Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseAFP· 19 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

🔴 LIVE - Violences : Lecornu s'exprime

Au micro : Hugo Capelli Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'état d'urgence est envisageable ?

  • 11:30OuverteRéponse directe

    Quelles villes seront concernées par les couvre-feux ?

  • 14:01RelanceRéponse partielle

    La police a-t-elle perdu le contrôle dans certaines villes ?

  • 14:37RelanceRéponse directe

    Avez-vous toujours confiance en votre ministre de l'Intérieur ?

  • 17:04OuverteRéponse directe

    Quelles autres mesures pour les commerces ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:19non_speechFait
    « il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée »
  • 4:58non_speechPromesse
    « on va le faire par une instruction ministérielle sans attendre les délais que nous connaissons et on va pas le faire à 70 % on le fait tout de suite à 100 % »
  • 5:31non_speechFait
    « Bon nombre de commerçants avaient déjà fait leurs stocks, y compris pour Noël »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

demande à l'échelle nationale, mais enfin aussi préfecture par préfecture parce que les maires, les forces vives locales évidemment se posent des questions sur non seulement comment les forces de l'ordre se sont organisées, une fois de plus on a rien à cacher et je veux leur redire notre soutien parce qu'elles ont admirablement bien travaillé, mais aussi parce que les Françaises et les Français doivent le comprendre et le savoir la manière dont la le désordre s'est organisé de manière complètement inédite notamment en journée par l'ultra gauche et en soirée par de la délinquance générale là aussi pour dire les choses euh très directement.

Et au fond, on le voit bien depuis hier soir, on a encore un sujet de délinquance générale qui se pose, on l'a vu sur les images à Paris et au moment même où on se parle, on a encore un problème avec l'ultra gauche à Marseille. Donc on a évidemment une question de sécurité qui continue d'être suivie. Dans ce contexte euh nous avons décidé plusieurs choses. La première évidemment, c'est une réponse pénale particulièrement importante, massive.

Euh on est sur un nombre de de de gardes à vue enfin d'interpellations ayant donné lieu à des gardes à vue euh qui des Alors mais se transforment avec un taux de poursuite réponse pénale élevée avec pratiquement 80 % Le garde des Sceaux s'est exprimé ce matin, il est actuellement en déplacement euh où il voit les procureurs généraux, il se réexpliquera ce soir, il s'exprimera de nouveau ce soir euh au journal de 20h, mais enfin il va s'en dire que là on a 2/3 de majeurs, on a pratiquement que des que des hommes hein.

Euh on a des gens qui sont déjà souvent connus euh des services de police et donc évidemment la judiciarisation va nous permettre aussi de calmer les choses pour mettre un certain nombre d'individus hors d'état de nuire. Le deuxième mouvement de judiciarisation, c'est celui-ci qui va se faire à froid.

Il vous a pas échappé sur les réseaux sociaux que beaucoup de pilleurs euh sont des génies donc ont la bonne idée de ne pas mettre de cagoule ou euh de masque et donc là on a une opération judiciaire euh très importante, massive qui démarre aujourd'hui, je crois que sur la plaque parisienne, c'est pratiquement 200 enquêteurs pour la seule préfecture de police de Paris qui vont analyser euh les images, les films et d'ailleurs le préfet de police y reviendra avec le ministre de l'Intérieur dans les heures qui viennent sur des outils aussi nouveaux pour [musique] permettre à nos concitoyens de participer, de venir alimenter euh ces enquêtes.

Ça, c'est pour le volet judiciaire, mais le garde euh et le ministre de l'Intérieur y reviendront. La deuxième décision euh que j'ai prise dans cette cellule interministérielle de crise, c'est qu'on a une situation qui est géographiquement très disparate. C'est sûr que les Françaises et les Français devant leur télévision se disent "Mais c'est le bordel partout." Bon, heureusement non. Euh on a un bordel, pour être trivial, pardon de ce mot, qui est très localisé sur des centres urbains.

Aussi, j'ai demandé aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux euh pour ce soir, couvre-feu partiel, euh dans lequel les préfets vont faire ce travail de discussion non seulement avec les maires, mais enfin aussi avec les chambres de commerce et d'industrie parce que euh l'un des enjeux de ce couvre-feu, c'est la protection des personnes, mais aussi des biens et singulièrement des commerces.

Euh là, on n'est pas sur euh comment dire des une délinquance générale classique, on est véritablement sur une délinquance générale très précise, très spécifique de pillage, de revente d'ailleurs d'un certain nombre de de ces biens pillés et il est pas question euh que les choses s'installent comme ça dans la durée seulement qu'on puisse dire.

Et donc moi, j'ai donné cette instruction aux préfets d'engager des couvre-feux, ils seront partiels, ils peuvent être très localisés euh et donc dans la courant de l'après-midi, euh le ministre de l'Intérieur pourra vous donner une cartographie assez précise de ce que les préfets auront décidé parce que je leur laisse le temps d'avoir une discussion notamment avec les maires des communes concernées, mais aussi le monde économique parce qu'on va y revenir dans un instant. On va mettre de l'argent public sur la table. C'est normal. Enfin, ça n'a pas de sens si à un moment donné on n'est pas capable de rétablir l'ordre dans les meilleurs délais.

Troisième décision qui ont été prises, c'est précisément les mesures d'accompagnement. Bon, déjà je le dis parce que je vois aussi le débat monter, il est bien légitime, c'est avant tout ceux qui ont cassé qui doivent payer. Euh ça explique le projet de loi évidemment qui est le nôtre, y compris ce projet de loi qui arrive au Parlement qui va permettre d'aller saisir des allocations sociales pour ce faire, hein, ça fait quand même des années que tout le monde en parle, il aurait fallu que que mon gouvernement s'y colle et je pense que ça tombe malheureusement à pic, malheureusement à pic.

Mais enfin, on a déjà aussi une responsabilité civile qui existe et dans les instructions qui ont été données par le garde des Sceaux, c'est de permettre sur l'ensemble des personnes dont la judiciarisation est faite, si elles sont condamnées, d'être appelées à la responsabilité civile. Je le dis y compris d'ailleurs pour le maire de Limoges parce que un certain nombre de destructions, avant même que l'argent public ne soit sollicité, il est quand même bien logique que la responsabilité individuelle de celles et ceux qui ont cassé soit respectée. En tout cas, nous le ferons.

La deuxième des choses, pour les commerces, pour nous, ministre Papin, ministre du budget là aussi, euh le collègue de l'économie euh rentre actuellement de déplacement à l'étranger. Mais enfin, il va sans dire qu'il faut permettre aux commerçants de de redémarrer très vite. Redémarrer très vite, c'est ne pas abîmer évidemment les emplois et les commerces de France sont évidemment de grands employeurs et c'est pour ça qu'avec Jean-Pierre Farandou, on a décidé euh de déclencher le chômage partiel euh dès demain, c'est-à-dire qu'on va le faire par une instruction ministérielle sans attendre les délais que nous connaissons et on va pas le faire à 70 % on le fait tout de suite à 100 %.

Alors, c'est c'est pas une mesure de continuité euh de l'activité en tant que telle, mais c'est une mesure de protection de l'emploi. Il est pas question qu'il y ait de la casse sociale dans cette affaire après avoir connu la casse tout court. Ensuite, euh nous allons euh débloquer un fonds de soutien spécifique pour l'ensemble de ces commerces. Il y a un débat entre exonération sociale et fiscale ou fonds de soutien, je crois qu'on prend du terrain, qu'il y a davantage un angle vite fonds de soutien pour faire du cousu main. En tout cas, je me range à ce que les ministres décideront euh dans les concertations qu'ils vont mener sur le terrain entre cet après-midi et demain.

Mais enfin, il y a besoin de trésorerie. Euh bon bon nombre de commerçants avaient déjà fait leurs stocks, y compris pour Noël. Bon, pas question de paumer la saison. Donc ça, pour le coup, on va y répondre de manière évidemment très très précise et très directe.

Puis troisième chose évidemment, les assurances, dans lesquelles nos discussions a déjà démarré avec elles depuis ce weekend, capacité à accélérer les les différents les différentes expertises, et éviter d'emmener nos commerçants dans des tracasseries de procédures qui n'en finiraient pas, être capable évidemment très vite d'ouvrir les guichets, être capable de verser des acomptes sur évidemment la la les sommes d'accompagnement pour les assurer. Bon, il y a il y a un gros travail évidemment qui est en cours sur lequel aussi les ministres reviendront. Bon, cette réunion de ce matin me permet évidemment d'avoir plusieurs rendez-vous dans la semaine.

Tout à l'heure avec le ministre de l'Intérieur, on fera un spécifique avec tous nos services de de renseignement parce que tente quand même à désormais, il est démontré que on a quand même un mouvement de l'ultra-gauche qui a envie d'organiser euh un désordre, pour ne pas dire plus, euh un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Je crois que ça nous a été dit clairement par les services de renseignement ce matin, il y a toute une nébuleuse qui même peut s'activer pour même remettre en cause même le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle.

Je l'ai dit nombreuses reprises ces derniers temps, pas toujours le sentiment d'avoir été entendu et cru, donc je le dis de manière beaucoup plus directe. Ça pose donc plusieurs questions pour nous. La première, c'est comment protéger justement euh ce cadre démocratique qu'est l'élection présidentielle. Pas question que des minorités violentes imposent un agenda de violence et nous empêchent évidemment de tenir cette élection. Ça pose la question pour moi de la sécurité des candidats, la sécurité personnelle, ça pose la question de la sécurité des meetings quelles que soient les formations politiques.

Ça fait partie des points que je vais voir avec le ministre de l'Intérieur cet après-midi parce que je vois bien que l'agenda démocratique va être percuté par cet agenda de de désordre tel qu'il est imaginé par par ces différents groupuscules. Ça pose aussi des questions de liberté syndicale. Moi, j'en suis un très très grand défenseur, ma culture politique gaulliste. Enfin, il y a pas de schéma dans lequel désormais la liberté de manifester peut être à ce point abîmée par des mouvements de de casseurs. Bon, on a déjà connu ça pendant déjà même le quinquennat du président Hollande, pendant les lois Touraine, on se rappelle de ce qui s'est passé pendant la réforme des retraites et cetera.

Enfin, là, c'est ça fait partie des choses que je veux discuter moi avec les formations et les organisations syndicales pendant cette semaine. Elles ont elles-mêmes déposé un préavis pour une manifestation le 5 novembre, c'est leur droit, hein.

Mais justement, il faut que à haut niveau, c'est-à-dire Premier ministre, ministre de l'Intérieur, on puisse avec elles regarder les conditions de la sécurité de l'expression de ces mouvements de manifestation parce que on peut pas mettre en danger évidemment les salariés, les Françaises et les Français, parfois des mineurs qui ont manifesté et beaucoup de gens ont manifesté dans le calme, il faut le redire quand même samedi dernier et ce sont parfois les sont pas d'accord avec la la politique que le gouvernement peut peut mener, mais enfin, c'est le rôle du gouvernement de leur donner un cadre d'expression comme la campagne présidentielle.

Donc c'est quand même aussi la question des libertés qui est posée. Puis enfin, je réunirai les différentes formations politiques non pas tellement que pour leur parler de violence, je j'espérais que chacun sait où il habite, même si comme je l'ai dit samedi, il faut des hommes mais choisir son camp, c'est plutôt un moment de clarification. Non, avec le ministre de l'Intérieur, je veux leur parler de police. J'ai vu depuis maintenant euh depuis 3 semaines, on nous explique que la police tue ou la police blesse. Puis depuis 2 jours, on nous dit que fait la police. C'est une schizophrénie bien française du débat politico-médiatique, hein, je l'ai pas découvert ce weekend.

Mais enfin, on peut pas avoir une instrumentalisation de la police dans le débat électoral de cette élection présidentielle, c'est pas possible. Euh dans un sens comme dans un autre. Donc tout le monde parle de doctrine de maintien de l'ordre, pas sûr que tout le monde la connaisse bien parmi la classe politique. Je suis pas certain que euh si on interrogeait d'ailleurs les responsables politiques, ils soient bien informés [musique] de comment cette doctrine de maintien de l'ordre a été imaginée, comment justement elle est appliquée sur le terrain.

Enfin, je veux aussi le redire samedi, si on a eu des scènes très difficiles sur des violences sur les biens, euh il n'y a pas eu de personne tuée et c'est un miracle. C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd. Faut le redire. Donc ça veut dire aussi que les policiers et gendarmes font leur travail dans dans dans un cadre qui est très difficile et justement avec une doctrine qui est connue. Est-ce qu'il faut faire évoluer cette ?

J'entends beaucoup en parlent et ben ça fera partie justement des points que je souhaite aussi évoquer avec les formations politiques en disant bah puisque tout le monde en fait un objet politique, traitons-le de la manière la plus sérieuse possible et et de la manière la plus technique possible parce que une fois de plus moi j'ai porté l'uniforme comme officier de réserve dans la gendarmerie et je vis très très mal les remises en cause des policiers et des gendarmes telles qu'on a pu les connaître ces derniers temps. Monsieur le Premier ministre, est-ce que le chef de l'État a évoqué justement à ce sujet des nouveaux modes d'action face aux ?

Si vous ne les envisagez pas à ce stade de l'évolution de la doctrine du maintien de l'ordre, est-ce qu'il y a déjà des mesures que vous prévoyez avec le ministre de ? Est-ce que vous prévoyez par exemple des renforts pour les forces de l'ordre notamment à Paris en Île-de-France ou ? Allez-y Laurent. Monsieur le Premier ministre, si me permet, oui oui bien sûr ça il y a ce dont a parlé le Premier ministre qui est une réflexion sur la doctrine du maintien de l'ordre, la gestion des émeutes, des violences urbaines.

En attendant le président de la République effectivement il l'a dit dans son allocution, il m'a demandé de prévoir sous l'autorité du Premier ministre un certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs et évidemment on va les mettre en place

10:58
Non speech

[musique]

10:59
Locuteur

dès ce soir. Déjà hier soir ça a un peu bougé dans Paris, dans certaines agglomérations régionales. Voilà beaucoup de mobilité, beaucoup de réactivité. Tout ça on va le mettre en place. Premier premier élément de réponse à votre question. Deuxième élément de réponse à votre question. Oui on va encore renforcer les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain et notamment ce weekend. Clairement oui. Bonjour, Hugo Capelli pour BFM TV. Euh on entend beaucoup parler de de l'état d'urgence, il n'a pas été décrété jusque-là. Est-ce que c'est quelque chose qui est encore envisageable ou vous dites non, pas besoin de le faire en l'état.

Vous avez évoqué des couvre-feux partiels à l'instant, est-ce que vous pouvez nous détailler quels sont les villes qui sont ? Euh est-ce que par exemple à Paris, Lyon, Marseille, des couvre-feux vont s'appliquer euh dès ce ? Est-ce qu'on peut avoir un peu plus de précisions à ce ? Et si ça a va avoir des conséquences aussi sur des événements, je pense euh notamment au match de foot qui va avoir lieu demain au Paris Saint-Germain, gros match de de foot contre le FC Barcelone. Est-ce que ce match peut être reporté si un couvre-feu est appliqué dans la ? On va se partager la réponse avec le le ministre notamment sur la partie euh match de foot.

Sur l'état d'urgence, il faut faut bien que tout le monde comprenne que ma détermination à rétablir l'ordre elle est totale. Voilà, je peux pas vous dire mieux les choses. Donc tous les outils qui sont à la main du gouvernement et singulièrement à la main du Premier ministre, sous l'autorité évidemment des compétences du Président de la République pour se faire, euh si c'est utile, je le ferai. Après, pour connaître un peu ces sujets, euh l'état d'urgence c'est c'est pas un objet politique. C'est quand même quelque chose qui est lourd, y compris dans sa mise en place. Donc si c'est nécessaire, évidemment euh que nous pourrions le faire.

À date, la question des couvre-feux, la mise en œuvre de ces couvre-feux, me paraît davantage adaptée à la situation que nous pouvons connaître. Ces couvre-feux devront être territorialisés et partiels. Il est pas question de mettre tout Paris sous couvre-feu. Ça n'aurait pas de sens, ça ne correspond pas d'ailleurs euh à ce qu'on a vu hier soir. C'est le problème des images aussi, hein. Les images donnent l'impression que tout est égal partout. Non, fort heureusement, il y a quand même, bon.

Donc en revanche, on voit bien qu'on a des zones dans lesquelles euh à chaque fois, pour des raisons qui tiennent aussi aux transports en commun, hein, euh les Halles, pour des raisons qui tiennent à une charge symbolique, République, euh dans lequel bah il est évident qu'on peut plus continuer comme ça.

Donc moi progressivement, euh j'utilise aussi les outils euh qui sont qui sont dans notre main, ce qui pour le coup, en contrepartie, nécessite pour le gouvernement d'avoir une discussion de bon niveau avec les formations politiques et surtout celles qui sont dans l'opposition avec les partenaires sociaux parce que ils ont le droit de manifester donc c'est le c'est l'équilibre à trouver dans un grand pays comme le nôtre, c'est déjà arrivé dans notre histoire donc il faut aussi rester calme et faire preuve de sang-froid entre le rétablissement de l'ordre public qui est la priorité absolue parce que il est hors de question de laisser s'installer ce bordel permanent et en même temps ne pas attenter aux libertés.

Voilà, je pense qu'un grand pays comme la France a déjà su trouver cet équilibre dans le passé. Match. Oui, monsieur le Premier ministre sinon sur le les matchs de football d'abord à l'occasion de cette cellule interministérielle de crise évidemment,

14:01
Non speech

[musique]

14:01
Locuteur

on a examiné la disponibilité des des forces euh et la possibilité évidemment dans certaines circonstances [musique] de remettre en cause des événements pour ménager les forces pour garder une marge de manœuvre pour gérer l'ordre public. Ça c'est le premier point. On a discuté des matchs de football. La question ne se pose pas pour le match de demain soir entre le Paris Saint-Germain et le et le Barcelone Football Club et pour d'autres matchs qui peuvent avoir lieu en Coupe d'Europe et il y en a notamment à Lille qui va se tenir. Voilà, les matchs ne sont pas remis en cause.

Monsieur le Premier ministre, Amavayi pour TF1 et LCI sur les responsabilités donc Loulou Nounours ce matin, vous reconnaissiez que la police a perdu le contrôle dans certaines villes. Certains aussi pointent le travail des renseignements territoriaux. Au niveau gouvernemental, est-ce que vous avez ? Est-ce que le gouvernement a été à la ? Et est-ce que vous avez toujours confiance en votre ministre de ? Et juste un mot sur les les consultations politiques que vous serez amenés à faire. On a appris donc ce matin que Marine Le Pen et Jordan Bardella refusaient d'ores et déjà d'y participer. Comment ?

Et vous parlez des meetings politiques, est-ce que le leur qui doit se qui doit se dérouler le weekend prochain pourrait être ? Est-ce que c'est ? Moi, je découvre ce ce que vous me dites sur le Rassemblement national. Après, j'ai pas encore envoyé la lettre avec l'ordre du jour. Donc, je les invite à à reconsidérer leur position en fonction de l'ordre du jour parce que précisément la sécurité de la campagne présidentielle fait partie des choses que je vais mettre à l'ordre du jour parce que je pense que on on le doit le faire en transparence avec les les formations politiques. C'est c'est trop facile de dire c'est la faute du gouvernement. Je prendrai toute ma part à chaque fois.

J'ai pas d'autre agenda de toute façon tout le monde l'a bien compris donc tout va bien. Ma carrière est faite. En revanche, euh je je veux que tout le monde justement prenne aussi sa responsabilité dans dans ce moment-là. C'est vrai pour la dénonciation de la violence, c'est vrai aussi d'ailleurs pour l'organisation euh des meetings, des services d'ordre. Moi je veux pas pour désormais être au clair sur le fait qu'il y a un agenda de bordélisation de l'ultra-gauche jusqu'à l'élection présidentielle. C'est donc l'affaire de tous les candidats à la présidentielle de faire en sorte que ça puisse fonctionner. Est-ce que Laurent Nunez a ma ? Oui, sinon il serait plus à côté de moi.

Je pense que la situation est suffisamment difficile pour que justement on joue au jeu des démissions et cetera. Euh moi j'ai une culture, j'étais ministre des armées, je vous l'ai dit j'étais réserviste dans la gendarmerie. Quand c'est difficile, l'État tient. Et quand c'est difficile, euh on réaffirme la confiance dans les gens qui ont le courage de prendre des décisions parce que c'est la différence entre acteur et commentateur. En revanche, on a l'humilité d'aller devant le peuple français en disant voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé. Parce que comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qu'on réussit et il y a des choses qui merdent.

Voilà, il faut le dire avec beaucoup de sang-froid et beaucoup de respect pour celles et ceux qui rendent le service de l'État. Laurent Nunez c'est c'est pas un politicien. Il était DGSI, directeur général de la sécurité intérieure. Il était préfet de police. Il était préfet euh de police de Marseille. Bon, on a un expert des questions de sécurité comme ministre de l'intérieur. Est-ce que ça suffit à empêcher toutes les ? Non. Est-ce que ça permet quand même d'y répondre répondre sereinement et professionnellement dans tous les jours qui vont venir pour corriger les choses et faire en sorte que tout ça évidemment rentre dans l'ordre, la réponse est oui. Oui.

sur les mesures d'accompagnement Vous avez parlé du chômage partiel mais je voulais savoir un, est-ce qu'il y a d'autres mesures concrètes pour intervenir Euh deux, est-ce que vous avez réévalué le bilan Alors [raclement de gorge] sur le le nombre de de de commerces qui ont subi des dégradations ou des pillages, il est l'évaluation que l'on a aujourd'hui c'est sans doute 3000 au moins donc c'est pas rien.

On a mis en place donc un dispositif de d'aide de soutien qu'en tant que ministre du commerce je coordonne sous l'autorité du Premier ministre avec mes collègues, on a parlé de l'activité l'activité partielle, on a parlé du déport de charge aussi fiscale et sociale un peu comme on avait fait pour les incendies en Gironde, on a un soutien qu'on est en train de travailler à soutien dédié et puis pour la dernière partie de votre question, nous allons produire un communiqué de presse dans l'après-midi pour effectivement faciliter la coordination entre les enquêteurs et les plateformes et la ministre Le Hennan qui est chargée du numérique travaille sur ce sujet pour aussi apporter des réponses dans ce domaine-là.

Sur tout le volet économique les ministres compétents auront l'occasion de reprendre la parole entre aujourd'hui et demain. L'idée c'est de laisser le temps de concertation et on voit bien quand même que d'un centre-ville à l'autre c'est pas complètement la la même chose. Donc il faut s'inscrire dans la durée et on a une seule chance dans notre malheur, c'est qu'évidemment les discussions budgétaires sont en cours ce qui permet avec David Amiel aussi d'injecter au fur et à mesure des amendements du gouvernement pour changer la copie.

Donc en fait on a l'outil qui nous permet aussi de de d'adapter les outils de soutien donc ça c'est la c'est notre c'est notre petite souplesse que nous avons ce moment. Merci à tous. Merci infiniment, merci beaucoup, merci bien.