💥 Macron veut déclarer la guerre à la Russie ? Manu refait l'actu n°14
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:47Invité politiqueChiffre
« il a manqué six voix sur le vote final de cette proposition de loi »
- 6:08Invité politiqueFait
« la conférence publique de filières détermine un niveau planché de prix d'achat des matières premières agricole au producteur »
- 7:56Invité politiqueFait
« des dispositifs de cette nature il en existe au Canada des dispositifs de cette nature il en existe aux États-Unis »
- 15:30Invité politiqueFait
« le risque de deux puissances nucléaire la Russie et la France qui s'affronteraient sur la scène internationale »
Temps de parole
- Manuel Bompard100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et bonjour à toutes et tous on se retrouve pour un nouveau numéro de Manu lactus c'est le numéro 14 aujourd'hui on va parler du Salon de l'Agriculture et notamment de la proposition que nous avions défendu depuis des années des années sur les prix planchers que le Président de la République a repris à son compte en ouverture du salon de l'agriculture on va parler des dernières déclarations de Macron qui sont extrêmement graves sur la guerre en Ukraine et puis on va parler de la campagne de la France soumis sur l'inscription sur les listes électorales parce que c'est une priorité on en parle tout de suite c'est Manu ref lactus c'est le numéro 14 c'est [Musique] parti alors depuis samedi dernier c'est le salon de l'agriculture c'est le rendez-vous annuel ça se passe à Paris et c'est le moment où on parle généralement d'agriculture dans le débat politique en France or il se trouve cette année que on a déjà parlé d'agriculture un peu plus tôt puisqueil y a eu une mobilisation sociale importante des agriculteurs qui ont organisé des blocages sur des autoroutes qui se sont rendus et qui ont des décidé de converger sur Paris pour arracher au gouvernement des mesures avec deux revendications principales la première de ces revendications c'est pouvoir vivre de son travail c'est-à-dire obtenir des rémunérations qui sont des rémunérations qui leur permettent tout simplement de vivre dignement et la deuxième de ces revendication principale c'est refuser d'être soumis à des formes de concurrence déloyal c'est-à-dire d'être mis en concurrence dans les productions agricoles en France avec des produits qui viennent d'ailleurs dans le monde mais qui ne sont pas soumis aux mêmes règles aux mêmes règles en matière sanitaire aux mêmes règles en matière du utilisation des pesticides ou même règles en matière environnementale et c'est dans ce contexte très tendu que c'est ouvert le Salon de l'Agriculture samedi avec des événements inédits c'est la première fois dans l'histoire du Salon de l'Agriculture que le l'ouverture officielle du Salon doit être reportter parce que le Président de la République a voulu venir à l'inauguration du Salon de l'Agriculture et il a été confronté à un mouvement de colère extrêmement puissant des agriculteurs qui étaient sur place et donc ce président de la République a toujours eu des déplacements des présidents de la République dans les salons de l'agriculture il y avait pas parfois des échanges qui étaient qui pouvaient parfois être un peu musclés mais c'est totalement inédit que le Président de la République soit dans l'incapacité de se déplacer dans le salon de l'agriculture sans être entouré par la moitié des effectifs de gendarmerie de la région Île-de-France c'est la première fois qu'on est obligé de fermer des pavillons du Salon de l'Agriculture pour que monsieur Macron puisse continuer son déplacement et sa visite à l'abri des gens qui viendraient pour l'importuné et donc c'est un élément qui est un élément politique majeur et qui en dit long sur le niveau de rejet de au président de la République chez les agriculteurs mais de manière plus générale ce qu'expriment les agriculteurs c'est ce que pense une grande partie de la population française et donc pris dans le dans face à cette opposition il a dégainé au dernier moment une proposition il a dit on va aller vers l'instauration de prix planché pour les productions agricoles pour répondre à la revendication des agriculteurs de disposer de revenus qui leur permettent de vivre dignement de vivre de leur production alors c'est assez amusant parce que en vérité cette proposition sur les prix planchés le président de la République publ les ministres macronistes les députés macronistes n'ont fait que s'y opposer ces dernières années et ces derniers mois déjà en 2018 nous portion à l'Assemblée nationale cette revendication de prix plancher à l'échelle nationale ça avait été balayé d'un revers de la main et il y a quelques semaines de cela c'était le 30 novembre dernier dans notre niche parlementaire vous savez la niche parlementaire c'est le moment chaque année où on peut décider de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale nous avons déposé le groupe de la France à soumis je l'ai porté avec ma collègue Aurélie Trouvé une proposition de loi qui pré priser justement et précisément d'introduire ces prix planchés et d'introduire aussi d'autres dispositifs de blocage notamment des marges de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution cette proposition de loi c'est celle-ci c'est celle que nous avons déposé à l'époque et qui a donné lieu à un débat très intéressant dans l'hémicycl de l'Assemblée nationale parce que en réalité au fur et à mesure qu'on balayait les cinq articles de cette proposition de loi nous avons gagné c'est-à-dire qu'il y avait une majorité de députés pour voter en faveur de ces articles les députés macronistes S sont opposés les députés les républicains S sont opposés mais il étaient pas suffisamment nombreux donc on était majoritaire pour faire adopter l'ensemble de ces articles de ce texte de loi et puis quand on est arrivé vers la fin de la journée ils ont cherché à gagner du temps ils ont rappelé des renforts et puis à la fin il a manqué six voix sur le vote final de cette proposition de loi donc à l'époque ils étaient contre les prix planchés d'ailleurs le ministre de l'Agriculture Marc feno était encore interrogé il y a quelques semaines de ça c'était il y a moins d'un mois sur un plateau de télévision et il disait que cette proposition sur les prix planchés était une proposition démagogique qu'on pouvait pas faire ça que c'était une mauvaise idée et cetera manifestement il a changé d'avis puisque désormais même Emmanuel Macron dit qu'il faut des prix planchers pour garantir aux agriculteurs des rémunérations dignes donc c'est une victoire idéologique totale pour la France insoumise c'est une victoire pour les propositions que nous mettons sur la table mais ça permet quand même de dire que le mieux c'est d'écouter quand on fait des propositions pas de les balayer sous prétexte que ça vient de la France insoumise pour perdre des semaines des mois pour obliger les agriculteurs à se mettre en mouvement pour finalement concéder céder face à cette air agricole cette mesure je pense que ça devrait faire réfléchir tout le monde et servir de leçon sur le fait que quand on se bat quand on s'organise quand on se mobilise on gagne on fait plier le gouvernement on l'oblige même à venir se rallier à des positions auxquelles il s'opposait encore il y a quelques semaines donc la lutte ça paye la mobilisation ça paye et c'est vrai en matière agricole mais c'est vrai sur l'ensemble des des sujets alors certes c'est une victoire idéologique mais après on connaît bien Emmanuel Macron et on sait dans quelle mesure il est capable de dire ça dans le salon de l'agriculture pour faire semblant d'avoir entendu la colère qui s'exprimait et puis faire l'inverse ensuite d'ailleurs dès le lendemain de cette annonce des ministres ont commencé à dire oui oui on est pour des prix planchés mais pas ce proposer par la France à soumise parce que ce serait l'économie soviétique et depuis parade sur les plateaux de télévision des économistes tous plus libéraux les uns que les autres pour dire non non mais les prix plchés c'est une mauvaise mesure ça fonctionnera pas et ceetera alors qu'est-ce qu'on nous dit on nous dit les prix plcher c'est de l'économie administrée c'est de l'économie soviétique et la France a soumis ce qu'elle veut faire c'est que l'État fixe lance ensemble des prix alors le mieux ce serait quand même de lire la proposition de loi que nous avons déposée parce que s'il l'avait lu il verrait que c'est bien évidemment pas l'objectif cette proposition de loi elle dit une chose très simple je peux vous le lire c'est l'article 1er la conférence publique de filières détermine un niveau planché de prix d'achat des matières premières agricole au producteur en prenant en compte un certain nombre d'éléments d'indicateurs de coût de production et cetera il s'agit de dire c'est les acteurs économiques les producteurs les industries les associations de défense des consommateurs qui se réunissent dans des conférences par filière et qui disent il y a un prix minimum un prix qu'on ne peut pas en dessous duquel on ne peut pas vendre les productions agricole et ce prix bah il doit permettre de couvrir les coûts de production mais aussi de couvrir un revenu pour les agriculteurs qui soit un revenu raisonnable qui leur permettent tout simplement de vivre de leur travail et bien sûr on dit aussi c'est la suite de cet article on dit aussi que dans l'hypothèse où cette conférence de filière ne parvient pas à déterminer ce prix planché alors le ministère de l'agriculture sur la base d'une proposition est en capacité de le déterminer pourquoi on le dit parce que sinon vous êtes dans une négociation dans lequelle il y a des gros acteurs la grande distribution les grandes industrie agroalimentaire qui peuvent dicter leurs conditions aux producteurs qui sont souvent les petits acteurs dans la négociation et donc faire en sorte que l'État intervienne pour dire NON la négociation elle peut pas conduire à ce que on oblige notamment des agriculteurs à vendre leur production à perdre c'est une garantie c'est une sécurité pour ces agriculteurs que c'est ce ne soit pas la grande distribution ou les grandes industries agroalimentaires qui dictent la loi alors on nous dit c'est soviétique c'est marrant parce parce que des dispositifs de cette nature il en existe au Canada des dispositifs de cette nature il en existe aux États-Unis et même la politique agricole commune dans l'Union européenne avant le milieu des années 90 elle visait précisément à agir sur les prix c'est-à-dire à garantir des prix qui étaient des prix rémunérateur à ma connaissance les États-Unis sont pas un régime soviétique le Canada non plus et l'Union européenne d'avant milieu des années 90 n'était pas non plus un régime soviétique donc ça c'est un argument qu'on peut écarter d'un revers de la main c'est un argument qui est utilisé par des gens qu'on pas ce qu'on propose et ils nous l'ont déjà fait hein quand on a examiné cette proposition de loi dans l'Assemblée nationale on vient agiter le spectre du communisme pour essayer d'invalider telle ou telle proposition ensuite on nous dit mais attention si vous garantissez des prix planchers pour les agriculteurs ça va se traduire par une augmentation du prix pour le consommateur là aussi il faut lire notre proposition de loi parce que c'est précisément pour éviter cela que nous avons ajouté d'autres articles qu' y a pas que l'article 1 dans cette proposition de loi et qu' y a un article qui vise à encadrer les marges de l'industrie agroalimentaire il y a qui vise à encadrer les marges de la grande distribution pourquoi parce que l'année dernière les prix alimentaires ont augmenté de 14 % pour les consommateurs que les revenus payés aux paysans aux agriculteurs ont baissé de 10 % l'année dernière mais par contre qu' a les marges des industries agroalimentaires qui on augmenté de 70 % résumons les agriculteurs on leur paye leurs produits de moins en moins cher les consommateurs ils sont obligés de payer leurs produits de plus en plus cher et au milieu il y a une industrie agroalimentaire qui a multiplié ses marges qui les a vu augmenter de 70 % et qui s'en est mis plein à l'é pooches sur le dos des des agriculteurs et sur le dos des consommateurs donc le deuxième argument ça va augmenter le prix pour les consommateurs non il est pas valable à partir du moment où vous accompagnez votre dispositif de prix plancher de mesure d'encadrement des marges ensuite on nous dit oui mais si vous faites ça ça va produire une concurrence qui est une concurrence déloyale parce que on va importer des produits qui seront produits moins chers ailleurs pour faire de la concurrence aux agriculteurs en France alors d'abord c'est assez amusant de voir utiliser cette argument par des gens qui ne se succèdent et ne font depuis des années et des années que multiplier les accords de libre échange qui visent précisément à faire rentrer sur le sol européen et sur le sol français des productions agricoles qui sont faites avec des conditions qui sont des conditions beaucoup moins strictes que les conditions qu'on applique en France donc en matière de concurrence déloyal ils savent de quoi ils parlent mais deuxièmement bien évidemment un dispositif de prix planché il doit s'accompagner d'une mesure qui est une mesure de régulation des importations il ne peut pas être question que parce que on garantit des prix pour les agriculteurs en France se met à acheter les mêmes produits ailleurs dans le monde ou ailleurs en Europe au détriment des productions qui sont les productions nationale donc il faut contrôler les importations on a plusieurs manières de contrôler les importations d'abord il y a une clause qui existe qui s'appelle la clause de sauvegarde qui permet de refuser d'importer en France des produits qui par exemple sont fabriqués avec tel pesticidees qui serait interdit en France on l'a déjà utilisé cette clause ça a été utilisé notamment sur la cerise où on a refusé d'importer des cerises qui étaient produits avec un pesticide qui s'appelle le dimetoate qui est interdit en France donc on peut utiliser cette clause de sauvegarde sanitaire et ensuite il faut des mesures de régulation des importations pour faire en sorte que d'abord on utilise notre production nation et puis que si ensuite on a besoin d'importer d'autres produits on les importe mais ça ne se fasse pas au détriment de ces productions nationales mais là on se heurte à une difficulté cette difficulté c'est la construction de l'Union européenne telle qu'elle est aujourd'hui c'est une Europe qui s'appuie sur un principe de concurrence libre et non faussée qui refuse et un marché unique qui refuse toute forme de régulation à l'intérieur de l'Union européenne et généralement par la multiplication des accords de libre échange entre l'Union européenne et les autres zone du monde c'est pourquoi il faut appliquer un principe de désobéissance par rapport aux règles européennes et c'est le principe que nous défend à la France insoumise donc non les prix planchés ne s'accompagnent pas d'une forme de concurrence déloyale à partir du moment où vous donnez les moyens pour contrôler les importations pour appliquer les clauses de sauvegarde pour faire en sorte qu'on arrête de venir concurrencer les agriculteurs français par des productions qui sont produites ailleurs et pas avec les mêmes conditions et ça aussi c'est une manière de répondre à ce fameux débat sur les normes on nous dit oui le problème de l'agriculture française c'est qu'il y a trop de normes trop de réglementation trop de produits qui sont interdits et cetera là il y a deux choix de société qui sont possibles il y a le choix qui consiste à dire bon bah dans ce cas là on utilise n'importe quel produit n'importe quel pesticide même si ça on met en cause notre danger notre notre santé notre environnement la santé des agriculteurs parce que c'est les premiers à manipuler les pesticides on applique et on aligne nos rémunérations sur les rémunérations qui sont celles qui sont utilisées par exemple dans les pays de d'Europe de l'Est ça c'est une logique politique c'est la logique libérale c'est la logique du dumping social permanent du dumping environnemental c'est la logique des libéraux d'Emmanuel Macron de ses amis les républicains et du rassemblement national qui fait semblant en France que ils sont attachés à sauvegarder notre modèle social mais qui au niveau européen vote l'ensemble des mesures libéral de l'Union européenne hein le rassemblement national en France c'est la France au français et puis quand c'est à Bruxelles c'est la France au marché donc en vérité ils ne sont pas en rupture avec ce modèle et la deuxième logique politique c'est celle que l'on défend qui consiste à dire non notre modèle agricole notre modèle social c'est faire en sorte qu'on mange bien c'est faire en sorte qu'on ne produise pas n'importe comment c'est faire en sorte que nos travailleurs nos agriculteurs soient bien rémunérés et ça nécessite des protections ces protections à partir des prix planchés des productions sur les importations les moratoires sur les accords de libre échange qui là aussi souvent sont caricaturés on nous dit oui mais si vous faites plus d'accord de libre échange ça veut dire que on va plus rien importer on va fermer les frontières non ça veut dire qu'on va d'abord privilégier les productions qu'on est capable de produire on a parlé d'objectif de souveraineté alimentaire la souveraineté alimentaire c'est être capable de produire ce dont on a besoin et puis ensuite il y a ce qu'on est pas capable de produire et donc on peut importer puisce que les autres sont pas capables de produire on peut exporter il s'agit pas de mettre un terme à l'ensemble des échanges internationaux il s'agit de dire qu'on n'accepte pas des formes de concurrence déloyal voilà les propositions qui sont les nottres et qu'on défend au salon de l'agriculture on va être extrêmement vigilant sur la manière avec laquelle après avoir repris le mot et planché comment Emmanuel Macron compte ne pas reprendre l'idée c'est-à-dire une intervention de l'État dans l'économie pour garantir l'intérêt général parce que c'est ça l'objectif des prix planchés que nous avons défendu alors il a essayé de se dépatouiller de cette contradiction en parlant de prix planché à l'échelle européenne là il faut être un petit peu sérieux tout le monde sait qu'il n'y aura pas de prix planché à l'échelle européenne dans les prochains mois ou dans les prochaines années certainement pas quand Emmanuel Macron et ses amis libéraux ont l'intention de faire rentrer dans l'Union européenne et d'organiser l'adhésion à l'Union européenne de l'Ukraine qui par exemple aujourd'hui parce queil y a eu un accord de libre échange avec l'Ukraine et responsable de à peu près 50 % des poulets qui sont produits sur le sol national et qui sont produits avec un SMIC inférieur à 200 € qui sont produits avec des conditions sanitaires des conditions environnementales qui sont pas du tout à la hauteur de celles dont nous avons besoin euh pour faire face au défi climatique qui est qui est devant nous et puis par ailleurs les prix planchés au niveau européen quand il y a eu la réforme de la Politique Agricole Commune nous l'avons proposé sur un certain nombre de produits et les macronistes ont voté contre et les eurodéputés du rassemblement national ont voté contre donc c'est bien de se réveiller quelques mois ou quelques années plus tard pour dire finalement on est d'accord mais le mieux c'est de mettre en cohérence ses paroles et ses actes le deuxième sujet d'actualité qui est extrêmement grave extrêmement lourd c'est les propos du président de la République Emmanuel Macron qui à l'issue d'une d'un sommet international qui était organisé cein dit à Paris sur le soutien à l'Ukraine face à l'agression russe a dit qu'il ne fallait pas exclure l'hypothèse d'envoyer des troupes au sol en Ukraine et là c'est un franchissement de seuil qui est un franchissement de seuil extrêmement grave la règle que nous avons toujours défendu et de dire que bien évidemment l'agression russe contre l'Ukraine est inacceptable qu'elle se fait en violation du droit international et que donc notre devoir c'était de nous tenir du côté de du peuple ukrainien face à cette agression inacceptable mais nous avons toujours dit que nous tenir au côté du peuple peuple ukrainien ne devait pas nous conduire à franchir un seuil et ce seuil c'est de devenir ce qu'on appelle cobelligérant c'est-à-dire de rentrer nous-mêm en guerre contre la Russie en reprenant à son compte cette proposition en reprenant à son compte cette hypothèse cette idée qu'il pourrait à terme dans les prochains mois et avoir des troupes français qui s'engage militairement en l'Ukraine Emmanuel Macron fait courir un risque majeur le risque que nous devenions cobelligérant le risque de deux puissances nucléaire la Russie et la France qui s'affronteraient sur la scène internationale et donc le risque d'un embrasement généralisé d'une guerre qui se mondialise et qui amènerait son lot de souffrance son lot de douleur son lot de victimes qui sont toujours des victimes innocentes qui meurent dans les guerres et donc c'est un chemin dans lequel nous ne pouvons pas nous retrouver nous avons exigé immédiatement que soit organisé à l'Assemblée nationale un débat sur notre stratégie en Ukraine et nous continuons de défendre l'idée que face à cette situation l'issue militaire la solution militaire est une impasse et que si nous voulons ramener la paix le plus rapidement possible et c'est notre objectif c'est not notre volonté la France doit multiplier les initiatives diplomatiques et en devenant ou en prenant le risque de devenir cobelligérant elle s'enlève une capacité à mettre l'ensemble des belligérants justement autour de la table pour créer les conditions d'un accord de paix avec des clauses de défense mutuelles en essayant de tenir compte des points de vue qui s'expriment par les uns et par les autres pour essayer de trouver un chemin qui permette que les armes s'arrêtent qui permettent que la paix revienne le plus rapidement possible déjà en 2017 dans la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon nous l'avons fait en 2017 nous l'avons fait en 2022 nous défendions la convocation d'une conférence européenne sous lesgy de ce qu'on appelle l'OSCE qui permet de mettre l'ensemble des parties prenantes autour de la table pour poser notamment la question des frontières qui sont disputées pour poser la question des clauses de sécurité mutuelle pour faire en sorte que ces situations de tension ne se règle pas par la guerre nous avons pas été écoutés à l'époque espérons que nous soyons écoutés aujourd'hui pour que la guerre s'arrête et pour que nous reprenions le chemin de la paix et cet enjeu cet enjeu pour la paix la paix en Ukraine la paix au Proche Orient la paix à Gaza ça va être un sujet majeur des les élections européennes à venir la date c'est le 9 juin et la liste que nous allons défendre la liste que soutiendra la France insoumise c'est la liste qui défendra la paix c'est la liste qui portera comme principe que en permanence nous devons chercher la manière de ramener la paix sur le Vieux Continent de ramener la paix dans le monde de se battre de faire en sorte que la France agisse à l'échelle internationale pour porter cette voie de la paix qui malheureusement trop souvent n'est pas assez porte ces élections européennes ça va être les prochaines échéance elles ont lieu maintenant dans quelques mois et donc forcément nous posons la première question et nous avons commencé notre campagne en parlant de l'inscription sur les listes électorales parce que c'est un enjeu majeur parce que bien souvent les élections européennes sont des élections où peu de gens votent seulement 50 % des gens qui sont inscrits sur les listes électorales ont voté à la dernière élection européenne et puis il y a tous les gens qui sont pas inscrits sur les listes électorales environ 20 % des Français qui normalement devraient être en mesure de voter en vérité ne peuvent pas voter soit parce qu'ils ne sont pas inscrits du tout sur les listes électorales soit parce qu'ils sont ce qu'on appelle mal inscrit sur les listes électorales c'est-à-dire par exemple des gens qui ont déménagé depuis des années et des années qui n'ont pas mis à jour leur inscription sur les listes électorales c'est parfois des jeunes qui vont étudier dans une commune et qui sont originaires de l'autre bout de la France et qui ne font pas leur changement de liste électoral et qui le jour du vote ne vont pas ou ne rentrent pas chez eux dans leur famille de là où ils sont issus pour voter c'est 20 % des Français qui sont dans cette situation et donc l'enjeu de cette première phase de campagne des élections européennes c'est de vérifier que tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales pour cela on a mis en place un site internet il s'appelle onvoteinsoumis.fr je vous invite à le consulter sur ce site onvote insoumis fr vous pouvez d'abord vérifier vous-même que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales et faites-le parce que dans la dernière élection présidentielle il y a plusieurs centaines de milliers de personnes qui se sont rendus au bureau de vote en pensant qu'ils étaient effectivement inscrits sur les listes électorales et qui se sont rendus compte le jour du vote qu'en vérité ils avaient été radiés par exemple parce qu'ils avaient pas vootter sur les deux trois quatre derniers scrutins et que les mairies avaient donc considéré qu' sans doute il n'habitait plus ici et les avait désinscrit des listes électorales donc la première étape c'est de bien vérifier qu'on est inscrit sur les listes électorales ça se passe sur on vote insoumis.fr de vérifier que la famille que les amis que les gens autour de nous sont bien inscrits sur les listes électorales et si des gens sont pas inscrits sur les listes électorales la deuxième étape c'est de s'inscrire pour s'inscrire sur les listes électorales vous pouvez le faire en ligne vous le trouverez là aussi sur le site onvotinsoumis.fr vous pouvez aussi le faire en allant à la mairie près de chez vous vous avez jusqu'au 3 mai pour vous inscrire sur les listes électoral si vous voulez voter avant les élections du 9 juin c'est urgent faites ce travail c'est vraiment indispensable parfois il y a des gens qui se réveillent quelques jours avant le vote en se disant mais non mais je suis pas inscrit sur les listes électorales et c'est trop tard pour s'inscrire donc là c'est le bon moment pour faire ces vérifications c'est le bon moment aussi si vous allez pas être là le jour du vote de commencer à préparer les conditions pour pouvoir déposer des procurations et donc pour faire parler de cette campagne sur les listes électoral on a lancé une campagne de porte à porte une campagne aussi de communication d'affiche de track de visuel sur les réseaux sociaux on a fait des visuels forcément un peu provocateur mais qui disent des choses vraies on a dit les riches votent et vous parce que la vérité c'est que le taux d'abstention il est pas réparti de manière uniforme sur l'ensemble de la population que généralement ceux qu' on le plus de moyens bah oui eux ils vont voter et puis les plus pauvres d'entre nous généralement ils vont pas voter et il faut rappeler que Bernard Arnaud il peut gagner 100000 un million de fois plus que vous il peut avoir un million de fois de plus d'argent sur son compte en banque mais le jour du vote son bulletin de vote il va avoir la même valeur que le votre donc c'est important d'aller voter on a dit les racistes votent et vous bah oui parce que bien souvent ceux qui votent pour les partis qui portent des idées xénophobes pour l'extrême droite en particulier souvent ils votent mais les autres ils votent pas toujours donc il faut aller voter puis on a dit les golfeurs votez vous ça c'était aussi une provocation et là il y a des gens qui sont monter en disant mais les golfeurs ils sont pas tous riches ils sont pas racistes mais personne n'a dit que les golfeurs étaient tous riches ou étaient tous racistes il s'agissait de là aussi de provoquer et je suis satisfait de voir que ils sont tombés dans le panneau donc on va continuer parce qu'au moins ça permet de parler de cette campagne d'inscription sur les listes électorales parce que sinon si nous on en parle pas si nous on le fait pas personne n fait on a écrit un courrier au ministre de l'Intérieur pour lui demander de simplifier les opérations d'inscription sur les listes électorales pour lui demander de mettre en place une campagne publique de publicité pour appeler aux gens par exemple avec des des spots à la télévision avec des panneaux dans les communes pour rappeler qu'on peut s'inscrire jusqu'au 3 mai sur les listes électorales on a toujours pas de réponse donc on peut compter que sur nous-mêmes que sur notre action militante donc je compte sur chacune chacun d'entre vous pour faire ce travail d'inscription sur les listes électorales pour aller solliciter autour de vous pour vérifier que les gens sont bien inscrits pour participer aux initiatives que nous allons organiser dans les prochains jours pour faire en sorte que chaque personne dans ce pays il y a eu quelqu'un qui lui a dit est-ce que tu es bien inscrit sur les listes électorales sinon les aider à faire en sorte qu'ils sonit inscrits voilà ça c'est notre actualité c'est notre campagne il y a eu un grand weekend de mobilisation sur ce sujet le weekend dernier mais cette campagne elle continue elle va continuer jusqu'au 3 mai je compte sur vous pour y participer voilà c'est tout pour cette semaine on se retrouve pour un prochain numéro de Manu refelctu d'ici là ben je vous donne des rendez-vous rendez-vous sur le site onvoteensoumis.fr pour vérifier son inscription sur les listes électorales rendez-vous le 16 mars prochain c'est la convention de lancement de la campagne de la France insoumise pour les élections européennes et puis rendez-vous d'ici là dans les mobilisations dans les luttes parce que encore une fois et les agriculteurs l'ont montré il y a que ceux qui lutent peuvent gagner et donc c'est quand on lutte qu'à la fin on peut arracher des choses allez je compte sur vous bye bye
Manuel Bompard