministériel et des haut fonctionnaires ont été écartés après les tests antidrogues qu'il avait réalisé lui-même au mois de mai dernier enfin qu'il avait fait réaliser. Est-ce que dans votre cabinet vous avez écarté des conseillers qui se droguaient ? On a fait le test, je m'y suis soumise moi-même et il y a personne qui enfraignait la loi et tant mieux.

Euh je pense que c'est une mesure qui est importante, c'est-à-dire qu'il faut toujours avoir de l'exemplarité qui euh respecte pas moi, chez les autres dans les cabinet. Sais que je sais que tout mon cabinet euh a été soumis au test. Je sais que moi-même, j'ai dit que si mon cabinet y passait, il y avait pas de raison que je le fasse pas moi-même.

Et donc non et heureusement dans les personnes que je recrute, personne ne consomme de stupéfiant et tant mieux. Mais ailleurs, il y a des haut fonctionnaires. C'est-à-dire que finalement la drogue, c'est tellement partout que même chez les gens.

Mais c'est bien le sujet, c'est pour ça que c'est un fléo. Vous croyez que les narcotrafiquants euh ils le font uniquement dans certains quartiers. Vous qui consomme de la drogue aujourd'hui ?

Malheureusement tout le monde ou en tout cas beaucoup trop de monde. Non mais tout le monde en tout cas il y en a dans tous les secteurs, tous les milieux sociaux tous les milieux sociaux en consoles les catégories socioprofessionnelles. Et donc oui, c'est un fléo, c'est un fléo majeur et c'est un fléo qui génère ensuite de la criminalité organisée.

Merci Aur Berger. [musique] Ah.