FX Bellamy invité d’Europe 1 soir
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Merci d'être en studio ce soir. Votre regard sur la jeunesse en France au vu de l'actualité de cette semaine est très important.
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous trouvé le président Macron sur la situation au Proche-Orient ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le président continue-t-il à parler de la reconnaissance d'un État palestinien dans ce contexte ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'Israël a eu raison d'attaquer l'Iran vu les circonstances ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Que dites-vous de cette jeunesse face à la violence et au non-regret du passage à l'acte ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Les parents ont-ils une part de responsabilité dans l'agissement de leurs enfants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30FX BellamyFait
« L'Iran menace Israël, l'Iran menace l'existence d'Israël, toutes les semaines, tous les jours depuis des années maintenant. »
- 11:00FX BellamyFait
« Nous étions devant l'effondrement intérieur, l'effondrement de la transmission d'une culture, d'un savoir, de repère commun, l'effondrement de l'autorité. »
- 13:00FX BellamyFait
« L'excuse de minorité a contribué à ce sentiment d'impunité qui fait le climat que nous vivons. »
- 25:00FX BellamyFait
« La sanction est éminemment éducative. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir François Xavier Benami. Merci. Bonsoir d'infiniment d'être en studio ce soir, eurodéputé et vice-président exécutif les Républicains.
Vous êtes aussi professeur de philosophie. C'est ce que je disais au au aux auditeurs d'Europan. Votre regard sur la jeunesse en France au vu de l'actualité de cette semaine est très important.
Mais d'abord, je voudrais qu'on parle d'actualité. Emmanuel Macron a pris la parole il y a quelques instants et vient de finir en point presse pour parler de la situation évidemment au proche-rient qui nous inquiète tous. ce soir, est-ce que vous avez été peut-être convaincu par les mots du chef de l'État qui dit en substance que oui, l'Iran ne devait pas avoir cette cette arme nucléaire, que l'Iran était prête de de l'avir.
Donc Israël soutient Israël mais en même temps nous parle de la création d'un état palestinien dans la dans la même conférence de presse. Comment avez-vous trouvé le président ? D'abord, la situation est infiniment grave euh et je pense qu'il faut que nous mesurions l'ampleur de ce qui est en jeu.
Le président de la République a reconnu les faits euh et le risque majeur que représentait le fait que l'Iran était peut-être sur le point euh de disposer de d'un vecteur nucléaire. Évidemment, il y avait tout le temps nécessaire pour la miniaturisation de ce vecteur et pour le rendre opérationnel. On en était pas encore là, mais en revanche, on était peut-être tout près de la possibilité de de construire ce qui aurait été, on peut l'imaginer, un risque majeur, bien sûr, un risque existentiel pour Israël.
Quand je vois que les autorités iraniennes publient ce matin un message pour dire "Ce n'est pas nous qui avons commencé, il faut quand même se souvenir. Il faut que tout le monde se souvienne. Il faut que tous les responsables politiques français de tous les bords soient capables de le dire.
L'Iran menace Israël. L'Iran menace l'existence d'Israël. toutes les semaines, tous les jours depuis des années maintenant.
Donc le risque était majeur pour Israël, mais le risque était également majeur pour nos pays. Israël est confronté à une menace qui s'adresse à nos pays. Et donc oui, le risque était immense.
Maintenant, dans la position du président de la République, je vois malheureusement une espèce de de en même temps de nouveau et qui me paraît particulièrement préoccupant dans la période que nous vivons. En même temps parce que il se dissocient de ces frappes tout en expliquant que leur effet est bénéfique. on a du mal à comprendre complètement la la logique et puis surtout parce que je ne vois pas comment on peut, c'était déjà intenable mais comment maintenant on peut continuer à promettre la reconnaissance d'un état de Palestine dans ce contexte international.
Pourquoi s'obstinent-il selon vous François Xavier Balami le chef de l'État ? Pourquoi à chaque fois remet-il cette question sur la table alors qu'on sait pertinemment il a listé il a listé les éléments qui permettraient la reconnaissance de l'État palestinien ? On n'y est pas du tout.
Pourquoi continue-t-il à en parler ? Je pense que encore une fois c'est c'est c'est dans dans ces situations là, il ne faut pas tenter de pratiquer une forme d'ambiguïté qui au motif d'un en même temps serait infiniment dommageable. Et on voit bien que la position du président de la République sur ce sujet, elle n'a cessé de varier au cours des derniers mois, des dernières semaines encore.
Moi, ce que je crois profondément, c'est que la situation civile, la situation des civils à Gaza évidemment a un drame absolu. Et je pense d'ailleurs ce soir bien sûr à tous les civils israéliens qui sont infiniment inquiets de la rposte de l'Iran. Je pense aussi à tous les civils iraniens qui vivent sous le jouiste qui s'impose à eux par la violence depuis de nombreuses années maintenant.
Aujourd'hui, il faut sortir de cette spirale de la violence, mais on nen sortira pas en offrant quoi que ce soit à ceux qui l'ont organisé. Et la reconnaissance de l'État de Palestine, ce serait une prime offerte à l'action du Ramas. On nen serait pas là aujourd'hui si le Hamas n'avait pas déclenché le 7 octobre qui a précipité toute cette région dans l'enfer. et et en voulant donner des gages peut-être à la population civile de Gaza.
Paradoxalement, je crois que l'idée de cette reconnaissance aujourd'hui en particulier ne serait rien d'autre qu'une espèce de récompense offerte au terrorisme. Vous êtes Franç Je crois que dans la durée, il faudra évidemment trouver une solution qui permette à chacun de vivre dans la paix et dans la dignité. Et les Palestiniens ont droit évidemment à cette dignité.
Ils ont droit évidemment à à la reconnaissance de leur de leur de leur place. C'est c'est absolument incontestable. Mais le faire aujourd'hui, vous le disiez à l'instant, quand le président de la République cite simultanément toutes les conditions qu'il mettraient, don tout le monde voit bien qu'elles ne sont en aucun cas susceptibles d'être réunies, malheureusement à court ou moyen terme, je crois que ça n'a pas de sens et que le bon sens voudrait qu'on dise évidemment le moment n'est pas celui-là.
Le moment, c'est celui de la sortie de la menace immédiate que représente aujourd'hui l'Iran et tous ses proxis. Je pense au esbola qui a tyrannisé le peuple libanais pendant si longtemps. Je pense euh bien sûr aux outils.
Euh tout cela engage aussi nos intérêts. C'est le commerce mondial, c'est le commerce de nos pays, c'est notre approvisionnement dans des denrées essentiels. Je pense évidemment au pétrole.
Donc c'est ça l'urgence aujourd'hui. C'est ça la clé, c'est de garantir que demain nous n'allons pas être nous-mêmes entraînés dans ce risque dans ce risque multifactoriel. risque pour notre sécurité, risque majeur pour notre économie, risque pour les foyers français, pour les ménages, pour euh notre vie quotidienne.
Tout cela c'est l'urgence. Absolument pas la reconnaissance de l'État de Palestine. Est-ce qu'Israël a eu raison d'attaquer l'Iran vu les circonstances ?
Est-ce qu'Israël, je je disais vulgairement et Frédéric Encell qui était avec moi tout à l'heure, je je dis Israël est en train de faire le sale boulot. François vous az mal. Ce qui est certain, c'est que le régime iranien est une menace pour le monde, une menace existentielle pour Israël, une menace pour nos pays.
La vérité, c'est que je pense impossible de faire de la géopolitique de comptoir. Personne malheureusement dans ce studio, même si il y a ici des gens extrêmement bien informés, n'a toutes les clés en main pour comprendre ce qui s'est joué. Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait une course contre la montre parce que les Iraniens refusaient manifestement ce que demandaient les Américains dans les négociations qui devait se poursuivre dans quelques jours.
Ils refusaient d'abandonner le projet d'enrichir de l'uranium. Et ce projet-là, pourquoi le refusait-il ? Refusait-il de l'abandonner ?
Parce qu'il était la condition pour fabriquer la bombe nucléaire. la meilleure preuve que ce qu'il voulait n'était pas le nucléaire civil, contrairement à ce qu'il continue de prétendre aujourd'hui. Parce que si c'était le cas, la proposition leur été faite d'importer de l'uranium, ce qui était suffisant pour le nucléaire civil, insuffisant pour le nucléaire militaire.
Donc le risque, il était réel, le risque, il était existentiel. Quand on parle de nucléaire, on parle bien sûr d'un risque qui est tous les Français le mesurent évidemment habissal et et donc oui, sans sans doute la réaction d'Israël a été motivée par ce par ce cette course contre la montre. Il est 20h19.
François X Benamir au député vice-président exécutif les Républicains. Il y a une autre actualité qui nous a bouleversé cette semaine. Bouleversé parce que cet élève de 14 ans poignarde au hasard cette cette surveillante qu'il ne lui avait rien fait.
Il la poignarde et il n'a aucun regret. Il n'a aucun regret en audition cette cet adolescent. Euh cet élève, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase parce que des profils d'enfants très jeunes qui commettent euh des meurtres. qui est des coups de couteaux qui donne des coups de couteaux.
Là, il y eu 37 coups de couteau. C'est un acharnement sur cette surveillante. Il y a une marche au blanche qui était qui avait lieu ce soir à à nos gens au haut marne.
Vous êtes professeur de philosophie. François Xavier Balami, votre regard à à cette saveur toute particulière. Que dites-vous de cette jeunesse que l'on découvre et face à la violence et le non regret du passage à l'acte ?
Mais on ne le découvre pas. Et et vous le savez comme moi, en réalité aujourd'hui, cette violence, elle traverse notre actualité même à bas bruit, mais tous les jours. C'est tous les jours que l'école en particulier qui devrait être un lieu sacré, c'est tous les jours que l'école est traversée par une violence qui est de plus en plus explicite, de plus en plus décomplexée.
Et moi quand je pense et je pense à Mélanie, je pense à sa famille, je pense à tous les professeurs de son établissement, à tous les professeurs de France aujourd'hui qui sont en première ligne devant cette situation de plus en plus préoccupante. Mais quand je pense à cette situation là, j'ai une forme de colère profonde parce que ça fait des années qu'on tire le signal d'alarme. J'ai j'ai publié, pardon, je je veux pas revenir à moi, mais c'est pour donner une petite idée de chronologie.
J'ai publié un livre sur la crise de l'école en 2014 qui s'appelait Les déshérités. Et dans ce livre, je commençais par le récit de ma première rentrée. 15 jours après ma première rentrée comme professeur, c'était en 2008, je faisais mon premier cours. 15 jours après ma première rentrée, un jeune a été tué devant la porte de mon lycée à coup de tournevis.
Et j'écrivais dans les déshérités en racontant cette expérience que nous étions devant l'effondrement intérieur, l'effondrement de la transmission d'une culture, d'un savoir, de repère commun, l'effondrement de l'autorité, l'effondrement de tout ce qui constitue la condition de la vie en société et que tout cela provoquait l'ensauvagement que nous vivons et et je disais cela exactement dans ces mots. Et qu'est-ce qui a changé depuis ? Malheureusement, rien du tout.
On a connu des débats interminables. Je me souviens des pudeurs de certains dirigeants politiques lorsqu'il s'agissait de contester le mot d'ensauvagement. Oh là là, surtout n'employons pas des mots qui fâchent.
Mais ce qui fâche, c'est pas les mots. Ce qui fâche, c'est la réalité. Ce qui fâche, c'est qu'aujourd'hui, vous avez une génération entière qui grandit en effet en étant privé de ces repères communs.
Et je le dis d'une manière très forte. Je veux pas donner le sentiment d'excuser quoi que ce soit ce jeune, il est inexcusable. Évidemment, son crime est un crime demande même pas être excusé François X Bami.
Moi, je suis atterré. Vous rendez compte ? En garde à vue, il s'en fiche.
Enfin, pardon, je peux pas l'écarter l'excuse. Oui. Et ben c'est là de c'est de là qu'il faudra sortir parce que et ça fait longtemps qu'on le dit, l'excuse de minorité a contribué à ce sentiment d'impunité qui fait le climat que nous vivons.
Mais mais malgré tout, dans cet acte là, comme dans tous les actes de violence qui traversent la société aujourd'hui et en particulier chez les plus jeunes, il y a plus Ouais. que le crime d'un adolescent, il y a une faillite collective. Il y a la faillite de ceux qui ont laissé l'école euh perdre sa mission, qui ont même retiré à l'école cette mission de transmission de nos pères communs, de ceux qui ont organisé, pas seulement laissé faire, mais organisé cette crise de l'autorité dont nous voyons aujourd'hui les résultats si concrets.
Et les parents, est-ce que vous pensez vous, François Xavier Balami que les parents ont une part de responsabilité dans l'agissement de leurs enfants ? Est-ce qu'il faudrait que les parents euh so responsabilisés ? Mais que les parents soient responsabilités, mais c'est c'est une évidence.
George FC le disait à l'instant, le le l'adolescent bénéficie d'une excuse de minorité, mais s'il bénéficie d'une excuse de minorité, c'est parce qu'il n'est pas encore majeur. S'il n'est pas encore majeur, c'est qu'il est sous la responsabilité d'un majeur. Et donc, il faut bien que quelqu'un prenne la responsabilité.
On peut pas à la fois avoir l'excuse de minorité pour les adolescents et en même temps l'absence de responsabilité chez les parents. Et aujourd'hui, tant de mères, tant de mères de notre famille politique, tant de mères, les Républicains partout en France disent lorsqu'il y a un jeune qui pourrit la vie d'un quartier avec des trafics, avec de la violence, avec de l'intimidation, on ne peut pas sanctionner ce jeûne et on ne peut pas rendre ses parents responsables. On est obligé par exemple de laisser cette famille dans des logements sociaux d'où en réalité le sentiment d'impunité qui qui ne cesse de prospérer.
Donc oui, bien sûr, il faut réagir. Comment rétablir l'autorité François Xavier Balamier ? On est tombé si bas.
On est tombé si bas. Comment vous rétablissez cette cette autorité ? Parce que ça part du haut.
Mais ça part du haut mais ça part de ça part, j'allais dire ça part du tout début, ça part des plus petits et c'est de là qu'il faut commencer, qu'il faut recommencer. D'abord, il faut il faut effectivement savoir responsabiliser les parents défaillants, mais il faut aussi soutenir les parents. Il y a beaucoup de parents qui sont eux-mêmes en difficulté dans leur exercice de l'autorité.
Il faut soutenir les familles, ensuite, il faut soutenir les professeurs. Pendant des années, vous savez, à l'éducation nationale, la doctrine qui prévalait et qui malheureusement continue encore si souvent de prévaloir, c'était la doctrine du pas de vague. Pas de vague, c'est le mot que les professeurs avaient utilisé pour désigner ce qui leur été opposé. quand un élève créer des problèmes, euh si il conteste un professeur, c'est le professeur qu'on finira par euh euh obliger à à céder euh au motif qu'il faut éviter de faire des vagues.
Mais c'est cette logique qu'il faut renverser et et ça ça passe par le fait, moi je le propose depuis des années. Par exemple, un élève aujourd'hui qui crée des problèmes dans un établissement scolaire, il peut être exclu temporairement, il peut être exclu définitivement mais en fait il devra être rescolarisé et donc on va simplement le déplacer d'un établissement à l'autre. Il faut créer des internats fermés qui servent précisément à accueillir le plus rapidement possible, le plus tôt possible des jeunes qui en ont besoin pour être remis sur le droit-chemin.
C'est absolument indispensable parce que sinon encore une fois on ne fait que déplacer les problèmes et toujours avec le pas de vague, on ne fait que les nier. Mais mais c'est il faut maintenant sortir du déni de réalité, ouvrir les yeux sur la réalité de la violence qui traverse aujourd'hui nos écoles et décider enfin d'y mettre un terme pour de bon. C'est c'est effarant à ce qui se passe sur les enfants.
Moi, je voudrais aussi entendre George Fed sur ce sujet, mais on est obligé. Est-ce que vous pouvez rester avec nous François X Balém ou est-ce que vous avez avec Ah b alors restez avec nous, je voudrais vous entendre, c'est très important cette enfin moi j'ai été mais en tant que que maman mais comment on peut avoir un enfant mais je comprends pas qu'il n'it pas de regret. Alors ça c'est moi c'est ce qui me dépasse le plus 37 coups de couteau.
Il n'a aucun regret en garde à vue. George Fen je sais pas vous si vous avez vu ça vous allez nous raconter ça dans un instant sur sur rep il est 20h26 et je suis toujours avec François Xavier Benami avec George Fen qui avec Philippe Guibert François Xavier Benami qui a accepté de rester un petit peu plus longtemps. François Xavier Benami juste cette question nous en parlions effectivement de cette idée pour les adolescents les empêcher d'acheter des couteaux avant 15 ans.
C'est une proposition qui a été faite cette semaine en marge de ce drame épouvantable de de nos gens. Al moi je je l'ai dit tout de suite, les couteaux dans cette affaire sont le symptôme, ils ne sont pas le problème et on ne va pas réussir à lutter contre la violence qui monte en interdisant les couteaux. La vérité, c'est que les couteaux sont un symptôme parce qu'aujourd'hui, il y a un nombre improbable d'adolescents qui se déplacent maintenant avec sur eux un couteau.
Ça n'était pas le cas quand j'étais moi-même collégien. Et cette épidémie de couteau est bien le signe euh d'une forme de de brutalisation de la société et notamment de violence qui monte chez les jeunes. C'est un signe extrêmement inquiétant.
Mais encore une fois euh on s'attaque pas à la grippe en essayant euh seulement de résoudre la fièvre. C'est c'est la cause qu'il faut traiter. Et la cause, vous le disiez à l'instant, le plus glaçant dans dans cet épisode, c'est ce qui semble être la réaction de cet adolescent qui ne montrerait aucun regret, aucune compréhension de la gravité de ce qu'il a commis.
La cause, c'est d'abord cet effondrement intérieur. C'est ce délitement intérieur. C'est l'absence de tout repère commun, de toute compréhension de ce qu'est la vie humaine, de ce qu'est la valeur de la vie humaine.
Et cela euh je n'ai pas peur de le dire, c'est encore une fois le résultat d'un échec collectif immense qui est un échec éducatif. Il faudra bien sûr des réponses sur le plan de la sécurité. et Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur a annoncé avec beaucoup de euh de de de rapidité à quel point il était nécessaire d'apporter une réponse sécuritaire à cette dériv.
Il faudra des réponses pénales, il faudra une reconstruction de la chaîne pénale bien sûr, mais à la fin, on ne sortira pas de cette spirale de la violence uniquement avec des policiers, des gendarmes, des magistrats. On en sortira d'abord en reconstruisant l'éducation, en reconstruisant l'école. santé mentale aussi quand même l'effondrement de la santé mentale est aussi un symptôme de l'effondrement de l'éducation.
Aujourd'hui euh euh combien de jeunes lisent encore le le temps qu'ils passent à créer à former leur relation avec le monde est infiniment plus consacré à des vidéos de 10 secondes qui tournent sur TikTok et sur les réseaux sociaux et qui leur présentent d'ailleurs l'omni l'omni l'omniprésence de cette de cette violence. J'ai organisé, écoutez, il y a 10 jours au Parlement européen un colloque sur avec des des familles qui ont euh porté plainte contre les réseaux sociaux pour la vie de leurs enfants qui avaient été détruites. On a invité dans ce cololloque des des euh une avocate, une psychiatre, des gens qui venaient de tous les horizons pour dire la gravité de ce qui se joue.
La santé mentale, la crise immense que nous vivons aujourd'hui pour la santé mentale des jeunes, elle ne vient pas de nulle part. Ça n'est pas une épidémie inexplicable. Elle vient de ce que la relation de nos jeunes avec le monde ne se construit plus par l'école, par l'éducation, par l'apprentissage, par la culture, par la connaissance, par l'émerveillement, par la distance que permet la fréquentation des livres, des textes.
Tout ce qui a fait ce monde dans lequel nous avons grandi, elle se fait maintenant par cette succession d'images extrêmement violentes qui détruisent mais mais sociau c'est mais évidemment là encore je le dis depuis très longtemps, c'est pour ça que je me sens en colère, c'est que ça fait très longtemps qu'on le dit. Tellement de gens, tellement de professeurs de tout bord politique d'ailleurs l'ont dit depuis très longtemps. Aujourd'hui, il faut rendre une enfance aux enfants.
Et si on en arrive là aujourd'hui, c'est parce que nous avons failli dans notre tâche fondamentale qui est celle d'éduquer la génération qui vient. Anna disait, je permets juste cette citation, Anna Aren disait le le travail de de de l'éducation répond à cette interrogation profonde. On se demande toujours quel monde laisseront-nous à nos enfants.
Mais la vraie question de l'éducation, c'est quels enfants laisserons-nous à notre monde ? Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui nous devons nous interroger à nouveau sur notre responsabilité. Oui, vous avez raison François X Bami.
C'est très intéressant ça. George Fencruction cette affaire. On était faré et moi je n'arrive pas à la comprendre et vous avez des explications François Xavier Balami, je pense que les auditeurs de repas non plus.
La solution c'est pas le couteau. C'est jeunes François Xavier l'a très bien dit, c'est pas le couteau. D'ailleurs, je signale que celui qui a tuer cette pauvre Mélanie, il a pris la cuisine bien sûr dans sa famille, hein.
Donc voulait mettre des cellés sur toutes les cuisines de France. Non, c'est pas ça la solution. Solution, c'est qu'enfin la solution, notre jeunesse, c'est un défi majeur pour notre société, n'est-ce pas ?
C'est c'est des jeunes d'aujourd'hui qui feront la France de demain. On a laissé filer l'autorité, on a laissé filer l'éducation et aujourd'hui on en paye les conséquences. On a vécu depuis l'ordonnance de 1945 à la prerre où il fallait effectivement sauver ces orphelins de guerre.
Le la culture d'excus est née à ce moment-là sur le primat de l'éducatif. tout miser sur l'éducatif et on a oublié la sanction, on a oublié le répressif. Oui, c'était mal.
Moi, je crois que aujourd'hui et quand on a réformé cette grande dame, cette vieille dame qui avait 70 ans et en en 2021 avec madame Biloubé, au lieu de s'adapter à notre période moderne, on a fait tout le contraire. On a fait une réforme à contresens historique et qui plusait sans débat à l'Assemblée nationale. Oui, c'est vrai.
Ça a été pris par ordonance. Oui, raison. Alors que c'est le grand défi majeur notre société.
On l'a pas fait un grand débat qui serait mérité. Donc je moi je je pense qu'il faut abandonner. Moi pour ma part, j'abandonne l'histoire du primat éducatif.
Je dis stop avec le primal éducatif. Il faut peut-être repenser l'éducation. C'est Non non non.
Je dis stop. Ah ah ah ah. Je dis qu'on met à égalité.
J'ai le droit de le dire. Ah oui l'éducatif met la sanction. Et j'ajoute la sanction est éminemment éducative.
Voyez-vous. J'ai quand même une certaine expérience en tant qu'enseignage d'instruction des mineurs. Je peux vous dire que 8 jours en prison, ça calmait le petit voyou et on le revoyait plus pendant très longtemps.
Sauf que aujourd'hui, voyez-vous, par une forme d'idéologie d'erreur, c'est une grande erreur d'avoir pensé comme ça, mais ces erreurslà, on ne veut pas les reconnaître. Il y a pas d'examen de conscience. S'il y avait un examen de conscience, on se contenterait pas de dire il faut interdire les couteaux.
On dirait il faut tout de suite arrêter la loi biloubé, il faut tout de suite réformer tout ça, il faut repartir sur de nouvelles bases. Pourquoi il se passe pas ce genre de choses dans les payées du Maghreb ? Pourquoi il se passe pas ce genre de choses ailleurs ?
Moi, j'ai visité des boutem par exemple à Chicage. Vous allez voir les jeunes comment ils sont dans ces prisons-là. Vous allez voir comment ils ressortent hein.
La plupart s'engage dans l'armée. Allez voir ce qui se passe au Pays-Bas avec les courtes peines d'emprisonnement. On a tout arrêté. le jeune si celui qui a tué et qui avait un bon profil pourtant il est quand même dans un contexte général d'impunité générale voyez-vous et donc ça désinible ça aurait ça aurait pu le doder.
Ah ben moi je pense que il est pas tombé il est pas tombé comme ça du ciel ce jeune hein. Il est le fruit le résultat d'une société qui a produit ce genre de chos. H je pense que vousz vous êtes d'accord avec l'analyse de George Fenac ?
Je partage totalement cette analyse. La vérité, c'est que effectivement la violence a toujours existé, elle existera toujours et c'est toujours le travail d'une société de réussir à la faire reculer. Mais la manière dont elle se généralise aujourd'hui dans toute une génération, cette espèce de sentiment que la vie humaine n'a pas de valeur, qu'elle n'a pas de sens, cette capacité de de vous l'avez dit de de de brutalité, de sauvagerie inoui.
On pense au nombre de coups de couteau que cette surveillante a reçu. Il faut vraiment euh euh c'est la rage, c'est c'est c'est quelque chose qui qui dépasse l'entendement. Ça ça ne peut prospérer que sur un ter.
J'invite tous les auditeurs à faire cette expérience toute simple et malheureusement terrible. Tapez violence école dans un moteur de recherche et mettez durée de recherche moins d'un mois. Vous verrez que tous les jours, ça remonte pas dans l'actualité, mais la presse quotidienne régionale tous les jours se fait l'écho de situation de violence extrêmement grave dans les établissements scolaires, souvent d'ailleurs contre des professeurs et et c'est cela qui finit par engendrer des des actes d'une d'une telle d'une telle brutalité.
Et donc moi, je suis totalement d'accord avec ce que disait George Fenc à l'instant. Les pays qui ont réussi à endiguer cela en Europe, pas besoin d'aller chercher loin, prenez les Pays-Bas, font l'inverse de nous. La sanction est éducative.
À l'inverse, l'absence de sanction et ce qu'il y a de plus entier éducatif qui soit. Et aujourd'hui, c'est le psychiatre Maurice Berger qui le dit d'une manière très claire. Aujourd'hui, en France, pour aller en prison, il faut déjà avoir récidivé plusieurs fois.
Dans l'état actuel de notre système pénal, c'est quand on a déjà commis plusieurs délits graves qu'on finit un jour par aller effectivement en prison. Et donc ceux qui vont en prison se sont déjà installés dans une culture de la violence. Et c'est pour ça que la prison effectivement ne prévient pas la résidive parce qu'elle arrive trop tard.
Les Pays-Bas, ils ont fait quoi ? Ils ont construit des places de prison de manière extrêmement ambitieuse. Ça c'est ce que malheureusement les gouvernements passés n'ont pas fait.
Ils ont construit des places de prison pour pouvoir incarcérer pour des courtes peines, parfois des très courtes peines, des peines de de quelques jours parfois. Mais quand vous êtes encore à première fois que vous commettez un délit, vous n'êtes pas encore installé dans une vie de délinquence, et bien vous êtes brutalement rappelé à la réalité par le fait que vous allez toujours en pris le choc de l'incarcération. Ça ne vous désinsère pas parce que c'est souvent l'objection qu'on fait à la prison.
On va quand même pas mettre quelqu'un en prison, il a un travail, rendez-vous compte si on le met tris en prison, il va perdre son boulot. Voilà, on va quelques jours en prison, on se rend compte de la gravité de ce qu'on a fait et du coup on peut au moins remettre sa vie sur de mourailles. C'est c'est Je vous ai déjà raconté l'anecdote que j'ai vécu.
Je veux pas la raconter à nouveau. Laquelle Georchel vous en avez raconté. Ben oui.
Non mais écoutez, je je je me promenais sur les quai de sa face à mon palais de justice où j'ai exercé et j'entends derrière moi le soir l'été, j'entends derrière moi monsieur le juge, vous êtes bien le juge Fennec. Alors je me retourne un peu sur mes gardes, je vois un type une quarantaine d'années de type maghrébain qui me dit merci monsieur le juge. Je dis de quoi ?
Il dit "Vous en souvenez pas mais moi je m'en souviens. À 16 ans, vous m'avez mis un mois en prison. Ce jour-là, j'ai compris monsieur le juge.
C'est vous qui m'avez arrêté. Je suis marié, j'ai père de trois enfants et je travaille. Merci monsieur juge.
Et il est parti. Non mais excellent ! Ça c'est c'est merveilleux comme témoignage ça.
C'est un merveilleux témoignage. Et ce dit Maurice Berger, il donne des tas d'exemples comme ça. Ils ont fait des enquêtes que les mineurs qui le choc de l'incarcération, ils comprennent.
Si vous leur dites surc surc mise à l'épreuve stage ceci, ils repartent chez eux mais on fait rien. On me fait rien. Ils deviennent des cailles vous comprenez.
Alors je sais bien que ça froisse la sensibilité de d'une certaine doxa comme on dit de gauche depuis bas d'interre. Pas de prison la prison c'est mauvais il faut arrêter la prison. Alors vous imaginez pour les mineurs voilà le résultat.
Comme permettre George, il y avait une diminution historique de la violence, la reprise de la violence dans notre société, on le revoit dans les stats, hein, c'est il y a une quinzaine d'années, une vingtaine d'années, une quinzaine d'années. Euh ouais. Vous êtes d'accord avec cette datation et donc c'est depuis 15 ans qu'on qu'on se trompe, c'estàdire qu'on n pas pris la mesure du retour de la violence qu'on constate chez les jeunes mais qu'on constate dans tout dans les tentatives d'homicide dans les même dans les homicides aujourd'hui dans les coûts et blessures volontaires où ça remonte depuis une quinzaine d'années.
Voilà donc er c'est depuis une quinzaine d'années. Voulez me dire quoi ? Ben, je veux vous dire que c'est simplement que la politique qui avait été mise en place dans les années 80, elle correspondait à une société qui se où la violence diminuait.
Donc euh il faut simplement comprendre pourquoi la violence est revenue et effectivement il y a un problème d'éducation par la politique qui a été mise en place dans les années 80 parce que ces politiques là elles ont des effets à moyen et long term c'est la politique pénale qui rolement trois choses les peines planché les la construction de place de prison et les tribunaux correctionnels pour mineurs de 16 à 18 ans. Quand madame Tobira est arrivée, elle a fait trois choses en premier. Elle a supprimé les peines planchées, elle a supprimé les tribunaux correctionnels pour mineurs et elle a mis au tiroir les peines de prison.
Comment voulez-vous que ça marche ? Bon François Xavier B si un jour si un jour effectivement vous vous arrivez euh aux manettes d'une manière ou d'une autre et ce sera ce sera des points que faudra remettre à plein mais mais bien sûr évidemment c'est c'est une urgence absolue et je le redis il y a la question pénale il y a la question sécuritaire mais il y a la question fondamentale je crois sera aussi la reconstruction et même peut-être et probablement d'abord la reconstruction de de l'école je je je pense que c'est la priorité viv pour la lumière du pays sur tous les plans. Vous avez refusé de devenir ministre de l'éducation à un moment donné ?
Ah non non, on vous a pas fait cette proposition dans les gouvernements euh au moment du gouvernement de Michel Barnier ou au moment du gouvernement de Non non non, je je Vous êtes sûr ? J'en suis sûr. Ce serait ce serait ce serait d'cun trouverait élégant de de de raconter qu'on leur a proposé et qu'ils ont refusé.
Mais très humblement, je je je ne vous dire pas j'avais lu ça. Ce nétait pas ce n'était pas cette fois si mauvaise information. Ce sera pas ce sera pas seulement la tage d'un ministre, ce sera la tâche de tout un pays de reconç l'éducation.
Bien sûr. Merci infiniment François Xavam Benami d'être venu ce soir dans le studio de repas et merci d'avoir accepté de rester plus longtemps.
François-Xavier Bellamy