C News - Nicolas Dupont-Aignan invité politique de Jean Pierre Elkabbach
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
À quel moment vous avez appris cet attentat terroriste en plein Champs-Elysées ?
- 0:34OuverteRéponse directe
Et vous étiez dans une sorte de bulle au moment où il y avait l'attentat.
- 0:47ComplaisanteRéponse directe
Mais en tout cas l'État, que ce soit le Président de la République, le Premier ministre, le procureur Mollins et le ministre de l'Intérieur, ont réagi très très vite avec les policiers.
- 1:00OuverteRéponse partielle
Et vous estimez que tout avait été mis en place, que le dispositif avait été en place et rapide.
- 2:03RelanceRéponse directe
Prise de conscience de qui ? Des Français ou des autorités ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Est-ce que comme eux, vous avez le sentiment que tout peut encore, après Marseille, après Paris, que tout peut encore arriver ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Invité politiqueFait
« Depuis l'attentat de Charlie Hebdo, j'ai toujours proposé, réclamé un certain nombre de mesures. »
- 3:33Invité politiqueChiffre
« J'ai insisté sur l'absolue nécessité de retrouver notre format de 2007 de forces armées, c'est-à-dire l'obligation de recruter 50 000 militaires pour permettre de soulager nos forces de défense. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Qui sont passés, on le voit à nouveau pour celui-là, par la procédure judiciaire sur beaucoup d'affaires. »
- 9:57Invité politiqueFait
« On ne luttera contre le terrorisme, par exemple. On ne rétablira la sécurité. On ne luttera contre le chômage. Que si un homme, un président, est en accord avec les Français et a la confiance des Français. »
- 15:03Invité politiqueFait
« Je crois que c'est une des élections, et vous le savez bien, Jean-Pierre Alcabach, la plus importante de la Ve République. »
- 16:33Invité politiqueFait
« Le premier danger, c'est la décomposition démocratique du pays. »
- 17:38Invité politiqueFait
« C'est moi ou le chaos. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- Présentateur21 %
- ?14 %
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Bienvenue
Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Pierre Hélèque. Merci d'être avec nous après cette nuit qui a dû être très courte puisque vous étiez à la télévision hier. À quel moment vous avez appris cet attentat terroriste en plein Champs-Elysées ? Après
mon intervention, quand je suis sorti du plateau, quand David Pujadas l'a annoncé aux téléspectateurs, puisque nous étions un peu à l'écart dans les coulisses et que nous n'avions pas l'information.
Donc
vous ne saviez
rien ?
Non, sinon je n'aurais pas parlé
comme
ça.
Et vous étiez dans une sorte de bulle au moment où il y avait l'attentat. Tout à fait. Et vous l'avez appris quand vous êtes
sorti et que David Pujadas l
'a informé avec les
téléspectateurs.
Mais en tout cas l'État, que ce soit le Président de la République, le Premier ministre, le procureur Mollins et le ministre de l'Intérieur, ont réagi très très vite avec les policiers. Ça on vous l'a dit, ils ont riposté avec beaucoup de célérité. Bien
sûr
et heureusement.
Oui.
Et vous estimez que tout avait été mis en place, que le dispositif avait été en
place et rapide.
Il y
a
une famille qui pleure sous
ce
policier.
Moi
je ne
vais
pas ce matin faire de la surenchère. Simplement, je crois que le temps des hommages est là. Mais le meilleur hommage qu'on puisse rendre, c'est quand même un moment de dire aux Français ce qu'il faudrait faire,
non
pas pour empêcher tout acte, parce que qui peut dire qu'il l'empêchera tout acte ? Marine Le Pen, elle a dit, si
elle avait été au pouvoir,
mais c
'est peut-être
indécent de le dire.
Ce n
'est
pas la question, mais c'est que je ne le dirai pas. Parce que je prends les Français au sérieux. En revanche, depuis l'attentat de Charlie Hebdo, j'ai toujours proposé, réclamé un certain nombre de mesures. Certaines ont été mises en place, d'autres toujours pas. Et je pense que ce nouvel attentat oblige à une prise de conscience, enfin, de l'urgence de changer de braquet. Prise de conscience de qui
? Des Français ou des autorités ? Parce qu'on l'a vu,
que les services de sécurité ont agi très très vite, mais qui restent vigilants.
Parce
que, est-ce que comme eux, vous avez le sentiment que tout peut encore, après Marseille, après Paris, que tout peut encore arriver ?
Bien sûr. La vraie question, c'est qu'il faut
bien
comprendre
qu
'on peut saluer les forces de l'ordre pour leur travail exceptionnel, permanent. Mais que si la France, dans son ensemble, ne comprend pas qu'on est en guerre
avec
un ennemi disséminé,
avec
un ennemi qui est prêt à tout, qui est lâche, qui est barbare... Qui est à l'extérieur
et à l'intérieur. Tout
à fait. Et donc, il faut redimensionner, ce que je n'ai cessé de dire pendant toute cette campagne, redimensionner notre outil de défense, notre outil de sécurité intérieure, nos règles pénales, notre service pénitentiaire. Vous savez,
c
'est le terme de cette campagne. Et moi, j'ai essayé pendant toute cette campagne de parler du fond, thème après thème. J'étais encore, il y a quelques jours, devant la prison de Villepinte avec les surveillants, pour réclamer un grand plan d'investissement pour nos prisons. Parce qu'on y mélange des détenus de droit commun et des radicalisés. On m'a moqué sur ma proposition d'écarter les djihadistes sur un territoire éloigné. J'ai réclamé... Vous avez corrigé, vous aviez dit... Oui, mais que ce soit...
Cayenne, ou ailleurs,
peu importe. Qu
'importe,
c'est le signe. J'ai insisté sur l'absolue nécessité de retrouver notre format de 2007 de forces armées, c'est-à-dire l'obligation de recruter 50 000 militaires pour permettre de soulager nos forces de défense. Bref, ce que je veux dire,
c
'est que cet énième attentat prouve,
si
l'on veut sortir des discours de compassion nécessaires, qu'il faut changer de dimension si l'on veut assurer la sécurité des
Français.
Et vous notez qu'il y a des djihadistes qui reviennent peut-être d'Irak et de Syrie, mais qu'il
y
en a d'autres qui sont sur le territoire national, qui sont des
Français.
Jusqu'à présent Marseille et Paris, ce sont des Français. Mais en France, et Français.
Et
qui sont passés, on le voit à nouveau pour celui-là, par la procédure judiciaire sur beaucoup d'affaires. Qui a fait de la prison, qui s
'est
radicalisée. Et qui, on verra exactement ce qui s'est passé, n'a pas fait sa peine complète d'après ce que j'ai vu, mais j'attends de voir. Je veux être précis. En tout cas, c'est toujours la même chose. Vous savez,
on
peut multiplier les hommages, mais il
y a
un moment où il va falloir agir différemment.
Et j'ai des propositions. Aujourd'hui, c'est le dernier jour de la campagne. Qu'est-ce que vous allez faire
? J
'ai bien sûr allégé mon programme. Mais je vais vous dire, j'ai maintenu ma campagne pour une raison très simple. C'est que ces barbares
ne
doivent pas gagner,
ne
doivent pas tuer notre démocratie. Et donc, il faut continuer à la faire vivre. Ça n'interdit en rien l'émotion et la compassion. Et de toute façon, j'avais prévu un déplacement depuis une semaine en Seine-Saint-Denis auprès de femmes
qui
luttent contre la radicalisation, qui sont sur le terrain. Et qui m'ont expliqué depuis des mois comment la gangrène de l'islamisme totalitaire gagnait du terrain dans notre pays. Et donc, je ne change pas mon déplacement auprès d'elles.
Mais vous arrêtez après ça. Mais le dernier effort, qu'est-ce qui manque pour que vous atteigniez les 5% ?
Mais écoutez, ce n
'est
pas la question d'atteindre les 5% ou pas. C'est la question de savoir
si
les Français
veulent
choisir leur destin, veulent continuer avec ceux qui ont gouverné depuis un certain temps, qui ont créé quand même les problèmes qui sont les nôtres, ou si les Français veulent une alternative politique, une autre personnalité, un autre comportement, une
autre équipe et
un autre projet. Et c'est vous qui pouvez faire
basculer le résultat ? Je
ne vais pas dire
que vous auriez dû peut-être... Oui, non, vous n'auriez... En accordant vos 3, 4, 5% à quelqu'un ? Mais je ne suis pas...
Mais c'est extravagant. Pardonnez-moi Jean-Pierre Elkabach. Les hommes politiques ne sont pas propriétaires des voix qui se portent sur eux. Les hommes politiques sont là pour proposer un destin au pays, un projet. Les Français sont tout à fait libres. Si je n'existais pas, les Français voteraient pour d'autres, mais pas obligatoirement pour ceux qui veulent s'approprier les
voix qui se portent sur moi. Mais si vous n'existiez
bien ou vous décidiez de ne pas exister,
je ne sais pas ce que je vous demande.
Peut-être que certains iraient sur tel ou tel candidat qui le ferait gagner.
Peut-être François Fillon. Mais vous avez dit hier...
Je ne crois pas. Je vais vous dire pourquoi je ne crois pas.
Vous
voulez que je vous le dise
? Parce
que tous ceux qui m'envoient des messages de soutien, de félicitations, louent
une
certaine idée de la France, une certaine idée du gaullisme social, un projet de rassemblement, d'indépendance du pays, et peut-être aussi, sans vouloir me jeter des fleurs, une autre façon de faire de la politique.
Je vous sens ce matin beaucoup plus grave que d'habitude. Oh,
je suis grave. C'est probablement
la situation. Mais cette nuit, vous
avez dit quelque chose de vrai
qui nous a frappés. Vous étiez à la télévision. Vous avez dit... Vous avez beaucoup surpris. Vous avez fait écouter un message confidentiel, apparemment, et menaçant d'un patron de presse à votre égard.
Et
ça, sur votre portable. Et ça, à secouer. Écoutez-le.
Ce
que m'a envoyé un grand patron de presse français, industriel,
au
service d'un candidat, je cite,
«
Le boycott de mon journal
n
'est que la conséquence,
parce
que je me plaignais du boycott de son journal,
de
ton attitude contre Fillon.
Et
ce n'est pas en restant dans ton coin
que
tu y arriveras,
mais
en étant dans une équipe gouvernementale, la carotte.
Il
vaut mieux manger une soupe
que
du pain rassis.
J
'ai répondu à ce grand patron de presse.
Je
suis scandalisé que tu assumes ce boycott.
» Il
a répondu,
«
Cela n'arrivera plus
quand
tu cesseras de combattre Fillon.
» C
'est vrai ? Enfin, vous mettez en doute ma parole. Non,
non,
non, mais... Mais je vais vous dire, quand on voit ce qui s'est passé sur les Champs-Elysées, tout ça devient
dérisoire. D'accord, mais vous l'avez cité.
Vous l'avez cité. Apparemment, il vous tutoie.
Je
l'ai cité
parce que, je vais vous dire, Jean-Pierre Elkabache,
ce
que j'ai retenu de cette campagne,
c
'est que notre démocratie était bien abîmée
et
que les Français avaient tout compris. Parce que ce sont les Français,
dans
mes déplacements, qui m'ont parlé de ce sentiment d'être dépossédés de
leur choix. D'accord, mais est-ce que les Français avaient besoin
que vous montriez votre portable
et que vous le
disiez ? Mais j'avais besoin puisque ma parole avait été mis en doute. Si c'est vrai, vous avez dit que vous êtes un homme en plus,
un homme de vérité.
Vous
l'avez encore, le portable. Qui
est-ce
? Qui est-ce
?
C'est M. Dassault, tout le monde l'a compris. Serge Dassault. Oui. Mais je vais vous dire... Il peut vous tutoyer, vous dire... Mais parce qu'il est dans mon département, je le connais depuis longtemps, dans mon département comme homme politique. Mais je vais vous dire, si j'ai dit ça,
c
'est parce que je suis absolument certain
que
pour sortir notre pays de la crise économique, sociale, sécuritaire,
il
faut d'abord traiter la crise morale
et
la crise démocratique.
Mais
vous savez, je n'avais pas ce sentiment il y a quelques années.
J
'ai évolué.
Parce
que j'ai compris au fur et à mesure du temps
que
le problème français était avant tout moral et démocratique. Et qu'on ne redresserait pas la France sans les Français. C'est
-à-dire... Est
-ce que vous
avez appris de
la campagne
? Oh, des
années qui ont passées.
Et oui,
oui, des années, mais en même temps de la
campagne. Non, mais j'insiste sur un point. On ne luttera contre le terrorisme, par exemple. On ne rétablira la sécurité. On ne luttera contre le chômage. Que si
un
homme,
un
président,
est
en accord avec les Français et a la confiance des Français.
Ce lien de confiance... Très bien, très bien. Attendez, mais j'insiste. Jean-Pierre Elkabach.
Ce lien de confiance, vous savez, c'est Montesquieu. C'est la démocratie qui repose sur la vertu. Vous savez, la vertu républicaine, au sens latin du terme. Qui l'a aujourd'hui, la vertu ? Oh, je ne
suis
pas là pour donner des leçons de vertu. Ce qui est sûr,
ce
n
'est
pas mon genre. Ce qui est sûr, c'est que les Français ne doivent pas choisir simplement le meilleur programme.
Ils
doivent choisir celui qui le fera respecter et qui les respectera.
Qui
les respectera. On
ne construit rien sur la défiance. Sur quoi, à votre avis,
les électeurs vont-ils juger et trancher sur les promesses de campagne, sur le caractère,
la personnalité
de celui qui
est
en phase 2 ? Justement, hier soir, je leur faisais appel pour qu'ils jugent en conscience sur le mélange, l'alliage de la personnalité et du projet.
Après des mois et des mois de campagne...
Pardonnez-moi, Jean-Pierre, un mot. Sans se laisser influencer par le bruit ambiant, par les manipulations d'opinion. Et Dieu sait s'il y a du bruit
ambiant. Oui, et des manipulations
d'opinion. Après des mois et
des
mois... Vous avez donné la preuve avec votre coup de téléphone. Après des mois et des mois de campagne,
pour
les Français, votre avis, dans quel état d'esprit vous êtes-vous
? Au
moins, ça a peu d'intérêt. Je vais vous dire, ça a
peu d'intérêt. Vous avez
un peu d'intérêt, c'est vous qui vous présentez.
Je vais vous dire, je
crois à mon pays comme jamais.
J
'ai confiance dans le peuple français. J'ai croisé
des
Français de toutes origines, de toutes catégories, des gens malheureux, des gens plus heureux, des gens pauvres, des gens riches. Et j'ai vu qu'ils souffraient tous de l'état de leur pays,
qu
'ils étaient tous prêts
à
un effort collectif,
à
une condition, une condition.
C
'est que cet effort soit partagé et qu'il n'aille vers une vision commune, un cap. Et ce qui m'intéressait dans cette campagne,
et
où je suis un peu frustré, pour être franc, c'est qu'on a eu beaucoup de mal à pouvoir exprimer, peut-être est-ce de mon fait, ce partage d'une ambition commune, les grands enjeux. La faute à qui
?
Un système médiatico-politique.
Non mais je le dis,
mais c'est la
réalité.
Mais vous êtes aussi prisonnier, vous avez vos contraintes, je ne vous accuse pas, vous. Je
dis simplement, vous connaissez suffisamment
la vie médiatico-politique française pour
dire qu'il a manqué... Qu'est-ce qui a empêché que cette
campagne prenne toute l'ampleur dont vous parlez ? Qu'on parle du fond,
qu'on parle des Français. Oui, c'est ce que
nous avons
tous fait.
Vous
avez tous essayé. Qu'il y ait des débats suffisants entre nous. Entre nous, Jean-Pierre. L'émission d'hier, malgré la bonne volonté de France Télévision qui voulait faire autre chose, et je ne la mets pas en cause, était un peu ridicule.
Vous
ne croyez pas ?
Alors, vous avez participé à une émission...
J'ai tout levé un peu ridicule.
Vous
avez
accepté ? Vous
n'allez pas dire non ? Vous n'allez pas dire non ? Et ridicule en quoi
? Pourquoi
ridicule ? Je ne peux pas être
l'homme qui dit toujours non et qui
fait des crises sur
tout. Pourquoi ridicule
? Parce qu'il y avait 11 pupitres
qui
ont été mis, parce que tous les candidats sont venus les uns après les autres. Jamais de dialogue.
Et
qu
'il
n
'y
a pas eu de dialogue
entre nous. Jamais d'échange. Et
vous ne croyez pas que la France aurait mérité que chacun s'extrait un peu de ses calculs personnels pour parler ensemble du pays ? Et vous ne croyez pas que les Français auraient aimé qu'on parle du pays ? En tout cas, je l'avais proposé. Beaucoup l'avaient demandé. Je ne suis pas le seul. D'autant plus que
vous étiez enfermé dans une sorte
de boîte.
Et
que pendant ce temps,
il y avait la
réalité, la violence, la mort, le président de la République. Et entre
nous, tout ça parce que certains candidats
ne
voulaient pas répondre aux questions d'autres candidats. Est-ce que vous ne croyez pas que ça restera, juste un point, comme un moment symbolique
d
'un grand malaise démocratique français ? Est-ce que si cela avait existé dans un autre pays, aujourd'hui, vous ne diriez pas, tiens, dans ce pays, vous étiez bien curieux
? Oui.
Je réfléchis au regard qu'ont pu porter les Français.
Vous dites
qu'il faut dépasser son intérêt personnel. Oui. Si vous n'êtes pas vous au deuxième tour, vous allez me dire je serai, etc.
Soyons, vous
n'allez pas devancer tel ou tel aujourd'hui.
Il
y a un tel décalage.
Les
Français, les Français choisissent. Mais si vous n'y êtes pas, de qui vous vous sentirez le plus proche ? Mais j'attends de voir qu'il y aura au second tour. Et j'y serai peut-être. Parce que les Français peuvent bouleverser les choses. D'accord.
Oui, mais je le dis.
C'est à eux de choisir. Sérieux. On
a
respecté
Dupont-Aignan.
Nicolas
qui a raconté,
qui a dit son plan, son
projet,
particulièrement
structuré. Mais à un moment
donné,
il
va y avoir
la
vérité. Eh
bien,
je prendrai acte. La vérité. Je l'assumerai. Et je ne me déroberai pas. Et moi, je ne
vous
dirai
pas, comme beaucoup de gens... Je ne vous dirai pas, comme beaucoup de
gens... Normalement, vous êtes proche du Front National et de Marine
Allaire. Je ne me déroberai pas.
Marine Le Pen, je
ne vous dirai pas. Je ne me déroberai
pas. Je ne
vous
dirai très vite pour
qui.
Je crois, oui. Mais j'attends de voir qui il sera et qui il serait peut-être. Parce que je pense que les Français n'ont pas dit leur dernier mot.
Et si vous n'êtes pas là, est-ce que vous serez aussi candidat à la députation après ?
Écoutez,
je
termine une campagne harassante. J'ai tout fait pour porter une autre voix. Vraiment, l'enjeu, c'est le choix des Français, qui est un choix, j'insiste, historique.
Je
crois que c'est une des élections, et vous le savez bien, Jean-Pierre Alcabach, la plus importante de la Ve République.
La
plus importante de la Ve
République. C'est pourquoi dans les meetings, Nicolas Dupont-Aignan, vous terminez vos harangues, souvent, avec un « soyez des lions », «
rugissez
», vous l'avez fait à Paris.
Oui, réveillez-vous, parce que je vais vous dire... Réveillez-vous, réveillez-vous.
Je vais vous dire,
on
peut être en désaccord avec des personnalités. On peut se combattre politiquement. Mais la pire des choses que j'ai pu remarquer pendant cette campagne, et qui m'a fait le plus de peine, et c'est pourquoi je parle de crise morale et démocratique.
C
'est le sentiment de beaucoup de Français que tout ça ne sert plus à rien.
Que
l'élection ne sert plus à rien. Et je l'ai beaucoup croisé dans cette campagne. On ne
va
pas interdire ou supprimer les élections. Non, mais il y a beaucoup de Français qui, au cours de la campagne, voulaient fuir l'élection, voulaient s'abstenir, voter blanc.
Et je leur ai dit toujours la même chose.
Et je leur ai dit toujours la même chose. Votre destin est entre vos mains. Et avec la tragédie d'hier, je pense que plus que jamais on se sent français. Et donc comptable du destin
du pays. Vous leur dites
réveillez-vous. Oui. Mais si je choisissais... Parce que comme vous dites réveillez-vous, c'est d'ailleurs voter pour moi, Dupont-Éliens.
Pas seulement, Jean-Pierre
Alcaba. Je vais un peu au-delà.
Pas seulement. Parce que... C'est pas seulement
voter pour moi. C'est assumer votre destin. Ne vous dérobez pas. Allez voter. Soyez libre dans votre tête. Ça va bien au-delà de ma
petite
personne. Mais si ils choisissent un autre que vous,
vous ne dites pas qu'ils se sont endormis, qu'ils sont couchés.
Mais je n
'ai
pas cette habitude. Je respecte la démocratie. Je veux simplement qu'il n
'y
ait pas une abstention forte. Parce que c'est le danger aujourd'hui. Le premier danger, c'est la décomposition démocratique du pays. Et on ne fera rien. Ou alors ça finira dans la rue.
Si
le futur président, quel qu'il soit, est élu sans légitimité forte. Parce que les défis qu'il aura à relever
avec
les Français sont considérables. Considérables. Et vous voulez de rier à gouverner ? Mais moi, je ferai ma part du chemin. Mais vous savez, ma
petite
personne n'est rien à côté de l'avenir du pays. Et je veux simplement servir mon pays. C'est le sens de ma candidature.
Et si,
quel
est le duel final
qui
serait
le
meilleur pour la France
? Pour
la France, j'aimerais être parmi le duel final. Oui. J'aimerais participer à ce duel. Je crois que je pourrais apporter beaucoup à mon pays. Sinon ? En toute modestie. Sinon ? Eh bien sinon, je voterais comme tous les Français. Et peut-être que j'indiquerais ma préférence. Peut-être. Ou sûrement. Sûrement. Sûrement. J'espère ne pas me dérober. Mais nous verrons qui sera candidat si je n'y étais pas, par malheur.
J'ai noté...
Voilà, je ne peux pas vous
en dire plus.
C'est moi ou le chaos.
Non, ce n'est pas ça. C'est que je pense vraiment qu'on ne peut plus se dérober. Jean-Pierre
Elkabach, ça fait 20 ans. Jean-Pierre Elkabach. Ça fait 20 ans qu'on met la poussière sur le tapis. Dans tous les domaines. Mais vous savez...
Est-ce qu'on va continuer comme ça ?
Avec le terrorisme et la menace. On
ne peut pas se permettre. International
et national,
on ne peut pas continuer à rigoler. Eh bien oui. Et on
peut dire aussi... C'est l'enjeu. Lisez les
programmes. Je dis aux Français,
cette fois. Oui, mais lisez les
programmes dans
les détails. Mais choisissez
la personnalité, le caractère qui peut vous entraîner, qui peut avoir la vision, etc. Oui. Vous l'avez dit tout à l'heure. Mais en politique aussi, souvent les défaites ressemblent à des victoires. Autant le savoir. Et j'ai noté ce matin votre gravité. Comme si vous portiez en vous le poids de ce qui s'est passé cette nuit et qui nous menace. Mais on le porte tous. Merci d'être
venu.
Tous les citoyens français. Et tout à l'heure, je recevrai un filloniste, pour un moment filloniste, Bruno Retailleau, qui est très proche de François Fillon. Merci Jean-Pierre Alcalache.
Nicolas Dupont-Aignan